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Criterium

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À propos de Criterium

  • Date de naissance 05/01/1985

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    nyctalope
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    là-bas
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    lire, écrire, rêver

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Réputation sur la communauté

  1. Il faudrait peut-être mettre le lien vers la source Le texte vient d'une vidéo récente d'un certain H.T. (et laquelle est d'ailleurs une publicité indirecte: "Comment moi aussi, jeune pauvre, pourrais-je faire pour sortir de la pauvreté, faire la kichta, et aussi glow-up ma tchatche et mon game?")
  2. Criterium

    Au secours la France !!

    Mammon n'oublie jamais l'addition.
  3. Criterium

    Philip K. Dick

    C'est l'un des grands classiques de la SF. Pour le style, la traduction ne lui fait peut-être pas honneur; en anglais, il a une patte particulière. Par exemple, il utilise beaucoup de néologismes sans les expliquer, pour situer l'histoire dans un futur qui nous est encore étranger - puisque les personnages comprennent chacun de ces mots et notions, alors qu'il nous faut deviner par le contexte, parfois bien plus loin dans la lecture. (Du coup, ce style rend aussi cet auteur bien plus dur à lire en anglais). De même, le choix des mots contribue beaucoup à former une ambiance généralement assez oppressive. Ce sont des dystopies sombres. Personnellement je n'ai pas tant accroché au Maître du Haut-Château. C'est peut-être aussi parce que je trouve les dystopies WW2 généralement peu intéressantes, souvent superficielles et manichéennes. Mes romans favoris de Philip K. Dick sont pour l'instant Three Stigmata of Palmer Eldritch ("Le Dieu venu du Centaure") et Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques? , mais je n'ai pas encore tout lu. Il a également prédit des portes d'appartement à IA demandant un péage de 25 cents pour chaque ouverture, et c'est le genre d'objet que l'on risque de bientôt avoir...
  4. Criterium

    Histoire collective

    — "Bordeaux ? Vraiment ?" - le ton de l'homme suggérait davantage la suspicion plutôt que la surprise. — "Tout à fait !" — "Et qu'as-tu vu là-bas ?" — "Tu sais que je te souhaite le meilleur, je ne vis pas pour l'ordinaire. Notre relation n'est pas faite pour l'ordinaire. Je suis folle amoureuse ; alors, par folie, je t'apporte ce cru et je vois bien qu'il te fait plaisir." Mercedes, toujours derrière le bar, approchait son visage qui arborait toujours cet air de triomphe. Jouant avec une mèche de cheveux, elle savourait la victoire, s'engouffrait dans cette brèche avec séduction. — "Et tu n'as vu personne ?" — "Oh, je n'ai eu que le temps d'aller et de revenir..." — "En es-tu bien sûre ?" L'insistance de l'homme avait progressivement rendurci ses traits. — "Mais oui, voyons..." Mercedes s'éloigna à nouveau. Un soupir (sera-t-il donc toujours ainsi ?) puis elle reprit: — "À vrai dire, devine qui j'ai rencontré, par hasard, au Parc des Angéliques ?" Face à son soudain silence, elle ajouta rapidement la réponse — dans un souffle hésitant : "Nicole."
  5. Criterium

    Sondage Club de lecture

    J'ai commencé à lire le Teen Spirit de Virginie Despentes (au top en ex aequo), j'avais justement envie de lire plus de ses livres et de profiter de son style poétique et sagace. Du coup je vous rejoindrai sur ce club. Le ton est donné à la première phrase: "Je tirais sur un gros joint en étudiant les fesses de J.Lo sur MTV, le téléphone a sonné..." — l'on s'attache tout de suite au protagoniste en pleine fange.
  6. Criterium

    Patrick Modiano

    Personnellement j'aime bien ces atmosphères que Modiano évoque, dans le flou et l'incertain. L'évocation des années de guerre est très présente dans plusieurs de ses livres (passeport Nansen, filiations peu claires, les nouveaux centres périphéraux éphémères où émigrés et déracinés se rencontrent, personnages qui œuvrent en secret : espions ou larrons cachés?...). Ses romans sont assez inégaux et je n'en ai lu qu'une partie, mais je recommanderais sans doute Villa Triste et Rue des Boutiques Obscures pour se faire une idée. — Mais je comprends tout à fait que ce soit un style qui déplaise fortement. Il y a des auteurs dont les livres ne se résument pas, ou très mal, surtout lorsque style et atmosphère ont primeur sur l'histoire (résumer André Breton, Huysmans, Klossowski ou Pynchon, et tant d'autres, perdrait tout intérêt). Niveau snobisme, en France nous avons bien pire
  7. Toujours revenir aux classiques du black metal polonais pour se ressourcer du monde.
  8. J'ai vu Men (2022). Et je l'ai bien apprécié, au sens où il y a des scènes capturant admirablement certaines angoisses (le tunnel, la forêt, l'homme des bois...). Un bon équilibre entre atmosphère (une certaine lenteur est nécessaire pour la pesanteur) sans relâchement (à chaque fois que l'héroïne se sent enfin libre, ou enfin seule : elle ne l'est pas...). L'actrice (Jessie Buckley) y joue bien et l'on y partage bien ses émotions — beaucoup mieux que dans le film I'm thinking of ending things (2002), que j'avais trouvé nul — par contre, la fin est un peu ridicule. Autre scène bien amenée :lLorsqu'enfin arrive dans la maison de campagne l'amie de l'héroïne, la première autre femme du film, l'on se sent nous aussi soulagés — enfin, la pression s'étant accumulée le long du film retombe, et l'on reprend son souffle. Certains détesteront mais je recommande aux amatrices et amateurs de films d'horreur agissant sur des ressorts différents que le jumpscare ou vidéoscope habituels.
  9. Merci de nourrir nos appétits voraces. Lu la partie 5 - et la 6, qui était elle aussi accessible... et que j'ai appréciée. On devine également l'auteur derrière le père de la protagoniste, et son attrait pour le secret et le sacré dans le sixième volet, sur le thème de la recherche de la confrérie... couvent ou secte? la Rose nous a déjà confié quelle serait sa croix. Du coup je navigue à vau-l'eau sur votre blog et autres traces virtuelles, parce que malgré les critiques plus haut sur le fil, je trouve que vous semez des choses intéressantes et intrigantes çà et là. Intérêts philosophiques et spirituels, formation scientifique, éducation catholique, attrait pour le sacrifice et l'étrange. L'auteur pense et cela stimule. Coïncidence, en parlant de Sade, je viens aussi de lire votre nouvelle "Broderies". J'ai beaucoup aimé le début de la nouvelle "À mort et à mains nues". Jung, oui; nous avons d'autres intérêts en commun.
  10. Criterium

    Aimez-vous le folk horror ?

    C'est l'un des genres que j'apprécie - qui se recoupe souvent avec le thème des sectes et des groupes secrets. En terme de films, il faut aussi recommander de voir le Wicker Man originel (celui de 1973), qui a une tout autre ambiance que celui avec Nicholas Cage... Suggestions récentes: The Witch (2015) et Kill List (2011). Il y a aussi des gialli avec des thèmes proches, comme par exemple Non si sevizia un paperino de Fulci (1972). Et puis le folklore continue, avec nos nouvelles légendes urbaines. Par exemple, le film Slender Man (2018), pour lequel on s'attendrait à trouver une formule classique film horreur américain à jumpscare, est surprenant et parvient à capturer des atmosphères liminales.
  11. Ça n'est pas antinomique, il y a métaphore et métaphore. Essaie plutôt la Plateforme (2019) que Holy Motors (2012) Le topic est tellement vaste que je vais proposer quelques métaphores bien diverses mais récentes: Aniara (2018), un film dano-suédois sur un vaisseau spatial amenant un groupe de passager vers Mars. Il y a un problème. Tout sera remis en question. (drama/scifi) Vivarium (2019), où un couple souhaite acheter une maison pour y fonder une famille, mais s'y retrouvent coincés. (angoisse) Under the Skin (2013), où une jeune femme hante de nuit les rues d'Ecosse, comme si elle était en chasse. Qui est-elle et que veut-elle vraiment? (atmosphérique/horreur) Et puis un classique: El Topo (1970), l'un des classiques de Jodorowsky. Un homme, as de la gâchette, arpente les déserts, affrontant bandits et les mystérieux grands maîtres du désert, eux aussi très habiles avec leur arme. (psychédélique) Dans un tout autre style, The Conversation (1974) de Coppola. Dans le monde des experts de la surveillance, tout le monde écoute et épie tout le monde. Certaines conversations — et les bandes magnétiques — valent donc de l'or (et plus). (thriller)
  12. Bien d'accord avec Beebee sur bien des points... et parfois c'est bien à l'oral que l'on se rend compte qu'un texte est mal écrit, et alors l'acteur paraît mal jouer (parce ce qu'il/elle dit est insincère). Si le volume et la vitesse priment alors il n'y a pas dû y avoir beaucoup de répétitions ou de retouches, ce qui n'aide pas. Il y a aussi le fait que nous sommes désormais habitués aux films, réalistes ou non, mais devant avoir des dialogues (et un jeu) réalistes. Pourtant il y a des traditions venant du théâtre. Un acteur à l'énonciation théâtrale paraîtra mal jouer pour une audience moderne qui s'attend à d'autres codes. Par exemple, Jean Martin dans les Compagnons de Baal (1968) est exceptionnel - mais on ne le ferait pas jouer de la même manière dans un thriller ou biopic moderne. Je vous propose aussi un jeu pour voir le positif en chaque acteur. D'après plusieurs discussions que j'ai pu avoir, beaucoup s'accordent à penser que, par exemple, Arielle Dombasle ne joue pas très bien. Je propose de regarder certains de ses premiers films, comme par exemple le Beau Mariage d'Eric Rohmer: je trouve qu'elle y joue très bien et habite parfaitement le personnage (d'artiste mondaine, les mauvaises langues diront que c'était un rôle peut-être plus facile à endosser...). Et il y a des acteurs avec une présence particulière, qui s'accorde tant au rôle que le film ne fonctionne qu'avec eux; je pense par exemple à Kristen Stewart dans Personal Shopper (2016), ou à Dasha Nekrasova dans Softness of Bodies (Âmes sensibles) (2018), deux films que j'ai beaucoup aimé mais pour lesquels je comprends que l'on peut détester rien qu'à cause du protagoniste principal. Il suffit de ne pas aimer l'acteur pour que le rôle paraît mal joué (ou alors d'avoir un film avec l'erreur de casting...).
  13. C'est un peu triste, comme finalement il y a moins de fleurs que ce qu'on aurait espéré d'après le titre Personnellement je sens que je préférerais s'il y avait ce "ne", au moins çà et là, plutôt qu'une totale absence; ce n'est pas forcément l'opposition style oral/écrit, mais l'impression que l'éviter partout rend le ton non seulement oral mais enfantin. Peut-être est-ce l'effet voulu étant donné que le protagoniste n'est pas très doué. Il est temps d'essayer des fleurs plus faciles à entretenir...
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