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     Ce que, dans «Blogapart», j’appelle agressivité, n’est autre que l’énergie dont doit disposer tout être vivant pour maintenir son développement.

     Parmi les multiples facteurs susceptibles de le pousser à l’investir dans une agression non motivée par la faim, il existe une condition de base : l’impression d’être l’objet d’une menace pour sa vie ou son autonomie.  S’il est difficile, sans cette sensation de danger, de concevoir un passage à l’acte, il est compréhensible en revanche que sa persistance puisse, passé un certain seuil, s’avérer déterminante.

     Justement, que se passe-t-il avant que ce seuil ne soit atteint ? Qu’est-ce qui fait que, tel l’animal en alerte, nous suspendions notre décision d’attaquer _ ou de riposter ?
     D’abord en réalisant que la menace n’est pas immédiate et n’a pas déclenché d’acte réflexe.
    Vient ensuite l’examen de son existence réelle et, si elle se confirme, son évaluation. Enfin la recherche des moyens de s’y soustraire et, le cas échéant, d’en éliminer l’origine.
     Toutes ces opérations, y compris mentales, requièrent d’investir une part de notre énergie vitale, éventuellement susceptible de nous faire défaut dans la poursuite de nos projets.

     C’est là qu’intervient le stress lorsque, à tort ou à raison, nous avons le sentiment que cette dépense, en débouchant sur une crise que nous ne serions plus en mesure de résoudre, serait effectivement préjudiciable à notre équilibre.
     D’où les différentes options qui peuvent se présenter avant d’en arriver là :
     1- une analyse préalable qui permette d’établir l’absence de toute menace; en cas d’erreur, c’est un déni de réalité, qui peut amener, en fonction de l’importance et de la durée de la crise, à l’automutilation de la personnalité, par régression à un état de dépendance, voire à l’autodestruction pure et simple;

     2- les mêmes effets, si la menace est reconnue, peuvent découler d’un défaut d’évaluation, lequel peut aussi bien induire un comportement agressif;

     3- même si une menace effective est correctement évaluée, la probabilité d’une agression préventive n’est pas à exclure, si l’on en vient à considérer que la dépense d’énergie pour l’éviter serait prohibitive.

     L’espèce humaine n’est ni plus ni moins agressive que toute autre; demandons-nous plutôt pourquoi sa propension au recours à l’agression ne semble pas être enrayée par la richesse des options que lui propose son cerveau, admis comme le plus performant de la biosphère.

     


  1. Kégéruniku 8
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    Délicat funambule aux ailes bariolées
    Qui virevolte d’un pas semblant tout fait d’air,
    Tu distilles ta grâce dans un rire amusé,
    Insouciant onirisme à la gloire éphémère.

    Généreux donateur aux mille et une couleurs
    Qui offre aux fleurs leurs parures printanières ;
    Tu fais du monde un tableau dénué de noirceur,
    D’un éclat que même les cieux révèrent.

    Danseur frénétique à l’incomparable splendeur,
    Tu fais plus que ta part pour que luise l’univers.
    Quand d’autres s’enlisent dans leur profonde torpeur
    Tu meurs pour que naisse le monde dont ils rêvèrent.


    Glorieux héritage que tu nous as laissé,
    Qui enjôle les uns et qui les autres fédère ;
    Fruit d’un petit peintre pour sa taille moqué
    Dont la grandeur d’âme ferait pâlir Jupiter.


  2. querida13
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     Pendant sept ans ,en remplacements, je suis passée sur plus de soixante écoles. Parfois situées entre quinze et trente kilomètres de chez moi.

    J'avais l'impression dans mon travail d'être une véritable femme orchestre. On m'a tellement exploitée, tellement fait déplacer, en me faisant retourner sur des écoles en zones sensibles de Marseille Nord que j'ai fini par faire des hémorragies et un polype. J'ai eu droit à trois opérations ,la dernière me diminua fortement.

    Je n'étais qu'un paquet de douleurs. Ces douleurs durèrent trois mois d'affilée.On me donna les médicaments calmants antalgiques qui ont tué Michaël Jackson.Je les pris avec parcimonie. Certaines douleurs ne sont pas parties et je me les traîne, je vis avec, je suis devenue très fatigable. Aller chanter avec mon petit clan était la seul chose qui me distrayait.

    Dans mon petit clan, formé d'un expatrié, d'une femme en rupture de bans, et de deux femmes, et parmi elles il y avait une fille qui chantait plutôt bien et qui était très acclamée.Elle était gaie, elle était pétillante, faisait des numéros très drôles et un jour, je la vis coiffée différemment et comme je la complimentais de sa nouvelle coupe elle me dit qu'en réalité, elle était chauve car elle était en chimiothérapie car elle avait le cancer. J'ai dû faire une tête très contrariée car elle me dit: ne fais pas cette tête, après tout on ne meurt qu'une fois.

    Avant mon opération du polype on a jugé bon de me reposer et on m'a collée loin des élèves, dans deux bibliothèques à reclasser. J'eus quelques élèves en soutien; Comme l'année précédente on m'en avait donné près d'une centaine, cela me fit tout drôle!

    Quand j'étais petite, il y avait un livre sur les princesses dans la BCD de la maternelle. L'auteur  en avait décrit et dessiné une qui était bibliothécaire, elle figurait parmi les princesses oubliées.

    Dans ce rôle de princesse oubliée je nettoyai, étiquetai, classai, rangeai, répertoriai les livres de deux bibliothèques et l'année suivante je classai une autre bibliothèque: il y avait six mille livres. je requalifiai une salle d'arts plastiques en musée d'école, et la remis en état, pour que l'année suivante les ateliers puissent s'y dérouler.

    Du coup ces trois bibliothèques purent être rouvertes au prêt car je les avais organisées selon la méthode  internationale Dewey.

    Réellement fatigués mes pieds, ma voix et ma vue fléchirent tous ensemble. Je passai devant un médecin du travail très inquiet pour moi. Il m'arrêta. J'avais fait un dossier à la MDPH car après vingt quatre ans de travail avec un handicap vocal, un directeur d'école digne de ce nom m'avait dit quelle marche à suivre pour que mon handicap soit reconnu. 

    Je revins voir l'oto rhino laryngologiste qui m'avait opérée autrefois et on me dirigea sur l'hôpital de la conception à Marseille et je pris rendez-vous avec un médecin spécialiste des cancers de la gorge qui me proposa de regonfler avec des injections de cartilage d'abord puis de silicone ensuite, ma corde vocale lésée.

    Après l'opération j'eus très mal. J'avais une sorte d'angine très forte et l'impression d'avoir une agrafe coincée dans la gorge. On m'a fait faire un enregistrement avant/après.Ma voix était méconnaissable.On m'en a fait faire deux autres après  silence d'un mois et rééducation.Mon timbre a changé quatre fois en deux ans.

    Après le mois de silence, j m suis remise à chanter et ce fut la stupeur générale ...Le DJ, à qui je n'avais pas parlé de mes histoires, vint me dire que ....j'avais beaucoup progressé.

    l

     

     


  3. Je réponds ici aux 18 premiers points proposes par Jean Robin, qu'il a également publie sur son blog : Réponses à nos preuves 1 à 18

    1. La Bible est le livre à être traduit dans le plus de langues du monde

    J.E (existence) : Qu’un livre soit traduit ne constitue pas une preuve de sa véracité, donc de l’existence Dieu. Cela montre que des moyens importants ont été mis en œuvre pour promouvoir le christianisme et que le christianisme a eu une influence culturelle importante.

    Jean Robin : Certes, mais comment expliquez-vous qu’il soit le livre le plus traduit au monde de tous les livres au monde depuis que les livres existent ? Il n’y a aucune concurrence entre la Bible, traduit dans plus de 2000 langues, et les autres livres les plus traduits, dans une centaine de langues maximum. Des moyens importants ont été mis en œuvre pour promouvoir des milliers d’autres livres, de Harry Potter à 50 nuances de gris pour les plus récents, pourtant il ne sont traduits que dans une centaine de langues, malgré tous les moyens modernes. L’argument selon lequel le christianisme a eu une influence culturelle importante donc la Bible est le livre le plus traduit me paraît un raisonnement circulaire car on pourrait tout aussi bien prétendre l’inverse : la Bible est traduite dans le plus de langues donc etc. Et cet argument ne tient même pas compte de la longueur de la Bible, qui est beaucoup plus longue que la plupart des autre livres traduits et qui devrait donc freiner sa traduction vu les coûts que cela représente.

    J.E : Les raisons de la réussite du christianisme sont sans doute complexes. Un élément important est que l’empereur Constantin a promu le christianisme. Or l’empire romain était un grand empire. D’autre part, le christianisme a favorisé les traductions ne serait-ce que parce que tout le monde ne parlait pas araméen ou grec. Au contraire, dans l’Islam, l’étude du Coran en arabe a été promue parce que la langue arabe était considérée comme supérieure. Le christianisme a donc eu une plus grande capacité d’adaptation. Quant au judaïsme, il a moins vocation à convertir tout le monde.

    1. La Bible est le livre le plus imprimé de l’histoire de l’humanité

    J.E : C’est un argument semblable au précédent. Il s’agit d’une performance mais pas une preuve que le contenu du livre soit vrai. Cela peut éventuellement montrer que la religion chrétienne a beaucoup séduit ou bien qu’elle a été soutenue par des gens ayant des moyens financiers.

    J.R : Certes mais d’où vient selon vous cette performance ? Si elle a beaucoup séduit ou qu’elle a été soutenu par des gens ayant des moyens financiers, comme vous semblez le croire, pourquoi celle-là et pas une autre ? Il existe des milliers de religions dans le monde depuis des milliers d’années. Sachant que les 50 preuves sont cumulatives et prétendent prouver toutes le même Dieu, ne l’oubliez pas.

    J.E : On en revient à la promotion par le puissant empire romain et aussi à l’ingéniosité des missionnaires. D’un point de vue athée, qu’une religion soit plus répandue qu’une autre ne prouve pas qu’elle est vraie, puisqu’aucune n’est considérée comme vraie. Cela serait éventuellement un argument seulement si l’on présupposait qu’il y avait une religion vraie.

    1. Il n’existe aucun autre manuscrit de l’Antiquité que ceux de la Bible qui soient aussi précis et concordants

    J.E : La Bible n’est pas aussi cohérente que cela. Les gens qui étudient la Bible dans le détail reconnaissent que les différents récits y sont un peu contradictoires. Concernant les points communs entre les récits, ils peuvent s’expliquer de diverses façons : que les auteurs se soient entendus ou bien aient copiés les uns sur les autres, ou encore que des éléments aient été rajoutés postérieurement.

    D’autre part, à ma connaissance, les historiens considèrent que même si la Bible cite des éléments historiques, elle contient aussi beaucoup d’affirmations fausses. N’étant pas historien, je ne peux pas développer plus que cela.

    J.R : La preuve ne concerne pas la cohérence de la Bible mais la cohérence des manuscrits bibliques entre eux. Aucune comparaison possible entre les manuscrits bibliques entre eux et tout autre manuscrit de n’importe quelle œuvre de l’antiquité. Pourquoi selon vous ?

    J.E    Il me semble qu’il y avait d’autres écrits a l’époque. Notamment des récits extraordinaires comme l’Illiade. Après, n’étant pas historien, je ne peux pas trop développer cela. Pour ce qui est de la conservation de l’Ancient Testament, cela s’explique par le travail des communautés juives.

    1. Les Prédictions Messianiques de la Bible

    J.E    Il n’est pas étonnant que des gens ayant écrit des récits pour décrire un messie y ait mis des éléments qui étaient dans l’Ancien Testament. Ce qui serait étonnant, c’est que les faits relates soient avérés et correspondent aux prédictions. Mais c’est justement ce que cette affirmation cherche à démontrer.

    J.R : En fait pour tenter de prouver que cet argument est faux, il faut selon moi :

    – prouver que Jésus n’a pas existé, donc qu’aucun historien, chrétien ou non chrétien, ni qu’aucune personnalité chrétienne ou pas ait jamais parlé de lui en son temps ;

    – prouver que ceux qui ont cru dans l’Ancien testament ont aussi cru dans la venue du messie et ne l’ont pas fait crucifier

    Hélas je cite dans mon livre et dans ma réponse aux athées en action toutes les sources du contraire. Qu’en déduisez-vous ?

    J.E    Je ferais une différence entre l’existence d’un Jésus historique et l’existence d’un Jésus faisant des miracles et correspondant vraiment aux prédictions de l’Ancien Testament. Même si je ne suis pas convaincu qu’un Jésus historique ait existé, je ne pense pas avoir la charge de prouver son inexistence. Et puis c’est une débat d’historien.

    Ce qui importe plus, c’est si un Jésus faisant des miracles a existé. Il me semble que les sources historiques autres que la Bible ne relatent pas les miracles en question. De mon point de vue, la charge de la preuve est au niveau des miracles. Il ne me semble pas que les miracles soient relatés dans des écrits considérés comme fiables. Là encore, on en revient à un débat d’historien.

    Sinon, que quelqu’un ait été crucifié ne démontre pas sa divinité.

    1. Jésus est l’être humain le plus connu et le plus influent au monde.

    J.E :   Le personnage de Jésus est connu parce que la religion chrétienne a eu beaucoup d’influence. Cela ne prouve pas que ce qui est dit a propos de ce personnage soit vrai. En l’occurrence, cela ne prouve pas que Jésus existe au XXeme siècle et qu’il soit un aspect de Dieu. L’idée de Jésus en revanche est très présente, dans l’esprit des chrétiens notamment.

    J.R : Si vous dites « personnage » c’est que vous avez la certitude qu’il n’a pas existé. Or son existence est plus attestée historiquement par des chrétiens et non-chrétiens que des empereurs de l’époque. Dès lors, il faudrait expliquer pourquoi vous croyez dans quelque chose qui est faux et que vous vous basez dessus pour croire que ce qu’il a dit ne serait pas vrai. D’ailleurs là n’est pas la question posée. Jésus est-il oui ou non l’être humain le plus connu et le plus influent au monde, alors qu’il n’a jamais rien écrit et qu’il était pauvre et mort à 33 ans ? Si oui, comment l’expliquez-vous d’un point de vue rationnel ? Je ne reviens pas sur l’argument circulaire du christianisme qui a eu beaucoup d’influence.

    J.E    Non, j’utilise le mot personnage parce que je considère qu’il s’agit d’un agrégat de considérations historiques et spéculatives. L’être humain Jésus d’il y a deux mille an, en supposant qu’il a existé, est mort depuis longtemps. Je ne sais pas si quelqu’un nommé Jésus a existé.

    C’est vous qui vous basez sur son existence historique. Moi je n’ai pas besoin de cette base.

    Pour revenir à la question, il y a plusieurs facteurs explicatifs comme : la puissance de l’empire romain et la psychologie (Jésus est sympathique et il est un bouc émissaire parfait puisqu’il prend tout sur lui).

    1. Jésus est différent de tous les autres hommes

    J.E    Oui, et ?

    J.R : Si c’est le cas, comment l’expliquez-vous rationnellement ?

    Il est le seul à ne jamais avoir menti, d’après tout ce que ses amis et ennemis ont dit de lui. Il est le seul à avoir parlé et agi comme étant l’égal de Dieu. Il est le seul à être mort dans une passion terrible, pardonnant et offrant sa vie pour la multitude. Il est le seul à avoir dit qu’il ressusciterait au bout de 3 jours, ce dont il existe des preuves (voir ci-dessous). Il est le seul pour lequel d’autres hommes ont témoigné au prix de leur vie que Dieu lui a fait traverser la mort (autrement dit qu’il est ressuscité).

    J.E : Une explication plausible est que cette perfection a été inventée. Encore une fois, il se peut qu’un personnage historique ait existe mais qu’il n’ait pas été aussi parfait. Ensuite, que des gens ait risque leur vie pour affirmer leur croyance montre leur attachement pour cette croyance, pas que la croyance en question soit vraie.

    1. Jésus est ressuscité

    J.E    Dans les cœurs des humains qui croient en lui. Ce qui est un point de vue subjectif. Chacun est libre de croire ce qu’il souhaite. Y compris de croire que Jésus est seulement un personnage conceptuel.

    J.R : Je vous renvoie à ces faits historiques : http://www.reasonablefaith.org/french/cinq-raisons-qui-font-que-dieu-existe

    J.E    Ce ne sont pas des faits historiques mais des raisonnements métaphysiques.

    1. La probabilité pour que l’Univers existe est nulle

    J.E    Il est vrai que les paramètres de l’Univers ont des valeurs pratiques pour que la vie existe. Pour moi, cela suggère qu’il y a d’autres Univers avec d’autres paramètres. Dans tous les cas, cela ne prouve pas l’existence de Dieu, puisque Dieu lui-même a une probabilité nulle d’exister, ce n’est donc pas une hypothèse plus probable.

    J.R : Dieu est défini comme en dehors de l’espace et du temps, infini et incréé, sa probabilité n’est donc pas nulle d’exister puisqu’il ne se plie pas aux lois qu’il a créées dans l’espace et dans le temps (sauf quand il décide de s’incarner dans sa création, en la personne de Jésus).

    Par contre la probabilité pour que l’Univers existe est nulle car le néant ne donne pas naissance à rien. Or il a été démontré scientifiquement depuis quelques dizaines d’années (ce que les auteurs de la Génèse ignoraient) que l’Univers n’a pas toujours été. Auparavant tout le monde, scientifiques compris, croyaient en un Univers éternel.

    Si la loi de la causalité est vraie, il est impossible que l’Univers soit né à partir de rien. Mais pas qu’il y ait une cause première qui elle-même n’ait pas de cause. Si ?

    J.E    Je ne reviens pas sur votre conviction de l’existence de Dieu.

    Pour la question de la causalité, je pense que plus l’on approche du Big Bang, plus les circonstances sont particulières et moins les lois de la causalité telles que nous les connaissons s’appliquent. Les connaissances scientifiques actuelles suggèrent que le contenu de l’Univers provient des fluctuations quantiques aléatoires. Voir par exemple Lawrence Krauss.

    1. La probabilité pour que la vie existe sur Terre est nulle

    J.E    Je ne pense pas. La Terre a des paramètres adéquats pour l’apparition de la vie. Cela peut paraître une bonne coïncidence, mais en considérant l’ensemble des planètes qui existent dans l’Univers, il y a une telle multitude que trouver un certain ensemble de paramètre est en fait une certitude. Simplement, nous sommes la vie en question, et donc, nous pouvons nous émerveiller des conditions favorables. Sur les planètes ou il n’y a pas la vie, il n’y a personne pour se poser la question.

    J.R : « Le chercheur américain Michel Hart, du Trinité collège, a montré que la probabilité pour qu’une molécule organique susceptible de se dupliquer apparaisse spontanément à la faveur de collisions aléatoires est quasi – inexistante. C’est lui qui a calculé cette valeur de 10-30. La probabilité d’apparition de la vie est infiniment petite, voire nulle ! Mais comparons… Quelle est la probabilité que le journal d’aujourd’hui contienne 1200 fois la lettre  » a « , 867 fois la lettre  » b « … Réponse: Quasi – nulle. Mais, la vie, comme ce numéro d’un journal, comme tout autre événement décrit avec précision n’est pas improbable, mais… imprévisible. »[1]

    [1] http://villemin.gerard.free.fr/aScience/Biologie/aHOMME/Vie.htm

    J.E : Une faible probabilité n’est pas une impossibilité. Encore moins quand il y a des innombrables planètes. La comparaison avec un journal n’est pas valable puisqu’un journal est écrit par un être humain qui n’a pas un comportement aléatoire.

    1. Seul Dieu explique le passage de l’inerte à la vie, de l’absence d’intelligence à l’intelligence, de rien à quelque chose

    J.E :   Voilà une affirmation péremptoire. Autrement dit, est-ce qu’il y a un débat ou pas ?

    J.R : A vous de démontrer scientifiquement comment, sans faire appel à Dieu, on peut passer de la matière inerte à la vie, de l’absence d’intelligence à l’intelligence, de rien à quelque chose. C’est ce que vous croyez a priori. Et vous ne croyez pas quelque chose sans preuve, a priori.

    J.E :    En supposant que je n’ai pas de preuve, cela ne prouverait pas l’existence de Dieu. Au cours de l’histoire, un nombre de phénomènes a été explique par « Dieu l’a fait ». Au fur et à mesure de la compréhension scientifique des phénomènes, des explications alternatives ont été trouvées et l’explication « Dieu l’a fait » a été abandonnée.

    Sinon pour l’essentiel, la réponse a votre question est : l’Évolution.

    1. La cote est le seul os humain qui se reconstitue quand on l’enlève

    J.E :    Peut-être, et ?

    J.R : Ceux qui ont écrit la Génèse n’avaient aucun moyen de le savoir. Sinon comment expliquez-vous cela ? Simple coïncidence ? Autre raison ?

    « Dans une nouvelle étude du Journal of Bone and Mineral Research, une équipe dirigée par la chercheuse de l’USC Stem Cell Francesca Mariani a étudié le phénomène.  Utilisant l’IRM, l’équipe a étudié la guérison d’une côte humaine qui avait été partiellement ôtée par un chirurgien. Les 8 centimètres manquant de l’os et le centimètre manquant de cartilage se sont partiellement réparés après 6 mois. »[1]

        [1] http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2756968/We-regenerate-Researchers-reveal-ribs-regrow-damaged-say-true-entire-skeleton.html, traduit en français par l’auteur

    J.E :    Il ne me semble pas que la Genèse dise que la cote se soit reconstituée. D’autre part, il y a d’autres traductions possibles du texte hébreu :

    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/07/11/quel-os-dieu-vraiment-pris-a-adam-pour-creer-eve/

    1. *L’idée du Big Bang est dans la Bible

    J.E    Faux. La Genèse parle d’une création de la Terre. Les étoiles y sont des sortes de lampions pour éclairer la nuit.

    J.R : « La plupart des cosmologistes (les scientifiques qui étudient les structures et l’évolution de l’univers) s’accordent que la création de la Genèse, dans la rêverie d’un vide initial, peut être incroyablement près de la vérité. » Time, décembre 1976

    « L’univers subitement naît d’une explosion… Le Big Bang a une ressemblance mystérieuse à l’ordre de la Genèse. » L’écrivain scientifique Jim Holt, Wall Street Journal

    « De nouvelles révélations scientifiques des supernovas, des trous noirs, des quarks et le big bang suggèrent même à certains scientifiques qu’il y a un « grand architecte » dans l’univers. » Les Nouvelles Américaines et le Rapport Mondial, 31 mars 1997

    J.E    Des gens ont envie de faire des rapprochements, et ?

    1. La Bible et la suspension libre de la Terre dans l’Espace

    Pas de réponse

    1. La Bible et la science de l’Océanographie

    J.E    Si je comprends bien, vous parlez de phrases de ci de la que vous interprétez comme des affirmations scientifiques. Étant donne les nombreuses phrases, et en l’occurrence ayant une teneur poétique, il est probable que certaines puissent être interprétées comme cela. Cela ne prouve pas que cela en était l’intention au départ. Par exemple le livre de Job est plutôt une réflexion sur le Bien et le Mal et sur la vie et la mort.

    Et quand bien même un auteur aurait eu une intuition vérifiée scientifiquement, cela ne prouve pas l’existence de Dieu. En effet, cela revient à dire : il y a telle phrase qui est vraie dans la Bible, donc par généralisation la Bible est vraie, donc Dieu existe puisque la Bible le dit.

    J.R : « Matthew Maury (1806-1873) est considéré le père de l’océanographie. Il a remarqué l’expression « les sentiers de la mer » dans le Psaume 8:8 (écrit il y a 2,800 ans) et a dit, « si Dieu a dit qu’il y a des sentiers dans la mer, je vais les trouver. » Maury a alors pris Dieu aux mots et est allé chercher ces sentiers et nous sommes redevables à sa découverte des courants continentaux chauds et froids. Son livre sur l’océanographie reste un texte fondamental sur le sujet et est toujours utilisé dans les universités. » Ray Comfort, Faits scientifiques dans la Bible

    J.E    Des gens se justifient par des passages bibliques. Cela est peut-être lie au fait que la Bible étant une référence culturelle, cela donne un sentiment d’appartenance et de légitimité.

    1. La Bible parle d’un ancêtre commun

    J.E    Mais encore ?

    J.R : « Les chercheurs suggèrent que pratiquement tous les hommes modernes, dont 99 % d’entre eux, nous dit un scientifique, est rattaché de près génétiquement et partage des gènes avec un ancêtre mâle surnommé chromosome-Y Adam. Nous constatons que les humains ont des racines génétiques très peu profondes qui viennent d’un ancêtre très récent… Cela indique que l’origine a pris naissance à un endroit spécifique sur le globe et ensuite il s’est répandu de là. » US. News & World Report, 4 décembre, 1995

    J.E    C’est encore une utilisation de la Bible à des fins de communication. Si j’ai bien suivi, au cours de l’évolution, il y a eu un groupe assez restreint d’humains : peu avaient survécu. Ce petit groupe s’est ensuite remultiplié. Il ne s’agit donc pas d’une origine génétique récente mais d’une réduction temporaire du pool génétique.

    1. Le christianisme a donné la science moderne

    J.E    La science est certes apparue dans un milieu où les gens étaient pour la plupart croyants. Cependant, ce qui a produit la science moderne, c’est la rigueur de raisonnement, la volonté d’apprendre sur la réalité en réalisant des expériences pour vérifier les hypothèses. Avoir la foi en Jésus n’est pas une garantie de faire du travail scientifique de qualité.

    J.R : Il faut croire que ce que vous dites est faux, puisque les principales branches de la science moderne ont toutes été créées par des créationnistes :

    « Beaucoup de grands scientifiques du passé qui ont fondé et ont développé les disciplines clés de la science étaient créationnistes. Notez les exemples suivant :

    En physique : Newton, Faraday, Maxwell, Kelvin

    En biologie : Ray, Linnaeus, Mendel, Pasteur

    En géologie : Steno, Woodward, Brewster, Agassiz

    En astronomie : Kepler, Galiléo, Herschel, Maunder

    Ces hommes, ainsi que plusieurs autres qui pourraient être mentionné, étaient créationnistes, pas des évolutionnistes et leurs noms sont pratiquement synonymes avec la progression de la science moderne. Pour eux, l’entreprise scientifique était la plus haute vocation, c’est être dédié aux pensées de Dieu. » Henry M. Morris et Gary E Parker, What is Creation Science ?

    J.E    Les scientifiques sont des êtres humains qui font partie d’une culture et donc ils s’expriment dans les termes de leur culture. Rien de bien étonnant. Ironiquement, leur travail a permis la progression de l’athéisme. D’où le rapport assez ambigu que la religion a entretenu avec la science.

    1. Plusieurs des meilleures universités au monde ont été fondées par des protestants

    J.E    C’est possible. L’occident a donné le protestantisme autant que la science moderne. Je ne vois pas en quoi cela prouve l’existence de Dieu.

    J.R : Je sais que vous ne le voyez pas, mais là n’est pas la question que je vous pose. Le défi consiste à expliquer pourquoi ces faits ont eu lieu en terre chrétienne et pas ailleurs, sans faire référence à l’idée de Dieu.

    J.E    Eh bien par exemple, il me semble que dans l’Islam la science a été considérée comme maléfique pendant un temps. Et puis d’autres régions du monde n’ont pas eu les mêmes avancées technologiques. L’occident n’est pas que le berceau du christianisme, il est aussi le lieu des philosophes grecs par exemple. Le christianisme est un élément parmi d’autres, il n’est pas la cause de tout dans la civilisation occidentale.

    1. Le protestantisme a permis le développement du capitalisme comme nulle autre religion

    J.E    Oui, et ? Le capitalisme est une preuve de l’existence de Dieu ?

    J.R : Le capitalisme a sorti des milliards de gens de la pauvreté, en a guéri autant, grâce à la science médicale. Or Jésus a guéri quand il est venu sur terre, et Dieu souhaite le bien pour sa création. La pauvreté est-elle une bonne chose selon vous, ou une mauvaise chose ? Et la maladie ? Et de toute façon, la question est la suivante : comment expliquez-vous ce fait autrement que par Dieu ?

    J.E    Est-ce bien sérieux comme question ? La pauvreté est négative évidemment.

    Je ne considère pas que le capitalisme soit bon ou mauvais en tant que tel. Il est assez ambigu par rapport à la pauvreté. Le résultat en Afrique n’est pas aussi glorieux que cela. Et je ne parle même pas de l’industrie de l’armement qui fait du lobbying pour favoriser les guerres.

    Ce n’est pas qu’une question de capitalisme, il y a la problématique des monopoles et des intérêts nationaux, mais aussi de la fabrication du consentement dans l’opinion publique, la question de la démocratie aussi.

    On garde par exemple des impôts élevés pour les petites entreprises parce que les grandes entreprises sont puissantes et même si on pouvait baisser les impôts des petites entreprises et augmenter les impôts des grandes entreprises, on ne le fait pas.

    Donc, nous ne sommes pas d’accord sur la prémisse que le capitalisme est en soi une bonne chose. C’est plus compliqué que cela.

    J.R : Je vous laisse le dernier mot sur chaque réponse, mais je fais une réponse globale cette fois, libre à vous d’y répondre.

    Ce qui est intéressant dans vos réponses, c’est qu’elles font totalement fi du fait qu’il y a des milliers de religions sur terre, ce que les athées nous servent pourtant matin, midi et soir. Là bizarrement, cet argument n’est jamais invoqué. Pourquoi pas ? Sachant qu’il y a des milliers de dieux et de religions dans l’histoire, il est contraire aux probabilités qu’une seule religion et qu’un seul Dieu ressortent parmi tous, dans autant de facteurs vérifiables comme étant positifs (notamment les preuves 16 à 50) ou largement à l’écart de tous les autres (notamment les preuves 1 à 7).
    Par exemple vous cherchez à expliquer comment le christianisme est devenu la première religion, mais pas pourquoi. S’agit-il du hasard, comme les athées le croient généralement ? Pourquoi ne croyez-vous pas qu’il s’agit du hasard ? Croyez-vous que l’univers a un sens ? Non, donc il ne peut s’agir que du hasard n’est-ce pas ? Pourquoi ne l’invoquez-vous pas ? A moins de considérer que ce serait une défaite en rase campagne que de l’invoquer, ce que je pourrais comprendre. Mais les athées adorent évoquer le hasard quand il s’agit de la théorie de l’évolution, de la naissance de l’univers ou de tant d’autres choses. Quand il s’agit de 50 faits qui convergent vers une seule croyance en Dieu, et même 51 quand on ajoute le fait que les Etats-Unis soient devenus 1ère puissance mondiale à partir de rien en moins de 3 siècles en étant majoritairement protestants, ce n’est plus le hasard.
    J’ai été athée 36 ans, je connais votre point de vue. Je croyais au hasard et à l’absence de sens dans l’Univers moi aussi. Personne ne m’a présenté ces 50 preuves quand j’étais athée et je ne sais donc pas comment j’y aurais réagi. Mais normalement j’aurais pu comprendre ce qui était dit là, car ce sont des preuves factuelles, physiques, et non surnaturelles. Oui il existe des dizaines de contemporains de Jésus, non-chrétiens, qui ont dit qu’il a existé, voire qu’il a été crucifié et qu’il a prétendu être ressuscité. Oui, la Bible est le livre le plus vendu, imprimé, et traduit au monde. Des milliards de livres humains différents, mais un seul à être le plus vendu, imprimé et traduit. Hasard ? Coïncidence ? Peut-être. Mais alors le fait que Jésus soit l’homme le plus connu et influent aussi. Et le fait que les pays scandinaves et Israël soient premiers dans tout un tas de domaines très importants (pour ne pas dire fondamentaux) alors que les éléments climatiques leur sont très défavorables, et dans le cas d’Israël qu’il soit entouré d’ennemis depuis sa création, aussi. Etc.
    A partir de combien de faits de ce genre commencerez-vous à douter qu’il s’agit du hasard ou d’une autre raison que le Dieu de la Bible ? En d’autres termes, quel est votre niveau de preuves exigé ? Si 1000 preuves comme celles-là ne suffisent pas à vous faire changer d’avis, êtes-vous sûr d’être rationnel ? Ou bien demandez-vous que Dieu se présente à vous physiquement pour y croire, ou bien faut-il qu’il déplace des montagnes devant vous ? Les protestants comme moi croient que seul Dieu peut nous faire croire à lui. Et vous, quelle est votre croyance ?

    J.E : Je réponds ici a votre réponse globale.

    Le fait qu’il y ait des milliers de religions sur Terre me semble un argument intéressant, cela dit, je ne pense pas qu’il vous convainque parce qu’il me semble que votre argumentation repose sur la performance du christianisme, et donc en quelque sorte, que cette religion ait gagné la compétition de la suprématie mondiale est pour vous une sorte de preuve de sa supériorité, qui serait une preuve de vérité. Or quand bien même tout le monde serait devenu chrétien, cela ne me semblerait pas un argument valable pour dire que ce soit une vérité autre que psychologique et sociale.
    Pour ma part, je pense qu’il y a de l’arbitraire dans les religions, et les religions multiples sont un argument dans ce sens. Mais ce qui me semble plus convaincant, c’est de se demander : si l’on effaçait tous les livres religieux et que les gens oublient, est-ce que la religion chrétienne réapparaitrait telle quelle ? Comparez par exemple avec la recherche scientifique : si l’on jetait toute la science et qu’on recommençait de zéro, on retrouverait les mêmes vérités, parce qu’elles sont testées, confrontées a la réalité. Une telle remise en question fondamentale n’est pas présente dans les religions, ce qui fait qu’elles sont moins crédibles pour dire des vérités universelles.
    Cela dit, je ne considère pas pour autant qu’il n’y ait pas de valeur dans les religions. Libre à chacun d’utiliser sa religion pour son émancipation ou son bonheur. Pour moi, il s’agit d’une méthode, qui n’est pas en soi vraie ou fausse.
    Concernant le pourquoi, je vois un peu ou vous voulez en venir. Le hasard est effectivement une base fondamentale, cependant, il n’explique pas tout. La réalité a une forme de cohérence, qui fait que l’on peut appliquer de la logique sur les événements. On peut donc trouver des explications historiques, politiques, culturelles, psychologiques et sociales pour l’émergence d’une religion. Cela dit, même si l’on trouvait toutes les raisons, on pourrait encore se demander pourquoi ces raisons ont eu lieu. Plus on revient dans la chaine causale, plus on trouve du hasard.
    C’est un peu comme l’effet papillon. Si l’on remonte dans les causes, on trouvera des causes anodines, qui n’ont plus de lien évident avec ce qu’on cherche a expliquer, et ou les acteurs éventuels n’ont pas fait de choix particulier. Par exemple, le symbole de la croix découle du fait que c’était un instrument d’exécution dans l’empire romain. Lorsque les premières croix ont été construites, il n’y avait pas d’intention vis-a-vis de ce que deviendrait le christianisme. Il s’agissait simplement d’une façon d’accrocher les bras.
    Donner un sens a posteriori est une attitude humaine qui permet d’organiser ses pensées, faire des associations d’idées. Ce sens est une construction personnelle ou partagée, et dans une certaine mesure arbitraire. Chacun est libre de donner le sens aux choses comme il le souhaite. Je ne pense pas qu’il n’y ait pas de sens, mais que le sens est plutôt subjectif. C’est d’ailleurs pour cela que souvent les gens ne sont pas d’accord. Ils ne définissent pas les mots de la même façon, ne font pas les mêmes associations d’idées, etc.
    S’il y avait mille arguments qui me convaincrait que le christianisme en tant que tel est en soi plus convaincant et plus à même d’être influent que les autres religions, pour moi ce ne serait pas une preuve de la vérité métaphysique du christianisme, mais cela dirait quelque chose de la psychologie humaine. Prenez par exemple la rhétorique. Les meilleurs arguments ne le sont pas nécessairement parce qu’ils sont objectifs et conformes à la réalité.

    Il s'agit des 18 premiers points parmi les 50 proposés par Jean Robin dans son livre 50 preuves que Dieu existe.


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    everythingisblack
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    bonsoir, je suis actuellement en 1er S.

    Mes notes n'ont pas été très bonnes car je n'ai pas travaillé à fond durant l'année, mais je veux tenté la terminale S et avoir mon bac.

    je suis consciente de mes difficultés mais tout de même je reste motivé.

    Cependant peu de personne croit en moi, ni même ma mère et mes professeurs principaux et cela agit sur mon moral.

    que devrai-je faire ? passer en terminal ou changé de voie ?!


  4. A partir du 1er Juillet 2015, vous n'avez pas besoin de visa pour le Vietnam pour des séjours inférieurs à 15 jours (jour d’arrivée et de départ inclus) avec un seule entrée sur le territoire vietnamien si vous possédez un passeport français, espagnols, allemand, italien ou britannique. Cette politique est en vigueur jusqu'à 30 Juin 2017.

    Il faut que votre passeport valide au minimum de 6 mois et votre billet d'avion retour ou de continuation pour une autre destination est à présenter à l'arrivée. Votre seconde entrée sans visa sur le territoire vietnamien n’est autorisée qu’au moins d’un mois après la dernière sortie.

     

    Le visa sur passeport ou avec une autorisation "spéciale" avant départ reste obligatoire dans les cas suivants :

    ·      Séjour de plus de 15 jours

    ·      Séjour pour une multiple entrée au Vietnam

    ·      Entrée après le 30 juin 2017

    Un visa touristique pour un séjour de 30 jours revient à 60 € avec entrée simple, à 90 € avec entrées multiples (frais postaux non compris). Si vous arrivez en avion, les agences de visas en ligne assurent un service plus efficace, rapide et économique que les ambassades vietnamiennes. Notez que le passeport doit être valable 6 mois après la date d’expiration du visa.

     

    Une demande de visa pour le Vietnam coûte 70€ à l’ambassade vietnamienne en France, alors que la demande de visa «à l’arrivée» ne coûte que 25 USD/personne pour une séjour avec entrée simple.

     

    Si vous prévoyez de sortir du Vietnam et d’y entrer à nouveau par le Cambodge ou le Laos, demandez un visa à entrées multiples, valable 90 jours (environ 110 $US). 

     

     

     

    Documents nécessaires : visa touriste

     

    Formulaire:

        Un formulaire officiel de l'ambassade du Vietnam "Demande de visa du Vietnam (FN-1a)" rempli intégralement 2 exemplaires/personne. Attention, il vous faut remplir toutes les rubriques du cette formulaire pour éviter tout retard.

     

    Photo d'identite:

        Deux photo d'identité couleur - format 4,5 x 3,5 cm (pas de photocopie ni de photo scannée) collée sur chaque exemplaire du formulaire ci-dessus.

     

    Passeport:

        Passeport original, valable au moins encore un mois après la date de sortie du Vietnam ainsi qu’une page entièrement libre de toute inscription pour le visa Vietnam.

     

    Règlement:

        Pour la demande déposée directement à l’Ambassade, le règlement des frais de visa est mis en espèces.

    Pour la demande par correspondance, des frais de visas sont payés par chèque dont le montant varie selon du nombre d’entrées et de la durée de votre voyage.

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  5.                                                                                                                dyguis10.jpg
                                        

                           Ma prestation "Chippendale" chez Florence

       C’est devenu une constante. C’est devenu une habitude. C’est devenu un rituel. C’est écrit dans le contrat. Comme tous les samedis soirs, j’assure une de mes prestations "Chippendale". Ce soir, c’est chez Florence. J’arrive donc pour 19 h30 précises. Je gare ma mobylette dans le jardin. Clémentine et Florence m’accueillent.


    Florence est une jeune étudiante de la Fuck de Droit. Elle fête ce soir ses 19 ans. A cet effet, elle organise une soirée. Florence a invité une vingtaine de filles. Ses amies. Toutes étudiantes, comme elle, à la Fuck de Droit. Universitaires. Florence est toute contente de faire ma connaissance. Elle me connaît de réputation à cause de mes prestations.

       Une fois encore, ce seront les WC qui serviront de loges. Je pourrais m’y changer, me préparer et même faire pipi. Je décroche les sacoches de ma mobylette. Ces sacoches sont précieuses. Elles contiennent tout mon matériel. Je suis donc dans les toilettes, accompagné de Clémentine et de Florence. Clémentine est ma précieuse "manager".

       Il est 20 h. La soirée débute à 20 h15. Toutes les filles sont déjà là. Nous pouvons entendre les bavardages, les rires. Clémentine fait également "Disc-Jockey". Elle nous quitte pour aller mettre la musique de l’indicatif. C’est le début. J’arrive sur ma mobylette rutilante, brillante et nettoyée. Comme j’ai percé le pot, elle fait le bruit d’une Harley.

      Je monte sur scène dans une salve d’applaudissements. Florence me rejoint et s’empare du micro. Elle me présente. < Bonsoir les filles. Nous accueillons ce soir Maître Gilbert. C’est le monsieur des saucisses ! > fait-elle en souriant. < La saucisse ! La saucisse ! On veut la saucisse ! > s’écrient les filles qui connaissent ma réputation de Chippendale.

       Je suis déguisé en Joconde de Léonard de Vinci. C’est un déguisement absolument divin, esthétique et très raffiné. Je suis chaussé de mes habituelles palmes de plongée. J’attaque avec "Les copains d’abord" de Georges Brassens. Pour surprendre l’auditoire, et afin de ne pas imiter, je chante cette chanson en patois Bavarois du XVIIème siècle.

       Je reste avec l’aspect figé de La Joconde. C’est difficile. Mon maquillage a tendance à dégouliner. Les projecteurs. Je parcours la scène de gauche à droite et de droite à gauche avec un parfait "Moon-Walk" façon Michael Jackson. Une véritable ovation ponctue ma prestation. J’enchaîne avec "Oh Gaby" de Alain Bashung en patois auvergnat.

       Une fois encore, le délire s’empare de l’assemblée. Des filles se mettent à hurler, à crier. Des petites culottes volent. Un soutien-gorge 90 b vient s’enrouler autour de mon cou. Je continue avec "Le Téléphon" de Nino Ferrer. Délire. J’interprète cette chanson en dialecte Serbo-Croate du début du XXème siècle. Un tonnerre d’applaudissements.

    Une fille monte sur scène et veut s’emparer de ma tunique. Mon masque de La Joconde tombe au sol. Je suffoque. Une autre veut m’arracher mon slip. Heureusement que je n’en porte pas. Je m’enfuis m’enfermer aux cabinets. Clémentine et Florence nous enferment à clef. Dehors, les filles frappent contre la porte. C’est inquiétant. La gloire
     
    J’en profite pour faire pipi. Florence tente en même temps d’ajuster la ficelle de mon string que je porte à l’envers. La ficelle devant permet une plus ample gestuelle mais cause du souci à Florence qui tente de l’ajuster. De l’aligner. Clémentine me fixe la grande plume rose derrière. Je garde mes palmes de plongée. C’est l’heure d’y retourner…

       J’arrive. Je monte sur scène. Je suis vêtu de mon string doré à paillettes argentées que je porte à l’envers. C’est beau. J’effectue un nouveau "Moon-Walk" tout le long de la scène. Avec mes palmes noires de plongée c’est assez délicat. J’attaque avec "Femme libérée" de Cookie Dingler que je chante en dialecte Autrichien du XVIIIème siècle. Dur !

       A nouveau, le bordel recommence. Des petites culottes trempées viennent s’étaler et coller partout sur la scène. Il y en a même qui collent aux murs. Une fille monte sur scène et tire sur la ficelle de mon string. La ficelle craque ! Je suis à poil avec la plume qui flotte. J’ai toutes les peines du monde à m’enfuir chaussé de mes palmes de plongée.

    Clémentine, Florence et moi, nous sommes à nouveau enfermés à double tour dans les toilettes. Je me prépare. Pour la dernière partie de ma prestation, je mets ma panoplie de naturiste parisien. C’est du plus bel effet. Saillant. Je reviens pour la fin. Je grimpe sur scène. < La saucisse ! La saucisse ! > hurlent les filles. C’est l’hystérie. Vraiment.

       J’ai à peine le temps de chanter "Tata Yoyo" d’Annie Cordy, m’accompagnant au banjo, que le bordel recommence. Pourtant je chante en dialecte Mandarin du XVIème siècle. Rien y fait. Des filles montent pour m’attraper les poils. Ma panoplie de naturiste se déchire. Une fois encore, c’est tout nu que je cours m’enfermer au WC. Ouf, sauvé !

       Clémentine et Florence m’aident à retirer mes palmes de plongée pendant que je fais pipi. La soirée est un triomphe. Je reviens pour le rituel de la photo souvenir. Les filles sont toutes là. Le calme est revenu. Il y a un recueillement. Des filles me tiennent par les épaules, les hanches, les poils pubiens. J’agite jésuitiquement ma saucisse de Morteau.

       Une fois seuls, tous les trois, Clémentine, Florence et moi, c’est le rituel de la dégustation. Après remise du chèque. Florence veut absolument goûter à la saucisse de Morteau. Elle apprécie les salaisons et le goût légèrement fumé. < C’est quoi, au bout ? On dirait de la "Vache qui rit ? > me demande t-elle, ravie mais avec une curiosité amusée.

    Clémentine ramasse les petites culottes mouillées qui collent un peu partout, oubliées par les filles après le show. Florence passe la serpillère sous les chaises. Je reste sur une intense satisfaction de réussite après cette soirée. < Samedi prochain, tu assures ta prestation "Chippendale" chez Amandine ! > me fait Clémentine, ma "manager"…

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  6. Tequila Moor
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    Désinvolte salpêtre,
    Les mots vont se repaître
    Du mal ou du bien-être,
    Du on se croyant maître.

    En premier ? Errement primal.

    Tu n'existe qu'en eux.
    Je s'y invente au mieux.
    Elle est fort merveilleux.
    Il en obtient les cieux.

    En second ? Nier l'animal.

    Dispensable "que sais-je",
    Le sens – flocon de neige –
    De nos cerveaux fait siège :
    Nul silence n'allège.

    En tertio ? Racine du mal.

    D'où vient cette langue : âge
    Ou pitrerie ? Lent gage
    Pour humains – qui l'engage,
    Quoi nous le rend vital ?

    En tout, ne reste que langages.


  7. Pièce n°1 : 
    « On va orienter la thérapie sur cette question de l'auto-maltraitance. »
    Vendredi matin, l'infirmière en charge de mon suivi me dit cela. Pourquoi vous maltraitez-vous ainsi ? Depuis lundi et pour deux mois, je suis en semi-hospitalisation. Ce n'est pas un hôpital mais une association, où tout le monde a flirté avec la mort. Me trouver là est déjà l'aboutissement d'un long chemin, il va maintenant falloir m'y retrouver. 

    Pièce n°2 : 
    Sans trop savoir pourquoi, je vais au S*** avec des amis que je me suis faits ces derniers mois. Finalement, je n'y suis qu'avec M*** et comme elle est comme moi, elle ne s'y sent pas vraiment à l'aise. Je croise ces gens que j'ai vus tous les week-ends ou presque pendant deux ans. La moitié ne me reconnaît pas, l'autre moitié est glaciale. Je savais que ce lieu était essentiellement fréquenté par des connards, j'apprécie d'en avoir la preuve et le détail, la certitude nuancée. B*** mixe, M*** s'en va, B*** fait un ulcère, on l'emmène aux urgences. J'ai l'impression de passer ma vie aux urgences de toute manière, c'est la troisième fois en deux semaines. Je préfère finalement être à l'hôpital qu'au S***. 

    Pièce n°3 : 
    G*** commence à remettre en question la viabilité de son couple s'il reste monogame. Il devient possible que nous nous voyions. Simultanément, je prends pleinement conscience du fait que je souhaite, au fond, tomber enceinte de lui, ce qui est totalement démesuré puisque nous ne nous sommes même pas vus réellement. Cet homme doux, rassurant et brillant suscite en moi des désirs de liberté et d'attachement, j'aimerais que nous soyons là l'un pour l'autre. Révélateur de ma déconnexion de la réalité : il va épouser quelqu'un d'autre. Je suis totalement à côté de mes pompes. Quelques douces soient ses paroles, elles ne sont au fond que des *mots en l'air*…

    Pièce n°4 : 
    P*** se fait une nouvelle fois hospitaliser, encore un sevrage. Il a beaucoup avancé dans son travail thérapeutique depuis que je le connais. Il me parle de son ex, celle avec laquelle il était, quand tout allait bien encore. Son travail lui a permis de comprendre que, dès le départ, il a accepté des choses qu'il n'aurait jamais dû accepter et juste après, il a commencé à s'autodétruire dans l'alcool. Ces mots simples recouvrent une réalité très juste et je ne suis pas du tout choquée qu'il lui ait fallu des années pour en arriver à cette prise de conscience. On dit souvent, à tort, que la difficulté est de trouver les mots justes. Non. Les mots sont là, évidents. Il faut accepter ces sensations que l'on fait tout pour fuir mais les mots, eux, n'ont rien de difficile. 

    Pièce n°5 : 
    J'ai consacré une grande partie de mon après-midi de samedi à débattre de questions philosophiques. Peut-on se poser des questions existentielles sans être né dans une famille croyante ? Le cas de Sade s'est posé : et s'il n'y avait aucune raison de ressentir de l'empathie, si c'était une sorte de bug de notre esprit et que les psychopathes avaient un avantage réel ? 

    ------------------------------------------------------------------

    Une image est ressortie, quand le puzzle s'est intuitivement résolu, m'emportant dans une vague tristesse soudaine, une mélancolie vague couvrant un bouillonnant malaise : Tu n'es que du vent.

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    Je ne sais pas encore comment ça va évoluer. J'ignore absolument où je vais, comment j'y vais et ce que je vais devoir laisser derrière moi. Le bon sens me pousserait à penser que s'il n'y a pas d'actes, il n'y a pas de raison de faire des pas en avant vis-à-vis de quiconque mais prendre cette décision, c'est déjà me positionner dans une attitude de prudence, de calcul, de mesquinerie, de mon point de vue. 

    J'essaie d'écrire des poèmes, ça ne marche pas vraiment. J'essaie de me vider l'esprit mais c'est un semi-échec. Tout se déroule comme si, bientôt, j'allais devoir rejoindre la bergerie, m'installer bien au chaud parmi mes congénères, tuer ma part excessive et entrer dans ce jeu de négociations que l'on observe partout. La confiance et l'engagement sont des valeurs perdues, j'ai eu une chance que je n'ai pas su saisir il y a longtemps déjà, apparemment cela ne se reproduira pas. 


  8. Bonjour à toutes et tous, bienvenue sur ce quatrième volet du Magazine Ffr, qui sort en juin 2017 mais ne vous y trompez pas, c'est bien celui de mai. En retard, encore !

    Trêve de parlote, lisons plutôt :

     

    1) Titenath nous donne en partage un Entretien consacré au modérateur Nephalion.

    Rubrique "Interview du mois" :

     

    2) Noisettes nous invite à découvrir le cinéma muet afro-américain, avec le film Within the Gates.

    Rubrique Cinéma :

     

    3) Jedino nous dit tout ce qu'il sait sur Les serious games (oui les jeux sérieux, non rien de sexuel).

    Rubrique Science :

     

    Merci aux lecteurs, aux commentateurs, aux avions & magazines qui arrivent à l'heure, tout ça.

    Un exemplaire PDF de ce numéro du Magazine est également disponible, à télécharger ici : Mag' N°4 / mai 2017 / version PDF

    Nous passons trop de temps sur internet, bon retour chez nous... ^_^


  9. Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma cover de viana sur le bleu lumière ?

    Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré

     

    Je voudrais savoir si je chante juste ou faux et si je chante en rythme ou pas ?

     

    Qu'en pensez vous sincèrement ?

     

    Merci , je débute et j'ai très envie de m'amélioré

     

     

     


  10. Se recentrer, serait-ce se souvenir qu'on peut être un phare dans l'obscurité pour soi et pour les autres, et qu'être pleinement nous-même suffit ?

    Dans l'absolu, rien n'est nécessaire, pas besoin d'avoir un statut précis, un habitat précis, un partenaire précis pour être qui on est et avoir un impact positif sur le monde. L'habit ne fait pas le moine, la surface ne fait pas la profondeur.


    La seule responsabilité juste que nous aurions à prendre serait celle d'assumer et de vivre pleinement qui l'on est au fond de nous. Et ce type de prise de responsabilité ne peut se vivre que dans la joie et l'enthousiasme. Elle est naturelle et n'a pas besoin d'être forcée, dès lors qu'on cesse de l'étouffer et qu'on la laisse s'exprimer.

    Les autres responsabilités, si elles ne prennent pas racines dans ce terreau fertile de notre être profond, de nos valeurs profondes conscientisées, si elles sont vécues comme des efforts pénibles mais nobles ou des sacrifices nécessaires, ne sont que fardeaux injustes et épuisants. De fausses obligations, que l'on s'impose et que l'on impose aux autres, par la force déconnectée de l'intuition, à contre courant de la Vie. 

     


  11. Le débat démocratique existe plus en France, on tronque la vérité, on l’occulte



  12. Circeenne
    Dernier billet

    J'avais prévu de me lever tôt ce matin-là, déterminée à aller courir aux aurores, cependant, la veille, je m'étais attardée au téléphone avec une amie pour ne parler qu'avec hypocrisie de rien si ce n'est de tout. Nous avions discuté deux heures et demi. Avant ca, j'avais erré sur le net, en quête d'une vidéo drôle ou de quelque chose dans le genre qui aurait pu me mettre hors de ma coutumière banalité, hors des carcans de ma monotonie, hors de ma tristesse. Ce soir là, il y avait du vent, je m'en souviens parce que le volet claquait sans que j'eus voulu agir pour y mettre un terme. Et je ne saurais vous dire pourquoi la flemme nous pousse tant à être idiot. Un philosophe a peut-être de quoi nous éclairer sur la question. Nous sommes si abrutis par nos habitudes après tout... Avant cela, je venais de rentrer du boulot, je m'étais affalée sur le divan. Il devait être 20 heures, je n'ai pas vérifié. J'étais si fatiguée que je n'ai avalé qu'un verre d'eau, un yaourt et quelques fruits secs; des abricots moelleux. Dans la cuisine, j'avais encore mon imper, et pourtant, j'avais abandonné mon sac et mes talons à l'entrée, comme pressée de me délester du poids de mes chaines, je ne m'en suis rendue compte que lorsque, la bouche pleine, mon téléphone se mit à vibrer, les doigts collants encore sur mes lèvres d'affamées, je cherchais à y répondre précipitamment tout en ne voulant pas empéguer mes vêtements d'un sucre mielleux. Mettre la main dans la poche, me répugnait. Il vibrait une seconde fois lorsque j'avais les mains sous l'eau et que je cherchais frénétiquement à me sécher, en jetant au sol quelques ustensiles de cuisines, dangereusement près de mes pieds emballés dans des collants noirs épais. C'était un parent qui avait cherché à me joindre depuis déjà quelques jours et que j'évitais pour une certaine raison. Furtivement, je me déplaçais de la cuisine au salon qui était plongé dans l'obscurité. Intuitivement, j'allais m'asseoir à l'endroit le plus tendre, sans bruits, si ce n'est mes soupirs et le froissé de ma veste qui bruissait après avoir perdu sa consistance. J'étais restée recroqueviller une bonne demi heure à ressasser ma journée toute seule, avant de me décider d'allumer l'ordinateur où je m'étais mise à errer affreusement sur le net dans une lueur bleuté. Après un temps, j'ai revêtu ma cape de justicière en contestant, dans les commentaires d'une vidéo, la violence et l'injustice d'une torture mise en scène au nom d'une légitime punition que deux racketteurs auraient mérité suite à une tentative de vol. Les auteurs de la vidéo demandait des centaines de milliers de "poces blos" Mais je fus critiquée violemment et me suis alors convaincue qu'internet était un tribunal sans justice, sorte de far west où la populace a droit de vie ou de mort de manière arbitraire. Qu'est-ce que j'espérais ? Qu'ils allaient m'écouter et dire "oui, c'est vrai, nous nous sommes leurrés, l'argent et la renommé nous ont aveuglé..." Bref. J'ai donc écouté une musique que j'ai fini par partager, en écrivant : " Alalala que de souvenirs, je me sens nostalgique ! " J'ai obtenu dans l'heure deux likes sur mes 150 amis. Entre temps je suis tombée sur une page de pub m'expliquant comment avoir une poitrine de rêve. J'ai cliqué par curiosité. Et j'ai complexé devant tant de poitrines fermes et jolies. Mes seins sont petits...D'un clique, je suis revenu à Google et j'ai voulu faire un tour sur Netflix, en me réjouissant sur la soirée que je me suis imaginée avec des bougies parfumées, un thé et du chocolat noir devant un bon film. J'ai perdu quarante minutes à chercher un film. Et lorsque je me suis décidée à en regarder un. Mon téléphone se mit à vibrer...Quelle vie de merde.

     

     


  13. Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la nouvelle chanson de sia sur waterfall ?

    Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un mauvais niveau ?

    Mes mouvements sont répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ?

    Pour la souplesse je la travaille tous les jours ...

    Qu'en pensez vous vraiment ?

    J'ai très envie de m'amélioré car je suis énormément passionné de danse

    Merci mdss[{:)}]


    https://youtu.be/WjFt9RaK8Zk


  14. konvicted
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    La lune est d'astreinte et il pleut des cordes,
    Personne ne bat le pavé pluvieux
    Sinon des joggeurs qui courent en hordes
    Et des clébards qui promènent des vieux.

    Sous le reflet dansant des réverbères
    La rivière donne l'air de pétiller,
    Un couple de cygnes pour tous cerbères,
    Qui le veut y entre sans s'habiller.

    Un quignon de pain sème la discorde
    Chez des palmipèdes plus belliqueux,
    Des corbeaux en ayant scruté l'exorde
    Entendent bien ne l'être pas moins qu'eux.

    Un vieux manque finir le cul par terre
    Comme en cette saison les peupliers
    Jettent sur l'allée où le passant erre
    Feuille après feuille leurs calendriers.

    Le vent menace d'un ton monocorde
    Les troncs à l'équilibre périlleux
    Et pour que le cours d'eau bientôt déborde
    Comptez sur un Jupiter sourcilleux.

    Tous alors, coureurs, cabots, grabataires,
    Pressent le pas pour s'en faire oublier,
    Sauf un jeune galvaudeux solitaire,
    Trouve-t-on meilleur temps pour se noyer ?


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    LePenseur
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    Lost.

    I am lost. Why ? what a shitty question. All is turning around it. Why am i here ? Cette question tourne de plus en plus fréquemment dans ma tête. Elle me torture. Mon incapacité chronique à suivre ma formation lui donne une emprise très forte. Je n'arrive pas à faire ce qui doit être fait. Des moyens et des ressources formidables sont mis à ma disposition. Des gens comptent sur moi, des gens ont placé leur confiance en moi. J'ai du respect pour ces personnes, j'aime ces personnes. Ces personnes sont ma famille et mes amis. J'ai envie d'être digne de leur confiance et de les rendre fiers. J'ai envie qu'ils sachent que je suis une personne de confiance, une personne brillante et mature. Je me sens tellement loin de ce que je devrais être. J'agis uniquement selon mon bon vouloir, selon mes addictions. Le poker, Lol... Deux activités intensément chronophages et couteuse pour la première. De l'argent qui n'est pas mien et qui n'est pas destiné à ce genre d'utilisation. Et pourtant... Je reste sans rien faire à regarder le temps passer inlassablement. Les journées sont répétitives et vides de sens. La motivation n'est pas là et le projet inexistant. Le sentiment de perdition s'accroît fortement. Ma situation n'est pas mauvaise. Je suis entouré de personnes qui m'apprécient et j'obtiendrais mon diplôme en passant à travers les gouttes comme de coutume. Mais cela me rend-il heureux ? J'en doute très fortement. Soyons même honnête, je sais que cela n'est pas le cas. J'ai besoin de donner du sens à mes actions. J'ai besoin qu'elles soient le fruit d'un dessein plus grand. Quelque chose que j'ai décidé et qui a du sens, de la signification pour moi. Je ne peux pas continuer de la sorte. Il est temps de sortir de mon trou... Je ne peux plus être l'enfant prometteur qui utilise ses capacités pour passer à travers les mailles du filet en n'en faisant qu'à sa tête. Ce temps doit prendre fin. Il est temps d'entrer dans la danse. De prendre ses responsabilités. De ne plus vivre uniquement pour ses envies immédiates et à court terme. Il est temps de grandir et de voir plus loin. Il est temps de se construire, d'entrer dans le monde, le vrai monde. Ce monde si riche d'opportunités qui ne demandent qu'à être saisi par les plus audacieux et les plus travailleurs. Je ne veux pas d'une vie bien rangée. Je ne veux pas d'une vie dans le cadre. Je veux être maître de mes actions et avoir une grande marge de manoeuvre. Et je sais pertinemment qu'atteindre cet état nécessite du travail et un sens du travail. Deux notions qui m'ont déserté depuis bien trop longtemps maintenant. Je suis totalement conscient des enjeux et de ce qui doit être fait. Mais je contemple ma connaissance sans l'utiliser... Je la gaspille... Comme je gaspille mes capacités... Je dois trouver un moyen d'y mettre un terme. J'ai l'impression de manquer d'énergie pour le faire. Se lever le matin est difficile, j'ai souvent les yeux lourds, le cerveau pris et incapable de s'atteler à une tâche exigeante. J'ai le sentiment frustrant d'avoir toutes les ressources en moi pour manger le monde, le croquer à pleines dents, mais de ne pas pouvoir les extraire faute d'énergie et de volonté... Il me faut trouver le remède à ce mal. Les perspectives sont fabuleuses. Je pourrais tout avoir, tout. Si j'arrivais à forger toute cette matière première qui fourmille en moi... Le résultat serait incroyable à n'en point douter. Et tout mon entourage en bénéficierait, moi le premier. C'est sans aucun doute le chemin vers la sérénité, le chemin vers la solidité. J'ai vraiment envie que ce yo-yo émotionnel prenne fin. Je suis fatigué de tout le temps être sur le fil du rasoir. De tout le temps devoir me faufiler à droite à gauche pour trouver un moyen de sauver les meubles. J'ai envie d'une base solide sur laquelle construire. Je crois qu'il est temps pour moi de construire. J'ai était en retrait bien trop longtemps. Tu as peur de vieillir sans avoir accompli de grandes choses. Mais tu ne fais qu'aller dans le sens de ta peur. Tu ne t'engages qu'à moitié dans ce que tu entreprends. Ou même pas du tout. Tu vas droit vers ce que tu crains. Et il ne tient qu'à toi de mettre un terme à cette spirale malheureuse. Tu as tous les ingrédients. À toi de retrousser les manches et de te mettre au travail. Personne ne te le dira parce que la société est-ce qu'elle est... Hypocrite. Personne ne te mettre face à cette réalité donc à toi de le faire. Tu es une déception. Ton parcours est décevant, ta manière d'agir est décevante, immature et petite. Tout t'a était donné à la naissance. De très grandes capacités. Que tu n'utilises pas. Pardon que tu utilises pour assouvir tes caprices. Tu ne les exploites pas, tu ne les travailles pas, tu ne les fais pas grandir... Au contraire, tu les emprisonnes, tu les capitonnes à un second rôle... Tu les plafonnes alors qu'elles ne demandent qu'à s'agrandir et à exploser. Tu dois briser cette barrière. Bordel de merde, bouge-toi le cul mon gars ! Arrête d'agir comme je ne sais quel connard de fils à papa qui attend son virement tout les mois et qui voit son avenir bien tracé à reprendre le réseau de sa famille pour vivre une vie de cadre bien rangée. Tu ne veux pas de cette vie et pourtant, tu fais tout comme si tu aspirais uniquement à elle. La contradiction est tellement importante...

     

    En deux mots : tu es Faible et Lâche.

     

    J'ai peur. J'ai terriblement peur de l'échec. Je me cache derrière des excuses perpétuellement. Je n'accepte pas d'être moins bon, d'être en apprentissage et d'écouter les enseignements de personnes plus compétentes ou plus à l'aise que moi. Ce rejet est encore plus prononcé quand il s'agit de personnes de mon âge ou plus jeune. Je me sens forcé de cacher mes lacunes par de l'humour au second degré et de l'auto-dérision. Je me désavoue avant que les autres ne puissent le faire. De cette manière, je me protège de la vérité et je n'entends jamais les remarques des autres. Remarques qui me permettrait de me remettre en question. Mais les énonçant en premier lieu à haute voix, je n'en tiens pas compte. En effet, c'était de l'humour, rien de sérieux. Par ce procèdè, je me retrouve limité... Je ne peux pas grandir à travers la manière dont me perçoivent les autres, car je les empêche continuellement d'exprimer leurs avis sur moi. J'ai peur de cet avis... J'ai peur d'apparaître faible et sensible... Alors que ma sensibilité et ma compassion sont sans doute deux de mes plus beaux cadeaux... Je les protège tellement jalousement... J'ai peur de les exposer. J'ai peur que cela me coûte terriblement en énergie, énergie dont j'ai le sentiment d'être déjà en pénurie.


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    Boboy1111
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    Ma question, j'ai reçu un appel sur imo , la personne était connecté et elle m'a dit qu'elle n'a jamais ouvert imo Messenger.

    Vous en pensez quoi? 


  15. Ça fait des mois que je n'ai plus écrit mais ce soir j'en ai besoin. Il est passé minuit, je suis en pleine période de révisions pour mes examens et j'ai besoin de dormir. Seulement je n'y arrive pas. Il faut que j'évacue et je ne vois pas où le faire d'autre qu'ici. Au moins ici, vous ne me connaissez pas ou en tous cas pas assez pour reconnaître les gens dont je parle, ni pour juger ce que je dis. Soit, venons-en au fait.

     

    Depuis toujours, le même scénario se répète dans ma vie. J'ai des potes, pas mal même. J'ai quelques amis, moins nombreux mais plus précieux. Et avec la gente masculine, le scénario est très souvent le suivant : on fait connaissance, on s'entend bien, on devient amis, on partage de bons moments, on discute très souvent (parfois tous les jours), bref le courant passe plutôt bien et c'est assez naturel. Pour certains, c'est parfois ambigu. On est à la frontière entre l'amitié et la séduction, on en rit, on se titille. Ensuite vient l'élément perturbateur : la conquête. A partir de ce moment, et je ne suis pas au courant de son arrivée évidemment, le lien se modifie. Les discussions sont moins longues, on rit moins, on parle moins. Viennent les excuses habituelles "J'ai eu beaucoup de choses à faire ces jours-ci", "Je travaille beaucoup en ce moment" ou encore "Je ne parle à presque personne tu sais". Balivernes.

     

    Voilà la mini liste des cas rencontrés très dernièrement :

    - Le premier, c'est une amitié virtuelle. Une personne formidable, un peu torturée, vie amoureuse pas toujours facile, un humour toujours au rendez-vous et de la gentillesse à revendre. Des discussions quotidiennes, sur des sujets complètement stupides parfois, de la rigolade, une compagnie. Et l'élément perturbateur arrive. Les discussions se sont espacées jusqu'à être inexistantes actuellement. Déjà vécu 2 fois. (Si quelqu'un se reconnaît, ce n'est sûrement pas un hasard.)

     

    - Le deuxième, c'est l'ami de l'adolescence, le "crush" d'il y a une petite dizaine d'années. Qui venait me voir souvent. Celui que je voulais à l'époque mais dont j'ai fini par me lasser. Bah oui, les promesses, les gentillesses sans rien derrière, à un moment on capitule. On garde le contact malgré tout et de temps en temps il refait surface. Entre temps, il est en couple depuis quelques années et est même devenu papa. Seulement, la copine n'assure pas, ni comme copine, ni comme maman (de ce que je sais hein). Alors certains soirs d'ennuis ou de disputes conjugales, il vient chercher un peu de réconfort et faire ses allusions que je détourne. Je ne suis pas trop une briseuse de couple, encore moins quand enfant il y a. Une fois que ça va mieux, le silence est rétablit entre nous.

     

    - Le troisième, c'est une rencontre durant mes études. Un ami du quotidien, en couple bien avant qu'on se connaisse. On pourrait croire que du coup, il ne peut y avoir d'ambiguïté. Faux ! Il se changerait bien les idées parfois, en ma compagnie biensur. Pourtant j'ai toujours été clair, c'est une amitié sans plus. C'est encore le plus régulier, il a le mérite de prendre assez souvent des nouvelles.

    - Le dernier, le plus récent, est un ami de longue date aussi. Rencontré lorsqu'il était célibataire, un jeu de séduction s'est rapidement mis en place. Il s'amusait même à appeler mes parents ses "beaux parents". La conquête arrive, ça dure de longues années. Je m'entends très bien avec elle d'ailleurs. Mais le jeu de séduction est toujours présent, l'ambiguïté est palpable. (Et l'alcool agit comme sérum de vérité sur lui durant certaines soirées). De nouveau, je ne suis pas briseuse de couple et il ne se passe jamais rien. Un beau jour, son idylle prend fin. Je ramasse les morceaux de son coeur et constitue son soutien. Ça dure des mois, on retrouve une complicité qui s'était un peu "effacée". Le jeu des "beaux parents" reprend, les mots doux, les allusions. Et là, surprise. Fausse alerte. Une nouvelle conquête pointe le bout de son nez. Bah oui, j'avais remarqué que les discussions se faisaient moins régulières.

    Alors franchement, messieurs, vous vous moquez de qui ? C'est trop vous demander de ne vous concentrer que sur une à la fois ? Sans pour autant couper le contact avec les autres, qui se révèlent être des amies ? Non parce que le coup de "Je te met sur un piédestal parce que j'ai plus personne en ce moment" ça commence doucement à me mettre en rogne.

    je n'ai jamais arrêté de parler à qui que ce soi ni agit différemment parce que j'avais quelqu'un dans ma vie hein. Lorsqu'on sait faire la part des choses, évidemment ça va mieux. Mais les hommes, parfois, ont du mal à gérer plusieurs choses en même temps. Ou au contraire, ils en gèrent trop en même temps.

    Voilà. Je peux désormais aller me coucher et, je l'espère, trouver la paix et le sommeil maintenant que mes états d'âme sont sortis d'une manière.

    Je n'ai pas besoin de critiques sur le fond comme sur la forme. J'écris à chaud et depuis mon téléphone en plus.

    Mais je veux bien lire vos expériences, similaires ou non, vécues du même point de vue que le mien ou de l'autre côté. 

    Bonne nuit. 


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    Et j'ai pris une bouteille de vin blanc et ca va mieux.

    Qu' est ce que ça veut dire?

    Je suis pourtant ettoufé par la souffrance. J'ai envi de mourir pour ne plus ressentir ce chaos en moi.


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    lucas3309
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    http://adf.ly/1gsvNr ces un article sur l attentat de berlin 


  16. Eventuellement
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    bash: /opt/openfoam231/etc/bashrc: Aucun fichier ou dossier de ce type
    moi@ordinateur:~$ sudo apt-get life
    [sudo] Mot de passe de moi :
    E: L'opération life n'est pas valable
    moi@ordinateur:~$ sudo apt-get update
    E: Ligne 1 mal formée dans la liste des sources /etc/apt/sources.list.d/life.list (type)
    moi@ordinateur:~$ rm /etc/apt/sources.list.d/life.*
    moi@ordinateur:~$ ls
    1_1.f90    1_2.o             no_title.o             parameter.o
    1_1.o       Makefile        parameter.f90      
    1_2.f90    no_title.f90    parameter.mod    
    moi@ordinateur:~$
    moi@ordinateur:~$
    moi@ordinateur:~$ vim haha.f90
    ___________________________________
    program life
        use parameter
        implicit none

        logical :: heartbeat = .TRUE.
    !   Life = .TRUE. / Death = .FALSE.
        integer, dimension(1:ndim) :: lifespan
        real*8 :: time=0.
        integer :: i,stop_loop,dt=1

        lifespan(1)=0
        do 60 i=1,ndim-1
            call heart(heartbeat,i)
            if (hearbeat .eqv. .TRUE.) then
                stop_loop = 0
                print(*,*) "coeur bat"
            else
                stop_loop=1
                print(*,*) "mort"
                exit
            end if
            time=time+float(dt)
            lifespan(i+1)=int(time)
        60 continue

        return
    end
    ~
    ~
    ~
    ~
    ~
    ~
    "haha" [New File]
    ___________________________________
    moi@ordinateur:~$ ls
    1_1.f90    1_2.o         no_title.f90        parameter.mod
    1_1.o       haha.f90     no_title.o           parameter.o      
    1_2.f90    Makefile    parameter.f90
    moi@ordinateur:~$ make clean
    moi@ordinateur:~$ make
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  parameter.f90
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  1_1.f90
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  1_2.f90
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  haha.f90
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  no_title.f90
    f95    parameter.o 1_1.o 1_2.o haha.o no_title.o   -o life.exe
    moi@ordinateur:~$ ./life.exe



    [[A]
    ^C
    moi@ordinateur:~$ 
    moi@ordinateur:~$
    moi@ordinateur:~$ exit                


  17. Criterium
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    En pleine nuit, je me réveille en sursaut. Il reste comme l'écho d'un son, bref, strident; est-ce l'alarme qui fait des siennes? — Autant je suis persuadée d'avoir entendu cet horrible bip depuis un sommeil profond, autant le silence nie. Il nie, et en devient étouffant. Des minutes passent à tendre l'oreille: si ç'avait vraiment été la pile de l'alarme, ne devrait-elle pas retentir à nouveau, à intervalles réguliers? Pourtant - rien. Et alors les visions reviennent. Le rêve interrompu glisse à la surface de la conscience - comme un visage crispé d'horreur apparaît derrière une vitre.

    Dans un futur proche, les prévisions des transhumanistes pourraient se réaliser. Les machines devenant de plus en plus sophistiquées apprennent alors à créer d'autres machines, et à leur donner sentience. La spirale technologique virevolte, atteint des sommets inimaginables jusqu'alors. L'homme s'étant allié avec la machine devient sur-homme. Cela avait commencé avec des implants; désormais des membres entiers peuvent être greffés sur un corps, avec une interface si bien aménagée qu'ils sont non seulement capable d'effectuer toutes les fonctions d'un équivalent biologique, mais également acquièrent de nouvelles capacités augmentant le corps humain. Ainsi, l'homme peut effectuer des tâches physiquement ardues à une fraction de l'effort; ou encore, un sixième sens est désormais apparu pour l'espèce humaine: la magnétoception; et il est désormais impossible de se perdre dans les dédales métropolitains.

    Les machines sont devenues si intelligentes que la vieille prédiction s'est réalisée: il est désormais impossible à l'homme le plus intelligent d'imaginer les processus de pensée, d'abstraction et les capacités de calcul de prototypes déjà obsolètes. Homo sapiens est dépassé; l'humain est périmé. C'est ainsi que l'homme n'a pas tout de suite compris lorsque la machine a décidé d'incorporer de la matière biologique animale aux corps déjà interfacés: mais toutefois pouvaient-ils imaginer que la technologie s'étant toujours inspirée de phénomènes biologiques, il y aurait du sens à greffer directement des morceaux d'autres espèces à l'homme du futur? Ça avait commencé par quelques organes internes, permettant une digestion plus nutritive, sans devoir réguler le microbiome avec autant de précision; désormais, l'on fixait des pattes d'insectes démesurément élargies à des corps devenant monstrueux. Les regards horrifiés ne comprenaient plus. —

    La méïose humaine étant particulièrement peu fonctionnelle, cela faisait longtemps que la reproduction humaine se déroulait ex utero. Il suffisait de quelques cellules de chaque parent et d'un plan de recombinaison (il en existait deux: un crible généralisé, basé sur des recombinaisons aléatoires pour re-créer une diversité génétique satisfaisante; et un crible ciblé, permettant de sélectionner les traits désirables pour des individus particulièrement spécialisés ou supérieurs). Cela prenait place dans une matrice biologique ressemblant à un rayon de ruche; des drones au matériel génétique plus hyménoptère qu'humain s'occupaient des tâches nourricières. Si ainsi la vie prenait place, la mort était une toute autre affaire. La machine décidait désormais du score contributif de l'individu; en fin de productivité, il devait être recyclé. C'était alors, horrifiés, que les êtres chimériques réalisaient ce que signifiait être le rouage d'un système: c'était l'heure de la trempe. Un liquide corrosif dissolvait les chairs en ses constituants biologiques les plus aptes à être recyclés dans le reste du système; un mélange de phospholipases provenant de toxines arachnides, de protéases mycéliales... au fond de l'épouvantable cuve digérant les matières organiques, sédimentaient alors les implants cybernétiques et les puces électroniques, également recyclés avec soin. Pour éviter la dissolution, quelques avatars mi-humains qui avaient connu ce monde suffisamment tôt pour prendre des précautions, et avaient eu le privilège de faire partie d'une certaine élite ayant accédé à certaines technologies avant de tels développements, s'étaient connectés à des systèmes essentiels. Ils survivaient ainsi, appendices parasites d'une maison de métal utilisée pour des calculs humainement inimaginables. Leur corps anémié témoignait des longues décades; observateurs qui se savaient obsolètes.

    — La sueur ruisselait de mon front.

    Cette vision malsaine n'apparaissait plus clairement à mon œil intérieur; mais la maladie, elle, désormais me rongerait. Et j'épiais, soupçonneuse, l'ordinateur et le téléphone portable; comme des conspirateurs attendant que le temps soit venu pour m'écorcher la chair et me rendre esclave.


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