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  1. L'Europe politique est un échec, pour plusieurs raisons : -Avoir une monnaie commune est un des fondamentaux de la rationalité coopérative, mais sans une langue commune, il sera impossible d'entrer dans une communion émotionnelle et affective avec les autres européens. Il y a tellement de langues dans l'UE que personne ne peut toutes les parler (8/10 langues est le maximum pour une personne humaine lambda, et là il faut passer son temps à apprendre d'autres langues pour le faire), et seule la langue natale commune permet de former une communauté affective et morale. C'est parce que l'Europe s'est bâtie sur la réconciliation de l'Allemagne et la France que les plus fervents défenseurs de celle-ci sont ceux qui ont des liens franco allemands tel que Cohn-Bendit qui, entre mai 1968 et ses positions pro-europeenes aura presque détruit la France à lui tout seul. -Le multiculturalisme est un échec. Ce qui donne aux humains envie de partager et coopérer les uns avec les autres c'est le partage d'un récit fictif commun s'enracinant dans l'inconscient collectif, qu'on appelle aussi la culture. Or l'UE se base sur la libre circulation des personnes et des marchandises, permettant donc exclusivement la coopération au niveau de la rationalité économique, mais pas au niveau politique. Dans les faits la France n'existe plus : elle a été tuée par les bâtisseurs de l'UE, mais elle existe encore dans le cœur des autochtones qui ont encore le sens de l'histoire de France, racontée par leurs aïeux avec toute une somme de souffrances communes. Nous sommes obligés de partager notre quotidien avec des personnes de culture islamique, migrants légaux comme illégaux, avec lesquels la coopération dans un cadre multiculturel authentique ne dépassera jamais celui de la coopération rationnelle économique, sans plus aucune communauté affective ou morale (conséquence de l'abandon des quartiers populaires, du White flight et du renoncement à l'assimilation). C'est d'ailleurs ce que disait Macron au début de son mandat (il n'y a pas de culture française) ce qui est particulièrement insultant pour ceux qui ont souffert dans leur chair et dans leur histoire familiale l'histoire de France avec toutes ses pérégrinations. -L'absence d'identité ou d'histoire commune. L'Europe n'a jamais pu se constituer comme une entité politique car ses membres n'ont jamais eu d'ennemis communs qui leur auraient permis de fonder une conscience collective. Il n'y a pas d'armée européenne, et le seul point de convergence est la valeur de la paix, issue de la chute du mur de Berlin, avec toutefois l'impossibilité de réconcilier les récits collectifs entre eux, le spectre du nazisme hantant toujours la politique européenne et française en particulier. Mais c'est une valeur commune à toute l'humanité, européenne ou non. En résumé, il n'y a rien de commun entre européens qui ne soit pas également commun avec d'autres pays qui ne sont pas dans l'UE comme les États-Unis ou d'autres encore ailleurs sur la planète. Pour toutes ces raisons finalement humainement compréhensibles, il n'y aura pas d'Europe politique, l'UE est une mascarade où tout le monde utilise le prétexte de la conscience collective et des intérêts communs inexistants (sauf l'économie sèchement rationnelle et calculatoire) pour tirer la couverture à soi, exactement comme les militants islamistes évoquent un vivre ensemble qui n'est qu'une coquille vide. C'est pourquoi c'est en réalité l'Allemagne qui impose ses décisions à toute la zone euro, dont la France, qui se comporte politiquement comme si elle n'avait plus de personnalité, entre le suivisme des États-Unis et la soumission à l'Allemagne. C'est pourquoi aussi le multiculturalisme renvoie chacun à son narcissisme, se repliant sur ses amis proches et sa famille sans plus aucune conscience collective, car la rationalité économique libérale (le fait de travailler ensembles ou d'être consommateurs/producteurs) dessine ce qui peut se faire de mieux au niveau national, en terme de coopération et de liens affectifs entre les islamistes et les français non immigrés ou même entre européens. L'Europe est la pire trahison qu'on ait pu imaginer contre le peuple de France, en niant ses enracinements, son Histoire, ses souffrances, sa culture, pour tout réduire à la seule dimension marchande. L'UE c'est le peuple français qui s'est fait voler sa dignité et qui, si il veut encore survivre économiquement sur la scène internationale, est obligé de troquer sa puissance économique ou ses moyens d'existence, contre ce qu'il a de plus cher, ses valeurs, sa culture, son histoire, son récit et son inconscient collectif.
  2. Bonsoir, A mesure que la crise de la dette s’aggrave pour l'ensemble des pays, la stabilité économique grandie... Ce que je dis est contradictoire, mais pas tout à fait... On a un pays en avance, de 20 ans, sur cette voie le Japon, avec sa dette de 250%, mais on nous dit que ce n'est pas un problème en effet elle serait en majorité détenue par les japonais, qui ne risque pas de se tirer une balle dans le pied en vendant massivement leurs propres obligations. Mais ce n'est pas le cas des autres pays, comme la France dont 60% de la dette est détenu par des étrangers, oui mais ces même étrangers sont dans un pays avec les même problème que la France, donc il n'ont pas intèré à vendre massivement les obligations de la France car cela ferait porter sur leurs obligations (de leurs pays) un doute et donc une contagion possible. Ainsi cette situation fait que comme avec les japonais personne n'a intéret à vendre massivement des obligations d'un pays, sous peine de mettre en danger son propre pays par effet de contagion. En fait la situation, pour le reste du monde, est la même qu'au Japon : gérer au mieux l'appauvrissement du pays. Bonne soirée.
  3. ... il faut acheter. C'est ce que proposent la plupart des pubs. Ce qui a le don de m'énerver. Pour moi, faire des économies, c'est acheter moins.
  4. Bonjour j’ai un devoir à rendre pour vendredi et je bloque. Pour m’aider : Qu’est-ce que la profitabilite de l’investissement ? si vous pouvez me l’expliquer merci
  5. Niti

    Ma fille est vegan

    Alors c est cher très cher mais elle s en moque je sens l intégrisme monter alors je négocie dit moi la chaire n est pas cher si nous faisions comme toi d un coup de doigt changer de manger alors j ai le choix je mange mes économies car si nous faisons comme toi la ruine est assurée Elle est fine belle, une liane qui tel un bambous se moque du gré du vent Étonnant mais compliqué pour économiquement trouver un juste équilibre Elle négocie une cuisson a part sinon c est une attaque a son mode de vie Alors j ai négocie elle fait sa faisselle Jusqu'aux bonbons les gélifiés de la viande
  6. Bonjour à tous, Le snobisme désigne couramment le fait, pour une personne de rang inférieur, de désirer appartenir à un rang supérieur bien qu'elle n'en soit pas ni n'en ait les moyens. Sa définition philosophique est très difficile et nous pourrions l'analyser comme un phénomène social consistant à mépriser les goûts d'autrui et penser que les siens sont supérieurs. D'un point de vue économique y correspond l'effet Veblen, caractéristique de ces produits dont la consommation augmente lorsque le prix monte, et vice-versa. Le rêve de toute entreprise est de créer un effet Veblen associé à leur marque, et quand certains l'ont rêvé, Apple l'a fait, et cela se voit plus que jamais avec la sortie de l'Iphone 12. Une grande partie du marché de la téléphonie se base d'ailleurs sur les techniques marketing du snobisme et cherchent à promouvoir une image sociale ou un logo plutôt que la qualité indiscutable de leurs produits. Un grand effet pervers est que ceux qui disposent de faibles revenus et dont le désir d'approbation sociale est très fort, et inversement proportionné à la reconnaissance à laquelle ils accèdent, vont se jeter sur les produits luxueux, parfois même au détriment de produits alimentaires de base, ou du matériel scolaire de leurs enfants. C'est ainsi que beaucoup de gamins des cités se sont précipités sur les vêtements lacoste, dont l'image de marque a beaucoup souffert (bien fait pour eux) ou qu'ils seront les premiers clients d'Apple pour frimer auprès des filles bien qu'ils parlent comme des charretiers et n'aient plus à manger chez eux. Vous n'en avez pas marre d'être pris pour des imbéciles ? Pourquoi tous vous precipiter pour acheter des iPhones dont les prix sont artificiellement gonflés pour que l'effet Veblen marche à fond ? Que pensez-vous du snobisme du consommateur et comment admettre que des gens déjà pauvres se ruinent pour la vitrine d'une réputation, pour entretenir un système qui au final les exclue toujours davantage ? Est-ce éthique de pratiquer cette politique marketing dans une entreprise sachant qu'on va exacerber les tensions sociales, la jalousie et les injustices ? Comment comprendre que les gens cautionnent ce phénomène là ?
  7. L'ouragan économique qui arrive va constituer une déflagration catastrophique pour la France , les effets économiques du Coronavirus vont plongé l'état français dans ce qui risque d'être un véritable cyclone économique , plongeant le pays dans une austérité longue et pénible . Un tsunami économique va s’abattre sur la France La crise économique, engendrée par la crise sanitaire, est plus grave que prévu. Si l'économie repart tout doucement, le gouvernement annonce une récession "brutale". Istock 1 - Crise économique : "Le plus dur est devant nous" 2 - Crise économique : vers une explosion du chômage ? 3 - Choc économique : le budget de l’Etat atteint un déficit record Un véritable "choc économique". Alors que la phase 2 du déconfinement, synonyme de reprise d’activité pour différents secteurs, a été lançée en juin 2020, le gouvernement est revenu sur ses prévisions. Cette année, la contraction du Produit intérieur brut (PIB) français, connaîtra une chute vertigineuse. Annoncé à 8% en avril dernier, il est désormais évalué à 11%. Pauvreté, chômage, famille : l’Insee dresse le portrait d’une population française en crise c'est ce qui attend la population avec la cascade de faillites qui arrivent , particulièrement dans le commerce de détail et aussi des fusions de grands groupes (agro-alimentaire) , industries diverses , commerce de détails. "La croissance en France en 2020, la récession plutôt – le terme est plus adapté – sera de -11 %", Ce chiffre a été présenté par Gérald Darmanin au Haut Conseil des Finances publiques. Il a été intégré dans le troisième projet de loi de finances rectificative pour 2020, qui a été présenté en Conseil des ministres en juin. Crise économique : "Le plus dur est devant nous" le plus dur est devant nous", Et d’ajouter : "Le choc de la crise a été extrêmement violent en France" puisque l'économie a quasiment été à l'arrêt pendant plus de deux mois. "Cela va se payer dans la croissance (...) Le choc économique est extrêmement brutal. Il faut nous donner toutes les mesures, toutes les solutions pour relancer la croissance en 2021". La France mise en effet sur les plans de soutien aux différents secteurs affaiblis par la crise sanitaire (tourisme, automobile, aéronautique, etc.) ainsi qu’au plan de relance, qui doit être présenté en septembre 2020. Le gouvernement néolibéral Français remanié a la conviction absolue que la stratégie adoptée de soutien aux secteurs, d'accompagnement des salariés et de modernisation de notre tissu productif, permettra de rebondir en 2021". Je suis très sceptique car n'oublions pas l'isf qui suivant Macron devait relancer l'économie par l'apport des riches d'investissements en France qui a été un flop total !!! A jouer à l'apprenti sorcier on s'y brûle ! Et le chômage ? toutes les mesures de soutien pour le secteur des cafés/restaurants, de l’hôtellerie, de l’événementiel, de la culture et du sport. Le Fonds de solidarité sera maintenu jusqu’à la fin 2020 et sera amélioré L’accès au 2ème volet du Fonds de solidarité sera simplifié. Jusqu’à présent, pour pouvoir bénéficier de l’aide de 10 000 €, la condition était d’avoir demandé un prêt garanti par l’État et de se l’être vu refusé. Cette condition va être retirée Toutes les entreprises de ces secteurs pourront continuer à bénéficier du chômage partiel jusqu’à la fin 2020. Elles seront aussi exonérées de cotisations de mars à juin. Mais aussi une catastrophe mondiale ! L’éclatement imminent d’une crise financière mondiale est de plus en plus annoncé. L’an dernier, l’alarme était aussi bien sonnée par Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque centrale européenne, que par un « économiste atterré » à la grille de lecture économique sensiblement différente comme Benjamin Coriat. En octobre 2018, Nouriel Roubini, le professeur d’économie américain qui avait prédit la crise de 2008, prévoyait dans Les Échos l’éclatement en 2020 d’une crise suivie d’une récession, « encore plus sévères et prolongées que celles d’hier ». Georges Ugeux, professeur de finance internationale à la Columbia University School of Law, et ancien vice-président de la bourse de New York, écrivait aussi dès mai 2018 sur son blog du monde.fr : « Nous ne pouvons plus ignorer le risque d’un tsunami qui va déferler sur nos économies au plus tard à la fin de 2020 ». Ce texte de blog, ainsi que de nombreux autres, ont été compilés et augmentés d’analyses mises à jour par son auteur, dans un ouvrage publié en mars 2019 : La descente aux enfers de la finance (Odile Jacob). Ce qui alertait déjà de nombreux observateurs, et que souligne à son tour l’auteur, c’est l’explosion des dettes souveraines. Les États, surendettés (notamment en Europe et aux États-Unis), pourraient ainsi constituer l’élément névralgique du prochain « tsunami financier ». Le niveau mondial de dette publique est passé de 27 milliers de milliards de dollars en 2005 à 63 milliers de milliards de dollars en 2018. Et même si la crise n’émane par des États, le surendettement public les privera de la capacité d’intervention qui avait permis d’amortir les effets de la crise en 2008. Triangle des Bermudes Mais au-delà des États, l’économie mondiale est aujourd’hui rendue vulnérable par ce que Georges Ugeux appelle « le triangle des Bermudes », c’est-à-dire l’interconnexion des trois acteurs principaux du système : les banques, les Banques centrales et les États. « L’argent est plus concentré que jamais. Le système est devenu complètement cohérent, avec pour conséquence que si l’un des éléments du système saute, les autres éléments ne sont plus en mesure de l’aider », nous explique l’auteur. C’est l’enchevêtrement des capitaux, des relations de pouvoir et d’une certaine forme de corruption qui rendrait ce triangle des Bermudes si consistant et dangereux. Georges Ugeux, professeur de finance internationale à la Columbia University School of Law et fondateur de Galileo Global Advisors. Pour comprendre cette situation, Georges Ugeux nous invite à revenir sur ce qu’il s’est passé depuis 2008. Pour sauver un système bancaire alors au bord du gouffre, les banques centrales ont actionné deux leviers réputés stimuler l’investissement et la croissance. Une politique de quantitative easing d’abord, qui consiste en l’achat massif de titres publics financé par de la création monétaire. Ces liquidités étaient supposées inonder les marchés pour encourager l’investissement. Deuxième levier corolaire du premier : les banques centrales américaine (la « Fed »), européenne (BCE), anglaise ou japonaise ont drastiquement baissé les taux d’intérêts pour permettre aux banques de se refinancer. Premier problème : les rachats massifs d’actifs publics – et privés – ont considérablement dégradé le bilan des banques centrales. Une politique largement injustifiée selon Georges Ugeux : « Il fallait intervenir en 2008. Les banques ont rapidement été sauvées et ont rapidement remboursé. Mais les banques centrales occidentales ont continué à faire exploser leur bilan, au nom d’une théorie voulant qu’il faille absolument baisser les taux d’intérêt pour relancer l’économie. Je dis et je répète que les économistes se sont trompés : la croissance n’est pas venue, l’emploi n’est pas venu ». « Arnaque » des États Les bilans de la Fed, de la BCE et de la Banque du Japon sont, à eux trois, passés de 4 à 15 milliers de milliards de dollars, hypothéquant sérieusement leurs capacités d’intervention en cas de crise. « La dette publique italienne, c’est 2 300 milliards d’euros. Imaginons une crise, une perte de confiance et une vente massive d’obligations italiennes – ce qui est déjà petit à petit en train de se passer. Il n’est pas sûr que M. Draghi [le président de la BCE, ndlr] ait les moyens d’aider, contrairement à ce qu’il déclare. Et même si la BCE peut intervenir, il y a un risque de voir se développer une méfiance vis-à-vis des banques centrales elles-mêmes. Les banques privées se sont aussi mises jusqu’au cou dans les dettes publiques. Donc si une crise éclate, qu’il y a une contagion, par exemple sur la dette souveraine française, personne n’en ressort. » Car c’est bien là le deuxième point du triangle des Bermudes que dénonce Georges Ugeux : la politique de faibles taux d’intérêts a permis aux États de se surendetter à bon marché. Une « forme d’arnaque aux finances publiques » pour permettre aux gouvernements de continuer à vivre au-delà de leurs moyens, juge le professeur. Or, la hausse des taux d’intérêt est inéluctable à court terme. Elle a déjà eu lieu aux États-Unis et devrait intervenir rapidement avec la fin indispensable du quantitative easing. Cette hausse pourrait déclencher un « tsunami » en accélérant la dégradation des finances publiques, mais aussi en provoquant une crise des crédits ou des valeurs immobilières ou commerciales, comme cela s’est passé avec les subprimes aux États-Unis en 2007. Vices éternels des banques La troisième pointe du triangle, le secteur bancaire privé, a en effet également de lourdes responsabilités dans la vulnérabilité du système. Tout a été dit et écrit depuis 2008 sur la cupidité, l’irresponsabilité, les fraudes et les mensonges qui nous ont conduit à la crise de 2008. Le problème, c’est que « la mentalité des banques n’a pas changé », déplore Georges Ugeux, dont l’ouvrage compile les références aux cas de fraudes et scandales à coup de milliards de dollars, rarement sanctionnés à la mesure des enjeux. « Se croient-ils au-dessus des lois ? […] Ce sentiment de surpuissance est loin d’être éradiqué au somment des institutions financières ou dans les salles de marché », alerte l’auteur. Certaines avancées ont tout de même été réalisées pour réguler le secteur. « En termes d’exigences de fonds propres, on est allé assez loin », estime Georges Ugeux. « Les produits dérivés et la titrisation reviennent en revanche en masse [ils ont joué un rôle majeur dans la crise de 2008, ndlr]. Mais ils ne sont absolument pas indispensables, on a vécu sans pendant très longtemps. Il faut se poser la question de la valeur sociale des outils financiers. Ça amuse beaucoup de gens dans les salles de marché d’utiliser ces produits mais, in fine, la valeur ale est totalement nulle. » L’auteur accorde une attention particulière dans son ouvrage aux banques européennes, dont il dénonce la « gloutonnerie ». « Traditionnellement, les banques européennes ont racheté beaucoup plus d’emprunts d’États qu’aux États-Unis. Elles ont aussi des activités de produits dérivés faites en interne alors qu’elles sont hors banque aux États-Unis. Les banques européennes sont beaucoup trop grosses. La moitié de leur bilan seulement sert l’économie. L’autre sert notamment à faire des produits dérivés, des produits structurés, des activités interbancaires, etc. » Corruption systémique Les maux étant désignés, se pose la question du remède. Certains économistes plaident pour une stricte séparation des banques d’affaires et des banques commerciales, comme cela avait été mis en place aux États-Unis après la crise de 1929 par le Glass-Steagall Act, finalement abrogé en 1999. « Pendant cette période-là, les banques faisaient vraiment de la banque, s’occupaient de leurs clients. On ne faisait pas cette espèce de casino géant : les banques d’affaires ont tout intérêt à multiplier les titres parce que c’est comme ça qu’elles font de l’argent », abonde Georges Ugeux. Lui ne juge pourtant pas qu’une stricte séparation soit nécessaire. Une réelle régulation serait déjà un grand pas en avant : « Depuis 1960, il y a une crise bancaire tous les 5 ans. Comme le dit Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor sous la présidence de Bill Clinton, ça fait 50 ans que les banques nous disent que cette fois, elles ont compris, qu’elles vont mettre de l’ordre dans leurs affaires, mais elles ne le font jamais. » Le nœud du problème, c’est que les intérêts des différents acteurs sont trop étroitement liés pour qu’un régulateur indépendant puisse réellement réguler. Le cas de José Manuel Barroso, passé de la présidence de la Commission européenne à la banque d’affaires Glodman Sachs, illustre à lui seul cette culture des « portes tournantes » que l’auteur dénonce comme un système de corruption généralisée. « C’est tout un système qui a dérivé et est devenu incestueux. Le triangle des Bermudes n’est pas un mythe », insiste-t-il, mentionnant en renfort l’ouvrage de Raghuram Rajan, ancien directeur de la banque centrale indienne, The third pillar : how markets and state leave the community behind (soit : Le troisième pillier : comment le marché et l’État abandonnent la communauté). « Tout ce monde-là, y compris les banques centrales, mène la planète, pas nécessairement très bien, et surtout pour défendre ses intérêts. » Austérité sociale Reste qu’au-delà des marchés financiers, c’est la situation de surendettement des États eux-mêmes qui risque de nous entraîner vers une crise dès 2020, écrit Georges Ugeux. « J’ai dit 2020 pour insister sur le double message de l’urgence et de la marge de manœuvre qu’il nous reste pour prendre des mesures, mais je n’ai aucune idée de la date exacte. En tout cas, si les dirigeants ne prennent pas le problème à bras le corps, dans les deux prochaines années, ça va faire très mal », estime l’auteur. La bonne nouvelle, c’est que l’éclatement d’une crise des dette souveraines ne serait pas encore inéluctable. La mauvaise, c’est que les gouvernements, engoncés depuis dix ans - à l’instar des acteurs financiers - dans un mélange « de déni et de mensonges », martèle Georges Ugeux, ne prennent pas le chemin de l’austérité budgétaire indispensable pour assainir les comptes publics et éviter la crise. Pour lui, il faudrait rapidement et simultanément mettre en place une baisse des dépenses, une hausse des impôts sur les sociétés et la vente des « actifs non stratégiques » de l’État. Prôner l’austérité en période de crise sociale exacerbée est un exercice périlleux et devra nécessairement être « équitable » souligne l’auteur. Les iniquités sociales sont précisément le fruit de cette collusion entre élites financières et politiques qu’il dénonce : « La société est en conséquence en conflit avec le monde des entreprises et les gouvernements. Les « gilets jaunes » ne sont qu’une émanation parmi des dizaines d’autres de ce sentiment que tout est organisé en dehors d’eux et contre eux, sentiment qui est réel ». De fait, le patrimoine des dix plus grandes fortunes de France est passé de 60 à 250 milliards d’euros depuis la crise financière, rappelle son ouvrage. Parmi les solutions avancées, la suppression des niches fiscales qui « n’ont pas de sens » et « le conditionnement des avantages sociaux » qui, contrairement à ce que suggère l’appellation, pourrait être une mesure d’équité sociale. « Si vous touchez 500 euros par mois, c’est normal que l’enseignement soit gratuit ou que vous bénéficiez d’allocations familiales. Mais si vous gagnez 500 000 euros, ce n’est pas normal que vous ayez exactement les mêmes avantages. Il faut donc fiscaliser les avantages sociaux », propose Georges Ugeux. De même, il faudrait largement monter les impôts sur les sociétés, selon l’auteur. Il s'agirait là d'un juste retour des choses puisque l’endettement des États vient aussi largement du manque à gagner généré par la mondialisation et la concurrence fiscale qui en a résulté. « La France ne peut rien faire seule, il faut une harmonisation fiscale au niveau européen. » Mais les mêmes maux de collusion et de corruption font alors à nouveau surface dans l’analyse du professeur de finance internationale : « Aujourd’hui, les États sont entre les mains des entreprises. Elles ont infiltré tout l’appareil des États, les conseils d’administrations contiennent des anciens ministres et inversement, c’est complètement symbiotique. Vous verrez qu’on ne touchera pas à l’impôt sur les sociétés en France. Ça rend presque inéluctable l’éclatement d’une crise. » La fin de la croissance ? Parmi les nombreuses autres mesures préconisées par l’auteur, on retrouve, en vrac, l’indispensable création d’un fonds monétaire européen, l’éclatement des banques centrales pour créer des fonds d’investissements détenteurs des emprunts d’État, ou encore l'encadrement des bonus et rémunérations « obscènes » qui ont retrouvé des niveaux d’avant crise au sein des banques d’investissements et des hegde funds, « condition sine qua non d’un renouvellement de la culture incestueuse de la finance ». Reste une interrogation après avoir écouté les préconisations de Georges Ugeux : l’éclatement de crises, de même que l’endettement exponentiel des différents acteurs concernés, ne sont-ils pas structurellement indissociables d’un modèle économique fondé sur la croissance ? Si l’on veut éviter de jouer encore longtemps à Sisyphe dans les décennies à venir, ne peut-on pas plutôt imaginer un monde sans croissance, comme le propose par exemple sa consœur Kate Raworth ? L’endettement n’a rien d’inévitable, répond Georges Ugeux, tout en rappelant que « la croissance de l’Occident depuis 1970 se fait de façon artificielle, à coup d’emprunts, ce qui explique aussi les dettes publiques ». Quant à la croissance en elle-même, « elle n’a rien d’indispensable pour l’économie, ni pour les entreprises, ni pour lutter contre le chômage. C’est une fausse idée », assure-t-il. « Les Japonais ont par exemple une population en décroissance, ils vont perdre 20 millions de personnes dans les quinze prochaines années. Même si l’économie ne croît pas, il y aura une croissance par tête qui sera réelle. Pour ces raisons démographiques, l’Europe pourrait aussi s’arrêter de croître sans problème. » L’éclatement d’une imminente crise financière mondiale sera peut-être l’occasion de repenser un modèle économique sans croissance, qui réponde du même coup à l’urgence écologique. À condition que les dirigeants s’arment des vertus indispensables que Georges Ugeux invoque de toute urgence : « de l’honnêteté et du courage ». Erwin Professeur Honoraire universitaire en Sciences économiques et Politiques
  8. Impact économique du Coronavirus Le coronavirus (Covid-19) a fait son apparition en décembre 2019 dans la ville chinoise de Wuhan, située dans la province de Hubei (centre de la Chine). La propagation en cours indique que l’Amérique dans son ensemble représente, en ce mois de juillet, le foyer principal de la pandémie, l’Europe ayant été relégué à la deuxième position. Pris individuellement, les États-Unis , suivis du Brésil enregistrent le plus grand nombre de personnes infectées. En Europe, la Russie, le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la France constituent les pays les plus touchés. Le 4 août, le bilan officiel de l'Organisation mondiale de la santé faisait état de 691.013 personnes décédées et de 18.142.718 personnes infectées. La propagation du virus continue à s’intensifier en dehors de la Chine : 18.054.144 personnes ont été infectées dans 195 pays, principalement aux États-Unis (4.629.459), au Brésil (2.733.677), en Inde (1.855.745), en Russie (861.423), au Royaume-Uni (305.627), en Espagne (297.054), et en Italie (248.229) où l’on a enregistré respectivement 47.183, 25.800, 52.050, 5.159, 928, 8.532 et 159 nouveaux cas par rapport à la veille. 686.335 personnes ont succombé au virus en dehors de la Chine (soit 4.277 de plus que la veille). Alors que le nombre de nouveaux cas recensés en Chine a considérablement diminué, les bilans établis depuis le 26 février soulignent que le nombre de nouveaux cas observés dans le reste du monde excède désormais celui de la Chine. Ainsi, au 4 août, ces derniers s’élevaient respectivement à 219.748 nouveaux cas pour le reste du monde et à 114 cas pour la Chine. Dans l'Union européenne, comme déjà mentionné, l’Espagne et l'Italie (confrontée à une population âgée) sont particulièrement affectées avec respectivement 28.472 et 35.166 personnes décédées des conséquences du virus au 4 août. Toutefois, en nombre de décès par millions d’habitants, la Belgique se distingue par un nombre beaucoup plus élevé de cas (864 décès par millions d’habitants), alors que l’Espagne et l’Italie affichent respectivement 610 et 581 décès au 4 août, et que les États-Unis (471) et la Chine (3) présentent des chiffres nettement plus faibles. Selon les dernières données du SPF Santé publique (5 août), 70.648 patients ont été testés positifs en Belgique. Le nombre de nouveaux cas par jour dont le pic a été atteint le 14 avril (2.454 patients), et qui avait connu une période de baisse prononcée, repart à la hausse. La moyenne du nombre de nouveaux cas par jour (des 7 derniers jours, du 26 juillet au 1er août) s’inscrit à la hausse, en s’établissant à 535,4 (+58 %) le 5 août (dont une moyenne de 22,1 nouvelles hospitalisations (-4 %)). L'impact du virus sur l'économie belge L'impact économique se fera sentir par de multiples canaux. Pour contenir la propagation du virus, d’abord, les fermetures imposées des commerces et magasins physiques et les autres mesures d’urgence qui ont fortement concerné de nombreux secteurs, parmi lesquels le commerce de détail, les loisirs, le tourisme, l’horeca, le transport et les événements. à cela s’ajoute, indépendamment du secteur, les entreprises non essentielles dans l’impossibilité de mettre en œuvre le télétravail à domicile et les règles de distanciation physique. Si tous les secteurs sont en moyenne négativement affectés, la baisse des ventes ou l’arrêt des ventes à défaut d’e-commerce met en danger les entreprises et indépendants, en particulier les plus petites structures qui ne disposent pas d’une trésorerie suffisante pour faire face à une crise qui perdure. Selon l’enquête la plus récente (publication 29 juin) de l’Economic Risk Management Group (ERMG), les entreprises belges (en tenant compte de la taille des entreprises et de la valeur ajoutée sectorielle) estiment que leur chiffre d’affaires est toujours de 17 % inférieur à leur niveau d’avant la crise, soit à peu près la moitié de l’impact déclaré durant les semaines de confinement. Une amélioration sensible par rapport aux semaines de confinement a notamment été notée dans la vente au détail non alimentaire (+74 points de pourcentage), la construction (+40 points de pourcentage), l’horeca (+38 points de pourcentage), le commerce de gros (+25 points de pourcentage), les services de support (+15 points de pourcentage), les services immobiliers (+15 points de pourcentage) ou encore l’industrie (+8 points de pourcentage). Bien que la perception quant au risque de faillite, aux problèmes de liquidité et au degré d’inquiétude se soit améliorée, l’impact de la crise sur les entreprises demeure cependant toujours conséquent. En outre, les perspectives quant aux investissements et à l’emploi restent imprégnées de pessimisme, ce qui indique qu’un rétablissement complet de la situation prendra encore un certain temps. Les données provisoires sur le chiffre d’affaires basées sur les déclarations de TVA (Statbel) de mars 2020 indiquent une diminution du chiffre d'affaires total de la Belgique d'un peu plus de 10 % par rapport à la même période en 2019. Avec une baisse du chiffre d'affaires de 30 à plus de 60 % durant la même période, les secteurs les plus touchés sont les agences de voyage, les voyagistes, etc. (NACE 79), l'hébergement et la restauration (NACE 55-56), le transport aérien (NACE 51), l'industrie pétrolière (NACE 19) et le secteur de la culture (NACE 90 et 93) Ces chiffres doivent être interprétés avec une certaine prudence car les déclarations mensuelles, contrairement aux chiffres trimestriels, ne reflètent qu'une partie limitée de la population des entreprises belges. Cependant, les chiffres trimestriels confirment également, au cours du premier trimestre 2020, la diminution par rapport à la période similaire de 2019 du chiffre d'affaires dans les secteurs susmentionnés. À un niveau plus détaillé, en mars 2020, le secteur de l’habillement, le commerce de détail (à l'exclusion des produits alimentaires et pharmaceutiques), la fabrication de certains produits de construction, l'industrie automobile, le transport & entreposage et les agences de travail temporaire ont accusé une baisse importante de leur chiffre d’affaires par rapport à mars 2019. En revanche, certains secteurs ont connu une forte augmentation de leur chiffre d'affaires, comme la vente à distance, le transport ferroviaire de marchandises, les services postaux et les services de télécommunications. Il ressort d’une enquête de la Banque nationale de Belgique (BNB) réalisée en collaboration avec Microsoft Innovation Center, du 14 au 21 juillet (avant le rebond de nouveaux cas d’infection et des mesures subséquentes), que la consommation privée n’a pas encore retrouvé le niveau d’avant confinement. En effet, 68 % des répondants à l’enquête ont indiqué se rendre moins fréquemment dans les commerces tandis que 20 % ont déclaré ne plus s’y rendre. De plus, près de la moitié des sondés mentionnent une diminution de celles-ci par rapport à la situation d’avant confinement. Les catégories de dépenses en baisse par rapport à la période d’avant confinement sont principalement enregistrées au niveau des activités récréatives (cinéma, théâtre, etc.), de l’horeca et de l’habillement, soit les dépenses vis-à-vis des secteurs les plus durement touchés par les mesures liées au confinement, et ce pour plus de la moitié des répondants. La diminution des dépenses de consommation semble essentiellement refléter les mesures sanitaires ainsi que la crainte de l’épidémie. Outre la baisse des dépenses de consommation et d’investissement (choc de demande), les entreprises de différents secteurs sont confrontées à des perturbations de l’offre (problèmes d'approvisionnement, de rupture des stocks, de liquidité), comme le mettent en évidence les enquêtes des fédérations sectorielles. En ce qui concerne les échanges extérieurs, le commerce direct de biens et services entre les zones contaminées et la Belgique est sous pression. Le commerce extérieur de notre pays est essentiellement orienté vers l’intra-UE, en particulier vers l'Allemagne, la France et les Pays-Bas. Cependant, l'Italie, un des pays européens le plus durement touché, constitue aussi un partenaire commercial important : en termes d'importations, le pays occupe la 7e place, avec des produits principalement issus des industries chimiques et connexes (37 %), des machines, des appareils et des équipements électriques ( 17 %), du matériel de transport (11 %). En termes d'exportations, l'Italie se classe au 6e rang, avec les produits des industries chimiques et connexes (36 %), les métaux communs et leurs ouvrages (12 %), les plastiques et ouvrages en ces matières ; caoutchouc et ouvrages en caoutchouc (11 %). La forte intégration de l’économie belge dans les chaînes de valeur mondiales est également à l’origine d’un effet en cascade : lorsque l’expansion de l'activité économique ralentit dans une région du monde, elle se fait également ressentir dans notre pays, éventuellement via des intermédiaires. La demande finale française, par exemple, représente 6,2 % de la valeur ajoutée belge, la demande allemande 5,6 % et la demande néerlandaise 4,0 %. L'Italie, actuellement durement touchée par le coronavirus, génère 2,4 % de notre valeur ajoutée tandis que la demande finale totale de la Chine représente 1,9 % de la valeur ajoutée belge. Sur le marché du travail, les entreprises sont confrontées à plusieurs défis en termes d’organisation du travail. D’une part, le télétravail à domicile devenu, si possible, la règle et, d’autre part, des réductions d’effectifs consécutives à la contamination de leur personnel. Les sociétés belges impactées par le Covid-19 peuvent, depuis le mois de février, invoquer le régime de chômage temporaire. Selon les données prévisionnelles de l’Office national de l’Emploi (ONEM) du 3 août qui concernent le mois de juillet, 32.696 employeurs ont introduit une telle demande, ce qui équivaut potentiellement à un total de 172.655 travailleurs. Les activités citées ci-après représentent les secteurs ayant enregistré le plus grand nombre de demandes de chômage temporaire exprimé en pourcentage du total des demandes : le commerce de gros, à l'exception des véhicules automobiles et des motocycles (NACE 46) (8,87 %), le commerce de détail, à l'exception des véhicules automobiles et des motocycles (NACE 47) (7,05 %), la restauration (NACE 56) (5,85 %). Les secteurs ayant enregistré les plus fortes baisses de demande de chômage temporaire entre mai et juillet sont : les services relatifs aux bâtiments ; aménagement paysage (NACE 81) (-99.130 travailleurs), le commerce de détail, à l'exception des véhicules automobiles et des motocycles (NACE 47) (-82.379), la restauration (NACE 56) (-60.010). Les chiffres de l’Institut des Comptes Nationaux (ICN) du 30 juillet pour le deuxième trimestre 2020 pointent une contraction du PIB de 12,2 % par rapport au premier trimestre 2020, en raison de la crise du Covid-19. Comparativement au deuxième trimestre 2019, le PIB a diminué de 14,5 %. La ventilation par branche d’activité montre un repli de la valeur ajoutée de même ampleur dans la construction (-13,3 %), l’industrie (-13,0 %) et les services (-11,8 %) par rapport au premier trimestre 2020. Bien que l’incidence négative de l’expansion du coronavirus sur la croissance semble limitée au premier trimestre, la baisse de la demande et de l'offre, au travers des perturbations dans les chaînes d'approvisionnement mondiales amplifieront les conséquences économiques au deuxième trimestre. L’indice des directeurs d’achat PMI IHS Markit (PMI pour purchasing managers index) de l’activité totale dans la zone euro fournit un signal important de la reprise des activités, se redressant en juillet pour s’établir à 54,9 (contre 48,5 en juin, 31,9 en mai et 13,6 en avril 2020). Ce signe de reprise de l’activité s’observe aussi dans les secteurs manufacturiers et les services où les indices respectifs remontent à 51,8 (contre 47,4 en juin et 39,4 en mai) et à 54,7 (contre 48,3 en juin et 30,5 en mai). Selon les experts, l’indice PMI composite de la zone euro, en dépassant nettement la barre de 50,0 du « sans changement » pour atteindre 54,9, témoigne ainsi du plus fort accroissement mensuel de l’activité économique globale du secteur privé de la zone euro depuis juin 2018. Les chiffres du Budget économique (ICN, 5 juin 2020) indiquent que l’économie belge traverse une profonde récession en ce premier semestre. Le scénario retenu envisage une forte reprise en 2021 (+8,2 %) alimentée également par les exportations nettes, laquelle ne compense cependant que partiellement le repli de 2020 (-10,6 %). Ce scénario part de l’hypothèse que le redémarrage de l’activité en Belgique et à l’étranger n’est pas compromis par de nouvelles mesures de confinement qui seraient dictées par une résurgence de la pandémie. Dans ses projections économiques de printemps (8 juin 2020), la Banque Nationale de Belgique prévoit un repli de 9 % de l’activité économique belge en 2020, soit sa plus forte contraction depuis la seconde guerre mondiale. En revanche, le PIB s’accroîtrait de 6,4 en 2021 et de 2,3 % en 2022. Pour sa part, l’OCDE développe dans ses perspectives économiques du 10 juin 2020 un double scénario dont le premier correspond à la situation où le virus continue de reculer et reste sous contrôle, et le second à une deuxième vague de contagion rapide plus tard en 2020. Dans le premier scénario, le PIB belge se contracterait de 8,9 % ( contre -11,9 % dans le deuxième scénario) en 2020 avant de renouer avec une croissance de 6,4 % (contre +3,4 % dans le deuxième scénario) en 2021. Les prévisions de printemps de la Commission européenne anticipent une contraction du PIB belge de 7,2 % pour cette année suivie d’un accroissement de l’activité économique de 6,7 % pour l’année prochaine. Dans ses recommandations spécifiques par pays, la Commission européenne souligne que l'activation de la clause dérogatoire générale permet de s'écarter temporairement de la trajectoire d'ajustement en vue de la réalisation de l’objectif budgétaire à moyen terme. Cela permettra à nos autorités d’avoir une marge de manœuvre nécessaire pour lutter efficacement contre la pandémie (notamment en renforçant la résilience du système de santé), stimuler l'économie et soutenir la reprise. Afin de limiter les dommages économiques et de favoriser la reprise, la Commission européenne mentionne que le mécanisme d'investissement doit également être stimulé, en lançant des projets aboutis d'investissement (axés sur une transition numérique et verte) et en encourageant les investissements privés. Que savons-nous actuellement de l'impact économique en Chine ? L'impact économique initial s’est fait essentiellement sentir en Chine et résulte d’un choc de l'offre et d’un choc de la demande. à l’instar de l'épidémie de SRAS (dont l’impact négatif sur le PIB a été de 1,05 point de pourcentage en 2003), le coronavirus influencera à la baisse l’expansion de l'économie chinoise à court terme. Au cours du premier trimestre 2020, les dépenses de consommation privée (transports, loisirs et commerce de détail) ont été affectées et l'activité industrielle, notamment la production de voitures et de leurs composants (de nombreux constructeurs automobiles internationaux sont implantés à Wuhan), de matériel, d'équipements électriques, etc. s'est pratiquement interrompue dans certaines provinces chinoises. Les données du PMI du secteur manufacturier (General Manufacturing PMI (Purchasing Managers Index)) de juillet dernier (52,8 contre 51,2 en juin) traduisent cependant un renforcement de la reprise et une amélioration des conditions de production. Les chiffres préliminaires des comptes nationaux (20 avril 2020) publiés par le « National Bureau of Statistics of China » prévoient une baisse du PIB chinois au premier trimestre 2020 de 9,8 % par rapport au dernier trimestre 2019 et de 6,8 % par rapport au premier trimestre 2019. Les prévisions de Mc Kinsey & Oxford Economics (6 juillet 2020) envisagent dans leurs scénarios, soit une faible croissance, soit une récession de l’économie chinoise. Dans le meilleur des scénarios (contrôle rapide et efficace de la propagation du virus, interventions économiques partiellement efficaces, retour de la croissance économique ), la croissance économique chinoise s’établirait à +0,1 % en 2020. Tandis que dans le pire des scénarios (récidive virale, croissance économique à long terme faible et insuffisante pour assurer une reprise économique complète, interventions économiques inefficaces), son PIB se contracterait de 5,1 %. Dans sa dernière communication (14 avril 2020), le Fonds Monétaire International (FMI), évalue à +1,2 % la croissance du PIB chinois pour l’ensemble de 2020 après une contraction au premier trimestre (-8 %). Dans ses perspectives économiques (10 juin 2020), l’OCDE prévoit une baisse de l’activité économique en Chine de 2,6 % en 2020 et un rebond de 6,8 % en 2021 dans le cadre du premier scénario (situation où le virus continue de reculer et reste sous contrôle). Comment le virus affecte l'économie mondiale Fortement intégrée dans les chaînes de valeurs mondiales, la Chine, berceau de l’épidémie, est devenue un acteur économique mondial majeur. En effet, elle est désormais la deuxième économie mondiale avec une part de 15,8 % dans le PIB mondial (calculs du SPF Economie sur la base des chiffres de la World Bank Data) et de 12,8 % dans les exportations mondiales de marchandises (données chiffrées issues de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (UNCTAD). En raison de l’évolution exponentielle du nombre de contaminations dans d’autres zones géographiques, des mesures ont été adoptées pour faire face à la crise mondiale sanitaire, économique et humaine sans précédent. Il est néanmoins encore prématuré de mesurer avec précision les conséquences négatives de la pandémie sur l'économie mondiale. En effet, il subsiste beaucoup d'incertitude sur la durée et l'amplitude de la crise, ainsi que sur l’incidence des mesures prises. Le FMI prévoit (14 avril 2020) une baisse de la croissance du PIB mondial (-3 %) moins marquée que celle des États-Unis (-5,9 %) et de la zone euro (-7,5 %) en 2020. Mc Kinsey & Oxford Economics (6 juillet 2020) ont revu la croissance du PIB mondial pour l'année 2020 selon le meilleur des scénarios à -3,5 %, et selon le pire des scénarios à -9,7 % et celle de la zone euro respectivement à -5,4 % et à -13,5 %. Les États-Unis verraient leur croissance économique atteindre -3,5 % dans le premier scénario et -11,3 % dans le second. L'Economist Intelligence Unit (26 mars 2020) anticipe désormais pour 2020 une contraction du PIB des États-Unis (-2,8 % contre une estimation précédente de +1,7 % ) et de nos principaux partenaires commerciaux européens. L’Italie (-7 % contre +0,4 ) et l’Allemagne (-6,8 % contre +0,9 %) accusant une récession plus prononcée que la France (-5 % après +1 %). Pour sa part, la Commission européenne (mai 2020) estime que la crise du Covid-19 aura un impact économique négatif très important en 2020 sur l’UE et la zone euro et que son impact direct, tous canaux confondus, entrainera un recul du PIB réel de l’UE (-7,4 %) et de la zone euro (-7,7 %). En 2021, la Commission européenne prévoit en revanche un rebond substantiel de +6,1 % pour l’UE et de +6,3 % pour la zone euro. Selon les perspectives économiques de l’OCDE du 10 juin 2020, l’activité économie mondiale se contractera en 2020 (-6,0 %) avant de se redresser en 2021 (+5,2 %). Dans l’éventualité d’une seconde vague de contamination, le PIB mondial connaîtrait un repli de 7,6 % en 2020 suivi d’une croissance de +2,8 % en 2021. Le PIB de la zone euro reculera de 9,1 %, avant de rebondir à +6,5 % en 2021. Les reculs prévus pour la France (-11,4 %) et l’Italie (-11,3 %) en 2020 sont plus sévères que pour l’économie allemande (-6,6 %). En revanche, en 2021, la France et l’Italie enregistreront un accroissement plus significatif de leur PIB (+7,7 %) que l’Allemagne (+5,8 %). Concernant les États-Unis , l’OCDE s’attend à une baisse du PIB de 7,3 % en 2020 et à un rebond de 4,1 % en 2021. Les marchés financiers, les taux de change et les cotations des prix des matières premières sont actuellement à nouveau soumis à des fortes fluctuations en raison du coronavirus, bien que cet impact puisse être de courte durée. La contraction de la demande chinoise a également entraîné la chute du prix mondial du pétrole (pétrole Brent). L'économie européenne étant plus étroitement liée à la Chine que l'économie américaine, l'euro est soumis à une pression plus forte que le dollar. Avec la forte augmentation du nombre d’infections en Europe, la crise du coronavirus a pris un nouveau tournant ces derniers jours. Une estimation précise de son impact économique reste très difficile en raison de la grande incertitude quant à la poursuite de la propagation du virus. Mais alors que le virus commence à avoir des effets de plus en plus visibles sur les marchés financiers et l’économie réelle, il devient évident que l’impact économique sera bien plus important que ce qui avait été initialement estimé, comme l’a également indiqué cette semaine l’OCDE. L’impact ne se limite plus à un choc de l’économie chinoise, mais implique une réaction en chaîne internationale due à la propagation géographique du virus. Cette situation frappe particulièrement l’économie belge en raison de sa forte exposition aux risques internationaux, combinée à la confiance déjà faible des consommateurs. C’est pourquoi nous avons revu à la baisse nos prévisions de croissance pour l’économie belge, les faisant passer de 1,0% à 0,8% pour 2020. Dans le même temps, nous nous attendons à ce que le coronavirus n’ait qu’un impact temporaire au cours du premier semestre de l’année. Nous voyons donc la croissance économique belge se redresser à partir du second semestre et atteindre à nouveau 1,2% en 2021. La crise provoquée par l’épidémie de coronavirus en Chine a d’abord été considérée principalement comme un choc né-gatif de l’offre résultant de la rupture des chaînes d’approvi-sionnement mondiales. De tels chocs en provenance de Chine affectent principalement les secteurs industriels qui sont forte-ment imbriqués au niveau international. La crise du coronavirus s’exprime aussi de plus en plus comme un choc négatif de la demande. Maintenant que le virus se propage rapidement en Europe, il aura sans aucun doute un impact majeur sur la confi-ance des consommateurs et, par conséquent, sur les dépenses de consommation, qui ont été une source majeure de croissan-ce ces dernières années. Les premiers effets de cette évolution (notamment la diminution du nombre de vols et l’annulation de toutes sortes d’événements) sont désormais visibles. Au sein de la zone euro, l’impact économique se fera principalement sentir en Italie et en Allemagne. Il s’agit de deux économies dont les performances étaient relativement médiocres avant même l’apparition du virus et qui, en outre, dépendent fortement de l’industrie et sont donc sensibles aux perturbati-ons de l’approvisionnement. Dans le cas de l’Italie, la crise frappe la partie nord du pays, la région la plus importante sur le plan économique et touristique. Nous nous attendons donc à ce que l’économie italienne se contracte de pas moins de 0,7% en 2020. En Allemagne, le virus va ralentir la reprise du secteur industriel encore faible. En outre, elle affaiblit la consommation de biens et de services, qui était jusqu’à présent le pilier de l’économie allemande. Nous n’attendons plus que 0,4% de croissance du PIB en Allemagne, au lieu de 0,7% dans notre scénario précédent. Pour les autres pays de la zone euro, l’impact estimé est légèrement inférieur, mais pas négligeable. Pour l’ensemble de la zone euro, nous avons abaissé nos prévisions de croissance pour 2020 de 1,0% à 0,7%. En outre, nous sommes convaincus que la politique monétaire et budgétaire ne peut pas lancer suffisamment de mesures de soutien à la croissance. Conséquences pour la Belgique La Belgique est vulnérable, tant du côté de l’offre que de la demande. En tant que petite économie ouverte, la Belgique ne peut évidemment pas échapper aux conséquences du coronavirus. L’économie belge est fortement intégrée dans les chaînes d’approvisionnement mondiales perturbées par l’épidémie. Plus précisément, les liens étroits de la Belgique avec l’Allemagne comportent des risques importants. En outre, la Belgique possède le deuxième plus grand port d’Europe et de nombreuses entreprises internationales, y compris des groupes logistiques, y sont actifs. Lorsque l’activité économique ralentit ailleurs, elle se répercute rapidement sur notre pays. Les propres simulations de KBC, basées sur la base de données WIOT (World InputOut-put Database), montrent que la Belgique est l’un des pays eu-ropéens où un choc de la demande mondiale de services, tel que celui qui se produit actuellement, a l’impact le plus lourd (figure 1).1 Les principaux partenaires commerciaux de la Belgique semblent également très vulnérables, ce qui renforce l’impact négatif sur l’économie belge. L’Allemagne semble moins vulnérable à un choc négatif de la demande dans les services, mais elle est en même temps beaucoup plus vulnérable à un déclin des activités industrielles. Ce dernier point s’applique également à la Belgique, ce qui rend notre pays doublement vulnérable. Plus précisément, nous prévoyons que les exportations belges de biens et de services seront fortement touchées au cours du premier semestre de l’année. Dans le même temps, l’apparition du virus pèsera sans doute aussi sur le sentiment des Belges. La confiance des consommateurs s’est renforcée en février, mais cette enquête a eu lieu à une époque où les infections ne s’étaient pas encore largement répandues en Europe. En outre, le niveau de confiance des consommateurs belges est plutôt faible dans une perspective européenne depuis un certain temps. Les nombreux reportages inquiétants des médias devraient inciter les consommateurs à se montrer plus prudents. Les lieux où se rassemblent habituellement beaucoup de gens, comme les centres commerciaux, les restaurants ou les musées, seront plus souvent évités. En plus des exportations, les dépenses de consommation au premier et au deuxième trimestre seront donc moins dynamiques. Sérieux mais pas dramatique Il reste difficile de quantifier avec précision l’impact de l’épidémie sur l’économie belge. Après tout, l’effet final dépend fortement de l’ampleur de la propagation du virus. Pour l’instant, conformément à notre scénario pour la zone euro, nous supposons que l’impact sera grave, mais pas dramatique. Plus précisément, nous prévoyons un impact négatif sur la croissance au premier et au deuxième trimestre : au cours de ces deux trimestres, la croissance du PIB réel ne dépassera pas 0,1% en glissement trimestriel. Comme l’épidémie s’avère être un choc temporaire, l’impact disparaît à partir de l’été. Cela porte à 0,8% nos perspectives de croissance économique pour la Belgique tout au long de 2020. C’est 0,2 point de pourcentage de moins que ce que nous pensions jusqu’à récemment et aussi bien en dessous des prévisions de croissance d’autres prévisionnistes. À titre de comparaison, la prévision consensuelle ainsi que les dernières perspectives de l’OCDE dans son rapport sur la Belgique s’élèvent à 1,1%. Les dernières prévisions de croissance de la BNB et du Bureau fédéral du Plan sont encore plus élevées, avec respectivement 1,2% et 1,4%. Toutefois, ces mesures ont été prises à une époque où le virus n’atteignait pas encore l’Europe (si durement). Nous attendons avec impatience tout changement dans les prévisions de nos collègues. 1Le choc dans la figure est défini comme une baisse de 20 % de la demande mondiale de services (dans les secteurs H51, G45, G46, G47, L68, M73) et une baisse de 10 % de la demande chinoise de biens et services provenant d’autres secteurs.
  9. Chômage, inflation galopante, difficulté à écouler ses matières premières, l'économie iranienne est gagnée par l'asphyxie ; une asphyxie souhaitée par les dirigeants américains : ..."le projet américain est d’étouffer l’économie iranienne, dans l’optique de contraindre les Iraniens à négocier. Ils souhaitaient stopper les échanges de l’Iran avec le reste du monde, et y sont finalement assez bien arrivés par la mise en place – selon leurs propres mots – d’un chantage vis-à-vis des entreprises du reste du monde. Le contrat est clair : si une entreprise travaille avec l’Iran, elle n’a plus le droit de commercer avec les États-Unis. C’est une stratégie gagnante pour les États-Unis, au mépris total du droit international et de la souveraineté des autres pays. La Russie est l’un des seuls pays à avoir refusé ce diktat, mais il s’agit d’un pays exportateur de pétrole : l’Iran ne peut donc compter sur la Russie pour lui acheter le sien. Plus important : la Chine résiste également à ce diktat, n’étant pas en situation d’immédiate dépendance par rapport aux Etats-Unis, comme peut l’être l’Europe. Les entreprises chinoises, qui n’ont pas d’intérêts aux Etats-Unis, peuvent donc commercer avec des « États-voyous », sans crainte de sanctions américaines. Cela reste insuffisant pour l’Iran, dans la mesure où le pétrole représente pour lui 80 % des exportations et entre 40 et 50 % des recettes budgétaires. Tous les pays à part la Chine ayant cessé d’acheter du pétrole à l’Iran, la croissance est devenue négative et l’inflation a augmenté." https://lvsl.fr/les-sanctions-americaines-contre-liran-sont-dune-grande-brutalite-et-les-europeens-laissent-faire-entretien-avec-thierry-coville/
  10. Question niaiseuse, comme ça... Les économies mondiales sont au ralenti, les rentrées de taxes et d'impôt se font au compte-gouttes et les états pompent et pompent allègrement du fric pour éponger les dégâts. Mais d'où vient tout ce fric!!!
  11. holdman

    pétrole pétrole

    si il y a un conflit international avec le pétrole ,les cartes pourraient êtres rebattues en France .
  12. Marzhin

    Un libéralisme

    Je peux simplement parler du libéralisme dans ma perspective. Le libéralisme est le mouvement, l'idéologie, la théorie, la vision intellectuelle, etc. qui est lié à la libéralité. Et cela signifie être dépensier, prodigue, généreux, large. Le contraire de ce qu'en pense la majeure partie des Français quand ils pensent au libéralisme, qu'ils voient comme le grand méchant loup capitaliste de Wall Street. Et aussi, un biais devant ce que la plupart des Anglais et des Américains pensent quand ils y pensent aussi, d'y voir comme une sorte d'anarchisme socioculturel altruiste et rentable appréciable et sociable (donc en économie, a fortiori, même si des intérêts différents conduisent à ce que les Français pensent du libéralisme). Premièrement, la libéralité peut être liée à l'humanisme antique, avec son sens de l'honneur, que vous pouvez toujours trouver dans certaines mœurs romaines même sous l'Empire. Ensuite, il a redémarré avec la Renaissance, et bien sûr le mouvement moderne du libéralisme européen. Tout a commencé avec l'anti-absolutisme contre Cromwell en Angleterre, les Français n'ayant été que des plumitifs contre les Louis de l'Ancien Régime. Mais l'anti-absolutisme est ce qui est vraiment du libéralisme. Dans le libéralisme, le souverain doit être libéral avec ses sujets, ce qui est le début de l'individualisme, chemin vers la singularité personnelle et l'individuation. L'individualisme n'est pas l'égoïsme, ni l'égotisme, ni l'égocentrisme et autres : c'est la vraie possibilité, pour vous-même, grâce aux libéralités politiques, de devenir ce que vous êtes, de développer votre possibilité en vérité - théoriquement. Pratiquement, les majorités ont demandé des possibilités économiques, qu'elles ont identifié à leur francheté, même si la concurrence constante du "marché libre" est en fait un moyen mimétique de mesurer sa queue en matière d'argent. Mais premièrement, le "marché" n'existe pas vraiment (c'est à chaque fois une rencontre de deux négociateurs, même réglementée par certaines lois - donc "le marché" est un concept politique), et deuxièmement, tout cela conduit à ce que les Français, les Anglais et les Américains appellent libéralismes, sans aucun sens de l'honneur. Tout sauf mon libéralisme. Ainsi un autre doit nous libérer quand on est libéral, parce qu'on croit en une justice souveraine. Mais, parce que la nature humaine est ce qu'elle est, il faut rester vigilant et créer des contre-pouvoirs soi-même. Et parfois, entrer dans la bataille. C'est-à-dire que la société existe, et qu'elle doit être considérée comme un tout dans lequel chacun a à faire sa part sociale, sociétaire. Le libéralisme n'est pas l'opposé du solidarisme - en fait, ils ont vraiment besoin l'un de l'autre, si vous ne voulez pas rester vulgaire comme les libéralismes courants. Le libéralisme est dans les "gènes" civilisationnels européens. ------------------------ Sur un autre forum où j'ai publié ce topic, quelqu'un m'a dit : A quoi j'ai répondu :
  13. Encore un pavé intéressant de Thomas Piketty, dommage qu'à force de faire des recherches, il en oublie la réalité, nous sommes des animaux hiérarchisés et la propriété privée et l'argent sont devenus les marqueurs de dominance principaux, remettre en cause ce système, c'est de l'utopie.
  14. "Sanctions américaines: vins, avions, olives... les secteurs visés en Europe Ces droits de douane s'élèvent à 10% sur les avions, et à 25% sur des produits alimentaires et textiles ainsi que sur des articles industriels. Les produits visés représentent des exportations annuelles d'environ 6,8 milliards d'euros. En 2018, le total des exportations européennes de biens vers les États-Unis s'est élevé à 320 milliards d'euros, selon Eurostat. Tour d'horizon des secteurs affectés, qui diffèrent selon les pays. Aéronautique Seuls les avions de ligne assemblés à Toulouse (France) ou Hambourg (Allemagne) sont frappés, et non les sous-traitants. …/… Vins français et espagnols Une nouvelle taxe de 25% vise les vins "tranquilles" (non effervescents) français, espagnols, allemands et britanniques, ayant un degré d'alcool inférieur ou égal à 14%, et en contenants de moins de deux litres. Ne sont donc pas concernés les vins conditionnés en vrac et les pétillants comme les mousseux et les champagnes. …/… Les vins italiens échappent aux sanctions (exportations de 1,5 milliard d'euros en 2018), mais pas les vins blancs et spiritueux allemands (180 millions d'euros). Whisky écossais Les spiritueux britanniques, irlandais, allemands, espagnols et italiens sont également surtaxés -- le cognac français étant donc épargné. Le whisky est en première ligne: le "single malt" écossais constitue plus de la moitié de la valeur des produits britanniques épinglés par les États-Unis, soit plus de 460 millions de dollars, selon les industriels du secteur. …/… Fromages, dont le parmesan italien On trouve dans la liste américaine des fromages comme le cheddar, le stilton, des fromages de brebis ou encore des fromages marbrés bleus --à l'exception spécifique du roquefort. Le parmesan italien est également frappé: "Nous sommes amers (...) En revanche, les fromages français ne sont concernés que de manière marginale, selon Bercy. La moitié des exportations de fromage des Pays-Bas vers les États-Unis sont touchées, selon le gouvernement néerlandais, pour un montant annuel d'environ 39 millions d'euros. Huile d'olive espagnole D'autres produits alimentaires sont ciblés: certains fruits (oranges, citrons, cerises...) et jus, des coquillages préparés, ou encore certains produits de charcuterie et saucisses, ainsi que les biscuits et gaufres allemands et britanniques et le café exporté par l'Allemagne. Surtout, les olives et huiles d'olive espagnoles sont taxées à 25%. …/… Au total, la moitié des exportations agroalimentaires espagnoles vers les États-Unis seraient taxées, soit environ un milliard de dollars. En revanche, l'huile d'olive d'Italie (436 millions d'euros d'exportations) tout comme les pâtes et conserves de tomates du pays sont épargnées. …/… Outils et engins de chantier allemands Si l’automobile échappe à cette salve de sanctions, certains outils électriques portatifs et engins de chantier (pelleteuses...) fabriqués en Allemagne sont visés à hauteur de 25%, tout comme des lentilles d’appareils photos du même pays. …/… Textile britannique Seul le Royaume-Uni est visé par des taxes à 25% sur les pulls en laine et en cachemire, des anoraks et pyjamas féminins, des costumes pour hommes ou des articles de literie." Je ne comprends pas la logique de ces dispositions. Pourquoi taxer le whisky et pas le Cognac, le cheddar et pas le roquefort, etc. ? Au passage je note "le soutien" américain de M. Trump à son " ami" Boris Johnson !!! Voilà qui promet pour l'avenir des relations commerciales gagnantes-gagnantes de l'après Brexit promit par Donald et son "envoyé spécial" Bannon.
  15. Je suis Accordeur. Savez-vous ce qu'est un accordeur ? C'est un membre de l'Accorderie. Peut-on remplacer l'argent par le temps ? OUI ! L'Accorderie le prouve chaque jour. Mais il y plus : cette association (non confessionnelle, non idéologique politiquement parlant...) prouve chaque jour également que cette alternative économique (temps/argent), à l'échelle microéconomique j'en conviens, permet de diffuser une culture, un état d'esprit axés principalement sur la solidarité et la fraternité. J'ai écrit récemment un petit poème pour rendre hommage à l'Accorderie dont mes amis accordeurs me disent qu'il reflète bien cet état d'esprit. Je le partage avec vous (ci-dessous). Bon, le sujet de ce topic est : Peut-on supprimer l'argent ? ("supprimer" - donc, totalement...) Des idées ? Des exemples ? Des expériences du côté de chez vous ?
  16. holdman

    remplacement lunette

    pour le remplacement de lunettes rien de changé il faut toujours avoir une bonne mutuelle ,pourtant Macron avait fait une avancée dans le domaine .
  17. pluc89

    Les agences fantômes

    "Les agences de l’État sont dans le collimateur du gouvernement. Afin de réduire de 18 milliards d’euros les dépenses de l’État d’ici 2017, le premier ministre s’est engagé à réduire le coût de fonctionnement de cette kyrielle de comités dont l’efficacité est souvent remise en question. Pour ce faire, Bercy - qui n’a toujours pas préciser sa feuille de route - pourra s’appuyer sur plusieurs rapports qui ont déjà suggéré des pistes d’économies pour réduire le train de vie de ces commissions. Mais il ne suffira pas de réduire les effectifs, baisser les salaires ou modifier leur mode de financement pour alléger les dépenses de ces comités, qui s’élèvent à 50 milliards d’euros par an. Comme le préconisait un rapport alarmant de l’inspection générale des finances en 2012, le gouvernement devra aussi faire le ménage parmi les 1244 agences de l’État et s’attaquer à ces comités inutiles, fantômes, dont les missions restent parfois énigmatiques. " ( Figaro Caroline Piquet ). Faire des économies en supprimant les inutiles, fusionnant celles qui sont en double, en triple en quadruple, en virant les dirigeants devenus inutiles, doublement, triplement, quadruplement inutiles, en transférant les fonctionnaires alors sans poste et la part de budget qui va avec, vers des administrations qui en ont besoin après une période de formation si nécessaire (enseignants - pas administratifs- police, justice, santé - pour soulager les soignants du travail administratif), secteur social, etc. Certes cela pose un gros problème : où mettre les politicards sans mandats, les hauts fonctionnaires incompétents, les ex-chefs syndicalistes remerciés, etc. Surtout si parallèlement on supprime aussi les préfets sans préfecture, les ambassades sans pays (celle des pôle par exemple) et autres postes sans ... poste !
  18. Bonjour à tous, Je voulais commencer un nouveau sujet sur les énergies les plus économiques à utiliser en 2019. Après de multiples lectures, je me pose pas mal de questions sur les différentes énergies. Je suis en effet en train de préparer un projet de construction de maison et : - ma famille me déconseille le gaz et l'électricité mais ils ne sont pas experts - ma copine voudrait des pellets (après avoir lu ce genre de sites: https://www.total-proxi-energies.fr/particuliers/pellets-buches). - et moi j'ai vu qu'il y avait des milliers de solutions, écolo ou pas... Avez-vous une ressource fiable de lecture à me conseiller pour me guider dans mes choix? Merci par avance!
  19. Lorsque la société de consommation à proprement parler - celle où l'on ne faisait "que" s'équiper en électroménager, automobiles etc., correspondant à un réel besoin -, a pris fin, il a bien fallu que les industriels et autres prestataires de services "inventent" de nouveaux objets et services pour continuer à croître sans fin. Ainsi nous sommes passés à l'ère de l'abondance et du choix infini dans tous les domaines d'activité : des centaines d'appareils photo numériques, des milliers de vêtements et chaussures de toutes les couleurs et de tous les genres, des rayons entiers de biscuits, confitures, lessives, boîtes de conserves dans les bien-nommés "hypermarchés". Bref...une avalanche de produits telle qu'il devient très difficile voire impossible de choisir. Les rayons de presse des grandes enseignes débordent de revues dont la plupart sont inutiles et les rayons livres de la Fnac croûlent sous le poids d'ouvrages dont la durée de vie ne dépasse guère quelques semaines... Sur Internet, c'est pire encore ! Vous cherchez un sujet et vous le trouvez décliné en dizaines de sites disant tous la même chose et en se copiant allègrement les uns les autres. Face à cette nouvelle "civilisation" du sur-choix et du gaspillage à tous les étages, celui qui veut rester maître de ses besoins réels, sans jamais se préoccuper de ce que font les autres ni de suivre la mode, fait presque figure de héros ! Et ne croyez surtout pas qu'être "pauvre" dans cette France-là signifie avoir une vie monacale ! Que nenni...Ce sont eux qui s'endettent le plus, qui se ruinent pour "suivre la tendance" ou bien "faire comme les riches". Il y a des centaines de jeux de grattage et de tirage pour les faire rêver d'un monde meilleur et les publicités de la télévision sont une piqure de rappel quotidienne de : "comment il faut mener sa vie" Si par contre on décide de mettre un coup d'arrêt définitif à ce maelström, et qu'avant d'acheter quoique ce soit, on prenne bien le temps et le recul nécessaire pour s'interroger sur l'opportunité de le faire, non seulement on s'enrichit considérablement, mais en plus, on satisfait des vrais besoins et non pas de pseudo-besoins qui ne sont en fait que le désir inconscient d'être intégré dans la société. A l'evidence, et je l'ai bien compris, si chacun d'entre-nous suivait ce principe, l'ensemble du système économique s'éffondrerait aussitôt, puisque ne reposant que sur du vide... En manipulant habilement la "ménagère de moins de 50 ans", en suscitant un besoin qu'elle n'avait pas, en créant de toutes pièces une utilisation que personne n'entrevoyait à tel ou tel objet-gadget, l'industriel emporte sa proie vers une exigence toujours croissante de performance, de perfection et de satisfaction. C'est un métier, et ces gens-là en ont ! J'avais un ami auquel une personne faisait gentiment la réflexion suivante : - Oh ! Toi avec ta montre à 10 balles...L'ami lui rétorqua tout de go : - Mais je m'en fous, ma montre me sert à connaître l'heure, et c'est tout ! Je suppose que s'il avait voulu une montre qui tout à la fois donne l'heure et soit jolie, il aurait dépensé d'avantage, mais tel n'était pas son but cette fois-là... J'ai la "chance" de ne pas être riche du tout, et celà me permet, au cours de mes randonnées à pied (qui ne me coûtent rien), lorsque j'admire un paysage, un arbre, une belle maison ou que sais-je encore de me dire : quand bien même serais-je riche, en quoi celà rendrait plus beau et plus désirable à mes yeux ce dont je profite actuellement gratuitement ? Je n'ai pas toujours été comme çà, mais avec l'âge et un bon travail de reflexion on devient "philosophe".
  20. Bonsoir, Pourquoi ne pas créer une section "Economie,Finances",dans la catégorie "Vie Quotidienne" ou bien "Actualités et Débats? Voilà,bonne soirée et bravo pour votre forum :D
  21. Bonjour, J'ai trouvé ceci dernièrement: Communiqué de presse de l'ONU: Rapport sur les migrations de remplacement Rapport en anglais En résumé: la fertilité déclinant dans les pays occidentaux, l'âge médian augmente et donc le nombre de retraités. Pour permettre à cette population vieille de vivre, l'ONU préconise sur le court-terme deux solutions possibles: (1) Assurer une migration de remplacement afin de garantir une population jeune travaillant pour ces vieux. (2) Faire travailler plus et surtout plus longtemps les travailleurs pour la même raison; c'est-à-dire passer l'âge de la retraite vers 75 ans. Sur le long-terme l'on pourrait dire qu'il suffit d'augmenter le taux de fécondité, mais c'est aisé à dire et difficile à faire; on sait surtout qu'il corrèle avec le niveau de vie de la population donc on pourrait émettre l'hypothèse qu'il faudrait faire régresser le niveau de la classe moyenne, ou forcer les gens à avoir des enfants. Ou retour à la solution (1) si les migrants font plus d'enfants, ce qui est le cas. Vos réactions? Est-ce que cela vous évoque pêle-mêle Attali et Le Pen? Si l'on poursuit le raisonnement: tout cela se base sur le fait qu'il faudrait que la population ne décroisse pas (garantissant a minima le zero population growth, l'équilibre démographique). L'idée sous-jacente est sans doute - le confirmeriez-vous? - que c'est nécessaire pour la croissance économique. Maintenant ma nouvelle question est: a-t-on vraiment besoin de croître pour effectuer un progrès? En d'autres termes, et plus généralement, faut-il réellement que la population mondiale augmente ou ne faudrait-il pas plutôt la limiter à un chiffre plus bas et en faire des hommes plus évolués, intelligents, par exemple le chiffre magique illuminati de 500 millions?
  22. http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/04/18/pour-une-politique-economique-serieuse-et-a-la-hauteur-des-enjeux-votons-melenchon_1563456
  23. La fronde au Ps le dénonce depuis plus d'un an : Hollande fait marche droite toute, obstinément avec son équipe social-démocrate, contre tous vents qui demande plus de gauche. Tandis que la crise des agriculteurs touche la France, et fait risquer de basculer tout un pan de notre économie rurale à une mort certaine, Macron fanfaronne son soutien au Medef. C'est pourtant eux qui sont responsables, et dans ce cas, ceux de la grande distribution. Propulsés à l'époque par Sarko, et sous prétexte d'un meilleur pouvoir d'achat des français, Leclerc a lancé la guerre des prix avec les autres grandes enseignes. Ce patron tout rabougri, fils de..., n'en demeure pas moins un requin dans le monde des affaires, et ses acheteurs auprès des fournisseurs n'hésitent pas à faire baisser le prix sous le minimum vital. Dans le milieu, beaucoup sont à se plaindre de ses méthodes commerciales. Malgré tout, le fils de... propose un large sourire et une voix doucereuse devant les fournisseurs qu'il a ruiné, ou qu'il est en train de le faire par diverses manipulations, en jouant avec le droit. http://pluzz.francet...,127059845.html Alors à quand une défense de notre appareil productif, vis-à-vis de ces loups de la grande distribution, en grande partie responsable de la crise agricole actuelle ? Le raisonnement du profit, de la course à la compétitivité ne doit certainement pas se faire au détriment des travailleurs, du tissu et du droit social existant. Ce raisonnement est incapable de voir ses propres effets pervers : la précarisation des travailleurs, et à terme la destruction de notre économie. A quand un tournant vraiment à gauche ?
  24. http://davidabiker.fr/et-si-on-quittait-la-france-parce-que-cest-devenu-un-pays-detestable/
  25. Pour mon premier test, j’ai décidé de m’attaquer à des domaines en vogue en ce moment : l’écologie et le fait maison. J’entendais beaucoup parler de la lessive faite maison. Je me suis donc dit pourquoi pas ? Allier mon côté économe à l’écologique, ça me semble être une bonne idée ! Première étape : trouver une recette. Ça n’a pas été difficile, il y en a des dizaines sur internet, et beaucoup de livres et magazines en proposent également. Deux sortent du lot : La lessive au savon de Marseille La lessive à la cendre Celle au savon de Marseille, ça me paraissait logique, celle à la cendre beaucoup moins… Je décide tout de même de tester les deux. 1ère recette : la lessive au savon de Marseille Les recettes dénichées se ressemblent toutes. Voici donc la liste des ingrédients : 100g de savon de Marseille (en bloc ou bien en copeaux) 2 cuillères à soupe de bicarbonate de soude 2L d’eau (1L avec le savon, puis 1L une heure après) Il ne me reste plus qu’à acheter du savon de Marseille et du bicarbonate de soude. Un petit tour au supermarché et hop me voilà prête, pleine d’enthousiasme, à me lancer dans la concoction de ma lessive. Ça a l’air rapide à faire. On coupe en copeaux un savon de Marseille, on fait porter à ébullition, on rajoute le bicarbonate de soude. On laisse reposer une heure, on rajoute de l’eau. On met le tout dans un grand bidon et c’est fini. Et bien, facile à faire ! C’est vraiment top la lessive faite maison ! Je décide d’attendre quelques jours avant de tester mon linge avec. Et là, ce fut le drame. Ma lessive a complétement durci à l’intérieur du bidon ! Un vrai caillou. J’ai beau délier en rajoutant de l’eau, rien à faire. J’ai dû me planter quelque part. Je me replonge donc dans mes recherches et trouve l’ERREUR du débutant. Il y a savon de Marseille ET savon de Marseille. Le vrai, l’authentique est plus rare à trouver et seules quelques marques en fabriquent encore. Avec ma chance, j’avais pris un faux savon de Marseille. D’ailleurs la plupart des supermarchés ne proposent que de faux savons. J’aurais dû me méfier, un savon de Marseille « enrichi en huile d’olive » c’était un peu louche ; le savon de Marseille étant à la base déjà composé d'huile d'olive. Pourtant, à voir l'emballage, ça paraissait vrai : Assurez-vous donc de vous procurer le véritable savon de Marseille, voici la liste des savonneries qui le fabriquent encore : La Savonnerie du Midi, le Sérail, le Fer à Cheval et Marius Fabre. Il ne se compose que de 4 ingrédients : Sodium olivate et/ou sodium cocoate Aqua Sodium chloride Sodium hydroxide S’il en contient plus, c’est un faux. Je retourne donc au supermarché acheter DU VRAI savon de Marseille et recommence ma recette. Je coupe 100g de savon de Marseille que j’ajoute à un litre d’eau. Je porte à ébullition et éteins le feu. L’odeur est peu agréable, ça sent le chaudron et pas trop le savon !! La couleur est un peu ragoûtante. J’ajoute mes deux cuillères à soupe de bicarbonate, ça mousse un peu ! Je laisse reposer une heure. Puis j’ajoute un litre d’eau. Je mets le tout dans un bidon et j’attends quelques jours. Mon mélange n’a pas durci ! Il suffit juste de le secouer pour que les éléments se mélangent bien ensemble. C’est le grand jour, nos vêtements et ceux de ma fille pleins de tâches de lait et nourriture n’attendent que ça ! Je sais qu’avec ma lessive industrielle habituelle ces tâches partent au premier lavage. Un gros bouchon (soit un verre à eau) dans la machine et c’est parti. Machine terminée, je sors mon linge. Bon, l’odeur n’est pas terrible. Forcément, je n’ai ajouté volontairement ni huile essentielle ni adoucissant. Ça sent juste le savon de Marseille, odeur que je n’apprécie pas vraiment. Mais bon, l’important n’est pas là, mon linge est-il propre ? Là est la mission de ma lessive. Et là je vous avoue que c’est la déception. Aucune de mes tâches ne sont parties. La lessive n’a fait que rafraîchir mon linge peu sale mais n’a pas vraiment lavé. J’ai retenté plusieurs fois l’expérience. La seule façon de faire partir les tâches est de mettre du détachant avant. La recette du détachant écolo existe (il suffit d’appliquer du bicarbonate de soude avec de l’eau tiède sur les tâches) mais bon, ça devient un peu galère de laver son linge. 2ème recette : la lessive à la cendre Recette totalement différente et plus étrange au premier abord. La cendre a le pouvoir de dégraisser. Il vous faudra ici un peu plus de matériel et de patience. Voici la liste de ce qu’il vous faut : De la cendre bien sûr. J’ai la chance d’avoir une cheminée donc ça me débarrasse. La cendre des bois durs, de chauffage est meilleure que celles des résineux. 1L d’eau Un tamis ou une passoire Un seau Un tissu qu’il faudra jeter ensuite Une bouteille pour stocker la lessive Première étape, une fois que vous avez récupéré votre cendre, il faut la tamiser. Je m’installe dans une pièce que je peux aérer : mon arrière cuisine. J’avais du temps devant moi, j’en profite donc pour tamiser ma cendre, il ne reste plus qu’une poudre grise toute lisse. Pour mon essai, je n’ai tamisé que 50g de cendre, si vous voulez en faire une quantité importante, sachez qu’il faut un certain temps pour la passer au tamis. Ma cendre déposée dans un seau, j’ajoute mon litre d’eau, cela crée un peu de poussière, d’où l’intérêt de le faire dans une pièce aérée (ou dehors si le temps le permet). Il faut maintenant attendre toute la nuit que le mélange macère. Le lendemain, rien n’a bougé. La cendre s’est déposée dans le fond du seau. Je suis censée obtenir un mélange visqueux, il n’en est rien. De l’eau un peu grisâtre stagne. Je décide de rajouter de la cendre tamisée, en me disant que les proportions ne doivent pas être bonnes. Et j’attends 24 heures de plus. Le surlendemain, j’obtiens toujours la même mixture : la cendre boueuse au fond et de l’eau grise au-dessus. Je décide tout de même de faire ma lessive avec ce mélange. Tant pis pour le mélange visqueux. Je prends donc un tissu que je plie en quatre, une passoire, et je filtre le tout. Je m’aide d’un bâton pour faire couler le mélange à travers ce filtre. J’obtiens un liquide un peu jaune, ça a l’air de ressembler aux lessives à la cendre que j’ai pu voir sur différents sites internet. Honnêtement, à ce stade, je n’ai aucune envie de tester mon linge avec cette préparation. On dirait de l’eau sale, tout simplement. Je mets donc à laver des tissus sans grande importance et quelques bavoirs que j’ai moi-même tâchés de chocolat, à 30°. Et voici le résultat : le linge est ressorti propre ! Sans odeur, sans mauvaise odeur plutôt. J’étais très sceptique et me voilà assez convaincue. 3ème étape : résumé des tests La lessive au savon de Marseille Points positifs : cette lessive ne revient pas chère du tout ! Elle est facile à faire, et c’est 100% écologique. Points négatifs : son efficacité est limitée. L’odeur n’est pas des plus agréables même si cela reste personnel. Fabriquez également votre détachant, vous en aurez besoin, elle sert, pour moi, à rafraîchir le linge peu sale. Il paraîtrait qu’elle encrasse les machines à force... La lessive à la cendre Points positifs : elle ne coûte rien du tout si vous pouvez récupérer de la cendre. Son efficacité est prouvée sur des tâches qui partiraient avec une lessive habituelle. Pas d’odeur désagréable. Points négatifs : un peu plus compliquée et plus longue à fabriquer. Vous l’aurez compris, à choisir, je pencherais plutôt pour la lessive à la cendre, en rajoutant quelques écorces d’orange ou citron pour aromatiser le mélange. Le bicarbonate de soude est aussi un excellent détachant pour les tâches coriaces avant de laver son linge. Bien sûr, ce n’est que mon expérience. Peut–être avez-vous eu des résultats différents des miens. Mais, laver son linge en préservant la planète, c’est possible ! N’hésitez pas également à me faire part de vos idées pour un prochain « J’ai testé » !
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