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34 résultats trouvés

  1. Le viol des hommes dans notre société est tu ou nié ou remis en cause, sous –médiatisé, justifié, moqué, sous-sanctionné alors que celui à l’encontre des femmes est, à juste titre, très présent dans les médias. Les articles des grands médias classiques(ne parlons même pas des journaux télé et radio) , les films et séries, les blogs et fora féministes, ne l’évoquent quasiment jamais(idem sur Forum.fr ...voir le sujet « culture du viol »…) : comme pour la violence conjugale (avec pourtant 28 pour cent d’hommes battus par leur conjointe), la maltraitance sur enfant(pourtant du fait dans 58 pour cent des cas de femmes), le viol est quasiment toujours présenté comme perpétré par des hommes et sur des femmes (le fameux mythe à entretenir:homme salaud agresseur/femme victime vertueuse). https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/10/12/une-etudiante-sur-vingt-dit-avoir-deja-ete-victime-de-viol_6055666_3224.html https://www.lesinrocks.com/2017/10/news/les-chiffres-effarants-dagressions-sexuelles-et-de-viols-en-france/ https://www.liberation.fr/checknews/2019/02/08/combien-y-a-t-il-de-viols-chaque-annee-combien-de-plaintes-combien-de-condamnations_1708081 https://www.lexpress.fr/actualite/societe/le-viol_1784600.html Quelques médias en font parfois heureusement depuis peu un sujet à part entière et Wikipédia a une page qui lui est spécifiquement dédié ; encore faut-il aller voir ces données; combien connaissent cette problématique du viol des hommes quand celui celle du viol des femmes est abordée quasi-quotidiennement? Et encore, dans certains articles comme sur Marie Claire, il n’est abordé que sous forme de cas particuliers (aucune mention des statistiques-WIKI, LARA STEMPLE etc etc), d’hommes agressés étant mineurs et par des hommes (d’église par exemple) ; il faut taire le cas des hommes majeurs, en particulier violés par des femmes. https://fr.wikipedia.org/wiki/Viol_des_hommes https://www.atlantico.fr/decryptage/3579362/viol-des-hommes--cette-indeniable-realite-encore-trop-peu-consideree-michelle-boiron https://www.marieclaire.fr/,les-hommes-aussi-sortent-du-silence,846080.asp Pourtant des femmes sont aussi violées par des femmes et des hommes, mineurs ou majeurs, sont violés par des femmes : https://www.madmoizelle.com/temoignage-viol-femme-760241 https://www.madmoizelle.com/viol-conjugal-homme-337616 https://www.madmoizelle.com/homme-victime-viol-490723 Les cas dans lesquels on aborde la question du viol des hommes dans les films, médias sont en interrogatoire policier et en prison : là, le viol y est présenté comme normal, faisant partie d’un processus de justice et /ou présenté …sous forme comique : https://www.madmoizelle.com/viol-hommes-comedies-986081 L’étude de fonds de LARA STEMPLE, juriste féministe, et de ses collègues, est édifiante. On en trouve heureusement quelques extraits sur des médias secondaires ; quelques extraits : -L'an dernier, une surprenante statistique ressortait du National Crime Victimization Survey [enquête nationale sur les victimes de la criminalité]. Après avoir interrogé 40.000 foyers sur le viol et la violence sexuelle, l'enquête trouvait que 38% des victimes déclarées étaient des hommes. -Si le calcul des données actuelles n'est pas encore adapté à cette nouvelle définition, Lara Stemple décortique d'autres enquêtes nationales dans son dernier article, «La victimisation sexuelle des hommes aux Etats-Unis: quand de nouvelles données contrarient d'anciennes hypothèses», écrit en collaboration avec Ilan Meyer et publié dans l'édition du 17 avril de l'American Journal of Public Health. L'une de ces enquêtes est la National Intimate Partner and Sexual Violence Survey de 2010, pour laquelle les CDC avaient inventé une nouvelle catégorie de violence sexuelle, la «contrainte à pénétrer». Cette définition inclut des victimes ayant été forcées à pénétrer quelqu'un avec des parties de leur propre corps, par la force physique ou la contrainte, ou quand la victime était ivre, droguée, ou autrement incapable d'exprimer son consentement.Quand de tels cas sont pris en compte, les chiffres relevant de contacts sexuels non consentis sont fondamentalement équivalents entre les sexes, avec 1,270 million de femmes et 1,267 million d'hommes déclarant avoir été victimes de violences sexuelles. -Les femmes violent aussi Mais alors, qu'est-ce qui peut donc pousser les hommes à se déclarer subitement victimes de violences sexuelles? Le moindre acteur a une blague sur le viol en prison et les procès de crimes sexuels perpétrés contre des hommes sont encore rares. Mais les normes genrées sont en train de se distendre et cette évolution permet aux hommes d'admettre –si les termes de l’enquête sont suffisamment subtils et spécifiques– leur vulnérabilité. Une récente analyse des données du BJS, par exemple, montre que 46% des victimes masculines l'ont été d'une personne de sexe féminin. -Le dernier élément scandaleux de l'article de Stemple et Meyer concerne les détenus, qui n'entrent pas du tout dans les statistiques générales. Ces dernières années, le BJS a commandité deux études portant sur les prisons pour adultes, les centres de détention et les établissements pénitentiaires réservés aux mineurs. Des enquêtes méthodologiquement excellentes parce qu'elles respectaient l'anonymat des participants au sein des établissements, tout en posant des questions très précises et explicites («Est-ce qu'un détenu vous a physiquement forcé à lui faire ou à vous faire une fellation?»). Les résultats de ces enquêtes vont à l'encontre de nos a priori. Ici, les femmes sont plus susceptibles d'être agressées par d'autres détenues, et les hommes par des gardiens, dont beaucoup de gardiennes. Par exemple, dans les centres pour mineurs et pour les abus perpétrés par des membres du personnel pénitentiaire, 89% des cas concernent des garçons abusés par une femme. Au total, le nombre d'abus perpétrés sur des détenus est astronomique: 900.000 cas déclarés. Quelques articles abordant l’étude de Lara STEMPLE : http://www.slate.fr/story/90153/hommes-viol https://kassataya.com/2014/08/17/quand-les-hommes-sont-violes/ https://www.youtube.com/watch?v=xDR3daN4ig8&feature=youtu.be Qu’en est-il de la pénalisation ? Beaucoup trop de viols de femmes (un seul serait encore de trop) ne sont pas dénoncés, ne sont jamais abordés au tribunal, ne donnent lieu à des condamnations. Les données, quelle que soit l’étude prise en compte, montrent que pour les victimes hommes, ces faits sont plus que décuplés : le ratio viols déclarés/ viols est beaucoup plus faible. La faute à l’image, la non-médiatisation, la rare présentation ou présentation juste sous forme comique? https://inhesj.fr/publications/flashcrim/les-femmes-condamnees-pour-viol-en-france (INHESJ) Les statistiques précédentes permettent de dire que, selon la prise en compte des résultats de telle ou telle étude, de 10 à 25 pour cent des viols sont du fait de femmes sur des hommes majeurs (il faut y ajouter les viols sur mineurs, les viols sur femmes). Pourtant 1 pour cent des condamnés pour viol sont des femmes faible ; encore une inégalité hommes-femmes de plus en justice .Les données de l’ INHESJ montrent que les femmes auteures ne sont arrêtées et condamnées presque uniquement dans des cas « agravés », non dénoncées ou non inquiétées même après une plainte dans les autres cas ou presque …Là encore : la faute à l’image, la non-médiatisation, la rare présentation ou présentation juste sous forme comique ? Qu’en est-il de la définition ? Même si des avancées (mais pas dans tous les pays) ont été permises par le fait de considérer la pénétration comme pouvant être contrainte (donc un homme contraint à pénétrer un orifice est violé), elle reste gynocentrée : le vagin, puis par extension l’orifice sont le « modèle » ; envelopper le sexe n’est qu’une agression sexuelle. Concrètement, vous « doigtez » une femme contre son gré, c’est un viol, vous « masturbez » un homme contre son gré , c’est une ‘’simple’’ agression sexuelle… Qu’en est-il de la prise en charge des victimes ? Si des asso prennent en charge les victimes femmes, leur nom même indique que les hommes victimes n’y sont pas attendus ; comme pour les hommes battus par leurs conjointes (28 pour cent des cas et pourtant 0 centre d’accueil, 0 centre d’éloignement de leur bourreau, 0 numéro d’appel), les hommes victimes de viol ou d’agression sexuelle sont particulièrement délaissés par la société et les pouvoirs publics…
  2. BRITTO567

    fantasme du viol

    Bonjour, je me pose beaucoup de questions par rapport à mes fantasmes. Tout particulièrement celui du viol. Je sais que ce fantasme est très répandu chez les femmes (je n'ai pas vu d'études faites sur les hommes..), j'ai lu que c'est une manière d'avoir un certain control puisque tout se passe dans notre imagination, et que l'on se créer nos propres scénarios qu'on peu arrêter à tout moment bien sur. Maintenant, il faut que je vous dise que j'ai été moi même victime de viol (agression sexuelle à l'age de six ans par quelqu'un de ma famille) puis je me suis faite violer à 18 ans par un type que je connaissait. Cette experience reste très traumatique,je vais mieu qu'à l'époque puisque aujourd'hui, j'arrive à en parler à mes proches et je n'ai pas de haine envers moi même. A l'heure actuelle,J'ai une sexualité épanouie basée sur l'amour, le respect et le plaisir ce qui n'a pas toujours été le cas. Je me demande comment et pourquoi à l'heure actuelle il m'arrive encore de me masturber en pensant à des scènes de viols dont je suis une nouvelle fois, la victime? merci de m'avoir lu
  3. Policiers accusés de viol à Aulnay : la vidéo de l'interpellationLes faits se seraient déroulés jeudi à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) lors de l'interpellation d'un jeune homme de 22 ans dans le quartier de la Rose-des-Vents dont nous publions des images.Soupçonnés d'avoir gravement blessé à coups de matraque un jeune homme lors de son interpellation, quatre policiers d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) sont en garde à vue depuis jeudi, visés par des accusations de «viol en réunion» d'une «extrême gravité», a estimé samedi le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux.Le jeune homme d'une vingtaine d'années a fait l'objet d'une interpellation musclée jeudi vers 1è heures, au coeur de la cité des 3 000, après un contrôle d'identité qui a dégénéré.La scène, filmée par la vidéosurveillance de la police municipale, montre notamment un policier «porter un coup de matraque horizontal au niveau des fesses» du jeune homme, après que son «pantalon a glissé tout seul», selon cette même source. Des habitants ont assisté à l'interpellation et filmé cette dernière. http://www.leparisien.fr/aulnay-sou...eo-de-l-interpellation-04-02-2017-6655578.php Honteux, j'espère que ces mer*** seront sévèrement punis par la justice mais c'est mal parti vu que l'accusation de viol a été remplacé par des violence volontairehonte a ces flics qui déshonore l'insigne.
  4. Le procès devrait avoir lieu en 2021. Quatre policiers sont mis en examen, dont un pour viol. Une seconde expertise indiquait par ailleurs que le coup porté par le policier «n'était pas contraire aux règles de l'art» : la pratique consistant à frapper d'estoc - en frappant avec la pointe - est enseignée en école de police car moins violente que les coups classiques. Ces nouvelles conclusions pourraient conduire la juge d'instruction à requalifier les faits et à ne plus poursuivre le policier pour viol. Les policiers sont accusés de «violences ayant entraîné une infirmité permanente». Selon la dernière expertise médicale, le jeune homme a été gravement blessé par le coup, il souffre d'une déchirure du sphincter et portera à vie les séquelles de l'interpellation. Les policiers nient le caractère intentionnel des violences, et affirment que Théo s'est débattu et qu'ils ont dû le maîtriser. Au Figaro, l'avocat de Théo, Maître Antoine Vey, espère qu'«une bonne qualification soit donnée à l'affaire». «On ne dois pas perde de vue qu'il s'agit de violences gravissimes, avec un préjudice irréparable», ajoute-t-il. Il souligne qu'en plus du préjudice physique qu'a subi son client, un «préjudice psychologique» s'y est ajouté. «Théo a été dépeint comme un voyou et a été confronté à des injures racistes qui sont inacceptables et qui l'ont beaucoup affecté», explique-t-il. source
  5. New Delhi (AFP) - L'affaire du viol collectif et du meurtre d'une vétérinaire qui avait révulsé l'Inde a connu vendredi un dramatique dénouement avec l'annonce de la mort des quatre suspects, tués par la police en marge de la reconstitution du crime. Un haut responsable de la police de Hyderabad (sud) a affirmé que les quatre hommes avaient été abattus en tentant de s'enfuir lors de cette reconstitution dans la nuit de jeudi à vendredi. S'ils ont suscité la consternation d'avocats, ces décès ont été accueillis par des célébrations de joie d'une partie de la population, la soeur de la vétérinaire assassinée faisant part quant à elle de sa satisfaction. https://fr.news.yahoo.com/quatre-suspects-viol-révulsé-linde-abattus-police-102903299.html
  6. Jeune femme de 19 ans. Nusrat Jahan Rafi a été brûlée vive pour avoir porté plainte pour harcèlement sexuel contre le responsable de son école coranique. Sa mort en avril avait suscité une vive émotion et déclenché des manifestations à travers le pays. Les 16 accusés, dont le professeur de la jeune fille et trois de ses camarades, étaient jugés depuis juin par un tribunal spécial du district de Feni (sud-est). « Le verdict prouve qu’aucun meurtre ne reste impuni au Bangladesh. Nous avons l’état de droit », a déclaré le procureur Hafez Ahmed à la presse, une fois cette sentence prononcée dans une salle d’audience bondée et sous haute sécurité. https://www.20minutes.fr/monde/2635771-20191024-bangladesh-seize-hommes-condamnes-mort-meurtre-jeune-femme-brulee-vive?xtor=RSS-176
  7. Alyssa Milano, une des actrices stars de la série "Charmed" a livré pour la première fois les contours de son viol qui s'est déroulé alors que la caméra tournait encore. C'est avec son podcast "Sorry not sorry" qu'elle a évoqué ce récit glaçant. Celle qui a lancé il y a deux ans la vague #Metoo, raconte avoir été violée pendant le tournage d’une scène de sexe alors que les caméras “tournaient encore”. Source et suite de l'article
  8. Résumé : Hannah Baker s'est suicidée. Avant de se donner la mort, elle a enregistré 13 cassettes dans lesquelles elle parle des 13 raisons (ou personnes) qui ont contribué à son mal-être. Un épisode par face de cassette. ________________________________________________ Je crée ce topic parce que cette série mérite d'être partagée, discutée et vue. On passe par toutes les émotions : incompréhension, dégoût, tristesse, compassion... Cette série met très bien en scène les petits actes du quotidien qui agissent sur le moral d'une adolescente. On peut également voir comment un petit détail prend toujours de plus en plus d'ampleur jusqu'à gâcher la vie d'une adolescente qui n'avait rien demandé. Une rumeur, un acte blessant, une parole déplacée et le cycle est lancé. Et vous, avez-vous regardé cette série ? Qu'en avez-vous pensé ?
  9. Calla

    Agression physique/sexuelle

    Cher lecteurs / lectrices ! J'ai un sérieux problème... Depuis mon déménagement en ville,j'ai croisé un type, la première fois c'était en me poussant par surprise (en fauteuil roulant), j'ai eu peur sur le coup mais j'ai reussi à m'en débarrasser rapidement. A la troisième rencontre, il me fait la bise alors qu'on ne se connaît pas, il insiste pour que j'aille chez lui, j'ai refusé mille et une fois mais insistait encore... Sous la peur, et ne sachant pas comment me débarrasser de lui j'ai accepté... Alors nous allons chez lui, je suis prise de panique, je ne controlais plus mon corps. En montant dans l'ascenseur il carresse mes cheveux, passe ses doigts dedans. Je commence à sérieusement paniquer. On discute, il veut me faire visiter sa chambre... Nous arrivons dans sa chambre, il ferme la porte. Je l’observe toujours, et je me dis que je suis dans une situation … Indescriptible. Il s’assied sur son lit : « Tu veux t’asseoir sur le lit ? » « Non non, c’est bon. » « Ne t’inquiète pas, je ne vais pas te violer. » Il se lève, me redemande : « Tu as peur ? » « Hum » Il descend les volets de la pièce afin qu’on soit dans la pénombre, je le regarde faire en faisant les gros yeux. « Ça te va comme ça ? » « Hum » Je n’arrivais plus à réfléchir, ni à parler, ni à bouger. Je voulais partir de cette endroit le plus vite possible, mais je reste figée. Il s’approche de moi : « Ha que tu es gentille ! » et me prends par les joues et m’embrasse sur ma première lèvre… Je le repousse. Il me demande quel âge j’ai, quand je lui réponds il dit comme s’il pensé à voix haute : « Ça va, ça va. » (J'ai 16 ans...) Je regarde l’heure sur mon téléphone pendant qu’il ouvrait cette porte, je le regarde en disant qu’il fallait que j’y aille. On retourne dans le salon on discute... Tente d'autres approches mais je reste calme et j'essaie d'être distante. Il me propose à boire, je refuse catégoriquement, il me dit que c’est important de boire, je lui dis que non, j’ai ma bouteille d’eau sur moi que ça me suffisait. Il retourne s’asseoir sur ce canapé, il me dit : « Je te trouve sympa, gentille, belle attirante, je ne regarde pas le handicap mais le physique et le cœur. » « Merci… » Je lui redis que je dois vraiment rentrée, et il me demande comment je peux le contacter, si je pouvais lui donner mon numéro de téléphone ou mon Facebook. « Non je ne le passe pas à n’importe qui » disais – je « Ce n’est pas vrai ça » « Ha si, je le passe rarement. » « Comment on va faire si tu veux revenir ici en tant qu’amis, ce n’est pas pour le sexe ni pour te violer » en souriant comme d’habitude. « En se croisant je ne sais pas » toujours en souriant, mais ayant peur, je voulais me barrer d’ici le plus vite. Il finit par m’écrire sur un papier son prénom, nom et numéro de téléphone. ‘’Au cas ou si je voulais le contacter et revenir’’ Nous descendons ensemble, il continu à toucher mes cheveux, je regarde le sol. Enfin sortis, et n'ayant plus avec Lui, je roule plus loin pour appeler une amie et tout lui raconter en étant calme, avec la voix légèrement tremblante, elle essayer de me rassurer. Le soir arrive, je suis dans le noir, je tremble, je fais une crise d’angoisse. Je décide d’en parler à deux autres amis proches de moi en même temps… L’une veut absolument que j’en parle à mes parents parce que c’est grave… Ou je lui ai fait jurer de ne rien dire… Ni à mes parents ni aux membres du personnel du lycée. L’un qui veut aller parler directement à ce « type » en lui passant la feuille… Puis… J’ai craqué en discutant avec eux par messages, j’ai fondu en larmes pendant deux bonnes minutes. Je faisais une crise d’hystérie parce que je revoyais son visage s’approchant du miens. J’ai avalé quatre euphytoses qui n’ont fait aucun effet cette nuit – là. La journée se suit, je ne sors pas – J’ai la trouille – donc je reste dans mon lit pour la journée. J’en reparle à l’une des trois dans la journée, elle m’a clairement dit que je devais en parler à quelqu’un, qu’elle, elle n’avait pas jurée et ne le fera pas. Je lui avais dit de ne rien faire, de me laisser au moins la semaine du lycée pour me sentir en sécurité. Elle attend, mais veut que j’en parle à quelqu’un impérativement. Je regarde des films, des séries mais toute la journée je ne pensais qu’à ça, je revoyais les images, je tremblais, je me crispais. Quand je fermais les yeux, je voyais son visage s’approchant du miens. Je me retourne, je vois que le rideau est tombé, j’ai commencé une crise de parano, d’angoisse. J’avais laissé la fenêtre ouverte pour la chaleur –Pas grand ouvert – j’ai pensé que c’était Lui qui était là. La crise a durée 5 à 10 minutes avant que je puisse me résonner. J’ai dû faire un mini – malaise durant l’après – midi et un peu plus tard une petite crise de tétanie. Le soir arrive, dans le noir et la musique, j’éclate en sanglot pendant un bon moment. Je faisais une crise d’hystérie, je le voyais, encore et encore. Je me battais dans ma couverture, je n’arrivais pas à me calmer, j’ai envoyé un message à l’un des trois qui était au courant et tenter de me rassurer comme il pouvait, continuait à me proposer son idée de lui envoyer un message. J’ai encore refusé. J’ai passé la matinée sur la terrasse avec mes parents, on mangeait dehors tout allait bien. Ils voulaient se promener et me demandait si j’y allais avec eux, je ne savais pas quoi répondre, j’ai répondu « Oui… Nan je ne sais pas j’ai pas très envie de bouger… » J’étais crispée, je contrôlais mes tremblements. J’ai fini par dire oui… J’avais peur. Donc j’ai envoyé un message à ma mère pour au final dire non. Et eux non plus ne voulait plus bouger. Je mourrais d’envie de sortir, mais la peur était trop présente, et si je le re croisais ? Je suis allée sur la terrasse une dizaine de minutes avec ma mère je roulais tranquillement histoire de me défouler un peu, quand j’entends un bruit extérieur, je me suis figée et crispée, je tremblais à nouveau. Je me sens… Sale ! Plus je prends de douche pour oublier cette sensation, plus ça empire. J’ai toujours les sensations de ses lèvres sur les miennes, de ses doigts dans mes cheveux… C’est… Horrible. Je revois chaque moment, chaque geste, chaque mimique de son visage sans cesse. J’ai peur quotidiennement… Je ne peux pas sortir… Et s’il me voyait encore ? S’il allait faire ce qu’il voulait faire ? Viol… Je culpabilise… Pourquoi je me suis pas barrer en roulant ou je ne sais pas… Pourquoi je n’ai pas fait autre chose que de le suivre… J’ai peur… Constamment… Comment ça va se passer au lycée ?... Comment vais – je réagir aux contacts physiques ? Alors que ceux de ma propre mère me gêne un peu… Le fait d’être enfermé qui va me rappeler la chambre ? Et mes crises de parano ? Mes crises d’hystérie… Comment vais – je pouvoir expliquer mon changement de comportement sans leur dire ce… Cauchemar ? Si je pleure sans raison comme ça m’arrive comment vais – je pouvoir expliquer ça ? Et si mon psychologue pour une raison qui m’échappe voudrait me voir comment je fais ? Etre enfermé… Avec un homme… Ma question : Est - ce une forme d'agression sexuelle ? Est ce normal que je culpabilise... De se sentir sale ? D'avoir peur du monde extérieur ? A vos claviers !
  10. Bonjour, Noa Pothoven n'avait que 17 ans. Agressée sexuellement à 11 et 12 ans déjà, l'adolescente est violée par deux hommes alors qu'elle n'a que 14 ans. Des violences dont elle ne sera pas parvenue à se remettre et l'auront conduit à demander à ce que l'on mette fin à ses souffrances après un long calvaire. Elle a été euthanasiée dans le salon familial. Article entier (désolée : le lien vers l'article français ne fonctionne pas). Un enfant de 12 ans peut demander l'euthanasie dans ce pays si le docteur donne son aval pour cause de maladie incurable.
  11. Henda Ayari, première femme à avoir porté plainte contre Tariq Ramadan pour viol, assure que pour l'islamologue "soit vous êtes voilée, soit vous êtes violée", dans un entretien publié lundi par le Parisien. Le théologien suisse est visé par une enquête à Paris pour "viol, agression sexuelle, violences et menaces de mort", et fait l'objet de plaintes de deux femmes, dont Henda Ayari, qui dénoncent des faits similaires. L'ancienne salafiste devenue militante féministe et laïque, Henda Ayari avait raconté dans un livre sa rencontre avec Tariq Ramadan dans un livre mais sans le nommer. "C'est la campagne #BalanceTonPorc qui m'a poussée à dévoiler son nom", explique la jeune femme dans le Parisien où elle raconte qu'elle était "sous l'emprise mentale" de M. Ramadan et que celui-ci l'avait "menacée de représailles" ou de "s'en prendre à ses enfants". https://fr.news.yahoo.com/tariq-ramadan-soit-êtes-voilée-soit-êtes-violée-060833614.html
  12. Pierre Palmade accusé de viol, en garde à vue L'humoriste Pierre Palmade en garde à vue dans une affaire de viol présumé L'humoriste a été placé en garde à vue jeudi 11 avril dans les locaux du commissariat du 3e arrondissement de Paris. Pierre Palmade a été placé en garde à vue jeudi 11 avril dans la matinée à Paris, dans une enquête qui porte sur des soupçons de viol, le tout sur fond d'usage de cocaïne, a appris franceinfo de sources policières confirmant une information du Parisien. Une personne âgée d'une vingtaine d'années est également entendue dans cette affaire. Pierre Palmade est interrogé dans les locaux du commissariat du 3e arrondissement de Paris. Le 1er district de police judiciaire de la Préfecture de police de Paris vient d'être saisi de l'affaire. Pour l’article en entier : https://www.francetvinfo.fr/societe/harcelement-sexuel/l-humoriste-pierre-palmade-en-garde-a-vue-dans-une-affaire-de-viol-presume_3273915.html
  13. Invité

    Un viol peut-il provoquer une grossesse ?

    Bonjour Si une femme est violée, est-ce qu'elle peut tomber enceinte de cette agression ? Je ne crois pas et je voudrais vous expliquer pourquoi. Déjà, rappelons les bases de la reproduction. A l'issue d'une relation sexuelle, l'homme laisse sa semence dans l'organe génital de la femme, et un spermatozoïde trouvera son chemin jusqu'à l'ovule pour le fertiliser : cette union donne un oeuf fécondé, qui s'implantera sur la paroi de l'utérus et se développera jusqu'à la naissance. Nous sommes tous d'accord pour dire qu'un viol cause une souffrance mentale énorme. Or si cette violence est capable de provoquer une naissance, alors ça signifie que l'état mental d'une femme n'a aucun impact sur son état physique. Ce serait voir, à mon avis, les femmes comme des "machines à faire des bébés" , ce qui n'est pas très féministe et insultant contre Mère Nature, qui est censée faire de bonnes choses. En vrai, c'est prouvé que le mental influe sur le corps, par exemple l'effet placebo qui montre que l'optimisme d'un malade l'aide à guérir. Donc on peut déduire que la souffrance perturbe le système reproducteur et empêche la grossesse. L'étude scientifique la plus connue sur ce sujet s'appelle : " Rape related pregnancy : estimates and descriptive characteristics from a national sample of women " En résumé, les chercheurs ont interrogé 4000 femmes par téléphone et leur ont demandé si elles sont tombées enceintes suite à un viol. Quelques unes ont répondu oui, et ils ont conclu qu'il y a 1 chance sur 20 qu'un viol conduit à une grossesse Personnellement, je ne pense pas que cette étude soit crédible, car elle est basée sur des témoignages. Ils n'ont pas vérifié que les informations qu'ils ont acquis étaient objectivement vraies. Les autres études se basent aussi sur des témoignages sans vérification des informations. Le témoignage n'est pas une preuve évidemment et pour tout ce qui est affirmé, il faut des preuves. Une étude valide pour moi, ce serait de collecter des données sur des affaires de police où le viol a été prouvé et de voir s'il y a eu des grossesses, mais aucune étude que j'ai lue n'a adopté cette méthode. Donc la science n'a prouvé que le viol peut provoquer une grossesse. Je pense aux cas exceptionnels d'inceste où une adolescente tombe enceinte à cause d'un membre de son entourage, ou lorsqu'une femme est kidnappée, sequestrée et violée pendant longtemps. Sans vouloir offenser quelqu'un ou faire l'apologie de ces crimes, je pense que la souffrance de la victime est moindre, car dans le premier cas elle n'est peut-être pas entièrement consciente de la situation et dans le second elle est peut-être habituée à sa séquestration (je pense au syndrome de Stockholm où le kidnappé peut éprouver de l'amour pour son kidnappeur). Ma théorie est que la souffrance mentale d'une femme empêche la grossesse s'il y a viol. Par quels mécanismes ? Je ne sais pas, on peut imaginer que le col de l'utérus devient impénétrable pour les spermatozoïdes, ou que l'ovule meure spontanément, ou que l'utérus devient impropre à la grossesse... Au cas où vous me suspecteriez, non je ne suis pas un pro life qui veut nier l'existence de grossesses issues de viol. Je dis juste ce que je pense et j'ai expliqué mon raisonnement, et j'aimerais que vous me disiez ce que vous en pensez
  14. La plainte a été déposée par une comédienne de 27 ans… Une plainte pour viol a été déposée vendredi contre Luc Besson, a appris 20 Minutes de source judiciaire, confirmant une information d'Europe 1. Les faits auraient été commis dans la nuit de jeudi à vendredi. L’enquête a été confiée au premier district de la police judiciaire. Source et suite de l'article
  15. Sujet sérieux... Hello, J'ai lu un article qui parlait de deux hommes qui ont pris 9ans pour l'un et 10ans pour l'autre, de prison ferme pour un viol... On va revenir à ces histoires purement financières, mais 19ans de prison à financer pour faire plaisir aux juges et à la victime, sa famille, etc... Ca à un coût ! Et qui paie = La communauté qui pourrait faire largement autre chose de cet argent ! Je me suis dit: "Mais ils ne pourraient pas se payer une pute quand une envie leur vient, ça coûterait beaucoup moins cher !" Faudrait-il imaginer un service de prostituée subventionné, de manière à éviter ce genre de problème de société ? En plus ce serait positif pour les proies potentielles. Est-ce que ce serait dégradant qu'une société moderne se mette à imaginer ce genre de solution ?
  16. extraits : Construit sur le mode d'un compte à rebours vers une « explosion » finale, La France Orange mécanique n'aborde son réel sujet que dans les derniers chapitres : si la délinquance explose en France, c'est, selon l'auteur, du fait de la « mondialisation », entendez de l'immigration. Le procédé est assez habile. Assommé sous une avalanche de chiffres et 45 pages d'affilée de faits divers relevés dans la presse locale, le lecteur non averti s'engouffre dans l'explication « culturelle » offerte par Laurent Obertone. Le livre, qui prétend casser les tabous, esquisse des solutions ultra-sécuritaires : des juges plus sévères, le retour de la peine de mort ou à tout le moins de la vraie perpétuité, la construction de 300 000 places de prisons, et moins d’immigration. Non « politisé » La France Orange mécanique, comme l'affirme son auteur ? Si sûrement que le député Gilbert Collard et Marine Le Pen en font la promotion depuis plusieurs semaines. « Ce livre, vous devez absolument le lire et le faire lire », vante la présidente du Front national en une du site du parti. <div>Présenté comme un travail scientifique, ce « livre choc » accumule pourtant sans aucune précaution des chiffres souvent non sourcés, erronés, et interprétés au forceps pour coller à la thèse de l'auteur. Détails.......(.....)...... La plupart des exemples de viols (et ils sont nombreux) cités par le livre sont commis dans un lieu public par des inconnus, si possible d'origine étrangère, ces fameux « sous-socialisés ». C'est oublier que la plupart des viols en France sont le fait de proches de la victime, comme le montre l'étude de la sociologue Véronique Le Goaziou, Le Viol, aspects sociologiques d'un crime. Le livre est issu du travail d'une équipe du Cesdip qui s'est penchée sur 425 affaires de viol jugées aux assises de Paris, Nîmes et Versailles. « On voit clairement dans ces dossiers que le viol est un crime de proximité, explique Véronique Le Goaziou dans un entretien au Midi Libre. Le nombre d'affaires dans lesquelles auteurs et victimes ne se connaissaient pas du tout est réduit. Dans la majorité des cas, auteur et victime entretiennent un lien relationnel, plus ou moins fort. Les viols les plus nombreux sont ceux qui interviennent à l'intérieur de la famille (47 % - ndlr). Les viols par inconnu représentent dans ma recherche 17 % des dossiers (29 % à Paris - ndlr). C'est important à dire car on a encore dans nos imaginaires la vision du violeur qui fond sur sa proie inconnue dans une rue sombre, ce n'est vraiment pas le plus courant. » Les viols sont également loin d'être le fait d'une catégorie sociale en particulier. « Les enquêtes de victimation montrent que les viols dont les auteurs sont connus sévissent dans tous les milieux sociaux et dans des proportions comparables », rappelle la chercheuse au CNRS dans un entretien à Mediapart. Mais cette réalité, qui met en cause non plus l'inconnu qui rôde dans nos rues, mais les amis, collègues, et conjoints des femmes vivant en France, est passée sous silence par La France Orange mécanique. Pour son auteur, « le traitement des violences faites aux femmes » ne peut être qu'un leurre médiatique permettant « aux associations, médias et politiques d'incriminer essentiellement les maris et les pères de famille ». lire cet excellent article en entier sur : http://www.raslfront-isere.org/blog/lire-article-557584-9783728-_la_france_orange_mecanique___flagrant_delire_secu.html
  17. Invité

    Violée ? "Tu y es pour quelque chose"

    Violée ? "Tu y es pour quelque chose" selon la police hongroise Dans un clip de prévention, la police hongroise estime que le meilleur moyen de prévenir le viol, c'est de culpabiliser les victimes. Pour la police hongroise, le meilleur moyen de prévenir le viol c'est de culpabiliser les victimes (et donc les femmes). C'est en tout cas le message qui ressort du dernier clip de prévention, mis en ligne sur YouTube le week-end dernier, de la police du district de Baranya, dans le sud-ouest du pays. Le pitch du clip ne laisse pas de place au doute. Dans la vidéo, trois jeunes femmes se préparent pour aller faire la fête. Forcément, elles sont en jupe courte. Puis elles se rendent en boîte de nuit. Forcément, elles consomment beaucoup d'alcool et rencontrent des hommes. La soirée se termine mal pour l'une d'entre elles qui se fait agresser sexuellement. (...) Suite de L'ARTICLE : http://tempsreel.nouvelobs.com/vu-sur-le-web/20141127.OBS6363/violee-tu-y-es-pour-quelque-chose-selon-la-police-hongroise.html LE CLIP : https://www.youtube.com/watch?v=qrhb_KXWXXo
  18. En 1987, Anna Ruston a été enlevée par un homme qui, pendant 13 ans, lui a fait vivre les pires sévices et l’a même obligée à avoir des relations sexuelles avec d’autres hommes. Aujourd’hui âgée de 44 ans, cette Britannique raconte son histoire sidérante dans un livre au témoignage glacial. Pendant 13 ans, Anna est pratiquement restée tout le temps dans une chambre. (...) Elle vivait avec Malik, chauffeur de taxi, sa mère, ses frères et leurs enfants. Personne n’a jamais appelé à l’aide. "Je me souviens encore très bien de la chambre et ce petit coin où on me faisait du mal", raconte-t-elle. "Mais au bout d'un moment, je ne ressentais plus cette douleur, mon corps s'était complètement refermé de lui-même. Et je peux encore me souvenir du seau que j'utilisais comme toilette, l'odeur de la fumée quand il fumait, ... Je suis arrivée à un point où je ne savais plus ce qu'était la vie." (...) "Malik m'a donné des habits traditionnels, a teint mes cheveux en noir, m'a fourni un voile." Anna pense que c'est pour cette raison que les autorités n'ont rien dit, de peur d'être accusées de discrimination. Au bout d'un moment, l'un des frères de Malik a commencé lui aussi à abuser d'elle. Malik y a vu l'opportunité de gagner de l'argent et a donc décidé de la prostituer. (...) Anna a finalement réussi à s'échapper de la maison familiale pendant que la famille faisait sa prière. (...) http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/3042607/2016/12/29/Gardee-comme-esclave-sexuelle-pendant-13-ans-Anna-a-cotoye-l-enfer.dhtml
  19. JUSTICE - Une femme qui a tué son mari en 2012 après des années d’enfer conjugal - faits de coups et d’abus sexuels sur ses filles - a été condamnée mardi 28 octobre à 10 ans de prison ferme par la cour d’assises du Loiret. Une décision incomprise et dénoncée sur les réseaux sociaux. http://www.metronews.fr/info/dix-ans-de-prison-pour-avoir-tue-son-mari-qui-violait-ses-filles-la-condamnation-qui-choque/mnjC!joGUGskF9hKkI/
  20. Ce cheikh qui veut marier des fillettes Mardi 07 octobre - 07:21 Un leader musulman a lancé une fatwa qui n'en finit pas de déchaîner les passions. Et pour cause. Cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Maghraoui a publié sur un site Internet un avis religieux autorisant le mariage des fillettes à partir de neuf ans. Un avocat et des associations des droits de l'homme dénoncent un appel au « viol » des enfants et à la « pédophilie ». Cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Maghraoui est dans la ligne de mire des défenseurs des droits humains marocains. D'après le quotidien Al Jarida Al Oula du 1er septembre, le leader religieux a lancé sur le site Internet maghrawi.net une fatwa autorisant le mariage des fillettes à partir de l'âge de neuf ans. « Il nous a été dit et nous avons vu que les filles de neuf ans ont la capacité de se marier autant que les filles âgées de 20 ans et plus », aurait expliqué Cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Maghraoui à maghrawi.net. Pour appuyer son propos, il aurait par ailleurs cité l'exemple du Prophète qui se serait marié avec l'une de ses épouses âgées de neuf ans. Risque de hausse des mariages précoces S'il voulait créer le scandale, c'est réussi. De nombreux défenseurs des droits humains sont montés au créneau. Ils dénoncent un avis religieux rétrograde qui viole la Convention internationale des droits de l'enfant, que le Maroc a ratifiée, et le nouveau Code de la famille, qui fixe à 18 ans l'âge minimum pour se marier - quelque soit le sexe. C'est sans compter que le Code n'est lui-même pas inflexible sur la question du mariage précoce. « Le législateur a autorisé exceptionnellement le mariage précoce et l'a soumis à l'autorisation du juge sans que l'âge minimal ou les conditions de contraction de ce type de mariage ne soient précisées. Le résultat en est que le mariage des mineurs est toujours pratiqué », souligne Fatiha Mesbahi, membre du bureau central de l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH). Du coup, certains craignent que la fatwa n'encourage plus encore le mariage des mineures. D'autant que, « au Maroc, une très forte population est analphabète, commente Mourad Bekkouri, avocat au barreau de Rabat. Dans les bleds, on ne peut pas savoir ce qui va se passer, comment les gens vont réagir. Ils pourraient marier à partir de neuf ans leurs filles pensant que la fatwa est officielle, alors qu'elle n'a pas été validée par le Conseil supérieur des oulémas. » Devant les risques, Me Mourad Bekkouri a porté plainte le 4 septembre devant le tribunal d'instance de Rabat et attend de voir si le parquet va ouvrir une enquête. « Cette fatwa est un crime contre l'humanité » Pour l'avocat, ce combat est celui de la préservation de l'innocence. Et il ne mâche pas ses mots : « Je considère que cette fatwa est une atteinte aux droits de l'enfant et un appel au viol et à la pédophilie ». Un avis que partagent plusieurs journaux et bien des associations. « A ce stade, ce n'est pas une promotion de la pédophilie, c'est de la pédophilie tout court ! A neuf ans, une fille n'est pas mûre pour avoir des relations sexuelles, recevoir le sperme, être fécondée¿ C'est comme si on la tuait en avance ! Cette fatwa est un crime contre l'humanité. Celui qui l'a lancée doit être jugée », s'insurge Mohammed Graigaa, directeur exécutif de l'Association marocaine du planning familial. Saïda Drissi Amrani est présidente de l'Association démocratique des femmes marocaines à Rabat. Lorsqu'elle a lu l'article d'Al Jarida Al Oula, cela l'a rendue « malade » et elle n'a pas pu « terminer de lire l'article ». « C'était la rentrée scolaire. Alors le message c'est quoi ? N'emmenez pas vos filles à l'école mais mariez-les ? Mais une fille si jeune peut-elle comprendre ce qu'est le mariage ? Les relations sexuelles ? Est-ce qu'elle est vraiment mûre pour décider ? Il ne faut pas justifier l'injustifiable ! Les enfants sont sous la responsabilité des parents jusqu'à 18 ans, pas sous celle d'un mari ! », s'emporte Saïda Drissi Amrani, qui qualifie de « frustrés » et « malades » ceux qui cherchent des prétextes dans la religion pour faire passer leurs idées. Suite de l'article... Source: www.infosen.net
  21. Article intéressant qui pourrait bien heurté le morale de beaucoup de gens :blush: _____ La sélection par le sexe Adultère, jalousie ou séduction : toutes les stratégies sexuelles sont nées du combat pour la reproduction à l'âge de pierre, affirme une nouvelle école de psychologues. Leur dernière provocation : le viol serait lui aussi un comportement naturel. Troisième volet de notre série d'été sur la nature humaine. C'est une épidémie qui sévit dans le plus grand silence : une femme sur sept a déjà été violée ou victime d'abus sexuels en Allemagne. De temps en temps, Christine Bergmann, ministre de la Famille, tente de tirer l'opinion publique de sa léthargie. Car, pour chaque victime, il y a un coupable. A voir leur nombre énorme, il est clair que ces coupables ne peuvent pas tous être des psychopathes anormaux. Mais alors, qu'est-ce qui transforme de bons bourgeois et pères de famille en violeurs ? La ministre a une réponse : "La violence que subissent les femmes vient de la structure patriarcale de notre société." Elle reprend ainsi à son compte ce que pensent aussi la plupart des chercheurs : le viol serait le produit d'une société dominée par les hommes. Or deux scientifiques américains affirment aujourd'hui que cette vision des choses est la plus grande fumisterie de la sexologie. En effet, pour Randy Thornhill et Craig Palmer, les agresseurs ne sont pas mus par des comportements de domination définis par la culture, mais par les forces sans âme de l'évolution. Selon eux, les violeurs obéissent à un programme "biologique naturel" commun à tous les hommes de ce monde : le besoin impérieux de transmettre leurs gènes à la prochaine génération, par la violence s'il le faut. Dans un livre intitulé A Natural History of Rape [une histoire naturelle du viol, éd. MIT Press, Cambridge], ces deux chercheurs affirment tranquillement que la stratégie des rapports sexuels forcés a été choisie par l'évolution. Elle donnerait aux hommes rejetés par les femmes une chance de "déposer leur sperme dans les organes reproducteurs de la femme" - et d'atteindre ainsi le but de l'existence de toutes les créatures : mettre des enfants au monde. Les auteurs agrémentent leur thèse de détails qui ne peuvent que déclencher une tempête d'indignation. Ils commencent par parler du viol dans le règne animal : la mouche scorpion [ou panorpe], par exemple, vainc la résistance de la femelle avec de petites pinces. Puis ils en viennent à l'être humain et expliquent qu'en temps de guerre les pulsions sexuelles agressives masculines refont surface dès que le risque de châtiment diminue. La copulation des insectes a-t-elle quelque chose à voir avec les crimes de soldats déchaînés ? Ces comportements viennent-ils de la même force de l'évolution ? Chaque fois que l'entomologiste Randy Thornhill le suggère, il s'attire les foudres de ses adversaires. Une femme lui a un jour craché au visage après une conférence. Il a annulé depuis toutes ses apparitions en public. "C'est un livre terrible", juge Jerry Coyne, biologiste à l'université de Chicago. Il considère toute l'entreprise comme une tentative tendancieuse pour "ridiculiser la sociologie". Les modèles élaborés par les sociologues et les biologistes évolutionnistes ne peuvent en effet pas être plus éloignés. Alors qu'il y a cent ans Emile Durkheim, le père de la sociologie moderne, décrivait la nature humaine comme une matière première formée et transformée par le facteur social, certains biologistes comme Thornhill et Palmer affirment aujourd'hui que l'homme est l'esclave de sa nature biologique. Ces deux provocateurs ne nient pas qu'ils entendent attaquer les sciences sociales, dont les constructions reposent selon eux sur des "idées empiriquement fausses, voire inventées". Dans les rangs des sociologues et des psychologues traditionnels, on leur rétorque qu'ils collent des poncifs de café du commerce sur des comportements humains complexes. "Ces auteurs développent une théorie sans l'étayer par des faits", estime Hertha Richter-Appelt, sexologue à Hambourg. Volkmar Sigusch, sexologue à Francfort, reste "sans voix". Il n'arrive pas à considérer que le viol soit une stratégie de reproduction naturelle. "Cette logique est scandaleuse. Avec elle, on finit par justifier tout et n'importe quoi." C'est justement ce genre de réaction que Karl Grammer, éthologiste à l'université de Vienne, tient pour néfaste : "Ce n'est pas parce qu'on peut expliquer une chose par l'évolution que cette chose est bonne." Thornhill et Palmer reprennent cet argument : "La biologie apporte une compréhension du comportement humain, pas sa justification." Une fois qu'on comprend une situation, on peut en tirer des conclusions. Les deux chercheurs demandent donc qu'on organise des séminaires qui envisageraient le phénomène du viol selon la doctrine de Darwin. Les jeunes femmes pourraient y "connaître le prix qui est associé à leur attrait physique". En sociologie, la théorie de l'évolution agit comme un virus courrier international
  22. Je trouve ce cas de figure plus fréquent, beaucoup de femmes ne connaissent pas l'amour durant toute leur vie, je parle de l'amour entre homme et femme et compensent sur leurs enfants, leur travail, acceptent ou n'acceptent pas , se révoltent ou sub issent, ou n'en parlent pas, alors parlons-en ...
  23. Insoutenable. La vidéo d'une jeune femme humiliée et violée par deux hommes a été publiée dimanche soir sur les réseaux sociaux. La justice s'est saisie du dossier et cherche désormais à identifier les violeurs présumés. http://tempsreel.nou...te-ouverte.html
  24. Pré-scriptum: Le dossier étant extrêmement long, je le mets à disposition en téléchargement ou sur mon blog en 6 billets différents; Notez que sur le blog, l'annexe concernant forumfr n'est pas retranscrite, (logique) Je voulais parler culture du viol. Ça me paraissait nécessaire, et je me suis rendu compte que pour en parler, il fallait que je montre combien diverses données prennent cohérences une fois réunie sous ce prisme, et non selon la considération commune de « cas isolés ». Mais cependant, ce prisme était un postulat, et j'ai donc cherché à en faire plus qu'une donnée « acceptée ». J'ai voulu confirmer que la culture du viol procédait d'une société patriarcale si fermement implantée qu'elle conserve un incroyable nombre de préjugés sexistes. Il m'a paru donc nécessaire de faire ce dossier en quatre parties. Dans une première partie, je vais tâcher de mettre en évidence l'omniprésence masculine dans les sphères politiques et artistiques, tant dans le réel, qu'au sein des œuvres créées. La deuxième partie, quant à elle, mettra en lumière le lien entre cette omniprésence et le sexisme, tout en mettant en valeur de nombreux paradoxes au sein de notre société. Enfin, une dernière partie proposera un modèle cohérent à la poursuite de ces mythes, avec une présentation de la culture du viol. Une quatrième partie mettra en lumière ce que sont les mille et une données qui sous-tendent la culture du viol. Une annexe pour forumfr a été faite pour montrer que cela touche tout le monde, en prenant appui sur ce forum. Il y a, cependant, diverses choses à convenir, une sorte de contrat, passé entre vous et moi. La première chose est qu'il est exact que certains points peuvent être analysés d'une façon différente. Je ne nie pas que le prisme que j'emploie en est un, et que l'on pourrait en avoir d'autres. Cependant, j'attire l'attention sur le fait que le prisme que j'emploie est un prisme qui offre une cohérence global à un grand ensemble de données. Par conséquent, je ne répondrais pas aux personnes qui débattront d'une donnée en proposant une autre explication. Si vous souhaitez trouver un schéma cohérent global, cela ne me gêne pas, mais ce genre de propos n'aura que le silence pour réponse. La seconde chose est que j'ai pris du temps à faire ces recherches, aussi, si je peux comprendre que vous n'ayez pas tout retenu, tous propos agressifs/insultants qui aurait une réponse dans ce dossier se verra avoir la même réponse silencieuse. Vous pouvez ne pas tout retenir, je le comprends tout à fait. Je vous renverrais avec plaisir aux points qui traitent de ces données. La troisième chose, et la plus importante, est que je ne vous invite pas à vous sentir mal, je ne vous invite pas à culpabiliser, je vous invite à réfléchir. Si votre seule réaction à ce dossier est l'agressivité, il est inutile de répondre, car je ne répondrais pas à ce genre de réactions. Je souhaite inviter à réfléchir. Si vous ne souhaitez pas réfléchir, si vous n'avez pas, en abordant ce dossier, la pensée « ah tiens, et si c'était vrai ? » et que vous cherchez uniquement à débunker ce que je dis, c'est inutile, passez votre chemin. Je suis ouvert à la discussion, en aucun cas au combat. Je ne fais pas cela par orgueil, mais parce qu'en tant qu'homme, j'ai eu ce choc, ce moment où j'ai remarqué que moi aussi, je perpétuais ces schémas, et que j'aimerais vous les faire partager. (ce point sera détaillé dans la conclusion) I] L'omniprésence masculine Dans cette partie, je vais tâcher de mettre en lumière l'omniprésence masculine, et, de ce fait, je vais devoir rappeler que les femmes, en Europe, se trouvent représenter environ 51 % de la population. Nous sommes, en effet, dans les pays où l'on trouve plus de femmes que d'hommes, même si, mondialement parlant, l'écart est à l'avantage des hommes (51-49). ( http://www.nationmas...otal-population ). Précision avant que les trolls ne débarquent : cette partie donnera des faits, sans en effectuer d'analyse. Elle est le support de la seconde partie. Inutile de vous dire « j'ai lu la première partie, je peux la critiquer » vous lisez jusqu'au bout ou vous oubliez tout espoir d'avoir une réponse de ma part. A] Dans les arts Le test de Bechdel ( http://bechdeltest.com/ ) est un excellent exemple d'étude de l'ultra-présence masculine dans les arts. Celui-ci s'intéresse aux œuvres et pose trois questions : Contient-elle deux personnages féminins nommés ? Parlent-elles entre elles ? Parlent-elles entre elles d'autre chose que d'un homme ? Ces trois questions, on en conviendra, sont relativement simples. Et pourtant, selon le site ( http://bechdeltest.com/ ) et ses 5000 films étudiés, à peine 56,55 % de ceux-ci passent le test. 10 % des films ne contiennent même pas deux femmes nommées. Afin d'ajouter à ces données (http://filmschoolrej...hdel-test.php/4), voici quelques films qui échouent au test de Bechdel : The social Network, Harry potter et les reliques de la mort, Partie II, Avatar, La trilogie originelle de Star Wars, la trilogie du seigneur des anneaux, Cours Lola Cours, Millenium, Memento. Si vous avez fait attention, vous remarquerez qu'il y a deux films avec un personnage principal féminin : Cours Lola Cours et Millenium. Ces deux films échouent en effet au test de Bechdel. Ce test montre donc déjà une claire domination masculine. Précisons, au cas où, que les films échouant au reverse-test de Bechdel, sont rarissimes, bien qu'ils existent. (Précisons que le fait qu’un film passe le test ne garantit en rien qu’il soit féministe ni même intéressant. Il contient juste deux femmes qui parlent entre elles d’autre chose que d’un mec. Le dialogue n’est même pas obligé d’être quelque chose de pertinent dans le cadre du scénario, et ne peut durer que 10 secondes. Cela met juste en valeur l'omniprésence masculine) Notons, enfin, que le test et son inverses échouent parfois ensemble pour de très très rares films tels que All Is lost (1 seul acteur) ou Hard Candy (1 homme, 1 femme). Poursuivons cette petite étude des arts. J'avais cité plus tôt en tant que film le dernier Harry Potter qui échouait au test de Bechdel. En effet, les filles ne parlent tout simplement pas entre elles dans ce film. Concentrons-nous désormais sur les livres. Sur la totalité des personnages cités par Rowling, on trouve 247 hommes et 113 femmes. Sur les 25 personnages secondaires cités, 17 sont des hommes, 8 sont des femmes. Pour les préfets indiqués, on en connaît 17 dont 11 hommes, et 4 préfets-en-chef homme pour deux femmes. Enfin, bien évidemment, sur les personnages majeurs des romans se trouvent 1 femme (Hermione Granger) et 5 hommes (Harry potter, Ron Weasley, Serverus Rogue, Albus Dumbledore, Voldemort). Concernant Tolkien ( http://lucreziaconta...kiens-universe/ ) il sera assez facile de signaler que dans les livres il n'existe, en vérité, qu'une seule femme véritablement développée, à savoir Galadriel. Le Hobbit, quant à lui, ne contient aucune femme, et dans le seigneur des anneaux, la communauté de l'anneau est faite d'homme, leurs ennemis sont des hommes, et hormis Galadriel ainsi qu'Eowyn, alors même que cette dernière est d'abord décrite comme « sœur d'Eomer », les rares personnages féminins sont sans consistance. Poursuivons enfin cette rapide réflexion sur les arts par quelques données issue du monde du cinéma. http://www.annenberg...mithGender.aspx 67 % des personnages qui parlent sont des hommes, et ils représentent 92 % des directeurs ainsi que 84 % des scénaristes pour, également, 81 % des producteurs. Pire, lorsque l'on cherche à regarder combien de films ont entre 45 et 55 % de personnages parlant féminin, on n'atteint la côte de 17 % à peine. Dans le même temps, http://www.slate.fr/culture/76458/femmes-realisatrices-emmy-france-culture-egalite nous informe que, si les femmes forment plus de la moitié des élèves des conservatoires nationaux, à peine 20 % des pièces de théâtre sont écrites par des femmes, et seuls 3 % des concerts et spectacles sont dirigés par des femmes. (ce qui signifie, rappelons-le, que la proportion des dirigeants de concerts & spectacles est de 32 hommes pour 1 femme). Rappelons, que, dans le même temps, les femmes représentent environ 50 % des étudiants des filières du cinéma. Revenons rapidement à la réalité avec un dernier point sur les arts, et étudions rapidement les sorties cinémas de la semaine au début de ce dossier (2 avril 2014), juste pour voir le personnage principal. Nebraska parle d'un vieil homme. La crème de la crème ; deux hommes, une femme. Eastern Boys, deux hommes. Clochette et la fée Pirate, une femme. Salaud on t'aime, deux hommes. Avis de Mistral, une femme, deux hommes. Dancing in Jaffa : un homme. L'étrange petit chat : deux hommes, deux femmes. Pelo Malo : un homme. 26 lettres et un philosophe : un homme. La braconne ; deux hommes. Bilan : 11 films. Un seul film n'a pas d'homme dans les personnages principaux cette semaine, et c'est un film pour enfant (Clochette et la fée pirate). En tout, on compte 16 hommes et 5 femmes dans les personnages principaux. 7 des 11 films n'ont que des hommes dans leurs personnages principaux. Ceci était un premier point sur l'omniprésence masculine dans les arts, mais les arts, s'ils sont un visage de notre monde, ne sont pas le seul visage, et j'aimerais donc continuer en étudiant les rapports hiérarchiques et monétaires. B] Les rapports hiérarchiques et monétaires. Considérant les plus grandes fortunes de France ( http://www.challenge...ements/fortune/ ), il faut signaler que sur le top100, 15 sont des femmes, et donc, 85 sont des hommes. Dans le classement inverse, 56 % des personnes en situation de pauvreté sont des femmes ( http://www.rfi.fr/fr...ours-populaire/ ). De la même manière, à temps plein, un homme gagne en moyenne 16 % de plus qu'une femme, et cela monte à 33 % quand on prend tous les temps de travail ( http://www.inegalite....php?article972 ). http://www.liberation.fr/economie/2004/12/02/les-femmes-restent-loin-de-la-hierarchie_501443 D'autres études permettent de signaler que dans près d'un quart des entreprises, il n'y a aucune femme dans les 10 plus fortes rémunérations. Faisons un tour du côté des ministères, en ces temps de remaniement ministériels. Sous la cinquième république, le ministère des affaires étrangères à été confié à 16 hommes et 1 femme. Le ministère de la justice a été confié à 23 hommes et 5 femmes ; Le ministère de l'intérieur a été accordé à 28 hommes et 1 femmes. Le ministère de la défense a été accordé à 18 hommes et 1 femmes. Une petite précision amusante, la femme ayant été au ministère de l'intérieur est également celle ayant été au ministère de la défense, celle ayant été au ministère des affaires étrangère, et l'une des ministres de la justice, à savoir Michelle Alliot-Marie. Vous vous demanderez sans doute pourquoi j'ai choisi ces ministères en particulier, alors qu'on sait que la parité est désormais courante. En effet, ces ministères sont dits « régaliens », ils sont, selon la définition du terme, les ministères qui fondent le pouvoir. Pouvoir de justice, de sécurité, de défense, de diplomatie et d'économie. L'un des points à noter est donc que si la parité semble respectée en apparence, elle est bien loin de l'être en réalité. Un des credo en ce domaine est de dire que plus on monte dans la hiérarchie, plus on trouve d'hommes. Voilà qui est un fait. Les quatre ministères régaliens sont bien plus masculins que les autres. Les premiers ministres, quand à eux, ont vu la dernière femme être Edith Cresson il y a maintenant 22ans. Quand à la présidence, jamais elle n'a été occupée par un homme et seule une femme (Ségolène Royal) est parvenue au second tour pour 7 élections durant la cinquième République. On le voit bien, l'omniprésence masculine dans les sphères de pouvoirs, aussi bien monétaires que politique, est une évidence, un fait. C] Petite conclusion L'ultra-présence masculine est un fait. Les hommes sont omniprésents dans toutes les sphères, sur-représentés dans les arts, et de plus en plus majoritaires à mesure que l'on monte dans la hiérarchie, qu'elle soit monétaire ou politique. Ce fait, d'ailleurs, peut être étudié en conjuguant les deux, et en analysant rapidement les représentations des personnes de pouvoir dans les œuvres. Si nous reprenons Harry Potter, 8 directeurs se sont succédés à Poudlard, dont 2 femmes et 6 hommes. Sur les quatre maisons, deux ont été fondées par des femmes et deux par des hommes. Cela paraît équitable n'est-ce pas ? Rappelez-vous que les livres sont construits sur l'antagonisme entre Griffondor et Serpentard, les deux maisons fondées par des hommes, tandis que Serdaigle et Poufsouffle sont annexes. Les directeurs de maisons, sont, d'ailleurs, également des hommes, 4 hommes pour deux femmes. L'ennemi est un homme. Le ministre de la magie est un homme. Je pourrais poursuivre avec d'autres livres, mais là n'est pas le but ; ceci était simplement une confirmation de cette omniprésence, c'est un fait, et c'est également la manière dont on se la représente. II] De l'omniprésence masculine au sexisme A] Salaires et métiers Les salaires des hommes est, selon les données officielles de la France, de 2,263€ en équivalent temps plein, contre 1,817 euros pour la femme. Ce qui signifie que la femme gagne 80% de ce que l'homme gagne et que l'homme gagne 125% ce que la femme gagne. Gardons cela à l'esprit, d'ailleurs, j'en reparlerai plus tard. [partie III] ( http://www.inegalite....php?article972 ). La discrimination pure, quant à elle, est de l'ordre de 7 à 8 %. Si cette inégalité est, sans aucun doute, un soucis, il convient de noter que sa cause, quant à elle, révèle un point important. Pourquoi donc les femmes gagnent-elles moins, à travail égal, et ce, à tous les échelons de la société ? Pourquoi donc, plus on monte dans les échelons, plus les écarts sont importants ? (91 % du salaire de l'homme pour les 10 % les moins bien rémunérées, et 77 % pour les 10 % les mieux rémunérées) On ne peut, dans ce cas précis, parler de cas isolé, puisque c'est une statistique globale. Il convient donc de considérer que ceux qui définissent les salaires des individus agissent différemment, selon que la personne est un homme ou une femme. À partir de là, soit nous avons affaire à une masse de connards sexistes bouhvilainspasbô qui se trouvent tous en haut, soit nous avons affaire à un problème culturel qui incite les individus à considérer que les femmes méritent un salaire, lequel se trouve, sans qu'ils en aient forcément conscience, inférieur à celui qu'aurait eu un homme. B] Prostitution La prostitution a toujours été majoritairement celle des femmes. Même si l'on considère qu'il se trouve de plus en plus d'hommes prostitués (http://www.mix-cite....?RefArticle=165 jusqu'à 1/3 selon la police apparemment), elle reste une activité essentiellement féminine, et, de plus, ayant majoritairement des hommes pour clients. Si l'on pourrait avoir envie d'expliquer cela avec l'idée que l'homme aurait davantage de besoins sexuels que la femme, ceci est une conception récente. http://lesfessesdela...emmes-partie-1/ Alissa Goldstein a en effet mis au jour qu'autrefois, on considérait les femmes comme ayant davantage de besoins sexuels que les hommes. Cette conception, d'ailleurs, était largement défendue par des explications qui paraissent également logiques, comme par exemple le fait, selon Francesco Plazzoni (17ème siècle) que le plaisir supérieur de la femme lors du sexe était là pour compenser la douleur de l'accouchement. Ce n'est qu'au XIXème siècle que la tendance s'inversât et qu'on commença à considérer l'homme comme ayant plus de besoins sexuels que la femme. Mais en ce cas, si ce n'est pas le besoin sexuel supérieur d'un sexe qui a créé ce système ultra-genré de la prostitution, d'où vient le fait qu'elle soit aussi marquée, tant au niveau des personnes se prostituant que des personnes allant voir des prostituées ? C] Des insultes spécifiques au sexe ? Les insultes. Chacun en conviendra, les insultes sont spécifiques à un sexe. S'il existe des insultes qui peuvent être mixtes (con(ne), conna(rd)(sse), idiot(e)), beaucoup d'entre elles sont limitées à un groupe d'individus. On notera par exemple, concernant les hommes PD (On ne dit pas « gouine » à une femme, tout au plus ajoutera-t-on un mot-préfixe à cette insulte tel que pauvre ou sale), ou encore « enculé » ou « fils de pute ». Côté féminin, on trouve « Salope », « putain ». On notera donc que d'un côté, il existe des insultes faisant référence à l'homosexualité, et à l'homosexualité passive, de l'autre côté, on trouve des insultes faisant référence à la sexualité en elle-même. Pire encore, l'insulte faite sur la mère d'un homme n'existe pas concernant les filles. On pourrait arguer que « fille de pute » pose un problème sonore, les insultes étant souvent faits de consonnes et pas de « y » (comme dans fille), mais cela aurait pu être résolu par un synonyme tel que gamine de pute, ou autre. Cela n'a pas été le cas. De plus on peut noter d'autres insultes à l'intention des hommes. « Femmelettes », mais aussi, en effet, toute insulte concernant les femmes peut être utilisé envers un homme, et rester dénigrante. Ainsi, si ni PD ni Fils de pute ne sera une insulte envers une femme, « Salope » peut tout à fait être utilisée. On notera, par ailleurs, que femmelette est à l'origine une insulte destinée aux femmes, hommelet étant son équivalent masculin, qui signifiait « homme de peu de force, de peu de valeur ». Aujourd'hui, l'insulte est mixte. De la même manière, fillette est une insulte autrement plus violente lorsqu'elle est dite à un homme que lorsqu'elle est dite à une femme. Pourquoi ces différences ? Comment se fait-il que, d'un côté, on s'intéresse à l'orientation sexuelle, et à la mère, et de l'autre, aux pratiques sexuelles ? Pourquoi une insulte destinée aux femmes reste insultante vis-à-vis des hommes, et non l'inverse ? D] Quelques données diverses qui sont étranges. Si l'on considère la société dans laquelle on vit comme étant une société où il se trouve peu ou pas de différence fondamentale dans la vie que l'on soit un homme ou une femme, comment expliquer, par exemple, que 75 % des décès par suicide soit le fait d'hommes ? ( http://www.lexpress....ce_1061162.html ) Comment expliquer, dans le même temps, que l'homme use de moyens plus violents en moyenne, et y arrive plus, puisque, s'ils représentent 75 % des décès, ils représentent moins de 50 % des tentatives ? Comment se fait-il, qu'en cas de cas de pédophilie, certains journaux grands publics parlent de liaison particulière ou d'une passion interdite (respectivement http://www.causette....articuliere.pdf et http://tempsreel.nou...-interdite.html ) lorsque l'on se trouve dans le cas où c'est une femme qui a commis les faits ? Comment le point du mari peut-il exister dans notre société ? Rappel sur celui-ci, c'est le fait, lorsque l'on a faire la suture à cause d'un périnée déchirée ou lors d'une épisiotomie, suite à l'accouchement, à rajouter un ou plusieurs points faits pour resserrer le vagin de la femme, et, soit-disant, donner plus de plaisir au mari. (http://www.isabelle-...-point-du-mari/) Si l'on peut parler de cas isolés, encore que la masse de témoignage indique qu'on en est assez éloigné quand même, il convient de se demander comment cette idée germe dans l'esprit des médecins et du reste du personnel présent, ce qui indique quand même un petit nombre de personnes qui considèrent cela comme « logique ». Car on n'est pas, ici, dans une volonté de faire mal à la femme, mais dans une volonté de faire du bien à l'homme. Pourquoi, de par le monde, les gens préfèrent-ils avoir un garçon plutôt qu'une fille ( http://gozips.uakron...san8/parinf.htm ), tant et si bien que tant qu'ils ont des filles, ils sont plus enclins à continuer à chercher à procréer, alors que le phénomène est moindre lorsqu'ils n'ont que des garçons ? Pourquoi, dans le même temps, l'avortement sélectif contribue à une masculinisation de la population européenne ( http://www.ined.fr/f...blication/1661/ ) ? Pourquoi, enfin, le temps de ménage reste-t-il drastiquement à l'avantage des hommes ? En effet, ceux-ci ( http://www.gouvernem..._inegalites.pdf ) font en moyenne deux heures et treize minutes d'activités ménagères, tandis que les femmes en font quatre heures et une minute, ce qui signifie que les femmes en font 1,6 fois plus que les hommes. E] Le viol, un crime pas comme les autres. En 2012, sur 910,000 infractions, 0,4 % (3650) étaient des crimes ( http://www.justice.g..._Conda_2012.pdf ). Parmi ces crimes, 46,6 % (1600) se trouvent être des viols. Parmi les autres crimes sanctionnés, on trouve les homicides (665 en 2012) ( http://www.planetosc...-en-france.html ), les vols et recels aggravés, les extorsions, les destructions de nature criminelle, le terrorisme et le trafic de stupéfiant. Dans le même temps, plusieurs études ont indiqué qu'entre 25 et 50 % des viols ont été déqualifiés en agressions sexuelles, et ne figurent, de ce fait, pas dans les statistiques criminelles ( http://rue89.nouvelo...-assises-243827 ) De manière générale, plusieurs études (http://www.unece.org...icat_France.pdf notamment) ont permis d'avancer le chiffre d'environ 75,000 viols par an. Certains tendent à parler plutôt de 50,000, voire de 40,000. Considérant la fourchette la plus basse, 40,000, cela signifie quand-même que les viols forment 95 % des crimes (2000 crimes non viol condamnés). Ce chiffre pourrait être contesté, sans aucun doute. On pourrait avancer le fait qu'il y a des crimes non résolus (environ 10 % des homicides) (http://www.liberatio...cidation_810511) qui ne provoquent donc pas de condamnations. Néanmoins, même en prenant les fourchettes les plus larges, les viols représentent l'immense majorité des crimes en France. Pourquoi donc ? Un petit point également concernant le viol : à savoir, son traitement dans les médias. En effet, la tournure passive est fréquemment utilisé dans les cas de viols, et non dans les autres cas de crimes, ou dans les délits. Pour s'en rendre compte, il suffit d'utiliser google, et de vérifier : « il tue » obtient 213 millions de résultats, « il a été tué » seulement 51 millions. En revanche, « il viole » obtient 9 millions de résultats quand « elle a été violée » en obtient 24 millions. Si vous vérifiez googleactualités, les résultats sont légèrement différents, « il a été tué » : 128,000 résultat, « il tue » : 213,000 résultats, mais « il viole », 18,600 résultats pour 16,400 résultats de « elle a été violée ». Cette fois-ci, en effet, les données sont similaires, mais les proportions très différentes. On pourrait également rajouter « il s'est fait tué » (45,000 résultats) et « elle s'est faite violée » 11,100 résultats. Les proportions sont drastiquement différentes. Pourquoi donc, dans les médias, avons-nous une manière d'aborder ces deux crimes avec des termes différents ? III] Culture du viol et réalité du sexisme. Toutes ces données peuvent être analysées sous la forme d'un problème individuel, pourtant, mises bout à bout, il convient de remarquer que cela fait trop de problèmes individuels, qui touchent trop de personnes. Le site Scottwoodsmakelist a écrit, en parlant du racisme, une réflexion qui se trouve parfaitement aller avec le sexisme : http://scottwoodsmak...or-plantations/. le problème est que le sexisme est vu comme une haine consciente alors que c'est bien plus que cela. Le sexisme est un système social et politique complexe, qui, au même titre que le racisme, se trouve profondément ancré dans nos schémas et nos réactions, à de nombreux niveaux. Cette réflexion n'est pas juste lancée gratuitement. Vous allez voir que c'est le seul et unique schéma permettant de donner une cohérence à l'intégralité des données qui ont été mises à jours dans les deux premières parties de cet exposé. A] L'homme comme individu supérieur à la femme L'immense majorité des individus sera d'accord qu'un homme est l'égal d'une femme. Et pourtant, si l'on considère cela ainsi, il n'y a aucune logique à ce que traiter un homme de femme soit plus humiliant que traiter une femme d'homme. Cela ne fonctionne que dans le cas où, culturellement, nous sommes imprégnés de la notion de l'homme en tant qu'individu supérieur à la femme. Cette notion naît, par exemple, de l'ultrareprésentation masculine dans les médias, les livres, et les œuvres d'arts, comme évoqué en I-B, et du fait que celle-ci aide à se représenter le monde. Si l'on se centre à ce point sur l'homme, il est évident que l'on va considérer l'homme comme étant plus important. Il n'y a pas de véritable domination sans oppression. Cette notion se remarque également dans le langage. Homme peut être utilisé comme synonyme de « humain », tant et si bien qu'il l'a presque fait disparaître. Rappelons que l'on parle des droits de l'homme, et qu'en français, on parle encore de la déclaration universelle des droits de l'homme, alors que l'ONU titre « of human right » (des droits de l'humain) ( http://www.un.org/en/documents/udhr/ ). Les différences de salaires s'expliquent aisément quand on considère l'homme comme supérieur à la femme. Le point IIA] devient donc forcément bien plus logique. Ce ne sont pas quelques individus qui haïssent les femmes ou les dénigrent, mais bien des notions culturelles qui poussent à lui apporter moins d'intérêt (et donc de valeur) qu'à un homme. Dans une société patrilinéaire, comme l'est encore majoritairement la notre, encore qu'on puisse choisir ses noms de famille depuis quelques années, un garçon a, en plus, des avantages. Lorsqu'on le considère, en plus, comme supérieur à une fille, il est évident qu'on souhaite en avoir un plus que d'avoir une fille. Enfin, quoi de plus logique que les ministères majeurs, les ministères régaliens, soient si peu confiés à des femmes ? Une fois de plus, quand on envisage la situation sous l'angle d'un phénomène culturel profond et à grande majorité inconsciente, cela semble évident : les choses sérieuses se font, encore aujourd'hui, entre hommes. B] La femme comme objet sexuel – la culture du viol La femme comme objet sexuel, et son pendant qu'est la culture du viol, est une réflexion similaire à la précédente, à ceci près qu'au lieu d'étudier les différences entre hommes et femmes, on prend appui sur le fait que l'homme soit déjà considéré inconsciemment comme supérieur, et l'on en déduit la place dévolue à la femme. Quelle place peut avoir une frange auxiliaire de la société, par rapport au dominant, si ce n'est celui de le servir ? Les femmes se trouvent, en effet, dans une situation bien plus contraignante en terme de standard de beauté. ( http://politique.eu....article2140#nb3 ) Une enquête réalisée en Angleterre en 2008 montre qu’une majorité de filles pense qu’il est plus important d’être belle qu’intelligente. De plus, les femmes sont dix fois plus susceptibles que les hommes de se soucier exagérément de leur poids. De même, il est indiqué que les standards d'habillement sont bien plus sexualisés chez la femme que chez l'homme. Certains l'analysent, par ailleurs, comme une volonté d'empêcher l'émancipation féminine. Sophie Heine (Chargée de recherche du FNRS et politologue à l’Université libre de Bruxelles, lien précédent) écrit : « Ainsi, alors que les femmes de ma génération pensaient pouvoir choisir leurs vêtements plus librement que leurs grands-mères, obligées de porter de longues jupes et des fichus sur la tête, cette nouvelle liberté a été payée par l’obligation de se découvrir, de rester mince et sexy. Le droit de travailler et d’être indépendante financièrement s’accompagne quant à lui d’une obligation de combiner un boulot à temps plein avec la prise en charge des enfants et de la plus grande part des tâches ménagères, tout en continuant à se faire belle. Dans la même veine, la revendication des femmes de ne plus être réduites à leur fonction procréatrice a été compensée par l’exigence de rester attrayante pendant toute la grossesse et de le redevenir au plus vite après l’accouchement, malgré la fatigue, les bouleversements physiques et hormonaux. En fin de compte, la confiance en nous que nous avons acquise par le droit de participer davantage à la vie politique, sociale, culturelle et économique de la société est constamment minée par la remise en question permanente de notre valeur sur le « marché de la beauté ». » Les femmes trouvent, en tant que dominées, une notion d'objet sexuel, qui découle directement de la supériorité de l'homme sur la femme. Lorsqu'on commence à aborder cette double notion (les hommes en tant qu'êtres supérieur, les femmes en tant qu'objets sexuels) on remarque qu'un grand nombre de données, jusqu'alors étrange, prennent leur sens. Les données concernant le viol, par exemple. Si les hommes sont culturellement conditionnés à considérer qu'ils sont au centre des situations, et les femmes culturellement conditionnées à se considérer comme auxiliaire, le consentement des hommes est étudié, celui des femmes, occulté . Les femmes rechercheront l'assentiment du dominant, les dominants assoiront leur position. Le fait, donc, qu'il y ait une immense majorité d'homme violeurs, et une minorité de femme, prend donc tout son sens ici. C'est également le seul moyen d'expliquer convenablement que l'immense majorité des crimes en France soient des viols. De la même manière, la prostitution, exclusivement de femmes à hommes, rappelle les femmes en tant qu'objets pouvant s'acheter. Rappelons, également, des éléments de langage « se la faire » « la prendre », qui peuvent être analysés de deux façons différentes. D'une part, rappelons que, si se faire quelqu'un est mixte, une femme ne « prend pas » un homme dans le langage courant. La notion de propriété, de l'homme vers la femme, est assortie, en sus, d'une notion d'action. L'homme agit vers la femme. Il est, une fois de plus, au centre de la relation. Le point du mari, subitement, prend également tout son sens. Quoi de plus logique que d'utiliser le corps des femmes, afin qu'il plaise plus aux maris ? D'autres données apparaissent également sous un nouveau jour. Ainsi, la friendzone semble directement héritée de la notion des femmes en tant qu'objets sexuels. La friendzone est définie selon un site de séduction (oui je les aime) comme « cette zone imaginaire dans laquelle vous vous trouvez lorsqu’une copine qui vous plaît vous considère comme un ami. En fait, moins qu’un ami : comme une espèce de mélange de pote, de confident et de télétubbie complètement asexué et anti-sexuel. Le tout, assaisonné de condescendance et de mépris latent. Ouais, la friendzone, ça craint, et vous n’avez pas envie d’être dedans. Comment avez-vous atterri dans la friendzone ? Bonne question… sans doute avez vous échoué à faire évoluer votre relation, ce qui conduit cette fille à vous voir comme son petit cousin gay à qui elle peut tout raconter. » Outre le texte puant qu'on attribuera gentiment au fait qu'il vienne d'un site de séduction, la réalité est là. Qu'est-ce, après tout, que la friendzone. Elle est souvent définie par l'homme qui révèle son amour, et la femme qui dit « désolé, mais je préfère qu'on reste ami ». Cependant, quand on y réfléchit, si une femme n'est pas intéressée, elle a trois solutions dans cette situation. Elle peut accepter, ce qui est dégueulasse vu qu'elle n'est pas intéressée, elle peut refuser et ne plus revoir la personne, ce qui est dégueulasse également, puisque ça implique une forme de punition face à quelqu'un avouant son amour. Elle peut, enfin, signaler qu'elle préfère être amie. De ce fait, la solution pointée du doigt s'avère être la plus respectueuse des trois. C'est pourtant celle que l'on point de du doigt, ce qui est en vérité, totalement logique. Quand on considère la femme comme objet sexuel, on ne s'occupe pas de son intérêt à elle. Du coup, les trois réponses ne sont pas considérées avec le ressenti de la femme a priori, mais uniquement en fonction de l'homme qui demande. Et là, dégage ou je veux juste être ami sont bien pire que d'être d'accord. La friendzone est donc bien le produit pur d'un système sexiste, qui se base sur la réaction que l'homme voudrait avoir, et non sur le ressenti premier de la femme. C] Et tout le reste alors ? Tout le reste. En effet, vous noterez que je n'ai pas abordé, par exemple, le fait que les hommes décèdent plus par suicide que les femmes, et utilisent des méthodes plus radicales. Et cependant, c'est là que je vais aborder le problème des privilèges et de leurs inconvénients. Car, à vrai dire, être dominant et avoir des privilèges ne signifie en aucun cas qu'on a tous les droits et aucun devoir, bien au contraire. Les hommes, bien plus que les femmes, sont soumis à un impératif de réussite. Rappelons que le simple fait qu'une femme rapporte plus d'argent est considéré, ça et là comme un soucis ( http://www.thera-psy...bleme-de-couple ) qui peut même être important ( http://tempsreel.nou...us-que-moi.html ). Or, justement, cet impératif de réussite, cette obligation à assurer, se retrouve dans de nombreux domaines. Si on attend de la femme qu'elle soit belle, on attend de l'homme qu'il assure au lit, plaçant donc la majorité de la « réussite » d'une relation sexuelle sur ses épaules. Si on peut accepter qu'une femme n'ait pas un bon travail, la pression sera bien plus grande chez un homme. L'homme se voit affublé d'un grand nombre de responsabilités. C'est à lui de payer le restaurant, de faire preuve de galanterie (j'y reviendrais en partie IV), et, dans le même temps, il est l'individu fort. « Sois un homme. » utilisé pour dire à un garçon de ne pas pleurer, tandis qu'on va réconforter une fille est révélateur. L'homme ne doit pas parler de sa souffrance. De ce fait, il se trouve, en situation désespéré, plus enclin à tenter de se suicider qu'à demander de l'aide. Et, mû par l'impératif de réussite, il va être plus enclin à utiliser des moyens radicaux, tandis que les femmes seront plus enclines à des méthodes moins « violentes », la violente n'étant pas faite pour elles. Une donnée peu connue concernant la pédophilie, est la différence de traitement entre les médias (qui vont effectivement avoir une approche plus douce, comme on l'a vu plus tôt avec Causette et le Nouvel Obs) et la justice. Sur ce point Xavier Lemeyre ( http://www.atlantico...uit-822124.html ) indique bien que, si les femmes sont moins souvent reconnues coupables (cela découlant directement de cette notion de violence = homme, et non-violence = femme, et, également, du fait qu'on considère à l'heure actuelle qu'un homme a plus de besoins sexuels qu'une femme) elles sont en revanche condamnées plus fermement, avec cette « transgression » de l'état de femme (non violente) qui donne tout son sens à ce paradoxe. Enfin, le fait que la contraception soit majoritairement féminine est également expliqué. Dans un article ( http://tahin-party.o...s/impp50-85.pdf ) on peut lire que la contraception masculine existait déjà il y a près de 35ans. Pour autant, encore aujourd'hui, elle reste invisibilisée. Il est à noter que mettre la responsabilité de l'enfantement sur la femme participe également à une culpabilisation, l'homme se trouvant, de fait, déresponsabilisé. Le traitement médiatique des viols, et le vocabulaire employé différents entre les meurtres et les viols prend, une nouvelle fois, tout son sens comme créateur de ce vocabulaire, qui, à nouveau, place la responsabilité sur la victime et fait disparaître l'agresseur. D] L'homme en tant qu'être de violence et domination, la femme en tant qu'être de souffrance et de soumission. 1] L'homme dominant, la femme soumise Diverses analyses permettent d'indiquer ( http://antisexisme.n...2/09/30/colere/ ) que la colère, chez un homme, est vue comme étant une donnée positive, et, chez une femme, une preuve d'incompétence. Ces mêmes analyses indiquent que plus un individu se trouve haut dans l'échelon social, plus sa colère est jugée comme appropriée. En d'autres termes, le dominant socialement parlant a plus le droit d'être en colère. Un test statistique (test de Goodman) a suggéré que la plus forte dominance attribuée aux hommes expliquait pourquoi ils étaient perçus comme plus colériques, mais aussi plus prédisposés au mépris et au dégoût. A l’inverse, si les femmes étaient perçues comme plus enclines à exprimer de la peur ou de la tristesse, c’était parce qu’elles étaient perçues comme moins dominantes. De plus, rappelle ce même article « bien que les enfants rejettent les garçons qui sont souvent agressifs, les adultes et les enfants vont évaluer moins négativement un acte agressif isolé s’il provient d’un garçon que d’une fille ». Une autre analyse de la domination ( http://antisexisme.n...nre-et-lespace/ ) indique que les dominants disposent de plus d'espace. Plus grande maison, plus grande voiture, plus grand bureau. Or, dans l'espace public, les hommes sont plus aisément tenté d'avoir les jambes écartées, de prendre plus de place, que les femmes. Pire encore, les femmes qui s'asseyent de cette manière sont considérées comme vulgaires. Une position dominante pour la femme serait donc associée à quelque chose qui n'est pas prévue pour elle. 2] La violence masculine, la souffrance féminine. Un point très connu, souvent entendu, à l'égard des petits garçons qui pleurent : « Allons, ne pleure pas, sois un homme. » Une des insultes, face à un homme qui ne saurait retenir sa douleur, est donc de le traiter de « femmelettes ». Dans le même temps, comme signalé plus tôt, les hommes sont condamnés plus fortement par la justice lorsqu'il s'agit d'acte de pédophilie que les femmes, ce qui, quand on l'analyse sous le prisme de la violence, paraît à nouveau logique : la pédophilie masculine étant ressentie comme plus violente que la pédophilie féminine. Cela permet également d'expliquer que les hommes utilisent des armes à feu plus que les femmes lorsqu'ils tentent de se suicider, celles-ci étant relatives à la violence, bien plus, par exemple, que des médicaments. On ajoutera, en sus, que les hommes sont généralement ceux qui possèdent des armes, et en ont donc à portée de main. À l'inverse, pour les femmes, l'idée de la douleur est assimilée. On en vient à croire que L'hymen doit être percé lors de la première relation sexuelle, alors qu'en réalité, comme Lacy Green l'indique dans sa vidéo ( ) l'Hymen est une membrane qui ne recouvre pas l'intégralité du vagin, mais simplement est une membrane qui couvre une portion. Les cas rares d'un hymen bloquant entièrement le vagin nécessite, d'ailleurs, l'intervention d'un médecin. L'hymen n'est donc pas « percé », mais simplement « étiré » pour permettre la pénétration. De ce fait, après une longue période d'abstinence, l'hymen d'une femme se remet dans sa position originel, et le fait de saigner lors de la première relation sexuelle n'indique pas une virginité, mais avant tout un manque de douceur dans l'acte. De la même manière, dans un article ( http://www.crepegeor...ible/#more-7051 ) est indiqué à quel point le traitement du viol par les médias est particulièrement pervers. En effet, il est indiqué comme une douleur irréversible. Comment, alors peut-on avoir le moindre espoir, si tout autour de nous dit que ça n'ira jamais mieux, et pire encore, si le fait d'aller mieux est considérer comme anormal ? Rappelons, dans le même temps, que l'on fait peser sur les femmes l'idée qu'elles risquent d'être violées, et qu'elles ne peuvent rien y faire, même s'il faut qu'elles essayent ( http://www.crepegeor...lee-ma-fille-2/ ). Il paraît, à cet instant, évident que la culture du viol existe,que nous ne sommes pas en face d’événements séparés, mais bien d'un schéma global cohérent qui se base principalement sur des notions inconscientes, profondément ancrées en chacun d'entre nous. Mais quand on parle de culture du viol, il convient de parler de ce que l'on peut voir ou faire à chaque instant, il convient de ne pas simplement montrer qu'elle existe, mais d'en dévoiler les piliers. De même que toute donnée culturelle, l'immense majorité des considérations sont inconscientes, et c'est donc dans la vie de tous les jours que nous allons trouver des données soutenant la culture du viol. IV] Dans les faits, de quoi parle-t-on ? Cette dernière partie avant les annexes va détailler globalement de quoi on parle exactement ici. Qu'est-ce donc que cette « culture » dont on serait imprégné, comment la repère-t-on dans la vie de tous les jours. Où se trouve, en définitive, le sexisme et la culture du viol dont l'existence a été clairement démontrée plus tôt. A] L'omniprésence masculine au quotidien Au quotidien, c'est quoi l'omniprésence masculine ? C'est, lorsqu'on écrit un texte qui analyse les différences entre les deux sexes, ne pas considérer, de base, l'homme comme étant « par défaut ». http://www.inegalite....php?article972 y fait référence dans un encadré que je vais retranscrire : « L’écart de salaires hommes-femmes est, dans l’immense majorité des cas, même par les féministes, présenté du point de vue masculin. On mesure combien les femmes touchent de moins que les hommes. Dans notre calcul, les hommes touchent 100, les femmes 76, ce sont les chiffres de la Dares. Elles perçoivent donc 100-76 = 24. 24 en moins rapporté aux 100 des hommes, cela fait 24 % en moins. Rien n’empêche de voir les choses autrement, du point de vue des femmes. Si l’on rapporte les 24 aux 76 des femmes, cela fait 24/76 = 31 %. Les hommes touchent 31 % de plus que les femmes. C’est simplement que les pourcentages ne sont pas réversibles, car ils ne s’appliquent pas à la même base de départ. Baissez un prix de 50 % pour un bien de 100 euros, vous l’avez à 50 euros. Augmentez-le de 50 %, et le voilà à 75 euros (car 50 % de 50 euros = 25 euros). Entre hommes et femmes, aucune des deux méthodes n’est plus « juste » ou meilleure. Mais il est frappant de constater que celle qui aboutit au chiffre le plus faible s’est imposée dans le débat public. » Or, il n'est en aucun cas frappant de constater que c'est la minimisation des différences qui s'impose dans notre société. Au quotidien, l'omniprésence masculine, c'est l'utilisation courante de « l'Homme » pour parler de l'humanité, et tout les dérivés qui vont avec, c'est le fait de laisser quelqu'un dire qu'on a coupé le pénis d'un trans' mtf pour en faire une femme, impliquant donc qu'une femme est un homme « sans pénis », donc un homme à qui il manque quelque chose. L'omniprésence masculine n'est pas un fait qui semble grave, rappelons-le. Ce sont ces mille et unes données de la vie courante qui placent l'homme au centre, et dont découle, on l'a vu dans cet exposé, un système sexiste et destructeur. B] La culture du viol La culture du viol, c'est quoi exactement ? « La culture du viol décrit un environnement social et médiatique dans lequel les violences sexuelles trouvent des justifications, des excuses, sont simplement banalisées, voire acceptées » titre http://www.madmoizel...-du-viol-123377 dans un article très clair. On y évoque, notamment, le victim-shaming, notion sur laquelle j'aimerais revenir, car celle-ci s'étend jusque dans la vie de tous les jours. Une nouvelle fois, je vais faire référence au langage des jeux vidéos et aux « il s'est fait violer là » utilisé lorsqu'un joueur en bat un autre à plat de couture. Si « il s'est fait massacré » paraît logique, quand on parle d'un jeu de guerre, il s'est fait violer ne marche pas. L'utilisation de ce terme dénote clairement un victim-shaming, le fait qu'on considère que l'humiliation se trouve du côté de la victime. C'est également une façon de faire rentrer des termes dans la vie courante. Une donnée qui nous fait rire. Le victim-shaming, ce sont également l'intégralité de ces réflexions visant à considérer qu'une femme l'a mérité. Parce qu'elle était bourrée. Parce qu'elle est rentrée dormir chez un inconnu. Parce qu'elle était en mini-jupe. Parce qu'elle était à poil. On notera que sur le dernier point, des gens tiqueront. Mais oui, même une personne à poil ne mérite pas d'être violée. La culture du viol, c'est aussi cette notion que l'homme séducteur peut/doit passer outre le consentement d'une femme. Ainsi, sur un site de coach en séduction ( article où je me source http://www.acontrari...l-sur-internet/ et article qu'ils citent, le titre n'étant pas l'original, of course http://dikecourrier....b-marsille1.pdf ) on peut lire « Elle se plaint ? Pas pour longtemps ! C'est un phénomène naturel de rejet de l'autorité mais une fois cette barrière franchie elle s'abandonnera à vous et vous demandera de la défoncer » ou encore « Montrez lui qu'elle n'a pas vraiment le choix ». La culture du viol, c'est également le fait de faire peser sur les femmes la notion du danger du viol et de l'impossibilité de s'en relever. http://www.crepegeor...lee-ma-fille-2/ en parle très bien. En effet, l'image du violeur, socialement admise, est celle d'un inconnu, qui frappe dans le noir, avec des cris, et qui viole une femme. Or, dans les faits, sosfemmes ( http://www.sosfemmes...ol_chiffres.htm ) rappelle que les viols ont lieu au domicile de la victime ou de l'agresseur dans 67,7 % des cas et, dans 74 % des cas, la victime connaît son agresseur. L'image du violeur est donc faussée. La culture du viol, c'est quand on ne demande pas à une femme si on peut la raccompagner chez elle et qu'on le fait direct sans son accord, alors que, statistiquement, elle a plus de risque avec vous qu'elle connaît, qu'avec des inconnus. C'est également le fait de considérer qu'on a peur qu'elle se fasse tuer, alors qu'en réalité, les hommes sont plus nombreux à se faire tuer hors ménage que les femmes. La culture du viol, c'est également cette peur, évoquée dans l'article du paragraphe précédent, à laquelle on amène les femmes. Le nombre de témoignages de femmes ayant expliqué ce qu'elles faisaient pour se sentir « en sécurité » dans la rue était impressionnant. Sur twitter, un HT #safedanslarue avait été créé pour mettre en lumière ces méthodes et ces craintes omniprésentes. http://www.lebugurbain.fr/enquete-les-pratiques-urbaines-nocturnes-des-femmes-a-paris-un-combat-pour-lespace/. une étude indiquait, notamment la difficulté de nombreuses femmes à se sentir légitimes dans la rue passée une certaine heure, légitimité remise également en question par les proches ou même par les forces de l'ordre (page 9). Que ce soit dans l'étude, ou dans les réactions de personnes sur internet, on remarque que bon nombre de femmes font semblant d'être au téléphone pour se sentir plus en sécurité, avec une sorte de présence factice qui montrerait l'indisponibilité. De manière générale, la rue reste un lieu fait pour les hommes. Ainsi, la majorité des lieux d'activité urbain sont créés pour les hommes (skatepark etc...) et, comme le souligne la sociologue Edith Maruéjouis ( http://www.telerama....qzHYvwvEjb1s.01 ), les femmes immobiles dans la ville, ce sont symboliquement les prostituées. La ville est bâtie, au final, comme un lieu de vie pour les hommes et un lieu de passage pour les femmes, avec toute l'insécurité qui découle d'être dans le lieu de vie des autres. La culture du viol, ce sont ces mythes ( http://www.crepegeor...autour-du-viol/ ) dont notamment celui qui consiste à dire que les femmes font de fausses accusations de viols, parce qu'elles regrettent ou pour d'autres raisons. Or, les données indiquent que les fausses accusations sont de moins de 0,01 %. Un autre mythe consiste à considérer qu'il y a plus de risques à être violée si l'on est habillée sexy, ce qui est démenti par cette étude : http://scholarship.l...8;context=djglp. Pour plus d'informations sur les mythes autour du viol, l'article de crepegeorgette est largement sourcé. Autre mythe : les personnes violées sont jeunes et jolies, en réalité, tout âge et tout type. La culture du viol, c'est avant tout que l'intégralité des pensées concernant le viol sont dirigées vers les victimes, comme elles auraient dû agir, comment on peut les aider, les protéger, et que rien n'est fait pour éduquer les agresseurs. La culture du viol, c'est cette pensée que les agresseurs sont des fous, des parias et non des produits de la société. Dans un dossier complet, antisexisme.wordpress.com/2011/12/04/mythes-sur-les-viols-partie-1-quels-sont-ces-mythes-qui-y-adhere/ concernant le viol, on trouve le nombre ahurissant de 35 % d'hommes présentant une propension au viol ( Malamuth NM. Rape Proclivity Among Males. Journal of Social Issues. 1981;37(4):138-157. ) Une deuxième étude ( Osland JA, Fitch M, Willis EE. Likelihood to rape in college males. Sex Roles. 1996;35(3-4):171-183. ) indiquait que 34 % des étudiants interrogés d'une université américaine avaient admis avoir des propensions aux agressions sexuelles. L'intégralité de ces données se trouve dans la partie 5. J'invite, d'ailleurs, à lire ce dossier http://antisexisme.w...s-qui-y-adhere/ La culture du viol c'est aussi le slut-shaming ( ) qui vise à dénigrer une femme en fonction de ses habits ou même de ses envies sexuelles. La culture du viol, enfin, c'est le fait de mettre en avant la femme en tant qu'objet. Cela peut être une vidéo ( Rémi gaillard et sa vidéo sur le sexe, qui, rappelons-le, est également indiqué « free sex », terme qui fait référence à une consommation, exclusivement, de ce fait, centré sur l'homme). La culture du viol, c'est de ne jamais s'être demandé si l'on a violé quelqu'un, ou si l'on a une propension au viol, malgré les statistiques. La culture du viol, en d'autres termes, c'est d'accepter le mythe comme quoi le viol ne nous concerne pas. C] Petit aparté sur l'Humour Il est couramment considéré que dès lors qu'on se trouve dans l'humour, il est autorisé de rire de tout (mais pas avec tout le monde selon l'expression consacrée de notre cher Desproges). Dans un excellent article que je conseille ( http://www.egalitari...r-est-une-arme/ ) Myroie rappelle que cette phrase était en réalité deux questions séparées (peut-on rire de tout ? Peut-on rire avec tout le monde?) qui mettaient en relief non pas qu'il y avait des cas où on ne pouvait pas rire avec quelqu'un parce que la personne était sans humour, mais bien parce qu'il se trouve des individus aux idées politiques trop dérangeantes. En d'autres termes, ainsi que le rappelle Denis Colombi (http://uneheuredepei...p-serieuse.html et http://uneheuredepei...es-rigolos.html ) le second degré ne fonctionne que si l'on a un indice clair de sa présence. Ainsi, lorsque Giedré chante « toutes des putes » on peut rire comme on peut ne pas rire. Mais le simple fait qu'elle chante « les filles qui sont nues sous leur sous-vêtement, c'est trop des putes » ou « les filles qui sont nées nues c'est trop des putes » prouve immédiatement l'absurdité de la situation. Il est bien dit quelque chose qu'elle ne pense pas, mais elle l'indique clairement. À l'inverse, dans nombre de blagues, aucun indice ne permet de mettre en avant le second degré. De la même manière, la blague de Rémi Gaillard, tout comme énormément de blagues sur le viol par exemple, posent problèmes, car elles sont à l'avantage du puissant, du dominant. Je rajouterai un dernier passage avec une analyse rapide de « l'humour » de Charlie Hebdo passé au crible par Crepe_georgette ( http://www.crepegeor...e-n2/#more-7561 et http://www.crepegeor...alyse-critique/ ). Je ne ferai pas de grands discours sur l'humour, Denis Colombi le fait cent fois mieux que moi, je me contenterai de cet aparté pour signaler simplement que non, le fait de dire « c'est de l'humour » n'est pas suffisant, et qu'au contraire, il convient d'étudier en détail notre rire et notre humour pour saisir qui nous sommes, au-delà de ce que nous pensons. Conclusion La culture du viol est un fait, et un fait tragique, dont les dégâts sont visibles. Un point que je n'ai pas abordé étant le fait que, au sein de cette culture, se trouve des mythes sur le viol, lesquels contribuent à créer des viols ( http://antisexisme.n...dans-les-media/ ). Je ne suis pas, comme je l'ai dit, dans une approche légaliste au sein de ce dossier, bien au contraire. Je voulais mettre en lumière le caractère profondément omniprésent de cette culture pour rappeler que tout un chacun peut (et doit) se remettre en question, et s'étudier lui-même, afin de chercher à combattre au maximum cette culture, tant vis-à-vis de lui-même que vis-à-vis des autres. Je ne suis pas, de plus, dans une approche culpabilisante. Je me contrefiche de la culpabilité d'un individu. Je me fous qu'il ou elle se sente mal vis-à-vis de quelque chose. Pour moi, la culpabilisation est un moyen d'éviter de se remettre en question, et une sorte de faux-semblant hypocrite. Je lui préfère la volonté de regarder vers le futur. Non de pleurer sur le passé. Mais d'essayer que ce soit mieux à partir de maintenant. Cela passe, par combattre le phénomène de Girl Hate ( Plus d'informations sur ce point : ), tant en tant qu'homme qu'en tant que femmes. Cela passe par le fait de se demander si l'on fait véritablement attention au consentement de la personne en face, et si on l'a toujours fait. Cela passe par combattre le slut-shaming, le victim-shaming. Cela passe par une analyse de chacun de ses pensées, de ses réactions. C'est un travail personnel. Je ne prétends pas être meilleur que les autres. Je ne prétends pas non plus avoir la science infuse. J'ai fait ce dossier, à la fois parce que certains mettaient en doute la culture du viol, et pour moi-même, car poser sur le papier permet de réfléchir en même temps à sa propre vie. (je ne détaillerai pas ce qu'écrire ceci m'a apporté car ce n'est pas le point) Contrairement à de nombreuses luttes politiques qui sont abstraites, la lutte contre le viol est une lutte concrète (au jour le jour, il n'est pas possible de lutter contre le chômage de façon concrète, par exemple, même si l'on peut faire des actions sans aucun doute), ici, maintenant, et disponible à chaque individu, homme, femme, quelle que soit son statut social ou ses capacités. Chaque personne peut combattre le viol en combattant la culture du viol, au sein de lui-même et au sein de son entourage. Le combat plus abstrait qu'est la politique, quant à lui, existe également, ce qui offre deux échelles différentes, pour un seul et même but. Je terminerai par quelques liens à retenir: Le dossier concernant les mythes sur le viol par antisexisme.net: http://antisexisme.n...s-qui-y-adhere/ L'article de Mademoiselle.com sur la culture du viol: http://www.madmoizel...-du-viol-123377 Annexe forumfr : La culture du viol a été démontrée comme existant partout, mais j'avais envie de la mettre en valeur ici, et maintenant. Que ce dossier soit véritablement un coup de poing dans la réalité, notre réalité, de ce forum, et vis-à-vis d'un très grand nombre d'individus qui s'y sont exprimés. Dans ce sujet http://www.forumfr.c...dpost,p,8770470 Clou Quantique signale que dormir chez son mec va « se terminer par un viol » en ajoutant « Va expliquer à un gosse que tu lui déballes une sucette, que tu lui mets dans la main mais qu'il ne peut pas la manger. » (considération que l'homme a des désirs incontrôlables, victim-shaming) Dans ce sujet http://www.forumfr.c...r-internet.html on note directement la réponse de Gouderien, qui a été de vouloir protéger les personnes, en restreignant leur libertés, une des actions typique de la culture du viol. (victim-shaming) http://www.forumfr.c...,1#entry8851422 dans ce sujet, Thordonar écrit « Et puis, pas besoin d'être ne mini jupe pour être violée, mais c'est une combinaison de facteurs attitude/lieu/heure qui est un facteur important. » Dans le même sujet, Loargan écrit « On le dira jamais assez qu'il faut laisser les curés se marier, mais au Vatican, ils veulent pas ! Au final, on a des curés qu'en peuvent plus, qui surchauffent... Les plus malins ont leur "bonne du curé" attitrée, mais alors quelle hypocrisie ! » qui participe à l'idée que cela se trouve dans les hormones de l'homme, mythe débunké dans ce dossier. Jean Gislain approuvera d'ailleurs « Une petite remarque au passage. Il vous semble pas que les prêtres ont forcément une sexualité déréglée ? Le fait qu'ils s'interdisent tout actes, même tout fantasmes, puisque en religion rien qu'imaginer qu'on baise, c'est péché. Donc je ne suis pas étonné qu'il y ait des viols de la part des prêtres. Pourquoi vouloir jouer à être surpris ? » http://www.forumfr.c...es.html?hl,viol dans ce sujet, Biker 883 fait référence, dès le premier message, à une hausse des viols « Je suis curieux de connaître le taux de tentative de viols en Décembre 2014!!! » si on interdit la prostitution. Dans ce sujet ( http://www.forumfr.c...-questions.html ), Ocytocyne indique trouver écoeurante et indigne (de quoi?) les femmes qui acceptent de se faire embrasser, notion typiquement hérité de la conception selon laquelle une femme doit répondre à des critères pour embrasser quelqu'un. Out of paprika indique « M'enfin bon, y'a pas mort d'homme, non plus ; quand on voit ce qui se passe dans les soirées, c'est franchement mignonnet... » G_pu_rien, quand à lui, indique que cela n'est que de la drague, en utilisant des termes propres à la chasse ( http://www.forumfr.c...dpost,p,8554583 ). Titsta, quand à lui, confirme l'idée qu'un homme doit « passer outre le consentement » : en écrivant « Il faut rester lucide sur la réalité, la plupart des barrières des nanas nécessitent qu'on leur force un peu la main, avant qu'elles finissent par accepter. C'est les non-dit qui sont important. » Ajoutant un peu plus loin « J'ai dis qu'il y a celles qui disent non alors que c'est oui, et celles qui disent non alors que c'est non. Si tu arrêtes l'hypocrisie, tu avouera très bien que les femmes ont toujours pour 99% d'entre elle un comportement qui mélanges signes verbaux et non verbaux complètement contradictoires. ça s'appelle la nuance. » Notion qui, certes est culturellement enseigné aux femmes et aux hommes, mais contre laquelle il ne s'élève pas, et qui fait exactement référence à l'homme en tant qu'individu devant passer outre le consentement de la femme. Cassandre 0101 indique également « je constate seulement que les filles (de la vidéo) sont bien trop faciles! c'est tellement facile de ne pas répondre, de l'ignorer ce mec, non??? » mettant, à nouveau, l'accent sur une culpabilisation des femmes. Sur ce sujet : http://www.forumfr.c...,1#entry8658810 Amoureternelle indique que les personnes ayant porté plainte se trouvaient juste « regretter des jeux sexuels ». http://www.forumfr.c...dpost,p,8557875 Dans ce sujet, lycan77 indique que les prêtres sont frustrés sexuellement ce qui explique les viols. On notera, dans le même temps, qu'il pense que le plus grand désir sexuel des hommes est une réalité de la société depuis « la nuit des temps ». http://www.forumfr.c...a-ceinture.html Dans ce sujet, G_Pu_rien, Kyoshiro02, Kuna man, Roguethisparty, Balder trouvent l'agression drôle, sans même être gêné (contrairement à Timo-I et moi-même). De même, G_Pu_rien nie même qu'il y ait agression ( http://www.forumfr.c...dpost,p,8466145 ), conforté par PoloFD (page 3) et 1107Tang (idem) qui rajoute qu'il y a de « vrais attouchement sexuels » (page5). Même sujet, Homerher contribue à l'idée qu'il y a énormément de fausses accusations de viols ( http://www.forumfr.c...dpost,p,8469031 ) http://www.forumfr.c...dpost,p,6218258 Dans ce sujet, Eklipse nous signale que n'étant pas un homme, elle ne peut pas dire si l'on pourrait vivre dans un monde sans prostitution, ajoutant que l'absence de sexe ne la fait pas souffrir, contribuant à l'idée que l'homme a des « besoins » ce que fait également BlackMesa a la page suivante (page 3 et même page 4). Indy confirme cette pensée à la page 5, comme c'pamoil (même page). Femzi confirme également le « besoin de sex » (page 7). Caloli confirme (page 8) http://www.forumfr.c...ee.html?hl,viol Ici, Oussekine indique que c'est « dangereux » d'appartenir à un mouvement extrémiste (pour expliquer un viol), appuyé par brownies ou Ironique http://www.forumfr.c...dpost,p,6865947 Ici, j'ai moi-même dit que la question « pouvez-vous violer quelqu'un » était peut-être de l'humour, donc qu'il ne fallait pas s'en offusquer. J'arrête là cette annexe, j'aurais pu la poursuivre sans difficulté, mais ça n'a pas d'intérêt. Vous l'aurez compris, le but ici n'était pas de pointer des personnes du doigt, mais au contraire de montrer le nombre incroyable d'individus qui ont eu des propos soutenant la culture du viol. Parmi les personnes citées, il y en a que je ne connais pas, il y en a que je méprise, il y en a que j'apprécie profondément. La question n'est pas de pointer du doigt. Juste de montrer que cela concerne chaque individu, dont toi, qui lis ces lignes. [édition suite aux réactions, réponse à l'inquiétude d'une certaine "mise au pilori" signalée ça et là]: Je comprends tout à fait cette sensation, à vrai dire j'aurais sans doute dû être plus clair. Dans cette liste, je me cite moi-même. Le but n'est pas de basher les membres qui s'y trouvent, mais de montrer que ça se trouve partout, et pas juste "chez les autres". Il n'était pas question que tu te sentes mal, ni qui que ce soit que j'ai cité. Au contraire. C'était juste pour montrer que la culture du viol ça n'est pas "ailleurs". C'est nous. Je cite aussi Loargan, alors que c'est une membre de ce forum que je respecte particulièrement. Je me cite moi-même, je cite de nombreuses personnes diverses et variées. Ça n'a pas vocation à vous pointer du doigt, c'est même l'exact inverse.
  25. Un instituteur, mis en examen depuis novembre 2016 pour le viol d'une fillette de 4 ans dans une école de Genlis (Côte-d'Or), dénonce une "erreur judiciaire". Devant la cour d'appel de Dijon, Eric P. a plaidé sa cause. L'enseignant a réclamé la levée de sa mise en examen jeudi 12 octobre. Les derniers développements de l'enquête sont tels que la justice semble désormais donner raison aux dénégations de ce père de famille de 43 ans. Parmi les éléments à décharge : la culotte de la fillette a été expertisée, pas de trace d'ADN de l'instituteur. Mais une tache de sperme d'un membre de la famille de la victime. L'accusé, Éric P. témoigne au micro de RTL, "l'analyse révèle que le sperme n'est pas le mien et l'auteur est facilement identifié. Il s'agit de quelqu'un de la famille, qui est toujours auprès de la victime". La personne en question n'a pour l'instant pas été entendue par les gendarmes, mais pourrait être placée en garde à vue dans les semaines qui viennent. "Cette personne est celle qui a également porté plainte contre moi", confie Éric P. http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/cote-d-or-un-instituteur-accuse-de-viol-en-passe-d-etre-innocente-7790500178
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