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3/ Suicide

May666

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 Pourquoi toi ?

Il fessais sombre dans le garage mais je savais ou étais la chaise longue, je pouvais y aller les yeux fermés ça tombe bien, ça m'aurais pris juste deux secondes donc pas la peine d'allumer la lumière, puis je détestait cette pièce de la maison, toujours sale, en bordel et qui puait la pisse de chat. Maman entassait ici toutes ses conneries qu'elle récupérait aux monstres ou tout un tas de trucs "des fois que..." ou " a recycler..." mais finalement elles s'amoncelaient dans la pièce et elle les oubliaient mais pas question de jeter sinon elle pouvais nous refaire une de ses crises de bipolarité dans sa phase maniaco (ou dépressive) et nous reprocher d'avoir foutu sa vie en l'air en nous menaçant une fois de plus de se suicider. Bref - surtout ne toucher a rien faire vite et prendre le matelas sans penser a toutes ces conneries. 

 

Ah bingo le matelas est bien la je me dis que je vais ressortir par la porte du garage, ce sera plus pratique c'est alors que je remarque une ombre de dos. Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, c'est pas lui c'est bon c'est des hallu, -trop vu de films d'horreur moi! NON - je vais me réveiller la ce cauchemars est ignoble je me sens pas bien. "GUILLAUME ! C'EST UNE BLAGUE ? " c'est tout ce qui est sorti de ma bouche moitié hurlante, moitié balbutiante. 

Ce matin la, il ya quelque chose dans mon cerveau qui as disjoncté. Son visage, ce coup étonnamment  long, cette couleur indescriptible, son regard , cette langue et la bave, tout avait cette couleur si froide si pale  irréelle, indescriptible, une couleur que je ne saurais pas même retrouver en peinture. J'ai senti de suite que c'était trop tard. Oui, ce que je redoutais étais la devant moi,  non, ce n'étais pas encore un de ces cauchemars, pourquoi mon cœur ne voulais pas l'entendre ? J'étais tétanisée. J'avais peur, j'avais froid, tout se mélangeais en moi,  j'en tremblais.  " GUIGUI ! " -ferme ta gueule et bouge toi un peu arrête de faire la conne, bouge toi ! j'ai essayé de le soulever bien sur j'ai jamais eu ta carrure mais je savais te porter. Je ne pensais pas qu'un corps pesait le triple. je suis montée a l'échelle pour défaire ce putain de noeud -impossible -quelle nulle. Je me suis écroulée avant de reprendre mes esprits. J'ai crié. Pendant que je bronzais comme une conne tu étais en train de mettre fin à tes jours ? Tu étais la depuis combien de temps? pourquoi je ne t'avais même pas entendu descendre ? j'ai hurlé. J'ai sauté en bas. J'ai couru. Maman dormais encore à cette heure ci  avec tous ses médocs  -elle n'allais pas me croire -elle n'allais pas m'ouvrir- j'avais peur. J'ai crié a sa porte "maman je t'en supplie ouvre moi maman, guillaume est mort" elle m'a insulté elle a finis par comprendre que c'était sérieux. Je l'ai emmenée elle est restée longtemps a le regarder avant de vraiment capter. Je lui ai demandé de m'aider a le détacher que le nœud était vraiment incrusté. Elle était incapable de bouger. "May je sais pas quoi faire faut appeler... tu peux... j'suis pas capable..."

 

J'ai composé le 15, j'avais du mal a respirer, j'avais du mal a m'exprimer. Ils m'ont demandé d'aller chercher un voisin pour te détacher au plus rapide en attendant leur arriver. J'ai couru comme une tarée en sonnant à toutes les portes. Personnes dans les maisons les plus proches. J'ai voulu appeler un ami ambulancier. Plus de cred. Je lui ai envoyer un SMS. "Mon frère est mort viens vite stp je t'en supplie". Je sais c'est a gerber d'envoyer un message comme ça. Les larmes coulaient encore. Pas le choix. Maman était complétement tétanisée et j'avais peur pour elle aussi. J'ai enfin trouvé un voisin présent au bout de la rue. Un vieux monsieur adorable qui as compris tout de suite et a couru m'aider. quand il est arrivé le SAMU est arrivé, mon ami aussi car il étais en route pour le boulot. Le vieux monsieur est parti assez vite a la demande des ambulanciers. Ils nous ont demandé de nous écarter, de sortir du garage moi et ma mère. Elle s'est assise sur le canapé du salon sans parler, sans bouger. J'ai encore pété un plomb j'ai hurlé "mais dis quelque chose putain". Silence encore. "-il faut appeler ton père"

 

Je suis partie dans le jardin pleurer en m'allongeant sur le sol comme une folle.  La police est arrivée.Manquait plus que ça. Je leur ai même pas dis bonjour. Je voulais pas les calculer. Je me suis mise a taper sur le sol en hurlant des trucs dont je me rappelles plus trop.Les policiers sont restés dans le jardin mais a distance je crois qu'ils s'attendaient pas a ce type de réactions.On aurais dit que c'était moi qui les effrayais. Un policier est resté dans le salon près de maman. Quand je suis rentrée dans le salon elle m'a répété "faut appeler ton père" j'ai encore péter un plomb. "C'est de ta faute maman j'vais te tuer j'te jure que j'vais te tuer". Elle ma regardé horrifiée (pourquoi j'ai dis ça encore ?) le policier s'est rapproché, j'ai tapée dans le canapé. elle a pleuré. -enfin une réaction. Même pas de téléphone a la maison. Mon ami est sorti du garage il s'est approché de nous en courant ma mère à eu peur "non me touches pas nononon " et elle s'est mise à se débattre le policier avais l'air de rien piger, moi non plus. Mon ami "heu...  calmez vous, vous voulez un verre d'eau?" Silence d'un coup.

 

Il se retourne vers moi : "ils ont compris que j'étais un ami de la famille en fait ils croyaient que j'étais avec eux et...." "-ton téléphone!" je lui ai tiré des mains, mon père décroche j'ai commencé a lui hurler de se dépêcher que guillaume étais mort qu'il fallait qu'il vienne vite j'entendais mon père -il est mort ? Il est mort? et je pleurais il comprenais vraiment rien j'allais exploser, mon ami a pris le téléphone -non il est pas mort par contre faut vraiment faire vite.

 

Ok d'accord. heureusement qu'il étais la. Dans l'état dans lequel j'étais j'aurais pu provoquer un accident a mon père j'ai même pas réfléchis à ça. Mon cerveau était vraiment en mode off.

Je ressort dans le jardin avec mon amis. Les policier avaient fait une ronde autour d'un arbre, pas compris leur délire. On s'assoit tous les deux autour de la table. J'avais un peu repris mes esprits. "merci, heureusement que t'es la, j 'suis désolée pour ta journée de travaille vraiment j'voulais pas je...." il avais sorti du tabac a rouler et des grandes feuilles sur la table. Les policiers avaient cessé de contempler l'arbre et s'étaient mis à nous regarder bizarrement... -merde il va pas faire ça. Les policiers se rapprochent l'air de rien. -putain mais ils vont encore tous me faire péter les plombs longtemps sérieux ? Il prend du tabac, met dans sa feuille ils se rapprochent encore. -Ils sont sérieux d'être comme ça d'un coup la tout collants ? mon espace vital il est ou? j'vais péter les plombs la encore, je le sens on est chez nous ou quoi ? je regarde mon amis l'air dubitative. Peut être parler dire qqchose.  Il finis de rouler, j'entends le gros avec ses lunettes de soleil, "hé c'est une roulée". Pffff  soulagement général. "il fait chaud hein ?"-tentative vaine de détendre l'atmosphère-

Suite à ton départ, à nos enfance douloureuses et un profond mal être que j'éprouvais, j'ai véritablement commencé à sombrer dans la dépression.

Il ne se passe pas un jour sans que je pense a toi mon Guigui tu es ma véritable force, celle qui me pousse a retranscrire les merveilles de l'existence,de la création, malgré le cynisme humain et le brouillard du système.




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