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    J’assure ma prestation "Chippendale" chez Juliette

    Comme précisé dans le contrat signé entre Clémentine et Juliette, j’arrive à 19 h30 avec ma mobylette bleue. Clémentine et Juliette sont dans le jardin. Elles m’attendent. Je suis invité à mettre ma mobylette bleue à la cave. Comme chaque samedi soir, ce seront encore une fois les WC qui me serviront de loges pour me préparer.

    Ce soir, c’est l’anniversaire de Juliette. Etudiante à la Fuck de droit, Juliette fête ses 19 ans avec ses copines. A cet effet, elle a organisé cette festivité en invitant une vingtaine d’étudiantes de la Fuck de droit, comme elle. C’est Clémentine, mon agent artistique et mon manager qui a supervisé l’ensemble des préparatifs et les détails.

    Nous sommes tous les trois, Clémentine, Juliette et moi, dans les WC. Je m’habille avec mon premier costume. Clémentine m’aide à chausser mes palmes de plongée sous-marine que je porte systématiquement et à chaque fois. Au dehors, nous entendons venir les premières arrivantes. Juliette, en hôtesse, nous laisse pour aller les accueillir.

    Clémentine, elle aussi m’abandonne car elle assure le rôle de "Disc-Jockey". Je termine de me coiffer, me poudrer. Il est 20 h. J’arrive. Je suis déguisé en "Roi Soleil", le grand Louis XIV. Je grimpe sur scène. Je fais des courbettes. Juliette me rejoint. Elle s’empare du micro pour me présenter. Il y a déjà de très nombreux applaudissements.

    < Bonsoir les filles. Je vous présente Maître Gilbert, le monsieur des saucisses ! > fait Juliette me tenant par la main. Dans la salle, c’est l’effervescence. < La saucisse ! La saucisse ! On veut la saucisse ! On la veut ! > hurlent les filles. Je commence en interprétant "Les petits pains au chocolat" de Jo Dassin que je chante en dialecte Autrichien.

    Je parcours la scène de gauche à droite et de droite à gauche en faisant mon "Moon-Walk" façon Michael Jackson. Dans l’assemblée, c’est le délire. Les filles chantent le refrain avec moi. J’attaque avec "Gaston" de Nino Ferrer. J’ai beaucoup de mal à effectuer un pas de danse correct chaussé de mes palmes de plongée sous-marine. C’est dur.

    Des filles montent sur scène. C’est la pagaille. Une d’entre elles s’empare de ma perruque de "Roi Soleil", Louis XIV. Une autre essaie de m’arracher ma cape d’hermine. Je saute de scène. Fuir. Clémentine et Juliette m’accompagnent. Des filles tambourinent contre la porte en beuglant : < Ta saucisse, on veut ta saucisse Louis machin truc, vite ! >

    Enfin les choses se calment. Pendant que je fais pipi, Juliette tente d’ajuster la ficelle de mon string doré à paillettes. La lectrice qui suit avec passion mes prestations sait que je porte mon string doré à l’envers avec la ficelle devant. Aussi, Juliette a toutes les peines du monde pour mettre la ficelle bien droite. Clémentine tente de l’aider un peu.

    Je sors pour attaquer la seconde partie de mon spectacle. Je suis déguisé en docteur Arnold AlbertSchweitzer. Je ne porte qu’une blouse blanche sur mon string doré. Chaussé de mes palmes de plongée c’est du plus bel effet. J’attaque avec "Maladie d’amour" de la Compagnie Créole que je chante en Mandarin ancien du XVIème siècle.

    Rapidement la pagaille recommence. Mon succès est tel que nombre de petites culottes tombent autour de moi. Je reçois même un soutien-gorge 95 b qui m’empêche de voir. Une fille monte sur scène et m’arrache ma blouse. Une autre m’arrache mon string. Me voilà complètement à poil juste chaussé de mes palmes noires de plongée.

    Il me faut fuir. Clémentine, Juliette et moi, nous nous enfermons dans les WC à double tour. Je fais enfin pipi. Clémentine m’enfile. Elle m’enfile mes collants roses et me fixe la grande plume mauve derrière, en l’enfonçant. Je garde toujours mes palmes de plongée. Ce sont un peu mes portes-bonheur, mes fétiches, mes amulettes sacrées.

    Des filles cognent de toutes leurs forces contre la porte. < On veut ta saucisse ! > hurlent-elles de concert. Furies. Enfin, cela semble se calmer un peu. J’y retourne pour terminer le show. Je grimpe sur scène avec un pas de danse. J’attaque avec "Tata Yoyo" de Annie Cordy que je chante en dialecte Finlandais du XVIIème siècle. C’est formidable.

    Hélas, c’est sans compter avec l’excitation considérable qui gagne l’assemblée. Une fois encore je suis obligé de fuir. Une fille m’a arraché mes collants. Une autre agite fièrement mon string comme un trophée. Nous nous enfermons. Clémentine, Juliette et moi, nous attendons une demi-heure au moins avant que tout redevienne normal. Silence.

    Il est temps d’y retourner pour le rituel de la photo souvenir. Clémentine fixe son appareil photo sur le trépieds. Les filles m’entourent. Elles me tiennent pas les hanches, d’autres par les épaules ou encore par les poils pubiens. Moi, au milieu, j’agite jésuitiquement ma superbe saucisse de Morteau dont le jus, à cause des projecteurs, gicle de tous côtés.

    Nous voilà enfin seuls, Clémentine, Juliette et moi. Juliette ramasse les petites culottes trempées qui traînent au sol. Certaines, trempées, collent sous les chaises ou il faut passer la serpillère. Clémentine agite un nouveau contrat. < Samedi prochain, tu assures la soirée chez Céline, pour ses 19 ans ! > me fait-elle avec un clin d’œil et le chèque.

    Quand tout est en ordre, vers minuit, Juliette regarde ma saucisse de Morteau avec envie. Du jus gras en suinte. < C’est quoi, qui colle au bout ? On dirait du "Chaussée-aux-Moines ? > me demande t-elle en la reniflant à plein nez. Je lui révèle la nature exacte du "Chaussée-aux-Moine. < Vieux salop ! > s’écrie t-elle avant de se régaler, ravie…

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    • Comment ça, ma cible ? demanda Gérald.

    • Eh bien, en d’autres mots, l’homme qu’il vous faudra tuer. Mais rassurez-vous, ce ne sera pas à vous de faire ça.

    • Qu’a-t-il fait pour mériter la mort ?

    • Nous allons y venir. Terminez, Mathieu.

    • A vos ordres.

    Le film reprit son cours ; de toute façon, il était bientôt terminé. Il s’acheva par une proclamation à la gloire de la science russe, sur fond d’hymne national. Une nouvelle fois, les lumières se rallumèrent.

    • Et de deux ! s’exclama Geffrier. Nous avons fait le plus dur. Vous verrez, le troisième film est bien plus court. D’ailleurs vous le connaissez peut-être déjà.

    • Encore une histoire d’accélérateur de particules ? demanda Gérald.

    • Si l’on veut, oui.

    • C’est un film anglais qui s’appelle « Quatre scénarios pour la fin du monde », précisa Serreules. Vous l’avez peut-être déjà vu, ça date de 2008, et on le trouve facilement sur « Youtube ».

    • Oui, dit Gérald, ça me dit quelque chose.

    • En fait, poursuivit Serreules, c’est juste le quatrième épisode qui nous intéresse. Ça raconte une expérience scientifique qui tourne mal. Très mal, même.

    • Je vois ce que vous voulez dire.

    • Mathieu, c’est à vous.

    Et pour la troisième fois, les lumières s’éteignirent.

     

    Pour ceux qui, par hasard, ne connaîtraient pas ce film (que l’on peut effectivement visionner sur « Youtube »), en voici un bref résumé : un scientifique, britannique on peut le supposer, qui vient par ailleurs de regarder les trois premiers « scénarios » sur son écran, rejoint son laboratoire, devant lequel des gens manifestent pour protester contre le danger représenté par une prochaine expérience. Ledit laboratoire est en fait un accélérateur de particules. Un reportage à la télévision explique les craintes de certains physiciens à propos de l’expérience, qui pourrait faire surgir des particules de « matière étrange », (« Killer strangelets » en VO), un agglomérat qui présente la particularité terrifiante d’attirer tous les atomes environnants et de les convertir en matière étrange, et qui donc pourrait entraîner la destruction de la Terre.  L’expérience se déroule… et comme on le redoutait fait surgir une sorte de boule de matière inconnue, qui dévore tout autour d’elle et grossit au fur et à mesure, provoquant l’apocalypse redoutée. C’est un film court mais très bien fait et angoissant. 

    On ralluma les lumières, et il y eut un instant de silence.

    • Je suppose que vous ne m’avez pas montré ce film sans raison ? interrogea le journaliste.

    • Bien entendu, déclara le commandant Trifaigne. Ce que vous venez de voir s’est effectivement produit à l’accélérateur « Lomonossov », dans la nuit du 17 au 18 juillet de cette année.

    Gérald réalisa soudain :

    • C’était la nuit de la panne, et de la collision de Roissy ?

    • Je vois que vous commencez à comprendre, remarqua Serreules.

    • Mais, une question idiote : si ça… cette catastrophe, s’est produite, comment se fait-il que nous soyons encore ici pour en parler ?

    • Parce que, intervint Emma Courson, pour quelque raison inconnue, le phénomène s’est interrompu au bout de quatre secondes – ce qui a suffi pour provoquer la mort de huit savants ou techniciens russes, ainsi que des dégâts considérables aux installations.

    • Mathieu, reprit Serreules, vous allez rediffuser ce film, mais en vous arrêtant exactement à 4 minutes 47.

    • A vos ordres, dit l’opérateur.

    Une fois de plus on fit l’obscurité, puis le film fut projeté à nouveau, mais Mathieu l’arrêta pile au moment demandé, c’est-à-dire quand le visage d’un technicien paniqué apparaissait sur un écran, criant : « Coupez le jus, vite, l’expérience a échoué ».

    • Merci Mathieu, dit Trifaigne. Ce sera tout pour ce soir. Vous pouvez éteindre votre ordinateur et sortir.

    • Merci commandant.

    Les lumières se rallumèrent. Le grand écran mural s’éteignit, puis le nommé Mathieu sortit de la salle.

    • Voilà, dit Serreules, les choses en sont restées là.

    • Apparemment, remarqua Gérald, quelqu’un a « coupé le jus », pour reprendre l’expression employée dans le film.

    • Oui, approuva Emma Courson, on peut le supposer, même s’il y a d’autres explications possibles. Il n’est pas inimaginable que le phénomène se soit arrêté de lui-même. Malgré sa brève durée, les dommages ont tout de même été très importants, enfin pour ce qu’on en sait : parce que bien évidemment, les autorités russes ne s’en sont pas vantées. D’après nos informateurs, les trois accélérateurs du site « Lomonossov » ont subi des dégâts considérables, qui nécessiteront de trois à six mois de réparation.

    • Et ce n’est pas tout, ajouta Trifaigne. Dans une certaine mesure, l’« incident » a eu des effets comparables à ceux d’une éruption solaire de grande ampleur, sur une large partie du réseau électrique européen. Dans la région de Smolensk et en Biélorussie, des transformateurs ont été détruits, des lignes électriques ont grillé. Et il y a eu une panne générale de tout ce qui fonctionne à l’électricité, qui a duré d’un quart d’heure à 30 secondes, suivant l’éloignement du site. Je vous laisse imaginer tous les accidents que cela a pu entraîner, dans les trains, les voitures, et aussi les avions, bien entendu.

    • D’où la collision des deux appareils, conclut Gérald.

    • Voilà.

    Il y eut un instant de silence.

    • Et cette « matière étrange » dont il était question dans le film, elle existe ? demanda le journaliste. Je présume que depuis que ce film a été réalisé, on en sait un peu plus à ce sujet ?

    • Elle existe… peut-être, répondit la physicienne sans se mouiller. Comprenez-bien, nous sommes là dans un domaine qui, jusque récemment, n’avait pas dépassé le stade de la théorie. Un strangelet est un état hypothétique de la matière nucléaire.

    • Hypothétique ? Donc nous ne sommes même pas certains que ça existe ?

    • La matière étrange pourrait – je dis bien pourrait - constituer une des composantes des étoiles à neutrons, à l'intérieur desquelles la pression due à l'attraction gravitationnelle est très importante. La physique actuelle ne permet pas de trancher avec certitude sur cette question.

    • A moins que les Russes n’aient réussi une percée fulgurante dans ce domaine ?

    L’inconnu assis au fond de la salle, et dont Gérald avait quasiment oublié la présence, toussota discrètement.

    • That’s the question ! lança Serreules. En fait nous n’en savons rien. Nous ne sommes même pas sûrs de l’origine du problème rencontré par les scientifiques russes. Il n’y a que deux choses dont nous soyons certains, et croyez-moi la seconde est diablement inquiétante.

    • Je crois que je peux deviner quelle est la première, dit Gérald : ça s’est produit.

    • Tout juste. Et l’autre point, c’est que malgré les pertes en vies humaines et les destructions, l’expérience a été considérée comme un succès !

    • Comment ça, un succès ? demanda Gérald.

    • Oui, dans la mesure où elle a confirmé les théories des physiciens russes. Et comprenez bien que cette « matière étrange », ou quelque nom qu’on lui donne, malgré sa dangerosité, pourrait représenter, si l’on parvenait à la domestiquer, une source d’énergie infinie, ou bien l’explosif de nouvelles armes auprès desquelles la bombe nucléaire serait aussi désuète que l’arbalète.

    • Ça paraît fou. Comment pourrait-on « domestiquer », comme vous dites, une matière qui attire à elle et transforme tous les atomes environnants ?

    • Sur le plan théorique, ce n’est pas impossible, intervint le professeur Courson. Par exemple, en la confinant à l’aide d’un champ magnétique dans un conteneur où on aurait auparavant fait le vide intégral. C’est ainsi qu’on procède avec l’antimatière.

    • Car il existe de l’antimatière ? s’étonna Gérald.

    • Bien entendu. Pour l’instant on ne la produit qu’en quantités infimes et à grands frais, mais on a bon espoir d’améliorer le rendement dans les années à venir.

    • Mon cher Jacquet, vous devriez lire plus souvent les pages scientifiques de votre propre journal, commenta Geffrier en rigolant.

    • S’il vous plaît, revenons à nos moutons, déclara le commandant Trifaigne en fronçant les sourcils. Vous comprenez maintenant que nos bons amis russes, et en particulier ce cher professeur Diavol dont vous avez vu la photo tout à l’heure, n’ont qu’une hâte, c’est de réparer leurs petites machines et de recommencer.

    • Et la prochaine fois, vous craignez qu’on n’arrive pas à « couper le jus » à temps, supposa le journaliste.

    • Voilà. C’est ici que vous intervenez.

    • Sauf que je me demande bien en quoi je pourrais vous être utile.

    • Ces messieurs vont vous expliquer tout ça, répliqua Serreules, et en particulier notre invité, qui commence à s’impatienter dans son coin. Moi je vais vous laisser, les modalités pratiques de la mission ne me concernent pas.

    Mouais, songea le journaliste, sceptique. En fait, cette sortie de Serreules signifiait plutôt qu’il voulait pouvoir dire qu’il n’était pas au courant – et donc le Premier ministre non plus -, si jamais les choses tournaient mal.

    L’homme prit la veste qui reposait sur le dossier de sa chaise, l’enfila, puis il ramassa sa serviette et, avec un grand sourire, serra la main de Gérald.

    • Bonne chance mon garçon, dit-il en partant.

    • Oui, j’en aurai besoin.

    Le conseiller, qui s’apprêtait à ouvrir la porte, se retourna :

    • Nous en aurons tous besoin !

    Puis il sortit. Emma Courson l’imita, après avoir dit aurevoir à Gérald. Le troufion qui montait la garde près de la porte sortit lui aussi. Ne restaient plus que Geffrier, de la DGSE, et Trifaigne, de la DCR. Et aussi l’énigmatique personnage dissimulé dans l’ombre au fond de la salle.

    • Bien, dit Trifaigne. Maintenant que les civils sont partis, nous allons pouvoir parler sérieusement. On vous a expliqué le « Pourquoi ? », maintenant nous allons évoquer le « Quoi ? », le « Quand ? » et le « Comment ? »

    • Avez-vous soif ? demanda Geffrier.

    • Pourquoi pas ? dit Gérald. Je dois dire qu’après tout ce que je viens d’apprendre, je prendrais bien quelque chose de fort.

    • C’est prévu.

    L’officier s’approcha d’un petit frigo mural que Gérald n’avait pas remarqué jusque-là, et en sortit une bouteille de whisky et une de porto, ainsi que des glaçons. Puis il prit dans un placard quatre verres, des cacahuètes salées et des olives. Gérald était en train de se faire la réflexion qu’ils n’étaient que trois, quand la voix du personnage dissimulé dans l’ombre retentit pour la première fois :

    • Si c’est l’heure du whisky, alors que je crois qu’il est temps que je vous rejoigne.

    L’homme, qui parlait avec un fort accent anglais, se leva, fit quelques pas dans leur direction et apparut enfin en pleine lumière. Il n’était pas très grand, presque chauve avec des favoris blancs, et portait malgré la chaleur un costume trois pièces en tweed d’une étrange couleur tirant sur le rose, avec une cravate vert pâle nouée autour du cou. Il s’approcha du journaliste, et lui tendit la main :

    • How do you do, my friend ? Ces Messieurs-dame ne vous ont pas trop assommé ?

    • Non, balbutia Gérald, impressionné par le nouveau venu. Enchanté de vous rencontrer.

    • Voici sir Irving Butler, déclara sentencieusement le commandant Trifaigne.

    • Et j’exerce le coupable métier de directeur du MI6, les Services secrets de Sa Majesté, termina l'intéressé. Et si nous goûtions ce fameux whisky ?

    Le commandant Trifaigne déboucha la bouteille, et commença à remplir les verres.

    • Merci, mais je préfère le porto, dit Gérald en se servant un verre de Ramos Pinto Vintage.

    • Qu’est-ce que c’est ? demanda avec curiosité sir Irving Butler en examinant la bouteille que tenait le commandant. Hibiki ? What kind of shit is this ?

    • Du whisky japonais, répondit Trifaigne. Vous verrez, il est excellent.

    • My goodness ! s’exclama le directeur du MI6. L’Angleterre a déclaré des guerres pour moins que ça !

    • N’exagérez pas, dit Geffrier. Et si nous trinquions, plutôt ?

    • A quoi allons-nous trinquer ? demanda Trifaigne.

    • Au succès de la mission, je présume, répondit Gérald. Mais il manque encore mon coéquipier. Étant donné la présence de sir Irving, je suppose qu’il sera anglais?

    • Vous supposez bien, admit Geffrier. Sauf que ce sera une coéquipière.

    A cet instant, en entendant les paroles du colonel, le journaliste sut avec certitude de qui il parlait – même si cela lui semblait totalement délirant. Et alors, il s’entendit prononcer cette phrase :

    • Dans ce cas, qu’est-ce que vous attendez pour la faire entrer ?

    • Ça me paraît une bonne idée, dit Geffrier en se dirigeant vers la porte, tandis que Trifaigne sortait un nouveau verre du placard. Le colonel ouvrit la lourde porte, et dit :

    • Please come in, Sophia.

    Et la belle entra. Sans doute pour passer inaperçue, elle était vêtue d’une robe jaune informe, coiffée d’un bob vert, et chaussée de tongs ; elle portait de grosses lunettes de soleil.

    • Hello everybody, lança-t-elle à la cantonade.

    • Nice to see you again, dit sir Irving Butler. Vous arrivez juste à temps pour trinquer avec nous. Je vous conseille le porto, à moins que vous n’aimiez les boissons exotiques.

    Elle serra la main des trois Français. En tendant la main à Gérald, elle dit :

    • Vraiment, le monde est petit !

    • Comme vous dites ! répliqua le journaliste. Ainsi, en plus d’être pianiste, chanteuse lyrique et adepte des arts martiaux, vous êtes aussi agent secret ?

    • Et bien d’autres choses encore ! répondit sir Irving à la place de la jeune femme. Mais vous le découvrirez petit à petit. Notre amie Sophia est une surdouée.

    • Nous avons un terme en français pour définir ce genre de personne, déclara Geffrier : polymathe.

    • Oui, le mot est le même en anglais. Le plus connu des polymathes est Leonardo da Vinci, naturellement.

    • Vous peignez, aussi ? demanda Gérald.

    Elle fit la moue :

    • Jusqu’à présent, je n’ai guère eu le loisir d’essayer. Mais je dessine pas trop mal.

    • Eh bien, je serai content de faire équipe avec une surdouée. Vous vous y connaissez en physique ?

    • Je possède un ou deux diplômes dans ce domaine.

    • Ne faites pas la modeste, dit sir Irving. Sophia est docteur en physique nucléaire. Mais ses connaissances scientifiques ne seront sans doute qu’un atout accessoire, au cours de cette mission. Nous comptons plus sur son charme, et sur ses talents de musicienne.

    • Il faut expliquer, intervint Trifaigne, que le professeur Diavol, que l’on surnomme déjà l’« Einstein russe », bien qu’il n’ait que 37 ans, est lui aussi un surdoué. Nous pensons que les récentes percées de la science russe peuvent lui être en grande partie imputées. Mais cet homme, en plus de la physique, a deux passions, dont nous espérons bien pouvoir tirer profit : les femmes, et la musique. 

    • Et moi, demanda Gérald, qu'Est-ce que je viens faire là-dedans?

    • Nous allons y venir, répondit Geffrier. Mais d'abord, si nous trinquions?

     

     

     

     

     

     


  2. Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse sur amir sur les rues de ma peine ?

    Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un mauvais niveau ?

     

    Mes mouvements sont très répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ?

    Qu'en pensez vous sincèrement ?

     

    J'ai très envie de m'améliorer car j'aime énormément danser

     

    Merci Alystair

     

     


  3. FFVII Nes VS FFVII PS1 sur DS Lite

    nesDS vs PSX4all

     


  4. Bonjour, j'ai 22 ans,
    Alors voilà, je suis en couple avec lui depuis maintenant 10 mois presque .Je suis une fille qui déteste me disputer et mon copain aussi! On a eu 3 disputes qui ont durée moins que quelques jours !On a toujours su parler de ce qui nous tracassait ,bref on a construit notre relation sur la confiance a 100%!!Je suis chanceuse ,car je suis avec un homme qui parle beaucoup de ses sentiments .De plus ,il est très observateur ,ce qui veut dire qu'au moindre changement dans mon attitude  ,il me le fait savoir !Avant de sortir avec lui ,je fréquentais un autre homme  et pendant un bon bout de temps il était amoureux de moi ,mais il ne me le montrait pas (soit disant il avait peur que je rejette).De ce fait ,cela ne l'a jamais empêché de m'encourager a fréquenter l'autre homme avant !Quoi qu'il n'avait jamais été mon genre d'homme avant ,en revenant  de voyage ,je me suis rendue compte que l'homme qui m'intéressait ne semblait pas se préoccuper plus que ça de moi,alors je l'ai laissé tombé à la seconde ,pendant notre rencard !Avec du recul ,je m'étais rendu compte que mon copain actuel était l'un de mes seuls amis (car avant de sortir avec lui ,bous étions amis) qui  avait toujours été la pour moi (quoi que ça faisait presque un an que je le connaissais)!Il avait toujours été gentil et respectueux ! C'est ainsi que jai commence à me concentrer davantage sur lui ,et je me suis rendue compte que chaque fois que j'étais avec lui j'étais joyeuse et j'avais toujours le sourire! Mais aujourd'hui ,quoi que chaque jour ,il me dit qu'il m'aime énormément et qu'il me voit définitivement devenir sa femme ,qui d'ailleurs me fait plaisir à enttendre ,car c'est un homme qui adore les enfants et avec qui je me verrais bien fonder une famille !Par contre à lhivers 2016 avant de le connaître ,un homme dans ma classe d'anglais ,chaque fois que je le voyais me faisait perdre mes repairs !! je ne le regardais jamais dans les yeux,quand je passais dans le corridor .Je me sentais gênée et je regardais par terre ,puis j'étais pris d'un sentiment de joie intense !Un jour mon amie qui a l'époque sortais avec un gars  a été le voir pour savoir son opinion sur moi,et suite a un commentaire déplacé ,a 'instant même ,la folie a passée! Pour revenir s mon copain ,je lui dis toujours que je l'aime de façon sage ,d'ailleurs ça va de même pour n'importe quel homme qui maintenant serait dans ma vie ,si j'étais amené à rompre avec lui.Je l'aime sans être dingue amoureuse de lui.Quand je le vois que n'ai pas du tout le coeur qui bat ,ni de papillons dans l'estomac .Mais tout ce que je sais ,c'est que je suis bien avec lui et que je l'aime à ma façon !Comme les vieux disent ,en viellisssant on devient sage ,c'est comme ça que je me sens !Sachant que j'ai deja ressenti de la passion pour deux hommes dans ma vie ,est-ce normal qu'avec mon copain actuel (qui est quelqu'un de bien),que mes sentiments ne soient pas autant fort ?Je veux dire oui je l'aime mais il ne me fait pas perdre mes moyens !Des fois j'ai l'impression qu'avec les films de walt disney on  nous a fait un lavage de cerveau sur l'amour !Je sais pertinemment qu'un amour sage peut durer plus longtemps qu'un amour passionnel ,mais il reste que je me demande si je l'aime ou si je suis vraiement amoureuse?Que m'arriverait -il si étant en relation avec lui ,je rencontre un homme qui me fait perdre mes moyens ?Je sais que je me vois a long terme avec lui ,car c'est un homme super et sincère avec moi sur ses sentiments !Suis-je bizarre?
    Je suis un peu perdue, merci à celle et ceux qui voudront bien m'apporter leur avis 
     
     

  5. isa

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    Bonjour, Je me présente, je suis en 2ème année de master Management de projet et Stratégie Digitale et je dois faire mon mémoire sur le "parcours client". Pour m'aider, est ce qu'il serait possible que vous preniez quelques minutes afin de répondre à l'interview suivant, s'il vous plait en fonction de votre poste, votre entreprise et votre propre expérience personnel. Je vous remercie par avance
    1) Pourriez vous me présenter l’ensemble de vos activités.
    2) Quels sont les procédés / outils mis en place ?
    3) Si on vous parle  du parcours client, que diriez-vous ? 
    4) Quelle est votre relation avec les “TMA (tiers maintenance applicative)” / “Marketing” /” Designer “ ?
    5) Quels problèmes liés aux “Parcours Client” rencontrez vous fréquemment?
    6) Quel est le parcours client type - comment cela se passe dans la réalité ?
    7) De quels moyens auriez vous besoin pour ne pas avoir à faire à ces contraintes ?
    8 ) Comment analysez vous la satisfaction et les attentes du client ?(calcul de performance, (google analytics)
    9) Dans votre domaine, quel serait votre idéal de parcours client ?
    10) Pouvez-vous nous donner votre avis ?


  6. Tequila Moor
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    D'aucuns s'estiment libres de par leur logique,
    Leur pensée, leur raison... Pure ou relativisme ?
    D'autres ne savent d'où provient leur hédonisme :
    Emotions reptiliennes, sentiments limbiques.

    Mais qui voici ? L'intelligence artificielle
    Qui amène rumeur de la mort du bon sens
    Ou du cerveau humain, lorsqu'on se dit  « je pense »
    Et que ceci ne donne – hélas – rien de réel.

    Tous ces vils trucs qu'on ose mettre sur YouPorn :
    Norme morne de l'apprentissage profond,
    Triste licorne de nos données, de nos fions,
    Tout ce gai gaspi de nos paquets de pop corn.

    Ovale, en aval, on avale.
    C'est festival :
    On n'a pas assez de valises
    Pour faire bref, qu'on dévalise
    Ou avalise.


    Toutes croyances malignes – en fier progrès,
    En chère science, en ces histoires malhabiles –
    Qu'on invite en nos existences... Tous regrets
    De ne pas être des machines, au babil

    Automatique, à l'artificiel jugement...
    D'aucuns veulent prochaine singularité :
    L'exécrable événement, est-ce un excrément ?
    D'autres veulent rester tranquilles, alités.

    Las ! Quêter un refuge est fort compréhensible,
    Pas plus mauvais calcul que lorgner vers la mort :
    Tous deux aident à vivre ou gérer l'indicible,
    Sans aider à trépasser – ironie du sort.

    Ovale, en aval, on avale.
    Ne surtout point voir qu'on dévale.
    Dans l'intervalle,
    Ces couleuvres rivales...
    Vaut mieux qu'on les ravale.


    Au passé : le soir, avec les soeurs et les frères,
    Ça parlait, chantait, voulait le monde refaire.
    Certains parmi ceux-ci, actuels dirigeants,
    S'avérèrent avec ce monde intransigeants.

    Au présent, relevons qu'existe ce beau choix,
    Se débattre ou accepter. Rappel que l'on choie :
    Hâter le court trajet avant notre épilogue ?
    Forger nos faire-part en auto-nécrologues ?

    Au futur, ne reste plus grand-chose : à savoir
    Enfin porter l'inintelligence au pouvoir,
    Dotée d'une personnalité juridique –
    Moins personnalité qu'oracle algorithmique.

    Ovale, en aval, on avale :
    Preuve ? Ces quelques lignes, rimes digital,
    Furent écrites par &2x-k@pital.


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    Ines Presso
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    Au temps passé, que l'on n'oublie pas,

    Au temps présent que l'on oublie de vivre,

    Au temps futur que l'on ne connaît pas,

    Au temps conditionnel, incertain hypothétique,

    Au temps qui s'écoule, qui s'étire et s'allonge,

    Au temps qui s'en va, et ne revient pas,

    Au temps qui court, que l'on ne rattrape pas, 

    Au temps qui s'enfuit, que l'on n'arrête pas,

    Au temps suspendu, temps mort, 

    Et moi j'attends ! 

    Un train que je ne prendrai pas. 

     


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    Reo
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    Il y a aujourd’hui quelque chose qui ne fonctionne pas dans l’échange. Reste à savoir d’où proviennent les déséquilibres et pourquoi ils s’installent. Pour cela, il est nécessaire de découvrir en quoi les différentes stratégies de développement en sont venues à se contrarier.
    Essayons de partir d’un exemple pour entreprendre cette analyse.

    Pourquoi fabriquer (par exemple) des voitures ?
    - pour les utiliser au quotidien : pour se déplacer, pour le travail et/ou les loisirs.
    - pour les vendre : pour les revenus (profit, salaires), pour la croissance, pour l’emploi.
    Demande et offre, en vue d’une satisfaction mutuelle.

    Ce qui est vrai pour les voitures l’est également pour un très grand nombre de produits et de services….

    D’une part, les consommateurs, ménages ou collectivités, recherchent un équilibre budgétaire dans la répartition des postes de dépenses :
    - plus le niveau de vie est élevé, plus importante pourra être la part réservée aux loisirs, à l’épargne, à l’investissement,
    - part devenant au contraire très faible lorsque les revenus sont au plus bas : dans ce cas, les dépenses au poste «voiture», dans la mesure où on ne peut s’en passer sans mettre son emploi en péril, sont réduites à l’indispensable et le délai de renouvellement du véhicule est repoussé au maximum; la part réservée aux besoins de logement, aux charges, à la nourriture et à la santé, devient prépondérante.

    D’autre part, en entreprise, on recherche le plus grand profit, dont le facteur capital est le volume des ventes :
    - plus on vend d’articles ou de services dans chaque créneau donné, plus on réalise de bénéfices, ceci afin d’assurer la pérennité de l’équilibre économique de la firme, du groupe et des régions d’implantation; et au-delà, son expansion;
    - mais dans la mesure où, dans des secteurs de plus en plus nombreux, il s’avère difficile _ en raison de la pression d’offres concurrentes et/ou de l’insuffisance relative de solvabilité de la demande _ de conquérir des parts de marché supplémentaires, il est quasiment impératif d’inciter les acheteurs à adopter des délais de renouvellement de plus en plus courts.

    Mais : plus élevé le rythme des achats, plus restreint le nombre de clients, la capacité à suivre la cadence étant conditionnée par la possibilité d’acheter _ par le niveau du pouvoir d’achat.
    L’incitation par la publicité va donc cibler en priorité les fractions les plus aisées de la clientèle. Comme, en consommation courante, ces dernières sont déjà pourvues à satiété et que les autres, pourvues ou non, ne renouvelleront leurs achats qu’à un rythme insuffisant pour procurer assez de marge, les autres marchés _ ceux du loisir, de l’accessoire et du prévisionnel _ vont être de plus en plus sollicités, avec une escalade continuelle vers la nouveauté, mais en même temps, toujours au moindre coût, pour éviter la perte de bénéfices et de compétitivité, synonyme de recul.

    D’où une tendance persistante à la limitation, voire à la diminution de la masse salariale (licenciements, temps partiels, CDD, moindre rémunération…), avec comme effets, de restreindre encore le potentiel d’achat d’une fraction croissante de la population. Par ailleurs, les services de base, les créneaux de consommation courante, limités par nature en volume solvable (rapporté à la durée d’un exercice), ne sont plus assez rentables pour ce qu’ils coûtent : ils sont donc _ logiquement _ contingentés ou délaissés, et/ou sous-traités à des entreprises moins bien armées, qui dès lors luttent pour leur survie. Il ne reste alors à ces dernières que de réduire encore les coûts, aggravant le chômage et la précarité des emplois, diminuant d’autant la solvabilité de la demande.

    Ainsi, l’éventail des prestations offertes se trouve-t-il progressivement écarté des besoins courants _ qui correspondent à une demande globalement limitée en solvabilité _ pour être réorienté vers des marchés susceptibles de soutenir une croissance, dès lors qu’ils garantissent aux fournisseurs la poursuite de leurs propres objectifs.

    De fait, il apparaît que l’équilibre comptable de toute entreprise ne puisse être désormais assuré, dans le contexte d’une offre toujours supérieure à la demande (solvable), qu’en s’efforçant de vendre toujours plus, à des prix qui doivent rester compétitifs, donc de dépenser toujours moins : aussi ce dernier impératif, même lorsqu’il entre en conflit avec des besoins de services, individuels ou collectifs, a-t-il tendance à devenir prioritaire.

    Tout semble se passer comme si, aux objectifs de services que s’étaient initialement assignés les populations et leurs gouvernements, en s’appuyant sur la finance comme moyen, s’étaient, en fin de compte, substitués les objectifs financiers : en particulier, toutes les entreprises _ et autres personnes morales _ doivent à présent obéir en permanence à une même exigence de «déficit interdit», impliquant la recherche incessante d’un profit maximal; ce qui confine leur statut à celui d’auxiliaires de ladite exigence, minimise en conséquence leur fonction institutionnelle de service, et de ce fait, entrave leur progression _ et la nôtre ! _ vers une véritable autonomie.

    En conséquence, l’adaptation des prestations de services à la satisfaction des besoins humains ne paraît plus, à l’heure actuelle, devoir être réalisée, voire envisagée, que dans la mesure où, non seulement ces prestations permettent de préserver les profits _ comme sources de tous les revenus _ et là est le problème _ mais doivent désormais être, avant tout, conçues comme le moyen de les pérenniser, fût-ce en renonçant, le cas échéant, à satisfaire les besoins basiques.

    Ce qui pourrait expliquer que,

    . d’un ajustement naturel de la production de produits et de services à leur consommation, l’offre se contentant de suivre la demande, ou au moins de l’anticiper avec mesure,
    nous ayons peu à peu évolué, pour tenter de garantir, coûte que coûte, l’ensemble des revenus sous la pression de la concurrence,

    . vers un développement mal contrôlé de la production entraînant, jour après jour, le détournement systématique de la consommation

    - d’une part, vers des situations de pénurie, génératrices de sous-équipement et de précarité, dans les secteurs (logement, santé, éducation, sécurité…) délaissés pour cause de moindre rentabilité _ par défaut de solvabilité des besoins de base d’une proportion croissante de consommateurs, particuliers ou collectivités (Etats compris) (*),
    - d’autre part, vers des situations de pléthore, génératrices de gaspillages de ressources et d’énergie _ ainsi que de pollutions _ dus à une compétition sévère dans la recherche de créneaux et de parts de marché, pour conquérir des clientèles solvables, de plus en plus sollicitées de par leur raréfaction (**).

    Outre ces inconvénients, le découplage entre les besoins de services et les objectifs de revenus n’a cessé de faire apparaître des incompatibilités de plus en plus nombreuses et profondes dans leur poursuite conjuguée, ce qui constitue un sérieux handicap pour toute gouvernance
    - fondée en principe sur la synthèse et l’équilibre des diverses exigences,
    - appuyée en pratique sur la prévision et le contrôle,
    en ce qu’il rend totalement aléatoires les effets des mesures entreprises et le succès des projets adoptés.

    -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -  -

    (*) défaut de disponibilité de prestations basiques : offre en diminution constante ou croissante pour cause d'insuffisance de rentabilité;
    (**) défaut d'accessibilité aux prestations non basiques : demande en diminution pour cause de raréfaction de la clientèle solvable.
     -
    Ainsi l'offre et la demande sont-elles amenées à se rencontrer de moins en moins, en qualité comme en quantité -


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    Méméraleuse1
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     Cherche idée repas de Noël pas cher ?

     


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    Kafla, fusion potala de Kale et Caulifla a fait son apparition dans Dragon Ball Super.

     

    dbs_ka14.jpg

     

    La fin de l'épisode 114 nous laissait sur l'apparition soudaine de ce nouveau personnage après que Kale et Caulifla aient décidées de fusionner à l'aide des potalas.

    Et le résultat est là, j'adore cette fusion, caractériellement Kafla est surexcitée et beaucoup trop sur d'elle et présente de nombreux points communs avec une autre fusion potala qu'est celle de Vegeto.

    Mais la comparaison s'arrête là, à transformation équivalente cette fusion est beaucoup plus puissante que celle de Goku et Vegeta.

     

    J'ai trouvé son combat avec notre héro vraiment intense et poussé dans ses derniers retranchements il n'eu d'autres choix que de se transformer en Super Saiyan Blue et même d'utiliser le Kaioken.

    La transformation en Super Saiyen de Kafla quand à elle reprend les codes du Super Saiyan Berseker (maîtrisé) de Kale, ce qui pourrait aussi expliquer une telle puissance.

    Néanmoins si Goku avait eu plus d’endurance il aurait fini par avoir le dessus sur elle(s) car une fois en Super Saiyan Blue Kaioken, Kafla semblait un peu dépassée et montrait des signes de faiblesse.

    Cependant elle profita d'une petite erreur de son adversaire pour le mettre K.O. d'une violent coup de pied dans le visage se qui conduira à éveiller de nouveau l'Ultra Instinct de Goku et permettre la suite du combat.

    Toutefois, l'écart de puissance sera cette fois beaucoup trop important et l'issu inévitable, ainsi  Kafla se fera éliminer  -à ma grande déception- après une dernières attaque dévastatrice.

     

    Pour ceux qui voudrait découvrir ou revoir ce combat mémorable :

     

     

    Pour la suite du tournoi je continue d'espérer un retour de Vegeto Super Saiyan Blue contre Jiren surtout maintenant que l'on sait l'utilisation des potalas permise.


  7. Demain ne naît jamais

    J'ai jamais su conjuguer plus d'un verbe au futur
    Et je compte pas m'y mettre, à quoi bon gamberger ?
    Infoutu de projeter ne serait c'que mon ombre
    Dans cette nuit noir artère encore bien trop sombre
    Pour tirer des plans décents sur l'étoil' du berger.


    Je ne trouve plus de sens dans les épistémès
    Qu'ont su me persuader que le ciel s'allumait ;
    Si je sais où j'mets les pieds, c'est à force d'ampoules,
    L'oiseau de nuit le plus sûr se couche avec les poules
    Et le coq ulule car demain ne naît jamais.


    Je me suis sûrement mis un titan grec à dos,
    Genre Hypérion ou Cronos, un qui fait pas d'cadeau,
    Je vois la terre tourner plurielle et résolue
    Or j'en suis au même point quand elle est révolue,
    Des tours et des tours plus tard, je suis le mêm' qu'ado.


    Mais c'est quand je crois que l'temps qui s'écoule est bénin
    Que l'aiguille quoiqu'au trot distille son venin,
    Irresponsable fini, le choix me tétanise,
    J'finis la tête sous l'eau que par ailleurs j'anise
    Aussi sûr que bébé qu'on abandonne à son bain.


    Si t'attends, avec le temps tout ne fait qu'empirer,
    Je mentirais prétendant que j'entends m'en tirer
    Quand j'observe le silence entre quatre murmures
    De lamentation manquant d'iodure et de bromure
    Et pourtant je sais bien que demain je mourirai.

    Révélation

    Petite playlist des morceaux qui m'ont de près ou de loin inspiré :

     

     


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    Lulu est excité de partir pour la première fois de sa vie en dehors des frontières européennes. Avec des amis, il décide de quitter Lyon pour Quito, la capitale de l'Equateur, le milieu de la terre (et non la terre du m. Ainsi, après douze longues heures de vol, dont trente minutes cumulées de turbulences, Louis qui s'est découvert une aérodromophobie, sa sœur, Emma, qui crie au sexisme au moindre mot d'homme, Lulu et sa clique atterrissent enfin à l'aéroport international Mariscal Sucre.

    A leur arrivée, ils sont accueillis par Camille. Ensemble, ils partent dans l'appartement de Camille, afin de faire une pause, car le groupe français ressent les effets des sept heures de décalage horaires. 

    Un soir, alors que les parents de Camille sont présents à table, et que tout semble bien se passer, un événement vient frustrer la soirée.

    Camille, qui ne sent pas comme étant semblable à ses amis, décide de révéler à ses parents et amis, son homosexualité. En Equateur, si l'homosexualité est dans les lignes acceptée, la réalité est bien différente dans le cadre familial. La mère, ouverte, rassure son enfant en disant qu'elle ne veut que son bonheur. Mais son père, un riche entrepreneur colombien, ne pense pas la même chose. Élevé, il décide de ne rien dire, mais après que le repas soit terminé, et que tous sont au lit, Lulu, qui est insomniaque, entend le père de Camille parler, sans comprendre exactement ce qu'il se passe. Lulu décide alors de se mettre cacher derrière la rampe d'escaliers, pour mieux entendre.

    « L’homosexualité est une maladie, une insanité, un péché. Je vais payer un psychiatre pour qu’il te soigne, parce qu’il est hors de question que la famille compte en son sein un sodomite, un pervers ».

    Les propos tenus par le père de Camille laissent Lulu sans voix, et lorsqu’il voit Camille monter les escaliers pour se rendre dans sa chambre, Lulu, pris de peur, retourne dans son lit, et passe la nuit à penser aux choses qu’il pourrait dire à son ami pour le réconforter…

     


  8. Et si au fond, nous étions tous sexistes.

    Voilà une idée que je défends. Non que je suis pour, mais au contraire, je la dénonce.

    Trop souvent, le sexisme a été assimilé à un comportement mâle envers une femme, sans que personne ne se dise que le sexisme, c’est la discrimination du sexe, et non celle de la femme. En bref, tout le monde est concerné, y compris les hommes.

    Et dans ce cas, si le sexisme est une discrimination, je pense que les courants de pensées féministes et masculinistes en sont également.

    « Celle-là, c’est une pute parce qu’elle s’habille léger » ; « ce mec est un pervers avec son regard lubrique » ; « elle est trop bonne, je me la taperais bien » ; « vous, les hommes, vous êtes tous les mêmes »...

    Autant de propos aussi discriminants que répugnants qui se sont fait une place dans le vocabulaire quotidien de nos enfants. C’est à se demander si la société chercherait à savoir quel sexe est le plus outrancier à l’égard de son opposé. 

    Moi-même, si je défends les deux sexes, il m’est arrivé de discriminer, parfois volontairement, parfois non, le sexe opposé. 

    Parfois non ?

    Oui ! C’est à se demander si cela n’est pas inscrit dans l’inconscient psychique de tout être humain. Pensez au sentiment que vous éprouvez envers le sexe opposé, et demandez-vous si vous êtes de ceux qui disent de mauvaises choses volontairement, ou non.

     


  9. Marioons
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    Projeté dans le monde, sous le choc, tu n'y comprends pas grand chose. Il faut bien te l'avouer, sous ton apparente solidité, sous ton masque de fierté, un espace immense en toi attend encore d'être comblé. 

    Si le nouveau-né crie à pleins poumons, l'adulte que tu crois être étouffe son cri à l'intérieur, mais il n'a pas pour autant cessé de crier. Sa peur, sa rage, son incompréhension. Au fond, tu te sens sans défenses, tu te débats, tu résistes, tu tentes de tout contrôler. Tu cours en tous sens, ou tu t'empresses de te figer sur des rails étriqués.

    Mais un jour, las de lutter, un jour tu te laisses porter.

    Tu te calmes, tu observes, tu ouvres tes sens. Tu entres dans la danse. 

    Alors tout s'assemble, s'embrasse et prend sens. La magie de l'existence te prend aux tripes. Te frappe en plein cœur. Te saute aux yeux.

    Et si tu poses tes armes, si tu sais faire confiance, alors avant même que tu ne le réalises, un souffle nouveau t'emporte. Un souffle exigeant et puissant comme une vague, mais aussi doux et caressant qu'une plume, si tu ne t'y opposes pas. 

    La suite, tu le sais, est au-delà des mots.

     

     

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  10. Une porte s'ouvre. Un monde glauque, empli de moribonds qui vagabondent,

    D'où les âmes vacillent, le coeur ralentit et les yeux blancs qui tourbillonnent.

    La couleur des morts suinte sur la chair comme une visqueuse fondue.

    Des cris ahuris s'élèvent d'entre les viscères, tréfonds du bonheur perdu.

     

    Il y a là des hommes et des femmes au sang mêlé que rien ne distingue,

    Parce que les torsions de douleur les ont façonnés androgynes et dingues.

    Agités, ils courent entre l'eau bouillante et les fruits amers que l'horizon, 

    Promet avec mensonge et dont la distance n'est jamais atteinte par la raison.

     

    Un va-et-vient de grands chiens lugubres veillent à la valse des morts. 

    Ils assurent le maintien de la folie et l'absence de répit, tel un sort. 

    Je cours au milieu des âmes cueillant des fleurs au couleur de la cendre,

    Et je compte les pétales vénéneux en déclamant une élégie tendre.


    Au milieu du vacarme, je suis là avec mon bouquet de pivoine,

    Joyeuse dans ma robe rouge et blanche, faite dans le couaille,

    Je ris follement en voyant ce marasme osseux, cette pénitence 

    Au milieu d'une broussaille en feu, ferrée et dure comme la rocaille.


    Et je saute à cloche pied, en belle demoiselle qui se conte fleurette,

    Frôlée par ces morts qui me supplient, tirent ma robe et me griffe,

    Victime de la sauvagerie qui n'a de frontière que celle de la vie,

    Bientôt, ils se repaîtront de ma chair, dans la violence de la haine.

     

    Les mains pleines de sang et les bouches pleines d'insultes.

     


  11. Hanoi est depuis longtemps réputée non seulement par ses riches sites touristiques, sa culture typique mais aussi par une cuisine très remarquable, qui attire beaucoup les voyageurs dans le monde entier. À côté des excellents restaurants qui servent de délicieux plats, la cuisine de rue est aussi légendaire et devient un trait culturel incontournable.

     

    Dans cet article, nous vous invitons à découvrir un tour gourmand pour gouter les meilleurs plats dans la rue de Hanoi. En compagnie d'un guide local passionné de gastronomie, découvrez les saveurs exotiques du Vietnam avec d'autres amateurs de cuisine. Les fruits, la cuisine de vendeurs de rue et les spécialités locales vous contribuent une expérience unique.

    Votre balade commence dans le plus grand marché couvert de Hanoï, Dong Xuan. Sentez les arômes qui proviennent des étals des vendeurs de rue où l'on trouve tout, des fruits exotiques aux fruits de mer. Votre guide va vous présenter des histoires sur les ingrédients et l'histoire de la culture culinaire de Hanoï et des spécialités vietnamiennes du nord.


    Selon vos gouts, nous vous proposons de choisir 4 plats parmi les 9 plats les plus appréciés :

    1. Pain


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    2. Nem fries


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    3. Chè (un dessert sucré, confectionné à partir d'ingrédients très variés : haricots blancs, verts, noirs…)


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    4. Ốc (escargots)


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    5. Xôi (riz gluants)


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    6. L’aile de la poule grillés

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    7. Nộm hoa chuối (Salade de fleur de bananier)


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    8. Nem cuốn (les rouleaux de printemps)


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    9. Bánh xèo (crêpe vietnamienne farcie aux crevettes et au porc)

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  12. querida13
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     Pendant sept ans ,en remplacements, je suis passée sur plus de soixante écoles. Parfois situées entre quinze et trente kilomètres de chez moi.

    J'avais l'impression dans mon travail d'être une véritable femme orchestre. On m'a tellement exploitée, tellement fait déplacer, en me faisant retourner sur des écoles en zones sensibles de Marseille Nord que j'ai fini par faire des hémorragies et un polype. J'ai eu droit à trois opérations ,la dernière me diminua fortement.

    Je n'étais qu'un paquet de douleurs. Ces douleurs durèrent trois mois d'affilée.On me donna les médicaments calmants antalgiques qui ont tué Michaël Jackson.Je les pris avec parcimonie. Certaines douleurs ne sont pas parties et je me les traîne, je vis avec, je suis devenue très fatigable. Aller chanter avec mon petit clan était la seul chose qui me distrayait.

    Dans mon petit clan, formé d'un expatrié, d'une femme en rupture de bans, et de deux femmes, et parmi elles il y avait une fille qui chantait plutôt bien et qui était très acclamée.Elle était gaie, elle était pétillante, faisait des numéros très drôles et un jour, je la vis coiffée différemment et comme je la complimentais de sa nouvelle coupe elle me dit qu'en réalité, elle était chauve car elle était en chimiothérapie car elle avait le cancer. J'ai dû faire une tête très contrariée car elle me dit: ne fais pas cette tête, après tout on ne meurt qu'une fois.

    Avant mon opération du polype on a jugé bon de me reposer et on m'a collée loin des élèves, dans deux bibliothèques à reclasser. J'eus quelques élèves en soutien; Comme l'année précédente on m'en avait donné près d'une centaine, cela me fit tout drôle!

    Quand j'étais petite, il y avait un livre sur les princesses dans la BCD de la maternelle. L'auteur  en avait décrit et dessiné une qui était bibliothécaire, elle figurait parmi les princesses oubliées.

    Dans ce rôle de princesse oubliée je nettoyai, étiquetai, classai, rangeai, répertoriai les livres de deux bibliothèques et l'année suivante je classai une autre bibliothèque: il y avait six mille livres. je requalifiai une salle d'arts plastiques en musée d'école, et la remis en état, pour que l'année suivante les ateliers puissent s'y dérouler.

    Du coup ces trois bibliothèques purent être rouvertes au prêt car je les avais organisées selon la méthode  internationale Dewey.

    Réellement fatigués mes pieds, ma voix et ma vue fléchirent tous ensemble. Je passai devant un médecin du travail très inquiet pour moi. Il m'arrêta. J'avais fait un dossier à la MDPH car après vingt quatre ans de travail avec un handicap vocal, un directeur d'école digne de ce nom m'avait dit quelle marche à suivre pour que mon handicap soit reconnu. 

    Je revins voir l'oto rhino laryngologiste qui m'avait opérée autrefois et on me dirigea sur l'hôpital de la conception à Marseille et je pris rendez-vous avec un médecin spécialiste des cancers de la gorge qui me proposa de regonfler avec des injections de cartilage d'abord puis de silicone ensuite, ma corde vocale lésée.

    Après l'opération j'eus très mal. J'avais une sorte d'angine très forte et l'impression d'avoir une agrafe coincée dans la gorge. On m'a fait faire un enregistrement avant/après.Ma voix était méconnaissable.On m'en a fait faire deux autres après  silence d'un mois et rééducation.Mon timbre a changé quatre fois en deux ans.

    Après le mois de silence, j m suis remise à chanter et ce fut la stupeur générale ...Le DJ, à qui je n'avais pas parlé de mes histoires, vint me dire que ....j'avais beaucoup progressé.

    l

     

     


  13. Je réponds ici aux 18 premiers points proposes par Jean Robin, qu'il a également publie sur son blog : Réponses à nos preuves 1 à 18

    1. La Bible est le livre à être traduit dans le plus de langues du monde

    J.E (existence) : Qu’un livre soit traduit ne constitue pas une preuve de sa véracité, donc de l’existence Dieu. Cela montre que des moyens importants ont été mis en œuvre pour promouvoir le christianisme et que le christianisme a eu une influence culturelle importante.

    Jean Robin : Certes, mais comment expliquez-vous qu’il soit le livre le plus traduit au monde de tous les livres au monde depuis que les livres existent ? Il n’y a aucune concurrence entre la Bible, traduit dans plus de 2000 langues, et les autres livres les plus traduits, dans une centaine de langues maximum. Des moyens importants ont été mis en œuvre pour promouvoir des milliers d’autres livres, de Harry Potter à 50 nuances de gris pour les plus récents, pourtant il ne sont traduits que dans une centaine de langues, malgré tous les moyens modernes. L’argument selon lequel le christianisme a eu une influence culturelle importante donc la Bible est le livre le plus traduit me paraît un raisonnement circulaire car on pourrait tout aussi bien prétendre l’inverse : la Bible est traduite dans le plus de langues donc etc. Et cet argument ne tient même pas compte de la longueur de la Bible, qui est beaucoup plus longue que la plupart des autre livres traduits et qui devrait donc freiner sa traduction vu les coûts que cela représente.

    J.E : Les raisons de la réussite du christianisme sont sans doute complexes. Un élément important est que l’empereur Constantin a promu le christianisme. Or l’empire romain était un grand empire. D’autre part, le christianisme a favorisé les traductions ne serait-ce que parce que tout le monde ne parlait pas araméen ou grec. Au contraire, dans l’Islam, l’étude du Coran en arabe a été promue parce que la langue arabe était considérée comme supérieure. Le christianisme a donc eu une plus grande capacité d’adaptation. Quant au judaïsme, il a moins vocation à convertir tout le monde.

    1. La Bible est le livre le plus imprimé de l’histoire de l’humanité

    J.E : C’est un argument semblable au précédent. Il s’agit d’une performance mais pas une preuve que le contenu du livre soit vrai. Cela peut éventuellement montrer que la religion chrétienne a beaucoup séduit ou bien qu’elle a été soutenue par des gens ayant des moyens financiers.

    J.R : Certes mais d’où vient selon vous cette performance ? Si elle a beaucoup séduit ou qu’elle a été soutenu par des gens ayant des moyens financiers, comme vous semblez le croire, pourquoi celle-là et pas une autre ? Il existe des milliers de religions dans le monde depuis des milliers d’années. Sachant que les 50 preuves sont cumulatives et prétendent prouver toutes le même Dieu, ne l’oubliez pas.

    J.E : On en revient à la promotion par le puissant empire romain et aussi à l’ingéniosité des missionnaires. D’un point de vue athée, qu’une religion soit plus répandue qu’une autre ne prouve pas qu’elle est vraie, puisqu’aucune n’est considérée comme vraie. Cela serait éventuellement un argument seulement si l’on présupposait qu’il y avait une religion vraie.

    1. Il n’existe aucun autre manuscrit de l’Antiquité que ceux de la Bible qui soient aussi précis et concordants

    J.E : La Bible n’est pas aussi cohérente que cela. Les gens qui étudient la Bible dans le détail reconnaissent que les différents récits y sont un peu contradictoires. Concernant les points communs entre les récits, ils peuvent s’expliquer de diverses façons : que les auteurs se soient entendus ou bien aient copiés les uns sur les autres, ou encore que des éléments aient été rajoutés postérieurement.

    D’autre part, à ma connaissance, les historiens considèrent que même si la Bible cite des éléments historiques, elle contient aussi beaucoup d’affirmations fausses. N’étant pas historien, je ne peux pas développer plus que cela.

    J.R : La preuve ne concerne pas la cohérence de la Bible mais la cohérence des manuscrits bibliques entre eux. Aucune comparaison possible entre les manuscrits bibliques entre eux et tout autre manuscrit de n’importe quelle œuvre de l’antiquité. Pourquoi selon vous ?

    J.E    Il me semble qu’il y avait d’autres écrits a l’époque. Notamment des récits extraordinaires comme l’Illiade. Après, n’étant pas historien, je ne peux pas trop développer cela. Pour ce qui est de la conservation de l’Ancient Testament, cela s’explique par le travail des communautés juives.

    1. Les Prédictions Messianiques de la Bible

    J.E    Il n’est pas étonnant que des gens ayant écrit des récits pour décrire un messie y ait mis des éléments qui étaient dans l’Ancien Testament. Ce qui serait étonnant, c’est que les faits relates soient avérés et correspondent aux prédictions. Mais c’est justement ce que cette affirmation cherche à démontrer.

    J.R : En fait pour tenter de prouver que cet argument est faux, il faut selon moi :

    – prouver que Jésus n’a pas existé, donc qu’aucun historien, chrétien ou non chrétien, ni qu’aucune personnalité chrétienne ou pas ait jamais parlé de lui en son temps ;

    – prouver que ceux qui ont cru dans l’Ancien testament ont aussi cru dans la venue du messie et ne l’ont pas fait crucifier

    Hélas je cite dans mon livre et dans ma réponse aux athées en action toutes les sources du contraire. Qu’en déduisez-vous ?

    J.E    Je ferais une différence entre l’existence d’un Jésus historique et l’existence d’un Jésus faisant des miracles et correspondant vraiment aux prédictions de l’Ancien Testament. Même si je ne suis pas convaincu qu’un Jésus historique ait existé, je ne pense pas avoir la charge de prouver son inexistence. Et puis c’est une débat d’historien.

    Ce qui importe plus, c’est si un Jésus faisant des miracles a existé. Il me semble que les sources historiques autres que la Bible ne relatent pas les miracles en question. De mon point de vue, la charge de la preuve est au niveau des miracles. Il ne me semble pas que les miracles soient relatés dans des écrits considérés comme fiables. Là encore, on en revient à un débat d’historien.

    Sinon, que quelqu’un ait été crucifié ne démontre pas sa divinité.

    1. Jésus est l’être humain le plus connu et le plus influent au monde.

    J.E :   Le personnage de Jésus est connu parce que la religion chrétienne a eu beaucoup d’influence. Cela ne prouve pas que ce qui est dit a propos de ce personnage soit vrai. En l’occurrence, cela ne prouve pas que Jésus existe au XXeme siècle et qu’il soit un aspect de Dieu. L’idée de Jésus en revanche est très présente, dans l’esprit des chrétiens notamment.

    J.R : Si vous dites « personnage » c’est que vous avez la certitude qu’il n’a pas existé. Or son existence est plus attestée historiquement par des chrétiens et non-chrétiens que des empereurs de l’époque. Dès lors, il faudrait expliquer pourquoi vous croyez dans quelque chose qui est faux et que vous vous basez dessus pour croire que ce qu’il a dit ne serait pas vrai. D’ailleurs là n’est pas la question posée. Jésus est-il oui ou non l’être humain le plus connu et le plus influent au monde, alors qu’il n’a jamais rien écrit et qu’il était pauvre et mort à 33 ans ? Si oui, comment l’expliquez-vous d’un point de vue rationnel ? Je ne reviens pas sur l’argument circulaire du christianisme qui a eu beaucoup d’influence.

    J.E    Non, j’utilise le mot personnage parce que je considère qu’il s’agit d’un agrégat de considérations historiques et spéculatives. L’être humain Jésus d’il y a deux mille an, en supposant qu’il a existé, est mort depuis longtemps. Je ne sais pas si quelqu’un nommé Jésus a existé.

    C’est vous qui vous basez sur son existence historique. Moi je n’ai pas besoin de cette base.

    Pour revenir à la question, il y a plusieurs facteurs explicatifs comme : la puissance de l’empire romain et la psychologie (Jésus est sympathique et il est un bouc émissaire parfait puisqu’il prend tout sur lui).

    1. Jésus est différent de tous les autres hommes

    J.E    Oui, et ?

    J.R : Si c’est le cas, comment l’expliquez-vous rationnellement ?

    Il est le seul à ne jamais avoir menti, d’après tout ce que ses amis et ennemis ont dit de lui. Il est le seul à avoir parlé et agi comme étant l’égal de Dieu. Il est le seul à être mort dans une passion terrible, pardonnant et offrant sa vie pour la multitude. Il est le seul à avoir dit qu’il ressusciterait au bout de 3 jours, ce dont il existe des preuves (voir ci-dessous). Il est le seul pour lequel d’autres hommes ont témoigné au prix de leur vie que Dieu lui a fait traverser la mort (autrement dit qu’il est ressuscité).

    J.E : Une explication plausible est que cette perfection a été inventée. Encore une fois, il se peut qu’un personnage historique ait existe mais qu’il n’ait pas été aussi parfait. Ensuite, que des gens ait risque leur vie pour affirmer leur croyance montre leur attachement pour cette croyance, pas que la croyance en question soit vraie.

    1. Jésus est ressuscité

    J.E    Dans les cœurs des humains qui croient en lui. Ce qui est un point de vue subjectif. Chacun est libre de croire ce qu’il souhaite. Y compris de croire que Jésus est seulement un personnage conceptuel.

    J.R : Je vous renvoie à ces faits historiques : http://www.reasonablefaith.org/french/cinq-raisons-qui-font-que-dieu-existe

    J.E    Ce ne sont pas des faits historiques mais des raisonnements métaphysiques.

    1. La probabilité pour que l’Univers existe est nulle

    J.E    Il est vrai que les paramètres de l’Univers ont des valeurs pratiques pour que la vie existe. Pour moi, cela suggère qu’il y a d’autres Univers avec d’autres paramètres. Dans tous les cas, cela ne prouve pas l’existence de Dieu, puisque Dieu lui-même a une probabilité nulle d’exister, ce n’est donc pas une hypothèse plus probable.

    J.R : Dieu est défini comme en dehors de l’espace et du temps, infini et incréé, sa probabilité n’est donc pas nulle d’exister puisqu’il ne se plie pas aux lois qu’il a créées dans l’espace et dans le temps (sauf quand il décide de s’incarner dans sa création, en la personne de Jésus).

    Par contre la probabilité pour que l’Univers existe est nulle car le néant ne donne pas naissance à rien. Or il a été démontré scientifiquement depuis quelques dizaines d’années (ce que les auteurs de la Génèse ignoraient) que l’Univers n’a pas toujours été. Auparavant tout le monde, scientifiques compris, croyaient en un Univers éternel.

    Si la loi de la causalité est vraie, il est impossible que l’Univers soit né à partir de rien. Mais pas qu’il y ait une cause première qui elle-même n’ait pas de cause. Si ?

    J.E    Je ne reviens pas sur votre conviction de l’existence de Dieu.

    Pour la question de la causalité, je pense que plus l’on approche du Big Bang, plus les circonstances sont particulières et moins les lois de la causalité telles que nous les connaissons s’appliquent. Les connaissances scientifiques actuelles suggèrent que le contenu de l’Univers provient des fluctuations quantiques aléatoires. Voir par exemple Lawrence Krauss.

    1. La probabilité pour que la vie existe sur Terre est nulle

    J.E    Je ne pense pas. La Terre a des paramètres adéquats pour l’apparition de la vie. Cela peut paraître une bonne coïncidence, mais en considérant l’ensemble des planètes qui existent dans l’Univers, il y a une telle multitude que trouver un certain ensemble de paramètre est en fait une certitude. Simplement, nous sommes la vie en question, et donc, nous pouvons nous émerveiller des conditions favorables. Sur les planètes ou il n’y a pas la vie, il n’y a personne pour se poser la question.

    J.R : « Le chercheur américain Michel Hart, du Trinité collège, a montré que la probabilité pour qu’une molécule organique susceptible de se dupliquer apparaisse spontanément à la faveur de collisions aléatoires est quasi – inexistante. C’est lui qui a calculé cette valeur de 10-30. La probabilité d’apparition de la vie est infiniment petite, voire nulle ! Mais comparons… Quelle est la probabilité que le journal d’aujourd’hui contienne 1200 fois la lettre  » a « , 867 fois la lettre  » b « … Réponse: Quasi – nulle. Mais, la vie, comme ce numéro d’un journal, comme tout autre événement décrit avec précision n’est pas improbable, mais… imprévisible. »[1]

    [1] http://villemin.gerard.free.fr/aScience/Biologie/aHOMME/Vie.htm

    J.E : Une faible probabilité n’est pas une impossibilité. Encore moins quand il y a des innombrables planètes. La comparaison avec un journal n’est pas valable puisqu’un journal est écrit par un être humain qui n’a pas un comportement aléatoire.

    1. Seul Dieu explique le passage de l’inerte à la vie, de l’absence d’intelligence à l’intelligence, de rien à quelque chose

    J.E :   Voilà une affirmation péremptoire. Autrement dit, est-ce qu’il y a un débat ou pas ?

    J.R : A vous de démontrer scientifiquement comment, sans faire appel à Dieu, on peut passer de la matière inerte à la vie, de l’absence d’intelligence à l’intelligence, de rien à quelque chose. C’est ce que vous croyez a priori. Et vous ne croyez pas quelque chose sans preuve, a priori.

    J.E :    En supposant que je n’ai pas de preuve, cela ne prouverait pas l’existence de Dieu. Au cours de l’histoire, un nombre de phénomènes a été explique par « Dieu l’a fait ». Au fur et à mesure de la compréhension scientifique des phénomènes, des explications alternatives ont été trouvées et l’explication « Dieu l’a fait » a été abandonnée.

    Sinon pour l’essentiel, la réponse a votre question est : l’Évolution.

    1. La cote est le seul os humain qui se reconstitue quand on l’enlève

    J.E :    Peut-être, et ?

    J.R : Ceux qui ont écrit la Génèse n’avaient aucun moyen de le savoir. Sinon comment expliquez-vous cela ? Simple coïncidence ? Autre raison ?

    « Dans une nouvelle étude du Journal of Bone and Mineral Research, une équipe dirigée par la chercheuse de l’USC Stem Cell Francesca Mariani a étudié le phénomène.  Utilisant l’IRM, l’équipe a étudié la guérison d’une côte humaine qui avait été partiellement ôtée par un chirurgien. Les 8 centimètres manquant de l’os et le centimètre manquant de cartilage se sont partiellement réparés après 6 mois. »[1]

        [1] http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2756968/We-regenerate-Researchers-reveal-ribs-regrow-damaged-say-true-entire-skeleton.html, traduit en français par l’auteur

    J.E :    Il ne me semble pas que la Genèse dise que la cote se soit reconstituée. D’autre part, il y a d’autres traductions possibles du texte hébreu :

    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/07/11/quel-os-dieu-vraiment-pris-a-adam-pour-creer-eve/

    1. *L’idée du Big Bang est dans la Bible

    J.E    Faux. La Genèse parle d’une création de la Terre. Les étoiles y sont des sortes de lampions pour éclairer la nuit.

    J.R : « La plupart des cosmologistes (les scientifiques qui étudient les structures et l’évolution de l’univers) s’accordent que la création de la Genèse, dans la rêverie d’un vide initial, peut être incroyablement près de la vérité. » Time, décembre 1976

    « L’univers subitement naît d’une explosion… Le Big Bang a une ressemblance mystérieuse à l’ordre de la Genèse. » L’écrivain scientifique Jim Holt, Wall Street Journal

    « De nouvelles révélations scientifiques des supernovas, des trous noirs, des quarks et le big bang suggèrent même à certains scientifiques qu’il y a un « grand architecte » dans l’univers. » Les Nouvelles Américaines et le Rapport Mondial, 31 mars 1997

    J.E    Des gens ont envie de faire des rapprochements, et ?

    1. La Bible et la suspension libre de la Terre dans l’Espace

    Pas de réponse

    1. La Bible et la science de l’Océanographie

    J.E    Si je comprends bien, vous parlez de phrases de ci de la que vous interprétez comme des affirmations scientifiques. Étant donne les nombreuses phrases, et en l’occurrence ayant une teneur poétique, il est probable que certaines puissent être interprétées comme cela. Cela ne prouve pas que cela en était l’intention au départ. Par exemple le livre de Job est plutôt une réflexion sur le Bien et le Mal et sur la vie et la mort.

    Et quand bien même un auteur aurait eu une intuition vérifiée scientifiquement, cela ne prouve pas l’existence de Dieu. En effet, cela revient à dire : il y a telle phrase qui est vraie dans la Bible, donc par généralisation la Bible est vraie, donc Dieu existe puisque la Bible le dit.

    J.R : « Matthew Maury (1806-1873) est considéré le père de l’océanographie. Il a remarqué l’expression « les sentiers de la mer » dans le Psaume 8:8 (écrit il y a 2,800 ans) et a dit, « si Dieu a dit qu’il y a des sentiers dans la mer, je vais les trouver. » Maury a alors pris Dieu aux mots et est allé chercher ces sentiers et nous sommes redevables à sa découverte des courants continentaux chauds et froids. Son livre sur l’océanographie reste un texte fondamental sur le sujet et est toujours utilisé dans les universités. » Ray Comfort, Faits scientifiques dans la Bible

    J.E    Des gens se justifient par des passages bibliques. Cela est peut-être lie au fait que la Bible étant une référence culturelle, cela donne un sentiment d’appartenance et de légitimité.

    1. La Bible parle d’un ancêtre commun

    J.E    Mais encore ?

    J.R : « Les chercheurs suggèrent que pratiquement tous les hommes modernes, dont 99 % d’entre eux, nous dit un scientifique, est rattaché de près génétiquement et partage des gènes avec un ancêtre mâle surnommé chromosome-Y Adam. Nous constatons que les humains ont des racines génétiques très peu profondes qui viennent d’un ancêtre très récent… Cela indique que l’origine a pris naissance à un endroit spécifique sur le globe et ensuite il s’est répandu de là. » US. News & World Report, 4 décembre, 1995

    J.E    C’est encore une utilisation de la Bible à des fins de communication. Si j’ai bien suivi, au cours de l’évolution, il y a eu un groupe assez restreint d’humains : peu avaient survécu. Ce petit groupe s’est ensuite remultiplié. Il ne s’agit donc pas d’une origine génétique récente mais d’une réduction temporaire du pool génétique.

    1. Le christianisme a donné la science moderne

    J.E    La science est certes apparue dans un milieu où les gens étaient pour la plupart croyants. Cependant, ce qui a produit la science moderne, c’est la rigueur de raisonnement, la volonté d’apprendre sur la réalité en réalisant des expériences pour vérifier les hypothèses. Avoir la foi en Jésus n’est pas une garantie de faire du travail scientifique de qualité.

    J.R : Il faut croire que ce que vous dites est faux, puisque les principales branches de la science moderne ont toutes été créées par des créationnistes :

    « Beaucoup de grands scientifiques du passé qui ont fondé et ont développé les disciplines clés de la science étaient créationnistes. Notez les exemples suivant :

    En physique : Newton, Faraday, Maxwell, Kelvin

    En biologie : Ray, Linnaeus, Mendel, Pasteur

    En géologie : Steno, Woodward, Brewster, Agassiz

    En astronomie : Kepler, Galiléo, Herschel, Maunder

    Ces hommes, ainsi que plusieurs autres qui pourraient être mentionné, étaient créationnistes, pas des évolutionnistes et leurs noms sont pratiquement synonymes avec la progression de la science moderne. Pour eux, l’entreprise scientifique était la plus haute vocation, c’est être dédié aux pensées de Dieu. » Henry M. Morris et Gary E Parker, What is Creation Science ?

    J.E    Les scientifiques sont des êtres humains qui font partie d’une culture et donc ils s’expriment dans les termes de leur culture. Rien de bien étonnant. Ironiquement, leur travail a permis la progression de l’athéisme. D’où le rapport assez ambigu que la religion a entretenu avec la science.

    1. Plusieurs des meilleures universités au monde ont été fondées par des protestants

    J.E    C’est possible. L’occident a donné le protestantisme autant que la science moderne. Je ne vois pas en quoi cela prouve l’existence de Dieu.

    J.R : Je sais que vous ne le voyez pas, mais là n’est pas la question que je vous pose. Le défi consiste à expliquer pourquoi ces faits ont eu lieu en terre chrétienne et pas ailleurs, sans faire référence à l’idée de Dieu.

    J.E    Eh bien par exemple, il me semble que dans l’Islam la science a été considérée comme maléfique pendant un temps. Et puis d’autres régions du monde n’ont pas eu les mêmes avancées technologiques. L’occident n’est pas que le berceau du christianisme, il est aussi le lieu des philosophes grecs par exemple. Le christianisme est un élément parmi d’autres, il n’est pas la cause de tout dans la civilisation occidentale.

    1. Le protestantisme a permis le développement du capitalisme comme nulle autre religion

    J.E    Oui, et ? Le capitalisme est une preuve de l’existence de Dieu ?

    J.R : Le capitalisme a sorti des milliards de gens de la pauvreté, en a guéri autant, grâce à la science médicale. Or Jésus a guéri quand il est venu sur terre, et Dieu souhaite le bien pour sa création. La pauvreté est-elle une bonne chose selon vous, ou une mauvaise chose ? Et la maladie ? Et de toute façon, la question est la suivante : comment expliquez-vous ce fait autrement que par Dieu ?

    J.E    Est-ce bien sérieux comme question ? La pauvreté est négative évidemment.

    Je ne considère pas que le capitalisme soit bon ou mauvais en tant que tel. Il est assez ambigu par rapport à la pauvreté. Le résultat en Afrique n’est pas aussi glorieux que cela. Et je ne parle même pas de l’industrie de l’armement qui fait du lobbying pour favoriser les guerres.

    Ce n’est pas qu’une question de capitalisme, il y a la problématique des monopoles et des intérêts nationaux, mais aussi de la fabrication du consentement dans l’opinion publique, la question de la démocratie aussi.

    On garde par exemple des impôts élevés pour les petites entreprises parce que les grandes entreprises sont puissantes et même si on pouvait baisser les impôts des petites entreprises et augmenter les impôts des grandes entreprises, on ne le fait pas.

    Donc, nous ne sommes pas d’accord sur la prémisse que le capitalisme est en soi une bonne chose. C’est plus compliqué que cela.

    J.R : Je vous laisse le dernier mot sur chaque réponse, mais je fais une réponse globale cette fois, libre à vous d’y répondre.

    Ce qui est intéressant dans vos réponses, c’est qu’elles font totalement fi du fait qu’il y a des milliers de religions sur terre, ce que les athées nous servent pourtant matin, midi et soir. Là bizarrement, cet argument n’est jamais invoqué. Pourquoi pas ? Sachant qu’il y a des milliers de dieux et de religions dans l’histoire, il est contraire aux probabilités qu’une seule religion et qu’un seul Dieu ressortent parmi tous, dans autant de facteurs vérifiables comme étant positifs (notamment les preuves 16 à 50) ou largement à l’écart de tous les autres (notamment les preuves 1 à 7).
    Par exemple vous cherchez à expliquer comment le christianisme est devenu la première religion, mais pas pourquoi. S’agit-il du hasard, comme les athées le croient généralement ? Pourquoi ne croyez-vous pas qu’il s’agit du hasard ? Croyez-vous que l’univers a un sens ? Non, donc il ne peut s’agir que du hasard n’est-ce pas ? Pourquoi ne l’invoquez-vous pas ? A moins de considérer que ce serait une défaite en rase campagne que de l’invoquer, ce que je pourrais comprendre. Mais les athées adorent évoquer le hasard quand il s’agit de la théorie de l’évolution, de la naissance de l’univers ou de tant d’autres choses. Quand il s’agit de 50 faits qui convergent vers une seule croyance en Dieu, et même 51 quand on ajoute le fait que les Etats-Unis soient devenus 1ère puissance mondiale à partir de rien en moins de 3 siècles en étant majoritairement protestants, ce n’est plus le hasard.
    J’ai été athée 36 ans, je connais votre point de vue. Je croyais au hasard et à l’absence de sens dans l’Univers moi aussi. Personne ne m’a présenté ces 50 preuves quand j’étais athée et je ne sais donc pas comment j’y aurais réagi. Mais normalement j’aurais pu comprendre ce qui était dit là, car ce sont des preuves factuelles, physiques, et non surnaturelles. Oui il existe des dizaines de contemporains de Jésus, non-chrétiens, qui ont dit qu’il a existé, voire qu’il a été crucifié et qu’il a prétendu être ressuscité. Oui, la Bible est le livre le plus vendu, imprimé, et traduit au monde. Des milliards de livres humains différents, mais un seul à être le plus vendu, imprimé et traduit. Hasard ? Coïncidence ? Peut-être. Mais alors le fait que Jésus soit l’homme le plus connu et influent aussi. Et le fait que les pays scandinaves et Israël soient premiers dans tout un tas de domaines très importants (pour ne pas dire fondamentaux) alors que les éléments climatiques leur sont très défavorables, et dans le cas d’Israël qu’il soit entouré d’ennemis depuis sa création, aussi. Etc.
    A partir de combien de faits de ce genre commencerez-vous à douter qu’il s’agit du hasard ou d’une autre raison que le Dieu de la Bible ? En d’autres termes, quel est votre niveau de preuves exigé ? Si 1000 preuves comme celles-là ne suffisent pas à vous faire changer d’avis, êtes-vous sûr d’être rationnel ? Ou bien demandez-vous que Dieu se présente à vous physiquement pour y croire, ou bien faut-il qu’il déplace des montagnes devant vous ? Les protestants comme moi croient que seul Dieu peut nous faire croire à lui. Et vous, quelle est votre croyance ?

    J.E : Je réponds ici a votre réponse globale.

    Le fait qu’il y ait des milliers de religions sur Terre me semble un argument intéressant, cela dit, je ne pense pas qu’il vous convainque parce qu’il me semble que votre argumentation repose sur la performance du christianisme, et donc en quelque sorte, que cette religion ait gagné la compétition de la suprématie mondiale est pour vous une sorte de preuve de sa supériorité, qui serait une preuve de vérité. Or quand bien même tout le monde serait devenu chrétien, cela ne me semblerait pas un argument valable pour dire que ce soit une vérité autre que psychologique et sociale.
    Pour ma part, je pense qu’il y a de l’arbitraire dans les religions, et les religions multiples sont un argument dans ce sens. Mais ce qui me semble plus convaincant, c’est de se demander : si l’on effaçait tous les livres religieux et que les gens oublient, est-ce que la religion chrétienne réapparaitrait telle quelle ? Comparez par exemple avec la recherche scientifique : si l’on jetait toute la science et qu’on recommençait de zéro, on retrouverait les mêmes vérités, parce qu’elles sont testées, confrontées a la réalité. Une telle remise en question fondamentale n’est pas présente dans les religions, ce qui fait qu’elles sont moins crédibles pour dire des vérités universelles.
    Cela dit, je ne considère pas pour autant qu’il n’y ait pas de valeur dans les religions. Libre à chacun d’utiliser sa religion pour son émancipation ou son bonheur. Pour moi, il s’agit d’une méthode, qui n’est pas en soi vraie ou fausse.
    Concernant le pourquoi, je vois un peu ou vous voulez en venir. Le hasard est effectivement une base fondamentale, cependant, il n’explique pas tout. La réalité a une forme de cohérence, qui fait que l’on peut appliquer de la logique sur les événements. On peut donc trouver des explications historiques, politiques, culturelles, psychologiques et sociales pour l’émergence d’une religion. Cela dit, même si l’on trouvait toutes les raisons, on pourrait encore se demander pourquoi ces raisons ont eu lieu. Plus on revient dans la chaine causale, plus on trouve du hasard.
    C’est un peu comme l’effet papillon. Si l’on remonte dans les causes, on trouvera des causes anodines, qui n’ont plus de lien évident avec ce qu’on cherche a expliquer, et ou les acteurs éventuels n’ont pas fait de choix particulier. Par exemple, le symbole de la croix découle du fait que c’était un instrument d’exécution dans l’empire romain. Lorsque les premières croix ont été construites, il n’y avait pas d’intention vis-a-vis de ce que deviendrait le christianisme. Il s’agissait simplement d’une façon d’accrocher les bras.
    Donner un sens a posteriori est une attitude humaine qui permet d’organiser ses pensées, faire des associations d’idées. Ce sens est une construction personnelle ou partagée, et dans une certaine mesure arbitraire. Chacun est libre de donner le sens aux choses comme il le souhaite. Je ne pense pas qu’il n’y ait pas de sens, mais que le sens est plutôt subjectif. C’est d’ailleurs pour cela que souvent les gens ne sont pas d’accord. Ils ne définissent pas les mots de la même façon, ne font pas les mêmes associations d’idées, etc.
    S’il y avait mille arguments qui me convaincrait que le christianisme en tant que tel est en soi plus convaincant et plus à même d’être influent que les autres religions, pour moi ce ne serait pas une preuve de la vérité métaphysique du christianisme, mais cela dirait quelque chose de la psychologie humaine. Prenez par exemple la rhétorique. Les meilleurs arguments ne le sont pas nécessairement parce qu’ils sont objectifs et conformes à la réalité.

    Il s'agit des 18 premiers points parmi les 50 proposés par Jean Robin dans son livre 50 preuves que Dieu existe.


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    bonsoir, je suis actuellement en 1er S.

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    je suis consciente de mes difficultés mais tout de même je reste motivé.

    Cependant peu de personne croit en moi, ni même ma mère et mes professeurs principaux et cela agit sur mon moral.

    que devrai-je faire ? passer en terminal ou changé de voie ?!


  14. A partir du 1er Juillet 2015, vous n'avez pas besoin de visa pour le Vietnam pour des séjours inférieurs à 15 jours (jour d’arrivée et de départ inclus) avec un seule entrée sur le territoire vietnamien si vous possédez un passeport français, espagnols, allemand, italien ou britannique. Cette politique est en vigueur jusqu'à 30 Juin 2017.

    Il faut que votre passeport valide au minimum de 6 mois et votre billet d'avion retour ou de continuation pour une autre destination est à présenter à l'arrivée. Votre seconde entrée sans visa sur le territoire vietnamien n’est autorisée qu’au moins d’un mois après la dernière sortie.

     

    Le visa sur passeport ou avec une autorisation "spéciale" avant départ reste obligatoire dans les cas suivants :

    ·      Séjour de plus de 15 jours

    ·      Séjour pour une multiple entrée au Vietnam

    ·      Entrée après le 30 juin 2017

    Un visa touristique pour un séjour de 30 jours revient à 60 € avec entrée simple, à 90 € avec entrées multiples (frais postaux non compris). Si vous arrivez en avion, les agences de visas en ligne assurent un service plus efficace, rapide et économique que les ambassades vietnamiennes. Notez que le passeport doit être valable 6 mois après la date d’expiration du visa.

     

    Une demande de visa pour le Vietnam coûte 70€ à l’ambassade vietnamienne en France, alors que la demande de visa «à l’arrivée» ne coûte que 25 USD/personne pour une séjour avec entrée simple.

     

    Si vous prévoyez de sortir du Vietnam et d’y entrer à nouveau par le Cambodge ou le Laos, demandez un visa à entrées multiples, valable 90 jours (environ 110 $US). 

     

     

     

    Documents nécessaires : visa touriste

     

    Formulaire:

        Un formulaire officiel de l'ambassade du Vietnam "Demande de visa du Vietnam (FN-1a)" rempli intégralement 2 exemplaires/personne. Attention, il vous faut remplir toutes les rubriques du cette formulaire pour éviter tout retard.

     

    Photo d'identite:

        Deux photo d'identité couleur - format 4,5 x 3,5 cm (pas de photocopie ni de photo scannée) collée sur chaque exemplaire du formulaire ci-dessus.

     

    Passeport:

        Passeport original, valable au moins encore un mois après la date de sortie du Vietnam ainsi qu’une page entièrement libre de toute inscription pour le visa Vietnam.

     

    Règlement:

        Pour la demande déposée directement à l’Ambassade, le règlement des frais de visa est mis en espèces.

    Pour la demande par correspondance, des frais de visas sont payés par chèque dont le montant varie selon du nombre d’entrées et de la durée de votre voyage.

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  15. Pièce n°1 : 
    « On va orienter la thérapie sur cette question de l'auto-maltraitance. »
    Vendredi matin, l'infirmière en charge de mon suivi me dit cela. Pourquoi vous maltraitez-vous ainsi ? Depuis lundi et pour deux mois, je suis en semi-hospitalisation. Ce n'est pas un hôpital mais une association, où tout le monde a flirté avec la mort. Me trouver là est déjà l'aboutissement d'un long chemin, il va maintenant falloir m'y retrouver. 

    Pièce n°2 : 
    Sans trop savoir pourquoi, je vais au S*** avec des amis que je me suis faits ces derniers mois. Finalement, je n'y suis qu'avec M*** et comme elle est comme moi, elle ne s'y sent pas vraiment à l'aise. Je croise ces gens que j'ai vus tous les week-ends ou presque pendant deux ans. La moitié ne me reconnaît pas, l'autre moitié est glaciale. Je savais que ce lieu était essentiellement fréquenté par des connards, j'apprécie d'en avoir la preuve et le détail, la certitude nuancée. B*** mixe, M*** s'en va, B*** fait un ulcère, on l'emmène aux urgences. J'ai l'impression de passer ma vie aux urgences de toute manière, c'est la troisième fois en deux semaines. Je préfère finalement être à l'hôpital qu'au S***. 

    Pièce n°3 : 
    G*** commence à remettre en question la viabilité de son couple s'il reste monogame. Il devient possible que nous nous voyions. Simultanément, je prends pleinement conscience du fait que je souhaite, au fond, tomber enceinte de lui, ce qui est totalement démesuré puisque nous ne nous sommes même pas vus réellement. Cet homme doux, rassurant et brillant suscite en moi des désirs de liberté et d'attachement, j'aimerais que nous soyons là l'un pour l'autre. Révélateur de ma déconnexion de la réalité : il va épouser quelqu'un d'autre. Je suis totalement à côté de mes pompes. Quelques douces soient ses paroles, elles ne sont au fond que des *mots en l'air*…

    Pièce n°4 : 
    P*** se fait une nouvelle fois hospitaliser, encore un sevrage. Il a beaucoup avancé dans son travail thérapeutique depuis que je le connais. Il me parle de son ex, celle avec laquelle il était, quand tout allait bien encore. Son travail lui a permis de comprendre que, dès le départ, il a accepté des choses qu'il n'aurait jamais dû accepter et juste après, il a commencé à s'autodétruire dans l'alcool. Ces mots simples recouvrent une réalité très juste et je ne suis pas du tout choquée qu'il lui ait fallu des années pour en arriver à cette prise de conscience. On dit souvent, à tort, que la difficulté est de trouver les mots justes. Non. Les mots sont là, évidents. Il faut accepter ces sensations que l'on fait tout pour fuir mais les mots, eux, n'ont rien de difficile. 

    Pièce n°5 : 
    J'ai consacré une grande partie de mon après-midi de samedi à débattre de questions philosophiques. Peut-on se poser des questions existentielles sans être né dans une famille croyante ? Le cas de Sade s'est posé : et s'il n'y avait aucune raison de ressentir de l'empathie, si c'était une sorte de bug de notre esprit et que les psychopathes avaient un avantage réel ? 

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    Une image est ressortie, quand le puzzle s'est intuitivement résolu, m'emportant dans une vague tristesse soudaine, une mélancolie vague couvrant un bouillonnant malaise : Tu n'es que du vent.

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    Je ne sais pas encore comment ça va évoluer. J'ignore absolument où je vais, comment j'y vais et ce que je vais devoir laisser derrière moi. Le bon sens me pousserait à penser que s'il n'y a pas d'actes, il n'y a pas de raison de faire des pas en avant vis-à-vis de quiconque mais prendre cette décision, c'est déjà me positionner dans une attitude de prudence, de calcul, de mesquinerie, de mon point de vue. 

    J'essaie d'écrire des poèmes, ça ne marche pas vraiment. J'essaie de me vider l'esprit mais c'est un semi-échec. Tout se déroule comme si, bientôt, j'allais devoir rejoindre la bergerie, m'installer bien au chaud parmi mes congénères, tuer ma part excessive et entrer dans ce jeu de négociations que l'on observe partout. La confiance et l'engagement sont des valeurs perdues, j'ai eu une chance que je n'ai pas su saisir il y a longtemps déjà, apparemment cela ne se reproduira pas. 


  16. Tequila Moor
    Dernier billet

    Par Tequila Moor,

    Bonjour à toutes et tous, bienvenue sur ce quatrième volet du Magazine Ffr, qui sort en juin 2017 mais ne vous y trompez pas, c'est bien celui de mai. En retard, encore !

    Trêve de parlote, lisons plutôt :

     

    1) Titenath nous donne en partage un Entretien consacré au modérateur Nephalion.

    Rubrique "Interview du mois" :

     

    2) Noisettes nous invite à découvrir le cinéma muet afro-américain, avec le film Within the Gates.

    Rubrique Cinéma :

     

    3) Jedino nous dit tout ce qu'il sait sur Les serious games (oui les jeux sérieux, non rien de sexuel).

    Rubrique Science :

     

    Merci aux lecteurs, aux commentateurs, aux avions & magazines qui arrivent à l'heure, tout ça.

    Un exemplaire PDF de ce numéro du Magazine est également disponible, à télécharger ici : Mag' N°4 / mai 2017 / version PDF

    Nous passons trop de temps sur internet, bon retour chez nous... ^_^


  17. Le débat démocratique existe plus en France, on tronque la vérité, on l’occulte



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