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    Billets récents

    Bonsoir , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la nouvelle chanson de justin bieber let me love you ?

    Je voudrais savoir si en danse j'ai un bon ou un mauvais niveau ?

     

    Mes mouvements sont répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ?

    J'ai très envie de m'amélioré car je suis très passionné de danse improvisation

     

    Qu'en pensez vous vraiment ?

     

    Merci ^^


  1. Scatty
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    La surprise d'abord, bien vite remplacée par la honte, le tétanise.

    "Qu'est-ce ce que tu fais?"

    Le ton employé est ferme, accusateur. Les pas se rapprochent, ils décrivent une démarche lourde, presque maladroite et une volonté doublée d'une impatience sans pareilles. Elle s'arrête juste au-dessus. Juste... au-dessus...

    Vite, il s'écrase dans un angle de la pièce, prêt à recevoir ce qu'il mérite, et tente de réfréner son besoin de pleurer.

    L'exclamation tombe, outrée, de ses lèvres charnues comme une pierre au fond d'un lac.

    "P'tit con !"

    Et encore:

    "Imbécile..."

    Il se prend à espérer que c'est fini, déjà, que rien de plus ne lui sera jeté au visage; un instant seulement, très court, réconfortant presque. Puis son regard l'empoigne par la gorge, lui coupant ainsi l'envie de se réjouir. Ses yeux brûlent; il sent la chaleur émaner de ces deux pierres volcaniques qui fondent jusqu'à redevenir un magma bouillant, furieux.

    "IMBÉCILE !"

    Un grondement sourd retentit, comme un coup de tonnerre déchirant violemment le silence, et un flot d'insultes lui étant destiné se bouscule sur ses lèvres, dévale la pente de son menton, court jusqu'à son corps recroquevillé, tel un torrent de lave. Et les mots font mal, ils brûlent, mettent sa peau à vif sans aucune pitié.

    Il sent l'air et son corps trembler au fur et à mesure qu'elle se rapproche, tant à cause de la peur qu'à cause de la brutalité de ses pas.

    "BON À RIEN !"

    Le reproche est appuyé d'un violent coup à la tête. Le choc est rude, il se répand en ondes douloureuses partout dans son crâne. Son front s'écrase sur le sol dans un bruit sourd; une vague de chaleur l'envahit. Le monde se transforme autour de lui. L'espace devient incertain, les lignes, les contours perdent leur netteté, les effluves de produits ménagers s'effacent pour laisser place à celle, plus marquée et cuivrée, du sang.

    Sans même avoir eu le temps de reprendre ses esprits, il s'écroule sous un deuxième coup, dans les côtes. À celui-ci vient s'ajouter un troisième heurt qui finit d'achever son petit corps fragile. Pourtant, elle ne s'arrête pas là. À peine conscient, il la voit du coin de l'œil redoubler de coups.

    Alors qu'il est à deux doigts de se faire tuer par la seule femme qu'il ait jamais aimée, il ne peut s'empêcher de s'excuser en silence. Il n'aurait jamais dû faire ça, et il s'en veut, tellement. Il ne voulait pas qu'elle se mette en colère, ni qu'elle soit obligée de lui infliger une telle punition. Les larmes lui montent aux yeux sans qu'il puisse en lâcher une. Il s'en veut, c'est sa faute, mais il l'aime ! De toutes ses forces, il prie pour une seconde chance, qu'elle daigne lui accorder encore un peu de son amour; il fera tout pour réparer le mal qu'il a causé, c'est sûr, et il se rachètera.

    Juste une dernière chance !

    La fatigue l'emporte à grands pas sur sa volonté et son amour; lentement, il part...



    Elle s'arrête enfin, haletante. Ses forces l'abandonnent; elle ne peut se contenter que de tituber jusqu'au comptoir. Là, elle ouvre le robinet et s'asperge d'eau le visage avant de s'abreuver dans le creux de ses mains jointes. Après quelques minutes, elle sort de la cuisine, en prenant soin au passage d'enjamber le poulet à moitié entamé posé sur le sol et de fermer la porte du frigidaire restée ouverte.

    Elle sort, sans regarder derrière elle, sans daigner poser ses yeux sur le cadavre de l'être qui l'aimait le plus sur cette Terre.

    La lumière s'éteint et les ombres avalent sans pitié le corps squelettique du chien.


  2. Bonjour chères forumeuses, chers forumeurs,

    Je vous soumets la suite de la critique de notre système éducatif, social et culturel par F. Lepage ancien du ministère de la culture, qui désintoxique à la langue de bois et revient sur les causes profondes des inégalités à l'école et dans la réussite sociale... Humour, riche documentation et édification des esprits sont toujours au programme.

    - Cour de première année, pour celles et ceux qui l'on loupé :

    - Cour de deuxième année :

     


  3. Eventuellement
    Dernier billet

    bash: /opt/openfoam231/etc/bashrc: Aucun fichier ou dossier de ce type
    moi@ordinateur:~$ sudo apt-get life
    [sudo] Mot de passe de moi :
    E: L'opération life n'est pas valable
    moi@ordinateur:~$ sudo apt-get update
    E: Ligne 1 mal formée dans la liste des sources /etc/apt/sources.list.d/life.list (type)
    moi@ordinateur:~$ rm /etc/apt/sources.list.d/life.*
    moi@ordinateur:~$ ls
    1_1.f90    1_2.o             no_title.o             parameter.o
    1_1.o       Makefile        parameter.f90      
    1_2.f90    no_title.f90    parameter.mod    
    moi@ordinateur:~$
    moi@ordinateur:~$
    moi@ordinateur:~$ vim haha.f90
    ___________________________________
    program life
        use parameter
        implicit none

        logical :: heartbeat = .TRUE.
    !   Life = .TRUE. / Death = .FALSE.
        integer, dimension(1:ndim) :: lifespan
        real*8 :: time=0.
        integer :: i,stop_loop,dt=1

        lifespan(1)=0
        do 60 i=1,ndim-1
            call heart(heartbeat,i)
            if (hearbeat .eqv. .TRUE.) then
                stop_loop = 0
                print(*,*) "coeur bat"
            else
                stop_loop=1
                print(*,*) "mort"
                exit
            end if
            time=time+float(dt)
            lifespan(i+1)=int(time)
        60 continue

        return
    end
    ~
    ~
    ~
    ~
    ~
    ~
    "haha" [New File]
    ___________________________________
    moi@ordinateur:~$ ls
    1_1.f90    1_2.o         no_title.f90        parameter.mod
    1_1.o       haha.f90     no_title.o           parameter.o      
    1_2.f90    Makefile    parameter.f90
    moi@ordinateur:~$ make clean
    moi@ordinateur:~$ make
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  parameter.f90
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  1_1.f90
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  1_2.f90
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  haha.f90
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  no_title.f90
    f95    parameter.o 1_1.o 1_2.o haha.o no_title.o   -o life.exe
    moi@ordinateur:~$ ./life.exe



    [[A]
    ^C
    moi@ordinateur:~$ 
    moi@ordinateur:~$
    moi@ordinateur:~$ exit                


  4. Chères amies lectrices

    Chers amis lecteurs

    Je continue mes prestations "Chippendale" pour notre plus grand plaisir. Mes petites histoires sans conséquences et qui ne sont qu'écume, nous permettent de nous évader un peu dans l'humour, la dérision et le second degré. Cette fois-ci, tout se déroule pour l'anniversaire de Emeline...

    jtr8.jpg

    Soirée saucisse chez Emeline

    Comme nous en avions convenu avec Clémentine, j'arrive pour 19 h30 très précises. Je suis ponctuel et fiable.
    Clémentine et Emeline m'attendent dans le jardin devant la descente de la cave. Je gare ma mobylette en bas.
    Emeline, jeune étudiante de la Fuck de Lettres, fête aujourd'hui ses 19 ans. C'est donc pour elle une grande date.

    Une fois encore, ce seront les WC qui serviront de loges. Je pourrais m'y changer et me préparer en toute quiétude.
    De plus, les WC, chez Clémentine, sont spacieux et nous pouvons nous y mouvoir à plusieurs. Il y a deux cabinets.
    Clémentine et Emeline m'entraînent afin que je puis m'apprêter. Le spectacle doit commencer pour 20 h pétantes.

    Je prépare le costume de la première partie de ma prestation. C'est une belle panoplie de Rambo. Du film Rambo II.
    Je me déshabille. Emeline me passe de l'huile sur le corps. Ainsi mon impressionnante musculature sera luisante.
    Je suis nu. Clémentine a du mal à m'enfiler le pantalon noir qui fera saillir mes muscles des cuisses et des mollets.

    Enfin, me voilà prêt. Je n'ai plus qu'à mettre mon masque de Sylvestone Staller et à enfiler mes palmes de plongée.
    Clémentine fait "Disc-Jockey". Elle sort donc des toilettes pour aller mettre la musique du générique. L'indicatif.
    Une quinzaine de filles sont là, composant l'assistance, impatientes et un peu agitées. Voire même tumultueuses.

    C'est sur le Boléro de Ravel que j'arrive sur ma mobylette. L'effet "Rambo" est absolument fantastique. Hollywood !
    Cela a immédiatement une incidence sur la libido des filles qui m'applaudissent à tout rompre. C'est de l'émotion.
    Emeline monte sur scène, s'empare du micro et me présente : < C'est Maître Gilbert, le monsieur des saucisses !>.

    Dans l'assistance, à cause de ma renommée grandissante, c'est tout simplement le délire. Les filles se mettent à crier.
    < La saucisse ! La saucisse ! On veut la saucisse ! >. Je commence par parcourir toute la scène de gauche à droite .
    Je le fais en pratiquant mon fameux "Moon-Walk" popularisé par Michael Jackson. Tonnerre d'applaudissements.

    J'interprète "Les Mots Bleus" de Christophe en dialecte Mandarin du XVI ème siècle, juste avant l'invasion chinoise.
    Les filles reprennent le refrain avec moi. Avec mes palmes de plongée, je peux sauter dans mon costume de Rambo.
    C'est un véritable triomphe. Des filles veulent m'attraper par mon bandana. J'esquive d'un adroit mouvement lent.

    Emeline vient au bord de l'estrade et me tend les gants de boxe. Elle s'est trompé. Les gants c'est pour Rocky Balboa.
    Et il est prévu que je me déguise en Rocky IV pour ma prestation "Chippendale" de samedi prochain chez Emilie.
    Lorsqu'elle se rend compte de sa bévue, Emeline me tend enfin ma mitraillette à eau, en plastique, made in China.

    Je continue avec "Les petits pains au chocolat" de Jo Dassin. J'interprète la chanson en dialecte tyrolien du XIXème.
    Le fille chantent le refrain avec moi. C'est une véritable ovation qui s'en suit. Les filles grimpent sur la scène. Furies.
    J'ai à peine le temps de m'enfuir en arrosant tout le monde avec ma mitraillete à eau. Je m'enferme dans les toilettes.

    Clémentine me passe mon string doré à paillettes argentées. Comme toujours, je le porte à l'envers, ficelle devant.
    Comme j'en profite pour faire pipi, Clémentine a toute les peines du monde à ajuster correctement la ficelle devant.
    Emeline m'enfile mes bottes noires à talons hauts. Elle me met ma perruque rousse et la fixe avec l'élastique autour.

    Me voilà prêt à attaquer la seconde partie de mon show. J'arrive sur scène en chantant "Noir c'est noir", de Johnny.
    Mon string lâche soudain. La ficelle se détend. Les filles applaudissent en criant : < La saucisse ! La saucisse ! > Fou !
    Quelques unes me jettent déjà leurs petites culottes. Il y a même un soutien-gorge qui s'enroule autour de ma tête.

    Emeline est obligée de passer la serpillère sous les chaises. L'ambiance est déjà à son comble. C'est un vrai triomphe.
    Une fille monte sur scène et m'arrache mon string. Je suis nu, juste chaussé de mes bottes et coiffé de ma perruque.
    J'ai tout juste le temps de me sauver aux toilettes sous les vivas, les hurlements déchaînés et les cris passionnés...

    Nous sommes réfugiées au WC. Clémentine tient la porte. De l'autre côté des filles tambourinent fortement. Folie.
    Il y en a même qui donnent des coups de pieds dans la porte ! < La saucisse ! La saucisse ! > crient les filles en cœur.
    Enfin, tout se calme. Je viens pour terminer la troisième partie de mon spectacle. Je grimpe sur la scène. Inquiétude.

    Vêtu de mon collant mauve, chaussé de mes palmes de plongée, une grande plume rose plantée derrière, je chante.
    J'interprète "ma liberté de penser" de Florent Pagny en patois bavarois du XVII ème. C'est un nouveau triomphe !
    Je m'accompagne au banjo, tapant du pied pour marquer le tempo. Avec les palmes que je porte, c'est plus fort...

    Des filles, ayant perdu tous sens de la mesure, me jettent leurs petites culottes trempées. Elle montent sur scène.
    Je n'ai même pas le temps de terminer "Tata Yoyo" de Annie Cordy, qu'on m'arrache la plume et mes lunettes roses.
    Avec Clémentine et Emeline, nous nous enfermons au WC à double tour. Enfin, dehors, les choses se calment...

    Il est temps de sacrifier au rituel des photos souvenirs. Clémentine met l'appareil sur son trépieds. Tout est prêt.
    Je suis debout, là, entouré des filles qui me tiennent par les hanches, les épaules et même par les poils pubiens.
    J'agite jésuitiquement ma saucisse de Morteau qui, à cause de la chaleur, suinte un peu de son jus gras et visqueux.

    Je signe quelques petites culottes que me tendent les filles. Certaines me tendent même leurs soutiens-gorge 95 c.
    Enfin, cette épuisante soirée s'achève. Les filles partent après m'avoir embrassé et serré très fort contre leurs corps.
    Nous nous retrouvons seuls, Clémentine, Emeline et moi. C'est la remise du chèque. Nous bavardons longuement.

    < Pendant ta prestation, j'ai signé quelques contrats ! Samedi prochain, c'est soirée Emilie ! > me fait Clémentine.
    Emeline est entrain de ramasser les dernières petites culottes qui collent aux murs, aux sièges ou contre la scène.
    Clémentine, toujours avide et gourmande veut absolument goûter à la saucisse de Morteau avant qu'on parte...

    Tous droits réservés - © - 2016 - Depuis mon Blog -

    Maître Gilbert  - (Eleveur de saucisses) -

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    NOTE :

    L'utilisation, toute ou partie, d'un texte aux droits réservés, (ou photographie), par quelques procédés que ce soit, y compris par copié/collé, sans le consentement de l'auteur, constitue une violation de la propriété intellectuelle. Délit sanctionné par l'Article. L.335-2. du Code pénal.  

    La divulgation d'informations relatives à la vie privée, ( ou à l'identité), constitue un délit sanctionné par les articles 706-102-1 (Informatique) et 88-227 du code pénal.

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  5. Nous sommes le jouet de forces qui nous dépassent très largement. 

    L'individu est une sorte de scène, un point dans l'espace et le temps où ces forces s'affrontent, le plus souvent sans que l'on ai véritablement prise dessus. Nous essayons d'intervenir et de les contrôler par notre seule volonté, mais la puissance des énergies et notre ignorance d'elles sont telles que nous sommes vite désarmés. Ou bien le coup part dans une direction et avec une violence relativement imprévues.

    Prendre conscience que l'on s'inscrit dans une bataille, une danse dans le meilleur des cas, qui prend source et agit bien au-delà de l'infime part consciente que nous avons des choses, c'est déjà accepter d'avoir un pouvoir limité et des attentes plus saines. Quitter l'illusion de toute puissance de notre volonté et d'omniscience des enjeux en cours. Accepter d'explorer la partie Yin, féminine, inconsciente de notre personnalité, celle qui nous mènera vers notre être, mais aussi, inévitablement, vers plus grand que nous (l' « l'inconscient collectif » dont parle Jung par exemple).

    Nous comprenons alors peu à peu comment jongler entre volonté et lâcher-prise de façon plus juste, plus fructueuse. Nous acceptons l'esclave en nous, pour découvrir le maître en nous.

    La lecture (ex: C.G. Jung, Alice Miller, Annick de Souzenelle), les vidéos (ex: chaîne Tistrya), l'astrologie (ex: Dane Rhudyar, site "l'astrologie autrement"), le décodage biologique, la psychogénéalogie, combinés aux expériences quotidiennes, sont pour moi autant d'aides sur ce chemin, dans l'espoir d'acquérir pas à pas « la sérénité d'accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses que je peux, et la sagesse d'en connaître la différence. » (Prière de la sérénité).


  6. Circeenne
    Dernier billet

    Au lever, le réveil fut difficile. Dans une blanchâtre obscurité, je contemplais depuis je ne sais quand le plafond, avec par endroits, des tâches capillaires d’infiltration que je devinais être d’un jaune paille. Là elles étaient sombres, ténébreuses et dessinaient des formes évoquant toutes la mort. Ou alors c’était ma tête qui interprétait mal ce que l’eau avait laissé dans son sillage passé.

    Ma pensée fut interrompue lorsque Sarah avait très délicatement posé sa main chaude sur mon épaule froide pour me suggérer qu’il faudrait sortir du lit. Au même moment elle rabattait le drap sur elle pour encore se blottir dans ce liquide amniotique du sommeil temporaire que l’on sait être trop court pour reposer mais trop lourd pour le combattre. Cette dualité vous pousse à l’absurde, repousser l’échéance à quelques minutes éphémères que l’on souhaite être éternelles. Là est notre vanité, l’espoir en l’impossible, l’espoir en la finitude. D’un grand soupir, je me redressais encore vêtue de mes dessous que j’avais négligés d’enlever. Elle ne m’en avait pas laissé le temps, à vrai dire. Et bien que j’eusse laissé faire, je n’avais pas osé franchir le pas de moins de pudeur. Je me suffisais du frôlement de ses cheveux lisses sur la peau de mon visage. Alors que chaque nuit j’étais là dans son lit, chaque matin, je ne comprenais pas et niais même notre relation que nous avons appris à ignorer le jour venu, comme si nous étions des schizophrènes.

    D’un pas las, hésitant, encore tiédi de sommeil, j’allais vers la douche à tâtons pour trouver la lumière synthétique d’une blancheur qui rappelle l’au-delà. J’en avais été crispée jusque dans ma chair profonde. Immobile, je pris alors un court instant à essayer de regarder mon visage dans le miroir, en vain. J’ouvris le robinet qui libérait une eau glaciale, quasiment électrique. Je la bus et me rinçais le visage aussi longtemps que je pus. Au miroir je distinguais une image plus précise à mesure que mes yeux s’habituaient à l’aigreur de la clarté. Elle m’évoquait mon enfance, j’avais ces cheveux bruns, relâchés. Ma mère veillait à ce que je les peigne chaque matin et les attachais pour être belle et propre. Ma mère me manquait tellement. Qu’il est difficile de vivre seule. Je ne sais pas ce qui me manquait le plus chez elle, peut-être un amour sincère. Une voix rauque, des yeux fatigués, un corps abîmé et gras mais un beau visage qui raconte sa beauté d’antan. Je n’étais pourtant pas confidente avec elle, car on se connaissait peu, on sortait très rarement ensemble et j’étais pleine de tabous à parler de garçons et autres choses que font les filles avec leur mère. Elle ne me parlait pas non plus, si ce n’est de son enfance ou simplement pour me dire ce qu’elle m’avait déjà dit l’année précédente lors d’une situation similaire. Un vrai disque. C’était frustrant, mais faut croire que l’on s’aimait sans se connaître. Par devoir peut-être, ou parce que nous étions l’une comme l’autre d’un sang commun. Aujourd’hui je ressens son absence. Sa mort me fait des pincements à chaque fois que je remarque un geste, un regard, un vêtement, une parole qui lui était propre. J’avais ses yeux verts et ses larmes sèches aussi au creux du miroir, j’entrevoyais une goutte se détacher de mon âme et répandre son sel sur ma joue.

    - Agathe tu fais quoi dans la douche, ça fait un quart d’heure que tu squattes là !
    - Euh oui, oui, je me rinçais le visage, l’eau est très froide.
    - On doit se bouger, le départ est dans une heure à peu près, le temps de manger un truc…
    - Oui on doit être sur la place d’armes c’est ça ?
    - Il me semble, bref pousse ton corps, j’ai besoin d’une douche !
    - Hey me pince pas !
    - ...Agathe, est-ce que tu ne crois pas qu’on devrait prendre le temps pour en discuter plus sérieusement ?
    - Je ne vois pas de quoi tu parles...

    À ces mots, j’avais quitté la salle de bains et avais commencé à m’habiller. Elle comprit vite et n’insistait pas, pensant sûrement que ce n’était ni l’heure ni le lieu propice.

    Après avoir mangé, Petrov rassembla l’équipe composée d’une vingtaine d’hommes, nous y compris. Il nous avait remis nos armes de poing, prêté un gilet par balles et un casque tactique. Nous avons été répartis dans des groupes différents. Sarah était dans le groupe Beta, j’étais dans le Delta. Je n’avais pas envie de contester et je comprenais qu’il voulait aussi nous avoir à l’œil. Diviser pour mieux régner c’est une loi immuablement efficace. Des radios feront office de liaison permanente. Quelques tests plus tard et nous voilà dans trois véhicules et un blindé léger qui aura ouvert la route. On se croirait en guerre. C’était impressionnant.

    Le portail s’ouvrait en grinçant de toutes ses rouilles, la barrière fut promptement levée, pendant que le disque solaire au loin, se dressait doucement dans un mouvement parabolique. La journée était claire, belle mais d’un froid mortuaire.

    Dans la jeep, je discutais avec Mikhail le conducteur, les autres étaient silencieux dans leurs cagoules. Il parlait un anglais maladroit, mais je comprenais qu’il venait d’être promu brigadier après trois longues années de service et fier de sa section. Il n’avait pas de petite amie. « Quand on fait ce boulot à cet endroit c’est que l’on est soit célibataire à l’issue de l’école, soit on veut gagner un peu plus d’argent. » Dans son cas c’était les deux. « Les femmes, ça attendra » et il rit fort avant de reprendre « mais il y a vous. » J’en ris nerveusement et nous discutions encore assez longuement, secoués par les aléas d’une route abandonnée où bientôt le rythme musical apposait un silence nordique dans l'habitacle.

    La main ferme sur la poignée latérale, je nous regardais nous enfoncer dans une forêt sous une aurore bleue limpide teintée d'or orangé où les étoiles étaient encore là, gelées et suspendues, dans une nuit lointaine. Il y avait un je ne sais quoi de mystique, surnaturel et terriblement inquiétant dans cette beauté. Je ressentais nerveusement une profonde crainte en moi à mesure que mon regard se perdait dans le défilement furtif de ces arbres massifs. Quant à cette musique niaise, elle donnait à mon stress une dimension surréaliste, car depuis la fenêtre, le décors apparaissait saccadé, comme des spasmes névrotiques d'une transe démoniaque que des psychotropes auraient cadencée pour des yeux trop lourds. Mais il me semble... oui, il me semble... ou alors est-ce mon esprit qui manque de sommeil ? Avoir vu une ombre nous regarder depuis l'obscurité de ces bois. J'avais beau tourner la tête, la chercher brusquement, rien. Et c'est là que j'eus la certitude puisque dans le rétroviseur, je vis quelqu'un s'engouffrer lentement, avec un geste glaçant de croix, je pense, je n'arrive pas vraiment à me souvenir nous roulions trop vite.

     


  7. Reo
    Dernier billet

    Notre développement, si c’est bien celui d’un monde pour l’homme que nous prétendons rechercher, ne diffère nullement, dans son principe, du développement biologique de l’être vivant : comme lui, il consiste à tendre sans cesse à une meilleure adaptation mutuelle avec le milieu et c’est, semble-t-il, le but que les hommes, où qu’ils soient, ont toujours pensé poursuivre en se donnant leurs institutions. Vu l’extension planétaire de nos moyens de communication et d’échange, ce principe, loin de s'arrêter aux frontières, ne peut dès lors que s'appliquer à la société humaine dans son ensemble.

    Car les Etats comme les organisations internationales, si tant est que demeure leur vocation originelle, apparaissent aujourd’hui désarmés devant l’imbrication croissante de leurs responsabilités, qui les dessaisit de plus en plus brutalement de leurs prérogatives.

    Une telle situation, faute d’être aménagée, remet en question, au-delà de leurs développements respectifs, celui de leur mandant et fondateur, la personne humaine.

    Aussi ce développement conjugué, actuellement anarchique et soumis à tous les aléas, réclame-t-il une gouvernance, qui prenne le relais à l’échelon mondial.

    Cependant une autorité supranationale ne peut tirer sa légitimité que d’une prise de conscience générale de cette interdépendance planétaire et de la nécessité de la prendre en charge.

    Ce qui revient à dire que, parmi les communautés de notre planète, aucune, quels qu'en soient l’origine et le statut, ne puisse encore ignorer les autres et se comporter comme si certaines d’entre elles n'existaient pas.

    Condition indispensable pour la découverte de cette souveraineté commune et l’adhésion à son exercice.

    Si l’option d’une gouvernance mondiale devait être retenue, son premier objectif, préalable naturel à de nouveaux choix de développement, serait, pour évacuer les désordres écologiques et socio-économiques et les crises qui en dérivent, de rechercher au plus tôt un premier équilibre de solvabilité entre l’offre et la demande des prestations de services, et un équilibre correspondant dans la distribution des missions et des charges.

    Avec la fragilisation, puis la rupture de ces équilibres, entraînée par une mondialisation inéluctable, l’armature de droit international politique et économique, telle qu’elle est perçue et appliquée, est devenue _ sans doute définitivement _ inadaptée au développement des personnes et des populations.

    En effet, au lieu de les soulager des charges confiées _ comme naguère dans chaque Etat _ à différentes institutions, elle a, dans sa configuration actuelle, incité la plupart de celles-ci à s’en débarrasser, en les autorisant à poursuivre _ au grand large _ leurs propres objectifs. Aujourd’hui revendiqués comme prioritaires, ces derniers s’avèrent _ paradoxalement _ de moins en moins compatibles avec la poursuite du développement.

    Dès lors, en reprenant à son compte les vocations chancelantes des puissances continentales, avec cette part de souveraineté qu’elles sont désormais incapables d’assumer, l’institution d’une gouvernance mondiale aurait comme objectif essentiel de libérer la planète et ses occupants de cette situation d’assujettissement.

    Et pour cela, de faire en sorte de restituer :

    - aux instances locales, régionales, nationales, un réel pouvoir de décision _ attestant la part respective de souveraineté qui leur est dévolue _ en leur permettant d’y voir plus clair sur les problèmes généraux et de faire bénéficier les citoyen(ne)s de cette transparence,

    - aux citoyen(ne)s, grâce à cela, la possibilité à tous les échelons de responsabilités, techniques et territoriaux, de se déterminer sur des options concrètes et de compléter les informations sur les problèmes particuliers qui se posent sur le terrain.

    En retour, il reviendrait à chacun(e) _ dûment informé(e) _ de se prononcer sur :

    - le contenu de la mission de régulation à proposer pour assurer cette gouvernance,

    - la structure de droit la mieux appropriée à sa réalisation.

    De ce fait, les mesures spécifiques, parmi les plus urgentes, éventuellement adoptées contre… le chômage, les diverses pollutions, les anomalies de la finance, le gaspillage de l’énergie, etc. …pourraient retrouver quelque efficacité dans la mesure où, insérées dans une politique générale, elles ne risqueraient plus d’entrer en conflit.


  8. Criterium
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    Le brouhaha des rues de Manhattan, New York, nous parvient jusqu'ici, au balcon du dixième étage. C'est le mélange de bruits de voitures, des foules de passants, et des sirènes de polices... le bruit de fond si typique de cette ville. Nous étions une quarantaine de personnes; la salle de réunion était à côté. Elle était discrète. Une salle parmi toutes les autres, appartenant aux innombrables sociétés ayant installé leurs locaux dans ce gratte-ciel — la moitié du dixième étage était aménagée de telles pièces. En temps normal, ce devait être l'une de ces meeting-rooms de la société attenante, peu utilisée, louée à l'occasion.

    Je discute, flûte de champagne à la main, avec quelques autres participants du meeting. Nous parlons de choses et d'autres; parfois du thème de la rencontre — portant sur les récents développements des techniques de modification génétique des organismes non-modèles — mais le plus souvent de nos amis communs, de politique et d'anecdotes. Parfois de nos dernières lectures. Les groupes se mélangent, s'alternent, afin que chacun fasse connaissance avant la prochaine session de présentations. — Un homme noir, à l'air tout d'abord timide, élégamment vêtu, m'adresse la parole. Nous discutons. Il a suivi mes dernières recherches de loin, semble enchanté de me rencontrer pour la première fois. Sa veste chère, certains mots de vocabulaire... il évolue manifestement à la fois dans le monde de la recherche et celui du business — À un moment, nous parlons de voyages et machinalement, je lui demande s'il a appris le ge'ez.

    — "Vous connaissez le ge'ez?". Il écarquille les yeux.

    Il rit, s'étonne qu'un étranger rencontré à un meeting improbable de New York connaisse l'Éthiopie.

    — "Ce pays est mentionné dans la Bible — Saba —, dans les vieux textes égyptiens... Le pays de Pount. La tribu perdue d'Israël", ajoute-t-il.

    — "Faites-vous référence aux Beta Israël?"

    — "Oui..." - il reprend, l'air professoral: "Certains de leurs secrets seraient perdus... mais je peux vous dire qu'ils survivent chez la dernière tribu, chez nous, en Éthiopie."

    — "Ah bon?", fais-je, sentant qu'il voulait continuer.

    — "...comme par exemple l'Arche d'Alliance."

    J'étais estomaqué. Mon interlocuteur avait l'air sérieux. Je n'avais jusqu'alors jamais entendu parler de cette possibilité, et je ne savais pas si je devais en sourire — chaque pays possédant une histoire riche aime à se proclamer le détenteur de trésors perdus... J'étais resté assez silencieux, et il avait interprété cela comme une complicité secrète. Parfois, le meilleur mot de passe est l'absence de mot...

    Plus tard, dans ma chambre d'hôtel, je lis et me documente. Il existe un texte épique africain, le Kebra Nagast — la "Gloire des Rois" — qui raconte comment la reine de Saba aurait rencontré Salomon, le roi d'Israël. De leur union naît un fils, Ménélik I. Celui-ci, le roi mythique du pays, aurait apporté l'Arche d'Alliance en Éthiopie, vers le IXe siècle avant J.C., laissant dans le Temple une copie. Selon les interprétations, cela aurait été fait soit pour protéger l'Arche à la suite d'une prophétie annonçant la destruction du Temple en 70; soit aurait été le premier élément d'une conspiration visant au contraire à sa destruction, la copie de l'Arche perdant évidemment son pouvoir de protection. De nos jours, le mythe a inspiré les profils les plus divers: le mouvement rastafari, les archéologues plus ou moins sérieux, voire les intrépides voyant en l'Arche un artefact extra-terrestre... Graham Hancock, par exemple, l'interprète non seulement comme le Graal mais également la véritable raison pour laquelle les Templiers auraient été persécutés. — La tête me tourne. Les vitres épaisses de la chambre l'insonorisent, dans la pièce flotte une sensation étrange de silence et d'étouffement: aucun son ne parvient du couloir ou des chambres attenantes. Il est déjà tard. La lumière au ton orangé, artificiel, au bord du lit, semble irréelle, donne à l'endroit l'impression d'être infiniment éloigné de toute civilisation. Une question me revient sans cesse: Et si c'était vrai?

    — Au départ de New York, en avion, il faut faire une escale à Dubaï pour arriver à Addis-Ababa, la "Nouvelle Fleur", capitale de l'Éthiopie. Après la longue file d'attente à JFK, et plus d'une dizaine d'heures de vol, j'ai la sensation que mes jambes sont momifiées. L'aéroport à Dubaï est immense. Il y a du monde partout. Pas seulement des princes et des femmes en abaya, comme certains l'imaginent; beaucoup de touristes, de familles venant du Maghreb, d'Inde, du Pakistan, d'Occident. Les groupes s'affairent dans tous les sens, c'est une véritable fourmilière. En période de hajj, l'agitation doit être déroutante... Il y a un hôtel dans l'aéroport lui-même, mais c'est un cinq-étoiles, fréquenté par des princes et des businessmen étrangers, lorsqu'ils ne vont pas directement à Burj-al-Arab à Jumeirah. Je me contente d'une chambre modeste à proximité de l'aéroport.

    Le lendemain, j'atterris à l'aéroport de Bole, au sud de la ville. Les formalités sont rapides. Bientôt, un taxi bleu et blanc m'emmène vers le district d'Addis Ketema.


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    Kutta
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    Rosa est une mamie de 58 ans, habitant dans le département 29. Elle est infirmière en néonatalogie. Concrètement, sa mission consiste à s'occuper de bébés prématurés. Un métier qui la passionne mais qui l'oblige à changer ses habitudes quotidiennes, notamment en ce qui concerne l'hygiène. En effet, par déformation professionnelle, elle se lave les mains tout le temps pour éliminer un maximum de bactéries. Elle peut le faire jusqu'à 30 fois par jour. Son mari exaspéré par cette attitude tente souvent de la freiner dans son élan en lui rappelant que toutes les bactéries ne sont pas mauvaises, mais Rosa ne veut rien entendre....

    Rosa a une passion: les animaux. Elle a un petit chat: caramel et un bouledogue: chocolat. Elle aime les caresser, les embrasser, les cajoler. Elle dort avec bien sûr, et ne trouve donc pas nécessaire de se laver les mains après les avoir touchés, pensant que les animaux sont plus propres que les humains.

    C'est ainsi que tous les matins, après avoir passé les mains dans la touffe de chocolat et embrassé langoureusement caramel, elle embrasse son fils, et se rend au travail pour s'occuper des bébés sans se laver les mains.


  9. Bonsoir tout le monde.

    Comme dit le titre certaine choses vont changer et veuillez m'en excuser d'avance. Je vais me focaliser sur le combat universe future sur ce blog rien de plus ainsi que quelques fanfictions assez sympathiques qui ont un rapport avec la vie réel ou certains mangas.

    Les autres mangas tel que Combat universe appelé " Chapitre univers". "GOW" " Portals" ou "Autres" Seront mis sur transmis sur les fichiers Textes de google mais je ne suis pas sûr si que ça.

    Si vous voulez plus d'avis à ce sujet, vous êtes libre de poster chaque commentaires tant que ça concerne le blog.

    Bien entendu !.

    Rappel : Les trois prochains chapitres de combat universe future sont annoncé pas aucun titre ne sera annoncé pour éviter le spoils !.

    Chapitre 09 : 16-17 Novembre 2016

    Chapitre 10 : 23-24 Novembre 2016

    Chapitre 11 : 1 Décembre 2016

    Petit rappel concernant le blog : Le blog est le centre de divertissement pour les lecteurs qui veulent avoir le besoin de lire mes petits mangas sous forme "écrit". Ils sont libre de poster leur commentaire tant que ça concerne le blog !. Les pubs ou autres sont interdit et vous avez d'autres endroits pour le faire. Attention si vous persistez à continuer sur cette voie, je serai contrait d'interdire la publication de ce genre de pub en bloquant les commentaires !. Merci de votre compréhension. Ce que je veux c'est un blog oû les gens peuvent poster leur commentaire tranquillement sans avoir le besoin d'être harceler par les pubs !.

    Je m'excuse de me montrer agressif. Bonne soirée et à mercredi !.


  10. Maroudiji
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    On va le répéter ici :

    l'éthique, la morale, les valeurs, et tout et tout sont des produits de la religion,

    c'est-à-dire de Dieu. Par exemple, la compassion est un sentiment qui nous vient de Dieu. Tout comme la conscience du bien et du mal, ou la conscience tout court...

    À moins que vous vous considériez comme un animal -c'est votre philosophie en tant qu'athée-, alors, oui, vous êtes leur égal, même si cela se discute gravement, vu ce que les hommes leur ont fait et qui contredit cette posture !

    Il n'y a qu'un esprit fortement idéalisé qui ne voit pas qu'il est supérieur aux animaux, tout comme un enfant prétentieux ne voit pas l'intelligence supérieure de son professeur... (ni maître ni Dieu).


  11. querida13
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    A Aix,la première fois que j'y fus, je n'ai pas été très chaleureusement accueillie.

    Après mon opération,et j'en subirai cinq en quinze ans,je fus convoquée chez le médecin du travail.Elle me dit qu'on ne passait pas si facilement d'un ghetto de pauvres à un ghetto de riches.

    Elle m'apprit qu'une institutrice était venue avec son djembé sur la commune et qu'elle avait soulevé un tollé général de la part de parents d'élèves.

    Alors, la maîtresse au piano, autant dire que je devais être pour eux la maîtresse intermittente du spectacle!

    Pour ma part, je trouvais que c'était imbécile de réagir comme cela:

    La ville était un pôle phare du festival d'art lyrique ,spectacle qui se déroule dans la cour de l'évêché, elle s'est équipée d'une salle de concerts et a une très jolie salle d'opéra.

    De nombreux bars accueillent des musiciens qui se produisent en l'égayant, sur le cours Mirabeau l'allée ombragée de Platanes,décorée de fontaines et centre névralgique de la ville. Il leur faudra former des musiciens.Autrefois la ville était consacrée à son dieu protecteur Apollon...Dieu des arts et du soleil.Aix,patrie de Zola et de Cézanne ville d'eaux et d'arts est prédestinée à se consacrer à la culture.

    En fait ce mélange de petites ruelles pavées si commerçantes à l'architecture magnifique, la présence de la sainte Victoire l'éclairage du ciel particulier,le chant des fontaines,mêlé aux cris particuliers des corneilles et à la musique,la présence des monuments m'a enchantée depuis mon enfance et l'université m'attirait comme un aimant...Depuis que j'allais voir mes cousins là- bas je savais qu'un jour j'y vivrais et en cela,la réalité a dépassé toutes mes espérances.Mon frère y était né...

    J'ai été inopinément rendue à Aix après une énième confrontation avec l'inspecteur qui me dit qu'il en avait marre de moi et de mon piano...

    Toutes les gammes,les exercices, cette formation rigoureuse et longue, cette maîtrise,ces concours,d'auditions, ces heures de vocalises,d'apprentissages de chants,de morceaux,ce temps et cet argent passés à choisir des instruments(cinq dans ma carrière et sur mes deniers personnels)ce temps consacré à faire chanter juste des enfants,ce temps à nous produire devant des publics de parents,ce temps passé à canaliser des énergies, des attentions, à apaiser des tensions,à exulter par le chant,à travailler en somme,tout cela fut balayé en un geste rageur de la main...

    Quand il vit que j'avais été si populaire près de l'étang de Berre,l'inspecteur me mit dans un local Algéco et me fit faire des photocopies.Je passai des journées insignifiantes dans ce placard constellé parfois de crottes de rats et qui a été détruit parce qu'il contenait de l'amiante.

    puis quand il vit que les ZEP, la solitude,ne m 'affectaient pas il me fit courir dans tous les sens et me fit reprendre un poste à trois classes,dans des classes surchauffées.M'inspecta un vendredi après midi par un temps d'orage, moment où les enfants sont le plus excités avec une classe de ZEP que j'avais eue quelques demi journées précédemment,en faisant hausser le chauffage par le directeur.J'eus ce jour une petite fille de migrants qui ne parlait pas le français et constatai qu'elle ne comprenait rien aux consignes parce qu'elle parlait une autre langue.Il interprêta cela comme un manque de pédagogie.Je continuai à courir ,eus souvent les classes de toute une école entière,lors des équipes éducatives.J'eus ensuite dans l'effectif de trois classes, une élève handicapée qu'il fallut sans AVS transporter dans le bus et il fallait soulever et brandir cinquante kilos d'un corps inerte et paralysé.Il faisait chaud ,j'étais surmené avec ce poste à trois classes surchauffée par un début d'été torride.

    je fis un malaise vagal.Il me sous nota nettement et me renvoya sur Aix.

    Je revins donc à mes amours pour faire encore trois classes différentes.Sur deux écoles.

    J'appris qu'on m'avait mise autrefois à l'école que je qualifiais mentalement du nom de "l'école des vieilles folles"(j'en tairai le nom) à cause du drôle de comportement de certaines institutrices, pour me forcer à prendre une direction d'école.Dans l'état où j'étais avec mes opérations, je crois que c'était peine perdue.

    Avant de partir de La dernière école maternelle dans laquelle j'officiai autour de l'étang de Berre une mère d'élève me dit que j'étais "trop artiste" pour les parents de l'école;Les enfants chantaient des comptines pendant le dernier quart d'heure de l'attente de l'heure des mamans!Ils faisaient pourtant la même chose que les enfants de la classe d'à côté.Et avaient eu le même type d'évaluation.C'est pourtant un beau compliment qu'elle me fit.

    A Ventabren au karaoké,,heureusement,il y avait des gens qui me parlaient d'autre chose que de pédagogie.C'était mon petit clan.Mon oxygène;mine de rien,ces personnes m'ont fait supporter grâce à leur gentillesse et à leur chaleur et leur accueil,des temps difficiles et très durs,avec des heures de trajet,des changements constants,des adaptations continuelles,des publics différents.

    J'inscrivais sur les feuillets des chansons variées à chaque fois.Le DJ T.... me faisait souvent faire les balances et réglages du début de soirée.Il est sympa et nature,il vient avec ses chapeaux,ses instruments de musique,il met l'ambiance ,salue tout le monde et on passe une gentille soirée.Parfois il se moque de mes choix,il croit que je n'y arriverai pas et paf, ça passe.Ca l'intrigue,ça l'agace aussi,il me regarde d'un air incrédule qui me fait rire...Parfois il me dit que je lui mets des chansons qu'il ne se souvenait pas d'avoir dans son livret.La plupart des habitués sont assez prévisibles, ils ont un répertoire de chansons et se tiennent aux titres qu'ils ont choisis.Pas moi.J'apprends sans cesse.Je change,je bouscule mes habitudes, de toutes façons,l'habitude, les rituels me sclérosent et m'ennuient.Je n'ai pas envie de n'utiliser que 10% de mon cerveau.

    Alors ces derniers temps,pour le chambrer un peu à chaque fois que je lui sors un titre ,je lui dis :one more.

    la dernière fois j'ai fait une petite liste des chansons que je suis capable de chanter.

    Je n'ai pas compté les chansons pour enfants,les comptines;

    j'ai réussi à écrire trois cent vingt titres.Heureusement que les paroles s'affichent sur l'écran car je ne suis pas sûre de me souvenir de toutes les paroles,Nagui peut toujours m'attendre!


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    Il me dit que je lui suis une bonne nouvelle. Il me dit qu'il aime les moments que nous passons ensemble, à chaque fois. Qu'il est heureux que j'aille bien. Qu'il ne voudrait pas me rendre triste et qu'il se surveille. Que je suis la femme la plus intéressante qu'il connaisse. Qu'il voit en moi une beauté que peu de femmes ont. Il me dit qu'il aime notre complicité et qu'un baiser pourrait mettre en péril le lien que nous avons noué. Qu'un baiser ne vaut pas cela quand on a quelqu'un en face, pour une fois. Il me dit qu'il m'offre son amitié très aimante et que c'est beaucoup.

    Quand je l'appelle cousin, il me répond cousine et j'aime ça. Quand il me montre les ficelles de son métier de voyou, il me semble qu'il emporte un peu de moi plus près de lui, en permanence. Quand de mes bras, je l'agrippe fort, je le sens stupéfait mais ses mains se glissent sur moi et il me serre, lui aussi. J'aime tant le tenir très fort, tout contre moi. Sans un mot, nous nous respirons comme des fleurs et nous nous embrassons dans le cou. Nos mains l'une dans l'autre se crispent et se cajolent et si parfois je demande un baiser que ses lèvres me refusent, je ne m'en offusque pas, puisqu'elles me disent pas encore et que son sourire autant que ses pensées à moi se donnent. Je l'avais rarement vu jadis, ce beau sourire de la bouche et des yeux, ému, un peu taquin, un peu timide. Amusé. Heureux.

    — Il y a quelques jours, j'avais besoin de sous-vêtements ; j'ai tant pensé à lui en les choisissant qu'il me semblait présent. À ce moment-là, il y avait dans chaque cabine d'essayage un homme dans le miroir, un homme aimé, invisible et souriant. Et les femmes en se changeant effectuaient une danse de l'amour vouée à n'être jamais vue mais dessinée, à chaque instant, dans leurs mouvements. —

    C'est dans la rue surtout que nous cherchons de l'autre la présence. Bientôt, il fera froid, bientôt il fera nuit très tôt et nous pourrons les arpenter, ces rues, dans l'ombre si propice aux entrevues, aux frôlements et aux silences. Son rire aura tant de splendeur que son sérieux sous un grand parapluie et tous les clapotis s'éteindront un à un autour de nous quand nous passerons aux aveux.

    Pour l'instant, c'est l'été indien, un été qui semble ne pas vouloir s'achever, jamais, et nous parlons avec beaucoup de bruit à la terrasse de cafés, dans des kebabs et sur des bancs. La ville est un vaste bac à sable qui s'offre à nos tribulations. Pour une fois, nous sommes dans le film. Nous sommes le film de passants silencieux comme nous le fûmes autrefois. Le silence qui se creuse autour de nous n'est pas encore si fort qu'il nous enferme et nos amis peuvent encore nous rejoindre pour un peu de bruit.

    Mercredi, j'irai chez lui. Je lui offrirai des fleurs et je me plongerai, encore une fois, dans les lignes somptueuses de son labyrinthe. J'irai boire un peu de ce qu'il est, j'irai l'apprendre sur le bout des doigts, j'irai le côtoyer et profiter de ces sourires que nous échangeons. Je lui offrirai des fleurs encore et encore, jusqu'à ce qu'il comprenne que la fragilité de nos corps périssables est belle et que seul le présent s'offre à nous, que c'est une chose heureuse et qu'il faut accepter le fleuve. Et qu'ai-je d'ailleurs, à rêver de lui, puisqu'il est là, juste là, présent et qu'il me rendrait presque heureuse ? C'est que ses lèvres m'ont dit pas encore, c'est que son corps m'appelle même si je ne voudrais pas moi non plus abîmer quoi que ce soit. Ce n'est pas que j'aie peur, c'est que je veux goûter cette fragilité encore. Encore. Telle qu'elle s'offre.

    J'écris pour le rendre absent, j'écris pour qu'il me manque, par pure fantaisie. J'écris pour le voir de plus loin et me baigner dans mes images de lui. Pour profiter de la forme de son être, merveilleuse, et avec elle danser.

    C'est un amour dont j'ai longtemps rêvé, au point que je ne l'osais plus. C'est un amour d'enfant, c'est un amour qui ne dit pas son nom, qui prend son temps, enraciné dans l'amitié, c'est un amour léger qui ne sera pas consommé avant de se prendre au sérieux. Il me l'a dit, pourtant tu sais que l'amour est quelque chose de plus sérieux que ça, et je le sais. S'il doit prendre forme, notre amour sera vivant. II sera maladif et doux. Ce sera beau.


  12. Un talent fou associé à un look improbable, une mentalité rafraichissante, des interviews surréalistes, et l'envie de faire sourire en permanence : Peter Sagan a cassé tous les codes du cyclisme moderne et gagné les plus belles courses, pour devenir l'égérie d'un sport qui avait perdu de sa superbe et se cherchait une nouvelle étoile. Elle est slovaque.

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    D'abord champion du monde de VTT, il rejoint ensuite le cyclisme sur route et se fait immédiatement remarquer, sur le vélo comme en dehors. Vainqueur de nombreux sprints majeurs (Paris-Nice, Tour de France...) il développe déjà son goût pour le show, avec son fameux wheeling, sa roue avant à l'arrivée de certaines courses, ou encore lorsqu'il déclenche malgré lui une polémique après avoir pincé les fesses d'une hôtesse sur un podium.

    Depuis, il s'est assagi. Enfin, un peu. Juste assez pour ne plus être dans l'oeil du cyclone, mais en gardant sa folie.

    Et surtout, il a gagné un bon paquet de courses chaque année, même si celle des ses rêves lui échappe encore : la classique Milan San Remo.

    Mais c'est en devenant champion du monde fin 2015 que tout a changé. Parti seul à quelques kilomètres de l'arrivée, lui qui avait la réputation de collectionner les places d'honneur à défaut des grandes victoires a su résister au peloton et aux sprinteurs pour pouvoir célébrer avant même le passage de la ligne. Célébrer, à sa manière, évidemment.

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    Depuis, 13 victoires, dont le Tour des Flandes ou 3 étapes du Tour de France (+ 3 jours avec le maillot jaune et un quatrième classement du maillot vert remporté)

    Lui qui déclare prendre le cyclisme comme un jeu, un sport au sens premier du terme, et non comme un métier, a continué de le prouver avec le maillot arc-en-ciel sur les épaules.

    Ses cheveux longs, son bouc, ses tatouages, ses t-shirts à son effigie, ses pitreries permanentes en interview ou encore ses vidéos délirantes sur les réseaux sociaux... tout ajoute à la légende du personnage dans un monde où tous les cyclistes se ressemblent, avec leur bronzage qui s'arrête aux bras et leur morphotype commun. Mais surtout, dans un monde où les cyclistes ne procurent plus que suspicion, au détriment de la passion et du plaisir.

    Sagan s'amuse, sur un vélo comme en dehors. Même sa photo de mariage est, comme lui, perchée.

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    Un style qui ne peut que plaire. Parce qu'il ne fait rien comme les autres, parce qu'il ne ressemble à personne, mais aussi parce qu'il gagne des dizaines de courses chaque année avec un panache qui force l'admiration, Sagan est devenu le chouchou des passionnés, le modèle des autres coureurs, et l'idole du grand public.

    sagantourdefranceboulogne.jpg

    Dans quelques jours, il perdra peut-être son maillot de champion du monde, à Doha. (Pour annoncer son départ au Qatar, il a posté une vidéo de lui disparaissant sur le tapis roulant des valises à l'aéroport...)

    Mais s'il y a bien un coureur capable de gagner à nouveau les championnats du monde, c'est lui. Et puis de toute façon, même s'il ne gagne pas, il sera toujours facilement identifiable la saison prochaine : il vient de remporter le premier championnat d'Europe organisé à Plumelec, en Bretagne.

    Une étoile avec un maillot étoilé (ou arc-en-ciel) et qui est presque toujours à l'avant : en 2017, il sera encore difficile de rater Peter Sagan.

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  13. Quentin13
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    Je tournais les pages du livre, d'un geste indécis, comme si j'avais peur de savoir ce que j'allais découvrir. Je ne voulais pas savoir. Je ne voulais plus savoir. Vivement, sans réfléchir, sans penser aux conséquences, je fermai le livre, claqua les deux parties distinctes et égales, et le jeta dans les flammes. Le crépitement du bois incandescent, la fumée blanche se dégageant des voies d'aération, l'odeur naturelle du pin brûlé... La parfaite scène de l'incompréhension, de la solitude, de la mélancolie, de la peur...

    Assis sur mon nouveau canapé, au bord de la cheminée, contemplant l'horizon à la fois invisible, et éternel, j'admirais intérieurement la valse nostalgique de mes démons. Majestueuse, je me mis à fermer les yeux, pour ne focaliser mon regard que sur cette fabuleuse hallucination. Aucun faux pas, aucune fausse note, mais une musique, et des sons que je n'avais encore jamais entendu. Ce rêve me transportait peu à peu vers une autre dimension, une autre réalité de ce monde vide, sale, sans espoir d'un avenir meilleur, et hypocrite.

    Depuis toujours, j'aspirais à un monde plus juste, plus idyllique... Un monde qui était le reflet de mon âme. Un monde rêveur. Ce jour là, les créatures nées des fantasmes de mon esprits se réveillèrent, pour me plonger dans un profond sommeil. La passerelle entre la réalité et mon imaginaire me permis de traverser ce voile à la fois impénétrable, et opaque. J'ai enfin pu découvrir le bonheur. Ce bonheur qui ne porte aujourd'hui qu'un seul nom : le tien. Le jour où mon rêve sera éternel, je pourrai tout te raconter, et alors tu comprendras pourquoi les cicatrices de mon âme ne se sont jamais effacées, et pourquoi elles ne s'effaceront probablement jamais. Quand ce jour arrivera, nous serons Tout les deux près : toi, tu auras la capacité d'écouter, et de comprendre, et moi, j'aurai la capacité de parler, et d'expliquer


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    kaumela
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    Bonjour a tous,

    Ce blog a été crée en premier lieu pour les amateurs de lecture, ici vous pouvez discuter de vos dernières lectures ou encore demander conseils pour celles à venir :)

    Bien sur tout le monde sera accepté dans la discussion à condition de ne pas trop s'écarté du sujet ;)


  14. Shimoani
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    Rêve de la semaine passée :

    C'est la rentrée scolaire, je me rends à l'université où je retrouve mes amis. Les premiers que je vois ne sont pas à l'université avec moi en réalité, il y a : mes deux meilleures amies, le copain d'une des deux, un blond inconnu au bataillon qui porte un bonnet (il faisait grand soleil et chaud) et une amie qui, elle, est de l'unif. Nous discutons sur les bancs qui se trouvent devant la porte du bâtiment des cours. Puis c'est l'heure, nous rentrons pour rejoindre nos locaux de cours. Une de mes meilleures amies m'annonce que des amis à elle, prénommés Alex et Raphael apparemment, ont eu un accident de voiture, elle n'apprécie pas beaucoup celui qui était au volant et lui remet la faute sur le dos. Elle attend des nouvelles.

    Je porte une jupe et des talons, chose très rare. Dans le hall, je croise des gens que je connais et nous discutons, je dépose mes affaires sur une table au pied de l'escalier qui mène aux locaux à l'étage supérieur. C'est un vieil escalier, très large et imposant, en marbre.

    Je ressors du bâtiment des cours et ma meilleure amie m'annonce qu'on lui a téléphoné, les deux jeunes hommes sont décédés. Elle pleure un peu et je pleure avec elle, j'ai mal au coeur pour elle. Finalement, j'ai l'air plus affectée par la nouvelle qu'elle ne l'est. J'ai du mal à arrêter les larmes qui coulent sur mes joues. On finit par se reprendre et nous décidons d'aller nous chercher à manger.

    Il y a apparemment un genre de boulangerie/snack dans l'unif. L'entrée se situe là où se trouve l'entrée extérieure de la bibliothèque dans la réalité. Nous entrons et regardons la carte. Je ne dois pas prendre à manger mais je l'accompagne et nous retrouvons d'autres amis à l'intérieur. Les dames qui servent sont assez rigolotes. Elles ont déjà un certain age, sont habillées comme des fermières et ont un accent bien spécial. Je sors du snack car je ne peux me retenir de rire.

    Ensuite, nous rejoignons le bâtiment des cours. Je vais récupérer mes affaires sur la table et je me rend compte qu'il fait très sombre à l'intérieur. Il n'y a plus d'électricité. En prenant mes affaires, je me rend compte que L. (voir article Fixation.) est assis à une table un peu plus loin, caché dans la pénombre. Il est avec sa copine et ils se font des câlins. Evidemment son regard ne me quitte pas, comme d'habitude. Je prends mes affaires et je commence à monter le grand escalier pour me rendre en cours.

    A peine ai-je gravis quelques marches que le préfet de mon école secondaires (= lycée pour les français) arrivent en courant, paniqué et crie "Il y a le feu ! Sortez tous ! Dépêchez-vous !" Je me précipite donc hors de l'école, sur le parking. De là, je vois les flammes sortir des fenêtres d'une autre aile du bâtiment. Des gens sautent par les fenêtres, d'autres escaladent pour aider les gens coincés. La vue est catastrophique.

    _________________________________________

    Rêve de cette nuit :

    Je suis avec une amie dans une pièce qui ressemble au bureau qui se trouve au magasin de mon père, nous discutons et j'ai envie de fumer. (Je ne fume pas dans la réalité)

    Je sors un petit paquet blanc et lui tend une cigarette qu'elle promet me rendre samedi. Je fais pour allumer la mienne et mon frère arrive, m'avertissant que mes parents sont là, ils devaient venir me chercher. Je range ma cigarette, ma mère entre dans la pièce.

    Je rêve souvent que je fume et j'ai de plus en plus envie d'essayer. Mais je préfère me pencher sur un cigarette électronique sans nicotine ou avec très peu, au pire des cas.


  15. Jedino
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    Vous n'avez jamais souhaité être immortel, comme éternel ? Eh bien moi, voyez-vous, mon problème est là : malgré ma persévérance, impossible de mourir. J'ai pourtant tout essayé, récentes comme anciennes méthodes. Je vous épargne les quelques détails morbides, mais les faits sont là. Pourtant, ce n'est pas la motivation qui manque. Parce qu'en réalité, vivre cent ans, deux ans, passe encore. Mais quand vous atteignez le millénaire, que vous avez plus que rêvé tourné en rond, et que la dernière chose qui vous amuse est d'essayer tous les moyens de mise à mort qui ont pu être inventées, l'immortalité devient un problème.

    Alors certes, j'ai du coup eu le temps d'expérimenter tout ce que je pouvais imaginer expérimenter. Il est vrai qu'au début, tout cela est fort agréable, d'être à ce point libre de ne pas se demander s'il ne faut pas tout faire aujourd'hui au risque de ne pas voir le lendemain. Certes, je n'ai de fait jamais connu les regrets que vous pouvez avoir en fin de vie, quand vous sentez que quelque chose va bientôt lâcher. Mais j'ai eu au contraire le temps de faire le constat véritable qui s'impose : en réalité, j'ai beau vouloir faire ceci ou cela, ce ceci ou ce cela finit bien vite par se vider.

    Ainsi s'installe l'ennui absolu, celui qui n'a aucun échappatoire, pas même la mort. Bien sûr, nombreux sont ceux qui m'argueront que je fais erreur, que je ne suis finalement qu'une personne sans curiosité et qu'eux auraient mille fois plus à faire que ce que j'ai pu faire moi. Admettons-le : un jour viendra où tout ceci s'épuisera malgré tout.

    Rassurez-vous cependant : vous ne saurez jamais que cela existe et que vous auriez pu l'être. D'ailleurs, si vous me demandiez comment, je ne saurais pas vous dire pourquoi. J'ai en revanche eu plus d'une occasion de me demander pourquoi le "pourquoi" était la réponse mise devant le "comment", mais de ceci, vous n'en aurez rien à faire et c'est bien normal. Nous n'avons pas de temps à perdre avec les pertes de temps. Jusqu'au moment où le temps n'est plus à gagner, en tout cas. Mais cessons là ces répétitions inutiles car si j'ai toutes les heures qu'il faut pour les écrire, vous ne les avez pas pour les lire.

    Certains iraient dire que l'éternité c'est long, surtout vers la fin. D'autres que l'éternité commence là où le temps s'arrête. Et d'autres encore, comme moi, que l'éternité c'est bien, surtout vu de loin.

    Mis à part ça, je suis en route actuellement vers la limite de l'univers connu pour voir ce qu'il se trouve au-delà. Certains rêvent de voyager petitement à l'autre bout du monde, je me limite à l'univers. Chacun son domaine, je ne juge pas. Le pire étant que, si je finissais par trop tarder en vie, je risquerais de finir par avoir des réponses à vos questions. Sait-on jamais, il peut m'arriver de croiser quelques peuplades exotiques. Rien de bien exceptionnel, en réalité. Tout comme nous, banales créatures. Même si nous sommes uniques dans notre arrogance.

    Tu l'auras donc compris : le meilleur moyen de finir dans l'ennui est de se fixer des objectifs, de chercher du sens. Lorsque tu te fixes des arrivées, une fois le chemin terminé, il te faut te redonner incessamment d'autres directions. Il est tellement plus simple de ne pas s'empoisonner l'existence avec cela. Cela, je l'ai bien compris. Mais, trop humain que je suis, je suis bien incapable de m'en détacher. Vous me direz, j'ai l'éternité pour m'y faire. Bande de cons.

    Au fait, dernière chose : mortel, immortel, tout ceci tient du même combat. Se battre contre les heures ou leur absence, cela ne change rien tant qu'elles nous emprisonnent. Vivre libre, ce n'est pas vraiment vivre assez longtemps pour être libre d'achever sa liste de buts existentiels, donc se défaire des contraintes. Ce n'est pas davantage la fuite du temps, qui n'est que le sens contraire du sens de l'aiguille. Reculer l'heure n'est pas s'en soustraire. Non, si je devais considérer que la liberté est un sujet qui mérite d'être évoqué, que le temps l'est aussi, et si je devais en conclure que les deux sont ou peuvent être, ce n'est que par la négation et non par l'acceptation ou l'oubli qu'il est possible et raisonnable de vivre avec, ou plutôt sans.

    Que je sois en vie dix ans ou dix-mille ans, cela n'a pas la moindre importance si du temps, je n'en ai cure. A quoi bon se contraindre par des rêves ou des préoccupations nécessaires comme le ferait un patron à l'égard de son salarié ? A quoi bon s'imposer une productivité minimale et se condamner, se damner, si elle n'est pas atteinte ? Ne soyez pas les tyrans de votre existence. Sinon, vous attendrez toute votre vie une rallonge sur vos heures comme vous attendriez une rallonge sur votre salaire. Mais il est du temps comme de l'argent : quand vous en avez plus qu'à satiété, vous ne pouvez plus faire qu'une seule chose raisonnable, à savoir le gâcher.


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    Visages figés et mouillés, parapluies retournés aux baleines apparentes, le vent de ce 11 novembre longeant les douves du château traverse et la place et les hommes.Les gerbes déposées sous la plaque de ces enfants morts , volent au vent comme pour balayer un passé douloureux.Les cols sont remontés, les chapeaux tenus sous des mains glacées.La place du château semble comme une photo de Doisneau, figée malgré ce vent d'ouest poussant une pluie dense fouettant les visages exsangues.La cérémonie s'achève et les gens se dispersent , je me retourne face à l'école maternelle vide, je pousse la grille qui grince comme souffrante.Je la trouve si petite cette cour, si lointaine et pourtant.Je ne sens pas la pluie qui ruisselle dans mon cou.Les nuages sombres et bas semblent accrochés au préau ou il manque quelques ardoises. Je me réfugie à l'abri me retournant sur une cour déserte et sur mes souvenirs.Dans mes souvenirs, la cour était rectangulaire, en fait elle formerait plus un triangle rectangle avec le sommet coupé par un petit appentis, ancienne remise à charbon du temps passé ou le poêle à charbon trônait au fond des classes, enfin il me semble.La pluie ayant cessé, je me dirigeais vers le portail en fer forgé, lourd, me souvenant du jour ou je m'étais coincé le doigt en me balançant dessus avec mes petits camarades, du sang et des femmes qui accourent.Curieux comme les souvenirs remontent , le porte bagage sur le vélo de ma mère quand elle était en retard. De son rire et de sa joie, puis de ses:

    "- tiens toi bien Pascou!"

    Comment aurais je pu la lâcher ,ma joue contre son dos!.

    Mais c'est elle qui me lâcha, enfin le destin, quelques années plus tard.Laissant derrière moi la cour et mes souvenirs, je traversais la place à grandes enjambées, me retrouvant devant une bâtisse ancienne .Une petite cour dessinée par des murs en pierres surmontés de grilles rouillées, était commune. La porte était ouverte, étroite, donnant un escalier tout autant , montant de façon très raide en deux quarts de tour, Un porte sale au rez de chaussée donnait sur ce qui se prétendait un appartenant, une odeur de mauvaise cuisine et de crasse.De la musique , Brassens il me semble.Je cognais à la porte du premier et dernier étage, coté droit, aucune réponse poussais la porte sur une seule pièce, sur la gauche une cheminée ou quelques planches se consumaient en fumant. Dans le prolongement une fenêtre masquée en partie par une sorte de couverture épaisse accrochée à deux clous.Plus loin un évier en grès blanc à deux bacs, sur l'égouttoir un verre sale, une fourchette et un saladier ou un reste de riz était couvert de moisi .La musique s'était tue et seul le bruit sur les vitres troublait les lieux. Dehors la pluie tombait.Sur la droite un matelas posé à même le plancher de bois ou des moutons trainaient entre les lattes disjointes. De part et d'autre des sortes de tabourets ou petits bancs mais hauts, comme ceux de l'église ou on pose les cercueils, noirs, avec des objets divers posés dessus dont un poste radio, un paquet de cigarette ouvert sur une cartouche de Dunhil .Une lampe au bout de de deux fils électriques pendait de travers , couverte de merdes de mouche.Un fauteuil voltaire je pense, seul mobilier potable, je remuais le bois dans la cheminée, m'enfonçais dans le fauteuil et commençai à attendre patiemment.

    Mes pieds nus s'enfonçaient légèrement dans le sable semblant s'échapper entre mes orteils que je battais doucement.Le flux et le reflux me faisait perdre par moment l'équilibre à force de le fixer.L'eau salée en montant et descendant formait des arabesques et des motifs en encerclant mes pieds.Je reculai d' un pas pour ne pas mouillé le bas de mon pantalon, suivant la marée montante.Un chien arriva de loin sur la plage en jappant autour de moi il m'éclaboussait en tournant dans une ronde joyeuse Sortant subitement de mes songes, dans l'escalier étroit, les marches craquaient violemment sous le poids de quelqu'un qui montait d'un pas pesant et lent.Un courant d'air entra sitôt la porte ouverte .Se tenant sur le pas de la porte, l'air hagard, Joe Cocker, enfin c'est le surnom de celui qui me fixe.Faut dire que la taille, la corpulence et la tignasse faisaient penser à celui ci, qu'il écoutait en boucle.

    Et lui:

    "- mais putain, comment t'es entré ?

    - par la porte Joe, par la porte elle était ouverte .

    - merde, je perds les pédales ! "

    Curieux le contraste entre sa corpulence et son coté parano !Un jour qu'il fumait un joint , j'avais crié :

    - putain, les flics !"

    Pas eut le temps de faire ouf ,qu' il était déjà passé par la fenêtre comme un type qui n'a rien à se reprocher, s'était cassé le bras, faut éviter de sauter dans le vide quand on ne sait pas ou on atterri .Les jours suivants, même peut être bien les mois, il racontait son agression par une bande de voyous qu'il avait tabassé.

    - " Joe, il n' y a rien à voler chez toi ,Je cherche la Mouche ,tu l'as vu ?

    - je ne lui parle plus .

    - je ne te demande pas si tu couches avec lui, juste si tu l'as vu !

    - il traîne le soir dans un petit bar , dans la ruelle près des bains douches .

    - Je suppose que toi tu traînes aux bains douches ?

    - Ta gueule !

    - Et ton bras Joe?

    - Ta gueule! "

    Je me levai et décampai, Joe, c'était tout un poème.Je l'ai revu il y a quelques temps, je prenais un café à une terrasse en lisant le journal, quand sortant du bus, en jupe, un sac en bandoulière ,mon Joe !Et lui, tout heureux de me voir qui me saute dessus, avec sa dégaine de travelo sur le retour . Avec sa voix de ténor, génial pour passer incognito. Bonjour la dégaine !

    - " t'es en string la dessous Joe ?

    - ta gueule, toujours aussi con, tu payes un coup, je suis fauché !

    - ah! Le tapin ça eu payé ! "

    La nuit commençait à tomber et l'éclairage public de s'allumer, les rues étaient désertes avec ce vent même si la pluie n'était plus, ça n'incitait pas à flâner. Le café des voyageurs était ouvert, la terrasse en demi cercle vide .Je poussai la porte, au bar, les habitués. La patronne me faisait toujours la bise comme si j'avais encore vingt ans . Son mari lui m'évitait soigneusement, m'ignorant .Couilles molles, c'était son surnom !Tout ça remontait il y a une dizaine d'années, il était toujours au Pastis ce fainéant . Puis un jour qu'il avait picolé plus que de coutume il s'était embrouillé avec sa femme et s'était mis à lui taper sur la figure, là au bout du bar sous les yeux des clients. Et surtout sous mon nez, je lui avais dit calmement :

    - "Couilles molles ."

    Il s'était retourné vers moi, laissant sa femme Fanfan.

    - tu disais ? "

    je restai silencieux , il se mit à me brailler dessus, son visage rouge s'approchant du mien. Le café était devenu silencieux, les derniers mots entendus étaient , belote et …restés en suspend des joueurs de cartes derrière moi. Sur mon tabouret haut perché mon visage se trouvait maintenant à hauteur de celui du patron de bistrot. Je n'ai jamais aimé entendre crier, à la maison mes parents expliquaient sans le faire. Je me souviens du jour ou j'avais voulu taper le chien m'ayant complètement détruit un modèle réduit de voiture, une Renault quatre chevaux offerte par mon oncle. Papa m'avait attrapé le bras au vol et crié :

    "- Non Pascou ! "

    On ne frappe pas le chien, et puis il m'avait expliqué que le chien ne faisait pas mal, pour lui ce n'était qu'un objet sans importance. Me montrant comment le reprendre d'une voix ferme mais sans violence .Je voyais se balancer devant moi comme une grosse pivoine rouge de colère .Je n'entendais plus rien, juste les mouvement de sa bouche à l'odeur fétide qui devait hurler, puis sa main esquissa un geste contre moi, j'esquivais le coup, détendis le bras avec force et précision, au centre de la pivoine sur sa grosse truffe de connard, je vis presque les pétales s'éparpiller comme les feuilles mortes en automne. Sa bouche s'ouvrit si grand qu'on aurait pu voir le fond de son slip. Il tituba en reculant et s'affala dans les caisses de bouteilles vides derrière le comptoir et disparu un moment.Le sang coulait un peu de son gros blair quand il se releva aidé par Fanfan pour la forme .D'un doigt vengeur et menaçant, il me cria:

    "- t'es tricard ici, dégage ."

    Je finissais tranquillement mon verre sans bouger, sa femme lui dit d'aller là haut se nettoyer , il obtempéra profitant de l’échappatoire et je ne le revis plus, il devait cuver. Au bar, ça jasait un peu.Je serrai la main de la Fouine qui venait d'arriver !

    "- ça va fit il ?

    - oui, toi ?

    - oui bien ,tu es revenu dans le coin ?

    - je cherche la mouche .

    - ah !pas vu, il te doit du blé ?

    - non, comme ça , on va se faire un billard, c'est ouvert je crois ?

    - ok !Je vais te mettre la raclée, billard français ?

    - oui

    Puis on sortait, la nuit était tombée cette fois.La Fouine, c'était un ami de toujours. Deux trois rues à pied et un autre bar. La salle de billard était à l'étage, on payait à l'heure et d'avance . Le patron prit la commande et nous laissa monter. Il n' y avait personne, les trois billards étaient libres, un billard américain, mais je n'aime pas trop, un billard Russe je crois mais pas certain et le billard français ou billard carambole du fait qu'il se joue à trois boules ou billes, une blanche et deux rouges, le but jouer avec la blanche et caramboler les deux rouges, ça fait un point. On peut aussi compliquer le jeu en jouant sur la bande. La fouine était excellent à ce jeu, faut dire aussi qu'il passait du temps.On carambolait en silence, pour l'instant c'était son tour.

    Puis, c'est lui qui parla en premier :

    "- tu te souviens Pascou quand les week ends on pariait au billard, c'étai le bon temps, non ?

    - oui, on se marrait bien à rouler tous ces types."

    En fait on squattait le billard le vendredi soir en attendant que le bar se remplisse et que ça monte pour jouer.Il y avait toujours des pigeons pour venir se mesurer, moi je jouais normalement mais la Fouine lui il savait retenir ses coups et donner l'impression de les rater mais de peu.Les types pensaient nous battre et pariaient souvent peu au début , puis de plus en plus. Alors quand on sentait que le moment était venu, on misait une somme plus importante, que souvent les autres doublaient. Puis la partie commençait et c'est là que la Fouine entrait en jeu, il les laissait nous distancer un peu puis remontait doucement d'une main assurer en disant, je suis meilleur quand j'ai un peu picolé. Et il finissait toujours par gagner de justesse. Les types souvent en plus nous remerciaient pour la partie et nous payaient un verre .

    "- j'imagine la tête de ta mère si elle avait su.

    - oui, déjà caramboler, mais en plus tricher, la honte.

    - finalement moi je suis clean dans ces coups là .

    - complice ,non ?

    - De toute façon il y a prescription ! "

    Et il me mit la raclée au billard, on prenait un verre au bar quand il me dit :

    "- tu sais que la grande Véro est revenue ?

    - je n'en savais rien, elle crèche ou ?

    - Ah !oui ,je te vois venir, mais honnêtement je n'en sais rien."

    Puis on se quitta sur le trottoir. La nuit allait être froide, quelques voitures roulaient encore, une bande de jeunes sortant d'un café parlaient bruyamment en se bousculant, onze heures sonnaient à l'église Notre Dame quand je descendais la rue du centre. Je ne sais pas si je devenais parano mais une voiture était en stationnement pas loin de l'endroit ou j'allais, deux ombres à l'intérieur mais je ne distinguais rien avec cette nuit sombre. Je me dis que je verrai bien demain. Le petit immeuble était ancien, je poussai la porte cochère donnant sur la rue, une cour intérieure donnait sur plusieurs petits bâtiments dont un ancien atelier.La lumière de celui ci éclairait celle ci en dessinant des figures contrastées. Je m'approchai des vitres, et le nez au carreau, je regardai à l'intérieur.Un vieux pull à col roulé trop grand pour elle, penchée sur son travail, depuis quelques jours elle s'activait pour un client, une sorte de tableau, enfin je suppose. J'entrai sans bruit et mis mes mains sur ses yeux en arrivant par derrière sur la pointe des pieds.Elle sursauta un peu mais se prit au jeu :

    - c'est qui ?

    - un inconnu "

    Elle se retournait et se plaquait contre moi, je sentais son corps contre le mien et l'envie de l'embrasser.Me repoussant gentiment, elle sourit, son client s'impatientait!

    - purée il fait froid ici .

    - je sais mais je n'ai pas réussi à allumer le poêle .

    - veux tu que j'essaie ?

    - oui, j'en ai encore pour une heure ou deux .

    - tu restes cette nuit ?

    - oui !

    L'atelier était une ancienne menuiserie, il restait quelques outils sur une étagère, un poêle et des planches dans un coin.Je mis du papier journal et des petits morceaux de bois dans le Godin en fonte , craquai une allumette, jouai sur la trappe et le poêle se mit à ronronner.La regardant évoluer, je compris ce qu'elle faisait.Elle avait construit un cadre en bois avec un fond en contre plaqué , les bords faisaient je pense trois centimètres de haut.Un mètre cinquante sur soixante dix environs pour la taille du cadre.Puis elle avait passé au pinceau une sorte d'huile de lin ou quelque chose comme ça.Déposé en s'y reprenant plusieurs fois de la quincaillerie, des vis , des boulons, enfin des objets que son client devait vendre, puis enduit le tout encore d'huile de lin.Ensuite elle avait coulé sur le tout du plâtre , et là elle démoulait l'ensemble avec délicatesse, c'était la troisième tentative.Cette fois ce ne fût pas un échec,la fibre de verre ajoutée au plâtre sûrement. Avec l'huile de lin, ça donnait une sorte de patine au plâtre qui n'était plus blanc, comme des motifs, genres de hiéroglyphes des temps modernes, c'était très réussi. Heureuse, se retourna et vint m'embrasser longuement.

    - on monte à l'appart me dit elle ?

    Je la pris par la taille ma main sous son pull sentant sa peau douce et chaude.

    Nous étions dans la cour.

    L' escalier était sombre, la minuterie faisait un bruit sec en se lançant puis celui d'un balancier.On ne croisa personne dans celui ci. J'aimais bien son appartement, il était comme elle, reposant et feutré, c'était une île ou je venais m'échouer.Ces yeux malicieux me regardaient et je perdais tout sens des réalités. Le matin nous surpris enlacés. Les petits déjeuners étaient calmes, comme après la tempête.Je la regardais en silence, elle écoutait le mien.


  16. Kyoshiro02
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    Je ne peux plus bouger,

    Je n'ai plus de force,

    Mon énergie est à sec

    Et je ne peux plus rien faire...

    Je me demande encore

    Pourquoi je suis encore là...

    Je ne sais pas pourquoi

    Mais je n'ai plus ma place...

    Ma vie n'est qu'une blague

    Qui a mal été pensée...

    Je ne peux plus continuer ainsi

    Puisque rien n'a de sens au tour de moi...

    Depuis qu'il n'est plus là,

    J'ai compris que la vie ne servait plus à rien...

    Je n'en peut plus,

    Je ne veux plus,

    Tout ce que je veux, c'est que tu prennes ma place

    Puisque toi, tu as toute ta place ici

    Alors que moi,

    Je n'ai aucune raison d'être là

    Aucune raison de vivre,

    Aucune raison de garder cette place...

    Je ne peux aider qui que ce soit à avancer

    Alors que toi, tu es le seul

    A pouvoir tous nous faire avancer...

    Je penses tous les jours

    A cette journée qui est arrivé

    Il y a 6 mois maintenant...

    Je me demande encore

    Pourquoi c'est toi qui est parti

    Et pourquoi je suis encore là...

    Ce semestre sans toi

    A été très difficile,

    Je me sens comme amputé

    Et vidé totalement...

    Je suis fatigué

    De continuer à vivre alors que toi tu es parti...

    Tu me manques papa...


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    May666
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     Pourquoi toi ?

    Il fessais sombre dans le garage mais je savais ou étais la chaise longue, je pouvais y aller les yeux fermés ça tombe bien, ça m'aurais pris juste deux secondes donc pas la peine d'allumer la lumière, puis je détestait cette pièce de la maison, toujours sale, en bordel et qui puait la pisse de chat. Maman entassait ici toutes ses conneries qu'elle récupérait aux monstres ou tout un tas de trucs "des fois que..." ou " a recycler..." mais finalement elles s'amoncelaient dans la pièce et elle les oubliaient mais pas question de jeter sinon elle pouvais nous refaire une de ses crises de bipolarité dans sa phase maniaco (ou dépressive) et nous reprocher d'avoir foutu sa vie en l'air en nous menaçant une fois de plus de se suicider. Bref - surtout ne toucher a rien faire vite et prendre le matelas sans penser a toutes ces conneries. 

     

    Ah bingo le matelas est bien la je me dis que je vais ressortir par la porte du garage, ce sera plus pratique c'est alors que je remarque une ombre de dos. Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, c'est pas lui c'est bon c'est des hallu, -trop vu de films d'horreur moi! NON - je vais me réveiller la ce cauchemars est ignoble je me sens pas bien. "GUILLAUME ! C'EST UNE BLAGUE ? " c'est tout ce qui est sorti de ma bouche moitié hurlante, moitié balbutiante. 

    Ce matin la, il ya quelque chose dans mon cerveau qui as disjoncté. Son visage, ce coup étonnamment  long, cette couleur indescriptible, son regard , cette langue et la bave, tout avait cette couleur si froide si pale  irréelle, indescriptible, une couleur que je ne saurais pas même retrouver en peinture. J'ai senti de suite que c'était trop tard. Oui, ce que je redoutais étais la devant moi,  non, ce n'étais pas encore un de ces cauchemars, pourquoi mon cœur ne voulais pas l'entendre ? J'étais tétanisée. J'avais peur, j'avais froid, tout se mélangeais en moi,  j'en tremblais.  " GUIGUI ! " -ferme ta gueule et bouge toi un peu arrête de faire la conne, bouge toi ! j'ai essayé de le soulever bien sur j'ai jamais eu ta carrure mais je savais te porter. Je ne pensais pas qu'un corps pesait le triple. je suis montée a l'échelle pour défaire ce putain de noeud -impossible -quelle nulle. Je me suis écroulée avant de reprendre mes esprits. J'ai crié. Pendant que je bronzais comme une conne tu étais en train de mettre fin à tes jours ? Tu étais la depuis combien de temps? pourquoi je ne t'avais même pas entendu descendre ? j'ai hurlé. J'ai sauté en bas. J'ai couru. Maman dormais encore à cette heure ci  avec tous ses médocs  -elle n'allais pas me croire -elle n'allais pas m'ouvrir- j'avais peur. J'ai crié a sa porte "maman je t'en supplie ouvre moi maman, guillaume est mort" elle m'a insulté elle a finis par comprendre que c'était sérieux. Je l'ai emmenée elle est restée longtemps a le regarder avant de vraiment capter. Je lui ai demandé de m'aider a le détacher que le nœud était vraiment incrusté. Elle était incapable de bouger. "May je sais pas quoi faire faut appeler... tu peux... j'suis pas capable..."

     

    J'ai composé le 15, j'avais du mal a respirer, j'avais du mal a m'exprimer. Ils m'ont demandé d'aller chercher un voisin pour te détacher au plus rapide en attendant leur arriver. J'ai couru comme une tarée en sonnant à toutes les portes. Personnes dans les maisons les plus proches. J'ai voulu appeler un ami ambulancier. Plus de cred. Je lui ai envoyer un SMS. "Mon frère est mort viens vite stp je t'en supplie". Je sais c'est a gerber d'envoyer un message comme ça. Les larmes coulaient encore. Pas le choix. Maman était complétement tétanisée et j'avais peur pour elle aussi. J'ai enfin trouvé un voisin présent au bout de la rue. Un vieux monsieur adorable qui as compris tout de suite et a couru m'aider. quand il est arrivé le SAMU est arrivé, mon ami aussi car il étais en route pour le boulot. Le vieux monsieur est parti assez vite a la demande des ambulanciers. Ils nous ont demandé de nous écarter, de sortir du garage moi et ma mère. Elle s'est assise sur le canapé du salon sans parler, sans bouger. J'ai encore pété un plomb j'ai hurlé "mais dis quelque chose putain". Silence encore. "-il faut appeler ton père"

     

    Je suis partie dans le jardin pleurer en m'allongeant sur le sol comme une folle.  La police est arrivée.Manquait plus que ça. Je leur ai même pas dis bonjour. Je voulais pas les calculer. Je me suis mise a taper sur le sol en hurlant des trucs dont je me rappelles plus trop.Les policiers sont restés dans le jardin mais a distance je crois qu'ils s'attendaient pas a ce type de réactions.On aurais dit que c'était moi qui les effrayais. Un policier est resté dans le salon près de maman. Quand je suis rentrée dans le salon elle m'a répété "faut appeler ton père" j'ai encore péter un plomb. "C'est de ta faute maman j'vais te tuer j'te jure que j'vais te tuer". Elle ma regardé horrifiée (pourquoi j'ai dis ça encore ?) le policier s'est rapproché, j'ai tapée dans le canapé. elle a pleuré. -enfin une réaction. Même pas de téléphone a la maison. Mon ami est sorti du garage il s'est approché de nous en courant ma mère à eu peur "non me touches pas nononon " et elle s'est mise à se débattre le policier avais l'air de rien piger, moi non plus. Mon ami "heu...  calmez vous, vous voulez un verre d'eau?" Silence d'un coup.

     

    Il se retourne vers moi : "ils ont compris que j'étais un ami de la famille en fait ils croyaient que j'étais avec eux et...." "-ton téléphone!" je lui ai tiré des mains, mon père décroche j'ai commencé a lui hurler de se dépêcher que guillaume étais mort qu'il fallait qu'il vienne vite j'entendais mon père -il est mort ? Il est mort? et je pleurais il comprenais vraiment rien j'allais exploser, mon ami a pris le téléphone -non il est pas mort par contre faut vraiment faire vite.

     

    Ok d'accord. heureusement qu'il étais la. Dans l'état dans lequel j'étais j'aurais pu provoquer un accident a mon père j'ai même pas réfléchis à ça. Mon cerveau était vraiment en mode off.

    Je ressort dans le jardin avec mon amis. Les policier avaient fait une ronde autour d'un arbre, pas compris leur délire. On s'assoit tous les deux autour de la table. J'avais un peu repris mes esprits. "merci, heureusement que t'es la, j 'suis désolée pour ta journée de travaille vraiment j'voulais pas je...." il avais sorti du tabac a rouler et des grandes feuilles sur la table. Les policiers avaient cessé de contempler l'arbre et s'étaient mis à nous regarder bizarrement... -merde il va pas faire ça. Les policiers se rapprochent l'air de rien. -putain mais ils vont encore tous me faire péter les plombs longtemps sérieux ? Il prend du tabac, met dans sa feuille ils se rapprochent encore. -Ils sont sérieux d'être comme ça d'un coup la tout collants ? mon espace vital il est ou? j'vais péter les plombs la encore, je le sens on est chez nous ou quoi ? je regarde mon amis l'air dubitative. Peut être parler dire qqchose.  Il finis de rouler, j'entends le gros avec ses lunettes de soleil, "hé c'est une roulée". Pffff  soulagement général. "il fait chaud hein ?"-tentative vaine de détendre l'atmosphère-

    Suite à ton départ, à nos enfance douloureuses et un profond mal être que j'éprouvais, j'ai véritablement commencé à sombrer dans la dépression.

    Il ne se passe pas un jour sans que je pense a toi mon Guigui tu es ma véritable force, celle qui me pousse a retranscrire les merveilles de l'existence,de la création, malgré le cynisme humain et le brouillard du système.


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    La nuit commençait à tomber et l'éclairage public de s'allumer, les rues étaient désertes avec ce vent même si la pluie n'était plus, ça n'incitait pas à flâner.

    Le café des voyageurs était ouvert, la terrasse en demi cercle vide ;

    Je poussais la porte, au bar, les habitués!

    La patronne me faisait toujours la bise comme si j'avais encore vingt ans !

    Son mari lui m'évitait soigneusement, m'ignorant !

    Couilles molles, c'était son surnom !

    Tout ça remontait il y a une dizaine d'années, il était toujours au Pastis ce fainéant ..

    Puis un jour qu'il avait picolé plus que de coutume il s'était embrouillé avec sa femme et s'était mis à lui taper sur la figure, là au bout du bar sous les yeux des clients !

    Et surtout sous mon nez, je lui avais dit calmement :

    - « Couilles molles ».

    Il s'était retourné vers moi, laissant sa femme Fanfan.

    - « tu disais ? »

    je restais silencieux , il se mis à me brailler dessus, son visage rouge s'approchant du mien.

    Le café était devenu silencieux, les derniers mots entendu étaient , belote et ….restés en suspend des joueurs de cartes derrière moi.

    Sur mon tabouret haut perché mon visage se trouvait maintenant à hauteur de celui du patron de bistrot.

    Je n'ai jamais aimé entendre crier, à la maison mes parents expliquaient sans le faire.

    Je me souviens du jour ou j'avais voulu taper le chien m'ayant complètement détruit un modèle réduit de voiture, une Renault quatre chevaux offerte par mon oncle.

    Papa m'avait attrapé le bras au vol et crié - « Non Pascou ! »

    On ne frappe pas le chien,et puis il m'avait expliqué que le chien ne faisait pas mal, pour lui ce n'était qu'un objet sans importance.

    Il m'avait aussi expliqué comment le reprendre d'une voix ferme mais sans violence !

    Je voyais se balancer devant moi comme une grosse pivoine rouge de colère .

    Je n'entendais plus rien,juste les mouvement de sa bouche à l'odeur fétide qui devait hurler, puis sa main esquissa un geste contre moi, j'esquivais le coup, détendis le bras avec force et précision, au centre de la pivoine sur sa grosse truffe de connard, je vis presque les pétales s'éparpiller comme les feuilles mortes en automne.

    Sa bouche s'ouvrit si grand qu'on aurait pu voir le fond de son slip.

    Il tituba en reculant et s'affala dans les caisses de bouteilles vides derrière le comptoir et disparu un moment.


  17. Tequila Moor
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    Il existe une situation appelée tristesse. Il en existe une autre nommée vide. Ces deux sont souvent confondues ; or elles s'opposent. La tristesse peut être décrite comme déchirement, celui-ci prend de la place, trop de place, jusqu'à vous emplir, jusqu'à déborder : vous voudriez pouvoir déposer ce fardeau hors votre être, ne plus sentir son poids dans vos pensées. Rien de commun avec le vide qui, son nom l'indique, est absence : quelque chose manque à votre être, vous ne sentez pas de poids, vos pensées ne pèsent rien, tellement rien qu'elles vous ont désertés. Pas assez cependant, pas assez pour ne pas ressentir ce vide.

    Les timides connaissent bien la tristesse : elle les accompagne dans la rue, au travail, dans les endroits publics, endroits où il y a du jeu, de la séduction. Ils voient les corps des autres se frôler, se réclamer, graviter les uns autour des autres, les regards comme autant de forces d'attraction. Les timides aussi ont un corps, des regards, ce qu'il faut pour jouer, sans avoir les règles : quelque chose ne marche pas chez eux, ils ne savent quoi, ils croient ainsi être estropiés et ce soupçon d'être diminués les emplis, cette certitude d'avoir moins les rend tristes. Quelqu'un que le jeu du désir attriste, il voudrait savoir exprimer tout ce qui l'emplit pour chasser la tristesse.

    Mais le vide : c'est autre chose. Quelqu'un que le jeu a évidé, il voudrait ne plus pouvoir ressentir l'absence, il voudrait ne plus avoir ces yeux d'où suinte l'avidité, ne plus savoir qu'il est vide. La nature a horreur du vide.

    Depuis quelques temps, la poussière l'agresse, sous chacun de ses grains se cache une menace, sous chaque amas moutonnier se tapit l’ennemi. La saleté il connaît bien, il est célibataire, du genre forcené, du genre qu'une femme a rendu fou de douleur, du genre qui a emprisonné son être derrière la poussière de son logement. Aucune autre ne viendra ici, il le sait, la saleté de son chez-lui l'en protège. Même si elle le protège plus de son désir à-lui que de la réelle éventualité qu'une femme entre dans ce logement. Il ne va plus dehors chercher de féminité, ne va plus chercher grand-chose à vrai dire : restant vide. Mais les grains – les moutons – lui ont déclaré la guerre.

    Ce matin, le réveil. Il s'est levé, s'est lavé ; dans la salle de bain, quelque chose de changé. Il a étalé le dentifrice sur la brosse, et puis... Il a approché la brosse de sa bouche et... A commencé de frotter... Eut envie de s'écorcher la gencive, soudainement. Lui brossant brusque, la brosse forant l'intérieur de la joue, sale rosse : au lieu de s'arrêter, lui continuant. Ayant mal or continuant. Ensuite s'est coiffé : perdant un peu ses cheveux, il s'oblige à cacher les trous de façon soigneuse, l'habitude... Là ne pouvant pas, le mal de dents bien sûr mais surtout ses yeux qu'il ne pouvait croiser dans le miroir et qui lui faisaient peur et son regard qui même dirigé vers la racine de ses cheveux absorbait le blanc hurlant de son double glacé, en face à jamais ailleurs.

    Ce matin, c'est un homme terrorisé qui a quitté sa garçonnière. Tout ce jour, la vision des femmes l'a évidé, puis rempli ; car ses mains ogives, sur la brosse continuant à marteler sa gencive, crissements, chair à tournevis, ossements... Et ce soir, les grains – les moutons – l'attendent.

    La nature humaine a horreur du vide.


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    • J'avais pas vu la réponse, j'étais toute nouvelle et un peu perdue sur le forum, et là en allant dans mon contenu, je tape par mégarde sur la dernière page, et je vois mon commentaire. Curieuse de voir de quoi il s'agissait, j'ai cliqué, et je vois ta réponse. Je répond donc avec un peu de retard, deux ans, c'est pas long.  Pfffff, jamais content les artistes, c'était un vrai compliment.  Et merci pour ton message de bienvenue.
    • suis jalouseeeeeeeeeee j'aimerais être à sa place!   ouinnnnnnnn  
    • ............paradoxe quand tu nous tiens...le genre de personne qui me ferait fuir à toute jambe!  
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