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Apprendre à danser (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la nouvelle chanson de selena gomez sur back to you ? Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un très mauvais niveau ?   Mes mouvements sont répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ? Qu'en pensez vous sincèrement ?   Je tiens vraiment à m'amélioré car je suis très passionné de danse et que j'ai envie de continuer la dedans   Merci...
   

thealex40

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Crise

Lorsque tout va mal, ou du moins, que nous nous trouvons dans une situation critique, nous sommes souvent tentés d'accuser la malchance, d'invoquer la fatalité. Tant il est vrai, qu'au fil des luttes quotidiennes, une personne, une famille, une communauté, ne peuvent prétendre garder constamment la maîtrise de leur devenir.  L'excuse prête toutefois le flanc à la contestation quand il s'agit d'un Etat, d'une puissance internationale, de l'œuvre humaine même, comme il en est question aujourd'hui. Comment comprendre ce moment de l'Histoire où nos grandes institutions se voient réduites, de l'une à l'autre et d'année en année, à espérer un signe du Marché pour ranimer leurs projets, recouvrer leurs forces vives ? Le progrès n'est-il pas là pour attester de la ténacité de l'être humain dans son combat _ éternel _ contre un sort précaire, de sa volonté _ toujours présente _ de construire en commun un avenir moins fragile ?   Dès lors, si l'importance et la répétition des insuccès actuels des politiques nationales ou locales ne saurait être imputée au hasard, ou tout bonnement à la "nature humaine", elle ne peut être attribuée désormais qu'à une défaillance de notre organisation collective.
 Autrement dit, ce qui avait réussi hier n'aboutit plus qu'à l'échec.

 Pour en sortir, il faut d'abord en prendre conscience, ensuite avoir la volonté d'y mettre fin. S'il est vrai qu'une multitude de combats sont engagés pour parer aux menaces diverses qui pèsent sur la planète humaine, encore faut-il, pour prétendre les surmonter, appréhender leur cohérence en tant que conséquences d'une réelle dérive.  Peut-on croire en effet que, dans un laps de temps de quelques décennies, la survenue de deux guerres mondiales, de débâcles financières réitérées, le dérèglement du climat, l'empoisonnement récurrent des cours d'eau, l'accumulation régulière de polluants atmosphériques, la constitution de nouveaux continents uniquement avec des déchets, l'appauvrissement continu de la biodiversité, la mise en danger répétée _ et diversifiée _ de la santé publique, l'exclusion par le chômage et le mal logement, l'existence _ voire l'accroissement _ en dépit d'un progrès technique exponentiel, de populations dépourvues de ressources vitales, la montée parallèle des violences sociétales et des idéologies populistes, ne soient que fâcheuse coïncidence ?  Pour autant, si dans ces événements, la responsabilité des êtres humains est pleinement engagée, la nature du phénomène qui les relie n'est pas clairement perçue.
Sauf l'évidence d'un grand désordre, qui écarte la thèse de la mise en œuvre d'un projet délibéré, par quelque personnage ou quelque organisation que ce soit : pas de mobile logique, pas de moyens suffisants. A contrario, c'est plutôt d'une insuffisance ou d'une incohérence qu'il serait question.  Donc, ce monde est en proie à de grandes perturbations écologiques et sociétales _ déséquilibres, dysfonctionnements _ qui ne correspondent à aucun projet sensé.
Bien au contraire, leur évolution échappe à toutes les velléités de contrôle.  Si l'on se réfère à la structure organique des sociétés humaines, on peut évoquer ici et là des déficiences de "nutrition", l'élimination insuffisante de déchets, des défaillances de l'"appareil circulatoire" ou du "système nerveux".
 Dans un schéma purement mécanique, il sera question de mauvaise répartition des contraintes; et c'est bien de cela qu'il s'agit : la "machine" est grippée, la distribution des ressources et des moyens n'assurant plus aujourd'hui la viabilité de l'écosystème planétaire, dont l'humanité est devenue en quelque sorte le "noyau" actif. Que faut-il mettre en cause ?

Reo

Reo

 

Apprendre à danser

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la nouvelle musique de selena gomez sur back to you ? Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un très mauvais niveau ?   Mes mouvements sont très répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ?   Qu'en pensez vous ?   Merci    

thealex40

thealex40

 

Approche

L’ébauche d’analyse entreprise dans ce blog n’est pas développée dans une approche basée sur des normes ou des principes moraux mais dans un contexte «naturaliste». En effet, plutôt que d’en appeler, pour assister une société humaine en situation critique, à la morale avec ses préceptes _ voire ses tabous _ la question est de s’interroger sur sa vitalité et ses ressources, face à une crise qui l’affecte dans sa globalité. C’est la raison pour laquelle, par exemple, l’usage dans ces commentaires, des mots : «liberté», «égalité», «équité», «droit/devoir», ou bien encore : «solidarité», «partage», fait généralement place à celui de termes tels que : «autonomie», «équilibre», «besoin/exigence», «interdépendance», «coopération», qui recouvrent des concepts plus directement liés à la notion de développement. Il y a donc un fil à suivre, des repères à trouver. Sans doute aussi, des convergences avec la morale commune, si l’on veut bien admettre qu’aux racines ancestrales de celle-ci se trouve, très probablement, ce qu’on pourrait appeler l’instinct de conservation de l’espèce (ou du «genre humain»)

Reo

Reo

 

2036. Chapitre 6 : Avant la mission (6).

Il rentra chez lui vers 18 heures. Après avoir examiné son courrier, - entre deux factures, il avait trouvé deux invitations au concert de Sophia Wenger du 15 août - il dîna d’une salade, puis continua son article sur Venise, dont il n’avait jusque-là rédigé que quelques lignes. Ghislaine avait l’intention de le publier dans le numéro du « Figaro Magazine » qui paraîtrait la semaine prochaine, il n’y avait donc pas d’urgence, mais il tenait à pouvoir lui présenter au moins un brouillon, quand il irait la voir le lendemain. Il écrivit presque une page entière, puis se coucha tôt.   Jeudi 14 août 2036. La première chose qu’il se dit en se réveillant fut : plus que quinze jours avant ce foutu circuit en Russie. Il faut croire qu’il vieillissait, car plus jeune, la perspective de tout voyage, qu’il soit professionnel ou d’agrément, l’enchantait. Il adorait les aéroports, leur atmosphère si particulière ; même les contrôles à l’embarquement, pourtant de plus en plus longs et minutieux depuis la crise du terrorisme, le réjouissaient, et il en subissait les formalités avec une patience qui était loin d’être partagée par tout le monde. Il aimait aussi les avions, et n’avait jamais éprouvé la moindre peur du transport aérien. D’ailleurs, pas grand-chose dans la vie ne lui faisait peur… Alors pourquoi la perspective de ce voyage en Russie lui pesait-elle tellement ? En y réfléchissant – et il ne faisait guère que ça depuis deux semaines – il avait fini par entrevoir, au moins partiellement, d’où provenait son malaise. Déjà, il ne voyait pas l’utilité de sa présence dans cette histoire. S’il s’agissait simplement de renforcer la couverture de Miss Wenger, presque n’importe qui aurait pu faire l’affaire. Et les brefs moments passés en compagnie de la jeune femme l’avaient convaincu qu’elle était tout à fait capable de se tirer d’affaire toute seule, dans à peu près n’importe quelle situation. Et puis cette diva, pianiste, chanteuse lyrique, espionne, maîtresse en arts martiaux, et maintenant docteur en physique nucléaire, c’était trop ! Too much ! D’un autre côté, pour mener à bien une mission exceptionnelle, il fallait un agent exceptionnel – et cela, nul doute qu’elle l’était. Mais cette fameuse mission ne lui disait rien qui vaille. Ils allaient devoir gagner Smolensk, dans le cadre de la tournée russe de Sophia Wenger, et là espérer que l’illustre professeur Diavol veuille bien apparaître, ce qu’il ferait certainement, en sa double qualité de mélomane et d’admirateur de la gent féminine. Sauf que – qu’est-ce qui se passerait s’il ne se montrait pas ? Les gens ne faisaient pas toujours ce qu’on attendait d’eux, il l’avait appris à la fois durant ses années dans les Forces spéciales, et ensuite, dans son métier de journaliste. Et bon, en admettant même que cette partie du plan se déroule sans faille, ensuite il allait falloir le trucider, ce brave Anatoli Visserianovitch Diavol. C’est là que les choses risquaient de se corser vraiment, et la mission de se transformer en voyage sans retour. Tuer Diavol, et ensuite persuader les Russes que c’était un malencontreux accident – un banal malaise cardiaque, comme cela peut arriver même à des hommes jeunes -, ça n’allait pas être du gâteau. Bien sûr, ce n’est pas le meurtre en lui-même, qui le gênait. Quand il était dans l’armée, il avait éliminé les gens qu’on lui désignait, au fusil ou à l’arme blanche, et il avait appris à ne pas se poser de questions. De même, durant son passage aux Services de renseignement, si on lui avait ordonné d’exécuter quelqu’un, il aurait obéi sans sourciller – d’ailleurs, ça avait failli se faire. Non, ce qui l’inquiétait, c’était le côté kamikaze de la chose. Quand on est jeune, on est assez bête et inconscient pour se croire immortel ; plus tard, quand on approche de la vieillesse, on peut avoir des raisons de ne plus tenir tellement à l’existence – mais au moins, on a vécu. Mais à son âge, il aimait la vie. Il était en forme, à sa connaissance il n’avait aucune maladie, il avait bien réussi dans son métier, et même si sa vie sentimentale avait connu des hauts et des bas, il avait une fille qu’il adorait, et qui le lui rendait bien. Et, célébrité aidant, il connaissait toujours un certain succès auprès des femmes. Il aimait cette vie. Son métier de journaliste le comblait, lui apportant à la fois une certaine sécurité, de l’argent, ce qu’il fallait d’aventure et même un aspect artistique. On disait que pour être heureux il ne fallait pas s’attacher, mais lui il était attaché à sa vie, à son appartement – qu’il avait acheté dix ans plus tôt à crédit avec ses droits d’auteur, et qu’il n’avait pas fini de payer -, à sa voiture, à ses livres, ceux qu’il avait écrits et surtout ceux qu’il écrirait, à son père et à sa grande maison en Dordogne. Quand il s’approchait de la fenêtre et qu’il regardait, par-delà les arbres du quai, la Seine et la rive opposée, il savait qu’il avait devant lui l’un des paysages urbains à la fois les plus beaux et les plus célèbres du monde. Allait-il vraiment devoir renoncer à tout ça ? Mais le pire, c’est que le colonel Geffrier, le commandant Trifaigne et les autres avaient tellement bien fait leur travail de motivation et lui avaient présenté l’enjeu de la mission sous un aspect tellement apocalyptique, qu’il était maintenant obligé d’y participer, sous peine de vivre le reste de sa vie dans l’angoisse permanente de la fin du monde. Évidemment, il y avait aussi l’hypothèse qu’on lui ait menti, et que les Services secrets français veuillent se débarrasser de Diavol pour une toute autre raison – parce qu’il était un sérieux concurrent dans la compétition mondiale pour la découverte de l’infiniment petit, par exemple. Mais ça ne fonctionnait pas comme ça. On ne tuait pas les savants simplement parce qu’ils étaient en avance dans tel ou tel domaine – sauf parfois en matière militaire, mais cela ne concernait pas les travaux de Diavol. D’ailleurs, pendant ses courtes vacances vénitiennes, Gérald avait emporté des magazines et quelques livres consacrés aux récentes découvertes en physique nucléaire ; c’était une lecture ardue, et il y avait des pages où il comprenait un mot sur deux. Mais de ce qu’il avait appris, il avait conclu que l’inquiétude concernant les travaux du savant russe n’était pas limitée aux Services secrets français ; bien au contraire, elle était largement partagée dans la communauté scientifique mondiale, et les belles paroles de Diavol et de ses collègues russes pour tenter de rassurer celle-ci n’avaient guère atteint leur but. Après avoir pris sa douche, il déjeuna, puis passa la matinée à écrire en écoutant de la musique. D’abord, il poursuivit son article sur Venise, puis il s’attela à cette fameuse biographie de Reinhold Glière qu’il était censé rédiger. Il s’interrompit vers la fin de la matinée, et alla déjeuner dans un restaurant grec de la rue de la Harpe. Il faisait toujours aussi chaud, mais il fallait bien qu’il mette le nez dehors. Il fit un grand détour pour rentrer chez lui, et comme il passait devant Notre-Dame, il rentra dans l’édifice. Il y avait beaucoup de monde : fidèles ou simples touristes qui, comme lui, venaient chercher un peu de fraîcheur sous les voutes monumentales de la cathédrale. Puis il longea les quais de la Seine, envahis par une foule avide de bains de soleil. Enfin il rentra chez lui… et avant toute autre chose prit une nouvelle douche et se désaltéra. Puis il se remit à écrire. Il s’interrompit vers 16 heures 30, satisfait de son travail. Son article sur Venise avançait bien, et sa biographie du musicien russe également. Il se fit un thé et mangea une glace, puis prit sa voiture pour aller voir Ghislaine. Le papier sur Venise lui plut, et les photos l’impressionnèrent, particulièrement celles qui montraient l’imposante machinerie destinée à préserver la Sérénissime des effets de la montée des eaux. Alors tu crois que c’est de l’argent gâché ? demanda-t-elle en montrant une série de clichés où l’on découvrait les pontons de « Mose » en train d’être gonflés. Et il est vrai qu’une fois cette opération terminée, ces structures dépassaient à peine le niveau de la mer. Il était évident que, par gros temps, les vagues devaient passer par-dessus. Je ne sais pas, dit-il. Je ne suis pas spécialiste. C’est ce que tu sembles sous-entendre dans ton article. C’est surtout ce que j’ai entendu là-bas. Les gens semblent très sceptiques, quant à l’efficacité de ce « barrage ». On dit que ce projet a été entrepris surtout dans le but de donner du travail aux entreprises de travaux publics locales. Et bien sûr de distribuer des enveloppes au passage aux hommes politiques. De grosses enveloppes. Tu sais bien qu’on ne peut pas écrire ça. D’autant plus que des sociétés françaises – ou leurs filiales, ce qui revient au même – ont participé à ce chantier. Oui, je sais. La devise de Ghislaine aurait pu être « pas de vagues », ce qui était plutôt ironique, étant donné le sujet de leur discussion. « Le Figaro » était un journal conservateur, protecteur de l’ordre établi – et « Le Figaro Magazine » avait toujours eu la réputation d’être encore plus à droite que le quotidien. Tu n’ignores pas qui est à l’origine de « Mose », déclara-t-il. Berlusconi ? Bien entendu. Tu sais que j’ai de la famille en Italie. Effectivement, il était au courant, même s’il ignorait à peu près tout de ses liens de parenté avec cette famille italienne. Ghislaine Durringer n’était pas du genre à s’épancher, même dans l’intimité. Il savait en tout cas qu’elle connaissait Venise au moins aussi bien que lui. Berlusconi, continua-t-elle a été l’un des plus grands prévaricateurs de l’histoire italienne. Mais il est mort maintenant. Pourquoi revenir là-dessus ? C’est toi qui vois. Et oui. C’est dommage, j’avais songé à un titre : « Mose » va-t-il sauver Venise des eaux ? » C’était, naturellement, une allusion transparente à Moïse. Je le garderai peut-être. Vérifie quand même avant si ça n’a pas déjà été fait. Bien sûr ! Par contre, le nouveau terminal des paquebots de croisière semble vraiment améliorer les choses. Eh bien tu vois, tout n’est pas si noir ! Naturellement, elle avait du travail à finir, et il patienta pendant une heure à son bureau, ce qui lui donna l’occasion de terminer son article. Et puis ils gagnèrent un très bon restaurant italien du quartier de l’Opéra. Ghislaine connaissait tellement bien les bonnes adresses du centre de Paris, qu’elle aurait pu écrire un guide gastronomique ! Entre deux bouchées d’une pizza « Quatre saisons », elle lui demanda : Cette chère mademoiselle Wenger donne un récital demain, au Palais des Congrès. Tu y vas ? Oui, elle m’a invité avec ma fille. Et toi ? Non. J’ai déjà assisté à l’un de ses concerts. Je reconnais qu’elle chante bien, et en plus c’est une virtuose du piano. Mais tu sais que je ne suis pas une mélomane, comme toi. Et c’était vrai. Il avait déjà essayé de l’initier aux plaisirs de la musique classique et de l’opéra, mais comme il s’était heurté à une indifférence polie, il n’avait pas insisté. C’est curieux, pour une Italienne. Tu devrais au moins apprécier le Bel canto. Oh, je ne suis pas vraiment d’origine italienne. Même si j’ai de la famille là-bas. Famille éloignée, je précise. Il sourit : Je sais. Je plaisantais. Ce soir-là, ils burent plus que de raison, et finalement, c’est dans la voiture de Gérald qu’ils gagnèrent Neuilly ; Olga conduisait. Quand ils furent arrivés, Ghislaine sortit une bouteille de vieil armagnac, histoire de parachever leur cuite. Mais il devait reconnaître qu’elle tenait remarquablement bien l’alcool. Quant à lui, son seuil de tolérance était assez élevé, et il était juste un peu joyeux. Bien sûr, tout cela se termina au lit. Ils firent l’amour, puis elle se leva, sans doute pour prendre une douche. En l’attendant, appuyé contre l’oreiller, il pensait à tout et à rien, c’est-à-dire surtout à ce foutu voyage en Russie. Quand elle revint, drapée dans un peignoir blanc, elle avait deux verres à la main. C’est quoi ? demanda-t-il en considérant le liquide ambré. Du cognac. Il faut bien changer, un peu. Elle s’assit à côté de lui sur le lit. Ils burent silencieusement. Et puis elle dit : Si je te proposais de m’épouser, qu’est-ce que tu dirais ? Il fut tellement surpris par la question, qu’il en avala de travers. Le liquide alcoolisé lui remonta dans le nez et les sinus, ce qui n’avait rien d’agréable. Charitablement, elle lui tapa dans le dos, tandis qu’il toussait à fendre l’âme. Excuse-moi, dit-il en reprenant son souffle. C’est ta réponse ? Il haussa les épaules : Bien sûr que non. Mais tu admettras qu’il y a de quoi être surpris. Elle ouvrit le tiroir d’une table de nuit, et en sortit un paquet de cigarettes entamé et un briquet argenté. Ça te dérange si je fume ? La question était de pure forme, car elle avait déjà allumé la cigarette. Je demande un joker, dit-il, ce qui la fit rire. Je n’exige pas une réponse immédiate, ajouta-t-elle au bout d’un instant. Je sais que je suis plus âgée que toi, et circonstance aggravante je suis ta supérieure hiérarchique. En général les hommes n’aiment pas trop ce genre de situation. Il demeura un long moment silencieux. Il songeait que, si elle avait puisé dans l’alcool le courage de lui poser cette question, qu’elle avait en tête peut-être déjà depuis un certain temps, quant à lui cette demande en mariage inattendue l’avait instantanément dégrisé. Puis finalement, il dit : Le problème n’est pas là. Où est-il, dans ce cas ? Où est le problème ? Je ne peux pas te le dire. Soudain il songea que les mecs des Services de renseignement étaient peut-être en train de les écouter, en ce moment. Ils devaient bien rigoler. Il y a encore du cognac ? demanda-t-il. Dans la cuisine. Je reviens. Tu veux un autre verre ? Non merci. J’ai ma dose pour ce soir. Il se leva, et, pieds nus, gagna la cuisine. Il trouva la bouteille de Fine Napoléon dans le bar, et s’en servit une bonne rasade. Il en profita pour ramasser une poignée de cacahuettes et de noix de cajou salées. Il mit à profit ce bref intermède pour réfléchir à toute allure. Il connaissait les femmes. Même si elle était à moitié bourrée, Ghislaine était très certainement sincère, et il lui fallait une réponse, et tout de suite. Il allait lui en donner une, parce que ce n’était pas le moment de discuter, surtout avec les gars de la DGSE sans doute en train de se poiler en les écoutant. Il revint dans la chambre, le cognac dans une main et les amuse-gueule dans l’autre. J’ai réfléchi, annonça-t-il en s’asseyant à côté d’elle. Ah ? Et puis-je connaître le résultat de tes cogitations ? C’est un oui de principe. Pourquoi « de principe » ? dit-elle d’un air étonné. Pour des raisons que je ne peux pas t’expliquer pour le moment. Mais tu auras la réponse définitive après mon voyage en Russie. Ça ne fait pas trop longtemps à attendre ! Effectivement. Elle réfléchit un instant, puis dit : Ça me va. Comme je t’ai dit, je suis une personne civilisée, je ne veux pas t’obliger à signer ta condamnation à mort immédiatement ! Elle avait voulu plaisanter, mais bizarrement il n’apprécia pas du tout son humour. Elle dut s’en rendre compte, car elle ajouta en l’embrassant : Je blaguais !      

Gouderien

Gouderien

 

Apprendre à danser (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la nouvelle chanson de selena gomez sur back to you et j'aimerais vraiment m'amélioré   Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un très mauvais niveau ?   Mes mouvements sont répétitif ou pas et est ce que je suis en rythme ou pas ?   Ma danse est horrible à regarder ou pas tant que ça ?   Qu'en pensez vous ? Je tiens vraiment à m'amélioré car je ne danse que pour le plaisir de danser   Merci ...     https://youtu.be/UbyXHe-g0sY

thealex40

thealex40

 

Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma reprise de maître gims vianney sur la même ? Je prends des cours de chant et que j'aimerais vraiment m'amélioré   Je voudrais savoir si je chante juste ou très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ?   Qu'en pensez vous sincèrement ? Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément chanter   Merci ^^    

thealex40

thealex40

 

Apprendre à chanter (Débutant)

Bonsoir , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma reprise de vitaa claudio capéo sur un peu de rêve ?
Je prends des cours de chant et je voudrais savoir comment trouvez vous mon chant ?

Est ce que j'ai une voix horrible à écouter ou pas tant que ça ?

Je chante juste ou très très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ?

Qu'en pensez vous ?

Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément chanter mais seulement pour le plaisir de chanter

Merci ...

https://youtu.be/zECyDDgv_sA
 

Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma reprise de vitaa et claudio capéo sur un peu de rêve ? Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré Je voudrais savoir comment sonne mon chant , est ce que je suis juste ou très faux et est ce que je suis en rythme ou pas ? Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément chanter et que j'ai très envie de m'amélioré Qu'en pensez vous sincèrement ? Merci https://youtu.be/nS1FAy6juy8
 

Parenthèse

Avant de poursuivre, je reviens sur la "guerre économique" (pour autant que les deux mots, ou les deux concepts, puissent être associés), impliquant le surcroît d'activité à consentir pour conquérir la suprématie, ou simplement tenter de se maintenir coûte que coûte la tête hors de l'eau.

  Tout bien considéré sous cet angle, dans tout emploi, public ou privé, administratif ou opérationnel, tous secteurs et toutes corporations confondues, une proportion importante de productions _ services ou articles _ ne présente, à vrai dire, une réelle pertinence que dans la garantie d'une partie des revenus de la population, et pour la plupart des gens _ dans l’emploi ou pas _ tout un spectre de nuisances allant de l'inconfort durablement ressenti à la nocivité _ contestée ou reconnue. Je noircis le trait ?

 Dans une conception "bipolaire" de la société, par exemple "prolétaires" contre "nantis", le problème n'est déjà pas simple à traiter, puisque cette manière manichéenne de voir les choses, à amplifier les crispations et raviver les plaies, perpétue les conflits en versant continuellement "de l'huile sur le feu".
Mais l'on se rend bien compte aujourd'hui que cette approche est insuffisante, car, en fonction des créneaux, ce ne sont pas toujours les mêmes "privilégiés", les mêmes "déshérités", encore que privilèges et déshérences puissent (et peuvent effectivement) se trouver cumulés par des individus, ou des groupes, dans des situations ou des circonstances spécifiques qui perdurent _ et pas si rares, dans cette deuxième décennie du troisième millénaire.

Dans la recherche de solutions, la quête de "coupables" devient une gageure, et a toutes les chances de s'avérer inadéquate, tant il apparaît indispensable, selon moi, de mener une analyse pour redéfinir les responsabilités mises en cause afin d'en rééquilibrer les attributions.

Reo

Reo

 

Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma reprise sur la chanson de céline dion sur encore un soir ? Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré   Je voudrais savoir si je chante juste ou très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ?   Qu'en pensez vous sincèrement ?   Merci ...      
 

Apprendre à danser (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la chanson de zayn sur let me ? Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un très mauvais niveau ?   Mes mouvements sont très répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ?   J'ai vraiment très envie de m'amélioré   Qu'en pensez vous ? La danse je pratique ça pour le plaisir de danser même si mon niveau n'est pas encore au top   Merci ...    
 

Apprendre à danser (Débutant)

Bonsoir , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur let me de zayn ? Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un très mauvais niveau ?   Mes mouvements sont très répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ? Qu'en pensez vous ?   Je tiens vraiment à m'amélioré   Merci        
 

Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur mon chant sur ma cover de maître gims sur malheur malheur ? Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré   Est ce que je chante juste ou très très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ?   Qu'en pensez vous vraiment ?   Merci        
 

Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma reprise de louane sur immobile ? Je prends des cours de chant et je voudrais m'amélioré car j'aime énormément chanter   Je voudrais savoir si je chante juste ou très très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ? Qu'en pensez vous ? Je vais essayé de tenir à la laisser pour de bon cette fois si    Merci      
 

Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma reprise de louane sur immobile ? Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré   Je voudrais savoir si je chante horriblement faux ou juste et est ce que je suis en rythme ou pas surtout ? Est ce que mon chant est affreux ou je peux encore plus m'amélioré ?   Pour l'articulation j'ai encore du mal avec ça car avec la mue qui s'est faite tardivement ...   Qu'en pensez vous ? Je tiens vraiment à m'amélioré car je ne chante que pour le plaisir et par passion   Merci      
 

Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur mon chant sur ma reprise de vitaa claudio capéo sur un peu de rêve ?
Je prends des cours de chant et je voudrais vraiment m'amélioré

Je voudrais savoir si mon chant est horrible à écouter ou pas tant que ça ?

Je chante juste ou très faux et est ce que je chante en rythme ou pas du tous ?

Qu'en pensez vous ?

Je ne chante que pour le plaisir de chanter seulement et que j'aimerais avancer ^^

Merci 
  https://youtu.be/IKnl4RzeCSY
 

Apprendre à chanter (débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur mon chant sur ma reprise de vitaa claudio capéo sur un peu de rêve ? Je prends des cours de chant et je voudrais vraiment m'amélioré   Je voudrais savoir si mon chant est horrible à écouter ou pas tant que ça ?   Je chante juste ou très faux et est ce que je chante en rythme ou pas du tous ?   Qu'en pensez vous ?   Je ne chante que pour le plaisir de chanter seulement et que j'aimerais avancer ^^   Merci   https://youtu.be/M8iXfZwFOng
 

Apprendre à danser (débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la nouvelle chanson d'ariana grande sur no tears left to cry ? Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un mauvais niveau ?   Mes mouvements sont très répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ? Qu'en pensez vous ?   Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément danser et que j'ai très envie de m'amélioré   Merci ...    
 

Apprendre à chanter (débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma reprise de vitaa Claudio capéo sur un peu de rêve ? Je prends des cours de chant et je tiens vraiment à m'amélioré   Je voudrais savoir si je chante juste ou faux et est ce que je chante en rythme ou pas ?   Qu'en pensez vous ?   Je ne chante que pour le plaisir de chanter   Merci    
 

Apprendre à danser (débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la nouvelle chanson d'Ariana grande sur no tears left to cry ?
Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un très mauvais niveau ?

Mes mouvements sont comment très répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ?

Qu'en pensez vous ?

Merci , je tiens vraiment à m'amélioré car je suis vraiment passionné de danse



https://youtu.be/_BTZeevHnIc

thealex40

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2036. Chapitre 6 : Avant la mission (5).

Vendredi 8 août 2036. Gérald finit par aller se coucher et s’endormir. Après une trop courte nuit, il fut tiré du lit à 7 heures par la musique de son implant, qui faisait aussi office de réveille-matin. Après avoir pris sa douche et s’être rasé, il alla déjeuner. A 8 heures, comme promis, il réveilla sa fille. Déjà ? dit-elle en s’étirant. Et oui ! C’est le jour des vacances. Petites vacances ! Oui, ben c’est toujours ça. Tu as préparé ta valise ? Oui chef ! Pas de problème chef ! Parfait. Tu as juste le temps de prendre ta douche et de déjeuner. Dans une heure, on y va. OK. Après avoir embrassé le père Jacquet, ils partirent pour l’aéroport de Toulouse-Blagnac à 9 heures. En début d’après-midi, leur avion s’envola pour l’Italie. Ils arrivèrent à Padoue vers 17 heures, et gagnèrent leur hôtel. Agnès avait bien râlé un peu quand elle avait appris qu’elle allait devoir partager la même chambre que son père, mais son enlèvement était encore tout récent, et il n’avait pas voulu prendre le moindre risque – d’autant que les chambres étaient hors de prix. Naturellement, ils disposaient de lits séparés. Il faisait plutôt moins chaud qu’à Paris, ce qui était bien agréable. Ces journées italiennes en compagnie de sa fille lui laissèrent une impression bizarre, comme si elles n’avaient été qu’une sorte de rêve. En d’autres temps, il aurait profité pleinement de ces vacances avec Agnès. Mais la perspective de son périple russe gâchait tout. Avec chaque jour qui passait, il sentait l’angoisse monter en lui, et il devait faire un effort considérable pour paraître enjoué et insouciant. Et sa fille, qui était loin d’être une idiote, s’en rendait bien compte. Pour se changer les idées, il loua un hors-bord (il avait passé le permis bateau des années auparavant), et ils sillonnèrent en tous sens la lagune de Venise et la mer au-delà, ce qui leur permit d’approcher de près les gigantesques travaux qui avaient été entrepris pour tenter de protéger la cité des Doges de la montée des océans. Après des années de discussions et de fausses solutions, un terminal pour les paquebots avait enfin été construit à l’entrée de la lagune, ce qui devait mettre fin à l’un des pires dangers qui menaçait le site. Depuis maintenant de nombreuses années, la cité était menacée par des inondations (appelées « Acqua alta”, “ hautes eaux"), qui dépassaient de plusieurs centimètres le niveau des quais, à la suite de certaines marées. Dans beaucoup de vieilles maisons, les anciens escaliers de service utilisés pour décharger les marchandises étaient maintenant inondés, rendant les rez-de-chaussée inhabitables. Les études indiquaient que la cité continuait à « couler », au rythme relativement lent de 1 à 2 mm par an. En conséquence, l’état d’alerte avait été annulé. En mai 2003, le Premier ministre italien Silvio Berlusconi avait lancé le projet « MOSE » (“Modulo Sperimentale Elettromeccanico”), un modèle expérimental destiné à évaluer la performance de portes flottantes gonflables ; l’idée était de construire une série de 78 “pontons” fixés au fond de la mer, à trois endroits stratégiques correspondant aux entrées du lagon. Quand une marée dépassant 110 centimètres serait annoncée, on remplirait les pontons d’air, ce qui les amènerait à flotter et à bloquer les flots venant de la mer Adriatique. La fin des travaux était prévue pour 2018. Le succès du projet n’était pas garanti, mais son coût serait de toute façon faramineux. Prévu au départ pour coûter 800 millions d’euros, son véritable prix de revient atteignit finalement plus de 10 fois cette somme – dont 2 milliards d’euros perdus en raison de la corruption. Avant même l’achèvement de cette entreprise pharaonique, beaucoup de gens s’interrogeaient sur sa raison d’être. Effectivement, quand « Mose » fut terminé, on s’aperçut rapidement que ce « barrage gonflable » n’était qu’une ligne Maginot de pacotille, impuissante à arrêter les eaux de la mer Adriatique – d’autant plus impuissante qu’on attendait en général le dernier moment pour gonfler les pontons, en raison de l’influence du lobby des paquebot de croisière, qui tenait évidemment à ce que ses navires puissent passer. Assez vite, se rendant compte que « Mose » ne suffirait pas, on commença à envisager un « super-Mose », encore plus coûteux – malgré les protestations des véritables défenseurs de l’environnement, qui pensaient qu’on s’attaquait au problème par le mauvais bout. Si, en dépit de tout l’argent qu’il avait coûté, « Mose » n’avait pas tenu toutes ses promesses – ce que ses détracteurs prévoyaient depuis le début – c’était en effet pour plusieurs raisons, dont la première était que la montée du niveau des mers entraînée par le réchauffement climatique avait été à la fois plus rapide et plus forte que prévu. Mais d’autres facteurs jouaient, certains fort anciens et liés à la nature même du site que, vers la fin de l’Empire romain, on avait choisi pour construire la cité. Il y avait aussi, bien entendu, le problème du tourisme. Venise n’était pas victime que du réchauffement climatique. Elle subissait aussi les effets pervers de la mondialisation, qui avait entraîné un développement effréné du tourisme de masse, et particulièrement des croisières, tandis que des politiciens ultra-libéraux, incompétents et corrompus, faisaient de leur mieux pour entraver les efforts des pouvoirs publics en faveur de la sauvegarde de l’environnement.             Venise ne pouvait guère se passer de la mane touristique et des très nombreux emplois liés à cette activité. Pendant des décennies, on avait sacrifié les problèmes environnementaux, devant la nécessité d’accueillir les grands paquebots de croisière, qui faisaient découvrir à leurs clients émerveillés les splendeurs de la Méditerranée, dont la Sérénissime était l’un des plus beaux fleurons. Pour eux on avait construit, à l'ouest du centre historique, près du quartier populaire de Santa Croce, un vaste port, capable de recevoir les plus impressionnants bâtiments d'une flotte mondiale de croisière dont l'importance croissait d'année en année. Mais cette époque était révolue. En 2013, on avait interdit aux navires de plus de 40.000 tonnes d’entrer dans le canal de Guidecca et le bassin de Saint-Marc. En janvier suivant, une cour de justice locale avait abrogé le décret, mais plusieurs compagnies de croisièristes avaient indiqué qu’elles continueraient de le respecter, jusqu’à ce qu’une solution à long terme pour la protection de Venise soit trouvée. Par exemple, « P&O Cruises” retira Venise de ses programme d’été, tandis que “Holland America” déplaçait un de ses navires de la Méditerranée vers l’Alaska, et que “Cunard”, dès 2017 et 2018, commençait à réduire le nombre d’escales de ses paquebots. Le résultat – qui était loin de faire plaisir à tout le monde – fut que les autorités portuaires estimèrent à 11,4 % la diminution du nombre des bateaux de croisière faisant escale à Venise en 2017 par rapport à 2016. Ce qui entraîna naturellement une chute parallèle des rentrées d’argent. La ville prit aussi d’autres mesures, par exemple l’interdiction des valises à roulettes. En plus d’accélérer l’érosion des fondations de la vieille cité et de polluer la lagune, les paquebots de croisière déversaient sur la cité des Doges un nombre excessif de touristes, à tel point que durant la période estivale, la place Saint-Marc et les autres sites populaires étaient envahis d’une telle foule de voyageurs venus des quatre coins du monde que c’est à peine si on pouvait encore se déplacer. La municipalité de Venise voyait d’un œil de plus en plus critique ces hordes internationales de croisiéristes, qui ne quittaient leurs bateaux le matin que pour y retourner en fin d’après-midi, apportant finalement peu de choses à l’économie de la ville en comparaison des nuisances qu’elles généraient. Ayant échoué en 2013 à bannir les gros paquebots du canal Giudecca, la municipalité de Venise tenta une nouvelle stratégie à la mi-2017. Cette fois, on interdit la création de tout hôtel nouveau. Il y avait déjà 24.000 chambres d’hôtel dans la cité. L’interdiction ne concernait pas les locations à court terme dans le centre historique, ce qui entraîna une hausse des loyers pour les véritables habitants de Venise. La municipalité avait déjà interdit l’installation de fast-foods, afin de préserver le caractère authentique du site. C’était une autre raison pour geler le nombre d’hôtels. Cela dit, moins de la moitié des millions de touristes qui visitaient la ville chaque année passaient la nuit sur place. En 2014, les Nations Unies avertirent la municipalité que Venise pourrait être placée sur la liste de l’UNESCO des sites culturels mondiaux en danger, à moins que les paquebots de croisière ne soient exclus des canaux proches du centre historique. Quelques Vénitiens plaidaient pour l’adoption de mesures plus agressives afin de diminuer le nombre des passagers des navires de croisière qui débarquaient à Venise, nombre qui, dans les périodes de pointe, pouvait atteindre 30.000 par jour. D’autres, au contraire, concentraient leurs effort sur la promotion d’une manière plus responsable de découvrir la ville. Un référendum non-officiel se déroula en juin 2017, sur la question de savoir s’il fallait bannir les gros paquebots. 18.000 personnes votèrent, dans les 60 bureaux prévus à cet effet, et sur ce nombre 17.874 choisirent de favoriser l’exclusion des navires de la lagune. Sur une population totale estimée à environ 50.000 personnes, c’était un chiffre important. Les organisateurs du référendum proposèrent un plan prévoyant la construction d’un terminal pour les navires de croisière, à l’une des trois entrées de la lagune de Venise. Les passagers seraient transférés à bord de petites navettes, pour gagner le centre historique. En novembre 2017, un comité officiel réalisa un plan spécifique pour garder les grands navires de croisière en dehors de la place Saint-Marc et de l’entrée du Grand Canal. Les paquebots de plus de 55.000 tonnes devraient suivre un trajet particulier en suivant un autre canal, afin de rejoindre un nouveau port de passager qui serait construit à Marghera, un secteur industriel continental qui possédait déjà des infrastructures pour accueillir les navires de commerce. Les travaux devaient durer quatre ans, mais le groupe « No Grandi Navi » (Pas de grands navires) prévoyait à juste titre qu’ils prendraient bien plus de temps, et qu’en plus ils ne diminueraient pas le niveau de pollution causé par les paquebots – sans compter que 55.000 tonnes, c’est déjà beaucoup. Quand finalement le port de Marghera fut achevé, deux ans après l’échéance prévue, on ne tarda pas à se rendre compte qu’il n’apportait absolument pas une réponse au problème, parce que les grands navires de croisières continuaient à parcourir la lagune, avec tous les inconvénients qui en résultaient. En 2025, on finit par se rendre à l’évidence, et on décida de construire un autre port pour les passagers, cette fois à l’entrée de la lagune. On avait encore perdu 8 ans, et les sommes colossales investies dans la construction du port inutile de Marghera auraient pu trouver un meilleure utilisation. L’État italien, qui avait quitté une Europe unie largement dominée par l’Allemagne, était à présent beaucoup plus libre de ses actes, et il participa largement au financement de ce projet. En 2036 ce nouveau terminal était tout juste achevé, et il était encore trop tôt pour déterminer s’il permettrait enfin de sauvegarder le site de Venise, mais l’époque où les monstres des mers parcouraient la lagune en tout sens était enfin terminée. La prochaine étape consisterait à revoir le trajet des navires de commerce, qui, eux, continuaient à traverser la lagune afin de gagner le port de Marghera.   A part ça, Venise était toujours Venise, et les grands efforts de la municipalité en vue de diminuer la foule des touristes qui envahissait, pendant une bonne partie de l’année, la cité des Doges, n’avaient pas encore produit beaucoup d’effet. Si, cette année, il y avait un peu moins de monde que d'habitude, c'était plutôt en raison des graves événements qui secouaient la Chine et les États-Unis. Mais les Américains, bien que moins nombreux, étaient toujours là, et les Chinois étaient remplacés par les Russes, les Turcs et les habitants du Golfe. Gérald et sa fille visitèrent les grands sites historiques (le palais des Doges, la basilique Saint-Marc, le pont des Soupirs, le théâtre de la Fenice, le palais Vendramin Calergi où Wagner était mort, l’île de Murano), burent un cappucino (hors de prix) dans un café de la place Saint-Marc, dévorèrent des pizzas (ruineuses) dans les restaurants locaux, mais, grâce au hors-bord loué par le journaliste, ils ne tardèrent pas à sortir des sentiers battus pour aller découvrir des endroits moins courus, en particulier les nombreuses petites îles qui parsèment la lagune, et dont certaines sont totalement ignorées des touristes. En fait le plus grand plaisir était d’arrêter le bateau au milieu de la lagune, par exemple entre les îles de San Clemente et de La Grazia, et de bronzer devant ce paysage sublime, sous le soleil torride de ce mois d’août vénitien, une boisson fraîche ou une glace à la main. Maintenant que les paquebots de plus de 30.000 tonnes avaient déserté la lagune, celle-ci était redevenue un endroit beaucoup plus paisible, même s’il fallait compter évidemment avec les navires plus petits, sans oublier le ballet incessant des navettes qui conduisaient les touristes jusqu’au centre historique et aussi le trafic des cargos, porte-containers, pétroliers ou méthaniers qui continuaient imperturbablement à se diriger vers le port de Marghera ou en sortaient.   Quand, le 13 août au matin, arriva le moment de rendre la chambre d’hôtel et de reprendre l’avion pour Paris, Gérald se dit qu’il avait été idiot, et qu’il aurait dû réserver pour deux fois plus longtemps. Malheureusement, il ne pouvait pas faire n’importe quoi, et il fallait bien qu’il ramène Agnès chez sa mère. Celle-ci avait déjà menacé de faire supprimer son droit de visite, et il savait hélas que ce n’étaient pas des paroles en l’air. Il pouvait toujours se dire que dans quelques années, Agnès serait majeure et qu’alors elle serait libre de faire ce qu’elle voudrait, mais à ce moment, elle n’aurait peut-être plus trop envie de partir en vacances avec son père. Et de toute façon, avec la perspective de ce maudit voyage en Russie qui l’attendait à partir du 29 août, il hésitait à faire des projets à long terme.   Mercredi 13 août 2036. A bord de l’Airbus qui les ramenait en France, Gérald inspectait sur son portable les centaines de photos qu’il avait prises durant le voyage, en se demandant lesquelles Ghislaine choisirait afin d’illustrer l’article… qu’il avait à peine commencé. Bien entendu, il allait lui proposer une sélection des meilleurs clichés – enfin, de ceux qu’il jugeait les meilleurs -, mais dans ce domaine comme dans pas mal d’autres, c’est à elle que revenait le dernier mot. Tout à coup il réalisa que dans deux jours aurait lieu le concert de Sophia Wenger, qu’elle les avait invités, lui et sa fille, et qu’il n’en avait même pas parlé à Agnès. Bien sûr, elle avait refusé d’assister au concert que la diva avait donné à Toulouse, mais depuis, peut-être avait-elle eu le temps de changer d’avis à ce sujet. Assise à ses côtés, Agnès était plongée dans « Facebook ». Elle aussi avait pris des tas de photos, et elle était en train de choisir celles qu’elle allait publier sur sa page personnelle. Dis-donc, commença-t-il. Oui ? Dans deux jours, Sophia Wenger doit donner un concert à Paris, au palais des Congrès. Elle nous a invités. Ça te dirait de venir ? Elle parut réfléchir. Pourquoi pas ? dit-elle finalement. OK. Alors on ira. Si ta mère est d’accord, bien entendu. Ma mère, j’en fais mon affaire. Il faillit lui demander si elle avait changé d’idée à propos de la pianiste, mais finalement il s’en abstint, déjà trop content qu’elle veuille bien l’accompagner à ce concert. Bien plus tard, elle lui avoua que si elle avait accepté de venir, ce n’était pas du tout en raison de son intérêt pour Sophia Wenger, mais simplement pour être encore un moment avec lui, parce qu’elle aussi, l’idée de son voyage en Russie l’inquiétait. Ils atterrirent à Paris dans l’après-midi. La capitale ployait toujours sous la canicule, et les gens qu’on croisait avaient l’air épuisés. Il récupéra sa voiture, et reconduisit Agnès au Veyzinet. Isabelle les accueillit froidement - le dentiste, qui travaillait dans son cabinet, n'était pas là -, mais Gérald s’était attendu à pire. Elle lui proposa même un café, mais il préféra une boisson fraîche. Alors ces vacances, demanda-t-elle, c’était bien ? Parfait, mais trop court, dit Agnès. Sa mère fit la grimace, mais ne releva pas. Gérald jugea que c’était le bon moment pour évoquer le concert de vendredi. C’est quel genre de concert ? demanda Isabelle. C’est un récital de Sophia Wenger. Piano et chant. Sophia Wenger ? C’est bien la femme… Qui a libéré Agnès, oui. Pas de problème. Ça doit être quelqu’un de bien. Sur le coup, il fut un peu surpris qu’Isabelle accepte aussi facilement. Mais il est vrai qu’une Corse ne pouvait guère être choquée par le principe de la justice expéditive, tel que l’avait appliqué la diva britannique. Comme le récital commençait à 20 heures, il promit de venir chercher Agnès vers 17 h 30. Il embrassa sa fille, salua son ex-épouse et rentra chez lui. En chemin, il téléphona à Ghislaine et la prévint qu’il n'irait la voir que le lendemain, car ce soir il était exténué.  

Gouderien

Gouderien

 

Apprendre à danser (débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la nouvelle chanson d'ariana grande sur no tears left to cry ? Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un très mauvais niveau ?   Mes mouvements sont très répétitif ou pas et est ce que je suis en rythme ou pas ? Ma danse est très mauvaise ou j'ai certaines bases ou je peux amélioré encore ?   Qu'en pensez vous sincèrement ?     Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément danser ^^   Merci ...   https://youtu.be/wJAZc2deM6M

thealex40

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