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Criterium

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À propos de Criterium

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  1. À part la mise en forme et en orthographe, et le fait que le texte soit vraiment court, j'ai bien aimé, on veut en savoir plus. Est-ce qu'il y a une suite? Difficile d'apprécier l'histoire en n'en lisant qu'une brève interaction entre deux protagonistes pour l'instant...
  2. Un ton doux peut aussi bien aller avec la robe, rose clair ou pêche par exemple
  3. Toute une histoire dans l'histoire, ce topic; quel rebondissement! Je voulais juste dire que la page du 18 octobre est, à mon humble avis, la plus intéressante; le début est un peu cliché — H. est plus un archétype qu'un personnage — mais ça devient progressivement passionnant, pour culminer à la dernière phrase, mystérieuse et interprétable de diverses manières. Dommage qu'apparemment nous n'en verrons pas la suite? (À lire le reste du topic) J'espère quand même.
  4. "Le Yoga tibétain du Sommeil et des Rêves" de Tenzin Wangyal Rinpoché. Intéressant, profond, et dépasse de loin le cadre du titre du livre.
  5. Criterium

    Jeune contre la religion

    Et Arinna? Et Ishtar? Et Sophia? Et Guanyin? Et la Déesse-Mère? Cette vision de la religion est évidemment complètement basée sur une connaissance des trois principaux monothéïsmes qui seraient le modèle pour toute croyance religieuse, ce qui n'est pas le cas. "Avant de chercher l'égalité, il faut faire table rase de la religion" est tout simplement une inanité. Ainsi qu'une garantie que rien ne change; le cerveau humain n'est pas organisé de manière rationnelle mais prédispose naturellement aux croyances superstitieuses et religieuses (bonne explication donnée dans Et l'homme créa les Dieux de Pascal Boyer; vivement recommandé). Il n'est pas irraisonnable de demander l'égalité; c'est même normal. Par contre il est totalement irraisonnable de demander de changer le cerveau humain avant ça. Ce serait même ce que le patriarcat voudrait afin de s'auto-conserver...
  6. Pas d'accord. Même C.G. Jung est plus nuancé que cela. Au-delà du fait que cette généralisation est ce qu'elle est - une généralisation, donc par définition un modèle faux, elle ne me semble pas correcte. L'animus est typiquement une figure de "vieux sage", qui représente une image pas uniquement paternelle (laquelle inclut beaucoup de tendresse et peu de brutalité) mais également une personnalisation de la Sagesse, à la fois celle, ouverte, du Monde (le bon sens) et celle qui est cachée (une connaissance des lois divines), de l'entièreté, de la cohérence. — C'est pour cela que certains voient une projection de l'animus dans la personne du guru, plutôt que dans la personne du costaud campagnard, l'être chthonien par excellence. De même, l'anima est celle qui apporte la clef; certains diraient plutôt, le livre à ouvrir, et qui découvre le voile sur ce qui se situe au-delà. — Bref ces deux "modèles" sont des intermédiaires.
  7. Pas du tout d'accord avec le fait que la société soit régie par le seul rapport de force entre l'homme et la femme. Si c'était le cas il n'y aurait aucune raison pour laquelle la civilisation dû apparaître; il y a encore des tribus n'ayant pas encore découvert l'usage du feu, et ils ont des hommes et des femmes. Donc il existe d'autres forces pour l'établissement et l'évolution d'une société. De même, il existe d'autres sociétés où le harcèlement est moins présent (Suède d'avant 1960 par exemple). Donc il existe des facteurs influençant sur l'expression de ce rapport de force et le harcèlement n'est pas quelque chose d'inévitable. Évidemment que l'on peut changer le monde.
  8. Pas compris la première phrase; et qui vous a demandé de justifier une pulsion sexuelle? Je ne faisais ni de la poésie ni du politiquement correct. Pourquoi ces questions plutôt qu'une réponse à la mienne?
  9. On dirait bien que le problème ce n'est pas vraiment l'écriture inclusive (*) mais le niveau consternant des élèves - un déclin déjà remarqué depuis des décades - mais que certains par idéologie ont choisi d'ignorer, ces mêmes-là qui te disent que tu n'enseignes pas mais apportes un soutien. C'est noble d'enlever de l'eau d'un bateau qui coule, mais à un moment tout le monde devrait se demander pourquoi il y a un trou béant et surtout pourquoi on a fait comme s'il n'y en avait pas jusqu'à ce que la cale soit tellement remplie que l'on en attrape des rhumes. Et à qui ça profite. (*) Ceci-dit, je suis bien d'accord pour dire que c'est très moche si c'est présenté: "un-une chien-nne" plutôt que "un chien, une chienne".
  10. Ces exemples sont des faits, ces faits résultent de l'application d'une idéologie (ou plutôt de son inapplication). Je maintiens mon commentaire, tout en étant d'accord avec le vôtre - sauf sur ce mot, "patriarcat", que je n'aime pas car trop souvent mal utilisé et identifiant mal (parfois à dessein?) la cause de ces harcèlements. Tous les hommes ne sont pas des prédateurs sexuels en puissance; en revanche ce serait intéressant de se poser la question de qui dans la société est sur-représenté dans cette catégorie. Un jeune de banlieue haïssant la France est clairement plus à même de venger sa misère sexuelle sur une "sale française". De même, par exemple, l'interdiction d'un festival musical en Suède aux hommes à la suite d'horribles débordements oublie le fait que ce n'étaient pas tous les hommes qui y venaient agresser sexuellement les femmes. Quant à la question rhétorique: bien sûr que j'ai entendu des insultes pour la femme en mini-jupe, mais également pour l'homme qui trompe sa femme. Ce n'est pas parce que la société a ce problème de systématiquement dénigrer la femme dans ce type d'exemple qu'il faut pour autant se mettre des œillères et devenir manichéen. (Et certes, j'ai plus souvent entendu la première insulte que la seconde - et là encore, pas de tout le monde mais certains types de personnes étaient largement sur-représentés). Idem pour l'exemple initial, des garçons se font tabasser sans que la police ne bouge son petit doigt. Bref, une noble cause et les nerfs à vif d'un coup de gueule ne devrait pas te faire perdre le cap. Comment proposes-tu, factuellement, de changer le monde?
  11. Les femmes sont les premières victimes de la politique de l'autruche, comme trop souvent.
  12. Criterium

    Mécaniques.

    En pleine nuit, je me réveille en sursaut. Il reste comme l'écho d'un son, bref, strident; est-ce l'alarme qui fait des siennes? — Autant je suis persuadée d'avoir entendu cet horrible bip depuis un sommeil profond, autant le silence nie. Il nie, et en devient étouffant. Des minutes passent à tendre l'oreille: si ç'avait vraiment été la pile de l'alarme, ne devrait-elle pas retentir à nouveau, à intervalles réguliers? Pourtant - rien. Et alors les visions reviennent. Le rêve interrompu glisse à la surface de la conscience - comme un visage crispé d'horreur apparaît derrière une vitre. Dans un futur proche, les prévisions des transhumanistes pourraient se réaliser. Les machines devenant de plus en plus sophistiquées apprennent alors à créer d'autres machines, et à leur donner sentience. La spirale technologique virevolte, atteint des sommets inimaginables jusqu'alors. L'homme s'étant allié avec la machine devient sur-homme. Cela avait commencé avec des implants; désormais des membres entiers peuvent être greffés sur un corps, avec une interface si bien aménagée qu'ils sont non seulement capable d'effectuer toutes les fonctions d'un équivalent biologique, mais également acquièrent de nouvelles capacités augmentant le corps humain. Ainsi, l'homme peut effectuer des tâches physiquement ardues à une fraction de l'effort; ou encore, un sixième sens est désormais apparu pour l'espèce humaine: la magnétoception; et il est désormais impossible de se perdre dans les dédales métropolitains. Les machines sont devenues si intelligentes que la vieille prédiction s'est réalisée: il est désormais impossible à l'homme le plus intelligent d'imaginer les processus de pensée, d'abstraction et les capacités de calcul de prototypes déjà obsolètes. Homo sapiens est dépassé; l'humain est périmé. C'est ainsi que l'homme n'a pas tout de suite compris lorsque la machine a décidé d'incorporer de la matière biologique animale aux corps déjà interfacés: mais toutefois pouvaient-ils imaginer que la technologie s'étant toujours inspirée de phénomènes biologiques, il y aurait du sens à greffer directement des morceaux d'autres espèces à l'homme du futur? Ça avait commencé par quelques organes internes, permettant une digestion plus nutritive, sans devoir réguler le microbiome avec autant de précision; désormais, l'on fixait des pattes d'insectes démesurément élargies à des corps devenant monstrueux. Les regards horrifiés ne comprenaient plus. — La méïose humaine étant particulièrement peu fonctionnelle, cela faisait longtemps que la reproduction humaine se déroulait ex utero. Il suffisait de quelques cellules de chaque parent et d'un plan de recombinaison (il en existait deux: un crible généralisé, basé sur des recombinaisons aléatoires pour re-créer une diversité génétique satisfaisante; et un crible ciblé, permettant de sélectionner les traits désirables pour des individus particulièrement spécialisés ou supérieurs). Cela prenait place dans une matrice biologique ressemblant à un rayon de ruche; des drones au matériel génétique plus hyménoptère qu'humain s'occupaient des tâches nourricières. Si ainsi la vie prenait place, la mort était une toute autre affaire. La machine décidait désormais du score contributif de l'individu; en fin de productivité, il devait être recyclé. C'était alors, horrifiés, que les êtres chimériques réalisaient ce que signifiait être le rouage d'un système: c'était l'heure de la trempe. Un liquide corrosif dissolvait les chairs en ses constituants biologiques les plus aptes à être recyclés dans le reste du système; un mélange de phospholipases provenant de toxines arachnides, de protéases mycéliales... au fond de l'épouvantable cuve digérant les matières organiques, sédimentaient alors les implants cybernétiques et les puces électroniques, également recyclés avec soin. Pour éviter la dissolution, quelques avatars mi-humains qui avaient connu ce monde suffisamment tôt pour prendre des précautions, et avaient eu le privilège de faire partie d'une certaine élite ayant accédé à certaines technologies avant de tels développements, s'étaient connectés à des systèmes essentiels. Ils survivaient ainsi, appendices parasites d'une maison de métal utilisée pour des calculs humainement inimaginables. Leur corps anémié témoignait des longues décades; observateurs qui se savaient obsolètes. — La sueur ruisselait de mon front. Cette vision malsaine n'apparaissait plus clairement à mon œil intérieur; mais la maladie, elle, désormais me rongerait. Et j'épiais, soupçonneuse, l'ordinateur et le téléphone portable; comme des conspirateurs attendant que le temps soit venu pour m'écorcher la chair et me rendre esclave.
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