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jimmy45

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  1. Sur le terrain de la démocratie et des institutions je n'ai absolument pas peur que l'extrême droite impose la moindre idée désolé. Soit un peu réaliste. La peur de la démocratie à cause de la peur de l'extrême droite ? c'est fou quand même comme comportement. Si l'extrême droite arrivera au pouvoir en France cela ne sera certainement pas démocratiquement, mais parce qu'une partie des gens les aura aidé, par exemple en ayant des comportements absurdes et catastrophiques comme mettre en place une dictature.
  2. Non il s'agissait de traités qui consistaient à partager de notre souveraineté sur un certain nombre de domaines. On va pas refaire 2005. Le président de la république ne fait aucun acte de souveraineté en déclenchant un référendum. C'est le peuple qui va répondre à ce référendum qui fait un acte de souveraineté. C'est absurde de vouloir restreindre les constituantes aux seules renversement de monarchies absolues. Des constituantes il y en a partout dans le monde à toutes les époques, c'est la façon la plus démocratique de modifier les institutions et la constitution. Cela n'a rien avoir avec une histoire de gravité.
  3. Arrêtons nous là dessus : Il est absurde de parler d'illégalité dans un contexte de souveraineté. Tu inverses la hiérarchie des normes. Donc qu'est-ce qui te fait prétendre ça ? Le fait que la constitution ne prévoit pas le cas du changement de constitution ? Je te rappelle que ce qui n'est pas spécifiquement interdit est autorisé. Tout tient dans l'interprétation qui est faite de l'article 11. Même sans article 11 on parle d'un acte de souveraineté. Donc ce qui compte c'est si on pense qu'il est légitime ou s'il ne l'est pas, pas si c'est illégal ou non. Si on veut changer de constitution rien ne peut nous en empêcher, c'est un acte de souveraineté, par contre si c'est juste moi qui décide de la constitution il parait logique que le reste de la population ne considère pas cette constitution comme légitime. Si par contre c'est une constituante initiée par référendum et ses modalités acceptées à ce moment là, et qu'à la fin un référendum valide la nouvelle constitution, il n'y a pas de raison de lui refuser sa légitimité. En tant qu'acte de souveraineté, rien dans la constitution ou dans la loi n'est légitime à l'interdire. Il y a déjà une jurisprudence sur les référendums et sur l'article 11 dans ce sens. Et en France au moment de la révolution, acte fondateur de notre ère, les révolutionnaires ne se sont pas embarassées des règles de la monarchie pour décider de l'organisation d'une assemblée constituante et la création de la 1ère république. Il y a les mêmes débats avec les traités européens, le fait de souverainement se plier à des règles ne signifie pas que notre souveraineté est subordonnée à ces règles. A n'importe quel moment on peut envoyer bouler les traités et vouloir les remplacer par d'autres traités, et ce sans se soumettre à d'éventuelles règles de ces traités. C'est le principe de la souveraineté.
  4. Les gens confondent ( consciemment ou non ) la notion de représentation politique ( représenter la volonté d'autres personnes en passant un accord avec elles ) et la notion de représentativité statistique ( proportions des gens dans un groupe moindre fidèles sur tel ou tel critère arbitraire avec le groupe d'origine, comme le sexe / la profession / la situation sociale ou culturelle etc ... ). Non ce qui est improbable n'est pas impossible. En ce qui concerne la constitution d'une assemblée de 500 personnes, donc 500 tirages, c'est évidemment bien trop peu pour que les résultats les plus improbables n'arrivent jamais. De plus c'est en considérant des réflexions qui se basent sur des tirages de boules de couleur ( rouge ou noir ) par exemple. Tirer 500 boules rouges peu arriver même si c'est improbable. Mais en plus de ça, plus il y a de boules différentes plus le nombre de tirages doit être grand pour tendre vers la moyenne. On voit bien que cela n'est pas transposable aux volontés politiques qui sont diverses et innombrables sur tous les sujets. Il y a une erreur de réflexion grave à ce niveau qui rend l'ensemble de l'argument extrêmement douteux. De toute façon il suffit de réfléchir au résultat de cette idée, et donc le fait que 99% de la population ne participe plus à aucune décision politique pour comprendre que ce n'est pas démocratique et que le raisonnement ne tient pas, qu'il y a une erreur / une entourloupe à un moment du raisonnement.
  5. Tu n'as pas finis ta désinformation ? LFI n'en fait pas autant non. Le Medef est un syndicat officiellement, mais c'est plus un lobby en réalité et LFI dénonce depuis longtemps le rôle qui leur est donné par les gouvernants régulièrement alors qu'ils ne sont pas représentatifs. Le travail et l'économie sont évidemment au coeur du programme politique de LFI, et ils ne considèrent pas les patrons comme des esclavagistes, par contre ils défendent effectivement les droits des travailleurs et une juste répartition des richesses produites par les travailleurs. Ils s'opposent au Medef car ce syndicat défend des intérêts particuliers et des politiques néfastes à l'économie et aux travailleurs. Le fait que Bardella cherche à obtenir le soutien du Medef implique un changement évident de ligne politique, et démontre en quoi consiste réellement leur stratégie de dédiabolisation. Il ne s'agit pas pour eux de ne plus apparaître racistes, cette dédiabolisation ne vise pas les citoyens, il s'agit pour eux de se faire adouber par le système. Reste à voir comment vont réagir les électeurs du RN, est-ce que l'adhésion à leur projet islamophobe et raciste suffira alors que la dimension sociale du RN ne fait plus aucune illusion et qu'ils s'allient à la droite qui prônent la retraite à 70 ans, entre autres choses. Je pense que Bardella fait 2 erreurs stratégiques, ils vont payer leur soutien au gouvernement israélien et leur soutien au medef ou à l'union européenne. Ils ne pourront pas faire cohabiter des électorats aussi opposés très longtemps. Le nationalisme reste au coeur de leur rassemblement. Là ça fait beaucoup de contradictions avec le nationalisme et beaucoup d'abandons de leurs idées pseudo sociales au profit des idées néolibérales les plus violentes. Et le pauvre prétexte de LFI ça ne tient pas 5 minutes.
  6. Ils ne le connaissent pas plus. Et c'est surtout pourquoi il faut un vrai débat public de qualité et permettre à toutes les opinions / idées de s'exprimer à égalité.
  7. Et peut être 100% de personnes d'extrême droite. La possibilité existe. Parce que les idées politiques ne sont pas déterminées par le sexe ou le métier de la personne, même si cela peut participer. C'est le danger aussi de raisonner avec des étiquettes. Ce qu'on veut représenter c'est la volonté des gens, pas des étiquettes ni des métiers et ça tu ne peux l'obtenir que si ils l'expriment.
  8. Mais tu vois tous ces débats on mérite de les avoir et à l'échelle du pays, c'est cette possibilité là que tu condamnes en t'opposant à une constituante. Et mettre tout ça sur la table, finir par adopter une nouvelle constitution par un référendum victorieux, tout ça est de nature à refonder notre société là où beaucoup essaient de la morceler. C'est un acte à la fois symbolique, mais qui a réellement une dimension d'entrainement et de cohésion de la société, on a pu le voir dans plein de pays. Et pareil nous avons multiplié récemment les expériences prouvant ce que je t'explique, dans tous les pays où les changements de constitution ou leurs modifications sont faites par les politiciens, ces changements sont au mieux pas à la hauteur des enjeux et décevants, au pire extrèmement néfastes aggravant la situation. Au contraire les expériences réalisées où on a privilégié les citoyens pour l'écriture des règles institutionnelles ont permis des avancées et même des vraies innovations. Bien sûr on ne peut pas tirer une règle de seulement quelques cas, mais pour l'instant tout a tendance à confirmer cette analyse. Les expériences d'ateliers constituants par exemple démontrent non seulement que les gens peuvent s'intéresser à ces sujets si on leur en donne l'occasion. Mais en plus de ça il en ressort souvent des idées innovantes et audacieuses, même si évidemment il peut en ressortir des idées désastreuses. Arrêtons de mettre les gens dans des situations où ils sont à la fois juges et parties. Surtout quand il s'agit de choses aussi fondamentales, avec des répercussions qui peuvent avoir lieu pendant des disaines d'années derrière sur des millions de personnes. Enfin je ne comprends pas que ça ne soit pas évident. Nous pourrions même l'inscrire dans notre déclaration des droits : les personnes qui exercent le pouvoir ne doivent pas écrire les règles qui limitent le pouvoir. La constitution et ses modifications (le pouvoir constituant) devraient être l'affaire uniquement des citoyens qui ne jouent aucun rôle dans les institutions, ni politique, ni judiciaire.
  9. Les sondages à la sortie des urnes sont de nature différente, ils ne font que faire des stats sur les votes. Il n'y a aucune histoire de méthode des quotas ou d'ajustements quelconques. Ce sont des données brutes ou pas loin. Rien avoir avec les "intentions de votes". qui structurellement introduisent des biais qui font qu'ils se trompent systématiquement. C'est encore pire pour les sondages de "deuxième tour" qui doivent simuler des "reports de vote". En terme de biais il y a par exemple le fait que certaines populations ne répondent pas aux sondages et disparaissent complètement des échantillons. Les sondeurs les plus honnêtes publient des infos tels que le nombre de votants aux élections passées. Et il est évident qu'un sondage réalisé sur un échantillon où 5% des personnes disent avoir voté pour un candidat qui a fait 22%, vous devinez lequel, cela signifie que l'échantillon n'est pas dutout représentatif. Pareil quand un sondage implique des reports de voix absurde comme tous les électeurs de gauche qui votent pour l'extrême droite; cela n'a aucun sens. Pourtant certains médias et surtout le plus grave certains politiciens ou certains citoyens fondent totalement leur comportement sur la base de ces sondages bidons, et ça c'est gravissime. Cela donne un pouvoir de manipulation par les sondages très problématique, sans parler du caractère manipulateur de leur exploitation qui se rajoute dans l'équation, ( car oui certains médias sont malhonnêtes dans les données qu'ils présentent ). Fonder ses institutions là dessus est vraiment la pire idée qui soit. Par contre si on écarte ces histoires de sondages, et qu'on ne parle que du tirage au sort, là oui la méthode a des vertus qui sont intéressantes pour une démocratie, mais clairement pas celui de remplacer la représentation. Ses vertus sont par exemple de permettre la participation aux institutions de personnes qui en raison de déterminismes sociaux ne seraient jamais présentes dans les institutions, et aussi de désigner des groupes qui ne sont pas liés aux partis politiques, ce qui peut être intéressant pour la séparation des pouvoirs ou pour tout ce qui est mise en responsabilité / reddition des comptes / respect de chartes etc ... Il y a aussi des cas où il n'est pas nécessaire que les gens représentent l'ensemble du peuple, c'est le cas notamment des conventions citoyennes, évidemment, tant qu'elles ne sont pas décisionnaires et seulement consultatives pour alimenter le débat public. Là le tirage au sort est beaucoup plus indiqué ! On a le cas aussi du système bicaméral, avec l'idée que les représentants du peuple ont la décision finale, cela n'empêche donc en rien d'avoir une assemblée tirée au sort qui participe au processus législatif alors qu'ils ne représentent personne. D'une manière générale l'initiative législative ou la proposition d'amendements, sont typiquement des pouvoirs qui peuvent être partagés et même qu'il faut partager en démocratie.
  10. Ce n'est pas un parti, et en l'occurrence on ne peut par définition pas connaître leur avis vu qu'ils ne l'expriment pas. Le seul levier qui permettrait de prendre en compte l'abstention c'est celui de la légitimité d'une décision. Dans beaucoup d'endroits et d'époques, une participation minimum était requise pour que la décision puisse être valide, et c'est un point que nous pourrions discuter lors de la constituante. Une autre approche consiste à rendre le vote obligatoire car vu comme une devoir civique. Tout ça se discute. Ton terme d'image fidèle n'a aucun sens, non seulement la notion de fidélité est complètement bancale sachant l'expérience qu'on a de ces méthodes dans les sondages et le fait que dans leur grande majorité les sondages se trompent systématiquement, même en prenant en compte les marges d'erreur. En plus je l'ai expliqué une "image" ne satisfait en rien la nécessité de la PARTICIPATION à la décision pour pouvoir parler de démocratie. Il s'agit donc de remplacer le peuple, et pas de le représenter. Ce n'est pas démocratique. Si tu es attaché à l'idée démocratique, alors cette solution ne peut pas te satisfaire, au lieu de résoudre le problème ( en l'occurrence comment définir les institutions qui doivent permettre une égale participation de tous à la décision quand on est un peuple composé de disaines millions de personnes différentes avec des volontés différentes), tu abandonnes totalement l'idée démocratique, du coup effectivement il n'y a plus de problème. Si tu remplaces le peuple par un petit groupe peu importe comment tu le composes, c'est sûr c'est plus facile. Mais hormis ce petit groupe, personne ne participe à la décision, et l'idée d'égalité qui est l'idée principale derrière l'idée démocratique tu la mets à la poubelle. Lors de l'élection il y a plein d'autres écueils évidemment, mais au moins, tout le monde participe à la décision à égalité, 1 personne = 1 voix. Et c'est fondamental, car c'est ça qui fait contre poids au pouvoir des uns ou des autres. Même la personne la plus riche, elle n'a pas plus de poids que n'importe qui d'autre. Et cela a évidemment des conséquences politiques. Même s'il n'y a rien de systématique.
  11. La représentation politique est une affaire de choix et d'accord, on ne représente pas ce que les gens sont ( leur métier, etc ... ) on représente leur volonté ! Il y a un accord établit entre le représentant et les représentés. Et de cet accord se crée une notion de responsabilité, le représentant s'engage à respecter cet accord. Alors oui cela crée plein de problèmes de recourir à la représentation, mais c'est le seul moyen qui existe pour qu'un groupe de gens puisse transmettre ou faire appliquer sa volonté commune. Et c'est donc le seul moyen qui peut permettre une démocratie à grande échelle. Car dans une démocratie c'est le peuple qui décide. Pas un petit groupe.
  12. Non c'est le seul conflit de colonisation, et ce n'est pas la présence de groupes ethniques ou culturels qui définit une colonisation ou non, mais le fait que des tas de gens sont partis d'un pays pour aller s'installer ailleurs en prenant le contrôle du territoire. Ici il s'agit d'une colonisation de peuplement dont l'équivalent fut celui de la colonisation de "l'amérique". La colonisation a débuté il y a plus d'un siècle et continue encore aujourd'hui notamment en Cisjordanie. Israel est en train de commettre un génocide sur les palestiniens de Gaza. La France est mouillée jusqu'au cou dans cette colonisation, déjà par la présence de nombreux franco israéliens dans les rangs de l'armée israélienne, mais aussi en leur ayant fournit la bombe nucléaire ou de les avoir aidé à construire le dome de fer. En outre la France continue de leur vendre des armes qui servent à tuer les palestiniens. En outre le gouvernement israélien par l'intermédiaire de politiciens totalement à leur solde commet de multiples ingérences dans les affaires d'état et de politique françaises, et des associations qui les soutiennent mènent un lawfare contre tous ceux qui soutiennent la cause palestinienne à commencer par LFI et Rima Hassan. Enfin la droite et l'extrême droite française n'hésitent pas à instrumentaliser l'antisémitisme et le conflit israelo palestinien pour faire avancer leurs idées racistes et s'en prendre à leurs opposants politiques. Cela fait beaucoup de raisons qui font qu'en France c'est une question singulière et cela n'a rien avoir avec l'antisémitisme. Cela illustre bien les dérives liées à l'instrumentalisation des accusations d'antisémitisme et à la confusion autour de ce qui est antisémite ou pas.
  13. Les mots ont un sens et un 49-3 n'est pas équivalent avec le fait d'adopter une loi par le vote avec une majorité absolue de voix. Avec un 49-3 on peut faire passer des lois totalement illégitimes et c'est bien le cas avec la réforme des retraites. Je sais bien que les sondages c'est un argument faible, néanmoins il suffisait d'organiser un référendum pour le vérifier, ce qui a été refusé par le gouvernement. Il y avait des signes d'illégitimité => Une majorité de parlementaires contre => Enorme mobilisation populaire. Ce sont des signes suffisants avec les sondages pour mettre en doute la légitimité de cette loi. Et n'importe quel démocratie y aurait renoncé. Au final, ils ont préféré passer en force. Et je ne vois pas pourquoi tu le nies pour le reconnaître ensuite à demi-mots. En effet protéger le peuple contre lui même = c'est l'argumentaire d'une dictature, de la novlangue pour ne pas dire ignorer la volonté du peuple. Donc pyromane, extrêmiste, et dictateur. 3 raisons de refuser l'accès au pouvoir à E. Phillipe.
  14. Cette phrase montre bien le problème d'instrumentalisation, non elle est fausse dsl. Le conlit israelo palestinien est le dernier conflit de colonisation qui existe encore dans le monde. C'est singulier. Et cela n'a rien avoir avec de l'antisémitisme. Et je crois que si on doit parler du sens des mots, il est nécessaire de mettre en lumière, à quel point on l'instrumentalise, et à quel point cette instrumentalisation provoque une confusion et donc influe sur le sens que les gens lui donnent. C'est donc totalement dans le sujet. Et le conflit israelo palestinien aussi.
  15. On a l'exemple du coup d'état de Macron. Sa pratique du pouvoir consiste à interpréter les articles de la constitution comme un pouvoir arbitraire qui lui serait donné en tant que président de nommer qui il veut à la tête du gouvernement. Alors qu'en réalité la constitution institue le fait que le gouvernement doit provenir des élections législatives. Ceci est devenu encore plus flou du fait que le président est élu au suffrage universel sur un programme politique global. Nous avons donc deux élections qui permettent au peuple de décider d'un programme politique général à appliquer et donc du gouvernement et des politiques à mettre en place. 2 élections qui peuvent potentiellement se contredire. Et qui peuvent potentiellement mener à ce qu'on appelle une cohabitation. En alignant les élections législatives avec l'élection présidentielle, ils ont renforcé l'idée que le gouvernement et les politiques à mener provenaient de l'élection présidentielle, alors qu'en réalité la contradiction reste active, ce que nous avons pu constater avec une Nupes qui fait jeu égal avec la majorité présidentielle aux législatives et qui conduit cette majorité à n'être qu'une majorité relative, rendant difficile de gouverner sans utiliser de 49-3 ou autres méthodes autoritaires. Ils ont donc renforcé la concentration des pouvoirs au niveau du président de la république et donc la quantité d'arbitraire. Et comme la constitution institue une situation d'irresponsabilité pour le président ( seule la destitution permet de le sanctionner ), comme il n'a aucun compte à rendre à personne, c'est comme ça qu'ils permettent des pratiques du pouvoir de plus en plus arbitraires et autoritaires. Il y a bel et bien un lien entre les institutions et la pratique du pouvoir. Même si elles peuvent diverger, souvent les mauvaises pratiques viennent d'une organisation des institutions insuffisante et inefficace pour empêcher les dérives. Donc au final Macron définit arbitrairement les politiques de la nation, ce qui est un acte de souveraineté alors que la constitution définit la France comme une démocratie et interdit explicitement qu'un individu s'approprie la souveraineté. Cette contradiction entre la constitution et la pratique du pouvoir par Macron est juste ignorée, alors que c'est un véritable coup d'état. Et tout ça est le résultat et de la pratique du pouvoir qui dérive de plus en plus, et des mauvaises règles dans notre constitution. Donc tout changement doit partir d'un changement institutionnel, il n'y a que comme ça que nous pouvons influer sur la pratique du pouvoir. Je te le rappelle, seul le pouvoir arrête le pouvoir, alors il faut instituer des contre pouvoirs efficaces qui empêcheront à l'avenir ces dérives. Pour le reste je n'ai pas vu où tu l'aurais démontré ( d'autant que c'est faux ). Tu as clairement un biais qui te conduit à rejeter la réalité et en l'occurrence le conflit d'intérêt fondamental entre le fait de définir les institutions et d'exercer les pouvoirs institués, il faut que ce ne soient pas les mêmes personnes qui fassent les deux. Montesquieu a très bien identifié la nécessaire séparation des pouvoirs entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire, mais n'a pas identifié le pouvoir constituant. Il faut séparer le pouvoir constituant des autres pouvoirs. Et dans ses débats avec Rousseau, Benjamin Constant a parfaitement identifié le risque que les pouvoirs se coalisent entre eux et que la séparation des pouvoirs soit totalement inefficiente. C'est ce qui arrive en raison d'ententes entre partis politiques ou membres de ces partis politiques. Tout cela plaide pour une constituante composée de citoyens. Il est évident que la voie de la révision de la constitution de la Vème république n'est absolument pas de nature à permettre les changements institutionnels nécessaire pour changer radicalement nos institutions. Hors c'est bien ce dont nous avons besoin. Il y a besoin de tout remettre en cause, quitte à conserver ce qui est bien à la fin (car il y a des bonnes choses dans notre constitution malgré tout ). Il y a besoin de débats dans la population. Il y a besoin que cette constitution soit complètement légitime (écrite et votée par le peuple). Il y a besoin d'une représentation spécifique pour écrire la constitution. Et il y a besoin que ce soient des citoyens pour que les changements soient audacieux et radicaux et pas seulement à la marge. Et vu les problèmes sociaux et sociétaux et la défiance vis à vis de la classe politique, il y a besoin d'une refondation et d'un large renouvellement du personnel politique. Ce qu'il faut c'est une constituante.
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