Partie 1 - 2 - 3 - 4 - 5
La porte de la maison était en bois massif, un bloc vieillissant qui avait dû être fixé là depuis des décennies. Nous étions dans une courte ruelle, approximativement parallèle à la rue de l'auberge, juste à côté; c'était là qu'habitait l'ancien maître d'école du village. Le sol était pavé irrégulièrement, de roches qui s'étaient arrondies avec le temps, au fil des pas. Pourtant, on aurait dit que personne ne devait jamais passer par ici.
Nous tapotâmes à la porte; un
Le lendemain, c'est vraiment par hasard que je retrouvais la Mouche, en pleine négociation magouille je pense.
Ma main sur son épaule le fit se retourner d'un bond.
- merde, préviens tu m'as foutu la trouille!
- tu aurais des choses à te reprocher, j'y crois pas?
- alors?
- écoute la mouche, je vais avoir besoin de toi !
- j'ai pas de fric si c'est ça.
- non rassure toi et ce n'est pas non plus sexuel .
- oui, et bien je ne vois pas .
- pas grave essaie de me suivre, et tu comprendra
Puis subitement l'envie d'un café me fit me lever et me diriger vers le fond du hall de la gare. Des militaires discutaient en attendant leur train, sans doute en avance comme moi. La machine à café était bruyante, mais elle me fit toutefois un café. Mon gobelet à la main je regagnai ma place quand le coup de coude d'un énergumène attifé comme un as de pique me le renversa d'un coup. J’attendais ses excuses, quand je reconnus la Mouche, je failli éclater de rire .Il avait un bonnet trop grand
Partie 1
Partie 2
J'étais assise à la fenêtre, grande ouverte pour que le vent circule dans mon appartement et que la chaleur ne s'y accumule pas trop, et je sentais mon cerveau encore affecté par la veille. Oui: le réveil avait été difficile – puis la marche, le retour au petit matin – et maintenant j'avais toujours la sensation que quelque chose me collait encore à la peau, une chape lourde et immatérielle; – alors je m'étais douchée deux fois, je frottais avec le savon jusqu'à m'écorcher la
— "Il faut doubler les tours, comme cela les Blancs prennent le contrôle de la colonne d."
— "Mais si le fou prend le cavalier en c3? On reprend et..."
— "Non, non. On ne reprend rien du tout: intermezzo, échec en d7, le cavalier fait échec, et ensuite seulement les Blancs reprennent en c3."
— "Oh."
Un groupe de quatre hommes âgés se pressait autour d'une table sur laquelle étaient disposées les pièces d'un jeu d'échecs en bois, formant une position de milieu de partie, qu'ils étudiaient en
Prêtes, nous nous rendîmes pour le dîner au mess, d’un pas lassé et lourd. Nous traversâmes un couloir vitré qui permettait à la lumière naturelle d’éclairer le passage. Ensuite, nous descendîmes avec fracas des escaliers métalliques où l’obscurité s’abritait. Il fallait encore ouvrir une porte qui débouchait sur une cour et c’est là que nous vîmes la lune dont le rayonnement était quasi solaire, avant d’arriver devant le réfectoire qui était vidé de son tumulte quotidien. Nous étions les premiè
Hier soir, alors que l'orage est assez violent dehors, je me pose sur mon lit pour observer la tempête se déchaîner. Le vent est violent et la pluie est dense, ça forme comme un rideau blanc. J'appelle ma maman pour qu'elle puisse constater ce qui provoque mon étonnement. Le tonnerre gronde de plus belle et les éclairs nous flashent régulièrement. Cela dure 5 grosses minutes puis la pluie se calme un peu, tout comme le vent. Avec maman, nous sommes toujours à notre poste d'observation quand soud
Partie 1 - 2 - 3 - 4
Nous arrivâmes à la maison de "la Marie", après avoir traversé le village et longé le lac. C'était là, à l'orée des bois, que se tenait la bâtisse de petite taille, au toit rouge comme les autres, dont toutefois les contours présentaient une apparence plus défraîchie; ainsi une partie de la voûte paraissait être sur le point de s'affaisser, et par ailleurs une grande partie des murs était recouverte de lierre et d'autre plantes grimpantes. L'on voyait parmi elles de très be
Sarah me réveillait délicatement en secouant légèrement mon épaule tout en me murmurant que nous étions arrivés. Groggy, je décollais alors ma joue pâteuse de la vitre d’où je voyais mal mon reflet. On ne voyait rien au loin, si ce n’est une intrigante masse noire accentuée par l’intensité des rayons de lumière que diffusaient les projecteurs depuis le mirador. J’ai pu remarquer cependant l’inscription cyrillique doublée de sa traduction en anglais, sur un panneau blanc rouillé posé devant le po
20 juin 2002.
— Je regarde le miroir. Ça m'a pris des heures pour finalement rassembler suffisamment de courage pour sortir cet objet longiligne du recoin de l'armoire, et le placer dans un coin de la petite chambre. Au début, il était tourné vers le mur. Puis, je l'ai retourné vers moi, les yeux encore détournés vers le capharnaüm d'objets en tout genre qui encombraient l'espace. J'avais d'abord détaillé chacun d'eux, fait parcourir mon regard sur mon domaine, comme pour gagner du temps: là il
Partie 1 - 2 - 3
Au matin, j'étais sorti pour que la lumière du jour puisse me réveiller quelque peu. La nuit avait été courte et je me sentais encore quelque peu engourdi, à la fois du fait du trajet, et de notre aventure dans les bois. La matinée ensoleillée me faisait peu à peu reprendre mes esprits. J'avais marché dans une direction choisie au hasard, qui m'avait amené, après quelques rues étroites en zigzag, directement sur un grand espace vert, sous un ciel dégagé. Un long sentier parcour
L’imposante végétation ravivait notre regard et ralentissait notre pas. Elle avait repris possession des lieux en son bon droit, là où jadis tout devait être aseptisé. Les murs jusqu’au plafond étaient recouverts de lierres où s’enchevêtraient de grandes clématites et du sarment aux feuilles noircies et jaunies par endroits. Tout le couloir avait un air de désolation pesante, les vitres étaient brisées et les carreaux qui avaient tenu n’étaient plus transparents, ils avaient une teinte laiteuse
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Elle aime la saucisse - Dégustation 9 -
La saucisse de Strasbourg
Lorsque je téléphone à Clémentine, ce mercredi, vers midi, elle est enchantée. Je l'entends à sa voix.
Je lui annonce mon arrivée pour dix neuf heures trente, ce
Je suis chez moi et je décide de ranger la maison de fond en comble. Pendant mes examens, le ménage passait au second plan et je ne désirais que ça : ranger et nettoyer. Contrairement à beaucoup de personnes, je pense, j'aime nettoyer. Ça me détend, j'aime voir la différence après mon passage. Bref, je m'y mets et dans d'anciennes affaires, je trouve des papiers sur lesquels mes copains de classe avaient inscrits leurs adresses msn. Sur ce même papier figurait mes identifiants de l'époque. Je m'
Agence nationale du renseignement extérieur – 24 mars 1988
*** 0046021 ***
SNIE * 11/37 * 88
NI * 0010 * 88
DDI REGISTRE /// 785690.
DDI ***** & NIE DISSEMINATION.
HQS - CONFIDENTIEL.
PROCHAIN RETRAIT SOVIETIQUE DE L’AFGHANISTAN.
Le prochain retrait des forces soviétiques, comme annoncé par Gorbatchev lui-même lors de la rencontre non officielle avec Ahmed Massoud, aura de nombreu
Partie 1
Partie 2
Je faisais les cent pas dans ma chambre, à l'étage de l'auberge dans laquelle j'allais rester durant cette aventure. C'était une petite pièce toute empreinte du vieux temps, comme le sont parfois les pièces de ces gîtes en rase campagne: le sol était un parquet de bois aux couleurs estompées — il n'y avait pas de poussière mais celle-ci semblait s'être imprimée dans le plancher, en affadissant les teintes. À de nombreux endroits le sol craquait si j'y marchais en chaussures,
Pourquoi toi ?
Il fessais sombre dans le garage mais je savais ou étais la chaise longue, je pouvais y aller les yeux fermés ça tombe bien, ça m'aurais pris juste deux secondes donc pas la peine d'allumer la lumière, puis je détestait cette pièce de la maison, toujours sale, en bordel et qui puait la pisse de chat. Maman entassait ici toutes ses conneries qu'elle récupérait aux monstres ou tout un tas de trucs "des fois que..." ou " a recycler..." mais finalement elles s'amoncelaient dans la pi
Partie 1
* **
À l'horizon, derrière les collines, je peux voir un grand nuage noir qui se rapproche rapidement; sans doute les derniers instants du ciel jusqu'ici relativement bleu. Ça ne servira à rien de presser le pas; il me reste encore des vieilles allées à poursuivre, étroites et perdues dans les hauteurs; des portails grinçants dont la plupart des habitants ne soupçonnent même pas l'existence ni que l'on puisse s'y aventurer; des escaliers aux marches hautes et serrées, partiellement
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Elle aime la saucisse - Dégustation 8 -
La saucisse à Cassoulet (et de Carcassonne)
Il est treize heures. Je téléphone à Clémentine pour l'avertir de ma venue, ce soir, pour dix neuf heures trente.
Je gare ma mobylette sous l'au
Je suis une grande accidentée de la vie.
-En vérité je pensais être morte il y a plus d'une dizaine d'années. Mon cerveau, à cette époque bloquait sur cette période la. En fait je me sentais dégueulasse- on aura beau dire ce qu'on voudra quand tu est bloqué dans un environnement qui ne te laisse pas t'épanouir alors ton âme se meurt et tu commence a sentir que tout est pourri en toi. Que le combat pour la vie te fatigue. Que la survie n'est plus faite pour toi.
Je me sentais de plus en plus s
Je me suis toujours demandé comment je mourrais. Naturellement, par accident, ou bien par choix ?
Dois-t'on laisser le temps bercer notre vie lui donner la clef du jardin, avancer, avancer encore et toujours plus loin et tomber lorsque l'on s'y attends le moins ? Car enfin, ce temps si précieux qu'il soit et pourtant si éphémère pourrait bien s'arrêter à tout moment.Et puis, d’ailleurs, pourquoi certains se retrouvent toujours a l'abri des vagues? Comment peut ou comprendre la vie planqué sur
Une fois de plus, je me retrouve dans une situation de merde.
Au cours des dernières années, mon parcours scolaire s'est fortement dégradé.
"Quand je serai grande, je veux être maîtresse !"
Depuis ma plus tendre enfance, j'étais persuadée que je serai institutrice primaire, que j'enseignerai les matières principales aux enfants, surveillerai les récréations, ferai des bricolages pour les fêtes, soignerai les bobos aux genoux et au coeur. C'est pourquoi après mes 6 années de secondaires (j'ha
Encore quelques mètres et j'arrive à la terrasse du bar dans lequel B. m'a donné rendez-vous. Les dalles du trottoir sont hexagonales sur une centaine de mètres, finement taillées. Cette touche moderne dénote un peu avec la vieille ville; l'ensemble toutefois n'est pas déplaisant esthétiquement. C'est la première fois que je viens ici. J'ai vaguement l'impression d'avoir vu cet agencement de maisons et ces gammes de couleurs dans un rêve. J'entends mon nom; cela fait, en fait, quelques instants