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  1. Bonsoir , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma cover de vitaa a fleur de toi ?

    Je prends des cours de chant et que j'ai très envie de m'amélioré

     

    Je voudrais savoir si je chante juste ou faux et est ce que je chante en rythme ou pas ?

    Qu'en pensez vous vraiment ?

     

    J'ai très envie de m'amélioré et pour ça je suis très motivé pour travaillé

     

    Merci Alystair

     

    Espère avoir quelques commentaires car des fois il y en a pas tellement sur les blogs LOL humour

     

     


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    LePenseur
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    Lost.

    I am lost. Why ? what a shitty question. All is turning around it. Why am i here ? Cette question tourne de plus en plus fréquemment dans ma tête. Elle me torture. Mon incapacité chronique à suivre ma formation lui donne une emprise très forte. Je n'arrive pas à faire ce qui doit être fait. Des moyens et des ressources formidables sont mis à ma disposition. Des gens comptent sur moi, des gens ont placé leur confiance en moi. J'ai du respect pour ces personnes, j'aime ces personnes. Ces personnes sont ma famille et mes amis. J'ai envie d'être digne de leur confiance et de les rendre fiers. J'ai envie qu'ils sachent que je suis une personne de confiance, une personne brillante et mature. Je me sens tellement loin de ce que je devrais être. J'agis uniquement selon mon bon vouloir, selon mes addictions. Le poker, Lol... Deux activités intensément chronophages et couteuse pour la première. De l'argent qui n'est pas mien et qui n'est pas destiné à ce genre d'utilisation. Et pourtant... Je reste sans rien faire à regarder le temps passer inlassablement. Les journées sont répétitives et vides de sens. La motivation n'est pas là et le projet inexistant. Le sentiment de perdition s'accroît fortement. Ma situation n'est pas mauvaise. Je suis entouré de personnes qui m'apprécient et j'obtiendrais mon diplôme en passant à travers les gouttes comme de coutume. Mais cela me rend-il heureux ? J'en doute très fortement. Soyons même honnête, je sais que cela n'est pas le cas. J'ai besoin de donner du sens à mes actions. J'ai besoin qu'elles soient le fruit d'un dessein plus grand. Quelque chose que j'ai décidé et qui a du sens, de la signification pour moi. Je ne peux pas continuer de la sorte. Il est temps de sortir de mon trou... Je ne peux plus être l'enfant prometteur qui utilise ses capacités pour passer à travers les mailles du filet en n'en faisant qu'à sa tête. Ce temps doit prendre fin. Il est temps d'entrer dans la danse. De prendre ses responsabilités. De ne plus vivre uniquement pour ses envies immédiates et à court terme. Il est temps de grandir et de voir plus loin. Il est temps de se construire, d'entrer dans le monde, le vrai monde. Ce monde si riche d'opportunités qui ne demandent qu'à être saisi par les plus audacieux et les plus travailleurs. Je ne veux pas d'une vie bien rangée. Je ne veux pas d'une vie dans le cadre. Je veux être maître de mes actions et avoir une grande marge de manoeuvre. Et je sais pertinemment qu'atteindre cet état nécessite du travail et un sens du travail. Deux notions qui m'ont déserté depuis bien trop longtemps maintenant. Je suis totalement conscient des enjeux et de ce qui doit être fait. Mais je contemple ma connaissance sans l'utiliser... Je la gaspille... Comme je gaspille mes capacités... Je dois trouver un moyen d'y mettre un terme. J'ai l'impression de manquer d'énergie pour le faire. Se lever le matin est difficile, j'ai souvent les yeux lourds, le cerveau pris et incapable de s'atteler à une tâche exigeante. J'ai le sentiment frustrant d'avoir toutes les ressources en moi pour manger le monde, le croquer à pleines dents, mais de ne pas pouvoir les extraire faute d'énergie et de volonté... Il me faut trouver le remède à ce mal. Les perspectives sont fabuleuses. Je pourrais tout avoir, tout. Si j'arrivais à forger toute cette matière première qui fourmille en moi... Le résultat serait incroyable à n'en point douter. Et tout mon entourage en bénéficierait, moi le premier. C'est sans aucun doute le chemin vers la sérénité, le chemin vers la solidité. J'ai vraiment envie que ce yo-yo émotionnel prenne fin. Je suis fatigué de tout le temps être sur le fil du rasoir. De tout le temps devoir me faufiler à droite à gauche pour trouver un moyen de sauver les meubles. J'ai envie d'une base solide sur laquelle construire. Je crois qu'il est temps pour moi de construire. J'ai était en retrait bien trop longtemps. Tu as peur de vieillir sans avoir accompli de grandes choses. Mais tu ne fais qu'aller dans le sens de ta peur. Tu ne t'engages qu'à moitié dans ce que tu entreprends. Ou même pas du tout. Tu vas droit vers ce que tu crains. Et il ne tient qu'à toi de mettre un terme à cette spirale malheureuse. Tu as tous les ingrédients. À toi de retrousser les manches et de te mettre au travail. Personne ne te le dira parce que la société est-ce qu'elle est... Hypocrite. Personne ne te mettre face à cette réalité donc à toi de le faire. Tu es une déception. Ton parcours est décevant, ta manière d'agir est décevante, immature et petite. Tout t'a était donné à la naissance. De très grandes capacités. Que tu n'utilises pas. Pardon que tu utilises pour assouvir tes caprices. Tu ne les exploites pas, tu ne les travailles pas, tu ne les fais pas grandir... Au contraire, tu les emprisonnes, tu les capitonnes à un second rôle... Tu les plafonnes alors qu'elles ne demandent qu'à s'agrandir et à exploser. Tu dois briser cette barrière. Bordel de merde, bouge-toi le cul mon gars ! Arrête d'agir comme je ne sais quel connard de fils à papa qui attend son virement tout les mois et qui voit son avenir bien tracé à reprendre le réseau de sa famille pour vivre une vie de cadre bien rangée. Tu ne veux pas de cette vie et pourtant, tu fais tout comme si tu aspirais uniquement à elle. La contradiction est tellement importante...

     

    En deux mots : tu es Faible et Lâche.

     

    J'ai peur. J'ai terriblement peur de l'échec. Je me cache derrière des excuses perpétuellement. Je n'accepte pas d'être moins bon, d'être en apprentissage et d'écouter les enseignements de personnes plus compétentes ou plus à l'aise que moi. Ce rejet est encore plus prononcé quand il s'agit de personnes de mon âge ou plus jeune. Je me sens forcé de cacher mes lacunes par de l'humour au second degré et de l'auto-dérision. Je me désavoue avant que les autres ne puissent le faire. De cette manière, je me protège de la vérité et je n'entends jamais les remarques des autres. Remarques qui me permettrait de me remettre en question. Mais les énonçant en premier lieu à haute voix, je n'en tiens pas compte. En effet, c'était de l'humour, rien de sérieux. Par ce procèdè, je me retrouve limité... Je ne peux pas grandir à travers la manière dont me perçoivent les autres, car je les empêche continuellement d'exprimer leurs avis sur moi. J'ai peur de cet avis... J'ai peur d'apparaître faible et sensible... Alors que ma sensibilité et ma compassion sont sans doute deux de mes plus beaux cadeaux... Je les protège tellement jalousement... J'ai peur de les exposer. J'ai peur que cela me coûte terriblement en énergie, énergie dont j'ai le sentiment d'être déjà en pénurie.


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  2. Tequila Moor
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    De cette obsession sexuelle, qui déborde,
    Ne plus maîtriser la nervose, qui saborde.
    Le cercle vicieux reprend son thème à l'envi :
    Je bande donc je suis. Ou je jouis donc je vis.

    Impasse mâle, un malin passe – et un public    
    Tourment insinue en coulisses sa métrique.
    Vitale lie, de fiers fantasmes se préparent :
    C'est l'hallali, leur drame me délire, hilare.

    Car, vous ignoriez mes globes qui vous fixaient,
    Quand tout le reste s'étranglait en tremblements.
    Carcan : seul endroit de mon corps qui s’éreintait,
    M’étreignait d'une tuméfaction admirante.

    Voir vos petites morts, tumescence du moi,
    Visionner le film de vos yeux agonisants :
    Jouir où ils charrient le feu, soumis à ma foi,
    En vengeance de vos démarches chaloupantes.

    Vous m’envoyez - je vouvoie - d'infécondes ondes :
    "Traînée", ce mot qui se traîne en mon occiput
    M'incite à vous tutoyer, toute honte bue... Chut.
    Alors te posséder, crâne rongé, me sonde.

    Ô ! Sentir ma verge élargir tes orifices
    Au centre interne de ton monde, qui t'empale,
    Te soumet en te libérant – axe central.
    Equarrir tes contorsions, qu'elles s'avilissent.

    Echancrure, ta robe en brut se boit en toi,
    Une bouture en but y bourgeonne déjà.
    Tes membres s'emballent : reptation ou rectal ?
    Beauté du dos qui ondule, où je testicule.

    Et lorsque je t'aime à m'en décoller la plèvre
    De ma fragile fièvre, cœur au bord des lèvres.
    Envers toi, de vomissures en commissures,
    J'expire tout mon suc : prie que cela m'eunuque.

    En cette attente, t'exciter me ressuscite :
    En toi,  je comble le rien. Lors, suce mon souffle
    Gourmand, ta tendre chère est ce qui me suscite.
    Ma pire hantise ? Que tu me nommes maroufle.

    Marasme de l'écume d'Eros qui s'éveille,
    Dégénère en stupre, puis en exquise spume :
    Tes merveilles s'affirment vacarme vermeil
    Quand mes sens, à tes sons et parfums, s'accoutument.

    Humain hymen, qui m'a dérobé l'innocence,
    Ne résiste point quand je viens te défeuiller :
    Je ne sens plus –  bel oubli – son omniprésence,
    Veux en ton sang, sa douceur perdue, percevoir.

    Bis d'infortune, tu frémis ainsi au même :
    En un bouquet final, un choeur de tes hurlées,
    Que s'épanche cette ardeur d'un cruel carême.
    Harmoniques en résonance, ta mâchoire.

    Elle – qui fût les fruits de nos apertes pentes,
    Chants de tant d'expériences – mais Schize Alien hante :
    Que ces heures passent pour en corps se répandre,
    Que ses ailes passent. Encore se détendre.

    Or libre de vivre, or avide de déviance,
    L'envie drapée s'étire en toute nonchalance.
    Autant ce désir, au temps, file chuchotant,
    Quand folie se nourrit dans le fief du néant.

    Enfin mon cerveau, ce demeuré, se maîtrise :
    J’en demeure un amoureux transi qui s’enlise.
    Amoureux de personne, ou bien du seul amour,
    Attendant une âme autre où m’absoudre en retour.

    De sociales idées dévorent mon désir,
    Pour ne pas déraper, j’y croie à en mourir.
    À se prendre de haut, pour ne pas s'échapper :
    Suivre ces précautions, s’ensuivre annihilé.


  3. Soirée saucisse chez Emily

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                                      Ma soirée saucisse pour les 19 ans de la belle Emily

     Comme convenu par contrat, j'arrive chez Clémentine pour 19 h30 très précise. Elle m'attend dans le jardin.
    Clémentine me présente Emily. Emily fête aujourd'hui ses 19 ans et a invité une quinzaine de ses copines.
    Ce sont toutes de jeunes étudiantes de la Fuck de Droit. Emily m'invite à passer ma mobylette par la cave.

    Comme à chaque fois, ce seront les WC qui feront office de loges. Je pourrais m'y changer et m'y déguiser.
    Je décroche les deux sacoches de ma mobylette et j'emmène le tout aux cabinets de toilettes. Je me prépare.
    Emily et Clémentine m'aident à me déshabiller et à me vêtir de mon déguisement pour la première partie du show.

    Je fais quelques essais de voix. Je me regarde dans le miroir. Emily ajuste ma ceinture. J'en profite pour faire pipi.
    Clémentine me reproche souvent de laisser quelques gouttes sur la lunette des toilettes. Je fais donc très attention.
    Me voilà prêt. Nous entendons les premières invitées qui arrivent. Clémentine va accueillir toutes les étudiantes.

    Clémentine assure également la fonction de "Disc-Jockey". J'entends donc la musique du générique de Rocky III.
    Fier, assis tout droit sur ma mobylette, j'arrive dans l'assistance déguisé en Rocky Balboa. L'effet est phénoménal.
    Je porte le masque de Sylvestone Staller. Les filles de l'assistance applaudissent à tout rompre. Je monte sur scène.

    Pour créer un effet supplémentaire, vêtu de ma tenue de boxeur, je porte mes palmes de plongée. C'est magnifique.
    Je commence par "La poupée qui fait non" de Michel Polnareff. Je fais mon "Moon-Walk" façon Michael Jackson.
    Je parcours ainsi la scène de gauche à droite, puis de droite à gauche sous un tonnerre d'applaudissements. Délire.

    Je continue en mimant un match de boxe en chantant "Les coups" de Johnny Hallyday. C'est une véritable ovation.
    On ne m'entend même plus chanter. Les filles crient, hurlent et se déchaînent. Des petites culottes volent sur scène.
    Une des filles monte sur scène et tente de m'arracher mon short. J'arrive à esquiver d'un uppercut du gauche. Sec.

    Autour de la taille j'ai fixé une cordelette de coton blanc à laquelle est suspendue une belle saucisse de Morteau.

    Emily monte sur scène, s'empare du micro et me présente : < Bonjour les filles ! C'est Maître Gilbert ! >. Triomphe.
    Ma réputation est à présent bien établie. Les filles se mettent à crier : < La saucisse ! La saucisse ! >. C'est la gloire.
    Je continue avec "L'Aziza" de Daniel Balavoine que j'interprète en dialecte tyrolien du XVII ème siècle. GLANDIOSE.

    Les filles montent sur scène. Une d'entre elles m'arrache mes gants de boxe. Une autre m'arrache mes palmes noires.
    Je comprends que la situation dégénère. Je me précipite au WC avec Emily et Clémentine. Enfermés à double tour.
    Derrière la porte, des filles tambourinent en hurlant : < La saucisse ! La saucisse ! La saucisse de Maître Gilbert ! >.

    Enfin, au bout de dix minutes, les choses se calment. Emily m'aide à enfiler mon string doré à paillettes argentées.
    Chacun sait maintenant que je porte toujours mon string à l'envers, avec la ficelle devant. C'est beaucoup plus beau.
    Comme j'en profite pour faire pipi, Emily a toutes les difficultés possibles pour ajuster la ficelle devant. C'est dur.

    Je reviens sur scène pour interpréter "Les yeux révolver" de Marc Lavoine. Je suis vêtu de mon string et des palmes.
    Une grande plume rose, bien fixée derrière, s'agite jusque dans ma nuque, pendant que je danse. Et ça me chatouille.
    Je chante en dialecte Bavarois du XIX ème siècle. Les filles reprennent le refrain avec moi. C'est un véritable succès.

    Rapidement le bordel recommence. Emily est obligée de passer la serpillère sous les chaises. Des culottes volent.
    Un soutien-gorge, lancé par la grande bimbo blonde du fond, vient s'enrouler autour de mon cou. C'est du 95 c !
    Des petites culottes trempées collent déjà aux projecteurs et sur les haut-parleurs. Des filles grimpent sur scène.

    Une fois encore, je suis obligé de prendre mes jambes à mon cou. Je perds un de mes escarpins noirs à talons hauts.
    Une fille m'arrache mon string. Je m'enferme à nouveau aux cabinets avec Emily et Clémentine. Dehors ça gueule !
    < La saucisse ! La saucisse ! On veut la saucisse ! > font ces furies en donnant des coups de pieds contre la porte.

    Pendant que j'en profite pour faire pipi, Emily m'enfile. Elle m'enfile mon collant mauve. Je mets ma perruque.
    Lorsque tout s'est calmé, je reviens pour terminer ma prestation. Je chante "Libertine" de Mylène Farmer avec soin.
    Je chante en dialecte autrichien du XVIIIème. C'est un nouveau triomphe. Les filles redeviennent hystériques...

    A nouveau, je suis obligé de fuir. Une fille m'arrache mon collant. Je suis tout nu avec ma perruque bouclée, rousse.
    A cause de mes palmes de plongée j'ai du mal à courir. Avec Clémentine et Emily, nous nous enfermons aux WC.
    La situation revient au calme après un véritable déchaînement de toutes mes admiratrices. Je suis une vraie "Star".

    Nous revenons pour le rituel des photos souvenirs. Je pose jésuitiquement au milieu des filles qui m'enlacent.
    J'agite ma saucisse de Morteau. Des filles me tiennent par les épaules, par les hanches ou par les poils pubiens.
    A cause de la chaleur, la saucisse de Morteau dégouline de jus. En la secouant, j'en mets donc partout. J'éclabousse.

    C'est Clémentine qui fait les photographies grâce à son appareil sophistiqué fixé sur un trépieds. C'est "Pro".
    Lorsque les filles commencent à partir, je découvre que certaines ont du jus de la saucisse jusque sur les cheveux.
    C'est bien connu, la saucisse de Morteau, lorsqu'il fait chaud, est plutôt juteuse. Elle a tendance à dégouliner...

    Nous nous retrouvons seuls, Clémentine, Emily et moi. Il faut passer la serpillère sous les chaises, partout au sol.
    Il faut ramasser les petites culottes trempées qui collent jusqu'au plafond. C'est un spectacle émouvant et beau.
    < Samedi prochain, tu assures ta prestation chez Florence ! > me fait Clémentine en agitant le contrat signé...

    Emily fait le chèque que Clémentine met immédiatement dans sa poche en me faisant un clin d'œil. Le business.
    Clémentine est mon Agent artistique et n'a pas sa pareille pour dégoter des contrats "juteux" et biens nombreux.
    A ce propos, Emily, avant que nous partions, aimerait beaucoup savourer ma saucisse de Morteau au fromage.

    Tous droits réservés - © 2016 - Depuis mon Blog - 

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  4. Reo
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     Ce terme s’attache à un concept universel : il peut concerner aussi bien la croissance d’un organisme, la construction de la personne, que la mise au point de techniques novatrices, les activités d’une entreprise ou l’émergence d’un pays dans le concert mondial. Bien que toutes les notions de cet ordre puissent être abordées séparément (et le sont effectivement), les activités qu’elles recouvrent sont peu ou prou dépendantes entre elles.
     Aussi, lorsqu’on souhaite définir, ou déterminer, ce que peut être le progrès dans le monde, est-il impossible, à mon avis, d’envisager qu’il ne s’applique qu’à l’organisation sociale, ou inversement, qu’à la promotion de l’individu. Pas possible non plus que ses applications doivent uniquement à des efforts personnels, de même qu’exclusivement à l’action publique.
     C’est ce qui fait la complexité de la tâche à accomplir et sème le doute quant à notre capacité à la mener à bien.

     Que représente le progrès pour le développement _ d’un organisme ou d’une espèce, de la personne ou d’un bassin d’activités ? C’est la perspective d’évoluer vers davantage de choix, ce qui amène plus d’autonomie, plus de cohérence dans les options retenues, et ainsi permet de renforcer la viabilité des projets.
     Par contre, lorsque les choix sont insuffisants, les effets des contraintes ressenties sont amplifiés, fragilisant la cohésion entre les parties prenantes, induisant un stress : s’il s’agit d’un être vivant qui subit des privations ou des traumatismes, ses organes souffrent et certains peuvent céder; si c’est une personne, elle peut «craquer» et tomber en dépression ou agresser ce qui l’entoure; s’il est question de la société d’un pays, des failles apparaissent et se creusent dans la cohésion nationale.

     C’est pourquoi l’appréciation d'un niveau de développement par la seule observation d’avancées sectorielles, même spectaculaires, même objectivement étayées par des chiffres, n’est probablement pas la plus adéquate, si l’on ne prend pas en compte l’équilibre à réaliser, que ce soit pour l’individu (la réussite scolaire ou professionnelle est-elle une fin en soi ?), ou pour des collectivités _ à toutes échelles territoriales _ (la prospérité des grandes entreprises apporte-t-elle à elle seule la sécurité et des conditions de vie décentes _ logement, santé…._ à la population dans son ensemble ?).

     En réalité, autant qu’à la largeur de l’éventail des services offerts et à leur niveau de qualité, c’est aussi à leur disponibilité et à leur accessibilité qu’il faut s’intéresser : les critères à retenir pour en tirer des enseignements étant le degré de satisfaction des citoyens et leur envie de participer à la vie de la cité. Plutôt que de mesurer la quantité de travail fournie, c’est bien son rendement social et sociétal qu’il faut appréhender pour connaître le niveau effectif de développement.


  5. querida13
    Dernier billet

    J'ai aidé cette copine à se préparer...

    Autrefois pour savoir une chanson, on achetait le disque, on l'enregistrait on allait repêcher les paroles dans un bouquin de paroles,ou on achetait Podium, ou on se repassait les paroles avec le magnétophone, et on les recopiait... Eventuellement si on était riche et doué on pouvait aussi s'acheter la partition et la jouer au piano, ou à la guitare.

    A l'époque j'avais chez moi une télé sur laquelle était branchée un lecteur DVD. Mon mari m'avait offert un ampli karaoké, mon frère m'avait offert les micros, et à chaque fois qu'un événement festif arrivait je me faisais acheter un disque .Je mis mon appareillage à disposition de ma copine; elle répéta...Elle fut au point pour chanter bientôt cinq chansons au karaoké familial où j'étonnai tout le monde en entonnant une dizaine de tubes. 

    Cette année-là, Je fis ds remplacements vers Rognac. J 'y repérai des karaokés. J'allai à l'oustalet.Le DJ m'avait à la bonne et me faisait chanter beaucoup.Il  tomba un jour gravement malade et le suivant avait un matériel différent.Ses baffles portaient sur mes oreilles.Je ne suis plus allée dans cet endroit depuis très longtemps. Question de survie!

    Quand j'arrivais dans un établissement du coin, les enfantsme  reconnaissaient et me surnommaient " la maîtresse au piano".Ils venaient tous se renseigner sur moi:

    -Dans quelle classe tu vas aujourd'hui?

    Chez les CE2.... mine déçue....

    -Ah zut , ce n'est pas chez nous!

    Ils savaient qu'ils allaient apprendre une nouvelle chanson! C'est qu'ils aimaient bien l'avoir leur "maîtresse au piano"...Les chanceux se réjouissaient et les autres arboraient une tête d'enterrement.

    Comme j'avais aussi publié trois livres de poésies, je leur enseignais comment était fabriqué le livre...J'explorais les bibliothèques avec eux pour qu'ils trouvent diverses formes de livres et leur apprenais comment différencier un dictionnaire d'un livre de sciences, ou d'un roman, ou d'un livre de poésies ou d'un manuel. Entre autres...Car combien ne me réduisaient qu'à une artiste alors que le métier requiert des connaissances approfondies en histoire, géo, EPS, sciences, français, maths,travaux créatifs, anglais ou autre langue....et littérature!

    Parfois en discutant avec les parents j'apprenais qu'unetelle n'était pas contente que la maîtresse soit " trop" artiste! Comme si je passais mes journées à chanter! Certaines ne volent pas haut, vraiment! Pourtant, ils avaient le même matériel que la classe d'à côté.

    On ne se refait pas....Mais pour sa défense, le chant permet de faire passer beaucoup de choses:

    D'abord comprendre, copier un texte,l'illustrer, comprendre son vocabulaire, comprendre son texte et son sens. S'orienter dans l'espace grâce à des gestes.Ensuite il y a tout un travail de la voix sa place, sa pose, sa justesse, son volume, la place de la respiration, le vivre ensemble dans la pratique chorale, le plaisir de chanter et de participer à une oeuvre collective,la (rare) nouveauté d'être accompagné d'un instrument, le gain de confiance en soi à travers la prise de parole en groupe ou en soliste....Et la cerise sur le gâteau....La représentation en public...Chaque année, ou même deux fois par an un pack allant de une à sept chansons parfois plus....Parfois devant l'école, parfois devant les parents, parfois en public. 

     


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    Boboy1111
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    Ma question, j'ai reçu un appel sur imo , la personne était connecté et elle m'a dit qu'elle n'a jamais ouvert imo Messenger.

    Vous en pensez quoi? 


  6. Circeenne
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    Minuit passé, je ne savais où j’allais mais je marchais en laissant derrière moi une ville illuminée par les artifices de la lumière ocre. Je continuais de m’enfoncer dans l’obscurité, seule dans le silence, sous une lune ronde et immaculée. Le ciel semblait poncé, lissé, épuré par la froideur d’un vent d’altitude, presque imperceptible. Entre quelques bourrasques, mes pas crépitaient sur ces rocailles et brindilles de la garrigue qui glissaient et craquelaient à mesure que j’avançais avec maladresse. Je n’étais pas bien chaussée. Je n’avais pas prévu d’être là. Tout autour le frimas hivernal embrumait les collines et étouffait l’étendue qui revêtait un air surréaliste, une atmosphère assez inquiétante. La nuit laisse place à autre chose que ce que le jour nous a habitués à voir, un autre monde. J’entendais des pas, je ressentais des présences, j’entrevoyais des formes plus ou moins vagues, toujours de loin, jamais ici, près de moi. Il pouvait s’agir d’entité pour qui le jour devait être ce que la nuit est pour nous, et sortait ici, se demandant ce que je pouvais bien faire là, perdue. Je voulais absolument atteindre le sommet de l’étoile, c’est ainsi qu’ils l’ont nommé. Je voulais voir la ville et la mer mais c’était encore loin. Peut-être cinq voire six kilomètres en ascension dans cette dimension lugubre. J’avais peur et en même temps j’étais très excitée d’être au milieu de nulle part sans que personne ne le sache, comme un esclave qui expérimente la liberté. Je sentais un kaléidoscope émotionnel qui se matérialisait dans des rires nerveux. La lune était pleine mais chaque fois que je la fixais, je trébuchais. Et cette fois-ci, ma main gauche saignait. Je distinguais un noirâtre liquide qui serpentait finement autour de l’auriculaire pour venir se concentrer en une épaisse goutte chargée de sucre avant de se détacher sous l’effet de la gravité. J’étais béate dans la douleur que je percevais légèrement tant le froid m’avait anesthésié. Je continuais encore mais plus j’avançais et plus la crainte s’emparait de moi, bientôt j’hésitais. Je remarquais déjà ma voiture, si petite, si sombre, si éloignée. Je réalisais que j’étais folle. Et une envie subite de courir agitait mes jambes devenues hystériques dans les déferlantes pentes rocheuses de la plaine où des arbustes, qui semblaient avoir des yeux horribles, dévoraient mon âme dont le cœur palpitait au rythme d’une peur irrationnelle. La frénésie me fit verser quelques larmes légères et froides dans ma fuite. En contrebas du chemin, un animal ou un Djinn sortit brusquement d’un buisson et me dévisagea du regard. J’étais pétrifiée, figée dans la terreur, plaquée dans la crispation. Il s’approchait de moi avec l’agilité d’un chien. La masse à quatre pattes, longue et affûtée, ne me regardait plus qu’avec des yeux jaunis par la nuit purifiée. Sa tête dodelinait et alternait l’éclat de ses yeux. C’était un renard dont la témérité m’avait choqué. Je relâchais alors mon souffle et j’exhalais une vapeur épaisse et profonde, comme si ma cloque d’énergie noire avait crevé, répandant toutes mes forces que je perdais dans des tremblements comparables à un séisme violent. Des fourmillements allèrent de mes chevilles jusqu’au cou et une lumière blanche me paralysa. Je pus enfin me ressaisir et je m’échappais comme un bandit détalerait après avoir échoué son effraction. Dans ma voiture, je revoyais ce renard en pensant à Saint Exupéry qui devait arpenter les lieux en quête de la rose sacrée, celle là même que je cherchais. Je vis une dernière fois le pic de l’étoile dans le rétroviseur et je regagnais le monde des morts vivants en ayant le sentiment d'avoir conjuré une sorcellerie. Je reviendrai.


  7. Ça fait des mois que je n'ai plus écrit mais ce soir j'en ai besoin. Il est passé minuit, je suis en pleine période de révisions pour mes examens et j'ai besoin de dormir. Seulement je n'y arrive pas. Il faut que j'évacue et je ne vois pas où le faire d'autre qu'ici. Au moins ici, vous ne me connaissez pas ou en tous cas pas assez pour reconnaître les gens dont je parle, ni pour juger ce que je dis. Soit, venons-en au fait.

     

    Depuis toujours, le même scénario se répète dans ma vie. J'ai des potes, pas mal même. J'ai quelques amis, moins nombreux mais plus précieux. Et avec la gente masculine, le scénario est très souvent le suivant : on fait connaissance, on s'entend bien, on devient amis, on partage de bons moments, on discute très souvent (parfois tous les jours), bref le courant passe plutôt bien et c'est assez naturel. Pour certains, c'est parfois ambigu. On est à la frontière entre l'amitié et la séduction, on en rit, on se titille. Ensuite vient l'élément perturbateur : la conquête. A partir de ce moment, et je ne suis pas au courant de son arrivée évidemment, le lien se modifie. Les discussions sont moins longues, on rit moins, on parle moins. Viennent les excuses habituelles "J'ai eu beaucoup de choses à faire ces jours-ci", "Je travaille beaucoup en ce moment" ou encore "Je ne parle à presque personne tu sais". Balivernes.

     

    Voilà la mini liste des cas rencontrés très dernièrement :

    - Le premier, c'est une amitié virtuelle. Une personne formidable, un peu torturée, vie amoureuse pas toujours facile, un humour toujours au rendez-vous et de la gentillesse à revendre. Des discussions quotidiennes, sur des sujets complètement stupides parfois, de la rigolade, une compagnie. Et l'élément perturbateur arrive. Les discussions se sont espacées jusqu'à être inexistantes actuellement. Déjà vécu 2 fois. (Si quelqu'un se reconnaît, ce n'est sûrement pas un hasard.)

     

    - Le deuxième, c'est l'ami de l'adolescence, le "crush" d'il y a une petite dizaine d'années. Qui venait me voir souvent. Celui que je voulais à l'époque mais dont j'ai fini par me lasser. Bah oui, les promesses, les gentillesses sans rien derrière, à un moment on capitule. On garde le contact malgré tout et de temps en temps il refait surface. Entre temps, il est en couple depuis quelques années et est même devenu papa. Seulement, la copine n'assure pas, ni comme copine, ni comme maman (de ce que je sais hein). Alors certains soirs d'ennuis ou de disputes conjugales, il vient chercher un peu de réconfort et faire ses allusions que je détourne. Je ne suis pas trop une briseuse de couple, encore moins quand enfant il y a. Une fois que ça va mieux, le silence est rétablit entre nous.

     

    - Le troisième, c'est une rencontre durant mes études. Un ami du quotidien, en couple bien avant qu'on se connaisse. On pourrait croire que du coup, il ne peut y avoir d'ambiguïté. Faux ! Il se changerait bien les idées parfois, en ma compagnie biensur. Pourtant j'ai toujours été clair, c'est une amitié sans plus. C'est encore le plus régulier, il a le mérite de prendre assez souvent des nouvelles.

    - Le dernier, le plus récent, est un ami de longue date aussi. Rencontré lorsqu'il était célibataire, un jeu de séduction s'est rapidement mis en place. Il s'amusait même à appeler mes parents ses "beaux parents". La conquête arrive, ça dure de longues années. Je m'entends très bien avec elle d'ailleurs. Mais le jeu de séduction est toujours présent, l'ambiguïté est palpable. (Et l'alcool agit comme sérum de vérité sur lui durant certaines soirées). De nouveau, je ne suis pas briseuse de couple et il ne se passe jamais rien. Un beau jour, son idylle prend fin. Je ramasse les morceaux de son coeur et constitue son soutien. Ça dure des mois, on retrouve une complicité qui s'était un peu "effacée". Le jeu des "beaux parents" reprend, les mots doux, les allusions. Et là, surprise. Fausse alerte. Une nouvelle conquête pointe le bout de son nez. Bah oui, j'avais remarqué que les discussions se faisaient moins régulières.

    Alors franchement, messieurs, vous vous moquez de qui ? C'est trop vous demander de ne vous concentrer que sur une à la fois ? Sans pour autant couper le contact avec les autres, qui se révèlent être des amies ? Non parce que le coup de "Je te met sur un piédestal parce que j'ai plus personne en ce moment" ça commence doucement à me mettre en rogne.

    je n'ai jamais arrêté de parler à qui que ce soi ni agit différemment parce que j'avais quelqu'un dans ma vie hein. Lorsqu'on sait faire la part des choses, évidemment ça va mieux. Mais les hommes, parfois, ont du mal à gérer plusieurs choses en même temps. Ou au contraire, ils en gèrent trop en même temps.

    Voilà. Je peux désormais aller me coucher et, je l'espère, trouver la paix et le sommeil maintenant que mes états d'âme sont sortis d'une manière.

    Je n'ai pas besoin de critiques sur le fond comme sur la forme. J'écris à chaud et depuis mon téléphone en plus.

    Mais je veux bien lire vos expériences, similaires ou non, vécues du même point de vue que le mien ou de l'autre côté. 

    Bonne nuit. 


  8. Cher 'Nass,

    Je vais bien depuis la dernière fois. Ne t'inquiète pas. Je vais très bien. C'est juste que le calendrier me tourmente… Je t'avais dit, pour Noël et c'est cette période. Ça ira mieux au mois de février, février, le mois des morts, qui a pris Sam… Je vais bien mais j'ai quand même le cœur lourd et le besoin de le vider un peu.

    Le 31 mars 2004, à 13h45, en sortant de la chorale, je me suis rendue à la bibliothèque municipale de Charleville pour rendre des livres. Elle est située près d'une église et ce jour-là, il faisait beau. C'est rare, dans les Ardennes, mais c'est très particulier ; le ciel y est d'un bleu très pur, très doux et la lumière a une transparence inconnue ici. Quand le ciel n'est pas couvert d'une épaisse nappe de nuages gris, quand il ne pleut pas à seaux, quand il ne tonne pas, il n'y a vraiment aucun nuage dans le ciel ardennais. Les sons semblent plus vifs aussi et, quand je suis sortie de ce bâtiment de pierre jaune où a étudié Rimbaud, les cloches de l'église sonnaient. Je portais une jupe noire, très longue et une chemise rouge à manches trois-quarts. J'avais aussi une écharpe noire, en guise de mantille et je me rêvais Sévillane. La faute de goût, c'était une paire de baskets noires, qui n'allait pas du tout avec le reste. À cette époque, ce genre de choses m'échappait tout à fait.

    J'ai rejoint mes amis à la terrasse du Caveau. J'ai commandé un diabolo pomme. Je suis arrivée à 14h05 et je suis repartie exactement deux heures plus tard. Nous étions cinq. Des ouvriers de la ville installaient des fleurs au pied de la fontaine, la fontaine centrale de la place Ducale. C'était des jonquilles. À 16h10, le bus est parti, j'avais failli le manquer. Olivier y était, puisqu'il avait des cours de Sciences de l'Ingénieur tous les mercredis, en Terminale. Il était assis juste devant moi. Nous discutions ensemble, la joue collée contre la vitre. Je lui ai dit que je venais de rencontrer la personne la plus incroyable que j'aie jamais vue. Il a semblé soufflé. Je me demande parfois si ce n'est pas un peu de là que lui vient son goût du shibari.

    Le soir même, je recevais un SMS d'un numéro inconnu, le lendemain je l'appelais pour lui dire qu'effectivement, les jonquilles étaient très belles et que j'avais eu tort de les critiquer. J'ai utilisé ce numéro un an. J'ai essayé de l'oublier. Le 14 août 2007, alors que je venais de boire de l'absinthe avec un inconnu qui allait devenir mon compagnon, chez Adeline, j'ai rappelé ce numéro, que je n'avais pas réussi à oublier. Je m'en souviens encore. Maudite mémoire…

    Ce récit n'a aucun intérêt, si ce n'est d'expliquer plus ou moins pourquoi je vis ici. Je me souviens des jonquilles, disposées sur une base carrée autour de la fontaine circulaire, je me souviens du petit espace qu'on avait laissé dans la diagonale, sans doute pour créer un effet d'optique, je me souviens que c'était un jeudi que j'ai appelé, après un cours de géographie sur les États-Unis, je me souviens qu'il y avait du cordon bleu à la cantine, je me souviens non pas de tout mais de presque tout et c'est infernal.

    Alors, puisque je t'ai raconté quelques éléments de ma rupture avec Pierre, puisque ce n'était qu'il y a un an, sonnant et trébuchant, tu t'imagines peut-être l'enfer que je tente de contrôler en ce moment, l'enfer qui me guette à chaque fois que ma concentration s'échappe un peu et que la mémoire relance son petit film. Je suis bien heureuse car il y a un an, à cette heure-là, je dormais enfin. Le drame, c'est que je parviens effectivement à contrôler mon royaume intérieur. Je ne me sens pas triste. Je ne me sens pas touchée. Je ne pleure pas. Je pense à toi comme à un ami sincère qui aurait pu m'aider, mais je reste de roc. Je suis comme anesthésiée. Les souvenirs ne défilent plus autrement qu'en parfait respect de la temporalité, en temps réel. Ça les ralentit mais ça a aussi l'effet de les distiller. Aussi, je fais ce que j'aurais dû faire à cette époque ; je bois, je prends conscience de tout ce qu'il se passe et je prends aussi tout ce qui passe, par tous les orifices possibles. Mon métabolisme est, je crois, extraordinaire, à moins que ce ne soit la valeur sûre, celle sur laquelle j'ai toujours compté ; ma tête. Celle que tu trouvais malade. Celle qui m'a sortie de tout. Pour lutter contre ces deux talents, j'augmente les doses. Je multiplie les prises. J'apprends l'art subtil des mélanges.

    Je crois au dharma. Sincèrement. Je me dis que tes décisions portaient un message pour moi ; il n'est pas temps de te reposer sur quelqu'un d'autre, il faut encore manger un peu de poussière et de solitude avant d'être valide. Pourtant, les cartes m'avaient dit tout l'inverse. Je ne comprends plus du tout. Je dois être une très mauvaise cartomancienne. D'ailleurs, je viens de tirer une carte pour toi et comme d'habitude, sur 78 possibilités, c'est le Valet de Coupe qui sort. C'est un peu comme si tu avais hacké quelque chose. Et moi, en vain pour éviter les réponses amères, en vain je mêlerai. L'an dernier, à propos de Pierre, je tirais pourtant la Maison Dieu et, sans faille, la maison s'est effondrée…

    Bref.

    On s'en fout. Le temps avalera tout, j'ai l'habitude. Le temps finit toujours par digérer les événements. Le temps ne garde que ce sur quoi nous nous concentrons vraiment. Bien malgré nous, parfois. Et j'ai tellement triché avec ma tête qu'elle-même ne sait plus vraiment qui je suis…It is getting curiouser and curiouser in here.  Je pense au film Eternal Sunshine of the Spotless Mind. Je pense aux mille et une façons de tricher. Je pense au dharma. Je pense que ce que je ne parviendrai pas à oublier sera ce que j'ai décidé, d'une manière ou d'une autre, plus ou moins malgré moi, de conserver au fond de moi. Je pense à ce coffret dont j'avais rêvé, mais je ne te l'ai jamais raconté, ce coffret qui contenait des péridots, des améthystes et des grenats. Ce safe que chacun exhibe sans en connaître le verrou.

    Un jour, je ferai de grandes choses  mais pas ce soir, et pas demain non plus. Pour l'instant, je suis trop occupée à trier. Trier… Ibant obscuri sola sub nocte per umbram.

    Porte-toi bien, moi, je recueille sur moi tout le bonheur du monde en cet instant.

    S.

     

     


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    Et j'ai pris une bouteille de vin blanc et ca va mieux.

    Qu' est ce que ça veut dire?

    Je suis pourtant ettoufé par la souffrance. J'ai envi de mourir pour ne plus ressentir ce chaos en moi.


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    lucas3309
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    http://adf.ly/1gsvNr ces un article sur l attentat de berlin 



  9. Bonjour chères forumeuses, chers forumeurs,

    Je vous soumets la suite de la critique de notre système éducatif, social et culturel par F. Lepage ancien du ministère de la culture, qui désintoxique à la langue de bois et revient sur les causes profondes des inégalités à l'école et dans la réussite sociale... Humour, riche documentation et édification des esprits sont toujours au programme.

    - Cour de première année, pour celles et ceux qui l'on loupé :

    - Cour de deuxième année :

     


  10. Eventuellement
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    bash: /opt/openfoam231/etc/bashrc: Aucun fichier ou dossier de ce type
    moi@ordinateur:~$ sudo apt-get life
    [sudo] Mot de passe de moi :
    E: L'opération life n'est pas valable
    moi@ordinateur:~$ sudo apt-get update
    E: Ligne 1 mal formée dans la liste des sources /etc/apt/sources.list.d/life.list (type)
    moi@ordinateur:~$ rm /etc/apt/sources.list.d/life.*
    moi@ordinateur:~$ ls
    1_1.f90    1_2.o             no_title.o             parameter.o
    1_1.o       Makefile        parameter.f90      
    1_2.f90    no_title.f90    parameter.mod    
    moi@ordinateur:~$
    moi@ordinateur:~$
    moi@ordinateur:~$ vim haha.f90
    ___________________________________
    program life
        use parameter
        implicit none

        logical :: heartbeat = .TRUE.
    !   Life = .TRUE. / Death = .FALSE.
        integer, dimension(1:ndim) :: lifespan
        real*8 :: time=0.
        integer :: i,stop_loop,dt=1

        lifespan(1)=0
        do 60 i=1,ndim-1
            call heart(heartbeat,i)
            if (hearbeat .eqv. .TRUE.) then
                stop_loop = 0
                print(*,*) "coeur bat"
            else
                stop_loop=1
                print(*,*) "mort"
                exit
            end if
            time=time+float(dt)
            lifespan(i+1)=int(time)
        60 continue

        return
    end
    ~
    ~
    ~
    ~
    ~
    ~
    "haha" [New File]
    ___________________________________
    moi@ordinateur:~$ ls
    1_1.f90    1_2.o         no_title.f90        parameter.mod
    1_1.o       haha.f90     no_title.o           parameter.o      
    1_2.f90    Makefile    parameter.f90
    moi@ordinateur:~$ make clean
    moi@ordinateur:~$ make
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  parameter.f90
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  1_1.f90
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  1_2.f90
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  haha.f90
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  no_title.f90
    f95    parameter.o 1_1.o 1_2.o haha.o no_title.o   -o life.exe
    moi@ordinateur:~$ ./life.exe



    [[A]
    ^C
    moi@ordinateur:~$ 
    moi@ordinateur:~$
    moi@ordinateur:~$ exit                


  11. Criterium
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    Le brouhaha des rues de Manhattan, New York, nous parvient jusqu'ici, au balcon du dixième étage. C'est le mélange de bruits de voitures, des foules de passants, et des sirènes de polices... le bruit de fond si typique de cette ville. Nous étions une quarantaine de personnes; la salle de réunion était à côté. Elle était discrète. Une salle parmi toutes les autres, appartenant aux innombrables sociétés ayant installé leurs locaux dans ce gratte-ciel — la moitié du dixième étage était aménagée de telles pièces. En temps normal, ce devait être l'une de ces meeting-rooms de la société attenante, peu utilisée, louée à l'occasion.

    Je discute, flûte de champagne à la main, avec quelques autres participants du meeting. Nous parlons de choses et d'autres; parfois du thème de la rencontre — portant sur les récents développements des techniques de modification génétique des organismes non-modèles — mais le plus souvent de nos amis communs, de politique et d'anecdotes. Parfois de nos dernières lectures. Les groupes se mélangent, s'alternent, afin que chacun fasse connaissance avant la prochaine session de présentations. — Un homme noir, à l'air tout d'abord timide, élégamment vêtu, m'adresse la parole. Nous discutons. Il a suivi mes dernières recherches de loin, semble enchanté de me rencontrer pour la première fois. Sa veste chère, certains mots de vocabulaire... il évolue manifestement à la fois dans le monde de la recherche et celui du business — À un moment, nous parlons de voyages et machinalement, je lui demande s'il a appris le ge'ez.

    — "Vous connaissez le ge'ez?". Il écarquille les yeux.

    Il rit, s'étonne qu'un étranger rencontré à un meeting improbable de New York connaisse l'Éthiopie.

    — "Ce pays est mentionné dans la Bible — Saba —, dans les vieux textes égyptiens... Le pays de Pount. La tribu perdue d'Israël", ajoute-t-il.

    — "Faites-vous référence aux Beta Israël?"

    — "Oui..." - il reprend, l'air professoral: "Certains de leurs secrets seraient perdus... mais je peux vous dire qu'ils survivent chez la dernière tribu, chez nous, en Éthiopie."

    — "Ah bon?", fais-je, sentant qu'il voulait continuer.

    — "...comme par exemple l'Arche d'Alliance."

    J'étais estomaqué. Mon interlocuteur avait l'air sérieux. Je n'avais jusqu'alors jamais entendu parler de cette possibilité, et je ne savais pas si je devais en sourire — chaque pays possédant une histoire riche aime à se proclamer le détenteur de trésors perdus... J'étais resté assez silencieux, et il avait interprété cela comme une complicité secrète. Parfois, le meilleur mot de passe est l'absence de mot...

    Plus tard, dans ma chambre d'hôtel, je lis et me documente. Il existe un texte épique africain, le Kebra Nagast — la "Gloire des Rois" — qui raconte comment la reine de Saba aurait rencontré Salomon, le roi d'Israël. De leur union naît un fils, Ménélik I. Celui-ci, le roi mythique du pays, aurait apporté l'Arche d'Alliance en Éthiopie, vers le IXe siècle avant J.C., laissant dans le Temple une copie. Selon les interprétations, cela aurait été fait soit pour protéger l'Arche à la suite d'une prophétie annonçant la destruction du Temple en 70; soit aurait été le premier élément d'une conspiration visant au contraire à sa destruction, la copie de l'Arche perdant évidemment son pouvoir de protection. De nos jours, le mythe a inspiré les profils les plus divers: le mouvement rastafari, les archéologues plus ou moins sérieux, voire les intrépides voyant en l'Arche un artefact extra-terrestre... Graham Hancock, par exemple, l'interprète non seulement comme le Graal mais également la véritable raison pour laquelle les Templiers auraient été persécutés. — La tête me tourne. Les vitres épaisses de la chambre l'insonorisent, dans la pièce flotte une sensation étrange de silence et d'étouffement: aucun son ne parvient du couloir ou des chambres attenantes. Il est déjà tard. La lumière au ton orangé, artificiel, au bord du lit, semble irréelle, donne à l'endroit l'impression d'être infiniment éloigné de toute civilisation. Une question me revient sans cesse: Et si c'était vrai?

    — Au départ de New York, en avion, il faut faire une escale à Dubaï pour arriver à Addis-Ababa, la "Nouvelle Fleur", capitale de l'Éthiopie. Après la longue file d'attente à JFK, et plus d'une dizaine d'heures de vol, j'ai la sensation que mes jambes sont momifiées. L'aéroport à Dubaï est immense. Il y a du monde partout. Pas seulement des princes et des femmes en abaya, comme certains l'imaginent; beaucoup de touristes, de familles venant du Maghreb, d'Inde, du Pakistan, d'Occident. Les groupes s'affairent dans tous les sens, c'est une véritable fourmilière. En période de hajj, l'agitation doit être déroutante... Il y a un hôtel dans l'aéroport lui-même, mais c'est un cinq-étoiles, fréquenté par des princes et des businessmen étrangers, lorsqu'ils ne vont pas directement à Burj-al-Arab à Jumeirah. Je me contente d'une chambre modeste à proximité de l'aéroport.

    Le lendemain, j'atterris à l'aéroport de Bole, au sud de la ville. Les formalités sont rapides. Bientôt, un taxi bleu et blanc m'emmène vers le district d'Addis Ketema.


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    Kutta
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    Rosa est une mamie de 58 ans, habitant dans le département 29. Elle est infirmière en néonatalogie. Concrètement, sa mission consiste à s'occuper de bébés prématurés. Un métier qui la passionne mais qui l'oblige à changer ses habitudes quotidiennes, notamment en ce qui concerne l'hygiène. En effet, par déformation professionnelle, elle se lave les mains tout le temps pour éliminer un maximum de bactéries. Elle peut le faire jusqu'à 30 fois par jour. Son mari exaspéré par cette attitude tente souvent de la freiner dans son élan en lui rappelant que toutes les bactéries ne sont pas mauvaises, mais Rosa ne veut rien entendre....

    Rosa a une passion: les animaux. Elle a un petit chat: caramel et un bouledogue: chocolat. Elle aime les caresser, les embrasser, les cajoler. Elle dort avec bien sûr, et ne trouve donc pas nécessaire de se laver les mains après les avoir touchés, pensant que les animaux sont plus propres que les humains.

    C'est ainsi que tous les matins, après avoir passé les mains dans la touffe de chocolat et embrassé langoureusement caramel, elle embrasse son fils, et se rend au travail pour s'occuper des bébés sans se laver les mains.


  12. Bonsoir tout le monde.

    Comme dit le titre certaine choses vont changer et veuillez m'en excuser d'avance. Je vais me focaliser sur le combat universe future sur ce blog rien de plus ainsi que quelques fanfictions assez sympathiques qui ont un rapport avec la vie réel ou certains mangas.

    Les autres mangas tel que Combat universe appelé " Chapitre univers". "GOW" " Portals" ou "Autres" Seront mis sur transmis sur les fichiers Textes de google mais je ne suis pas sûr si que ça.

    Si vous voulez plus d'avis à ce sujet, vous êtes libre de poster chaque commentaires tant que ça concerne le blog.

    Bien entendu !.

    Rappel : Les trois prochains chapitres de combat universe future sont annoncé pas aucun titre ne sera annoncé pour éviter le spoils !.

    Chapitre 09 : 16-17 Novembre 2016

    Chapitre 10 : 23-24 Novembre 2016

    Chapitre 11 : 1 Décembre 2016

    Petit rappel concernant le blog : Le blog est le centre de divertissement pour les lecteurs qui veulent avoir le besoin de lire mes petits mangas sous forme "écrit". Ils sont libre de poster leur commentaire tant que ça concerne le blog !. Les pubs ou autres sont interdit et vous avez d'autres endroits pour le faire. Attention si vous persistez à continuer sur cette voie, je serai contrait d'interdire la publication de ce genre de pub en bloquant les commentaires !. Merci de votre compréhension. Ce que je veux c'est un blog oû les gens peuvent poster leur commentaire tranquillement sans avoir le besoin d'être harceler par les pubs !.

    Je m'excuse de me montrer agressif. Bonne soirée et à mercredi !.


  13. Maroudiji
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    On va le répéter ici :

    l'éthique, la morale, les valeurs, et tout et tout sont des produits de la religion,

    c'est-à-dire de Dieu. Par exemple, la compassion est un sentiment qui nous vient de Dieu. Tout comme la conscience du bien et du mal, ou la conscience tout court...

    À moins que vous vous considériez comme un animal -c'est votre philosophie en tant qu'athée-, alors, oui, vous êtes leur égal, même si cela se discute gravement, vu ce que les hommes leur ont fait et qui contredit cette posture !

    Il n'y a qu'un esprit fortement idéalisé qui ne voit pas qu'il est supérieur aux animaux, tout comme un enfant prétentieux ne voit pas l'intelligence supérieure de son professeur... (ni maître ni Dieu).


  14. Un talent fou associé à un look improbable, une mentalité rafraichissante, des interviews surréalistes, et l'envie de faire sourire en permanence : Peter Sagan a cassé tous les codes du cyclisme moderne et gagné les plus belles courses, pour devenir l'égérie d'un sport qui avait perdu de sa superbe et se cherchait une nouvelle étoile. Elle est slovaque.

    PeterSaganMarshallKappel_0.jpg?itok=3L2K4ixW

    D'abord champion du monde de VTT, il rejoint ensuite le cyclisme sur route et se fait immédiatement remarquer, sur le vélo comme en dehors. Vainqueur de nombreux sprints majeurs (Paris-Nice, Tour de France...) il développe déjà son goût pour le show, avec son fameux wheeling, sa roue avant à l'arrivée de certaines courses, ou encore lorsqu'il déclenche malgré lui une polémique après avoir pincé les fesses d'une hôtesse sur un podium.

    Depuis, il s'est assagi. Enfin, un peu. Juste assez pour ne plus être dans l'oeil du cyclone, mais en gardant sa folie.

    Et surtout, il a gagné un bon paquet de courses chaque année, même si celle des ses rêves lui échappe encore : la classique Milan San Remo.

    Mais c'est en devenant champion du monde fin 2015 que tout a changé. Parti seul à quelques kilomètres de l'arrivée, lui qui avait la réputation de collectionner les places d'honneur à défaut des grandes victoires a su résister au peloton et aux sprinteurs pour pouvoir célébrer avant même le passage de la ligne. Célébrer, à sa manière, évidemment.

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    Depuis, 13 victoires, dont le Tour des Flandes ou 3 étapes du Tour de France (+ 3 jours avec le maillot jaune et un quatrième classement du maillot vert remporté)

    Lui qui déclare prendre le cyclisme comme un jeu, un sport au sens premier du terme, et non comme un métier, a continué de le prouver avec le maillot arc-en-ciel sur les épaules.

    Ses cheveux longs, son bouc, ses tatouages, ses t-shirts à son effigie, ses pitreries permanentes en interview ou encore ses vidéos délirantes sur les réseaux sociaux... tout ajoute à la légende du personnage dans un monde où tous les cyclistes se ressemblent, avec leur bronzage qui s'arrête aux bras et leur morphotype commun. Mais surtout, dans un monde où les cyclistes ne procurent plus que suspicion, au détriment de la passion et du plaisir.

    Sagan s'amuse, sur un vélo comme en dehors. Même sa photo de mariage est, comme lui, perchée.

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    Un style qui ne peut que plaire. Parce qu'il ne fait rien comme les autres, parce qu'il ne ressemble à personne, mais aussi parce qu'il gagne des dizaines de courses chaque année avec un panache qui force l'admiration, Sagan est devenu le chouchou des passionnés, le modèle des autres coureurs, et l'idole du grand public.

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    Dans quelques jours, il perdra peut-être son maillot de champion du monde, à Doha. (Pour annoncer son départ au Qatar, il a posté une vidéo de lui disparaissant sur le tapis roulant des valises à l'aéroport...)

    Mais s'il y a bien un coureur capable de gagner à nouveau les championnats du monde, c'est lui. Et puis de toute façon, même s'il ne gagne pas, il sera toujours facilement identifiable la saison prochaine : il vient de remporter le premier championnat d'Europe organisé à Plumelec, en Bretagne.

    Une étoile avec un maillot étoilé (ou arc-en-ciel) et qui est presque toujours à l'avant : en 2017, il sera encore difficile de rater Peter Sagan.

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  15. Quentin13
    Dernier billet

    Je tournais les pages du livre, d'un geste indécis, comme si j'avais peur de savoir ce que j'allais découvrir. Je ne voulais pas savoir. Je ne voulais plus savoir. Vivement, sans réfléchir, sans penser aux conséquences, je fermai le livre, claqua les deux parties distinctes et égales, et le jeta dans les flammes. Le crépitement du bois incandescent, la fumée blanche se dégageant des voies d'aération, l'odeur naturelle du pin brûlé... La parfaite scène de l'incompréhension, de la solitude, de la mélancolie, de la peur...

    Assis sur mon nouveau canapé, au bord de la cheminée, contemplant l'horizon à la fois invisible, et éternel, j'admirais intérieurement la valse nostalgique de mes démons. Majestueuse, je me mis à fermer les yeux, pour ne focaliser mon regard que sur cette fabuleuse hallucination. Aucun faux pas, aucune fausse note, mais une musique, et des sons que je n'avais encore jamais entendu. Ce rêve me transportait peu à peu vers une autre dimension, une autre réalité de ce monde vide, sale, sans espoir d'un avenir meilleur, et hypocrite.

    Depuis toujours, j'aspirais à un monde plus juste, plus idyllique... Un monde qui était le reflet de mon âme. Un monde rêveur. Ce jour là, les créatures nées des fantasmes de mon esprits se réveillèrent, pour me plonger dans un profond sommeil. La passerelle entre la réalité et mon imaginaire me permis de traverser ce voile à la fois impénétrable, et opaque. J'ai enfin pu découvrir le bonheur. Ce bonheur qui ne porte aujourd'hui qu'un seul nom : le tien. Le jour où mon rêve sera éternel, je pourrai tout te raconter, et alors tu comprendras pourquoi les cicatrices de mon âme ne se sont jamais effacées, et pourquoi elles ne s'effaceront probablement jamais. Quand ce jour arrivera, nous serons Tout les deux près : toi, tu auras la capacité d'écouter, et de comprendre, et moi, j'aurai la capacité de parler, et d'expliquer


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    kaumela
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    Bonjour a tous,

    Ce blog a été crée en premier lieu pour les amateurs de lecture, ici vous pouvez discuter de vos dernières lectures ou encore demander conseils pour celles à venir :)

    Bien sur tout le monde sera accepté dans la discussion à condition de ne pas trop s'écarté du sujet ;)


  16. Jedino
    Dernier billet

    Vous n'avez jamais souhaité être immortel, comme éternel ? Eh bien moi, voyez-vous, mon problème est là : malgré ma persévérance, impossible de mourir. J'ai pourtant tout essayé, récentes comme anciennes méthodes. Je vous épargne les quelques détails morbides, mais les faits sont là. Pourtant, ce n'est pas la motivation qui manque. Parce qu'en réalité, vivre cent ans, deux ans, passe encore. Mais quand vous atteignez le millénaire, que vous avez plus que rêvé tourné en rond, et que la dernière chose qui vous amuse est d'essayer tous les moyens de mise à mort qui ont pu être inventées, l'immortalité devient un problème.

    Alors certes, j'ai du coup eu le temps d'expérimenter tout ce que je pouvais imaginer expérimenter. Il est vrai qu'au début, tout cela est fort agréable, d'être à ce point libre de ne pas se demander s'il ne faut pas tout faire aujourd'hui au risque de ne pas voir le lendemain. Certes, je n'ai de fait jamais connu les regrets que vous pouvez avoir en fin de vie, quand vous sentez que quelque chose va bientôt lâcher. Mais j'ai eu au contraire le temps de faire le constat véritable qui s'impose : en réalité, j'ai beau vouloir faire ceci ou cela, ce ceci ou ce cela finit bien vite par se vider.

    Ainsi s'installe l'ennui absolu, celui qui n'a aucun échappatoire, pas même la mort. Bien sûr, nombreux sont ceux qui m'argueront que je fais erreur, que je ne suis finalement qu'une personne sans curiosité et qu'eux auraient mille fois plus à faire que ce que j'ai pu faire moi. Admettons-le : un jour viendra où tout ceci s'épuisera malgré tout.

    Rassurez-vous cependant : vous ne saurez jamais que cela existe et que vous auriez pu l'être. D'ailleurs, si vous me demandiez comment, je ne saurais pas vous dire pourquoi. J'ai en revanche eu plus d'une occasion de me demander pourquoi le "pourquoi" était la réponse mise devant le "comment", mais de ceci, vous n'en aurez rien à faire et c'est bien normal. Nous n'avons pas de temps à perdre avec les pertes de temps. Jusqu'au moment où le temps n'est plus à gagner, en tout cas. Mais cessons là ces répétitions inutiles car si j'ai toutes les heures qu'il faut pour les écrire, vous ne les avez pas pour les lire.

    Certains iraient dire que l'éternité c'est long, surtout vers la fin. D'autres que l'éternité commence là où le temps s'arrête. Et d'autres encore, comme moi, que l'éternité c'est bien, surtout vu de loin.

    Mis à part ça, je suis en route actuellement vers la limite de l'univers connu pour voir ce qu'il se trouve au-delà. Certains rêvent de voyager petitement à l'autre bout du monde, je me limite à l'univers. Chacun son domaine, je ne juge pas. Le pire étant que, si je finissais par trop tarder en vie, je risquerais de finir par avoir des réponses à vos questions. Sait-on jamais, il peut m'arriver de croiser quelques peuplades exotiques. Rien de bien exceptionnel, en réalité. Tout comme nous, banales créatures. Même si nous sommes uniques dans notre arrogance.

    Tu l'auras donc compris : le meilleur moyen de finir dans l'ennui est de se fixer des objectifs, de chercher du sens. Lorsque tu te fixes des arrivées, une fois le chemin terminé, il te faut te redonner incessamment d'autres directions. Il est tellement plus simple de ne pas s'empoisonner l'existence avec cela. Cela, je l'ai bien compris. Mais, trop humain que je suis, je suis bien incapable de m'en détacher. Vous me direz, j'ai l'éternité pour m'y faire. Bande de cons.

    Au fait, dernière chose : mortel, immortel, tout ceci tient du même combat. Se battre contre les heures ou leur absence, cela ne change rien tant qu'elles nous emprisonnent. Vivre libre, ce n'est pas vraiment vivre assez longtemps pour être libre d'achever sa liste de buts existentiels, donc se défaire des contraintes. Ce n'est pas davantage la fuite du temps, qui n'est que le sens contraire du sens de l'aiguille. Reculer l'heure n'est pas s'en soustraire. Non, si je devais considérer que la liberté est un sujet qui mérite d'être évoqué, que le temps l'est aussi, et si je devais en conclure que les deux sont ou peuvent être, ce n'est que par la négation et non par l'acceptation ou l'oubli qu'il est possible et raisonnable de vivre avec, ou plutôt sans.

    Que je sois en vie dix ans ou dix-mille ans, cela n'a pas la moindre importance si du temps, je n'en ai cure. A quoi bon se contraindre par des rêves ou des préoccupations nécessaires comme le ferait un patron à l'égard de son salarié ? A quoi bon s'imposer une productivité minimale et se condamner, se damner, si elle n'est pas atteinte ? Ne soyez pas les tyrans de votre existence. Sinon, vous attendrez toute votre vie une rallonge sur vos heures comme vous attendriez une rallonge sur votre salaire. Mais il est du temps comme de l'argent : quand vous en avez plus qu'à satiété, vous ne pouvez plus faire qu'une seule chose raisonnable, à savoir le gâcher.


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    Visages figés et mouillés, parapluies retournés aux baleines apparentes, le vent de ce 11 novembre longeant les douves du château traverse et la place et les hommes.Les gerbes déposées sous la plaque de ces enfants morts , volent au vent comme pour balayer un passé douloureux.Les cols sont remontés, les chapeaux tenus sous des mains glacées.La place du château semble comme une photo de Doisneau, figée malgré ce vent d'ouest poussant une pluie dense fouettant les visages exsangues.La cérémonie s'achève et les gens se dispersent , je me retourne face à l'école maternelle vide, je pousse la grille qui grince comme souffrante.Je la trouve si petite cette cour, si lointaine et pourtant.Je ne sens pas la pluie qui ruisselle dans mon cou.Les nuages sombres et bas semblent accrochés au préau ou il manque quelques ardoises. Je me réfugie à l'abri me retournant sur une cour déserte et sur mes souvenirs.Dans mes souvenirs, la cour était rectangulaire, en fait elle formerait plus un triangle rectangle avec le sommet coupé par un petit appentis, ancienne remise à charbon du temps passé ou le poêle à charbon trônait au fond des classes, enfin il me semble.La pluie ayant cessé, je me dirigeais vers le portail en fer forgé, lourd, me souvenant du jour ou je m'étais coincé le doigt en me balançant dessus avec mes petits camarades, du sang et des femmes qui accourent.Curieux comme les souvenirs remontent , le porte bagage sur le vélo de ma mère quand elle était en retard. De son rire et de sa joie, puis de ses:

    "- tiens toi bien Pascou!"

    Comment aurais je pu la lâcher ,ma joue contre son dos!.

    Mais c'est elle qui me lâcha, enfin le destin, quelques années plus tard.Laissant derrière moi la cour et mes souvenirs, je traversais la place à grandes enjambées, me retrouvant devant une bâtisse ancienne .Une petite cour dessinée par des murs en pierres surmontés de grilles rouillées, était commune. La porte était ouverte, étroite, donnant un escalier tout autant , montant de façon très raide en deux quarts de tour, Un porte sale au rez de chaussée donnait sur ce qui se prétendait un appartenant, une odeur de mauvaise cuisine et de crasse.De la musique , Brassens il me semble.Je cognais à la porte du premier et dernier étage, coté droit, aucune réponse poussais la porte sur une seule pièce, sur la gauche une cheminée ou quelques planches se consumaient en fumant. Dans le prolongement une fenêtre masquée en partie par une sorte de couverture épaisse accrochée à deux clous.Plus loin un évier en grès blanc à deux bacs, sur l'égouttoir un verre sale, une fourchette et un saladier ou un reste de riz était couvert de moisi .La musique s'était tue et seul le bruit sur les vitres troublait les lieux. Dehors la pluie tombait.Sur la droite un matelas posé à même le plancher de bois ou des moutons trainaient entre les lattes disjointes. De part et d'autre des sortes de tabourets ou petits bancs mais hauts, comme ceux de l'église ou on pose les cercueils, noirs, avec des objets divers posés dessus dont un poste radio, un paquet de cigarette ouvert sur une cartouche de Dunhil .Une lampe au bout de de deux fils électriques pendait de travers , couverte de merdes de mouche.Un fauteuil voltaire je pense, seul mobilier potable, je remuais le bois dans la cheminée, m'enfonçais dans le fauteuil et commençai à attendre patiemment.

    Mes pieds nus s'enfonçaient légèrement dans le sable semblant s'échapper entre mes orteils que je battais doucement.Le flux et le reflux me faisait perdre par moment l'équilibre à force de le fixer.L'eau salée en montant et descendant formait des arabesques et des motifs en encerclant mes pieds.Je reculai d' un pas pour ne pas mouillé le bas de mon pantalon, suivant la marée montante.Un chien arriva de loin sur la plage en jappant autour de moi il m'éclaboussait en tournant dans une ronde joyeuse Sortant subitement de mes songes, dans l'escalier étroit, les marches craquaient violemment sous le poids de quelqu'un qui montait d'un pas pesant et lent.Un courant d'air entra sitôt la porte ouverte .Se tenant sur le pas de la porte, l'air hagard, Joe Cocker, enfin c'est le surnom de celui qui me fixe.Faut dire que la taille, la corpulence et la tignasse faisaient penser à celui ci, qu'il écoutait en boucle.

    Et lui:

    "- mais putain, comment t'es entré ?

    - par la porte Joe, par la porte elle était ouverte .

    - merde, je perds les pédales ! "

    Curieux le contraste entre sa corpulence et son coté parano !Un jour qu'il fumait un joint , j'avais crié :

    - putain, les flics !"

    Pas eut le temps de faire ouf ,qu' il était déjà passé par la fenêtre comme un type qui n'a rien à se reprocher, s'était cassé le bras, faut éviter de sauter dans le vide quand on ne sait pas ou on atterri .Les jours suivants, même peut être bien les mois, il racontait son agression par une bande de voyous qu'il avait tabassé.

    - " Joe, il n' y a rien à voler chez toi ,Je cherche la Mouche ,tu l'as vu ?

    - je ne lui parle plus .

    - je ne te demande pas si tu couches avec lui, juste si tu l'as vu !

    - il traîne le soir dans un petit bar , dans la ruelle près des bains douches .

    - Je suppose que toi tu traînes aux bains douches ?

    - Ta gueule !

    - Et ton bras Joe?

    - Ta gueule! "

    Je me levai et décampai, Joe, c'était tout un poème.Je l'ai revu il y a quelques temps, je prenais un café à une terrasse en lisant le journal, quand sortant du bus, en jupe, un sac en bandoulière ,mon Joe !Et lui, tout heureux de me voir qui me saute dessus, avec sa dégaine de travelo sur le retour . Avec sa voix de ténor, génial pour passer incognito. Bonjour la dégaine !

    - " t'es en string la dessous Joe ?

    - ta gueule, toujours aussi con, tu payes un coup, je suis fauché !

    - ah! Le tapin ça eu payé ! "

    La nuit commençait à tomber et l'éclairage public de s'allumer, les rues étaient désertes avec ce vent même si la pluie n'était plus, ça n'incitait pas à flâner. Le café des voyageurs était ouvert, la terrasse en demi cercle vide .Je poussai la porte, au bar, les habitués. La patronne me faisait toujours la bise comme si j'avais encore vingt ans . Son mari lui m'évitait soigneusement, m'ignorant .Couilles molles, c'était son surnom !Tout ça remontait il y a une dizaine d'années, il était toujours au Pastis ce fainéant . Puis un jour qu'il avait picolé plus que de coutume il s'était embrouillé avec sa femme et s'était mis à lui taper sur la figure, là au bout du bar sous les yeux des clients. Et surtout sous mon nez, je lui avais dit calmement :

    - "Couilles molles ."

    Il s'était retourné vers moi, laissant sa femme Fanfan.

    - tu disais ? "

    je restai silencieux , il se mit à me brailler dessus, son visage rouge s'approchant du mien. Le café était devenu silencieux, les derniers mots entendus étaient , belote et …restés en suspend des joueurs de cartes derrière moi. Sur mon tabouret haut perché mon visage se trouvait maintenant à hauteur de celui du patron de bistrot. Je n'ai jamais aimé entendre crier, à la maison mes parents expliquaient sans le faire. Je me souviens du jour ou j'avais voulu taper le chien m'ayant complètement détruit un modèle réduit de voiture, une Renault quatre chevaux offerte par mon oncle. Papa m'avait attrapé le bras au vol et crié :

    "- Non Pascou ! "

    On ne frappe pas le chien, et puis il m'avait expliqué que le chien ne faisait pas mal, pour lui ce n'était qu'un objet sans importance. Me montrant comment le reprendre d'une voix ferme mais sans violence .Je voyais se balancer devant moi comme une grosse pivoine rouge de colère .Je n'entendais plus rien, juste les mouvement de sa bouche à l'odeur fétide qui devait hurler, puis sa main esquissa un geste contre moi, j'esquivais le coup, détendis le bras avec force et précision, au centre de la pivoine sur sa grosse truffe de connard, je vis presque les pétales s'éparpiller comme les feuilles mortes en automne. Sa bouche s'ouvrit si grand qu'on aurait pu voir le fond de son slip. Il tituba en reculant et s'affala dans les caisses de bouteilles vides derrière le comptoir et disparu un moment.Le sang coulait un peu de son gros blair quand il se releva aidé par Fanfan pour la forme .D'un doigt vengeur et menaçant, il me cria:

    "- t'es tricard ici, dégage ."

    Je finissais tranquillement mon verre sans bouger, sa femme lui dit d'aller là haut se nettoyer , il obtempéra profitant de l’échappatoire et je ne le revis plus, il devait cuver. Au bar, ça jasait un peu.Je serrai la main de la Fouine qui venait d'arriver !

    "- ça va fit il ?

    - oui, toi ?

    - oui bien ,tu es revenu dans le coin ?

    - je cherche la mouche .

    - ah !pas vu, il te doit du blé ?

    - non, comme ça , on va se faire un billard, c'est ouvert je crois ?

    - ok !Je vais te mettre la raclée, billard français ?

    - oui

    Puis on sortait, la nuit était tombée cette fois.La Fouine, c'était un ami de toujours. Deux trois rues à pied et un autre bar. La salle de billard était à l'étage, on payait à l'heure et d'avance . Le patron prit la commande et nous laissa monter. Il n' y avait personne, les trois billards étaient libres, un billard américain, mais je n'aime pas trop, un billard Russe je crois mais pas certain et le billard français ou billard carambole du fait qu'il se joue à trois boules ou billes, une blanche et deux rouges, le but jouer avec la blanche et caramboler les deux rouges, ça fait un point. On peut aussi compliquer le jeu en jouant sur la bande. La fouine était excellent à ce jeu, faut dire aussi qu'il passait du temps.On carambolait en silence, pour l'instant c'était son tour.

    Puis, c'est lui qui parla en premier :

    "- tu te souviens Pascou quand les week ends on pariait au billard, c'étai le bon temps, non ?

    - oui, on se marrait bien à rouler tous ces types."

    En fait on squattait le billard le vendredi soir en attendant que le bar se remplisse et que ça monte pour jouer.Il y avait toujours des pigeons pour venir se mesurer, moi je jouais normalement mais la Fouine lui il savait retenir ses coups et donner l'impression de les rater mais de peu.Les types pensaient nous battre et pariaient souvent peu au début , puis de plus en plus. Alors quand on sentait que le moment était venu, on misait une somme plus importante, que souvent les autres doublaient. Puis la partie commençait et c'est là que la Fouine entrait en jeu, il les laissait nous distancer un peu puis remontait doucement d'une main assurer en disant, je suis meilleur quand j'ai un peu picolé. Et il finissait toujours par gagner de justesse. Les types souvent en plus nous remerciaient pour la partie et nous payaient un verre .

    "- j'imagine la tête de ta mère si elle avait su.

    - oui, déjà caramboler, mais en plus tricher, la honte.

    - finalement moi je suis clean dans ces coups là .

    - complice ,non ?

    - De toute façon il y a prescription ! "

    Et il me mit la raclée au billard, on prenait un verre au bar quand il me dit :

    "- tu sais que la grande Véro est revenue ?

    - je n'en savais rien, elle crèche ou ?

    - Ah !oui ,je te vois venir, mais honnêtement je n'en sais rien."

    Puis on se quitta sur le trottoir. La nuit allait être froide, quelques voitures roulaient encore, une bande de jeunes sortant d'un café parlaient bruyamment en se bousculant, onze heures sonnaient à l'église Notre Dame quand je descendais la rue du centre. Je ne sais pas si je devenais parano mais une voiture était en stationnement pas loin de l'endroit ou j'allais, deux ombres à l'intérieur mais je ne distinguais rien avec cette nuit sombre. Je me dis que je verrai bien demain. Le petit immeuble était ancien, je poussai la porte cochère donnant sur la rue, une cour intérieure donnait sur plusieurs petits bâtiments dont un ancien atelier.La lumière de celui ci éclairait celle ci en dessinant des figures contrastées. Je m'approchai des vitres, et le nez au carreau, je regardai à l'intérieur.Un vieux pull à col roulé trop grand pour elle, penchée sur son travail, depuis quelques jours elle s'activait pour un client, une sorte de tableau, enfin je suppose. J'entrai sans bruit et mis mes mains sur ses yeux en arrivant par derrière sur la pointe des pieds.Elle sursauta un peu mais se prit au jeu :

    - c'est qui ?

    - un inconnu "

    Elle se retournait et se plaquait contre moi, je sentais son corps contre le mien et l'envie de l'embrasser.Me repoussant gentiment, elle sourit, son client s'impatientait!

    - purée il fait froid ici .

    - je sais mais je n'ai pas réussi à allumer le poêle .

    - veux tu que j'essaie ?

    - oui, j'en ai encore pour une heure ou deux .

    - tu restes cette nuit ?

    - oui !

    L'atelier était une ancienne menuiserie, il restait quelques outils sur une étagère, un poêle et des planches dans un coin.Je mis du papier journal et des petits morceaux de bois dans le Godin en fonte , craquai une allumette, jouai sur la trappe et le poêle se mit à ronronner.La regardant évoluer, je compris ce qu'elle faisait.Elle avait construit un cadre en bois avec un fond en contre plaqué , les bords faisaient je pense trois centimètres de haut.Un mètre cinquante sur soixante dix environs pour la taille du cadre.Puis elle avait passé au pinceau une sorte d'huile de lin ou quelque chose comme ça.Déposé en s'y reprenant plusieurs fois de la quincaillerie, des vis , des boulons, enfin des objets que son client devait vendre, puis enduit le tout encore d'huile de lin.Ensuite elle avait coulé sur le tout du plâtre , et là elle démoulait l'ensemble avec délicatesse, c'était la troisième tentative.Cette fois ce ne fût pas un échec,la fibre de verre ajoutée au plâtre sûrement. Avec l'huile de lin, ça donnait une sorte de patine au plâtre qui n'était plus blanc, comme des motifs, genres de hiéroglyphes des temps modernes, c'était très réussi. Heureuse, se retourna et vint m'embrasser longuement.

    - on monte à l'appart me dit elle ?

    Je la pris par la taille ma main sous son pull sentant sa peau douce et chaude.

    Nous étions dans la cour.

    L' escalier était sombre, la minuterie faisait un bruit sec en se lançant puis celui d'un balancier.On ne croisa personne dans celui ci. J'aimais bien son appartement, il était comme elle, reposant et feutré, c'était une île ou je venais m'échouer.Ces yeux malicieux me regardaient et je perdais tout sens des réalités. Le matin nous surpris enlacés. Les petits déjeuners étaient calmes, comme après la tempête.Je la regardais en silence, elle écoutait le mien.


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