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  1. Elle le regarda avec curiosité :

    • Pourquoi donc ?

    Il désigna le paysage qu’on apercevait par la fenêtre :

    • Je voudrais bien visiter les bidonvilles qui entourent Las Vegas.

    • Les favelas, vous voulez dire ?

    Il nota avec étonnement qu’elle avait employé le mot brésilien. A part ça, cela ne semblait lui faire ni chaud ni froid.

    • Ces favelas sont la honte de notre ville. Quand nous aurons déclaré l’indépendance, c’est naturellement l’un des premiers problèmes auxquels le nouveau gouvernement s’attaquera.

    • Raison de plus pour les visiter tant qu’elles existent encore.

    • Si vous y tenez…

    • Je suis sûr que je ne dois pas être le premier à vous demander ça.

    • Bien entendu ! Mais je dois souligner quand même qu’une excursion dans les favelas comporte certains risques.

    Il haussa les épaules : il en avait vu d’autres.

    • Alors c’est d’accord ? interrogea-t-il.

    • Oui. Mais il faut s’y rendre immédiatement : après la tombée de la nuit, cela devient trop dangereux.

    • OK.

    • Pendant que vous finissez votre bière et que vous vous habillez, je vais passer un petit coup de fil pour tout organiser.

    • Je vous laisse faire.

    • Surtout n’emportez pas d’objets de valeur.

    • Évidemment.

    • Mais à part ça vous pouvez vous accoutrez comme vous voulez : de toute façon on s’arrêtera en route pour mettre des vêtements « couleur locale ».

    • A vos ordres.

    Elle sortit sur le palier et, pendant qu’il s’habillait, il l’entendit parler au téléphone. Dix minutes plus tard, il était prêt. Il ouvrit la porte, et faillit renverser Dolores, qui se trouvait juste derrière.

    • Voilà, tout est organisé, annonça-t-elle. Au fait, j’ai une bonne nouvelle : vous êtes invité à dîner ce soir à 21 heures par le chef du service de presse du gouverneur de Californie.

    • Et ça se passera où ?

    • Au restaurant Guy Savoy. Comme ça, vous ne serez pas dépaysé.

    Il n’osa pas lui dire qu’il aurait aussi bien dégusté de la vraie cuisine américaine – bon, pas de la jelly quand même – ou de la cuisine mexicaine, plutôt que la gastronomie française snob et trop sophistiquée que l’on servait habituellement dans ce genre d’établissement. Comme son père, il avait toujours eu des goûts simples en matière culinaire.

    • Excellente nouvelle, dit-il d’un ton hypocrite. J’espère que vous serez là aussi.

    • Mais naturellement : j’ai bien l’intention de ne pas vous quitter d’une semelle.

    • Faites attention, je pourrais vous prendre au mot !

    • J’espère bien !

    En disant cela, son œil pétillait. Ils prirent l’ascenseur pour descendre, et traversèrent une salle de casino, décorée de reproductions de statues antiques, pour gagner Flamingo Road. Des haut-parleurs diffusaient une musique suave. Quand il était venu ici dix ans plus tôt, ce genre d’endroit grouillait de retraités exubérants et de touristes venus des quatre coins du monde, mais aujourd’hui il n’y avait pas foule.

    • Vous jouez ? demanda-t-elle en désignant les tables de roulette.

    • Boff, dit-il, j’ai eu ma période poker pendant ma jeunesse, mais j’ai arrêté depuis longtemps. En fait, je n’étais pas très doué.

    • J’espère que vous n’avez pas trop perdu.

    • Non. Généralement, je me contentais de mises modestes.

    Il se souvenait encore des interminables nuits passées à jouer aux cartes – poker, tarots, belotte - avec les gars de son unité des forces spéciales, quand ils étaient en alerte, prêts à tout moment à s’envoler vers l’autre bout du monde. Depuis cette période, il n’avait quasiment plus touché à un jeu de cartes, sauf pour jouer quelquefois avec sa fille à la bataille ou au rami. Non pas qu’il gardât un souvenir particulièrement mauvais de son passage dans l’armée, mais bon, c’était une autre époque.

     

    Ils sortirent, et retrouvèrent la fournaise extérieure. A croire qu’il faisait encore plus chaud que tout à l’heure – sans doute l’effet de la climatisation. Son hôtesse l’entraîna vers un imposant véhicule kaki, garé un peu plus loin. Deux costauds en uniforme de la milice stationnaient devant, les bras croisés. Il reconnut un « Raider », la version gavée aux hormones du « Hummer » de jadis : un 6x6, avec 4 roues à l’arrière. Certains modèles possédaient une petite tourelle avec une mitrailleuse automatique sur le toit, mais celui-ci en était dépourvu. Les deux hommes le saluèrent en anglais, et Dolores fit les présentations. Le plus grand, un Noir massif quasiment chauve, était le sergent Tobias ; l’autre, un Latino brun et moustachu, s’appelait le caporal Narcisso.

    • On y va, M’sieur ? demanda le plus grand.

    • Quand vous voulez.

    • Alors c’est parti. On s’arrêtera en chemin pour s’équiper.

    • OK.

    Ils grimpèrent dans le véhicule, qui démarra. Le sergent Tobias conduisait. La climatisation marchait à fond, ainsi que la radio qui diffusait du rap. Ils passèrent au-dessus du Las Vegas Freeway, puis empruntèrent South Dean Martin Drive vers le nord, avant de tourner dans Twain Avenue et de se diriger vers l’ouest. Il y avait une circulation modérée, mais fort peu de piétons – normal, Las Vegas, comme Los Angeles, est une ville faite pour l’automobile – et l’on apercevait de loin en loin des sans-abri assis sur un carton. Gérald songeait au fameux « Las Vegas Parano » de Hunter S. Thompson, et se disait que malgré son imagination délirante survoltée par un abus de substances illicites, l’illustre inventeur du journalisme gonzo n’avait pas prévu l’étrange destin qui attendait cette ville hors du commun. Il avait lu le bouquin il y avait bien longtemps, et vu l’adaptation qu’en avait tiré Terry Gilliam, avec Johnny Depp. Il n’avait d’ailleurs pas tellement aimé le film, détestant les histoires de drogués. Pour dire la vérité, il n’avait pas beaucoup apprécié le livre non plus. Plus ils progressaient vers les limites de la ville, et plus ils dépassaient des villas délabrées, des maisons en ruines, des immeubles incendiés, le tout déjà à moitié enseveli sous le sable du désert. Pelouses et jardins appartenaient au passé, recouverts par ce même sable qui regagnait peu à peu le territoire perdu. La route elle-même était parsemée de nids de poule, comme si on ne se donnait plus la peine de l’entretenir. Si les faubourgs de la cité du jeu ressemblaient à ça, il n’osait même pas imaginer dans quel état devaient être les favelas. Soudain, juste après une série de villas toutes semblables qui semblaient avoir subi un bombardement, ils tournèrent à droite, et franchirent une barrière. Les miliciens qui l’avaient ouverte se hâtèrent de la refermer. Devant eux se dressaient deux grands bâtiments vert foncé, qui ressemblaient vaguement à des hangars à avions. Un peu plus loin, divers véhicules peints en kaki étaient garés sur un parking. Le « Raider » s’arrêta devant l’une des bâtisses.

    • Tout le monde descend ! beugla le sergent Tobias.

    Dès qu’ils furent à terre, il fit signe à Gérald :

    • M’sieur le touriste ! Venez ici une seconde !

    Le journaliste approcha.

    • Bon, expliqua le sergent, ici vous allez vous changer. Comme nous tous d’ailleurs. Vous pouvez laisser vos affaires, ça ne craint rien. Entendons-nous bien. Il ne s’agit pas de se déguiser pour se faire passer pour des gens du coin. Ça ne marcherait pas cinq secondes, et cela pour une excellente raison : à cause de l’odeur. Faut pas les prendre pour des demeurés, ils sauront tout de suite qui nous sommes. Mais si nous ne les provoquons pas en étalant notre fric et nos beaux vêtements, il n’y a aucune raison que ça se passe mal. Parce que si ça se passait mal pour vous, ça se passerait aussi mal pour moi ; et moi je tiens à ma peau. OK ?

    • Ça me paraît clair.

    • Parfait. Alors allons-y. Choisissez des vêtements propres, mais quelconques, et déjà usés.

    • D’accord.

    Un factionnaire les fit entrer, et ils pénétrèrent dans ce qui était en fait, il l’avait déjà compris, une caserne de la milice. La construction, pas très haute, comportait un toit métallique. Le long d’un couloir s’alignaient des portes, à gauche et à droite. Au fond on apercevait une petite cafeteria, avec quelques tables et un serveur au bar. Tobias désigna deux portes sur la gauche.

    • C’est ici, dit-il en ouvrant la première, tandis que Dolores se dirigeait vers la seconde.

    Il s’agissait d’un vestiaire où quantité de vêtements, plus ou moins dépenaillés, étaient accrochés à des cintres. Par terre étaient alignées des paires de chaussures et aussi des bottes. Gérald échangea rapidement ses habits contre un vieux jeans, une chemisette ocre passablement usée, un blouson de cuir qui avait connu des jours meilleurs, des rangers et une casquette de base-ball. A l’invitation du sergent il déposa ses affaires personnelles dans un casier fermé à clef, ne conservant qu’un paquet de kleenex (la poussière du désert le faisait éternuer). Il garda aussi ses lunettes de soleil qui, sous un aspect ordinaire, pouvaient faire office de caméra et d’appareil-photo. Quelques instants plus tard, ils se retrouvèrent tous les quatre dans le couloir. Tobias ouvrit alors une autre porte, cette fois sur la droite.

    • Attendez-moi, dit-il.

    Peu de temps après, il ressortit en tenant par les lanières quatre petits sac à dos, qu’il leur distribua. Gérald prit le sien, et constata qu’il était froid.

    • Il y a du Coca-Cola, de la bière, des barres chocolatées et aussi des cigarettes, expliqua le sergent. C’est le meilleur des sauf-conduits.

    Cette fois ils étaient prêts. Mais moment où ils allaient sortir, une personne qui les avait observés pendant un moment depuis la cafeteria se leva et se rua vers eux. C’était une journaliste japonaise, déjà habillée en crado.

    • Je peux venir avec vous ? demanda-t-elle en anglais. J’étais aux toilettes, et mon groupe est parti sans moi.

    Tobias observa une seconde la nouvelle venue.

    • Ça c’est pas sympa, dit-il. OK, venez avec nous. Mais je vous préviens, Madame, faudra rester tranquille et faire preuve de discipline.

    • Aucun problème. Merci beaucoup.

    • De rien.

    Ainsi donc, ils se retrouvèrent finalement à cinq. Le reste de l’excursion se déroula à pied. Après la caserne, on voyait encore quelques ruines, et puis plus rien que du sable, de plus en plus de sable, au travers duquel on avait du mal à distinguer le tracé de la route. Ils marchèrent pendant environ deux-cents mètres dans cette sorte de no man’s land désolé, et atteignirent enfin la frontière qui séparait la zone civilisée du territoire des « barbares ». Quand il découvrit comment cette fameuse frontière était gardée, le journaliste n’en crut pas ses yeux et, tapotant discrètement ses lunettes, il prit cliché sur cliché. Deux énormes chars « Jackson », peints en camouflage de guerre, surveillaient la zone, canon de 155 mm pointé en direction des favelas. Il aperçut également plusieurs nids de mitrailleuses, et quelques soldats en train de bavarder, cigarette au bec. Un peu plus loin se trouvaient les positions de la milice, avec une automitrailleuse, une casemate et un mortier. Deux rangées de fil de fer barbelé barraient la route ; la partie du milieu était amovible, afin de laisser un étroit passage en cas de besoin. Le plus étonnant est qu’en regardant à gauche et à droite, il découvrit qu’aussi loin que portât le regard, ces défenses se poursuivaient de chaque côté. Les deux lignes de barbelés étaient séparées par un profond fossé qui, il en était sûr, devait être semé de mines. Derrière la rangée intérieure se dressaient, à intervalle régulier, des miradors d’où des sentinelles, fusil en main, surveillaient les fortifications. On se serait cru sur le 38e parallèle, la ligne de démarcation entre les deux Corées. Ils se dirigèrent vers les miliciens qui gardaient le passage.

    • Salut mec ! dit un grand Black en reconnaissant Tobias. Alors, on vient faire du tourisme ?

    • Et oui, comme tu vois !

    Ils se saluèrent à la mode des ghettos, en se frappant la paume de la main levée.

    • A quelle heure vous revenez ? questionna le milicien.

    • Qu’est-ce que vous avez prévu ? demanda le sergent à Gérald.

    • Il ne faut pas rentrer trop tard, intervint Dolores. On a un dîner après. Et de toute façon, il vaut mieux ne pas traîner par ici la nuit. Disons 19h30.

    • Vous êtes d’accord ? interrogea Tobias.

    Le journaliste jeta un coup d’œil à sa montre. Il était un peu plus de 17 heures. Cela laissait presque deux heures et demie pour explorer les favelas. Ça devrait suffire. Il avait toujours pensé que quand on voit bien, on voit vite.

    • OK, dit-il, disons 19h30.

    • Entendu, je passerai la consigne à la garde de nuit, déclara le milicien. Bonne promenade !

    • Merci !

    Avec un de ses collègues, il souleva la barrière qui fermait le passage, et le petit groupe pénétra en territoire interdit…

     

    Derrière la « frontière », le paysage ressemblait beaucoup à ce qu’ils venaient de voir dans les faubourgs de Las Vegas. Tobias fit arrêter le petit groupe, et prit la parole.

    • Bon cette fois nous y sommes. Dites-vous bien qu’ici c’est dangereux. Mais si on se comporte normalement, il n’y a pas de raison qu’il nous arrive quoi que ce soit. Nous on connaît déjà, et nous sommes bien connus, donc laissez-nous faire. Les principaux dangers qui pourraient nous menacer sont, dans l’ordre : les bandes de chiens errants, les drogués agressifs, les gangs.

    Il sortit de la poche de son blouson râpé un pistolet Sig-Sauer, et le désigna.

    • En dernière instance on a ça. Mais on doit éviter autant que possible de s’en servir. La plupart du temps les problèmes éventuels se règlent en donnant une bouteille de Coca ou une bière. Il n’y a qu’avec les chiens errants que ça ne marche pas, ils ne doivent pas apprécier ce genre de boissons.

    • Par contre, intervint le caporal Narcisso, ils aiment les barres chocolatées.

    • Ouais, c’est vrai, admit Tobias en souriant. C’est nous qui nous chargeons de déterminer quand on doit distribuer quelque chose à quelqu’un. Parce que c’est la misère, ici : tout le monde va vous réclamer à boire ou à manger, mais si vous commencez à faire les généreux bientôt vous n’aurez plus rien, et c’est là que les vrais problèmes débuteront. Compris ?

    • Oui sergent ! fit Gérald en se mettant au garde-à-vous.

    • Repos, bleusaille !


  2.                                                                                          _chipp10.jpg

            J’assure ma prestation "Chippendale" chez Amandine

    Amandine est jeune étudiante à la Fuck de médecine. Elle fête ses 19 ans ce soir, samedi. C’est son anniversaire. A cet effet Amandine a invité une vingtaine de ses copines également étudiantes à la même Fuck de médecine. C’est Clémentine qui se charge de l’organisation. Clémentine est mon agent artistique, également mon manager.

    J’arrive pour 19 h30. Je suis accueilli par Amandine et Clémentine qui m’attendent toutes les deux dans le jardin. Clémentine m’invite à descendre ma mobylette à la cave. Ce sera plus discret pour le spectacle qui débute à 20 h. Une fois encore, ce seront les WC qui serviront de loges. Je pourrais m’y changer, me préparer et même faire pipi.

    Amandine et Clémentine sont avec moi aux toilettes. Elles m’aident à enfiler mon premier costume de la soirée. Nous entendons les invitées arriver. Clémentine, en plus d’être mon manager, fait également le "Disc-Jockey". Amandine et Clémentine me laissent terminer ma préparation pour aller accueillir les convives dans la salle.

    J’entends la musique du générique. C’est la musique du film "Indiana Jones". Je monte sur ma mobylette rutilante. Déguisé en Indiana Jones, claquant de mon fouet au sol , je fais une entrée triomphale. L’effet de surprise est total. Je monte sur la scène. Clémentine braque un projecteur sur moi. Amandine monte me rejoindre et prend le micro.

    < Bonsoir les filles. Je vous demande de faire un triomphe à notre ami, Maître Gilbert ! > fait Amandine en riant. Elle rajoute en essayant de couvrir les applaudissements : < C’est Maître Gilbert, le monsieur des saucisses ! > < La saucisse ! La saucisse ! On veut voir la saucisse ! > hurlent les filles dans un vacarme assourdissant. Ambiance.

    Je commence mon show par "Le Gorille" de Georges Brassens que j’interprète en dialecte autrichien du XIXème. Les filles reprennent le refrain avec moi. Je parcours la scène en faisant mon "Moon-Walk" façon Michael Jackson. Mon costume de Indiana Jones me serre un peu. Je porte mes habituelles palmes de plongée sous-marine noires.

    Je conclu par "Maladie d’amour" de la Compagnie Créole et que j’interprète en patois Bielo-Russe du XVIIème . C’est un succès. Deux filles montent sur scène pour tenter de m’embrasser sur la bouche avec la langue. J’esquive. Une autre grimpe sur scène et m’attrape par la saucisse de Morteau qui pend dans son holster comme un révolver.

    J’ai tout juste le temps de me sauver avec Amandine et Clémentine. Nous nous enfermons à clef dans les cabinets. Contre la porte, les filles frappent de toutes leurs forces : < La saucisse ! On veut la saucisse ! > hurlent-elles encore. Pour préparer la seconde partie du show Amandine tente d’ajuster la ficelle de mon string pendant que je fais pipi.

    Comme je porte toujours mon string doré à l’envers, avec la ficelle devant, Amandine a toutes les peines du monde. Me voilà prêt. Clémentine m’a fixé la grande plume rose derrière. Je mets ma perruque bouclée et rousse sur la tête. Je saute sur scène et je commence pas "Aline" de Christophe en faisait une danse du ventre lascive et évocatrice.

    Puis je chante "Les Champs Elysées" de Jo Dassin en Dialecte slovène du XVIIIème et avec un accent marseillais. Je m’accompagne au banjo en frappant le sol de mes palmes. C’est absolument "GLANDIOSE". Une vraie ovation. Une fille monte sur scène et m’arrache mon string. Me voilà tout nu. Je saute pour aller me réfugier aux toilettes.

    Contre la porte, les coups redoublent. Amandine s'accroupit. Elle m’enfile mon collant mauve à pois bleus. Clémentine me secoue les confettis d’un mouvement régulier. Elle me secoue les paillettes dorées qui recouvrent ma chevelure. Me voilà prêt pour aller terminer ma prestation. Je suis vêtu d’un smoking noir, chaussé de mes palmes de plongée.

    Je grimpe sur scène et j’interprète "Sex-Machine" de James Brown en dialecte Tyrolien de la fin du XIXème. Succès. Les filles applaudissent à tout rompre. L’une d’entre elles tente d’attraper ma saucisse de Morteau qui pend devant. J’esquive et je termine par "Tata Yoyo" de Annie Cordy que je chante en patois Serbo-Croate de la fin du XVIIème.

    C’est dans une apothéose de culottes mouillées, jetées sur scène, que je tente d’échapper à la meute hurlante. Je m’enfuis. Une petite culotte trempée colle sur mon front et dégouline sur la veste de mon beau smoking. Amandine, Clémentine et moi, nous nous enfermons au WC pour attendre que les choses se calment enfin.

    Un quart d’heure passe. Le silence est revenue. C’est le rituel de la photo souvenir. Clémentine a son super appareil. Je pose au milieu des filles qui me tiennent par la taille, les épaules, les poils pubiens, les cuisses, les bras et le cou. J’agite jésuitiquement ma saucisse de Morteau qui, à cause de la chaleur des projecteurs, gicle un peu partout…

    Des filles me prient de faire quelques autographes en me tendant leurs petites culottes et un marqueur indélébile. Je signe à tour de bras pendant que Clémentine et Amandine passent la serpillère sous les chaises de la salle. Il faut décoller les culottes mouillées qui collent un peu partout. Il y en a même une, toute noire et à dentelles, qui colle au plafond.

    Nous voilà enfin seuls, Amandine, Clémentine et moi. Je suis fatigué mais satisfait. Clémentine récupère le chèque. Amandine aimerait bien goûter à ma saucisse de Morteau qu’elle regarde avec envie depuis le début de la soirée. < C’est quoi, qui colle au bout ? On dirait du "Chaussé-aux-Moines" ? > me demande t-elle en humant la saucisse. Une spécialité Franc-Comtoise.

    Amandine me fait part de son agréable surprise. Elle me dit : < Lorsque je viens sur ton Blog, je m'y amuse follement. J'aimerais déposer une appréciation au bas de tes récits merveilleux, mais c'est impossible ! Pourquoi donc ? >. Je la rassure en précisant : < Il suffit de me faire un message privé ! Mon Blog n'est pas un réverbère au bas duquel les clébards peuvent laisser leurs crottes ! >. Nous rions de bon cœur.

    Nous passons ainsi la fin de la soirée à bavarder. Amandine savoure sa saucisse en gloussant de plaisir. Heureuse. Clémentine me fait : < Samedi prochain, petit coquin, tu assures une prestation "Chippendale" chez Juliette ! > Tout en disant cela elle agite le contrat sous mon nez. Amandine s’essuie la bouche avec un mouchoir en papier…

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  3. Demain ne naît jamais

    J'ai jamais su conjuguer plus d'un verbe au futur
    Et je compte pas m'y mettre, à quoi bon gamberger ?
    Infoutu de projeter ne serait c'que mon ombre
    Dans cette nuit noir artère encore bien trop sombre
    Pour tirer des plans décents sur l'étoil' du berger.


    Je ne trouve plus de sens dans les épistémès
    Qu'ont su me persuader que le ciel s'allumait ;
    Si je sais où j'mets les pieds, c'est à force d'ampoules,
    L'oiseau de nuit le plus sûr se couche avec les poules
    Et le coq ulule car demain ne naît jamais.


    Je me suis sûrement mis un titan grec à dos,
    Genre Hypérion ou Cronos, un qui fait pas d'cadeau,
    Je vois la terre tourner plurielle et résolue
    Or j'en suis au même point quand elle est révolue,
    Des tours et des tours plus tard, je suis le mêm' qu'ado.


    Mais c'est quand je crois que l'temps qui s'écoule est bénin
    Que l'aiguille quoiqu'au trot distille son venin,
    Irresponsable fini, le choix me tétanise,
    J'finis la tête sous l'eau que par ailleurs j'anise
    Aussi sûr que bébé qu'on abandonne à son bain.


    Si t'attends, avec le temps tout ne fait qu'empirer,
    Je mentirais prétendant que j'entends m'en tirer
    Quand j'observe le silence entre quatre murmures
    De lamentation manquant d'iodure et de bromure
    Et pourtant je sais bien que demain je mourirai.

    Révélation

    Petite playlist des morceaux qui m'ont de près ou de loin inspiré :

     

     


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    Avec stress, appréhension et angoisse, elle s'en est remise au chirurgien.

    Dès le réveil, elle sait, elle sent, que ça ne va pas. Elle est obsédée à l'idée de ce que le chirurgien a fait. Elle sait, mais elle refuse. Non ce n'est pas possible, elle doit forcément se tromper, elle espère, d'ailleurs tout le monde le lui dit, rassures toi, il faut attendre, tout va se mettre en place, c'est normal. Elle essaie de se leurrer pour supporter. Mais son corps ne cesse de le lui rappeler, et ses pensées, qui sans arrêt reviennent comme les vagues sur une plage.

    Quinze jours ont passé. Son médecin traitant l'a auscultée, gênée, elle s'est détournée, elle a commencé , je suis désolée, je ne savais pas, j'ai envoyé d'autres personnes pour qui ça c'est bien passé. Un comble, elle meurtrie, perdue, l'a rassurée, ce n'est pas de votre faute, je ne vous en veux pas, vous ne saviez pas. Avant de partir le médecin a essayé de la rassurer, ça va évoluer, le corps va s'adapter. 

    Un mois est passé, ses craintes sont confirmées, impossible de défaire ce qui a été fait, nul retour en arrière possible. Le boucher a tranché dans les chairs, a retiré, et refermé comme s'il se fut agi d'un poulet. 

    Atteinte dans ce qu'elle est, elle se sent mutilée, elle voudrait le hurler. 


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    29/03/2010

    Monde à développer
     
    Le développement individuel d’un organisme vivant recouvre plusieurs notions :
     - le fait de grandir, au moins dans un premier temps, notamment par l’extension des tissus due à la multiplication des cellules qui les constituent,
     - l’acquisition de potentialités d’échanges avec le milieu, grâce à la diversification des systèmes d’organes et à la spécialisation de leurs fonctions,
     - le passage
    .d’un état de dépendance passive par rapport aux conditions extérieures
    .à une prise de contrôle de l’ensemble des appareils organiques, permettant d’agir sur l’environnement.
     Schématiquement, trois étapes plus ou moins imbriquées : croissance, organisation, autonomie.

     Ce schéma ne s’appliquerait-il pas à toute communauté territoriale ?

    Où la croissance, d’abord démographique, vient à être tempérée par les exigences socio-économiques, imposant une distribution des rôles pour alléger les contraintes subies par les individus et les collectivités, et ainsi accéder à un maximum d’autonomie.
     De nombreux pays, dits « en développement », demeurent en dépendance passive, cependant que la plupart, (sinon l’ensemble) des pays développés, en dépit de leur organisation, tardent à assurer ou à maintenir une pleine autonomie, sans cesse remise en question par l’édifice précaire de la finance internationale.

     
    Chacun(e) sait qu’un être vivant ne peut jouir de la plénitude de son développement que s’il peut maintenir, outre sa capacité à digérer et assimiler, la santé de ses organes et de ses cellules grâce à une répartition rationnelle de son alimentation et de ses activités, en quantité et qualité.

    Est-ce vraiment le cas pour notre monde planétaire ?

     


  4. Tequila Moor
    Dernier billet

    [ texte non conseillé aux personnes sensibles et aux enfants, car comportant quelques mots crus :

    vous pouvez donc continuer à lire si, adultes, vous aimez le fantasme de supermarché... ]

     

    Tout ça pour ça ? Trois petits tours et puis s'en va ?
    Là tu sors, livide, d'un lit vide, un lit froid.
    Sûr que, malin, tu as eu ce que tu voulais
    Mais tu pensais que ce serait mieux, attendais

    Tous les clichés du genre : plaisirs frémissants...
    Dans tous les sens, ta salope... Désir ardent...
    En fait d'ardeur, t'as surtout eu du rose aux joues
    A force de faire floc-floc, mal aux genoux

    A force de la donner : ta force, ta sève.
    Tu en aurais fait des choses pour ta belle Eve.
    D'ailleurs vous avez, le catéchisme YouPorn,
    Pratiqué mais pourquoi, alors, ces pensées mornes ?

    Si c'est toujours ainsi, tu comprends mieux tes potes
    Qui te disaient souvent que, tu vois, la capote
    Empêche MST, réduit les sensations,
    Mais surtout, et c'est cool, détruit toute émotion.


    Tout ça pour ça ? Trois petits tours et puis s'en va ?
    Là tu rhabilles, remaquilles, sans ses bras,
    L'image toute faite, essence de ton être,
    Qui l'attire, lui ou d'autres, sans rien omettre.

    Tu avais envie, ou de sa tenue d'Adam
    Ou de sa tenue, pas des deux en même temps.
    C'était très bien, tous ces papillons dans le ventre,
    Ces frissons aux ovaires tapis en ton antre.

    L'après fut laborieux, et un peu méthodique :
    Sans la rigueur de ton dildo, électronique,
    Absente était la folie, mais goûts et odeurs
    Ont rattrapé un peu toute cette tiédeur.

    Tu ne sais ce que tu diras à tes copines :
    Tu pourrais montrer une photo de sa... mine ?
    Si c'est toujours ainsi, vive l'excitation
    Vite lassée, bite massée, sans émotion.


    Tout ça pour ça ? Trois petits tours et puis s'en va ?
    Petit ange, baisse d'un ton, bon débarras !
    Il y a beau temps, tu eus certes la part belle,
    À tous les coeurs, faisais oublier le réel.

    Mais maintenant, c'est fini, pour toi plus d'espoir.
    C'est bien pourquoi tu coucheras tout seul ce soir,
    Oui, pourquoi tu as intérêt à t'habituer :
    C'est fini, mon petit amour, t'es destitué.

    Oubliés tes médiocres trucs de passe-passe
    Et oubliés tes excès souvent dégueulasses :
    L'exaltation, le désespoir, la jalousie ;
    Tes sacrifices, mélancolies, frénésies.

    Il n'y aura plus que dans ta version filiale
    Que l'on t'acceptera : te plains pas, c'est pas mal.
    Il te faudra, à la rationalisation,
    Te soumettre : te voilà vulgaire émotion.

     


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    Lulu est excité de partir pour la première fois de sa vie en dehors des frontières européennes. Avec des amis, il décide de quitter Lyon pour Quito, la capitale de l'Equateur, le milieu de la terre (et non la terre du m. Ainsi, après douze longues heures de vol, dont trente minutes cumulées de turbulences, Louis qui s'est découvert une aérodromophobie, sa sœur, Emma, qui crie au sexisme au moindre mot d'homme, Lulu et sa clique atterrissent enfin à l'aéroport international Mariscal Sucre.

    A leur arrivée, ils sont accueillis par Camille. Ensemble, ils partent dans l'appartement de Camille, afin de faire une pause, car le groupe français ressent les effets des sept heures de décalage horaires. 

    Un soir, alors que les parents de Camille sont présents à table, et que tout semble bien se passer, un événement vient frustrer la soirée.

    Camille, qui ne sent pas comme étant semblable à ses amis, décide de révéler à ses parents et amis, son homosexualité. En Equateur, si l'homosexualité est dans les lignes acceptée, la réalité est bien différente dans le cadre familial. La mère, ouverte, rassure son enfant en disant qu'elle ne veut que son bonheur. Mais son père, un riche entrepreneur colombien, ne pense pas la même chose. Élevé, il décide de ne rien dire, mais après que le repas soit terminé, et que tous sont au lit, Lulu, qui est insomniaque, entend le père de Camille parler, sans comprendre exactement ce qu'il se passe. Lulu décide alors de se mettre cacher derrière la rampe d'escaliers, pour mieux entendre.

    « L’homosexualité est une maladie, une insanité, un péché. Je vais payer un psychiatre pour qu’il te soigne, parce qu’il est hors de question que la famille compte en son sein un sodomite, un pervers ».

    Les propos tenus par le père de Camille laissent Lulu sans voix, et lorsqu’il voit Camille monter les escaliers pour se rendre dans sa chambre, Lulu, pris de peur, retourne dans son lit, et passe la nuit à penser aux choses qu’il pourrait dire à son ami pour le réconforter…

     


  5. Bonsoir , je me suis décidé à ne plus supprimer mes postes , je voudrais savoir si il est possible d'avoir votre avis sur ma reprise de julia sur issues repris en français produit par sara'h ?

    Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'améliorer

     

    Je voudrais avoir votre avis concernant la justesse et le rythme de mon chant ?

    Qu'en pensez vous ?

     

    Est ce que c'est horrible à écouter ou pas tant que ça ?

     

    Merci :)

     


  6. Et si au fond, nous étions tous sexistes.

    Voilà une idée que je défends. Non que je suis pour, mais au contraire, je la dénonce.

    Trop souvent, le sexisme a été assimilé à un comportement mâle envers une femme, sans que personne ne se dise que le sexisme, c’est la discrimination du sexe, et non celle de la femme. En bref, tout le monde est concerné, y compris les hommes.

    Et dans ce cas, si le sexisme est une discrimination, je pense que les courants de pensées féministes et masculinistes en sont également.

    « Celle-là, c’est une pute parce qu’elle s’habille léger » ; « ce mec est un pervers avec son regard lubrique » ; « elle est trop bonne, je me la taperais bien » ; « vous, les hommes, vous êtes tous les mêmes »...

    Autant de propos aussi discriminants que répugnants qui se sont fait une place dans le vocabulaire quotidien de nos enfants. C’est à se demander si la société chercherait à savoir quel sexe est le plus outrancier à l’égard de son opposé. 

    Moi-même, si je défends les deux sexes, il m’est arrivé de discriminer, parfois volontairement, parfois non, le sexe opposé. 

    Parfois non ?

    Oui ! C’est à se demander si cela n’est pas inscrit dans l’inconscient psychique de tout être humain. Pensez au sentiment que vous éprouvez envers le sexe opposé, et demandez-vous si vous êtes de ceux qui disent de mauvaises choses volontairement, ou non.

     


  7. Marioons
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    Projeté dans le monde, sous le choc, tu n'y comprends pas grand chose. Il faut bien te l'avouer, sous ton apparente solidité, sous ton masque de fierté, un espace immense en toi attend encore d'être comblé. 

    Si le nouveau-né crie à pleins poumons, l'adulte que tu crois être étouffe son cri à l'intérieur, mais il n'a pas pour autant cessé de crier. Sa peur, sa rage, son incompréhension. Au fond, tu te sens sans défenses, tu te débats, tu résistes, tu tentes de tout contrôler. Tu cours en tous sens, ou tu t'empresses de te figer sur des rails étriqués.

    Mais un jour, las de lutter, un jour tu te laisses porter.

    Tu te calmes, tu observes, tu ouvres tes sens. Tu entres dans la danse. 

    Alors tout s'assemble, s'embrasse et prend sens. La magie de l'existence te prend aux tripes. Te frappe en plein cœur. Te saute aux yeux.

    Et si tu poses tes armes, si tu sais faire confiance, alors avant même que tu ne le réalises, un souffle nouveau t'emporte. Un souffle exigeant et puissant comme une vague, mais aussi doux et caressant qu'une plume, si tu ne t'y opposes pas. 

    La suite, tu le sais, est au-delà des mots.

     

     

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    donad tromp (le préziden 2 la vi) il a di ke y falé fère attonssion o pouvouar dé mécsik1 oré t-il rézon ?

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    co1ssidance ? je ne kroua pa...


  8. Une porte s'ouvre. Un monde glauque, empli de moribonds qui vagabondent,

    D'où les âmes vacillent, le coeur ralentit et les yeux blancs qui tourbillonnent.

    La couleur des morts suinte sur la chair comme une visqueuse fondue.

    Des cris ahuris s'élèvent d'entre les viscères, tréfonds du bonheur perdu.

     

    Il y a là des hommes et des femmes au sang mêlé que rien ne distingue,

    Parce que les torsions de douleur les ont façonnés androgynes et dingues.

    Agités, ils courent entre l'eau bouillante et les fruits amers que l'horizon, 

    Promet avec mensonge et dont la distance n'est jamais atteinte par la raison.

     

    Un va-et-vient de grands chiens lugubres veillent à la valse des morts. 

    Ils assurent le maintien de la folie et l'absence de répit, tel un sort. 

    Je cours au milieu des âmes cueillant des fleurs au couleur de la cendre,

    Et je compte les pétales vénéneux en déclamant une élégie tendre.


    Au milieu du vacarme, je suis là avec mon bouquet de pivoine,

    Joyeuse dans ma robe rouge et blanche, faite dans le couaille,

    Je ris follement en voyant ce marasme osseux, cette pénitence 

    Au milieu d'une broussaille en feu, ferrée et dure comme la rocaille.


    Et je saute à cloche pied, en belle demoiselle qui se conte fleurette,

    Frôlée par ces morts qui me supplient, tirent ma robe et me griffe,

    Victime de la sauvagerie qui n'a de frontière que celle de la vie,

    Bientôt, ils se repaîtront de ma chair, dans la violence de la haine.

     

    Les mains pleines de sang et les bouches pleines d'insultes.

     


  9. Hanoi est depuis longtemps réputée non seulement par ses riches sites touristiques, sa culture typique mais aussi par une cuisine très remarquable, qui attire beaucoup les voyageurs dans le monde entier. À côté des excellents restaurants qui servent de délicieux plats, la cuisine de rue est aussi légendaire et devient un trait culturel incontournable.

     

    Dans cet article, nous vous invitons à découvrir un tour gourmand pour gouter les meilleurs plats dans la rue de Hanoi. En compagnie d'un guide local passionné de gastronomie, découvrez les saveurs exotiques du Vietnam avec d'autres amateurs de cuisine. Les fruits, la cuisine de vendeurs de rue et les spécialités locales vous contribuent une expérience unique.

    Votre balade commence dans le plus grand marché couvert de Hanoï, Dong Xuan. Sentez les arômes qui proviennent des étals des vendeurs de rue où l'on trouve tout, des fruits exotiques aux fruits de mer. Votre guide va vous présenter des histoires sur les ingrédients et l'histoire de la culture culinaire de Hanoï et des spécialités vietnamiennes du nord.


    Selon vos gouts, nous vous proposons de choisir 4 plats parmi les 9 plats les plus appréciés :

    1. Pain


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    2. Nem fries


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    3. Chè (un dessert sucré, confectionné à partir d'ingrédients très variés : haricots blancs, verts, noirs…)


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    4. Ốc (escargots)


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    5. Xôi (riz gluants)


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    6. L’aile de la poule grillés

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    7. Nộm hoa chuối (Salade de fleur de bananier)


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    8. Nem cuốn (les rouleaux de printemps)


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    9. Bánh xèo (crêpe vietnamienne farcie aux crevettes et au porc)

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  10. Kégéruniku 8
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    Délicat funambule aux ailes bariolées
    Qui virevolte d’un pas semblant tout fait d’air,
    Tu distilles ta grâce dans un rire amusé,
    Insouciant onirisme à la gloire éphémère.

    Généreux donateur aux mille et une couleurs
    Qui offre aux fleurs leurs parures printanières ;
    Tu fais du monde un tableau dénué de noirceur,
    D’un éclat que même les cieux révèrent.

    Danseur frénétique à l’incomparable splendeur,
    Tu fais plus que ta part pour que luise l’univers.
    Quand d’autres s’enlisent dans leur profonde torpeur
    Tu meurs pour que naisse le monde dont ils rêvèrent.


    Glorieux héritage que tu nous as laissé,
    Qui enjôle les uns et qui les autres fédère ;
    Fruit d’un petit peintre pour sa taille moqué
    Dont la grandeur d’âme ferait pâlir Jupiter.


  11. querida13
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     Pendant sept ans ,en remplacements, je suis passée sur plus de soixante écoles. Parfois situées entre quinze et trente kilomètres de chez moi.

    J'avais l'impression dans mon travail d'être une véritable femme orchestre. On m'a tellement exploitée, tellement fait déplacer, en me faisant retourner sur des écoles en zones sensibles de Marseille Nord que j'ai fini par faire des hémorragies et un polype. J'ai eu droit à trois opérations ,la dernière me diminua fortement.

    Je n'étais qu'un paquet de douleurs. Ces douleurs durèrent trois mois d'affilée.On me donna les médicaments calmants antalgiques qui ont tué Michaël Jackson.Je les pris avec parcimonie. Certaines douleurs ne sont pas parties et je me les traîne, je vis avec, je suis devenue très fatigable. Aller chanter avec mon petit clan était la seul chose qui me distrayait.

    Dans mon petit clan, formé d'un expatrié, d'une femme en rupture de bans, et de deux femmes, et parmi elles il y avait une fille qui chantait plutôt bien et qui était très acclamée.Elle était gaie, elle était pétillante, faisait des numéros très drôles et un jour, je la vis coiffée différemment et comme je la complimentais de sa nouvelle coupe elle me dit qu'en réalité, elle était chauve car elle était en chimiothérapie car elle avait le cancer. J'ai dû faire une tête très contrariée car elle me dit: ne fais pas cette tête, après tout on ne meurt qu'une fois.

    Avant mon opération du polype on a jugé bon de me reposer et on m'a collée loin des élèves, dans deux bibliothèques à reclasser. J'eus quelques élèves en soutien; Comme l'année précédente on m'en avait donné près d'une centaine, cela me fit tout drôle!

    Quand j'étais petite, il y avait un livre sur les princesses dans la BCD de la maternelle. L'auteur  en avait décrit et dessiné une qui était bibliothécaire, elle figurait parmi les princesses oubliées.

    Dans ce rôle de princesse oubliée je nettoyai, étiquetai, classai, rangeai, répertoriai les livres de deux bibliothèques et l'année suivante je classai une autre bibliothèque: il y avait six mille livres. je requalifiai une salle d'arts plastiques en musée d'école, et la remis en état, pour que l'année suivante les ateliers puissent s'y dérouler.

    Du coup ces trois bibliothèques purent être rouvertes au prêt car je les avais organisées selon la méthode  internationale Dewey.

    Réellement fatigués mes pieds, ma voix et ma vue fléchirent tous ensemble. Je passai devant un médecin du travail très inquiet pour moi. Il m'arrêta. J'avais fait un dossier à la MDPH car après vingt quatre ans de travail avec un handicap vocal, un directeur d'école digne de ce nom m'avait dit quelle marche à suivre pour que mon handicap soit reconnu. 

    Je revins voir l'oto rhino laryngologiste qui m'avait opérée autrefois et on me dirigea sur l'hôpital de la conception à Marseille et je pris rendez-vous avec un médecin spécialiste des cancers de la gorge qui me proposa de regonfler avec des injections de cartilage d'abord puis de silicone ensuite, ma corde vocale lésée.

    Après l'opération j'eus très mal. J'avais une sorte d'angine très forte et l'impression d'avoir une agrafe coincée dans la gorge. On m'a fait faire un enregistrement avant/après.Ma voix était méconnaissable.On m'en a fait faire deux autres après  silence d'un mois et rééducation.Mon timbre a changé quatre fois en deux ans.

    Après le mois de silence, j m suis remise à chanter et ce fut la stupeur générale ...Le DJ, à qui je n'avais pas parlé de mes histoires, vint me dire que ....j'avais beaucoup progressé.

    l

     

     


  12. Je réponds ici aux 18 premiers points proposes par Jean Robin, qu'il a également publie sur son blog : Réponses à nos preuves 1 à 18

    1. La Bible est le livre à être traduit dans le plus de langues du monde

    J.E (existence) : Qu’un livre soit traduit ne constitue pas une preuve de sa véracité, donc de l’existence Dieu. Cela montre que des moyens importants ont été mis en œuvre pour promouvoir le christianisme et que le christianisme a eu une influence culturelle importante.

    Jean Robin : Certes, mais comment expliquez-vous qu’il soit le livre le plus traduit au monde de tous les livres au monde depuis que les livres existent ? Il n’y a aucune concurrence entre la Bible, traduit dans plus de 2000 langues, et les autres livres les plus traduits, dans une centaine de langues maximum. Des moyens importants ont été mis en œuvre pour promouvoir des milliers d’autres livres, de Harry Potter à 50 nuances de gris pour les plus récents, pourtant il ne sont traduits que dans une centaine de langues, malgré tous les moyens modernes. L’argument selon lequel le christianisme a eu une influence culturelle importante donc la Bible est le livre le plus traduit me paraît un raisonnement circulaire car on pourrait tout aussi bien prétendre l’inverse : la Bible est traduite dans le plus de langues donc etc. Et cet argument ne tient même pas compte de la longueur de la Bible, qui est beaucoup plus longue que la plupart des autre livres traduits et qui devrait donc freiner sa traduction vu les coûts que cela représente.

    J.E : Les raisons de la réussite du christianisme sont sans doute complexes. Un élément important est que l’empereur Constantin a promu le christianisme. Or l’empire romain était un grand empire. D’autre part, le christianisme a favorisé les traductions ne serait-ce que parce que tout le monde ne parlait pas araméen ou grec. Au contraire, dans l’Islam, l’étude du Coran en arabe a été promue parce que la langue arabe était considérée comme supérieure. Le christianisme a donc eu une plus grande capacité d’adaptation. Quant au judaïsme, il a moins vocation à convertir tout le monde.

    1. La Bible est le livre le plus imprimé de l’histoire de l’humanité

    J.E : C’est un argument semblable au précédent. Il s’agit d’une performance mais pas une preuve que le contenu du livre soit vrai. Cela peut éventuellement montrer que la religion chrétienne a beaucoup séduit ou bien qu’elle a été soutenue par des gens ayant des moyens financiers.

    J.R : Certes mais d’où vient selon vous cette performance ? Si elle a beaucoup séduit ou qu’elle a été soutenu par des gens ayant des moyens financiers, comme vous semblez le croire, pourquoi celle-là et pas une autre ? Il existe des milliers de religions dans le monde depuis des milliers d’années. Sachant que les 50 preuves sont cumulatives et prétendent prouver toutes le même Dieu, ne l’oubliez pas.

    J.E : On en revient à la promotion par le puissant empire romain et aussi à l’ingéniosité des missionnaires. D’un point de vue athée, qu’une religion soit plus répandue qu’une autre ne prouve pas qu’elle est vraie, puisqu’aucune n’est considérée comme vraie. Cela serait éventuellement un argument seulement si l’on présupposait qu’il y avait une religion vraie.

    1. Il n’existe aucun autre manuscrit de l’Antiquité que ceux de la Bible qui soient aussi précis et concordants

    J.E : La Bible n’est pas aussi cohérente que cela. Les gens qui étudient la Bible dans le détail reconnaissent que les différents récits y sont un peu contradictoires. Concernant les points communs entre les récits, ils peuvent s’expliquer de diverses façons : que les auteurs se soient entendus ou bien aient copiés les uns sur les autres, ou encore que des éléments aient été rajoutés postérieurement.

    D’autre part, à ma connaissance, les historiens considèrent que même si la Bible cite des éléments historiques, elle contient aussi beaucoup d’affirmations fausses. N’étant pas historien, je ne peux pas développer plus que cela.

    J.R : La preuve ne concerne pas la cohérence de la Bible mais la cohérence des manuscrits bibliques entre eux. Aucune comparaison possible entre les manuscrits bibliques entre eux et tout autre manuscrit de n’importe quelle œuvre de l’antiquité. Pourquoi selon vous ?

    J.E    Il me semble qu’il y avait d’autres écrits a l’époque. Notamment des récits extraordinaires comme l’Illiade. Après, n’étant pas historien, je ne peux pas trop développer cela. Pour ce qui est de la conservation de l’Ancient Testament, cela s’explique par le travail des communautés juives.

    1. Les Prédictions Messianiques de la Bible

    J.E    Il n’est pas étonnant que des gens ayant écrit des récits pour décrire un messie y ait mis des éléments qui étaient dans l’Ancien Testament. Ce qui serait étonnant, c’est que les faits relates soient avérés et correspondent aux prédictions. Mais c’est justement ce que cette affirmation cherche à démontrer.

    J.R : En fait pour tenter de prouver que cet argument est faux, il faut selon moi :

    – prouver que Jésus n’a pas existé, donc qu’aucun historien, chrétien ou non chrétien, ni qu’aucune personnalité chrétienne ou pas ait jamais parlé de lui en son temps ;

    – prouver que ceux qui ont cru dans l’Ancien testament ont aussi cru dans la venue du messie et ne l’ont pas fait crucifier

    Hélas je cite dans mon livre et dans ma réponse aux athées en action toutes les sources du contraire. Qu’en déduisez-vous ?

    J.E    Je ferais une différence entre l’existence d’un Jésus historique et l’existence d’un Jésus faisant des miracles et correspondant vraiment aux prédictions de l’Ancien Testament. Même si je ne suis pas convaincu qu’un Jésus historique ait existé, je ne pense pas avoir la charge de prouver son inexistence. Et puis c’est une débat d’historien.

    Ce qui importe plus, c’est si un Jésus faisant des miracles a existé. Il me semble que les sources historiques autres que la Bible ne relatent pas les miracles en question. De mon point de vue, la charge de la preuve est au niveau des miracles. Il ne me semble pas que les miracles soient relatés dans des écrits considérés comme fiables. Là encore, on en revient à un débat d’historien.

    Sinon, que quelqu’un ait été crucifié ne démontre pas sa divinité.

    1. Jésus est l’être humain le plus connu et le plus influent au monde.

    J.E :   Le personnage de Jésus est connu parce que la religion chrétienne a eu beaucoup d’influence. Cela ne prouve pas que ce qui est dit a propos de ce personnage soit vrai. En l’occurrence, cela ne prouve pas que Jésus existe au XXeme siècle et qu’il soit un aspect de Dieu. L’idée de Jésus en revanche est très présente, dans l’esprit des chrétiens notamment.

    J.R : Si vous dites « personnage » c’est que vous avez la certitude qu’il n’a pas existé. Or son existence est plus attestée historiquement par des chrétiens et non-chrétiens que des empereurs de l’époque. Dès lors, il faudrait expliquer pourquoi vous croyez dans quelque chose qui est faux et que vous vous basez dessus pour croire que ce qu’il a dit ne serait pas vrai. D’ailleurs là n’est pas la question posée. Jésus est-il oui ou non l’être humain le plus connu et le plus influent au monde, alors qu’il n’a jamais rien écrit et qu’il était pauvre et mort à 33 ans ? Si oui, comment l’expliquez-vous d’un point de vue rationnel ? Je ne reviens pas sur l’argument circulaire du christianisme qui a eu beaucoup d’influence.

    J.E    Non, j’utilise le mot personnage parce que je considère qu’il s’agit d’un agrégat de considérations historiques et spéculatives. L’être humain Jésus d’il y a deux mille an, en supposant qu’il a existé, est mort depuis longtemps. Je ne sais pas si quelqu’un nommé Jésus a existé.

    C’est vous qui vous basez sur son existence historique. Moi je n’ai pas besoin de cette base.

    Pour revenir à la question, il y a plusieurs facteurs explicatifs comme : la puissance de l’empire romain et la psychologie (Jésus est sympathique et il est un bouc émissaire parfait puisqu’il prend tout sur lui).

    1. Jésus est différent de tous les autres hommes

    J.E    Oui, et ?

    J.R : Si c’est le cas, comment l’expliquez-vous rationnellement ?

    Il est le seul à ne jamais avoir menti, d’après tout ce que ses amis et ennemis ont dit de lui. Il est le seul à avoir parlé et agi comme étant l’égal de Dieu. Il est le seul à être mort dans une passion terrible, pardonnant et offrant sa vie pour la multitude. Il est le seul à avoir dit qu’il ressusciterait au bout de 3 jours, ce dont il existe des preuves (voir ci-dessous). Il est le seul pour lequel d’autres hommes ont témoigné au prix de leur vie que Dieu lui a fait traverser la mort (autrement dit qu’il est ressuscité).

    J.E : Une explication plausible est que cette perfection a été inventée. Encore une fois, il se peut qu’un personnage historique ait existe mais qu’il n’ait pas été aussi parfait. Ensuite, que des gens ait risque leur vie pour affirmer leur croyance montre leur attachement pour cette croyance, pas que la croyance en question soit vraie.

    1. Jésus est ressuscité

    J.E    Dans les cœurs des humains qui croient en lui. Ce qui est un point de vue subjectif. Chacun est libre de croire ce qu’il souhaite. Y compris de croire que Jésus est seulement un personnage conceptuel.

    J.R : Je vous renvoie à ces faits historiques : http://www.reasonablefaith.org/french/cinq-raisons-qui-font-que-dieu-existe

    J.E    Ce ne sont pas des faits historiques mais des raisonnements métaphysiques.

    1. La probabilité pour que l’Univers existe est nulle

    J.E    Il est vrai que les paramètres de l’Univers ont des valeurs pratiques pour que la vie existe. Pour moi, cela suggère qu’il y a d’autres Univers avec d’autres paramètres. Dans tous les cas, cela ne prouve pas l’existence de Dieu, puisque Dieu lui-même a une probabilité nulle d’exister, ce n’est donc pas une hypothèse plus probable.

    J.R : Dieu est défini comme en dehors de l’espace et du temps, infini et incréé, sa probabilité n’est donc pas nulle d’exister puisqu’il ne se plie pas aux lois qu’il a créées dans l’espace et dans le temps (sauf quand il décide de s’incarner dans sa création, en la personne de Jésus).

    Par contre la probabilité pour que l’Univers existe est nulle car le néant ne donne pas naissance à rien. Or il a été démontré scientifiquement depuis quelques dizaines d’années (ce que les auteurs de la Génèse ignoraient) que l’Univers n’a pas toujours été. Auparavant tout le monde, scientifiques compris, croyaient en un Univers éternel.

    Si la loi de la causalité est vraie, il est impossible que l’Univers soit né à partir de rien. Mais pas qu’il y ait une cause première qui elle-même n’ait pas de cause. Si ?

    J.E    Je ne reviens pas sur votre conviction de l’existence de Dieu.

    Pour la question de la causalité, je pense que plus l’on approche du Big Bang, plus les circonstances sont particulières et moins les lois de la causalité telles que nous les connaissons s’appliquent. Les connaissances scientifiques actuelles suggèrent que le contenu de l’Univers provient des fluctuations quantiques aléatoires. Voir par exemple Lawrence Krauss.

    1. La probabilité pour que la vie existe sur Terre est nulle

    J.E    Je ne pense pas. La Terre a des paramètres adéquats pour l’apparition de la vie. Cela peut paraître une bonne coïncidence, mais en considérant l’ensemble des planètes qui existent dans l’Univers, il y a une telle multitude que trouver un certain ensemble de paramètre est en fait une certitude. Simplement, nous sommes la vie en question, et donc, nous pouvons nous émerveiller des conditions favorables. Sur les planètes ou il n’y a pas la vie, il n’y a personne pour se poser la question.

    J.R : « Le chercheur américain Michel Hart, du Trinité collège, a montré que la probabilité pour qu’une molécule organique susceptible de se dupliquer apparaisse spontanément à la faveur de collisions aléatoires est quasi – inexistante. C’est lui qui a calculé cette valeur de 10-30. La probabilité d’apparition de la vie est infiniment petite, voire nulle ! Mais comparons… Quelle est la probabilité que le journal d’aujourd’hui contienne 1200 fois la lettre  » a « , 867 fois la lettre  » b « … Réponse: Quasi – nulle. Mais, la vie, comme ce numéro d’un journal, comme tout autre événement décrit avec précision n’est pas improbable, mais… imprévisible. »[1]

    [1] http://villemin.gerard.free.fr/aScience/Biologie/aHOMME/Vie.htm

    J.E : Une faible probabilité n’est pas une impossibilité. Encore moins quand il y a des innombrables planètes. La comparaison avec un journal n’est pas valable puisqu’un journal est écrit par un être humain qui n’a pas un comportement aléatoire.

    1. Seul Dieu explique le passage de l’inerte à la vie, de l’absence d’intelligence à l’intelligence, de rien à quelque chose

    J.E :   Voilà une affirmation péremptoire. Autrement dit, est-ce qu’il y a un débat ou pas ?

    J.R : A vous de démontrer scientifiquement comment, sans faire appel à Dieu, on peut passer de la matière inerte à la vie, de l’absence d’intelligence à l’intelligence, de rien à quelque chose. C’est ce que vous croyez a priori. Et vous ne croyez pas quelque chose sans preuve, a priori.

    J.E :    En supposant que je n’ai pas de preuve, cela ne prouverait pas l’existence de Dieu. Au cours de l’histoire, un nombre de phénomènes a été explique par « Dieu l’a fait ». Au fur et à mesure de la compréhension scientifique des phénomènes, des explications alternatives ont été trouvées et l’explication « Dieu l’a fait » a été abandonnée.

    Sinon pour l’essentiel, la réponse a votre question est : l’Évolution.

    1. La cote est le seul os humain qui se reconstitue quand on l’enlève

    J.E :    Peut-être, et ?

    J.R : Ceux qui ont écrit la Génèse n’avaient aucun moyen de le savoir. Sinon comment expliquez-vous cela ? Simple coïncidence ? Autre raison ?

    « Dans une nouvelle étude du Journal of Bone and Mineral Research, une équipe dirigée par la chercheuse de l’USC Stem Cell Francesca Mariani a étudié le phénomène.  Utilisant l’IRM, l’équipe a étudié la guérison d’une côte humaine qui avait été partiellement ôtée par un chirurgien. Les 8 centimètres manquant de l’os et le centimètre manquant de cartilage se sont partiellement réparés après 6 mois. »[1]

        [1] http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2756968/We-regenerate-Researchers-reveal-ribs-regrow-damaged-say-true-entire-skeleton.html, traduit en français par l’auteur

    J.E :    Il ne me semble pas que la Genèse dise que la cote se soit reconstituée. D’autre part, il y a d’autres traductions possibles du texte hébreu :

    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/07/11/quel-os-dieu-vraiment-pris-a-adam-pour-creer-eve/

    1. *L’idée du Big Bang est dans la Bible

    J.E    Faux. La Genèse parle d’une création de la Terre. Les étoiles y sont des sortes de lampions pour éclairer la nuit.

    J.R : « La plupart des cosmologistes (les scientifiques qui étudient les structures et l’évolution de l’univers) s’accordent que la création de la Genèse, dans la rêverie d’un vide initial, peut être incroyablement près de la vérité. » Time, décembre 1976

    « L’univers subitement naît d’une explosion… Le Big Bang a une ressemblance mystérieuse à l’ordre de la Genèse. » L’écrivain scientifique Jim Holt, Wall Street Journal

    « De nouvelles révélations scientifiques des supernovas, des trous noirs, des quarks et le big bang suggèrent même à certains scientifiques qu’il y a un « grand architecte » dans l’univers. » Les Nouvelles Américaines et le Rapport Mondial, 31 mars 1997

    J.E    Des gens ont envie de faire des rapprochements, et ?

    1. La Bible et la suspension libre de la Terre dans l’Espace

    Pas de réponse

    1. La Bible et la science de l’Océanographie

    J.E    Si je comprends bien, vous parlez de phrases de ci de la que vous interprétez comme des affirmations scientifiques. Étant donne les nombreuses phrases, et en l’occurrence ayant une teneur poétique, il est probable que certaines puissent être interprétées comme cela. Cela ne prouve pas que cela en était l’intention au départ. Par exemple le livre de Job est plutôt une réflexion sur le Bien et le Mal et sur la vie et la mort.

    Et quand bien même un auteur aurait eu une intuition vérifiée scientifiquement, cela ne prouve pas l’existence de Dieu. En effet, cela revient à dire : il y a telle phrase qui est vraie dans la Bible, donc par généralisation la Bible est vraie, donc Dieu existe puisque la Bible le dit.

    J.R : « Matthew Maury (1806-1873) est considéré le père de l’océanographie. Il a remarqué l’expression « les sentiers de la mer » dans le Psaume 8:8 (écrit il y a 2,800 ans) et a dit, « si Dieu a dit qu’il y a des sentiers dans la mer, je vais les trouver. » Maury a alors pris Dieu aux mots et est allé chercher ces sentiers et nous sommes redevables à sa découverte des courants continentaux chauds et froids. Son livre sur l’océanographie reste un texte fondamental sur le sujet et est toujours utilisé dans les universités. » Ray Comfort, Faits scientifiques dans la Bible

    J.E    Des gens se justifient par des passages bibliques. Cela est peut-être lie au fait que la Bible étant une référence culturelle, cela donne un sentiment d’appartenance et de légitimité.

    1. La Bible parle d’un ancêtre commun

    J.E    Mais encore ?

    J.R : « Les chercheurs suggèrent que pratiquement tous les hommes modernes, dont 99 % d’entre eux, nous dit un scientifique, est rattaché de près génétiquement et partage des gènes avec un ancêtre mâle surnommé chromosome-Y Adam. Nous constatons que les humains ont des racines génétiques très peu profondes qui viennent d’un ancêtre très récent… Cela indique que l’origine a pris naissance à un endroit spécifique sur le globe et ensuite il s’est répandu de là. » US. News & World Report, 4 décembre, 1995

    J.E    C’est encore une utilisation de la Bible à des fins de communication. Si j’ai bien suivi, au cours de l’évolution, il y a eu un groupe assez restreint d’humains : peu avaient survécu. Ce petit groupe s’est ensuite remultiplié. Il ne s’agit donc pas d’une origine génétique récente mais d’une réduction temporaire du pool génétique.

    1. Le christianisme a donné la science moderne

    J.E    La science est certes apparue dans un milieu où les gens étaient pour la plupart croyants. Cependant, ce qui a produit la science moderne, c’est la rigueur de raisonnement, la volonté d’apprendre sur la réalité en réalisant des expériences pour vérifier les hypothèses. Avoir la foi en Jésus n’est pas une garantie de faire du travail scientifique de qualité.

    J.R : Il faut croire que ce que vous dites est faux, puisque les principales branches de la science moderne ont toutes été créées par des créationnistes :

    « Beaucoup de grands scientifiques du passé qui ont fondé et ont développé les disciplines clés de la science étaient créationnistes. Notez les exemples suivant :

    En physique : Newton, Faraday, Maxwell, Kelvin

    En biologie : Ray, Linnaeus, Mendel, Pasteur

    En géologie : Steno, Woodward, Brewster, Agassiz

    En astronomie : Kepler, Galiléo, Herschel, Maunder

    Ces hommes, ainsi que plusieurs autres qui pourraient être mentionné, étaient créationnistes, pas des évolutionnistes et leurs noms sont pratiquement synonymes avec la progression de la science moderne. Pour eux, l’entreprise scientifique était la plus haute vocation, c’est être dédié aux pensées de Dieu. » Henry M. Morris et Gary E Parker, What is Creation Science ?

    J.E    Les scientifiques sont des êtres humains qui font partie d’une culture et donc ils s’expriment dans les termes de leur culture. Rien de bien étonnant. Ironiquement, leur travail a permis la progression de l’athéisme. D’où le rapport assez ambigu que la religion a entretenu avec la science.

    1. Plusieurs des meilleures universités au monde ont été fondées par des protestants

    J.E    C’est possible. L’occident a donné le protestantisme autant que la science moderne. Je ne vois pas en quoi cela prouve l’existence de Dieu.

    J.R : Je sais que vous ne le voyez pas, mais là n’est pas la question que je vous pose. Le défi consiste à expliquer pourquoi ces faits ont eu lieu en terre chrétienne et pas ailleurs, sans faire référence à l’idée de Dieu.

    J.E    Eh bien par exemple, il me semble que dans l’Islam la science a été considérée comme maléfique pendant un temps. Et puis d’autres régions du monde n’ont pas eu les mêmes avancées technologiques. L’occident n’est pas que le berceau du christianisme, il est aussi le lieu des philosophes grecs par exemple. Le christianisme est un élément parmi d’autres, il n’est pas la cause de tout dans la civilisation occidentale.

    1. Le protestantisme a permis le développement du capitalisme comme nulle autre religion

    J.E    Oui, et ? Le capitalisme est une preuve de l’existence de Dieu ?

    J.R : Le capitalisme a sorti des milliards de gens de la pauvreté, en a guéri autant, grâce à la science médicale. Or Jésus a guéri quand il est venu sur terre, et Dieu souhaite le bien pour sa création. La pauvreté est-elle une bonne chose selon vous, ou une mauvaise chose ? Et la maladie ? Et de toute façon, la question est la suivante : comment expliquez-vous ce fait autrement que par Dieu ?

    J.E    Est-ce bien sérieux comme question ? La pauvreté est négative évidemment.

    Je ne considère pas que le capitalisme soit bon ou mauvais en tant que tel. Il est assez ambigu par rapport à la pauvreté. Le résultat en Afrique n’est pas aussi glorieux que cela. Et je ne parle même pas de l’industrie de l’armement qui fait du lobbying pour favoriser les guerres.

    Ce n’est pas qu’une question de capitalisme, il y a la problématique des monopoles et des intérêts nationaux, mais aussi de la fabrication du consentement dans l’opinion publique, la question de la démocratie aussi.

    On garde par exemple des impôts élevés pour les petites entreprises parce que les grandes entreprises sont puissantes et même si on pouvait baisser les impôts des petites entreprises et augmenter les impôts des grandes entreprises, on ne le fait pas.

    Donc, nous ne sommes pas d’accord sur la prémisse que le capitalisme est en soi une bonne chose. C’est plus compliqué que cela.

    J.R : Je vous laisse le dernier mot sur chaque réponse, mais je fais une réponse globale cette fois, libre à vous d’y répondre.

    Ce qui est intéressant dans vos réponses, c’est qu’elles font totalement fi du fait qu’il y a des milliers de religions sur terre, ce que les athées nous servent pourtant matin, midi et soir. Là bizarrement, cet argument n’est jamais invoqué. Pourquoi pas ? Sachant qu’il y a des milliers de dieux et de religions dans l’histoire, il est contraire aux probabilités qu’une seule religion et qu’un seul Dieu ressortent parmi tous, dans autant de facteurs vérifiables comme étant positifs (notamment les preuves 16 à 50) ou largement à l’écart de tous les autres (notamment les preuves 1 à 7).
    Par exemple vous cherchez à expliquer comment le christianisme est devenu la première religion, mais pas pourquoi. S’agit-il du hasard, comme les athées le croient généralement ? Pourquoi ne croyez-vous pas qu’il s’agit du hasard ? Croyez-vous que l’univers a un sens ? Non, donc il ne peut s’agir que du hasard n’est-ce pas ? Pourquoi ne l’invoquez-vous pas ? A moins de considérer que ce serait une défaite en rase campagne que de l’invoquer, ce que je pourrais comprendre. Mais les athées adorent évoquer le hasard quand il s’agit de la théorie de l’évolution, de la naissance de l’univers ou de tant d’autres choses. Quand il s’agit de 50 faits qui convergent vers une seule croyance en Dieu, et même 51 quand on ajoute le fait que les Etats-Unis soient devenus 1ère puissance mondiale à partir de rien en moins de 3 siècles en étant majoritairement protestants, ce n’est plus le hasard.
    J’ai été athée 36 ans, je connais votre point de vue. Je croyais au hasard et à l’absence de sens dans l’Univers moi aussi. Personne ne m’a présenté ces 50 preuves quand j’étais athée et je ne sais donc pas comment j’y aurais réagi. Mais normalement j’aurais pu comprendre ce qui était dit là, car ce sont des preuves factuelles, physiques, et non surnaturelles. Oui il existe des dizaines de contemporains de Jésus, non-chrétiens, qui ont dit qu’il a existé, voire qu’il a été crucifié et qu’il a prétendu être ressuscité. Oui, la Bible est le livre le plus vendu, imprimé, et traduit au monde. Des milliards de livres humains différents, mais un seul à être le plus vendu, imprimé et traduit. Hasard ? Coïncidence ? Peut-être. Mais alors le fait que Jésus soit l’homme le plus connu et influent aussi. Et le fait que les pays scandinaves et Israël soient premiers dans tout un tas de domaines très importants (pour ne pas dire fondamentaux) alors que les éléments climatiques leur sont très défavorables, et dans le cas d’Israël qu’il soit entouré d’ennemis depuis sa création, aussi. Etc.
    A partir de combien de faits de ce genre commencerez-vous à douter qu’il s’agit du hasard ou d’une autre raison que le Dieu de la Bible ? En d’autres termes, quel est votre niveau de preuves exigé ? Si 1000 preuves comme celles-là ne suffisent pas à vous faire changer d’avis, êtes-vous sûr d’être rationnel ? Ou bien demandez-vous que Dieu se présente à vous physiquement pour y croire, ou bien faut-il qu’il déplace des montagnes devant vous ? Les protestants comme moi croient que seul Dieu peut nous faire croire à lui. Et vous, quelle est votre croyance ?

    J.E : Je réponds ici a votre réponse globale.

    Le fait qu’il y ait des milliers de religions sur Terre me semble un argument intéressant, cela dit, je ne pense pas qu’il vous convainque parce qu’il me semble que votre argumentation repose sur la performance du christianisme, et donc en quelque sorte, que cette religion ait gagné la compétition de la suprématie mondiale est pour vous une sorte de preuve de sa supériorité, qui serait une preuve de vérité. Or quand bien même tout le monde serait devenu chrétien, cela ne me semblerait pas un argument valable pour dire que ce soit une vérité autre que psychologique et sociale.
    Pour ma part, je pense qu’il y a de l’arbitraire dans les religions, et les religions multiples sont un argument dans ce sens. Mais ce qui me semble plus convaincant, c’est de se demander : si l’on effaçait tous les livres religieux et que les gens oublient, est-ce que la religion chrétienne réapparaitrait telle quelle ? Comparez par exemple avec la recherche scientifique : si l’on jetait toute la science et qu’on recommençait de zéro, on retrouverait les mêmes vérités, parce qu’elles sont testées, confrontées a la réalité. Une telle remise en question fondamentale n’est pas présente dans les religions, ce qui fait qu’elles sont moins crédibles pour dire des vérités universelles.
    Cela dit, je ne considère pas pour autant qu’il n’y ait pas de valeur dans les religions. Libre à chacun d’utiliser sa religion pour son émancipation ou son bonheur. Pour moi, il s’agit d’une méthode, qui n’est pas en soi vraie ou fausse.
    Concernant le pourquoi, je vois un peu ou vous voulez en venir. Le hasard est effectivement une base fondamentale, cependant, il n’explique pas tout. La réalité a une forme de cohérence, qui fait que l’on peut appliquer de la logique sur les événements. On peut donc trouver des explications historiques, politiques, culturelles, psychologiques et sociales pour l’émergence d’une religion. Cela dit, même si l’on trouvait toutes les raisons, on pourrait encore se demander pourquoi ces raisons ont eu lieu. Plus on revient dans la chaine causale, plus on trouve du hasard.
    C’est un peu comme l’effet papillon. Si l’on remonte dans les causes, on trouvera des causes anodines, qui n’ont plus de lien évident avec ce qu’on cherche a expliquer, et ou les acteurs éventuels n’ont pas fait de choix particulier. Par exemple, le symbole de la croix découle du fait que c’était un instrument d’exécution dans l’empire romain. Lorsque les premières croix ont été construites, il n’y avait pas d’intention vis-a-vis de ce que deviendrait le christianisme. Il s’agissait simplement d’une façon d’accrocher les bras.
    Donner un sens a posteriori est une attitude humaine qui permet d’organiser ses pensées, faire des associations d’idées. Ce sens est une construction personnelle ou partagée, et dans une certaine mesure arbitraire. Chacun est libre de donner le sens aux choses comme il le souhaite. Je ne pense pas qu’il n’y ait pas de sens, mais que le sens est plutôt subjectif. C’est d’ailleurs pour cela que souvent les gens ne sont pas d’accord. Ils ne définissent pas les mots de la même façon, ne font pas les mêmes associations d’idées, etc.
    S’il y avait mille arguments qui me convaincrait que le christianisme en tant que tel est en soi plus convaincant et plus à même d’être influent que les autres religions, pour moi ce ne serait pas une preuve de la vérité métaphysique du christianisme, mais cela dirait quelque chose de la psychologie humaine. Prenez par exemple la rhétorique. Les meilleurs arguments ne le sont pas nécessairement parce qu’ils sont objectifs et conformes à la réalité.

    Il s'agit des 18 premiers points parmi les 50 proposés par Jean Robin dans son livre 50 preuves que Dieu existe.


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    everythingisblack
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    bonsoir, je suis actuellement en 1er S.

    Mes notes n'ont pas été très bonnes car je n'ai pas travaillé à fond durant l'année, mais je veux tenté la terminale S et avoir mon bac.

    je suis consciente de mes difficultés mais tout de même je reste motivé.

    Cependant peu de personne croit en moi, ni même ma mère et mes professeurs principaux et cela agit sur mon moral.

    que devrai-je faire ? passer en terminal ou changé de voie ?!


  13. A partir du 1er Juillet 2015, vous n'avez pas besoin de visa pour le Vietnam pour des séjours inférieurs à 15 jours (jour d’arrivée et de départ inclus) avec un seule entrée sur le territoire vietnamien si vous possédez un passeport français, espagnols, allemand, italien ou britannique. Cette politique est en vigueur jusqu'à 30 Juin 2017.

    Il faut que votre passeport valide au minimum de 6 mois et votre billet d'avion retour ou de continuation pour une autre destination est à présenter à l'arrivée. Votre seconde entrée sans visa sur le territoire vietnamien n’est autorisée qu’au moins d’un mois après la dernière sortie.

     

    Le visa sur passeport ou avec une autorisation "spéciale" avant départ reste obligatoire dans les cas suivants :

    ·      Séjour de plus de 15 jours

    ·      Séjour pour une multiple entrée au Vietnam

    ·      Entrée après le 30 juin 2017

    Un visa touristique pour un séjour de 30 jours revient à 60 € avec entrée simple, à 90 € avec entrées multiples (frais postaux non compris). Si vous arrivez en avion, les agences de visas en ligne assurent un service plus efficace, rapide et économique que les ambassades vietnamiennes. Notez que le passeport doit être valable 6 mois après la date d’expiration du visa.

     

    Une demande de visa pour le Vietnam coûte 70€ à l’ambassade vietnamienne en France, alors que la demande de visa «à l’arrivée» ne coûte que 25 USD/personne pour une séjour avec entrée simple.

     

    Si vous prévoyez de sortir du Vietnam et d’y entrer à nouveau par le Cambodge ou le Laos, demandez un visa à entrées multiples, valable 90 jours (environ 110 $US). 

     

     

     

    Documents nécessaires : visa touriste

     

    Formulaire:

        Un formulaire officiel de l'ambassade du Vietnam "Demande de visa du Vietnam (FN-1a)" rempli intégralement 2 exemplaires/personne. Attention, il vous faut remplir toutes les rubriques du cette formulaire pour éviter tout retard.

     

    Photo d'identite:

        Deux photo d'identité couleur - format 4,5 x 3,5 cm (pas de photocopie ni de photo scannée) collée sur chaque exemplaire du formulaire ci-dessus.

     

    Passeport:

        Passeport original, valable au moins encore un mois après la date de sortie du Vietnam ainsi qu’une page entièrement libre de toute inscription pour le visa Vietnam.

     

    Règlement:

        Pour la demande déposée directement à l’Ambassade, le règlement des frais de visa est mis en espèces.

    Pour la demande par correspondance, des frais de visas sont payés par chèque dont le montant varie selon du nombre d’entrées et de la durée de votre voyage.

    Passport-Visa-France-624x373.jpg


  14. Pièce n°1 : 
    « On va orienter la thérapie sur cette question de l'auto-maltraitance. »
    Vendredi matin, l'infirmière en charge de mon suivi me dit cela. Pourquoi vous maltraitez-vous ainsi ? Depuis lundi et pour deux mois, je suis en semi-hospitalisation. Ce n'est pas un hôpital mais une association, où tout le monde a flirté avec la mort. Me trouver là est déjà l'aboutissement d'un long chemin, il va maintenant falloir m'y retrouver. 

    Pièce n°2 : 
    Sans trop savoir pourquoi, je vais au S*** avec des amis que je me suis faits ces derniers mois. Finalement, je n'y suis qu'avec M*** et comme elle est comme moi, elle ne s'y sent pas vraiment à l'aise. Je croise ces gens que j'ai vus tous les week-ends ou presque pendant deux ans. La moitié ne me reconnaît pas, l'autre moitié est glaciale. Je savais que ce lieu était essentiellement fréquenté par des connards, j'apprécie d'en avoir la preuve et le détail, la certitude nuancée. B*** mixe, M*** s'en va, B*** fait un ulcère, on l'emmène aux urgences. J'ai l'impression de passer ma vie aux urgences de toute manière, c'est la troisième fois en deux semaines. Je préfère finalement être à l'hôpital qu'au S***. 

    Pièce n°3 : 
    G*** commence à remettre en question la viabilité de son couple s'il reste monogame. Il devient possible que nous nous voyions. Simultanément, je prends pleinement conscience du fait que je souhaite, au fond, tomber enceinte de lui, ce qui est totalement démesuré puisque nous ne nous sommes même pas vus réellement. Cet homme doux, rassurant et brillant suscite en moi des désirs de liberté et d'attachement, j'aimerais que nous soyons là l'un pour l'autre. Révélateur de ma déconnexion de la réalité : il va épouser quelqu'un d'autre. Je suis totalement à côté de mes pompes. Quelques douces soient ses paroles, elles ne sont au fond que des *mots en l'air*…

    Pièce n°4 : 
    P*** se fait une nouvelle fois hospitaliser, encore un sevrage. Il a beaucoup avancé dans son travail thérapeutique depuis que je le connais. Il me parle de son ex, celle avec laquelle il était, quand tout allait bien encore. Son travail lui a permis de comprendre que, dès le départ, il a accepté des choses qu'il n'aurait jamais dû accepter et juste après, il a commencé à s'autodétruire dans l'alcool. Ces mots simples recouvrent une réalité très juste et je ne suis pas du tout choquée qu'il lui ait fallu des années pour en arriver à cette prise de conscience. On dit souvent, à tort, que la difficulté est de trouver les mots justes. Non. Les mots sont là, évidents. Il faut accepter ces sensations que l'on fait tout pour fuir mais les mots, eux, n'ont rien de difficile. 

    Pièce n°5 : 
    J'ai consacré une grande partie de mon après-midi de samedi à débattre de questions philosophiques. Peut-on se poser des questions existentielles sans être né dans une famille croyante ? Le cas de Sade s'est posé : et s'il n'y avait aucune raison de ressentir de l'empathie, si c'était une sorte de bug de notre esprit et que les psychopathes avaient un avantage réel ? 

    ------------------------------------------------------------------

    Une image est ressortie, quand le puzzle s'est intuitivement résolu, m'emportant dans une vague tristesse soudaine, une mélancolie vague couvrant un bouillonnant malaise : Tu n'es que du vent.

    ------------------------------------------------------------------

    Je ne sais pas encore comment ça va évoluer. J'ignore absolument où je vais, comment j'y vais et ce que je vais devoir laisser derrière moi. Le bon sens me pousserait à penser que s'il n'y a pas d'actes, il n'y a pas de raison de faire des pas en avant vis-à-vis de quiconque mais prendre cette décision, c'est déjà me positionner dans une attitude de prudence, de calcul, de mesquinerie, de mon point de vue. 

    J'essaie d'écrire des poèmes, ça ne marche pas vraiment. J'essaie de me vider l'esprit mais c'est un semi-échec. Tout se déroule comme si, bientôt, j'allais devoir rejoindre la bergerie, m'installer bien au chaud parmi mes congénères, tuer ma part excessive et entrer dans ce jeu de négociations que l'on observe partout. La confiance et l'engagement sont des valeurs perdues, j'ai eu une chance que je n'ai pas su saisir il y a longtemps déjà, apparemment cela ne se reproduira pas. 


  15. Bonjour à toutes et tous, bienvenue sur ce quatrième volet du Magazine Ffr, qui sort en juin 2017 mais ne vous y trompez pas, c'est bien celui de mai. En retard, encore !

    Trêve de parlote, lisons plutôt :

     

    1) Titenath nous donne en partage un Entretien consacré au modérateur Nephalion.

    Rubrique "Interview du mois" :

     

    2) Noisettes nous invite à découvrir le cinéma muet afro-américain, avec le film Within the Gates.

    Rubrique Cinéma :

     

    3) Jedino nous dit tout ce qu'il sait sur Les serious games (oui les jeux sérieux, non rien de sexuel).

    Rubrique Science :

     

    Merci aux lecteurs, aux commentateurs, aux avions & magazines qui arrivent à l'heure, tout ça.

    Un exemplaire PDF de ce numéro du Magazine est également disponible, à télécharger ici : Mag' N°4 / mai 2017 / version PDF

    Nous passons trop de temps sur internet, bon retour chez nous... ^_^


  16. Le débat démocratique existe plus en France, on tronque la vérité, on l’occulte



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    LePenseur
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    Lost.

    I am lost. Why ? what a shitty question. All is turning around it. Why am i here ? Cette question tourne de plus en plus fréquemment dans ma tête. Elle me torture. Mon incapacité chronique à suivre ma formation lui donne une emprise très forte. Je n'arrive pas à faire ce qui doit être fait. Des moyens et des ressources formidables sont mis à ma disposition. Des gens comptent sur moi, des gens ont placé leur confiance en moi. J'ai du respect pour ces personnes, j'aime ces personnes. Ces personnes sont ma famille et mes amis. J'ai envie d'être digne de leur confiance et de les rendre fiers. J'ai envie qu'ils sachent que je suis une personne de confiance, une personne brillante et mature. Je me sens tellement loin de ce que je devrais être. J'agis uniquement selon mon bon vouloir, selon mes addictions. Le poker, Lol... Deux activités intensément chronophages et couteuse pour la première. De l'argent qui n'est pas mien et qui n'est pas destiné à ce genre d'utilisation. Et pourtant... Je reste sans rien faire à regarder le temps passer inlassablement. Les journées sont répétitives et vides de sens. La motivation n'est pas là et le projet inexistant. Le sentiment de perdition s'accroît fortement. Ma situation n'est pas mauvaise. Je suis entouré de personnes qui m'apprécient et j'obtiendrais mon diplôme en passant à travers les gouttes comme de coutume. Mais cela me rend-il heureux ? J'en doute très fortement. Soyons même honnête, je sais que cela n'est pas le cas. J'ai besoin de donner du sens à mes actions. J'ai besoin qu'elles soient le fruit d'un dessein plus grand. Quelque chose que j'ai décidé et qui a du sens, de la signification pour moi. Je ne peux pas continuer de la sorte. Il est temps de sortir de mon trou... Je ne peux plus être l'enfant prometteur qui utilise ses capacités pour passer à travers les mailles du filet en n'en faisant qu'à sa tête. Ce temps doit prendre fin. Il est temps d'entrer dans la danse. De prendre ses responsabilités. De ne plus vivre uniquement pour ses envies immédiates et à court terme. Il est temps de grandir et de voir plus loin. Il est temps de se construire, d'entrer dans le monde, le vrai monde. Ce monde si riche d'opportunités qui ne demandent qu'à être saisi par les plus audacieux et les plus travailleurs. Je ne veux pas d'une vie bien rangée. Je ne veux pas d'une vie dans le cadre. Je veux être maître de mes actions et avoir une grande marge de manoeuvre. Et je sais pertinemment qu'atteindre cet état nécessite du travail et un sens du travail. Deux notions qui m'ont déserté depuis bien trop longtemps maintenant. Je suis totalement conscient des enjeux et de ce qui doit être fait. Mais je contemple ma connaissance sans l'utiliser... Je la gaspille... Comme je gaspille mes capacités... Je dois trouver un moyen d'y mettre un terme. J'ai l'impression de manquer d'énergie pour le faire. Se lever le matin est difficile, j'ai souvent les yeux lourds, le cerveau pris et incapable de s'atteler à une tâche exigeante. J'ai le sentiment frustrant d'avoir toutes les ressources en moi pour manger le monde, le croquer à pleines dents, mais de ne pas pouvoir les extraire faute d'énergie et de volonté... Il me faut trouver le remède à ce mal. Les perspectives sont fabuleuses. Je pourrais tout avoir, tout. Si j'arrivais à forger toute cette matière première qui fourmille en moi... Le résultat serait incroyable à n'en point douter. Et tout mon entourage en bénéficierait, moi le premier. C'est sans aucun doute le chemin vers la sérénité, le chemin vers la solidité. J'ai vraiment envie que ce yo-yo émotionnel prenne fin. Je suis fatigué de tout le temps être sur le fil du rasoir. De tout le temps devoir me faufiler à droite à gauche pour trouver un moyen de sauver les meubles. J'ai envie d'une base solide sur laquelle construire. Je crois qu'il est temps pour moi de construire. J'ai était en retrait bien trop longtemps. Tu as peur de vieillir sans avoir accompli de grandes choses. Mais tu ne fais qu'aller dans le sens de ta peur. Tu ne t'engages qu'à moitié dans ce que tu entreprends. Ou même pas du tout. Tu vas droit vers ce que tu crains. Et il ne tient qu'à toi de mettre un terme à cette spirale malheureuse. Tu as tous les ingrédients. À toi de retrousser les manches et de te mettre au travail. Personne ne te le dira parce que la société est-ce qu'elle est... Hypocrite. Personne ne te mettre face à cette réalité donc à toi de le faire. Tu es une déception. Ton parcours est décevant, ta manière d'agir est décevante, immature et petite. Tout t'a était donné à la naissance. De très grandes capacités. Que tu n'utilises pas. Pardon que tu utilises pour assouvir tes caprices. Tu ne les exploites pas, tu ne les travailles pas, tu ne les fais pas grandir... Au contraire, tu les emprisonnes, tu les capitonnes à un second rôle... Tu les plafonnes alors qu'elles ne demandent qu'à s'agrandir et à exploser. Tu dois briser cette barrière. Bordel de merde, bouge-toi le cul mon gars ! Arrête d'agir comme je ne sais quel connard de fils à papa qui attend son virement tout les mois et qui voit son avenir bien tracé à reprendre le réseau de sa famille pour vivre une vie de cadre bien rangée. Tu ne veux pas de cette vie et pourtant, tu fais tout comme si tu aspirais uniquement à elle. La contradiction est tellement importante...

     

    En deux mots : tu es Faible et Lâche.

     

    J'ai peur. J'ai terriblement peur de l'échec. Je me cache derrière des excuses perpétuellement. Je n'accepte pas d'être moins bon, d'être en apprentissage et d'écouter les enseignements de personnes plus compétentes ou plus à l'aise que moi. Ce rejet est encore plus prononcé quand il s'agit de personnes de mon âge ou plus jeune. Je me sens forcé de cacher mes lacunes par de l'humour au second degré et de l'auto-dérision. Je me désavoue avant que les autres ne puissent le faire. De cette manière, je me protège de la vérité et je n'entends jamais les remarques des autres. Remarques qui me permettrait de me remettre en question. Mais les énonçant en premier lieu à haute voix, je n'en tiens pas compte. En effet, c'était de l'humour, rien de sérieux. Par ce procèdè, je me retrouve limité... Je ne peux pas grandir à travers la manière dont me perçoivent les autres, car je les empêche continuellement d'exprimer leurs avis sur moi. J'ai peur de cet avis... J'ai peur d'apparaître faible et sensible... Alors que ma sensibilité et ma compassion sont sans doute deux de mes plus beaux cadeaux... Je les protège tellement jalousement... J'ai peur de les exposer. J'ai peur que cela me coûte terriblement en énergie, énergie dont j'ai le sentiment d'être déjà en pénurie.


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