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  1. DroitDeRéponse

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  2. Enchantant

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Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 05/03/2018 dans toutes les zones

  1. Là il n'y en a pas beaucoup pour dire que ce qu'il a fait à sa femme est bien, je comprendrais que la morale de certains soit heurtée par le fait que son crime lui serve pour gagner sa vie, hors je ne pense pas que ça soit le cas. La question est de savoir si un justiciable doit payer sa faute à perpétuité ou si l'on accepte un état de droit qui, justement pour éviter que chacun ne décide ce qui est bien ou pas, fixe les règles et leurs applications !
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  2. Alors il faudrait aussi éviter de dire à un boulanger meurtrier que ses croissants sont bons si on doit éviter les marques de reconnaissances de toutes sortes envers un criminel ! Et en ce qui concerne le fait de se faire valoir c'est la même chose, pourquoi lui ôterait on la possibilité d'être apprécié dans un domaine qui n'a rien à voir avec ce pourquoi il a été condamné ? Est ce que parce qu'il a tué sa femme il ne doit plus tenter de séduire, plus essayer d'être drôle, plus chanter pour un public ? Que les gens soient choqués parce des personnes applaudissent un chanteur malgré ce qu'il a fait, ou parce qu'on trouve du talent à Céline malgré ses pamphlets, c'est leur problème. La société ne peut pas fonctionner en tenant compte de la notion du bien et du mal qui est propre à chaque individu, elle essaie de trouver un équilibre qui varie selon les périodes en fonction de l'air du temps, peut être que dans 50 ans un criminel n'aura plus le droit d'exercer un métier public, plus le droit de se marier ou d'avoir des enfants, en attendant Cantat peut chanter et aller là où il veut !
    3 points
  3. Alors mon cher captain Obvious, vous conviendrez dès lors que s'appuyer sur la morale - ou plutôt devrais je dire sa morale - n'a strictement aucun poids argumentaire dans le sujet qui nous intéresse, puisqu'il est dénué de toute objectivité. Affirmer est une chose, démontrer en est une autre. Tu peux continuer à m'accuser connement si cela te gargarise, ça ne donnera que plus de faiblesse à ton semblant d'argumentaire. Déjà, si les gens avaient conscience qu'on parle d'une décision de justice lituanienne, ça serait un bon début. Je ne défends rien, je rappelle la réalité des faits et ce pour quoi Cantat a été jugé et condamné. D'une, tu dois confondre avec quelqu'un d'autre car certes j'ai parlé de justice mais jusqu'à ce que tu m'en parles, je n'ai pas parlé de démocratie. Sinon oui, commenter des décisions de justice, ça sert un peu à rien, sinon alimenter le café du commerce. Ah oui, j'avais oublié l'argument imparable du pathos complètement cliché. Arrête de caricaturer ma position. Je demande juste à ce qu'on laisse ce mec faire son taff, c'est tout. J'en m'en tape qu'il soit applaudi ou non, qu'il rencontre le succès ou non, que sa musique soit belle ou non.
    3 points
  4. Eh ben dis donc quel bazar pour une simple robe, vous n'avez pas de soucis pour discuter autant de sa tenue. Elle peut s'habiller comme elle veut, et les gens n'ont qu'a zapper s'ils la trouvent vulgaire.
    3 points
  5. Personnellement ça me fait rigoler cette levée de bouclier contre Cantat qui ne devrait pas chanter parce qu'il a tué sa femme alors que depuis 2 mois on entend trois fois par jour à la radio Johnny qui hurle : " Je l'aimais tant, oui que pour la garder, je l'ai tuée Pour qu'un grand amour vive toujours Il faut qu'il meure, Oui, qu'il meure d'amour "
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  6. C'est toi qui vois les choses ainsi, mais de toutes façons, ce n'était pas mon propos. Respire, ça va bien aller...
    2 points
  7. ça m'évoque ce mec qui se balade sur la plage en reluquant toutes les nanas d'un oeil torve, se permettant des commentaires dignes d'un maquignon, grossier et graveleux, trouvant à redire à tout. Et qui, le cheveux rare et sale, gras du bide, les jambes grêles, le torse blanc et creux, parsemé de quelques poils anémiés, se pavane comme un paon dans une basse-cour... La même attitude de crotte
    2 points
  8. Les ados de mon époque étaient "émoustillés" par les livres cachés au fond du bureau de tabac!
    2 points
  9. Pas de concours....mais quand méme on continue le match juif musulman..... Alors je vais vous préciser ma pensée...........j'en ai ras la casquette de ces histoires de religions....."et je suis stigmatisée parce que je suis musulman" ...."et je suis attaqué par les musulmans antisémites"..........franchement, la France est un pays laic où les problémes qui ont cours dans d'autres pays finissent par nous pourrir la vie!! On doit avoir le droit de pratiquer sa foi///mais il faut aussi reconnaitre que quand ça demande des pratiques trés spécifiques notamment alimentaires, et bien les boucheries etc...ne se trouvent pas à tous les coins de rue.......donc les gens se concentrent tous aux mémes endroits......je le sais parce que mon beau frére est juif...il habite Marseille ...pas la Creuse.Et il dit lui-méme qu'étre conforme à tous ses rites serait compliqué ailleurs......... Les musulmans font pareils...avec pour eux le résultat des années 70 où l'on a pas intégré les gens.....donc ça se monte le bourrichon, etc....et ça finit mal. Maintenant, il y a une graduation dans la baffe....si tu t'en prends une juste parce que tu passes par là.....c'est pas de pot.....sauf si tu es juif, handicapé, homo, voilée......là, c'est plus grave!!!...........si moi, je m'en prends une, ça peut étre par jalousie, parce que j'ai des économies, parce que j'étais habillée comme si ou ça...........mais comme ce n'est pas lié à toutes ces choses; ça passe en second plan....et bien y'en a marre. Bientot; on va nous dire untel mort dans une avalanche, juif, homo, musulman, vegan, etc............. Je comprends ce que vous voulez défendre, c'est que si cette jeune femme n'avait pas été juive, elle serait en vie.....tout comme les enfants des écoles juives etc..........et pour ces derniers c'est vrai...mais ce que j'ai dis au début, c'est que cette notion d'antisémitisme ne venait pas automatiquement....."étre possible que" ne prouve rien.
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  10. Aucune polémique à l'époque ! Les mecs flippaient dans le kangourou et les femmes rêvaient de lui ressembler !
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  11. Le simple fait d'énoncer une telle phrase suffit à faire prendre conscience de son absurdité. Ce n'est pas le meurtrier qui est applaudit. C'est évidemment l'artiste. Métier de musicien qu'il exerçait avant le drame qui l'a conduit en prison. Toute personne qui fait un amalgame aussi infamant devrais juste se la fermer car c'est juste de la stupidité.
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  12. Je trouve ça plutôt malsain de vouloir imposer une morale personnelle à une justice publique et égalitaire. Pourquoi devrait on prendre en compte l'opinion de celui qui voudrait qu'il ne chante pas plutôt que celle de celui qui voudrait qu'on lui coupe la tête, ou celle du fan qui aimerait qu'il soit juré dans The Voice ? Laquelle est la mieux ?
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  13. Sa vie reprend comme avant. Il a rien fait Quoi, Il continue à chanter.... normal. C'est pas comme si Il avait pas tué une femme de ses propres mains Et qu'une autre s'était sucidée. Je serais déjà pour qu'on interdise les rappeurs qui font l'apologie le la drogue argent facile et de prison Comme Si c'était un passage obligé Dans la vie d'un môme qui se respecte Alors un meurtrier.... Qu'il change de métier. Mon cul. En sortant de prison Il ne devait avoir aucun impératif.
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  14. En quoi est ce taré de ne pas vouloir gagner sa croûte caché au fond d'une grotte? En quoi est ce taré de vouloir se réinsérer dans la vie en faisant ce qu'on sait faire? Pourquoi les gens ont ils autant de problème non pas avec le fond, mais plus avec la forme, puisque ce qu'il les dérange le plus, c'est l'image.
    2 points
  15. 2 points
  16. Ces milieux simples comme vous dites, je les connais très bien, j'en suis issu aussi et les fréquente toujours et je peux vous dire qu'ils sont beaucoup plus ouverts que vous. Vous, vous êtes le résultat du formatage d'une époque qui n'est pas la vérité mais une facade et vous en êtes resté là sans réflechir plus avant tellement vous avez peur !
    2 points
  17. Je m'en fout que tu soit d'accord oui pas!c'est un fait incontestable! Ben oui en plus il ne parle pas de dépénalisation il en fait la promotion ce qui est illégal!
    2 points
  18. Oui comme la consommation de tout produit modifiant le comportement légaux ou pas!!
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  19. Ah c'est bête, essaye de ne plus acheter du shit et du cannabis, toutes les économies vont te permettre de partir aux USA
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  20. 2 points
  21. Allons, allons, cher "ami"... Vous aurais-je à ce point mal jugé pour vous découvrir ainsi sensible, émotif et chancelant de la virilité, tel un petit roquet outragé à l'orée de rogner les bas de meubles ou les montants de porte à l'arrivée de la moindre contrariété ? Seriez-vous de ces fourreaux faussement prometteurs qui ne renferment que la piteuse essence du fer blanc une fois au clair ?*sourire* Pour le reste, trouvez moi dubitatif quand à considérer vos écrits comme "l' indépassable horizon culturel"(sic !). Vos connaissances sont certaines, mais elles mettent bas des raisonnements brouillons, inutiles, inadaptés, crispés dans un passéisme léthargique et poussiéreux qui auraient du vous faire comprendre depuis fort longtemps, si vous aviez appris à penser, (sans nécessaire de "rampe de lancement", dans votre cas), que cette contemporanéïté que vous méprisez, n'est que la somme évidente et indissociable de ces honorables "passés" que, malheureusement vos raisonnements boursouflés d'orgueil presque puérils n'ont pu s'empêcher de "violer" avec préméditation. Ainsi, à l'avenir, je caresse l'espoir de vous trouver à réfléchir à deux fois avant de glisser votre grain de sel inutile et prétentieux dans un fil de discussion...ce qui donnera au moins la convenable apparence, non pas que vous progressiez intellectuellement "la tête dans le guidon", mais que vous ayiez au moins trouvé la sagesse d'éviter de pédaler dans le vide...avec la trogne fossilisée, soudée au porte-bagage et le fondement tourné vers l'avenir. Serviteur.
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  22. Plus simplement les deux méritent d'être jugé et condamné , mais aussi écarté de toute activités politiques à vie...
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  23. Tu sais ce genre de réflexion je l'ai entendu mille fois comme l'ensemble des intervenants dans cette spécialité et comme disait Chirac: Ca m'en touche une sans faire bouger l'autre. On ne traite pas les gens dans le déni !!
    2 points
  24. J’arrive de moins en moins bien à siester. Il faut des conditions optimales : noir total et aucun bruit, aucun. Elles ont forcément un potentiel pour faire quelque chose, ces femmes. Il est toujours dommage de n’exister qu’en rapport à un statut marital ou de mère. Je trouve cela très triste.
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  25. Marée basse dans la rivière. Un peu d'acrobatie!
    2 points
  26. L'autre jour, vous estimiez que Mennel avec son bonnet faisait l'apologie du terrorisme. Et si j'avais croisé une personne au Bois de Boulogne habillée avec cette robe (celle de la député) , peut-être aurais-je estimé moi-même qu'elle faisait l'apologie des rapports sexuels tarifés, peut-être aurais-je eu tort aussi, mais c'est pour dire qu'au XXIe siècle il y a encore place pour le jugement et la nuance. Dans les écoles, j'imagine que ça arrive à tous les jours que des jeunes filles se font dire que leurs tenues n'est pas appropriée au lieu et à ce qu'elles font. Qu'elles ne sont pas à la plage etc. Qu'une député se fasse dire par une masse de gens quand-même qu'elle a fait la même chose que ces jeunes filles, peut-être que ce n'est pas bon pour sa ré-élection ou sa promotion. Que ce soit simplement une jeune fille belle, d'accord ça ça aide sûrement mais si c'est une bimbo là ça n'aide plus d'après moi. Entre les deux il y a des gradations et elle a manqué elle-même de choisir la bonne à mon avis.
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  27. Toute personne ayant purgé sa peine est totalement, et HEUREUSEMENT, en droit de se "promener dans la rue" LIBREMENT. Merci de ne pas oublier que nous sommes dans un état de droit. Après, si vous ne voyez pas de différence entre quelqu'un qui était "une star" AVANT de commettre un crime et quelqu'un qui est devenu "une star" GRACE au crime qu'il a commis, c'est votre problème, pas le mien.
    2 points
  28. Etre convaincu que glisser un bulletin dans l'urne vous donne le pouvoir de "faire bouger les lignes", alors que ce geste consiste au contraire à déléguer ce pouvoir... C'est plus utopique, c'est carrément mystique.
    1 point
  29. Alors là, chuis fan !! Mon intervention n'est absolument pas constructive, sûrement puérile, voire immature, mais je ne peux que manifester mon ravissement à la lecture de ce superbe morceau de bravoure
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  30. Cette femme n'est pas toutes les femmes, c'est un représentant du peuple. Et qui dit représentation dit devoir de représentation. Ton discours individuel ne tient pas puisqu'il fait fi des fonctions de cette personne et postule qu'elle ne représente qu'elle-même or c'est simplement inexact.
    1 point
  31. Sans blague ! Avant de dire n'importe quoi, renseigne toi d'abord sur la retraite des militaires, qui font effectivement partie des régimes spéciaux, mais qui ne bossent pas moins de 35 h d'une part et qui ne touche qu'une retraite proportionnelle aux années effectives de service, d'autre part, et qui risquent leur peau. Ils peuvent partir à partir de 17 ans de service, uniquement pour les sous-officiers, leurs trimestres en droit à retraite est au même titre que la fonction publique en matière de calcul. Pour le reste suffit de regarder les sites officiels. Quand au "violon" de Dassault ou Bolloré, évident, vaut mieux parler d'eux que des avantages à vie SNCF, EDF et autres, que n'ont pas les militaires.
    1 point
  32. Je parle du fait qu'il s'agisse d'un topic sur un meurtre raciste et que l'on en vienne à parler de légalisation du cannabis ???
    1 point
  33. Ce qu'il y a de dérangeant avec ce cannabis, c'est que certain feraient la révolution rien que pour le légaliser. Bien petite chapelle ...
    1 point
  34. grandfred, nous ne parlons pas de la même échelle de valeurs, Cahuzac a menti devant le parlement, cela fait une grave différence entre un redressement fiscal conséquent à une fausse déclaration et la parole d'honneur donnée en commission d'enquête. il a fraudé le fisc français, oui, il a menti, oui donc il paie, oui mais il n'a pas volé un centime au parlement européen. le FN fraude à grande échelle, parlement européen, fisc français, refus d'aller apporter les preuves de son innocence, pourquoi? pour Bayrou, nous avons une suspicion de déclaration pour emploi fictif au parlement européen... par contre ses comptes de campagne sont nets et au niveau personnel, il n'a pas fait de fausses déclarations au fisc français.
    1 point
  35. L'homophobie se comprend aisément sous l'éclairage du sexisme : chaque sexe est bien déterminé et bien à sa place et le masculin est bien plus valorisé. Sortez de ce cadre en tant qu'homme et vous êtes méprisé. Et les plus méprisants sont les moins sûrs d'eux car c'est bien connu, la meilleure défense, c'est l'ataque. L'homophobie, c'est la peur de ressembler à ceux que l'on doit mépriser.
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  36. Non tu n’as répondu à rien et tu viens encore et encore faire de la retape politique . Sur ce sujet c’est moche .
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  37. Oui enfin, justement, le problème c'est que ça tombe souvent sur un juif alors qu'ils sont ultra minoritaires dans le pays. A un moment, ça défie les probabilités et il faut se rendre à l'évidence et y voir accepter que ce soit autre chose que le hasard. Chiffre de mémoire, il y a genre 10 fois moins de juifs en France que de musulmans. Et pourtant, il y a facilement deux ou trois fois plus d'actes contre la communauté juive. Minimum un facteur 20 donc...du coup, difficile d'y voir un simple hasard de la vie...
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  38. Joli discours de tous ceux qui n’en ont pas encore eu un . Les chiffres ne mentent pas . C’est assez puéril, discours de gamin, « non pas moi » ou d’alcoolisé prenant le volant . Et vous l’achetez à qui ? A ceux que vous qualifiez de racaille ?
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  39. Ben ne te reste plus qu’à avoir le même humour quand on se moque de ceux qui croient que Dieu se préoccupe de zgeg coupé ou de chiffon sur les cheveux ou de tenue ridicule pour se baigner et nous serons en accord sur ces sujets
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  40. Patrick (initialement Baldick), mon crétin d’oursin, toujours très compliqué à prendre en photo, tant il est incroyablement tonique pour un anglais. C’est le cliché que je préfère, toute la misère du monde >
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  41. Je ne sais pas, le principal c'est que tu sois en accord avec toi-même. On va pas se forcer non plus.
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  42. Pas que pour des hommes, et ils ne le méritent jamais de toute façon. Dans un monde idéal, les femmes ne devraient être en compétition que lors d’un événement sportif, pour une ascension professionnelle, ou même un mascara. Jamais, jamais, pour un homme. C’est stupide.
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  43. Ça tombe bien parce personne n'est obligé de l'écouter ou d'aller à ses concerts, la problématique n'est pas dans le fait de savoir ce qui nous pousse ou pas à aimer la production d'un artiste ou l'artiste lui même, mais dans l'acceptation d'une peine prononcée par la justice, et le droit au condamné à avoir une vie après ! Que l'on ai de l'aversion pour un individu ne retire pas à celui-ci tous ses droits fondamentaux, Cantat a été jugé, déclaré coupable, condamné et a purgé sa peine légalement, maintenant qu'est ce qu'on fait de lui ? On l'attache à un poteau et on le livre à toutes les femmes battues ou violées pour qu'elles le lacèrent à grands coups de griffes et qu'elles lui coupent la bite parce que ça peut leur faire du bien, ou on le traite comme un justiciable qui a des droits ? Je préfère vivre dans une société où on accepte que tous les individus puissent être faillibles et qu'ils aient une possibilité de réinsertion après un crime, plutôt que dans un état où les émotions prennent le pas sur la raison. Personnellement je ne suis pas un grand fan de son œuvre et pas du tout du mec, mais il a des droits et il faut aussi les respecter !
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  44. En dehors des domestiques de très grandes maisons qui passaient souvent leur vie entière au service du même maître, il existait beaucoup de « bonnes » et de domestiques occasionnels, qui venaient pour la plupart de la campagne, de la province, venus à Paris dans l’espoir de gagner plus. On retrouve rarement plus de trois personnes au service d’un bourgeois aisé. La majeure partie des domestiques sont employés par de grands aristocrates et de très riches particuliers. Chez les d’Harcourt il y a 15 à 20 personnes en 1877. En 1906, 35 domestiques servent la maison parisienne du prince Murat et 80 sont occupés, à l’aube de la Première Guerre mondiale, dans ses domaines d’Ile-de-France. Le domestique représente d’abord un prestige social. Beaucoup de ménages font des sacrifices financiers disproportionnés à leurs revenus, pour pouvoir montrer leur appartenance à la bourgeoisie. Et bien sûr les domestiques ont une fonction utilitaire. C’est la totalité de l’entretien de la maison et des personnes qui leur échoit.Suivant le niveau social, le travail sera réparti entre les domestiques et les services (bouche, appartement de réception et table, appartements privés et linge de maison, écurie et remises, plus les institutrices et gouvernantes) ou cumulé par la bonne. Un bon serviteur… Un bon serviteur doit être discret. Il doit savoir protéger les secrets de la maison, et, mieux encore, en apprendre le moins possible. Le serviteur doit être « invisible ». L’usage de la sonnette facilitera ceci. Un bon serviteur doit être honnête. L’obsession du vol prend une ampleur sans précédent dans ces foyers où l’on n’entretient qu’une seule « bonne à tout faire » au prix de sévères privations. Les morceaux de sucre sont comptés dans le sucrier, on vérifie le nombre de couverts etc.., le serviteur est voué à vivre dans une ambiance de suspicion permanente. Un bon serviteur doit être d’une patience à toute épreuve et subir sans moufter remontrances, accusations, mépris, mauvais traitements,supporter le monologue de son maître tout-puissant (qui use de la troisième personne pour s’adresser à lui, c’est la règle générale). Un bon serviteur doit avoir le physique de l’emploi : La prestance et la beauté font toujours partie des critères de recrutement (pas trop non plus : on craint la bonne trop jolie). La force, l’allure, la constitution correspondront, dans la mesure du possible, à la fonction qu’on lui destine. Un bon serviteur doit être propre. Malgré des conditions d’hygiène rudimentaires, le domestique doit se laver régulièrement. Les femmes portent un bonnet sur leurs cheveux et pour servir à table, le port des gants blancs (cachant souvent des ongles noirs) est obligatoire, ainsi que celui d’un tablier propre. Un bon serviteur doit être constamment disponible. La journée de travail compte de 15 à 18 heures. Dans la première moitié du XIXe siècle, on permet des « repos » utilisés pour l’instruction ou l’éducation religieuse. Après 1850, on ne s’encombrera plus de ces préoccupations. Le domestique est corvéable à merci et on attend de lui un dévouement absolu ! C’est ainsi que les domestiques sont logés par leurs maîtres, dans l’appartement même, ou dans les fameuses « chambres de bonnes » (le plus confortable) au dernier étage des immeubles, de façon à être disponible en permanence. La plupart du temps, un débarras s’ouvrant sur la cuisine sert de logement. Et ceci est encore confortable, car bien des bonnes n’ont qu’un lit pliant dans la cuisine. Toute vie personnelle de la bonne est ainsi confisquée. Le logement Les domestiques sont éloignés de l’intimité familiale, dans les chambres mansardées du dernier étage, « les sixièmes », accessibles par le seul escalier de service. Pas de chauffage, peu de lumière, et en été on étouffe sous les mansardes. Dans le meilleur des cas, un point d’eau unique alimente l’étage où l’on peut trouver jusqu’à plus de trente « chambres ». Lemanque d’hygiène et l’insalubrité sont tels que les sixièmes deviennent de véritables foyers de tuberculose, dénoncés par les médecins. La promiscuité qui règne entre domestiques des deux sexes achève de faire des « sixièmes » un monde physiquement et psychologiquement difficile à supporter. Le salaire, le travail Les salaires sont très bas, surtout en province. Comme par le passé, ils sont réglés par l’usage, et liés à la capacité, au crédit du domestique et à son sexe. Il s’agit bien d’un salaire, rétribuant une location d’ouvrage, et non plus de gages. A ce salaire s’ajoutent le pourboire (de plus en plus interdit), les étrennes (1 à 1,5 mois de salaire en 1900), les gratifications et cadeaux, et les avantages reconnus : le don de vêtements, la vente des graisses et des cendres, le « sou du franc ». La nourriture fait partie des avantages en nature, mais (sauf dans les grandes maisons) elle est souvent médiocre et insuffisante : soupe, pain et restes de la table des maîtres. Sur ce poste l’on fait de sordides économies, afin de pouvoir s’offrir une servante supplémentaire qui ajoutera au prestige social… Dans les grandes maisons, la répartition précise des tâches permet un travail moins pénible. Mais pour la bonne à tout faire c’est autre chose… Imaginons ce que représente la corvée de bois et de charbon, la corvée d’eau pour le nettoyage de l’appartement, la toilette, la cuisine, la lessive…quand l’eau courante n’existe pas. Pas de produits d’entretien performants pour laver et frotter les parquets, astiquer les cuivres, traquer la poussière dans les appartements croulant sous les tissus, encombrés de petits meubles et de bibelots en tous genres. La cuisine n’a d’autre aération qu’une petite fenêtre sur cour, la pièce est surchauffée par le fourneau et la lessiveuse, saturée d’humidité par les vapeurs et le linge qui sèche… La cuisinière, la bonne à tout faire qui passent leur vie là, dans une atmosphère viciée, attrapent le fameux « rhumatisme des cuisinières », la tuberculose, et s’intoxiquent à l’oxyde de carbone. La condition psychologique La crainte et la méfiance des maîtres s’accompagnent d’un mépris profond. Les serviteurs sont considérés comme des inférieurs, des sous-hommes, porteurs de tous les vices et capables de tous les excès. Indispensables, ils sont pourtant gênants. Tout l’effort du XIXe siècle tend donc à les rendre invisibles : ils sont dépersonnalisés, on leur confisque leur prénom, on les écarte le plus possible des lieux de vie, ils sont niés en tant qu’individus, privés de toute vie personnelle. Le domestique connaît la plus terrible des solitudes, dans une situation de dépendance totale. Il en résulte jusqu’à des troubles mentaux : la « névrose des domestiques », pouvant mener au suicide. Dans certaines grandes maisons, la promiscuité des sixièmes, les traditions de la campagne (d’où sont issues les bonnes, en majorité) favorisent ces névroses. Le contraste est frappant avec l’apparente austérité de la bourgeoisie et de la noblesse provinciale. Apparente seulement : le « forçage » des jeunes bonnes est «presque une tradition dans certains milieux de province ». La bonne est ainsi soumise aux désirs de son patron, ou du fils de la maison. Une grossesse (vite survenue vu les moyens de contraception de l’époque) provoque en général le renvoi, l’avortement ou même l’infanticide, le suicide parfois, souvent la prostitution. Vers 1900, la moitié des prostituées sont d’anciennes bonnes. Les maîtres ne sont pas les seuls responsables. D’autres domestiques, plus âgés, ou chargés du recrutement dans les grandes maisons, abusent de leur position. Le nombre d’enfants naturels des servantes s’accroît. L’abandon, l’avortement, l’infanticide sont fréquents. Dans les maternités créées après 1850 pour recevoir les filles enceintes, la moitié au moins des patientes sont des domestiques. On voit augmenter considérablement l’infanticide à partir de la suppression des « tours », sorte de guichets qui permettaient d’abandonner un enfant à l’hospice de façon anonyme. Les grandes maisons, moins nombreuses au fil des années, réduisent leur train après 1870 : le personnel masculin diminue sans cesse, notamment à cause du progrès technique (il faut moins de serviteurs pour conduire et entretenir une voiture que pour s’occuper de plusieurs chevaux et carrosses). Parallèlement, le nombre de foyers de petite bourgeoisie, avec « une bonne à tout faire », s’accroît sensiblement. La religion enseignait aux maîtres à laisser du repos au domestique et à respecter certains jours fériés, mais l’obsession de rentabiliser au maximum le temps de travail des serviteurs fera qu’une demi-journée de repos par mois paraîtra suffisant à la fin du siècle. Ce n’est qu’après la guerre que l’on reviendra à un peu plus d’humanité. On pourrait croire que l’évolution technique contribuerait à alléger les conditions de travail, mais non. Quand les ascenseurs existeront, la bonne continuera d’emprunter l’escalier de service. Le début d’un progrès ? Au XIXe siècle, la prise de conscience de l’isolement grandissant des servantes, le problème posé par leurs grossesses, voit se multiplier les organismes de charité se chargeant de l’accueil et de la réinsertion des servantes malades, enceintes ou au chômage. Peu à peu va naître l’idée que pour répondre aux difficultés, il est nécessaire de former les domestiques. Les premières écoles ménagères apparaissent au début du XXe siècle. Curieusement, l’Etat s’abstient de toute intervention jusqu’en 1914. La domesticité semble toucher de trop près à la famille pour qu’il s’y risque. Manque d’intérêt électoral ? Les domestiques n’ont pas le droit de voter (jusqu’en 1848), ils sont inéligibles et sont sous la contrainte du livret jusqu’en 1890 (livret aboli en 1930). Socialement les domestiques ne s’inscrivent dans aucune des grandes lois sur la protection ouvrière (travail des femmes et des enfants, accidents du travail, repos obligatoire, repos desfemmes accouchées – il faut attendre 1909 pour que la grossesse ne soit plus un motif légitime de renvoi). Même l’âge limite d’embauche des jeunes (13 ans) ne s’applique pas : on peut employer un enfant à tout âge s’il va à l’école. La domesticité s’inscrit trop bien dans la société et elle est trop mal organisée pour se rebeller. Avec retard sur le monde ouvrier, naîtra tout de même le syndicalisme des gens de maison : les premiers journaux datent de 1885, la première chambre syndicale de 1886. Encore s’y intéresse-t-on essentiellement au problème du placement, d’ailleurs le seul domaine dans lequel l’Etat va réellement tenter d’intervenir : règlementation des bureaux de placement, lutte contre l’escroquerie à l’embauche par l’institution de bureaux gratuits dans chaque arrondissement de la capitale. Un échec, les institutions municipales n’ont jamais réussi à concurrencer sérieusement les bureaux de placement privés. La guerre de 1914 marque la vraie rupture. Le nombre des domestiques baisse nettement. Les femmes, qui avec la guerre ont pris le chemin des usines et des ouvroirs, préfèrent cela à la place de « bonne à tout faire ». Les plus instruites trouvent un débouché dans les emplois de bureau. Après la guerre, les jeunes refuseront de devenir domestiques : un travail trop dur, des contraintes trop fortes, pour un salaire trop bas, et surtout le manque de considération en sont cause. Le mépris est devenu insupportable.
    1 point
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