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Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , j'ai repris la chanson de kendji girac sur pour oublier et j'aimerais bien avoir votre avis sur mon chant car je prends des cours de chant et que j'ai très envie de m'amélioré Je voudrais savoir si j'ai une voix très horrible à écouté ou pas tant que ça ?   Je voudrais savoir si je chante juste ou faux et si je chante en rythme ou pas ? Qu'en pensez vous sincèrement ?   Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément chanter Merci     

thealex40

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Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , j'ai enregistré une reprise sur la chanson de kendji girac sur pour oublier et j'aimerais bien avoir votre avis sur mon chant car je prends des cours de chant Je prends des cours de chant et je voudrais savoir si j'ai une voix horrible à écouté ou pas tant que ça ? Est ce que je chante juste ou très faux et est ce que je suis en rythme ou pas ? Je tiens vraiment à m'amélioré car je ne chante que pour le plaisir de chanter Qu'en pensez vous ? Merci  https://youtu.be/U_hzkI_bQLs

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Apprendre à danser (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la chanson d'ariana grande sur god is woman ? Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un très mauvais niveau ?   Mes mouvements sont commment très répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ? Qu'en pensez vous ?   Merci , je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément danser  

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Apprendre à chanter (débutant)

Bonjour , j'ai repris la chanson de guillaume grand sur toi et moi et j'aimerais bien avoir votre avis sur mon chant car je prends des cours de chant et que j'ai très envie de m'amélioré Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré   Je voudrais savoir si je chante juste ou très très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ? Qu'en pensez vous sincèrement , je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément chanter   Merci    

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"Night Distances, Waiting For The Sun, Waiting For Love, Waiting To Be Saved By The Light"

Parfois le soir toute la tristesse du monde entre dans mon âme.
La vie se traîne comme une lente agonie.
L’espoir, la joie me quittent, m’abandonnent.
Dans ma chair s’allument d’inguérissables nostalgies.
Dans mon cœur brûlent de vastes incendies. Comme l’onde limpide, la vie, entre mes mains, s’échappe.
Je vis et me nourris d’ombres et de fantômes.
J’aime, et mes bras étreignent le vide et l’absence.
Illusions ! Je ne veux plus de vos présences trompeuses. Mais soudain le voici qui approche, éblouissant, irrésistible. C’est Lui.
Lui que j’attendais. Lui que j’espérais.
La fontaine de la joie, en gerbes, s’élève dans le ciel de mon âme.
La vie revient avec Lui.   ********               - Kaiti Kink Ensemble -
"Remedy" Lay down, stay down
With me
No pain, no sound
Just me
Lay down, stay down
Feel me
No pain, no sound
Just me
Please give me this token
Let the words be unspoken
May you never know what I did to you
Please give me this feeling
Your touch may be healing
My heart and my soul
Lay down, stay down
Feel me
No pain, no sound
Just me             Texte : @satinvelours Sélection des visuels & playlist : Karla*
Descriptif et explications du choix des visuels  

Karla*

Karla*

"The Eternal Beginning, When Time is Frozen By A Farewell Moment"

« La Dernière Rose »   Battue par le vent, la pluie monotone,
Dans le jardin plein d’ombre une rose d’automne
S’effeuille lentement. Les gouttes sur son cœur
Ruissellent comme autant de larmes de douleur. Oh ! Fleur éphémère, toi si fière et si belle,
Ton destin t’a soumise à une mort cruelle.
De ta frêle beauté dont s’ornait le jardin
Plus rien ne restera à l’aube demain. Tu es la dernière rose et tu vas mourir,
Mais je veux à jamais garder ton souvenir,
Car avec toi ce soir meurent mes illusions,
Tous mes pauvres rêves de gloire et d’ambitions. Déjà le vent d’automne a, dans sa course folle,
Dispersé d’un souffle ta fragile corolle.
Dans le jardin plein d’ombre, il n’y a plus de fleur,
Dans le jardin plein d’ombre est demeuré mon cœur.   ********                         Texte : @satinvelours Sélection des visuels & playlist : Karla*
Descriptif et explications du choix des visuels  

Karla*

Karla*

"Nostalgia Of A Magical Place, A Garden Where We Feel Secure"

« Crépuscule »   Le couchant est ce soir comme un champ de blé mur ;
Dans l’heure de cristal large et poudrée d’azur,
Les arbres chuchotants embaument de leurs fleurs,
Les aubépins vêtus de neige et de candeur,
Voluptueux, frémissants au baiser d’un vent
Plus doux dans le soir bleu que le parfum des champs.
C’est l’heure doucement mélancolique et tendre,
L’heure méditative ou pleut comme une cendre
Le crépuscule cher aux cœurs vibrants d’amour.
Tout chante l’allégresse et clame le retour
De la vie expansive, nombreuse et nouvelle
Qui roucoule partout comme une tourterelle.
Qu’il serait doux de faire un voyage, là-bas,
Dans le ciel diaphane et couleur de lilas !…
Mon âme, loin de toi, est comme une glaïeule,
Elle a soif de printemps et pleure d’être seule.   ********                               Texte : @satinvelours Sélection des visuels & playlist : Karla*
Descriptif et explications du choix des visuels  

Karla*

Karla*

 

Etude - I

L’être humain est actuellement la plus aboutie des créatures évoluant sur notre globe : c’est nous qui l’affirmons, et nos arguments paraissent assez solides, d’après l’analyse des individus et de leur filiation tout au long des âges. Ce qui pose problème, et qui pèse de plus en plus sur notre devenir, c’est la médiocrité de notre intelligence collective, laquelle, au-delà de notre créativité et de nos savoir-faire, repose d’abord sur nos aptitudes à nous organiser ensemble, et c’est là que le bât blesse ; sur ce dernier point l’Histoire, et particulièrement la plus récente, l’a abondamment démontré _ et n’a jamais cessé depuis de nous en administrer les preuves, accessibles à qui veut bien les appréhender.

 Non qu’il n’existe, partout et continuellement, de très nombreux contre-exemples de réussites bien construites, au premier rang desquelles des entreprises, et aussi toutes sortes de communautés, territoriales ou associatives. Mais c’est justement leur durabilité, leur existence même, qui est à tout moment remise en cause, du fait de l’instabilité désormais persistante du monde humain dans sa généralité.
Comment préjuger que l’adaptation des personnes _ et celle du genre Homo lui-même _ puisse se poursuivre dans un tel contexte ? Et comment souffrir que ce qui est possible et faisable à différents échelons de la société soit perçu comme irréalisable à l’échelle de l’humanité ?
 D’où l’exigence de rechercher les causes de ce hiatus entre l’achèvement organique et l’épanouissement collectif, de nature à compromettre notre maturation psychologique, chaînon fondamental de la viabilité de notre espèce.  A l’origine de notre adaptation se trouve en chacun la conscience de sa propre fragilité face au monde, la perception des menaces précises ou diffuses qu’il recèle, induisant le stress, et donc la nécessité impérative de réagir ; d’utiliser tous nos moyens, au premier rang desquels notre cerveau, qui nous permet d’analyser les éléments d’une potentielle agression à notre encontre, et en fin de compte de l’anticiper : d’imaginer la mise en œuvre de dispositifs d’évitement ou de défense, voire d’accommodement.
 Tout cela ne se fait pas sans dépense d’énergie, d’abord pour éliminer ou atténuer les contraintes subies, ensuite pour organiser le quotidien afin de récupérer au plus tôt l’équilibre, de le maintenir coûte que coûte. Suivant le bilan de cette opération, celle-ci se traduit par une sensation de confort ou de stress plus ou moins marquée.
   La réponse au stress est orientée grâce à l’identification des contraintes subies, limitée par contre par le niveau de l’énergie disponible et par le degré d’urgence requise.
Il est clair qu’une erreur d’orientation ou d’ajustement, un retard, peuvent la rendre inadéquate.

 La pertinence de cette réponse repose essentiellement sur l’expérience, vécue ou transmise : l’éventail des options qu’elle peut offrir avec la connaissance des contraintes, subies ou à venir, permet d’en préciser l’objectif, l’ampleur et le délai de réalisation.

  D’où l’importance capitale de l’information et de l’éducation pour s’adapter.

Reo

Reo

 

Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , j'ouvre un sujet concernant mon chant , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma reprise de M.Pokora sur le monde ?
Je vais prendre des cours de chant en septembre , j'en ai trouver et je suis content Je voudrais avoir votre avis concernant ce registre en vers ma voix , je voudrais savoir si le placement de la voix est bon ou pas si la justesse est en place ou pas et le rythme aussi ou pas ? Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément chanter mais seulement pour le plaisir et l'envie de m'amélioré , je ne conte pas en faire un métier , c'est juste un passe temps ou j'ai envie de m'amélioré quand même J'ai peu être finit de mué mais le souffle est long à se faire je trouve J'ai eu la mue tardif car je vais faire 26 et je vois une spécialiste pour la voix , elle ma dit que la mue n'était pas réserver qu'aux ados ^^ Merci ! Je laisserais mon sujet ouvert ce coup si car j'ai vraiment envie de m'amélioré  

thealex40

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Apprendre à danser (débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé que sur la nouvelle chanson de nicki minaj ariana grande sur bed
Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un mauvais niveau ? Mes mouvements sont très répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas , je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément danser Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément danser Merci  https://youtu.be/DAEZCQY6rl0

thealex40

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Apprendre à danser (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la nouvelle chanson de justin bieber sur no brainer ? Je sais que ce n'est pas un forum de danse mais j'aimerais avoir votre avis concernant ma danse ? Mes mouvements sont comment très répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ? Qu'en pensez vous en toute sincérité ?  Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément danser Merci ...      

thealex40

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"Rebirth, How To Revive A Broken Mind"

Je suis sortie du Royaume des Ombres, dans la nuit éternelle, au sein des ténèbres profondes, entourée de mânes aux lueurs tremblotantes. Je viens de surgir dans le monde de la Lumière. J’ai aperçu l’éclair, j’ai vu la lueur, diadème scintillant dans la nuit. Je suis revenue aux sources de la Vie, je viens m’y désaltérer.   ********                           Texte : @satinvelours Sélection des visuels & playlist : Karla*   Descriptif et explications du choix des visuels  

Karla*

Karla*

"Whisperings From The Inside, The Story Of A Haunted Dream"

J’ai mes idées, mes idées folles. Souvent elles me persécutent la nuit. Dans ma solitude, dans mes rêves comme dans mon sommeil elles me poursuivent. Je ferme les yeux. Mais ces idées folles, tapageuses tournent et valsent dans mon cerveau ! Elles réclament tout. Elle brodent et tissent cent mille rêves. J’ouvre les yeux… Il n’y a que fantôme et fumée. Mes idées folles ne sont que fantômes et fumées, et je suis une incorrigible chasseresse de fantômes et de fumées .   ********           - Lisa Germano -
"...To Dream" Only when its real,
When it speaks to you and
No one else can hear.
Don't give up your dream,
Its really all you have
And I dont wanna see you die. To dream, to live. In your darkest moments,
In your deepest thoughts,
Then it speaks to you,
To dream.
Listen you are dreaming,
This is who you are,
You don't have to run away         "Johnny can you talk ?"   "...laissez venir à moi les petits enfants..."                           Texte : @satinvelours Sélection des visuels & playlist : Karla*   Descriptif et explications du choix des visuels  

Karla*

Karla*

"Life : A Birth, A Love, A Death, A Place Where Feelings Are Expressed By Contrast..."

Je marche en un désert de pierre et de fer
Que le soleil consume en des fusions d’enfer
Je marche en une rue qu’un soleil évapore
Sous un ciel lourd de bleu, un ciel indifférent
Je peine de chercher et de chercher encore
Le port où aborder à l’abri du néant.
Je plane en un cosmos épris de lassitude
Où le soleil m’aveugle de ma solitude
Je flotte en des lueurs qui vident ma pensée
En des rayons hantés par des rayons d’absence
Je me perds et ne peux en elle m’évader
Tant sont loins souvenirs, rêves et espérances
Je ne sens plus en moi souffrir que le présent...
Un port où aborder à l’abri du néant !   ********                 - Dakota Suite -
"Because Our Lie Breathes Differently" In half light turn to see you sleep
another day of beeing scared to live
and I will never have the way
to look this whole again
to touch you heart. You and I both know
that this is all that I could ever be
but thats not enough to keep you here with me
and i reach to hold you
and then i let you go
and watch you fall...             Texte : @satinvelours Sélection des visuels & playlist : Karla*   Descriptif et explications du choix des visuels  

Karla*

Karla*

 

Apprendre à danser (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la nouvelle chanson de justin bieber sur no brainer ? Je sais que ce n'est pas un forum de danse mais j'aimerais avoir votre avis concernant ma danse ? Mes mouvements sont comment très répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ? Qu'en pensez vous en toute sincérité ?  Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément danser Merci ... https://youtu.be/4wx3rWb5QYI

thealex40

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Quatrains — 12

Comme il est irréel, je chuchote son nom
À la nuit, à l'absence, à mes envies aussi
Et au lieu dormir, je me souviens de son
Odeur et de ses bras, idéaux paradis. 

Isadora.

Isadora.

 

Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur mon chant sur ma reprise de guillaume grand sur toi et moi ? Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré   Je voudrais savoir si je chante horriblement mal ou pas ? Je chante juste ou très faux et est ce que je suis en rythme ou pas ?   Qu'en pensez vous sincèrement ? Je tiens vraiment à m'amélioré car je ne chante que pour le plaisir de chanter seulement    Merci      

thealex40

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Apprendre à danser (débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la nouvelle chanson de camila cabello sur never be the same ? Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un très mauvais niveau ?   Mes mouvements sont comment , très répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ? Je tiens vraiment à m'amélioré car je suis très passionné de danse   Qu'en pensez vous ?   Merci   

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Midinette, 3. − Clore ou conclure.

Les semaines ont passé. Fauchée, détachée de lui, prise dans d'autres turpitudes, j'ai appris à écrire chez moi. Je pense à lui parfois mais je suis heureuse d'avoir retrouvé une forme, même paradoxale de tranquillité.  Un soir de pluie, nous nous rapatrions chez lui. Je le revois, ça me fait un choc mais je reste impassible, saluant les uns et les autres, ne lui adressant qu'un vague salut. J'ai l'impression qu'il a un regard qui me dit, presque en m'engueulant, ah bah ça y est, tu es revenue et aussitôt, je me dis que j'ai dû l'halluciner. Puis, je vais commander : « Je vais te prendre une triple.
− En pinte ? 
− Ouais… Quoi d'autre ? 
− C'est parti ! 
− Tu t'es coupé la barbe ? 
− Ah euh… ouais. Tous les ans, je la rase, parce qu'à force, ça repousse dur et… voilà. 
− C'est la tonte annuelle, quoi. » Il rit et approuve la formule. Je me sens comme un gros lourd qui fait du rentre dedans à la pauvre serveuse. Dans le fond, c'est vraiment ça. J'ai tout imaginé, je le colle, ça doit être insupportable. Je remonte avec les autres et je lui fous la paix. Dans la soirée, on discute et c'est plutôt fluide. Je retrouve les autres. Ça se prolonge, je suis. Je rentre ivre. Le lendemain, j'ai la tête en vrac mais j'ai réservé une visite de musée alors je me motive pour une expédition au bout du monde − vraiment, j'ai cru que je n'y arriverais jamais − pour visiter un lieu très étonnant, situé sur une base militaire désaffectée.  Le chemin du retour est non moins éprouvant, même si je le fais sans aucune pression, heureuse d'avoir appris des tas de choses. Mes pas me conduisent machinalement chez lui, où je m'installe sans aucune envie d'écrire. Je suis là, au comptoir, fermement vissée sur mon tabouret. Nous papotons. Il s'en va. Je dégaine le Dude Manifesto, qui me brûle les doigts. Il bosse et me voit éclater de rire à chaque page. Il me demande pourquoi je ris. Je lui demande s'il a déjà vu The big Lebowsi. Il me dit que oui, mais je doute de la véracité de sa réponse. Je lui raconte l'histoire et là, ça revient. Il l'a vu. Je lui explique que des gars ont fait de la manière de vivre du petit Lebowski une pseudo-religion et que c'est un livre qui explique comment vivre en Dude en France. Il me regarde, un peu hagard, l'air de ne pas comprendre pourquoi lire ce livre. Je me dis qu'il y a des gens sur cette terre qui ne connaissent pas le bonheur immense de lire un bouquin marrant et je me demande quelle serait sa réaction s'il me voyait en train de lire Les écritures de Cavanna ou Vivons heureux en attendant la mort de Desproges. Je lui lis un passage. L'auteur préconise d'arrêter la muscu et de se mettre au jokari. Il ne pige pas le second degré. C'est un désastre. Ça ne le fait pas rire du tout.  Quand je lui explique que c'est un bouquin à la con, il ne semble pas comprendre l'intérêt de cette lecture. Je m'abstiens d'une explication approfondie de type bah c'est drôle, du coup ça fait rire, du coup c'est chouette parce que rire, ça fait oublier les problèmes. Non, décidément, je ne peux pas expliquer l'intérêt de lire pour oublier ses emmerdes à quelqu'un pour qui la lecture a toujours été une souffrance. Je pense à ces gens qui m'expliquent l'intérêt d'aller courir et j'opte pour l'abstention. Mais je replonge dans ma lecture.  Quelques instants plus tard, je ressors de mon bouquin pour lui dire : « Finalement, c'est pas un bouquin si à la con que ça. » Il m'interroge, je lui raconte que l'auteur explique que pour être un vrai Dude, il faut acheter le moins possible et aller plutôt au marché, chez les petits commerçants et les artisans du quartier. À mon plus total non-étonnement, il s'enthousiasme et commence à développer. C'est fou cette tendance des gens à haïr l'écoute et à se ruer sur la moindre occasion de parler. Je ne comprendrai jamais en quoi c'est mieux de parler que d'écouter. Bref, il parle.  De fil en aiguille, serait-ce l'influence de mon récit du musée des horreurs, il me raconte qu'il a fait un stage dans un abattoir, adolescent. On ne parle pas des vegans mais de ces omnivores qui ne veulent pas savoir comment se passe la transition de animal à produit. Il y a de l'hypocrisie, dans tout cela. On ne parle pas trop fort, parce qu'il y a des clients qui mangent autour. Nous racontons nos différences expériences en matière de mise à mort d'animaux à des fins de consommation, du lien entre le truc vivant et le truc que tu manges, de comment le lien se fait ou pas. D'ailleurs, j'ai très faim, parce que je n'ai rien avalé depuis la veille au soir, et je lui commande à manger. Une valeur sûre : la planche. Laquelle ? Mixte… Petite ou grande ? Mixte, ça n'existe pas en petite. On peut s'arranger. Non, une GRANDE ! Aussi grande que moi, aussi grande que mon surpoids, parce que je suis comme ça et que j'ai faim, et que je ne veux pas de passe-droits, tu veux filer des petites mixtes à tout le monde ? Mets-les à la carte. Et arrête de surveiller ce que je mange, file-moi une grande planche. Évidemment, je n'ai fait que penser tout cela…  Ma planche arrive, et avec elle une inconnue qui demande si on peut manger. Elle s'installe au bar, à côté de moi, elle dit qu'elle veut faire un bon repas mais elle a surtout l'air d'avoir envie de parler.  Elle vient d'une autre ville. Elle passe souvent ici, mais pour voir de la famille, alors elle n'a jamais vraiment visité quoi que ce soit. Elle a eu une réduction sur le transport, elle est dans une auberge de jeunesse et elle a envie de voir quelque chose par elle-même.  Tout en saluant intérieurement l'effort du voyage et la curiosité saine que dénote cette démarche, je m'interroge ; aurais-je affaire à une de ces femmes qui se lancent dans une quête d'indépendance par obéissance à l'injonction d'indépendance de la société ? Cette joie de vivre me semble un peu nerveuse, pour ne pas dire suspecte. Cette attitude positive a des airs de dernier sprint avant la dépression, qu'il convient pour ce genre de personne d'appeler un burn-out. Peut-être suis-je trop pessimiste mais la jeune voyageuse a, de toute manière, manifesté un besoin légitime de parler.  Elle a visité tel et tel et tel quartiers dans la journée. Elle est venue en bus, d'une ville bien connue pour son luxe. Elle y vit en colocation et c'est sympa. Ils ont beaucoup fêté l'ouverture de cette colocation. Lui, il est derrière le bar, il écoute, prêt à participer. Il entre en jeu très vite, d'ailleurs, puisqu'il a vécu là-bas. Ah, il voit où elle est. Super. Formidable. Passionnant. Suis-je de mauvaise foi ? Je m'en fous, je suis le narrateur, je peux bien me le permettre, et dans cette histoire, je suis l'idiotie même.  Par une transition alambiquée, elle en arrive à évoquer ses genoux, qui se sont blessés alors qu'elle pratiquait l'escalade. J'en profite pour faire une brève parenthèse dans mon récit : la fille est très jolie, une blonde sportive, dotée d'un style vaguement bohème, discret mais remarquable par la justesse ; c'est juste sympathique et de bon goût. Sa pratique de l'escalade m'inspire une escalade de la violence narrative que je vais m'autoriser sous vos yeux ébahis, consternés, amusés, puisque, encore une fois, c'est moi qui raconte et que je fais ce que je veux de ma mémoire.  Elle parle de sport. Elle aime le sport. Elle aime beaucoup le sport, si je comprends bien, autant que moi, j'aime ce bar. Elle explique à quel point il est difficile de devoir s'en passer, le temps de se rétablir. Au début, elle ne pouvait même pas marcher, alors elle se faisait conduire par… son ex. Oui, parce que quand l'accident est survenu, elle venait de quitter son conjoint, pour aller vivre dans cette fameuse colocation. Alors il la conduisait gentiment jusqu'à la salle, pour qu'elle continue de travailler tout ce qui était au-dessus de la ceinture. Ce sont quand même les deux genoux qui ont craqué en même temps. Et à part ça, elle est graphiste. Et elle a quitté un poste qui lui rapportait un salaire tout-à-fait convenable, mais depuis qu'elle est en freelance, c'est un peu juste, pour cette ville où tout est cher. Il intervient pour confirmer, il raconte ses premiers temps là-bas, et les week-ends flambeurs au début, quand une soirée coûtait… ce serait indécent de le révéler. Quand elle a déménagé, elle a fêté, fêté, elle a beaucoup trop dépensé mais ça aussi, la double blessure l'en avait privée. Elle a l'air rigolote mais je l'imagine mal dans la débauche la plus totale. J'essaie d'imaginer ce qu'elle appelle, concrètement, fêter.  La conversation revient sur le sport. Elle fait la liste de tous ceux qu'elle pratique, s'attarde sur le running. C'est éprouvant au départ mais très vite, on atteint un stade au-delà duquel on en a besoin. Et la régularité vient d'elle-même. Il surenchérit et fait sa liste à lui, c'est impressionnant. Ces deux personnes ont pratiqué simultanément plus de disciplines que moi dans toute ma vie. J'explique que je n'ai jamais réussi à passer ce cap mais que j'ai connu cet effet avec la méditation pleine-conscience. Les deux semblent brusquement mal à l'aise et s'empressent de m'expliquer de concert que ah moi, la méditation, je n'y arrive pas, j'arrête pas de penser, c'est horrible.  J'ai beau envier quelque peu leur goût de l'activité physique, j'ai quand même un petit choc. Il y a donc des gens qui, sincèrement, ne supportent pas de s'entendre penser. Sans rien dire, je pense à cette époque où mes pensées me tenaient éveillée jusqu'au petit matin, comme des gouttes d'eau tombant régulièrement sur mon crâne. J'écoute.  Il débarrasse et lui propose un dessert, qu'elle accepte. Il se tourne vers moi, l'air de dire par politesse et professionnalisme, je dois t'en proposer un aussi mais tu sais comme moi que tu as trop mangé. Je décline, il me dit que c'est sûrement plus raisonnable.  Puisqu'on est sur la méditation, j'explique que je dois me muscler le dos pour une longue méditation et j'explique ce en quoi cela va consister. Elle écoute, mange son dessert vite et s'en va. Je lui indique une salle de concert où elle devrait trouver des gens sympa avec qui sympathiser. Bonne soirée, jeune voyageuse ! Fais gaffe à toi. J'ai l'impression que des kilos de stress se retirent d'un coup de mes épaules. On se retrouve tous les deux, visiblement désireux de débriefer mais un peu mal à l'aise tout de même. Allez, je lance le truc et on reconstitue ensemble cette histoire :  Elle vit avec un mec. Il a trompe ou commet une erreur dans ce genre. Elle trouve, comme elle peut, une colocation et souffre énormément, alors elle fuit dans l'alcool, tout en se lançant dans des entraînements très rapprochés, pour s'épuiser et compenser le manque de sexe. Au travail, l'ennui est de moins en moins supportable, elle craque. Elle démissionne. La situation s'englue, son ex lui manque de plus en plus et elle augmente les doses de sport, un peu pour compenser, un peu pour rencontrer quelqu'un d'autre, ce qui ne marche pas, jusqu'à l'accident. Là-dessus, elle s'effondre et rappelle son ex qui, par culpabilité, fait le taxi pour qu'elle puisse un peu se dépenser. Elle espère pouvoir coucher avec lui de nouveau, et là, nous ne sommes pas d'accord : lui pense qu'elle y parvient, moi je pense qu'elle n'y parvient pas.  On fait ces conjectures tranquillement, amusés. Il insiste sur le fait que lui, qui est un homme, il sait bien comment ça fonctionne, parce que l'ex qui fait le taxi, ça ne peut pas être autre chose qu'une reprise des activités. Je reste dubitative, parce qu'il y aurait, mais je n'en suis pas assez certaine alors je ne l'évoque pas, un lien entre l'activité sexuelle et la solidité des ligaments croisés, aussi parce qu'elle a continué à se ruer sur le sport… C'est à ce moment-là qu'il me demande :  « C'est pour ton bouquin ? » La question me fracasse. Comment ça, pour mon bouquin ? Celui qui écrit trahit toujours mais… pas comme ça. Et je ne veux pas trahir tout le monde. À la rigueur, l'écouter est intéressant car cela me renseigne sur la forme du discours d'une personne imbibée de pensée positive, confrontée à l'état dépressif mais c'est tout. Les pensées vont trop vite et je me sens blessée par cette remarque alors je balbutie, je nie poussivement. Il surenchérit.  « J'ai bien vu que tu lui posais beaucoup de questions. » Je m'en défends timidement, confusément, perturbée à l'idée qu'il perçoive chacune de mes interactions sociales comme une recherche destinée à alimenter le roman. Il enfonce le clou en me demandant si elle sera un personnage.  Je me sens découragée, tout-à-coup, par son incompréhension, dans le fond innocente et légitime, de mon processus de création. J'ai envie de lui expliquer mais il y a dans ma tête une phrase qui occupe toute la place et me sidère : il croit qu'il sera dans le bouquin. Si on se parle quand même, c'est qu'il veut bien y être, en fait. Il veut être dans mon bouquin. Dans ce cas, qu'est-ce qu'il m'a présenté ? Est-ce qu'il ne serait pas raisonnable de retracer toute l'histoire en prenant en compte le fait qu'il ait, sans doute, posé. Tout simplement posé, par pur narcissisme. Il ne regarde pas de séries mais il est sur Facebook. Et ces deux vidéos… Et ce snobisme constant… Je suis considérée comme un biographe ou non, plutôt comme un filtre Instagram. Cela me consterne.  Je paye et je rentre chez moi. Il me retient un peu. Les livres, c'est pas son truc, mais le Dude Manifesto, il pourrait. J'en suis fort aise.  De retour à mon bout de la rue, j'ai l'impression d'avoir traversé un monde. Quelques mois de fixation se referment. Dans mon appartement, je laisse la lumière éteinte mais j'allume une bougie, et toutes les guirlandes, toutes les LEDs que je possède. Elles m'aident à écrire, d'un seul jet « Midinette 1. » jusqu'à ce que le jour renaisse.  Je pense à cette chanson de Placebo que j'aimais tant et qui disait : I know / you like the song / but not the singer. Je pense à Cyrano, de loin. Je pense à Pygmalion, de près. Je pense à lui, triste. La tristesse ralentit le temps et c'est ainsi que nous aimons vivre, nous qui ne faisons pas de moto, nous qui lisons et méditons, nous qui craignons la mort plus que l'angoisse. Je pense à ce fœtus, que l'alcool conserve encore, lui qui n'est jamais né, lui qui aurait dû vivre au temps du Premier Empire, lui qui n'aura jamais aimé, qui n'aura jamais eu d'enfant mais que j'ai vu dans ce musée, conservé dans ce bocal comme dans un texte. Voilà ce que sont les personnages, les souvenirs et les amours inavoués. Ils peuplent la galerie de notre mémoire, ils alourdissent nos pas et hantent nos rêveries. Nous leur donnons un peu de vie quand nous y repensons et nous les trahissons à chaque instant, puisque nous les hébergeons dans un explicite sournois.  Voici venue la fin de mon éloge funèbre, voici venu le moment de te remercier, lecteur. Grâce à toi, il vivra un peu plus mais il a pu quitter mon cœur. Nous avons respecté sa dernière volonté, il est un personnage. Et puis… tu ne trouves pas que nous l'avons très bien tué ? 

Isadora.

Isadora.

Quatrains − 10

Après ta mort, tu te diras :  « Mais quel idiot ! 
Si j'avais su que tout cela n'était qu'un jeu
J'aurais joué ma vie, j'aurais joué mon je
J'aurais pu en coulisses trouver que c'était beau ! » 
 

Isadora.

Isadora.

Quatrains − 9

La bougie tendre et l'air du soir qui se balance
Tout est en paix dans mon royaume couronné 
Demain peut-être le malheur viendra sonner
Mais pour l'instant je nage dans cette présence

Isadora.

Isadora.

  • Commentaires des blogs

    • Un bon conseil, prend des cours de chant, ce sera un bon investissement!
    • Quelque peu (et même beaucoup) outrancier , mais voila un joli brin de plume . Bravo .    
    • Alors, tous les articles intitulés « Quatrains » sont censés être des quatrains écrits en alexandrins, avec la césure au milieu. La règle que je ne respecte pas du tout, c'est celle de l'alternance des rimes masculines et féminines, que je trouve totalement désuète.  Il ne t'aura pas échappé qu'il y a des quatrains de cinq vers, des vers ternaires sans respect de la césure, des quatrains avec moins de douze syllabes, etc. C'est normal. Tout l'intérêt des formes fixes, pour moi, c'est de jouer sur les codes en enfreignant les règles.  Là, pour les treize syllabes, tu as le choix. Soit tu lis comme si le tiret était une fin de vers, auquel cas il manque le "que" de "manque", soit tu lis bien "manque" et "manque" est de trop. Il aurait mieux valu avoir rien. ^^
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