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Dystopie

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Paris Métro 2033: Rive-Gauche de Pierre Bordage

yourself91

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Pierre Bordage est un écrivain français de science fiction. Depuis sa première publication en 1992 avec la série des Rohel le conquérant, il a publié une soixantaine d’ouvrages parmi lesquels: Wang (1996), Abzalon (1998), La trilogie des Prophéties(2001-2005),  Chroniques des ombres (2013)… Auteur prolifique, il a multiplié les genres (du space opera à l’anticipation, en passant par la fantaisie), au point de devenir le maître français de la SF. Il a notamment remporté le Grand Prix de l’Imaginaire en 1994 pour Les guerriers du silence et le Prix Imaginales en 2018 pour Arkane. 

Pierre Bordage a publié le 28 mai dernier, aux éditions L'Arcane, Rive-Gauche, le premier tome de sa trilogie Paris Métro 2033. Un roman de science fiction inspiré de l’univers de la trilogie Métro de l’écrivain russe Dmitry Glukhovsky. 

Dans _Paris Métro 2033_, les humains se sont réfugiés dans le métro parisien après qu'une catastrophe a rendu inhabitable la surface de la Terre. Dans ce monde sans pitié, les humains vivent dans des stations qui se font continuellement la guerre. Un huis-clos dans lequel le lecteur suit plusieurs protagonistes qui cherchent à survivre ou à transformer ce monde pour le rendre meilleur. 

Je pense que cette absence de perspective, d'espoir, est la cause principale de cette violence. J'ai remarqué que dans les espaces confinés ou clos, les êtres humains donnaient le meilleur et le pire de ce qu'ils sont. Souvent, c'est le pire, parfois, c'est le meilleur. Dans cette absence totale de repères, je pense qu'une des seules façons de s'en sortir, c'est d'avoir cette violence animale pour pouvoir simplement survivre.                 
(Pierre Bordage)

Un espace confiné comme le métro permet de mieux étudier les caractéristiques humaines, ça fait un effet loupe, pour mieux discerner ce qui anime les humains dans certaines circonstances.                 
(Pierre Bordage)

A travers ce premier tome de Métro 2033, Pierre Bordage pose les fondations d'une réflexion sur la nécessité de dépasser les peurs primaires pour avoir un comportement humain et fraternel.  

C'est une sorte de malédiction humaine que de ne pas s'apercevoir que l'entraide est parfois plus efficace que le combat. (...)  Comme si on était victimes d'une malédiction qui fait qu'on ne peut pas se regarder en tant qu'être humain simplement. Il faut toujours que l'autre soit réduit à une fonction, à une exploitation, mais il n'y a jamais ce regard simplement humain, et c'est ce que vont essayer de trouver les personnages dans leur vie.                
(Pierre Bordage)

Ça a montré que les sociétés sont très vite sous l'emprise de la peur et qu'avec la peur on peut faire un peu n'importe quoi, au point d'accepter d'être tracé en permanence par des applications dans nos téléphones, donc de sacrifier une part de notre liberté à la sécurité.                 
(Pierre Bordage)

L'occasion, enfin, de revenir avec lui sur le rôle que peut-avoir la science fiction dans notre manière d'appréhender le présent et le futur de nos sociétés. 

Est-ce que nos livres sont des avertissements ? Est-ce qu'ils changent quelque chose à nos futurs ? Mais est-ce que nos livres ne sont pas aussi des formes d'acclimatations progressives à des changements ? Est-ce que notre rôle, un peu pervers, ne serait donc pas d'acclimater les gens à des choses qui sont pires que ce qu'ils vivent dans le présent ?                
(Pierre Bordage)

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2 Commentaires


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Une réflexion qui m'a longtemps travaillé aussi : est-ce que ces anti-utopies nous protègent de ces mondes effrayants, ou bien est-ce qu'elles nous y préparent ? Je n'ai lu qu'un livre de Pierre Bordage, c'est Ceux qui sauront, c'est une uchronie intéressante : si la Révolution française n'avait pas eu lieu ?

Le roman du russe Dmitri Gluhkovsky est passionnant et très angoissant, j'ai ressenti une sorte de claustrophobie à la lecture de Metro 2033.

Modifié par Crève
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Je pense que les dystopies mettent en mots et en image, nos angoisses de l'avenir et de la mort. Nous faire peur est un fonctionnement que nous avons dès l'enfance, les monstres sous le lit, les contes pour enfants puis après dans l'adolescence les films d'horreur. Affronter nos peurs pour sans doute les surmonter avec cette question sous-jaccente : vais-je survivre ? comment survivre ? 

 

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