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Islamophobie ?

Islamophobie ? port du voile fatwa contre l'écrivain Salman Rushdie, condamnation à mort de Taslima Nasreen assassinat de Theo van Gogh, qui a réalisé, en collaboration avec Ayaan Hirsi Ali, sur la base d'un scénario de celle-ci, Submission, un court métrage dénonçant la soumission des femmes dans l'Islam affaire des caricatures du prophète Mahomet conflit isrélo-palestinien attentats du 11 septembre 2001 Turquie candidate à l'adhésion à l'Union européenne « islamophobie », « racisme anti-musulmans », « choc des civilisations » Islamophobie ? Phobie ? Je n'ai pas une peur irrationnelle de l'islam. « L'utilisation de la racine phobie qui possède en psychiatrie et psychanalyse une connotation de peur bloquante, irrationnelle, d'angoisse immaîtrisable à propos d'un objet donné, est reprochée par certains observateurs comme Philippe Muray ou le psychanalyste Daniel Sibony. » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Islamophobie). « Je suis frappé depuis quelques années par l'opération de médicalisation systématique dont sont l'objet tous ceux qui ne pensent pas dans la juste ligne : on les taxe de phobie. » (Philippe Muray, Exercices spirituels, tome 3). « Homophobie, xénophobie, judéophobie... Autant de mots détournés de leur sens. Ne pas aimer n'est pas phobie » (Daniel Sibony, titre d'un texte pour le journal Libération, jeudi 09 décembre 2004 ; http://analytique.ouvaton.org/ne%20pas%20aimer.php) Je critique l'islam, comme toute autre religion. « L'argument anti-islamique » n'est pas pour moi « un alibi commode qui habille de respectabilité la haine de l'Arabe et le refus de l'accueillir » (Jacques Julliard, Le Nouvel Observateur, 23 novembre 1989) Je constate le peu de réactions fermes et vigoureuses chez les musulmans dénonçant les crimes intégristes islamiques. « Trop de musulmans tolèrent l'islam radical » (Ayaan Hirsi Ali) Je combats l'irrationnel, le sexisme. Je défends la liberté de pensée, d'expression, l'égalité des hommes et des femmes. « Une partie de la gauche refuse la critique de l'islam, qu'elle assimile à de l'islamophobie et donc à du racisme. » (Sylvain Ephimenco, éditorialiste au quotidien " Trouw ") Je suis pour le débat. « [La définition de l'islamophobie donnée par l'organisation antiraciste Runnymede Trust] semble relever d'une sensibilité exacerbée, d'une tentative de disqualifier toute critique de l'islam. Plutôt que d'inviter les musulmans au débat, les non-musulmans seraient supposés marcher sur des ¿ufs de crainte de causer une offense. » (Josie Appleton) Les accusations d'islamophobie sont destinées « à faire taire les critiques de l'islam, voire les musulmans qui luttent en faveur de réformes dans leurs communautés » (Kenan Malik ; " Islamophobia myth " | Prospect Magazine February 2005 issue 107) Je dénonce le relativisme culturel d'une certaine gauche. « Des groupes musulmans dénoncent le relativisme culturel d'une certaine gauche. De peur de passer pour un raciste, une certaine gauche se réfugie derrière un soutien aveugle aux représentants des minorités ethniques, du moment qu'ils sont anti-impérialistes. Conscientes que les immigrantes font l'objet de nombreuses discriminations au Canada comme ailleurs, les forces progressistes abandonnent pourtant tout esprit critique à leur égard de peur d'être accusées d'islamophobie et de racisme. » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Islamophobie) Je défends la liberté de toutes les opinions sur tous les sujets, y compris religieux. La condamnation active de l'islamophobie met en place de facto une censure ayant pour effet d'interdire toute critique envers l'islam, sous couvert de lutte contre la discrimination. Est-ce que « le terme " islamophobie " est le résultat d'un " complot islamiste " visant à interdire la critique de la religion » ? (http://fr.wikipedia.org/wiki/Islamophobie) Le terme islamophobie permet de qualifier de racistes, qui donc tombent sous le coup de la loi, les critiques formulées à l'encontre de l'islam. « L'usage du terme constituerait également une transformation indue de la lutte antiraciste, comme l'affirme par exemple le site athéisme.org, pour qui le MRAP [Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples] assure désormais la défense de l'islam, ceci au nom de la lutte contre l'islamophobie et quitte à délaisser la lutte contre le racisme. » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Islamophobie) « En France, la Commission nationale consultative des Droits de l'Homme (CNCDH) remet en mars 2004 un rapport au premier ministre où on peut lire « certains courants intégristes tentent d'obtenir la requalification du racisme anti-maghrébin en " islamophobie " pour mieux tirer bénéfice des frustrations, jouer sur les replis identitaires religieux de la population d'origine maghrébine et faire du religieux le critère absolu de différenciation, de partage ». » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Islamophobie) « Selon la journaliste Caroline Fourest, c'est Tariq Ramadan qui a apporté au MRAP le concept de lutte contre l'islamophobie pour faire condamner le blasphème et les critiques de l'islam en France. » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Islamophobie) « L'extrême-gauche antiraciste et tiers-mondiste, a également été critiquée, ainsi que les altermondialistes face aux mouvements musulmans. » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Islamophobie) « Pascal Bruckner interprète ainsi l'assimilation au racisme : « Il s'agit donc de réhabiliter le délit d'opinion afin de clouer le bec aux contradicteurs et déplacer la question du plan intellectuel au plan pénal, toute objection ou réticence étant immédiatement passible de poursuites. [...] . Or l'assimilation de l'esprit d'examen avec le racisme est trompeuse sachant que celui-ci s'adresse aux personnes en tant qu'elles existent et pour ce qu'elles sont, le Juif, le Noir, l'Arabe, autant la discussion critique porte sur de notions mobiles, variables, les idées, les dogmes, les principes, toujours susceptibles de transformations. » » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Islamophobie) « Le Haut Conseil à l'Intégration Français rappelle qu'« en République, la critique de la religion, comme de toutes les convictions, est libre, est constitutionnellement garantie et fait partie de la liberté d'opinion et d'expression, et ne saurait être assimilée au racisme et à la xénophobie ». » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Islamophobie) « Claude Imbert, membre du Haut Conseil à l'intégration, fondateur et éditorialiste de l'hebdomadaire Le Point, affirme le 24 octobre 2003 sur la chaîne LCI : « Moi, je suis un peu islamophobe. [...] Nous avons le droit de combattre le racisme, d'accepter une pratique paisible de l'islam. Et j'ai le droit, je ne suis pas le seul dans ce pays à penser que l'islam - je dis bien l'islam, je ne parle même pas des islamistes - en tant que religion apporte une débilité d'archaïsmes divers, apporte une manière de considérer la femme, de déclasser régulièrement la femme [et] en plus un souci de supplanter la loi des ÿtats par la loi du Coran, qui en effet me rend islamophobe » » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Islamophobie) « Le mot "islamophobie" a été pensé par les islamistes pour piéger le débat et détourner l'antiracisme au profit de leur lutte contre le blasphème. Il est urgent de ne plus l'employer pour combattre à nouveau le racisme et non la critique laïque de l'islam. C'est la conclusion de Caroline Fourest et Fiammetta Venner après une longue enquête sur ce mot parue dans leur dernier ouvrage, Tirs Croisés¿ » Caroline Fourest & Fiammetta Venner Fondatrices de la revue ProChoix et auteures de Tirs Croisés Islamophobie ? http://www.prochoix.org/frameset/26/islamophobie26.html « Nous refusons le « relativisme culturel » consistant à accepter que les hommes et les femmes de culture musulmane soient privés du droit à l'égalité, à la liberté et à la laïcité au nom du respect des cultures et des traditions. Nous refusons de renoncer à l'esprit critique par peur d'encourager l' « islamophobie », concept malheureux qui confond critique de l'islam en tant que religion et stigmatisation des croyants. Nous plaidons pour l'universalisation de la liberté d'expression, afin que l'esprit critique puisse s'exercer sur tous les continents, envers tous les abus et tous les dogmes. » Le Manifeste des Douze : " Ensemble contre le nouveau totalitarisme " 1 mars 2006 http://www.prochoix.org/cgi/blog/2006/03/01/412-manifeste-des-douze-ensemble-contre-le-nouveau-totalitarisme « Les lecteurs d'atheisme.org qui se reconnaissent dans l'opposition radicale aux religions sont vivement encouragés à se déclarer publiquement islamophobes afin de créer un mouvement courageux de contestation de cette religion qui ne vaut pas mieux que les autres. » Islamophobes, dénonçons-nous ! Décembre 2003 http://www.atheisme.org/islamophobe.html L'Union des Athées condamne l'amalgame entre islamophobie et racisme Décembre 2003 http://www.atheisme.org/ua.html Du droit d'être islamophobe http://www.atheisme.org/islamophobie.html « [C]e terme d'islamophobie n'exprime rien d'autre que le dégoût et le rejet de l'islam en tant que religion, en tant que système de pensée totalisant. L'islamophobie c'est le rejet de l'islam, pas le rejet des musulmans ni le rejet des arabes ou des maghrébins. Dans le premier cas, les musulmans, dans leur immense majorité, sont loin d'adhérer à l'ensemble des diktats coraniques ou de calquer leur vie sur celle, supposée, de Mahomet, et dans le second cas, les arabes et les maghrébins sont loin d'être tous musulmans. C'est d'ailleurs une tromperie qui est entretenue par les fanatiques qui refusent de voir que quantité d'arabes et de maghrébins exècrent ce système puisqu'ils en sont les victimes, qu'ils soient athées, agnostiques ou autre. Leur donner la parole est précisément l'ambition de ce colloque. Tant que, en France, une personne d'origine arabe ou maghrébine ne pourra pas exprimer publiquement sa non-adhésion à l'islam, la liberté d'expression ne pourra pas être considérée comme acquise. » Pour le droit à la libre critique des religions Novembre 2004 http://www.atheisme.org/colloqueislam2.html

Benny T

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Lagaffe attitude suite...

Lagaffe attitude suite....Pour ceux qui n'ont pas lu le début voir 2ème billet :D Les commandements de la lagaffe attitude: LOI 1:Ne pas laisser une mamandrinette réglée une bagarre. Quand j'était plus jeune ,mon mari avait comme qui dirait le sang chaud (bon il l'as toujours... :smile2: ) Et un jour alors que nous attendions tranquillement dans la voiture,un monsieur pressé de passer est sortit de sa voiture pour aller agresser mon cher et tendre...Ben il aurait pas fallu, car il ne se laisse pas faire... Coups de poings etc...(j'faisais pas ma maligne) cependant le môsieur sortit une matraque et commença à vouloir exploser la tête du futur pére de mes enfants.J'ai voulu intervenir (pour info je fais 1M58 les bras levés et mon mari à la carrure de david douillet et le monsieur bien charpenté ) j'ai voulu retirer la matraque des mains de ces 2 animaux, (çà aller trop loin) ben j'ai bien tirer car non seulement le mec ce l'ai pris "dans les roubignoles" :gurp: mais elle a finie sa chute sur moi....Bilan une convocation chez les policiers, un mec qui a eu du mal à repartir en marchant droit et une mamandrinette avec un énorme bleu sur la joue ... Depuis ce jour je m'éloigne de tout objet qui ressemble à une matraque....N'intervient plus sous l'ordre de mon mari :( :D ... LOI n°2 Ne pas faire circuler une mamandrinette trop prés d'un trottoire. Ou sinon elle se retrouve réguliérement dans le caniveau (oui j'ai consulté pour des problémes d'équilibre..°) Loi n°3 Ne pas laisser celle ci jouer avec ses clés ou sinon celle ci se retrouvent soit dans un trou inaccéssible soit servent de projectibles envers le camion du boucher (oui je me suis encore tordu la cheville ce jour là et j'avais mes clés de voiture à la main et comme je marchais vite en reprenant mon équilibre (je suis experte en recontrolage de pieds) les clés ont volé sur la carrosserie du camion qui était juste en face de moi (çà à fait un bruit ). Loi N°4 Ne pas laisser une mamandrinette essayer les jeux d'enfant dans un square Au sinon celle coince sa jambe dans le labyrinthe en fer...(çà A FAIT RIRE tous les parents présents) Loi N°5 Eviter "surtout" de donner un plâteau rempli de verres ...Ils n'arrivent jamais jusque la table Loi N°6 Sur une aire de repos d'autoroute s'éloigner de la mamandrinette quand elle prend un jus d'orange avec le verre en plastique avec le petit capuchon pour protégé car mamandrinette appuie toujours trop fort pour bien fixer le capuchon et pour finir le verre explose sur les tables voisine (çà m'est arriver une fois ) bon pour aujourd'hui c'est fini....I'am be back :)

Invité

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PANDAAAAAAAAAAA!

Ca ne vous est surement pas échappé: J'ADOOOOOOOOOOOOOOOOOOOORE les Pandas :D Ils sont tout mignons et pacifstes. Mais surtout ne pas l'énérver sinon: rendez-vous au paradis :D ... Je vais donc vous présenter cette merveille de la nature: Il est surtout présent dans les montagnes chinoises (et les zoos du monde entier :smile2: ). Il vit dans les montagnes avec de hautes forets, ce qui fait qu'il a fallu longtemps aux européens pour le découvrir. Car croyez-le ou non, le Panda nous était inconnu jusqu'en 1869 . Vous vous demandez surement comment l'humanité a pu vivre sans connaitre un aussi formidable animal? Ben moi aussi rendez vous compte (heureusement que j'habite dans les années 2000 :D ). Son nom signifie en chinois Ours-Chat. me demandez pas pourquoi je ne le sais point . Le bambou Comme vous le savez surement, le Panda s'alimente de Bambou... Plus tard Pudu, plus tard... Ou en était-je? Ah oui le bambou. Le Panda mange rarement de la viande. Son ,,régime,, se compose de 95% de bambou (ce qui represente quand meme 20kg/jour ) et 5 % de viande (surtout des carcasses abandonnées!). L'anatomie du Panda Comme vous pouvez le voir chez cet ,,innocent,, Panda ( :D ), il possede 6 doigts, dont un ,,faux,, pouce, essentiel pour que celui-ci tienne les tiges de bambou entre les doigts. Le Panda peut peser jusqu'à 125kg et mesurer jusqu'à 1,5m. Les femelles, font nettement plus attention à leur ligne (mouais ) car elles n'atteingnent ,,seulement,, un poids de 100kg. (Pas trop differentes des notres quoi ) Une vie de Panda... Un Panda se leve généralement vers.... ben quand il veut en fait :D . Ils passent l'essentiel de leur temps à dormir, manger, dormir, manger, et aussi parfois ils dorment (comme quoi )... une vie de rêve quoi :D . Parfois aussi ils se reproduisent (forcément ). La mère peut donner naissance à 1 ou 2 petits pandas tous choux tout mignons à chaque porté et ceci que tous els 2 ans (Merci tontonpour cette info ) D'accord il n'a pas ENCORE l'air mignon, mais ca viendra avec le temps :smile2: Apres quelque temps ils ouvrent leurs yeux et ressemblent plutot à ca: (quand meme ca a plus de classe :D ) Malheureusement la mère n'a d'énérgie que pour s'occuper d'un rejetton en meme temps . Mais des études sont en cours pour que la mère ,,alterne,, sa garde. (Ben oui le Papa doit aller chercher le Bambou... et le manger :D ) Plus que 1600 Pandas dans la nature Il y a de moins en moins de Pandas dans ce bas-monde. La cause? Les humains détruisent son environement naturel pour y construire toute sorte de choses (je vous laisse imaginer quoi ). Il y a meme des Pandas qui sont sacrifiés pour leur pelage ... En plus le Bambou a besoin entre 10 et 100 ans pour repousser. Et encore une fois l'humain a décidé de le couper sans laisser le temps a la nature d'en faire repousser Mais certains zentils humains ont décidé de sauver cet espece qui est deja dans la liste des animaux en danger. Ainsi il y a quelques 33 reserves réparties dans les provinces chinoises de Sichuan, Gansu et Shaanxi, à l'Est du Tibet. Certains ausi (moins chanceux mais en vie, ce qui est l'essentiel) vivent dans des Zoos. Ainsi quelques 21 pandas sont nées par insémination artificielle dans des Zoos chinois en 2005. Mais ne croyez pas qu'ils soient si nombreux dans les zoos. En effet les Pandas dans les Zoos sont ,,loués,, par le gouvernement chinois à un prix très élevé (le point positif est que ces fonds vont à des associations pour la protection des Pandas). C'est pour ce prix élevé justement que très peu de Zoos osent ,,^louer,, un Pnada. (Je trouve ca grave qu'on loue les Pandas, comem si c'étaient des maisons ou des voitures ) *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Voila, ceci était mon premier article sur ce blog :cool: . Donc s'il vous plait soyez gentils avec vos commentaires (ne les oubliez pas :D ) Merci de m'avoir lu

Mua

Mua

 

" Islamophobie " (11)

Islamophobie (11) La Turquie peut-elle rejoindre l'Europe ? 16 novembre 2002 Giscard d'Estaing a fait l'événement en déclarant : « La Turquie n'est pas un pays européen ; son adhésion signifierait la fine de l'Union ». L'écrivain Max Gallo l'approuve à coups d'arguments historiques et politiques. Robert Anciaux (ULB) dénonce une attitude réactionnaire. Propos de Max Gallo ¿ ancien député européen et ancien ministre français, écrivain, auteur de " Les chrétiens " ¿ recueillis par Denis Ghesuière Max Gallo : [¿] Un éditorialiste turc écrivait en substance : " Si vous refusez l'adhésion de la Turquie, vous allez voir ce que vous allez voir, avec la réaction de vos musulmans établis dans les pays d'Europe ". [ndBennyT : N'est-ce pas une forme d'agressivité musulmane ?] Je trouve inadmissible ce procédé qui s'apparente à du chantage. Certains commentateurs, notamment français, expriment ce genre de craintes et invitent à la prudence. C'est faire preuve de lâcheté. De deux choses l'une : ou l'on pense que c'est bien pour l'Europe et alors on dit oui, on y va. Ou on fait une analyse qui conclut que c'est mauvais pour l'Europe, et alors on dit non. C'est ce qu'a fait Giscard d'Estaing. Le Soir : Construire l'Europe n'implique-t-il pas de faire table rase de certaines références du passé, comme les notions d'Empire ottoman et d'Europe chrétienne ? Max Gallo : J'invoque des réalités. Par exemple le fait qu'un des premiers soucis de Erdogan, leader de l'AKP, est de lever l'interdiction du port du voile islamique dans les administrations publiques et les universités. Je suis très inquiet lorsque j'entends parler d'islamisme modéré. Le Soir : Votre opposition à l'adhésion est donc aussi inspirée par les récentes élections et la montée d'un parti islamique ? Max Gallo : Bien sûr, l'islamisme est une donnée qui touche le monde musulman : Algérie, Maroc, Pakistan et, entre autres, la Turquie, comme on vient de le voir. Les élections montrent l'importance de ce courant. Je crois qu'une réflexion sage conduit à ne pas du tout s'enfermer dans un rideau de fer, mais à dire qu'il faut se donner le temps, établir des partenariats. Ce sont les partisans d'une Europe confédérale qui sont vraiment les réalistes, qui veulent construire l'Europe. C'est peu à peu, en voyant ce qu'il advient d'une association intime, que l'on peut construire pas à pas une Europe politique. Ce n'est pas en décrétant brutalement l'adhésion de la Turquie [¿]. Max Gallo : [¿] la dimension chrétienne est constitutive de l'histoire de l'Europe. Comme la laïcité : l'anticléricalisme et le combat pour la laïcité ont été concomitants à la puissance de l'ÿglise, et l'on est arrivé à une cohabitation dans la plupart des pays, avec des modalités diverses, entre un ÿtat politique et la reconnaissance d'un fait religieux. Ca, c'est une caractéristique fondamentale de la vie européenne. [1] [¿] Propos de Max Gallo, recueillis par Denis Ghesquière, in : le Soir, 16 novembre 2002 [1] [¿] la formulation retenue [dans le nouveau traité européen, élaboré et signé à Lisbonne par les chefs d'ÿtat des 27 ÿtats membres le 13 décembre 2007] constitue un amalgame imprécis ; il laisse entendre que les religions ont contribué à libérer l'individu, à assurer l'égalité des droits (entre homme et femme¿ ?) et à instaurer la démocratie¿ L'histoire nous enseigne une réalité un peu différente : les libertés modernes ont été conquises en dépit de l'oppositiondes pouvoirs religieux, et non grâce à eux. [¿] Caroline Sägesser, in : Points critiques, n°287, juin 2008 [1] Imagine-t-on ce que serait l'humanité aujourd'hui si depuis la nuit des temps elle avait respecté les croyances ? En serions-nous encore à invoquer les puissances du ciel pour que le tonnerre allume du feu ou à défendre mordicus que, puisque Dieu a créé l'homme à son image, il est naturel et obligatoire que le soleil tourne autour de la terre et non l'inverse ? Ne peut-on avancer au contraire que l'humanité s'est bâtie contre les croyances et qu'à chaque fois que celles-ci ont pris le pas, les hommes se sont étripés [¿] Léon Michaux, in : le Journal du mardi, n°255, 14 février 2006 Propos de Robert Anciaux ¿ Professeur à l'ULB, spécialiste du monde musulman contemporain ¿ recueillis par Dominique Berns Le Soir : Votre réaction à la déclaration de Giscard d'Estaing ? Robert Anciaux : Il exprime la crainte d'une majorité d'Européens face à l'entrée possible d'un pays musulman dans l'Union européenne, une crainte instinctive qu'a éprouvée historiquement l'Europe chrétienne à l'égard de l'islam et, de même, l'islam à l'égard de la civilisation chrétienne. Nombre d'Européens, partant d'une idée préconçue, estime qu'il y aurait incompatibilité entre les valeurs véhiculées par l'islam et les valeurs véhiculées par les démocraties européennes. C'est, à mon sens, une vision figée et en quelque sorte réactionnaire, que ne justifie pas l'évolution historique de certains pays musulmans, dont la Turquie. Le Soir : L'idée que l'Union serait un " club chrétien " peut convenir à des chrétiens. Pas à des laïques. Or l'opposition à l'adhésion de la Turquie n'est pas uniquement le fait de chrétiens... Robert Anciaux : [¿] il y a une même prévention à l'égard de l'islam chez les laïques qui estiment qu'un musulman, même s'il n'est plus pratiquant, ne peut pas intégrer le concept de laïcité, du fait de sa formation culturelle de base. Le Soir : La victoire de l'AKP ne serait-elle pas un prétexte qui permet de dire tout haut ce qu'on pensait mais qu'on n'exprimait pas ouvertement ? Robert Anciaux : La victoire électorale des "islamistes" conforte la prévention des Européens à l'égard de la Turquie. Mais l'AKP elle-même récuse l'étiquette. Au cours de la campagne électorale, à aucun moment, il n'a été fait référence à l'islam, sinon de manière implicite aux valeurs sociales de l'islam, égalité [ndBennyT : des sexes ?], fraternité [ndBennyT : entre mâles ?], solidarité [ndBennyT : grégaire ?], etc. La campagne de l'AKP a été essentiellement de nature socio-économique. Les dirigeants de l'AKP ont fait partie précédemment d'un parti qui se réclamait de l'islam. Mais ce parti, le Refah, même s'il faisait allusion à la solidarité islamique mondiale, se définissait avant tout comme un parti national turc et défendait les valeurs de l'islam en tant que valeurs sociales et morales assurant la solidarité et la cohésion de la société [ndBennyT : un peu comme la glu assure la cohésion entre la branche et l'oiseau ?]. [¿] Le Soir: Au niveau politique, en revanche, la démocratisation est loin d'être achevée ; l'armée conserve un rôle prééminent... Robert Anciaux : En 1960, un coup d'ÿtat militaire a conduit la Turquie à adopter la Constitution la plus libérale d'Europe, la constitution italienne. Cela a ouvert la voie à la maturation et à la diversification de la culture politique de la population turque qui n'a cessé d'évoluer depuis. Des opinions se sont exprimées à gauche comme à droite, y compris au niveau religieux. Et, chaque fois que les coups d'Etat militaires ont restreint, en 1971 et 1980, les libertés publiques, les électeurs ont réussi petit à petit à grignoter toutes ces restrictions et à réinstaller le paysage politique diversifié que l'armée avait tenté d'étouffer. Pour l'immense majorité des électeurs turcs, toutes tendances confondues, le seul gouvernement légitime est celui qui se forme à partir du verdict des urnes [ndBennyT : après élimination des opposants ?]. Cela prouve qu'il y a un fossé entre le régime politique encadré par l'establishment militaire et l'électorat. Les Turcs sont parvenus à réimposer les partis politiques et les politiciens de leur choix, bien que les militaires aient tenté de tempérer ces avancées que j'appellerai " démocratiques ". Mais il reste un problème de taille : l'establishment militaire continue à développer une vision jacobine, centralisatrice et homogénéisante de l'ÿtat-nation, héritée de l'Europe et que l'Europe a, au départ, encouragé. L'ÿtat-nation, selon cette vision, doit être un bloc homogène sur le plan culturel, et l'existence affirmée de minorités ethniques et culturelles n'est pas tolérée dans la mesure où elle constituerait une menace pour l'unité de la République une et indivisible. D'où la répression exercée contre les milieux, y compris les plus modérés, affirmant leur identité kurde. Ce niveau reste le seul où la liberté d'expression reste muselée. La conformité de la Turquie à tous les standards caractérisant les démocraties européennes ¿ particulièrement en matière de respect des droits de l'homme ¿ dépend essentiellement de la solution politique qui sera apportée au problème kurde. Cette question évoluera en fonction des rapports de forces en Turquie, mais, dans cette évolution, le rôle de l'Europe sera primordial. Le Soir : Un rejet de la candidature turque conforterait les forces les plus rétrogrades en Turquie ? Robert Anciaux : On risque d'isoler ceux qui estiment que la voie naturelle de la Turquie est européenne et donc de renforcer le poids de ceux qui veulent se tourner vers l'Asie centrale et l'orient islamique, même si un régime " à l'iranienne " n'est pas envisageable, en raison de l'évolution de la culture politique du peuple turc. On risque aussi de favoriser un blocage de la situation quant à l'acceptation par les tenants du pouvoir de la diversité culturelle et ethnique et de renforcer les militaires et les partis ultranationalistes dans le maintien de la négation de l'identité culturelle des Kurdes. [¿] Robert Anciaux : [¿] l'Europe doit savoir ce qu'elle veut faire politiquement : a-t-elle un projet politique à l'échelon régional, qui en fasse un gestionnaire à part entière de l'ordre international ; ou veut-elle simplement rester un club fermé de pays industrialisés prospères recouvrant l'aire culturelle héritière de la civilisation chrétienne occidentale, laissant aux Etats-Unis le monopole de la gestion politique de l'Ordre international ? Propos de Robert Anciaux, recueillis par Dominique Berns, in : le Soir, 16 novembre 2002 http://www.journalvachefolle.net/article-940.html Entrée de la Turquie dans l'Union européenne [¿] en Turquie, les droits de la femme et des homosexuels n'existent pratiquement que sur le papier, tant les coutumes et les pratiques religieuses obscurantistes ont la vie dure. [¿] [¿] L'adhésion à l'Europe suppose avant tout l'adhésion à l'idée européenne. Là aussi, la Turquie d'un nationalisme fervent, inflexible sur Chypre et négationniste du génocide arménien, se doit de rassurer. [¿] [une politique d'élargissement] doit se faire à un rythme qui garantisse que l'intégration sociologique soit préalable à l'adhésion. Même si cela doit prendre un siècle. L'Union européenne n'a de sens que pour autant qu'elle repose sur une réelle volonté de vivre ensemble selon un socle de valeurs communes. [¿] Le respect des critères ne donne pas droit à l'adhésion, tout simplement parce que la Turquie doit d'abord le réaliser pour elle-même, pas pour l'Union européenne. C'est d'un tel constat que peut découler la nécessaire confiance mutuelle qui autorise une adhésion effective. [¿] Laurent Arnauts, in : le Journal du mardi, n°195, 14 décembre 2004

Benny T

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" Islamophobie " (10)

Islamophobie (10) « La tolérance n'est pas passive » Paul Sheffer En novembre 2004, Theo van Gogh est abattu et poignardé en pleine rue à Amsterdam par un homme d'origine marocaine proche des milieux islamistes. « Journaliste et écrivain, Theo van Gogh s'illustrait régulièrement par ses propos polémiques et provocateurs, notamment à l'égard de l'islam » (Didier Burg, in : le Soir, 04 novembre 2004) Chroniqueur politique au " NRC Handelsblad ", Paul Sheffer se définit comme un publiciste indépendant. Il a consacré plusieurs ouvrages à la société multiculturelle hollandaise et à l'histoire européenne. [¿] Paul Sheffer : [¿] Ce n'est pas une culture de neutralité, mais de libertés qu'il faut défendre face à ceux qui ont longtemps vécu dans une société autoritaire. Vous écrivez : « La tolérance a été trop longtemps confondue avec l'indulgence envers l'extrémisme ». C'est une phrase terrible¿ Oui. La tolérance n'est pas un principe passif. C'est une attitude active. La diversité est un concept vide. La diversité, c'est tout, donc rien. La diversité, c'est aussi le fanatisme religieux, l'analphabétisme. Il faut donc désigner les limites de la société libérale dans laquelle on veut vivre ensemble. Y a-t-il une place pour les idées-choc dans ce débat ? Theo van Gogh et la députée libérale Ayaan Hirsi Ali sont en butte à de nombreuses critiques pour la manière dont ils ont dénoncé la piètre condition de la femme musulmane dans leur film " Soumission " ? Dans une démocratie, il faut être impatient. L'Islam doit trouver une place dans la société. Il y a une tradition dans l'Islam qui veut le mettre au-dessus du débat démocratique. Nous, nous disons qu'il fait partie du débat démocratique. Celui qui ne veut pas accepter cela ne peut pas vivre ici. Le film de van Gogh n'était pas pour moi un coup de force, mais une invitation à l'autoréflexion et à l'autocritique dans les milieux musulmans. Ils sont nombreux parmi la seconde génération de l'immigration à dire ¿ en privé seulement car ils subissent la pression du conformisme ¿ qu'il faut poser de telles questions. Les musulmans doivent accepter les autres religions et ceux qui ne croient pas. [¿] Propos de Paul Sheffer, recueillis par Pascal Martin ; in : le Soir, 04 novembre 2004 Respect ? Patrice Dartevelle ¿ Président de la Ligue pour l'abolition des lois réprimant le blasphème et le droit de s'exprimer librement ¿ « Face aux caricatures du Jyllands Posten, les musulmans, les pas très intégristes, les Occidentaux prudents invoquent le respect dû aux croyants ou, pire à mes yeux, à leurs convictions. Remettons les pendules à l'heure. Dans une société démocratique, le respect des personnes est obligatoire, mais faire un agglomérat entre ce respect et celui des idées ou convictions est tout à fait inconsistant. Le débat démocratique exige le conflit des idées. Depuis le XIXième siècle, celui-ci fut virulent ; il l'est certes moins depuis une génération sans qu'on voie toujours ce que nous y avons gagné. Les idées (y compris les miennes) ont tout à craindre d'un respect qui ne leur sied pas. Personnellement, si je respecte bien des idées qui ne sont pas les miennes, je n'en respecte pas d'autres sans voir pourquoi je dois pour ce seul fait les criminaliser. Qu'on ne respecte pas certaines idées est jugé aujourd'hui le plus souvent comme une preuve de sectarisme. En réalité, cette réaction est le fruit de l'évolution des cinquante dernières années. En 1950, la moitié des Français estimait que leur conviction religieuse ou philosophique était la seule vraie. En 2000, ils n'étaient plus que 6 % à juger de la sorte. Les idées d'autrui sont par conséquent devenues respectables, ce qui est avantageux pour la sécurité publique. L'ennuyeux est que cette position n'est pas possible et que l'on doit alors se précipiter pour faire adopter une collection de lois excluant du débat toutes sortes d'opinions : la négation des génocides, les sectes et bien d'autres. Le résultat est une situation étouffante pour la liberté d'expression. Les musulmans y ajoutent un retour à des pratiques qui n'étaient pas rares dans l'Occident chrétien jusqu'à Vatican II et qui me donnent le sentiment d'un retour à un passé témoin de tant de luttes pour la liberté. Theo van Gogh (NDLR : cinéaste hollandais assassiné le 2 novembre 2004 en pleine rue) était l'expression de notre liberté et il est mort pour elle. Il ne faudrait pas pour autant croire que la question fondamentale est le conflit avec les musulmans. Même aujourd'hui, le cas de l'Europe n'est pas si clair. Remarquons tout d'abord que le Code pénal danois contient toujours un article punissant le blasphème. Il n'y a plus eu de condamnation depuis 1938, je l'admets, mais n'empêche. Pour complaire à ses électeurs musulmans, l'actuel gouvernement britannique a tenté à plusieurs reprises depuis 2001 de faire adopter une loi réprimant la haine religieuse (c'est plus correct que le terme médiéval de blasphème). La dernière tentative vient d'aboutir le 31 janvier après une terrible bataille d'amendements. Malgré quelques précautions obtenues grâce à Rowan Atkinson (l'acteur qui joue le rôle de Mister Bean), on ne peut s'attendre qu'à des restrictions de la liberté d'opinion. Le cas n'est pas isolé. La France partage avec la Belgique le rare bonheur de ne disposer d'aucune législation pénale réprimant le blasphème. Mais la situation semble si insupportable aux juges français que les condamnations pleuvent. L'acquittement de Houellebecq est l'exception. Sinon on n'a que l'embarras du choix entre la condamnation d'une revue satirique niçoise pour avoir dit que le suaire de Turin était une loque sentant la pisse d'âne, une autre condamnant des jésuites pour avoir écrit que la circoncision était une coutume folklorique. Tout récemment, il a fallu un arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme pour casser un jugement de la cour d'appel d'Orléans visant un essayiste qui avait osé écrire que l'antijudaïsme des ÿcritures chrétiennes a conduit à l'antisémitisme et à l'Holocauste. Le concile de Vatican II, devant l'évidence, avait pourtant pris la peine de détacher pour la première fois l'ÿglise d'une évidente tradition. Une fois de plus, on se découvre des vertus laïques ou libertaires face aux seuls musulmans. Tant mieux : c'est une liberté qui a trop régressé en Europe pour céder quoi que ce soit aux musulmans d'ici ou d'ailleurs. » Patrice Dartevelle, in : le Soir, 07 février 2006 « On tente d'imposer l'idée que la liberté d'expression se heurterait au respect des convictions d'autrui, alors qu'elle ne connaît qu'une seule limite : le respect des individus. La diffamation est un délit punissable chez nous. Mais aucune idée, aucune opinion, aucune conviction n'est « respectable » en ce sens qu'elle ne souffrirait ni critiques ni caricatures. Toutes doivent pouvoir être combattues sur le terrain des idées, que ce soit par le mot ou le dessin. Sans choc (le combat d'idées peut être violent) des idées, il n'y aurait pas de lumière, la terre serait toujours plate, le soleil tournerait autour d'elle. « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire » : cette citation attribuée à Voltaire devrait être enseignée dans les mosquées du monde entier. » Michèle Coerten, in : le Soir, 08 février 2006 « [...] Second ahurissement devant le profil de « coupable » que prennent peu ou prou la plupart des intervenants occidentaux, admettant soit que les dessins incriminés n'étaient pas indispensables (euphémisme), soit qu'ils n'étaient pas « d'actualité » (quand chaque jour, des allumés se font sauter, croyant rejoindre les 10.000 houris), soit qu'ils n'étaient pas « de bon goût », soit qu'ils « pourraient choquer, dans notre société pluriculturelle ». Je prends vraiment peur. Il y a longtemps que je constate une réserve croissante ¿ pudibonderie, autocensure, frilosité, peur de choquer, « parapluies ». Tout spécialement dans le domaine religieux. (¿) » Jacqueline Hellin, in : le Soir, 08 février 2006 « [...] Substituer une bombe au visage de Mahomet procède par amalgame, mais un amalgame qui dérange seulement les aveugles, car il illustre et dénonce une effrayante réalité, à savoir que c'est au nom du Coran que l'islam non seulement réserve aux femmes un statut de soumission et d'inégalité, mais promet l'accueil d'Allah et les plaisirs de la chair aux kamikazes. Cet amalgame est créé non par les caricaturistes, mais par les leaders islamistes eux-mêmes, une infime minorité (?) si on en croit une écrasante (?) majorité de musulmans, mais une majorité dont la volonté jusqu'ici bien secrète pourrait s'exprimer librement ¿ au moins dans les pays européens, mais on attend toujours ¿ et réussirait alors peut-être à contrebalancer les débordements indécents de ces derniers jours, qui rappellent furieusement les cortèges « spontanés » de dizaines de milliers d'enfants hurlant leur joie haineuse au lendemain du 11 Septembre [les attentats du 11 septembre 2001]. Oui, amalgame il y a et il ira sans cesse croissant si devait se poursuivre le silence des musulmans d'Europe, un silence assourdissant. » Maurice-André Flamme ¿ professeur ordinaire émérite, ULB ¿ ; in : le Soir, 08 février 2006 « [...] une série de croquis [¿], parus, il y a cinq mois, à Copenhague, déchaîne [¿] une jihad bien orchestrée via la Syrie et l'Iran qui, comme par hasard, traînent quelques casseroles¿ [...] Le feu bouté à diverses ambassades scandinaves ¿ et même, au passage, à une représentation chilienne. [...] Et puis, dans la foulée, des slogans du genre : « ÿ bas les Danois ! ÿ bas les Juifs ! » ou celui-ci, sinistrement hilarant : « Décapitez ceux qui disent que l'Islam est violent ! » ou encore : « Liberté, va au Diable ! » En se référant, comme toujours, à « l'humiliation populaire ». Qui a bon dos. Lorsqu'on met sur orbite, ici ou là, un concours de caricatures antisémites ¿ où l'on voit, entre autres, Hitler baiser Anne Frank ¿, on ne voit nul pyromane s'en prendre à la moindre institution musulmane¿ Et même, on apprend qu'un éditorialiste jordanien se retrouve menacé de mort parce qu'il trouve que la représentation sanguinaire d'un attentat-suicide lui paraît plus sujette à caution qu'une caricature¿ [¿] Le même journal télévisé où l'on dénonce l'image d'un prophète porteur d'une bombe enturbannée nous laisse voir, aussitôt après, de jeunes porteurs de kalachnikofs tiraillant dans tous les sens¿ N'oublions pas l'affaire Rushdie, où un grand esprit voltairien du XXième siècle fut mis en joue pour avoir montré certaine impertinence à l'endroit de tous les théocrates. Le seul fait d'avoir tissé une fiction autour du Prophète apparaissait déjà répréhensible. [¿] Le plus singulier, cependant, c'est le soutien « inespéré » que reçoivent les intégristes de la part de quelques penseurs occidentaux qui font le jeu de la violence. On connaît le « syndrome de Stockholm », qui pousse la victime à justifier, jusqu'à un certain point, son bourreau. [¿] Voici que pointe, aujourd'hui, le syndrome de Copenhague¿ [¿] se montrer prêt à justifier, demain, l'innommable. [¿] tendre les verges pour se faire battre. [¿] [¿] Je me souviens de ce correspondant de presse en Amérique qui m'assurait, après la réélection de Bush : « Soyons confiants : il changera ! » Et ce fut la seconde guerre d'Irak. Un autre (ou le même), après la victoire du Hamas, en Palestine : « Ils changeront¿ » Mais voyons. Le premier acte politique de l'organisation, ce fut de stigmatiser rageusement les caricatures danoises¿ [¿] » Pierre Mertens, in : le Soir, 10 février 2006 « Derrière la question des caricatures du Prophète, c'est notre rapport avec le monde islamique qui est soulevé » Réaction de Max Gallo ¿ écrivain, ancien porte-parole du gouvernement socialiste français et compagnon de route de Jean-Pierre Chevènement ¿à l'affaire des caricatures de Mahomet. Dans une tribune [...] publiée dans Le Figaro, titrée : « Islam : ne rien abandonner à la politique de l'apaisement », Max Gallo écrit : « Derrière la question des caricatures du Prophète, c'est notre rapport avec le monde islamique qui est soulevé¿ ÿcartons les hypocrites, les timorés, les habiles, les aveugles qui récusent l'évidence. Il y a bien un choc de civilisations¿ La foi vive, exigeante, du musulman, envahit l'espace social¿ Doit-on chaque fois reculer au nom du respect de l'Autre, de sa sincérité ? Faut-il pratiquer cette politique d'apaisement ? » Pour Max Gallo [¿] c'est non. [¿] « Que sommes-nous prêts à abandonner ? Par réalisme ? Par sagesse ? Ou par lâcheté ? Au temps de Munich, en 1938, ce dernier mot avait un synonyme, employé par les diplomates : apaisement » [¿] In : le Journal du mardi, n°255, 14 février 2006 [...] Les ÿtats arabes n'ont cessé de se servir du peuple palestinien au lieu de le servir. [...] le monde arabe se complait dans un mythe, qu'on appellera le mythe de Saladin, ce sultan qui repoussa les croisés et reconquit Jérusalem. Incapacité de se hisser au niveau des réalités universelles, complexe du colonisé face au colonisateur, et qui se réfugie alors dans la religion sous les formes les plus passéistes. [...] [...] Quand même : ces « musulmans en colère » sont à une année-lumière des concepts de laïcité et de démocratie¿ [...] Robert Falony, in : le Journal du mardi, n°255, 14 février 2006 « On ne peut attribuer à Israël tous les malheurs du monde arabe. Mais la question palestinienne a été utilisée par les potentats arabes pour éluder les nécessaires réformes et pour écarter toute voix discordante. Ce problème a dominé l'imaginaire du monde arabe. » Boutros Boutros-Ghali, dans un article de Baudouin Loos ; in : le Soir, 17 février 2006 Propos de René Pétillon ¿ dessinateur de presse, auteur de bande dessinée, créateur du personnage de Jack Palmer, dont sort l'album " L'affaire du voile " ¿ [...] Le Soir ¿ Dans le débat sur l'intégrisme religieux, les femmes sont souvent les grandes oubliées. Vous, vous les mettez au centre de votre histoire. René Pétillon ¿ Dès que je me suis intéressé au sujet, je me suis dit que tout était là. Je me suis toujours demandé ce que ces femmes pensent, sous ce voile qu'elles portent ou qu'on leur fait porter. Plus généralement, je ne supporte pas la contrainte, ni l'embrigadement. Et, lors des travaux de la commission Stasi sur le voile (commission sur la laïcité instituée lors de la polémique sur le voile islamique en France en 2003, NDLR), j'ai entendu des témoignages terribles sur ces contraintes, culturelles et religieuses, mais aussi clairement familiales et conjugales. [...] René Pétillon ¿ [...] Soit dit en passant, on peut noter que la question des Palestiniennes et de ce qui risque bien de leur arriver a complètement passé à la trappe dans les commentaires après la victoire du Hamas. Le Soir ¿ Dessinateur de presse au " Canard enchaîné ", vous êtes directement concerné par la polémique sur les caricatures de Mahomet, comment réagissez-vous ? René Pétillon ¿ Ces dessins font des amalgames à la limite crétins, mais peu importe, c'est un problème de liberté de presse pur et simple, il ne faut pas y toucher. Qu'on en arrive à des réactions jusqu'à vouloir faire interdire les atteintes à la sensibilité religieuse, c'est inadmissible. [...] On a mis assez de temps à se libérer de ces interdits, on ne va pas recommencer ! C'est ce que j'essaie de dire dans ce livre [" L'affaire du voile "]. Le Soir ¿ Comment vous êtes-vous documenté pour viser aussi juste ? René Pétillon ¿ J'ai lu beaucoup de livres, de portraits de personnalités musulmanes, et il y a très longtemps que je découpe la presse sur ce sujet, et je me suis baladé sur le Net, sur les sites salafistes et autres, on y apprend beaucoup de choses. Y compris qu'il est interdit de vendre des cartes de Noël, c'est un commerce impur : c'est cette volonté de contrôler la vie des gens de A à Z qui m'est odieuse. [¿] Le Soir ¿ Vous campez un personnage qui fait penser à Tariq Ramadan, qui prône un moratoire sur la lapidation, c'est lui ? René Pétillon ¿ En tout cas, c'est une phrase de lui. J'ai suivi son débat télévisé avec Sarkozy (NDLR : le 19 janvier 2004 sur France 2), qui lui a fait dire des choses qui m'ont fait sursauter, il s'est vraiment dévoilé. [...] Malheureusement, à gauche, on s'aveugle sur ces questions, et par tolérance on accepte des choses intolérables sous prétexte qu'elles sont « culturelles » ou « religieuses ». Non ! Je ne parle même pas d'une partie de l'extrême gauche et des altermondialistes, qui invitent Ramadan sous prétexte d'anti-impérialisme¿ C'est fou furieux ! [¿] Propos de René Pétillon, recueillis par Ariel Herbez ; in : le Soir, 18 février 2006 Propos de Jean Giraud Moebius ¿ auteur de bande dessinée, de " Blueberry ", " l'Incal " ¿ [...] « L'auteur de la caricature qui présente Mahomet avec une bombe en guise de turban a fait très fort. Tous les commentateurs qui affirment que c'est un dessin faible sont des lâches. Il est d'une puissance extraordinaire : il ne montre pas la réalité de Mahomet, mais la façon dont les terroristes se le sont approprié. Les foules musulmanes modérées devraient manifester en brandissant cette caricature. Pour la jeter à la face des intégristes. » Moebius n'hésite pas à dénoncer l'instrumentalisation de l'humiliation islamique : « Cet état de faiblesse psychique collective est une posture. Il relève d'une stratégie de conquête bien connue en sociologie qui consiste à se mettre en danger, en situation de faiblesse, pour pouvoir asseoir une légitimité. [...] Il faut résister à cette sensiblerie¿ qui revient à se laisser manipuler par un enfant qui veut des bonbons ! » Propos de Jean Giraud Moebius, dans un article de Daniel Couvreur et Ricardo Gutierrez ; in : le Soir, 18 février 2006 « ce n'est pas une demande de respect, c'est une demande de soumission » Ayaan Hirsi Ali « Je suis une dissidente de l'islam » Invitée à Berlin le 9 février [2006], Ayaan Hirsi Ali a prononcé, suite à l'affaire des caricatures de Mahomet, un discours de combat, contre l'islamisme et pour la liberté. Ayaan Hirsi Ali, d'origine somalienne, est députée au Parlement néerlandais, membre du parti libéral (VVD). Scénariste du court-métrage " Submission ", qui dénonce le sort fait aux femmes musulmanes et qui a valu au cinéaste Theo van Gogh d'être assassiné par un islamiste en novembre 2004, elle vit sous protection policière. Elle s'était réfugiée aux Pays-Bas en 1992, alors que son père voulait la marier contre son gré à un de ses cousins vivant au Canada. Après avoir obtenu l'asile politique, elle a d'abord été traductrice pour les services sociaux qui accueillent des femmes en fuite. Elle a ensuite étudié les sciences politiques et a travaillé dans un centre de recherche du parti travailliste (PVDA). Ses positions tranchées déplaisant à ce parti de gauche, elle a rejoint le parti libéral. Son livre " Insoumise " a été publié en français chez Robert Laffont. « Je suis ici pour défendre le droit d'offenser. J'ai la conviction que cette entreprise vulnérable qu'on appelle démocratie ne peut exister sans libre expression, en particulier dans les médias. Les journalistes ne doivent pas renoncer à l'obligation de parler librement, ce dont sont privés les hommes des autres continents. Mon opinion est que le Jyllands Posten a eu raison de publier les caricatures de Mahomet et que d'autres journaux en Europe ont bien fait de les republier. Permettez-moi de reprendre l'historique de cette affaire. L'auteur d'un livre pour enfants sur le prophète Mahomet n'arrivait pas à trouver d'illustrateur. Il a déclaré que les dessinateurs se censuraient par peur de subir des violences de la part de musulmans, pour qui il est interdit à quiconque, où que ce soit, de représenter le Prophète. Le Jyllands Posten a décidé d'enquêter sur le sujet, estimant ¿ à juste titre ¿ qu'une telle autocensure était porteuse de lourdes conséquences pour la démocratie. C'était leur devoir de journalistes de solliciter et de publier des dessins du prophète Mahomet. Honte aux journaux et aux chaînes de télévision qui n'ont pas eu le courage de montrer à leur public ce qui était en cause dans « l'affaire des caricatures » ! Ces intellectuels qui vivent grâce à la liberté d'expression, mais acceptent la censure, cachent leur médiocrité d'esprit sous des termes grandiloquents comme « responsabilité » ou « sensibilité ». Honte à ces hommes politiques qui ont déclaré qu'avoir publié et republié ces dessins était « inutile », que c'était « mal », que c'était « un manque de respect » ou de « sensibilité » ! Mon opinion est que le Premier ministre du Danemark, Anders Fogh Rasmussen, a bien agi quand il a refusé de rencontrer les représentants de régimes tyranniques qui exigeaient de lui qu'il limite les pouvoirs de la presse. Aujourd'hui, nous devrions le soutenir moralement et matériellement. Il est un exemple pour tous les dirigeants européens. J'aimerais que mon Premier ministre ait autant de cran que Rasmussen. Honte à ces entreprises européennes du Moyen-Orient qui ont mis des affiches disant « Nous ne sommes pas Danois », « Ici, on ne vend pas de produits danois » ! C'est de la lâcheté. Les chocolats Nestlé n'auront plus le même goût après ça, vous ne trouvez pas ? Les ÿtats membres de l'Union européenne devraient indemniser les sociétés danoises pour les pertes qu'elles ont subies à cause des boycottages. La liberté se paie cher. On peut bien dépenser quelques millions d'euros pour la défendre. Si nos gouvernements ne viennent pas en aide à nos amis scandinaves, alors j'espère que les citoyens organiseront des collectes de dons en faveur des entreprises danoises. Nous avons été submergés sous un flot d'opinions nous expliquant que les caricatures étaient mauvaises et de mauvais goût. Il en ressortait que ces dessins n'avaient apporté que violence et discorde. Beaucoup se sont demandés tout haut quel avantage il y avait à les publier. Eh bien, leur publication a permis de confirmer qu'il existe un sentiment de peur parmi les écrivains, les cinéastes, les dessinateurs et les journalistes qui souhaitent décrire, analyser ou critiquer les aspects intolérants de l'islam à travers l'Europe Cette publication a aussi révélé la présence d'une importante minorité en Europe qui ne comprend pas ou n'est pas prête à accepter les règles de la démocratie libérale. Ces personnes ¿ dont la plupart sont des citoyens européens ¿ ont fait campagne en faveur de la censure, des boycottages, de la violence et de nouvelles lois interdisant l'« islamophobie ». Ces dessins ont montré au grand jour qu'il y a des pays qui n'hésitent pas à violer l'immunité diplomatique pour des raisons d'opportunité politique. On a vu des gouvernements malfaisants, comme celui d'Arabie saoudite, organiser des mouvements « populaires » de boycottage du lait ou des yaourts danois, alors qu'ils écraseraient sans pitié tout mouvement populaire qui réclamerait le droit de vote. Je suis ici aujourd'hui pour réclamer le droit d'offenser dans les limites de la loi. Vous vous demandez peut-être : pourquoi à Berlin ? Et pourquoi moi ? Berlin est un lieu important dans l'histoire des luttes idéologiques autour de la liberté. C'est la ville où un mur enfermait les gens à l'intérieur de l'ÿtat communiste. C'est la ville où se concentrait la bataille pour les esprits et les c¿urs. Ceux qui défendaient une société ouverte enseignaient les défauts du communisme. Mais l'¿uvre de Marx était discutée à l'université, dans les rubriques opinions des journaux et dans les écoles. Les dissidents qui avaient réussi à s'échapper pouvaient écrire, faire des films, dessiner, employer toute leur créativité pour persuader les gens de l'Ouest que le communisme n'était pas le paradis sur Terre. Malgré l'autocensure de beaucoup en Occident, qui idéalisaient et défendaient le communisme, malgré la censure brutale imposée à l'Est, cette bataille a été gagnée. Aujourd'hui, les sociétés libres sont menacées par l'islamisme, qui se réfère à un homme nommé Muhammad Abdullah (Mahomet) ayant vécu au VIIe siècle et considéré comme un prophète. La plupart des musulmans sont des gens pacifiques ; tous ne sont pas des fanatiques. Ils ont parfaitement le droit d'être fidèles à leurs convictions. Mais, au sein de l'islam, il existe un mouvement islamiste pur et dur qui rejette les libertés démocratiques et fait tout pour les détruire. Ces islamistes cherchent à convaincre les autres musulmans que leur façon de vivre est la meilleure. Mais quand ceux qui s'opposent à l'islamisme dénoncent les aspects fallacieux des enseignements de Mahomet, on les accuse d'être offensants, blasphématoires, irresponsables ¿ voire islamophobes ou racistes. Ce n'est pas une question de race, de couleur ou de tradition. C'est un conflit d'idées qui transcende les frontières et les races. Pourquoi moi ? Je suis une dissidente, comme ceux de la partie est de cette ville qui passaient à l'Ouest. Moi aussi, je suis passée à l'Ouest. Je suis née en Somalie et j'ai passé ma jeunesse en Arabie saoudite et au Kenya. J'ai été fidèle aux règles édictées par le prophète Mahomet. Comme les milliers de personnes qui ont manifesté contre les caricatures danoises, j'ai longtemps cru que Mahomet était parfait ¿ qu'il était la seule source du bien, le seul critère permettant de distinguer entre le bien et le mal. En 1989, quand Khomeiny a lancé un appel à tuer Salman Rushdie pour avoir insulté Mahomet, je pensais qu'il avait raison. Je ne le pense plus. Je pense que le Prophète a eu tort de se placer, lui et ses idées, au-dessus de toute pensée critique. Je pense que le prophète Mahomet a eu tort de subordonner les femmes aux hommes. Je pense que le prophète Mahomet a eu tort de décréter qu'il fallait assassiner les homosexuels. Je pense que le prophète Mahomet a eu tort de dire qu'il fallait tuer les apostats. Il avait tort de dire que les adultères doivent être fouettés et lapidés, et que les voleurs doivent avoir les mains coupées. Il avait tort de dire que ceux qui meurent pour la cause d'Allah iront au paradis. Il avait tort de prétendre qu'une société juste pouvait être bâtie sur ses idées. Le Prophète faisait et disait de bonnes choses. Il encourageait la charité envers les autres. Mais je soutiens qu'il était aussi irrespectueux et insensible envers ceux qui n'étaient pas d'accord avec lui. Je pense qu'il est bon de faire des dessins critiques et des films sur Mahomet. Il est nécessaire d'écrire des livres sur lui. Et tout cela pour la simple éducation des citoyens. Je ne cherche pas à offenser le sentiment religieux, mais je ne peux me soumettre à la tyrannie. Exiger que les hommes et les femmes qui n'acceptent pas l'enseignement du Prophète s'abstiennent de le dessiner, ce n'est pas une demande de respect, c'est une demande de soumission. Je ne suis pas la seule dissidente de l'islam, il y en a beaucoup en Occident. Et s'ils n'ont pas de gardes du corps, ils doivent travailler sous de fausses identités pour se protéger de l'agression. Mais il y en a encore beaucoup d'autres à Téhéran, à Doha et Riyad, à Amman et au Caire, comme à Khartoum et Mogadiscio, Lahore et Kaboul. Les dissidents de l'islamisme, comme ceux du communisme en d'autres temps, n'ont pas de bombes atomiques, ni aucune autre arme. Nous n'avons pas l'argent du pétrole comme les Saoudiens et ne brûlons ni les ambassades ni les drapeaux. Nous refusons d'être embarqués dans une folle violence collective. D'ailleurs, nous sommes trop peu nombreux et trop dispersés pour devenir un collectif de quoi que ce soit. Du point de vue électoral, ici en Occident, nous ne sommes rien. Nous n'avons que nos idées et nous ne demandons que la possibilité de les exprimer. Nos ennemis utiliseront si nécessaire la violence pour nous faire taire. Ils emploieront la manipulation ; ils prétendront qu'ils sont mortellement offensés. Ils annonceront partout que nous sommes des êtres mentalement fragiles qu'il ne faut pas prendre au sérieux. Cela n'est pas nouveau, les partisans du communisme ont largement utilisé ces méthodes. Berlin est une ville marquée par l'optimisme. Le communisme a échoué, le Mur a été brisé. Et même si, aujourd'hui, les choses semblent difficiles et confuses, je suis sûre que le mur virtuel entre les amoureux de la liberté et ceux qui succombent à la séduction et au confort des idées totalitaires, ce mur aussi, un jour, disparaîtra. » Ayaan Hirsi Ali, in : le Soir, 27 février 2006

Benny T

Benny T

 

" Islamophobie " (9)

Islamophobie (9) Port du voile Certains veulent réduire le débat à l'opposition entre, d'une part, un camp de racistes islamophobes, voire partisans de l'axe Bush-Poutine-Sharon, adeptes du choc des civilisations, et, d'autre part, le monde arabo-musulman. Pour moi, il s'agit d'attaquer les tendances qui, hier et aujourd'hui, veulent serrer l'individu dans un carcan : religion, nationalisme, marxisme-léninisme, fascisme, nazisme, communautarisme, intégrisme. ------------------------------------------------------------------------------------------------- Débat Arguments contre l'interdiction du port du voile [¿] il n'est nullement question d'être pour ou contre le foulard. Le propos, exclusif, concerne l'interdiction ou non du port du foulard à l'école. [¿] Interdire le foulard à l'école publique, c'est, de fait, qu'on le veuille ou non, favoriser la création d'écoles communautaristes, d'écoles-ghettos. Ces nouvelles écoles islamiques qui ne manqueront pas de se créer et de se remplir offriront aux fondamentalistes et radicaux islamistes de tous poils un terreau extraordinaire pour y distiller leur venin face à une population jeune et donc, par définition, fragile et vulnérable. [¿] Jacques Ravedovitz Union des progressistes juifs de Belgique Points Critiques Le Mensuel [¿] Qu'une communauté, une culture, une ethnie méprisées, exploitées, colonisées, se choisissent des signes et des repères qui relèvent aussi de l'oppression n'est nullement étonnant. Le problème est que plus ces symboles seront combattus de manière législative par ceux-là même qui furent les colons et sont les dominants, et plus ils prendront de la force comme signes de reconnaissance et de résistance. Que les intégristes laïcs fassent ainsi le jeu de l'intégrisme musulman n'est pas non plus étonnant ; ils préfèrent cela plutôt que de voir les masses musulmanes choisir comme symboles de reconnaissance et de cohésion l'union des opprimés et la guerre contre le capitalisme ! Une chose est certaine, c'est qu'une critique, pour être efficace, ne peut venir que de l'intérieur de la communauté visée. Apportée de l'extérieur, surtout de la part d'une entité dominante (le monde chrétien occidental), cette critique non seulement tombe sous le signe de la énième domination impérialiste avec son cortège de paternalisme et de pseudo-universalisme, mais encore est totalement inefficace si elle s'exerce au nom de la loi. Une critique légiférée et portée par le dominant sur des aspects de la culture du dominé ne fera qu'en exacerber et renforcer les aspects les plus clos, frileux ou agressifs. La seule chose qu'on puisse faire de l'extérieur, c'est créer un environnement favorable au développement des éléments critiques qui ne manquent certainement pas d'exister au sein même de cette communauté. Et, pour ce faire, il est bien entendu indispensable de combattre au sein même de sa propre culture les éléments étrangement identiques à ceux que l'on voudrait voir disparaître chez l'autre. Balayer devant sa porte est la condition sine qua non à une efficacité politique minimum. [¿] JPD, in : Courant Alternatif 135 De nombreuses consciences de ¿ gauche ¿ [¿] ne verront comme autre moyen de combattre le voile que d'approuver son interdiction par l'ÿtat. Ce qui revient à remplacer un maître réactionnaire par un nouveau maître ¿ émancipateur ¿. Mais, une libération partielle n'est qu'une nouvelle servitude. Il nous reste donc à nous libérer de nos libérateurs, et tout d'abord du mythe d'un pouvoir émancipateur. Cette dernière expression est en effet une contradiction dans les termes : le pouvoir ne peut chercher à émanciper ses sujets sous peine de disparaître. Mais il peut arriver qu'il paraisse rechercher cette fin ; en réalité, il vise alors à se légitimer et se conserver face à d'autres pouvoirs qui rivalisent avec lui. En paraissant combattre l'oppression exercée par ses rivaux, il masque son intention de les éliminer pour se substituer à eux. [¿] Seulement, l'ÿtat ne fait que feindre de s'opposer à l'intégrisme. En mettant en scène cette opposition et en médiatisant l'islamisme, il le prescrit paradoxalement aux banlieues comme ¿ bon ¿ moyen de révolte (c'est-à-dire le moins dangereux pour lui-même), tout en le maintenant dans certaines limites. Désigner l'islamisme comme une nouvelle théologie de la libération pour les banlieues permet d'éloigner celles-ci de la Révolution sociale qui comporte le désavantage pour les dominants de viser la totalité du système et de rassembler au-delà des différences ¿ ethnique ¿ et religieuse. L'Islam peut alors, comme l'a fait le Christianisme avant lui, servir de force de maintien de l'ordre dans les quartiers pauvres. [¿] L'interdiction du voile, justifiée avec des motifs défendables (liberté de la femme), constitue un précédent facilitant l'extension future de cette mesure à d'autres modes d'expression d'opinions indésirables par l'ÿtat. [¿] La méfiance face à tout pouvoir se proclamant défenseur de nos droits doit donc être de mise. Une dernière précision : nous, communistes libertaires, nous ne nous engageons pas à libérer les femmes voilées. Nous n'avons pas plus l'intention de leur dicter leur conduite. Si nous agissions ainsi, nous leur adresserions une injonction paradoxale : en se libérant, elles nous obéiraient. D'une certaine manière, elles resteraient donc dominées. Leur seul moyen d'affirmer leur liberté, face à notre suggestion, serait alors de demeurer soumises ! En réalité, la libération des femmes musulmanes sera l'¿uvre des femmes musulmanes elles-mêmes ou ne sera pas. Par contre, si comme nous l'espérons, cette ¿uvre d'auto-émancipation a lieu, notre solidarité leur est acquise sans limites. Non par générosité, mais parce que leur affranchissement, loin de se limiter à elles-mêmes, s'étendrait aussi à nous, pour qui il est très difficile de se sentir libre quand d'autres sont asservis. Tout le monde le sait, la liberté individuelle reste imparfaite si elle souffre ne serait-ce que d'une seule exception. « La liberté d'autrui, loin de limiter la mienne, l'étend à l'infini¿ » Moustapha, in : Alternative libertaire n°34 (270), mars 2004 [¿] Les tenant(e)s de la laïcité du XIXième siècle avaient compris que l'ÿcole était un champ de bataille de première importance et que les aspirations philosophiques, essentiellement humanistes, de la Révolution, avec, en particulier, son idéal de Liberté, d'ÿgalité et de Fraternité, ne pourraient être réalisées que par la non-ingérence des religions dans l'Instruction et donc de l'ÿcole. Mais, ce combat n'a pu être mené que parce que, au préalable, au prix de la chair et du sang de millions de victimes, des individus ont su se libérer de l'emprise religieuse. Les Lumières ne sont pas venues de la Loi mais de la lutte incessante de la Raison contre l'imposture religieuse. Ce n'est pas la Loi qui a su faire reculer les ténèbres de l'obscurantisme religieux et éclairer les consciences mais les sciences, les connaissances, la libre pensée¿ Ce n'est donc pas une Loi qui fera tomber en désuétude le port du voile musulman de même que ce n'est pas la Loi qui a permis aux femmes des pays occidentaux de se libérer de l'accoutrement vestimentaire et corporel auquel les condamnaient les diverses sectes chrétiennes et, plus généralement, aux individus d'organiser leur vie privée et publique sans considération et, a fortiori, sans prescription religieuse. Une loi prohibitive risque d'avoir un effet contraire : celui de fabriquer des martyr(e)s qui seront autant d'alibis aux croisé(e)s de tous poils pour légitimer les actes les plus excessifs qu'ils-elles commettront au nom de leur dieu arguant d'un état de¿ légitime défense au regard de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, de la Constitution¿ ! La religion est un cancer qui ronge l'humanité au point de l'anéantir dans son essence même -- l'humanité --. En médecine, on ne traite pas les cancers à coups de lois mais bien par des traitements et remèdes appropriés et, au besoin, par la¿ chirurgie. De même que, en busherie, la Loi n'avait pas prohibé réellement la fabrication, la distribution et la consommation d'alcool, de même qu'aucune loi ne pourra éradiquer le sida, ce n'est ni la Loi, ni des lois qui libéreront l'humanité de l'oppression religieuse et la pensée humaine de l'imposture religieuse. Pour reprendre une image, la laïcité est, au mieux, un préservatif qui doit permettre un rapport à l'ÿcole préservé du virus religieux, sachant que la capote n'éradique pas pour autant le virus et que l'élimination du virus passe donc par d'autres méthodes, d'autres moyens. ÿ bien réfléchir, en définitive, je suis pour la libération des ports ostentatoires de signes religieux. Que les sinistres corbeaux de toutes les sectes religieuses sortent de leurs trous à rats ! que les enturbané(e)s, les ensoutané(e)s, les enfoulardé(e)s, les envoilé(e)s, les embarbouzé(e)s, les embadgé(e)s, les ensigné(e)s¿ de toutes les sectes sortent au grand jour et accomplissent au vu et au su de tout le monde le travail de sape des libertés individuelles et des droits fondamentaux auquel, comme des taupes, ils-elles se livrent, en toute discrétion mais avec une grande efficacité, dans les galeries et les coulisses de tous les pouvoirs (politiques, économiques, culturels¿) ! Qu'ils-elles nous facilitent la tâche en quelque sorte car il est sûrement plus facile de viser une cible bien¿ visible ! [¿] JC, in : Alternative libertaire n°34 (270), mars 2004 Complot ? Enfermer les gens dans le communautarisme est-il le but caché recherché de cette loi ?] Complot ? Les dirigeants font exprès d'interdire le port du voile pour renforcer l'attrait du signe religieux comme signe de résistance, au détriment de l'attrait de l'union des opprimés et de la lutte contre le capitalisme ? Un plan pour que les Arabes, en réaction de résistance à l'interdiction du voile, s'identifient à lui et se regroupent dans la communauté du voile ? Pour que le communautarisme étouffe la solidarité entre tous les opprimés, la lutte mondiale contre le capitalisme, la lutte contre toute domination ? L'interdiction légale du voile vise le repli communautariste, la division en communautés dans la logique du ¿ Diviser pour régner ¿ ? La division communautariste amène à enfermer les personnes dans des blocs, l'un amalgamant occidental et chrétien ¿ non voilé ¿, un autre amalgamant arabe et musulman ¿ voilé ¿. http://www.journalvachefolle.net/article-377.html

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" Islamophobie " (8)

Islamophobie (8) Jean-François Bastin, dit Abdullah 28 mai 2003, RTBF [Radio-Télévision belge de la Communauté française], « Tout ça ne nous rendra pas le Congo » : Jean-François Bastin, dit Abdullah, Fondateur du PARTI CITOYENNETÿ ET PROSPERITÿ (PCP) Jean-François Bastin : « Toutes les solutions aux problèmes de l'Occident sont dans l'islam ». « Les non-musulmans sont des égarés qu'il faut discipliner, à qui il faut enseigner ce que veut Dieu. » « L'islam est la seule religion que veut Dieu. » Jean-François Bastin : « En serrant la main à une femme pour notre campagne, tu fais quelque chose d'interdit par Allah ; tu trompes Allah, tu trompes ta religion, tu trompes celle à qui tu donnes la main en lui faisant croire que vous êtes d'égal à égal, et tu te trompes toi-même. » « Les communistes, les libéraux, les fascistes, c'est la même chose, ça n'a rien à voir avec nous. » Slogans du PCP aux manifs contre l'invasion US en Irak. Jean-François Bastin : « Le PCP dit non à la guerre » ; « Bush, Sharon, assassins ! » ÿ une réunion de musulmans appartenant aux partis traditionnels, Jean-François Bastin : « Je suis atterré par vos lamentations. J'attendais de vous un esprit plus vindicatif, centré sur les convictions que vous prétendez suivre. Venez chez nous. » Invité syrien : « Nous n'acceptons pas d'être traités d'étrangers ici. Le croyant a priorité par rapport à quiconque sur terre. Nous devons définir notre ennemi commun, qui est le lobby sioniste, qui oriente les politiques vers l'appui d'Israël ». Femme musulmane à propos des candidates aux élections : « On sait qu'une femme doit faire à manger, repasser, tandis qu'un homme ne fait pas tout ça et a donc du temps à consacrer à la politique ». Jean-François Bastin : « Les musulmans ont le droit d'établir un ÿtat qui nous permettra de vivre selon la loi divine. Mais, dans l'état actuel, nous ne voulons pas établir la charia en Belgique ». Jean-François Bastin : « On ne donne pas la main aux femmes, la religion l'interdit, vous l'avez oublié ? Je vous embrasserais sur les deux joues si je le pouvais. » Réponse de la candidate musulmane PS : « On peut donner la main quand on n'a pas les idées mal placées » Jean-François Bastin à Philippe Moureaux [bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean, Parti socialiste], qui organise dans sa commune une fête avec la communauté musulmane : « Nous sommes ici pour dire à cette communauté qu'elle doit prendre en main ses propres destinées, et vous les enfermez dans une image colonialiste. Vous nous humiliez en montrant une musulmane en train de se tortiller comme une pute. Nous voulons la propreté. Je pleure de voir ces femmes utilisées par les partis traditionnels pour tromper les musulmans. » Femme musulmane à propos de candidates musulmanes sans voile aux élections : « Le port du voile, dans le Coran, c'est clair. Ce n'est pas en contredisant le Coran qu'on va se justifier. Il y a des gens bien éclairés qui savent ce qu'il faut faire » ÿpouse musulmane à Bastin, qui lui demande si elle est contente de porter le voile : « Inch allah, Allah il va aider pour qu'on puisse porter le voile, il va aider toi » Un musulman : « Une femme prof de français a dit à une élève qu'il ne fallait pas porter le voile dans la rue. Il ne faut pas dire ça à une fille de 14 ans, parce qu'elle va dire que c'est son père qui l'oblige, alors qu'il y a des hommes de science qui savent ce qu'il faut faire » 28/05/2003, RTBF, Tout ça ne nous rendra pas le Congo : Jean-François Bastin

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" Islamophobie " (7)

Islamophobie (7) Sur " L'Islam bloqué " Propos de Fereydoun Hoveyda ¿ Iranien, frère de l'ex-Premier ministre du Shah exécuté par le régime de Khomeyni, ancien ambassadeur de l'Iran à l'ONU, écrivain et historien, auteur de " L'Islam bloqué ", où il constate avec angoisse le sous-développement du monde musulman, à la veille de l'an 2000, alors qu'en l'an 1000 ce même monde était à la pointe de la civilisation mondiale ¿ [¿] Le Soir : Certains pays musulmans n'ont-ils pas évolué récemment ? Fereydoun Hoveyda : En introduisant un certain développement matériel, oui, mais ils n'ont fait aucun choix sur le développement intellectuel, sur la liberté de pensée, l'acceptation d'opinions contraires, la tolérance religieuse : cette atmosphère de liberté des débats qui est l'environnement indispensable au développement scientifique et technologique. Ces pays veulent les réalisations matérielles sans ce qui les a rendues possibles en Occident. Ce blocage existe, sous différentes formes, à l'université du Caire, d'Alger, de Qom, par exemple. On n'y admet pas la discussion, la remise en question des "dogmes". Le Soir : Et la laïcité ? Fereydoun Hoveyda : La laïcité est une notion qui n'a pas sa place dans l'Islam. L'Islam ne connaît ni les Eglises ni les institutions qui ont rendu facile la séparation entre l'Etat et la religion en Occident. Dans l'Islam, tout vient de la religion et ramène à la religion. L'existence collective ou individuelle en est tout entière imprégnée. Il y a des chefs religieux, des oulémas, mais inorganisés ; on ne peut donc établir une séparation de cette manière-là. Il faut concevoir une laïcité absolument différente, qui tolérerait à l'intérieur du monde islamique la pluralité. Ce qui existait au XIIième siècle. [¿] Propos de Fereydoun Hoveyda, recueillis par Jacques Cordy, in : le Soir, 23/12/1992 http://www.journalvachefolle.net/article-93.html

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" Islamophobie " (6)

Islamophobie (6) « Le foulard, une discrimination de la femme » [¿] Si le foulard " islamique " choque tant de gens, ce n'est pas pour une question de religion, comme la presse le laisse régulièrement entendre depuis l'attitude de la France. Ce qu'une majorité ressent profondément sans avoir les mots pour le dire (puisque la presse évite de le dire), c'est que les femmes qui portent (volontairement) le foulard en question témoignent ouvertement en faveur d'une discrimination de la femme par rapport à l'homme. Et actuellement en France, c'est aussi ce qui a été formuléau niveau politique par Fillon [François Fillon est membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) et Premier ministre de la France depuis le 17 mai 2007] et Amara [Fadela Amara est la présidente de l'association Ni putes ni soumises et devient, le 19 juin 2007, secrétaire d'ÿtat chargée de la politique de la Ville dans le Gouvernement Fillon II] notamment. Interdire le foulard à l'école et dans les institutions publiques au nom de la neutralité républicaine permettait d'éviter de parler de discrimination de la femme. [¿] [¿] Il est clair que la signification ou la justification de l'exigence du foulard s'inscrit dans le rapport homme-femme et ne représente pas un bout d'étoffe purement symbolique. En se couvrant du foulard " islamique ", les femmes disent être dans la nécessité d'assumer la responsabilité des dérapages toujours possibles de la concupiscence des hommes à leur égard : elles admettent que les hommes ont une sexualité par nature très forte qu'ils ne sont jamais assurés de contrôler totalement, tandis qu'elles-mêmes ont une sexualité naturellement faible (alors que biologiquement parlant, c'est l'inverse qui est vrai). La discrimination que représente le foulard, c'est une minimisation de la sexualité de la femme au profit de l'homme qui ne doit plus guère se remettre en question. Le foulard ce n'est pas pour lui et, si on suit la logique de protection du corps de la femme, le moyen le plus sûr serait encore la burqa. Entre la burqa, le voile et le foulard, il n'y a que des différences de degré, les valeurs qui les sous-tendent sont de même nature. [¿] Admettre le foulard dans nos écoles, c'est faire comprendre aux élèves que les enseignants, et donc la société tout entière, approuve cette discrimination. Il va de soi qu'on ne peut l'accepter sans renier certaines valeurs démocratiques et citoyennes. Ce qui vaut d'ailleurs aussi pour la mini-jupe, à laquelle il est fait allusion dans l'article. Mini-jupe et foulard, deux extrêmes qui se touchent dans le rapport de l'homme au corps de la femme. Et que la femme ou la jeune fille choisisse librement de porter l'un ou l'autre, cela n'ôte rien à leur signification. [¿] Marc Peeters, in : le Journal du mardi, n°338, 06 novembre 2007 Voile à l'école, Belgique [¿] Le mercredi 30 mai dernier [2007], devant l'Athénée royal Andrée Thomas, à Forest, une commune de Bruxelles « multiculturelle ». Une manifestation d'élèves sème le trouble en période de révisions. [¿] [¿] ÿ l'origine de ce mécontentement de ces jeunes ce jour-là, une « rumeur » sur l'interdiction imminente du port du voile dès l'année académique suivante. C'est très vite que garçons et filles, mêlés, se sont organisés pour scander : « ni père, ni mari, le voile, on l'a choisi¿ ! ». Le slogan, crié à tue-tête, le poing tendu, est une réaction au slogan de la branche belge de l'association « Ni putes, ni soumises », qui dénonce le voile comme principal instrument de soumission de la femme musulmane. Une maman, voilée elle aussi, venue soutenir ses filles, ricane en jouant avec les clés de sa voiture : « Comme si on avait besoin d'être libérées¿ ! » Des professeurs pour la neutralité et contre le voile [¿] Marc Evrard, le préfet, invoque, le regard inquiet, fixé sur les jeunes, l'initiative du corps enseignant de procéder à un vote sur l'interdiction ou non du port du voile. « Plus de 60 % des professeurs se sont exprimés en faveur de l'interdiction de tenue ou symbole religieux ». Leurs arguments sont la neutralité de l'enseignement et leur volonté de ne pas encourager les ghettos. [¿] [¿] Karima est l'une des 130 jeunes filles, sur les 370 que compte l'établissement, à porter le voile. Elle fait signer une pétition. Avec une autre élève (non voilée), elle argumente. « On nous reproche parfois de faire du prosélytisme, mais c'est faux. On n'a pas le droit de juger quelqu'un qui ne porte pas le voile, car pour nous, c'est un choix personnel. En classe, il arrive que des professeurs s'habillent en minijupe, ce qui est très choquant pour nous, mais on ne dit rien. Nous sommes tolérantes à l'égard des tenues vestimentaires qui nous dérangent. Mais apparemment, l'inverse n'est pas vrai ! » [¿] « [¿] Si l'on m'interdit de le porter l'année prochaine, je ne m'imagine pas enlever mon voile. Ce serait comme me mettre à nu. Je n'aurais que la solution de partir. » [¿] [¿] Les garçons, aux côtés des jeunes filles, parlent surtout de « tradition » à respecter voire de bienséance. Abdel dénonce gentiment ses copains qui se frottent les mains à l'idée de découvrir la chevelure des filles. « C'est hchouma (la honte), quand même ?! ». Le sourire figé, il semble se demander si l'argument est sensé. Un garçon à l'allure autoritaire intervient auprès d'un groupe de jeunes filles. « Mettez vous devant, et les garçons derrière, c'est vous que l'on doit entendre ! » Mais les filles lui prêtent une attention distraite, l'une d'elles harangue soudain un barbu habillé, à la Pakistanaise, d'un sarouel (pantalon) et qamis (chemise longue). « Ah non, pas question de récupération politique ! » On est effectivement à la veille des élections fédérales de juin 2007 et Abdulaziz Bastin, fils de Jean-François, converti à l'Islam, vient de sortir d'une camionnette de campagne du PJM (Parti des Jeunes Musulmans). « Nous sommes contre ces extrémistes, claironne Karima. Nous, on ne veut pas islamiser le pays ! On veut être des citoyens belges à part entière avec des droits et des devoirs. » Paternalisme ou émancipation Il semble que ce soient souvent les jeunes filles elles-mêmes qui se soient emparées du combat pour le voile comme d'un étendard, symbole de revendications multiples, y compris religieuses, bien sûr, mais aussi d'émancipation pour certaines. Ce constat est contraire au postulat de soumission à une figure masculine que mettent en avant certaines organisations féministes comme la créature médiatique, en Belgique, « Ni putes, ni soumises », dont le combat original en France était incontestablement pertinent dans ses banlieues, mais ne semble rien apporter de neuf au réseau féministe combatif et actif de longue date sur le terrain. En Belgique, cette association est surtout une plate-forme supplémentaire des dogmatiques de la laïcité. Une étude réalisée par Agnès d'Arripe, licenciée en communication de l'UCL (Université Catholique de Louvain) et journaliste à l'Agence Alter, le confirme : « Les élèves voilées ne sont pas toutes soumises. Leur diversité est aussi vaste que dans n'importe quel groupe habillé plus conventionnellement. La plupart des jeunes filles portent désormais le voile comme un étendard. Elles ont retourné les stigmates dont elles se sentaient victimes dans l'autre sens. Elles arborent fièrement le voile comme une identité à part entière. Leur revendication, de pouvoir le porter librement, est devenu une question de principe. Elles refusent aussi d'être réduites à une catégorie et ont prouvé qu'elles avaient les capacités et la force de se défendre seules sans que l'on vienne les délivrer de quelque joug que ce soit. » Quant à l'épineuse question de l'interdiction, pour Agnès d'Arripe, le risque principal est de fermer la porte de l'école au nez de certaines de ces jeunes filles. [¿] Malika Es-Saïdi, in : le Journal du mardi, n°337, 02 octobre 2007 Sexualité. Religion. Le 17 novembre 2004, dans " le grand journal de Canal + ", Florian Zeller ¿ " prix interallié " en novembre 2004 pour son roman " La fascination du pire " ¿ dit que la frustration sexuelle est un ressort des rapports de force, de la violence¿ dans le monde. Il semble à l'écrivain que quelqu'un qui ne tolère pas qu'une femme ne porte pas le voile ne tolère pas ce qu'il y a derrière le voile, c'est-à-dire un corps, un potentiel de jouissance. Dans l'islamisme, il y a un problème posé par la jouissance de la femme. http://www.journalvachefolle.net/article-510.html ------------------------------------------------------------------------------------ « Le voile est un symbole politique de soumission. » [Nawal Al Saadawi] a beaucoup travaillé sur les racines du judaïsme, du christianisme et de l'islam. Dans ces religions, la femme est mal considérée. La différence, c'est qu'en Occident, la révolution industrielle a mis la femme au travail, la libérant du même coup du voile de l'oppression. La religion ne dirige plus la société, ni la politique. Rien de tel ne s'est passé pour l'islam. J'ai rencontré à Bruxelles de jeunes musulmanes voilées qui m'ont affirmé que leur voile, c'était leur identité, un défi. Je ne suis pas du même avis : le voile est un symbole politique de soumission. Le vrai défi, ce serait de travailler, hommes et femmes, à changer la société¿ Nawal Al Saadawi ; Véronique Kiesel ; in : le Soir, 18 octobre 2005 ------------------------------------------------------------------------------------ Entretien « Les religions sont anti-femmes » ÿcrivain et militante, la Bangladaise Taslima Nasreen se fait l'avocate de la laïcité. Pas seulement dans les pays musulmans En 1994, Taslima Nasreen, 43 ans aujourd'hui, a dû laisser derrière elle son pays, le Bangladesh, sa famille et son métier de gynécologue pour échapper à une fatwa lancée contre elle par des fondamentalistes musulmans. Sa faute : avoir osé s'élever contre l'oppression des femmes. Vous êtes venue à Paris pour défendre les droits des femmes dans le cadre de la Semaine mondiale de l'éducation. Mais votre première cible reste la religion¿ ¿ Toutes les religions, sans exception, sont fondamentalement anti-femmes. Elles vont à l'encontre de la liberté et des droits des femmes, qu'elles oppriment, au même titre que la tradition, la culture, les coutumes et le système patriarcal. Je m'en prends particulièrement à l'islam parce qu'il s'oppose à la démocratie, aux droits de l'homme et à l'émancipation des femmes. Dans les pays musulmans, la situation est pire qu'ailleurs, faute de séparation claire de la religion et de l'ÿtat. La loi y est fondée sur la religion, ce qui est la source de tous les maux des femmes. Pourtant, n'assiste-t-on pas à un retour en force des religions, aux Etats-Unis comme au Moyen-Orient ? ¿ Il est extrêmement alarmant de constater que certains ÿtats américains s'opposent à l'enseignement de la théorie de l'évolution et promeuvent le créationnisme. C'est un dangereux retour en arrière ! Là comme ailleurs, la religion est un outil et une arme entre les mains des dirigeants pour maintenir le peuple dans l'ignorance. Quant au fondamentalisme contre lequel les Etats-Unis sont en guerre, il ne faut pas oublier que ce sont eux qui l'ont engendré et encouragé dans leur propre intérêt, à l'époque de la guerre froide ! Maintenant que l'Union soviétique est morte, ils essaient de combattre l'islamisme et d'imposer la démocratie et les droits de l'homme à coups de bombes. Ils font fausse route. C'est le contraire qui se produit : des musulmans modérés versent dans l'extrémisme. Pour progresser, la démocratie et les droits de l'homme doivent s'appuyer sur des mouvements laïques internes aux pays musulmans. L'émancipation des femmes est-elle possible dans le cadre d'un ÿtat islamique ? ¿ Non, je ne le pense pas, contrairement à Shirin Ebadi [avocate iranienne, Prix Nobel de la paix 2003]. Le Coran dit clairement que les hommes sont supérieurs et les femmes inférieures. On ne peut pas donner une interprétation positive de pareilles affirmations ! Pour être libres, les musulmanes n'ont d'autre choix que de s'affranchir de la religion et du système patriarcal. Une société fondée sur l'égalité et la justice passe par la séparation claire de la religion et de l'ÿtat. L'éducation, l'ÿtat et le système politique doivent être laïques. La religion est une affaire de croyance individuelle et de liberté personnelle. Propos de Taslima Nasreen, recueillis par Anne Vidalie ; in : le Vif/l'Express, 17/06/2005

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" Islamophobie " (5)

Islamophobie (5) Islamophobie et racisme En ce qui me concerne, je suis antireligieux ; pour moi, la religion en soi est intolérante. Pour moi, la seule identité est celle de l'individu Je m'interroge sur le sexisme et sur le rapport au corps dans les religions. Le voile me semble être une manifestation du sexisme et du rejet du corps. Je pense qu'on combat le harcèlement sexuel en favorisant l'affirmation du corps, de sa sexualité, et ce sans modèles imposés, bien sûr. Je suis contre tout communautarisme, qu'il soit français ou arabo-musulman. Je défends l'individu contre les droits de sa culture. ÿtre antireligieux ne signifie pas être raciste. Le racisme c'est croire en une hiérarchie de races. S'opposer à une culture de domination chez un groupe n'est pas du racisme. La culture est ce que les membres d'un groupe font à un moment donné ; elle n'est pas figée, immuable, elle évolue ; la culture n'est pas ce que sont, définitivement, les membres du groupe. Dans son évolution, toute culture peut devenir basée sur la domination, l'oppression. Critiquer une culture, puisque c'est critiquer ce que font à un moment donné des hommes quels qu'ils soient, n'est pas du racisme, lequel consiste à classer les hommes dans des catégories qui déterminent ce qu'ils sont. En un véritable appel à la croisade contre les "islamophobes", comme tous les religieux, vous faites un amalgame entre racisme et athéisme. Personnellement, je suis islamophobe parce que, athée, je suis contre TOUTES LES religions sans aucune exception. En tant qu'humaniste, je ne considère absolument pas qu'il y a de "bonnes" religions et de "mauvaises" religions ou, du moins, de "moins mauvaises : elles sont toutes à rejeter en raison de leur a-humanisme, voire même de leur anti-humanisme, sous prétexte d'un ordre "divin" ! je ne suis pas plus ou pas moins contre l'islam que contre le catholicisme, le judaïsme, le bouddhisme, le shintoïsme, la scientologie...,le navetisme (les adorateurs du navet)... Vous ne pouvez qu'abusivement assimiler islamophobie et racisme. Le racisme visent des personnes alors que l'athéisme visent des idées, des chimères, des impostures, des mensonges..., bref des "croyances". JC Le 11 décembre 2003 Voici ce que j'ai envoyé à Ternisien, du « Monde » Cher monsieur, Dans vos articles, vous n'avez de cesse d'affirmer que "l'islamophobie" s'explique essentiellement par un sentiment de racisme anti-arabe. Sans toutefois vouloir insinuer que vous faites dans ce cas du racisme vous-même, en amalgamant les croyances à des races, (musulman = arabe), et ce d'une manière particulièrement maladroite (pourriez-vous nous définir une race "arabe" ? Et est-ce que pour vous « sémite » = « juif » ?) il n'en reste pas moins que vous affirmez - indirectement peut-être mais sans sourciller - que "de facto" sont racistes tous les incroyants, tous ceux qui critiquent les religions quelles qu'elles soient et surtout tous ceux qui ne supportent pas et ne veulent pas que des endoctrinements religieux intolérants par nature s'imposent à la société entière. [¿] Vous êtes suffisamment cultivé pour savoir qu'aucun régime politique fondé sur des bases religieuses ou des croyances incontestables ne laisse s'exprimer librement aucune autre croyance, et aussi pour comprendre le ridicule qu'il y a, aujourd'hui, à laisser faire des leçons de démocratie laïque par les tenants et les adeptes de religions dont certaines ont été de tous temps d'une intolérance inhumaine lorsqu'elles en avaient le pouvoir politique ou d'autres dont on voit les effets désastreux encore aujourd'hui. Si vous accusez ceux qui critiquent certaines croyances trop vertement à votre goût d'être racistes, n'est-ce pas plutôt que ce sont les religions, précisément, qui sont dans beaucoup de cas à l'origine des racismes les plus répugnants et les plus absurdes, sentiments racistes exploités à leur tour par des régimes autoritaires ? Johannès Robyn Président de l'Union des Athées Pour un militantisme antireligieux La mode est à l'¿cuménisme, à la fraternité religieuse. (¿) Les rencontres ¿cuméniques du Vatican ne sont qu'un nouveau Yalta. Les religions requièrent pour s'établir deux éléments essentiels: un gourou (JC, Mahomet, Bouddha) suffisamment populiste, agitateur, sectaire, thaumaturge pour grouper une communauté, et des dogmes qui interdiront à ces membres fraîchement captés de retourner à leur croyance ou incroyance ancienne. L'esprit communautaire s'occupe de la suite où chacun doit à son tour non seulement conserver la foi mais la propager par tous les moyens, l'épée étant d'une efficacité reconnue. En outre, la morale enseignée doit être suffisamment vaste pour rassembler le maître et l'esclave, l'homme et la femme, le riche et le pauvre, le guerrier et le pacifiste. En un mot, elle doit être populiste. 2000 ans de christianisme et 1400 ans d'islam apportent la preuve que la formule était bien adaptée. Fidèles à leurs préceptes discriminatoires, christianisme et islam ont propagé croix et croissant par-delà les mers et les continents dans un colonialisme religieux inavoué. Si leur passé est bien connu, aucune garantie n'existe quant à un avenir qui ne lui ressemblerait pas. La prétendue maturité des religions n'est qu'un v¿u pieux et l'actualité de ce 20ème siècle est là pour le démontrer. Le soutien de l'Eglise catholique à diverses dictatures et les régimes islamistes racistes envers tout ce qui n'est pas musulman sont moins des reliques du passé que le signe de religions despotiques sacrifiant l'individu à la prospérité de l'institution. L'avenir est donc extrêmement prévisible: soit les religions disparaîtront et seront remplacées (réactualisées, un processus qui rappelle leur naissance) par d'autres illusions paralysantes, soit elles auront l'habileté de mieux se fondre dans la vie politique et économique pour la façonner à leur image dans une diversion cléricale. Je n'envisage pas un retour à une domination religieuse dictatoriale, un optimisme qui n'est, certes, en rien justifié par le passé. La première hypothèse n'est pas pour demain alors que la seconde est déjà à l'¿uvre. Quelques exemples parmi d'autres: le Vatican surveille de près tout texte régissant l'organisation de la Communauté Européenne, Israël est tiraillé entre des laïques soucieux de progrès et des ultras voulant imposer une chape de plomb à toute la population, l'islam en France tente de se soustraire aux lois républicaines acquises contre l'avis des religions, la catholique principalement. Laïcité, démocratie et droits de l'homme ne sont pas des conquêtes religieuses. Les freins et obstacles toujours posés par les religions contre l'évolution démocratique justifient alors la permanence et la vigilance d'une action militante qui ne peut se contenter d'afficher son anticléricalisme ou son horreur devant les fondamentalismes mais doit clamer qu'une humanité juste ne peut être construite sans la disparition des religions. Mais militantisme antireligieux n'est pas l'interdiction de la croyance de chacun dans la mesure où celle-ci n'entrave pas la liberté d'autrui ni ne soumet le croyant à une autorité qui l'abuse. Une foi sans prêtre ni dogme est-elle un exutoire bancal mais unique à une religiosité faite d'obéissance aveugle? Aux mystiques de répondre. (¿) J. Bézecourt http://www.atheisme.org/ http://www.journalvachefolle.net/article-372.html

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" Islamophobie " (4)

Islamophobie (4) Intégrisme laïc Certains accusent les opposants au port du voile d' ¿ intégrisme laïc ¿, de ¿ racisme ¿ et d' ¿ islamophobie ¿. Existe-t-il un intégrisme laïque ? Le croyant est-il opprimé par la séparation des pouvoirs de la religion et de l'ÿtat ? Interdire un tribunal religieux est-il une offense à la liberté ? Les religions, spiritualités, ésotérismes, sectes, et autres pensées circulaires érigent une morale et des vertus hors desquelles tout leur est condamnable. C'est leur spécialité. Les retenir de condamner est-il si condamnable ? Les structures qui en découlent, tout comme leurs représentants, imposent une vérité hors de laquelle tout leur est mensonge et errance, ce qui est une profonde allergie à l'altérité. Rétablir, grâce à la laïcité, le droit d'exister d'autrui, est-il une offense à autrui ? Poser la question, c'est y répondre. La laïcité n'est ni une vertu, ni un concept, ni une vérité, elle n'est rien en soi sinon un espace d'existence et ne s'impose pas ; elle n'est que le refus des tyrannies, le rejet du délire, la recherche de l'objectivité, d'une éthique applicable qui ne soit pas une «vérité», mais un outil civilisateur, qui ne se base pas sur des proverbes tout crus pondus il y a des milllénaires, mais sur un esprit critique aiguisé et conscient des réalités contemporaines. Elle n'est pas un système, ni une religion, ni un regroupement, elle n'a pas de pape, d'iman, de rabbin ou de moine, de décideur, de gourou. Elle est un concensus social. La religiosité n'est jamais un concensus, puisqu'elle se présente comme indiscutable et issue d'une force « supérieure ». L'adoration de Dieu est une bien subtile adoration de soi. L'on érige une réalité qui serait supérieure à autrui, et par son biais, l'on impose notre narcissisme au monde. La religiosité étant le culte exalté de soi compensant un Moi morcelé, forcément, autrui y est hautement compromis. Elle ne tente de réaliser l'humain que par le biais de « vertus » cloisonnées en concepts irréductibles. Le croyant ne peut pas vous parler de pertinence ou d'adéquation de votre comportement ; il ne vous évaluera qu'en termes de « luxure » ou de « pureté », de « piété » ou d'« impiété », d'« orgueil » ou « d'humilité », de « péchés » ou de «vertus», qu'il nomme « valeurs » alors qu'elles n'en ont aucune, ni sur le plan éthique, ni sur celui de la raison. Orgueil, humilité, luxure, pureté, n'ont pas de sens sur le plan de la raison formelle, ce ne sont que des moyens de réduire autrui à l'esclavage d'une vision du monde qui met celui-ci en péril. Oscillant entre reproches et encensements, jugements et magnanimités, le croyant n'atteint jamais l'objectivité et rate la cible par cinquante lieues ou cinquante psychiatres. Ne pouvant ainsi s'extirper de la morale, les religiosités n'atteignent jamais l'éthique. [¿] Refréner la dérive religieuse n'est jamais une dérive ; contrer les effets néfastes de la pensée religieuse n'est jamais néfaste ; combattre le fanatisme de la religiosité n'est jamais du fanatisme ; contrer le crime, n'est pas un crime. De même, combattre l'intégrisme religieux n'est pas de l'intégrisme. L'association des termes : « intégrisme » et « laïcité » est un non-sens, une formule sans queue ni tête, indéfendable. Contrer les terribles conséquences de la religion sur la société en répandant l'humanisme, l'éducation, la science, la civilisation, comporte des paradoxes, oui ; des orthodoxies, non. De l'intégrité, oui ; de l'intégrisme, non. L'Humanité évoluera et grandira laïque ou périra religieuse. http://atheisme.ca/articles/samael [...] ue_fr.html Laïcité Certains accusent les opposants au port du voile d' ¿ intégrisme laïc ¿, de ¿ racisme ¿ et d' ¿ islamophobie ¿. Laïcité Centre d'Action Laïque, Belgique Qui sommes-nous, laïques ? Un mot, deux aspects La laïcité que nous revendiquons comporte deux aspects : le premier concerne l'organisation de la cité, c'est la laïcité politique, le second relève de la conception de la vie, c'est la laïcité philosophique. La laïcité politique L'Etat laïque est celui qui réalise une séparation effective entre l'espace public et ses institutions (qui sont le patrimoine commun) et les églises et convictions religieuses ou philosophiques diverses (qui relèvent de la sphère privée des citoyens). Il est le seul à garantir l'égalité des citoyens quelles que soient leur conviction et l'impartialité du pouvoir en cette matière. Il est le seul garant d'une entière liberté de conscience, d'une liberté de pensée... et de religion. Il s'ensuit que la défense du principe de laïcité de l'Etat et des pouvoirs publics n'est pas l'apanage des agnostiques et des athées puisqu'à proprement parler, il n'y a pas de liberté de religion en dehors de l'Etat laïque. Dès que l'Etat se qualifie explicitement ou implicitement de catholique, d'islamique, de chrétien, de juif ou de tout ce qu'on voudra (cela vaut aussi pour l'appropriation athée de l'Etat qui est aussi anti-laïque que l'Etat théocratique), il réduit à la sous-citoyenneté toutes les minorités qui ne professent pas la confession officielle... et même ceux qui, tout en appartenant à la religion majoritaire, prétendent y défendre un point de vue marginal ou dissident. En réalité aucune démocratie n'est possible sans laïcité politique et cette exigence est commune à tous les démocrates qu'ils soient libres penseurs, chrétiens, musulmans, israélites. Dans ce sens-là, la laïcité n'est donc pas un sous-groupe de la société qu'il conviendrait de « reconnaître » au même titre que les autres sous-groupes que sont les catholiques, les protestants, les musulmans,¿ mais un principe d'organisation de la chose publique fondé sur une vision universelle de la société. La laïcité philosophique Mais dans un autre sens, le même mot « laïcité » vise non plus seulement une exigence d'impartialité et de parfaite indépendance des pouvoirs publics à l'égard des convictions religieuses ou philosophiques, mais aussi une conception de vie dont les fondements non confessionnels sont étrangers à toute référence divine, surnaturelle ou transcendante. Dans ce second sens, à la fois plus large (puisqu'il implique plus qu'une « simple » exigence de séparation de l'Etat des églises) et plus étroit (puisqu'il n'a pas vocation à concerner la totalité des citoyens, à moins de considérer stupidement que l'aphorisme nietzschéen « Dieu est mort » serait en passe de conquérir à bref délai la généralité de nos contemporains). C'est dans cette acception-là que nous utilisons le terme « laïque » quand nous nous définissons à titre individuel ou lorsque nous nous reconnaissons en tant que « communauté philosophique non confessionnelle ». Cette conception de vie implique non seulement l'émancipation à l'égard de nos traditions religieuses et de leurs archaïsmes, mais surtout l'adhésion à un ensemble de valeur positives : humanisme, libre examen, altérité, conquête de la citoyenneté, émancipation, autonomie, quête du bonheur, réhabilitation du plaisir, capacité de révolte, exigence de justice,... avec lesquelles nous tentons de construire une éthique étrangère à toute référence transcendante. [¿] http://www.ulb.ac.be/cal/ Certains accusent les opposants au port du voile d' ¿ intégrisme laïc ¿, de ¿ racisme ¿ et d' ¿ islamophobie ¿. Par laïcité, il faut entendre d'une part : la volonté de construire une société juste, progressiste et fraternelle, dotée d'institutions publiques impartiales, garante de la dignité de la personne et des droits humains assurant à chacun la liberté de pensée et d'expression, ainsi que l'égalité de tous devant la loi sans distinction de sexe, d'origine, de culture ou de conviction et considérant que les options confessionnelles ou non confessionnelles relèvent exclusivement de la sphère privée des personnes. Et d'autre part : l'élaboration personnelle d'une conception de vie qui se fonde sur l'expérience humaine, à l'exclusion de toute référence confessionnelle, dogmatique ou surnaturelle, qui implique l'adhésion aux valeurs du libre examen, d'émancipation à l'égard de toute forme de conditionnement et aux impératifs de citoyenneté et de justice. Liberté de conscience On peut affirmer que la liberté de conscience est toujours garante de la liberté religieuse. Par contre, la revendication de la liberté religieuse n'implique pas toujours celle d'une liberté de conscience. Mais il ne peut y avoir de liberté religieuse et à fortiori de liberté de conscience hors d'un ÿtat laïque, c'est à dire respectueux du pluralisme des convictions de ses citoyens. Le principe de liberté de conscience n'a pas toujours été (l'est-il vraiment aujourd'hui ?) en odeur de sainteté. Pour preuve, voici ce qu'en disait le pape Grégoire XVI dans son encyclique " Mirari Vos " en 1832: « De cette source empoisonnée de l'indifférentisme, découle cette maxime fausse et absurde ou plutôt ce délire : qu'on doit procurer et garantir à chacun la liberté de conscience ; erreur des plus contagieuses, à laquelle aplanit la voie cette liberté absolue et sans frein des opinions qui, pour la ruine de l'ÿglise et de l'ÿtat, va se répandant de toutes parts, et que certains hommes, par un excès d'impudence, ne craignent pas de représenter comme avantageuse à la religion. Eh ! " quelle mort plus funeste pour les âmes, que la liberté de l'erreur ! " disait saint Augustin (S. Aug. Ep. CLXVI). En voyant ôter ainsi aux hommes tout frein capable de les retenir dans les sentiers de la vérité, entraînés qu'ils sont déjà à leur perte par un naturel enclin au mal, c'est en vérité que nous disons qu'il est ouvert ce " puits de l'abîme " (Apoc. IX, 3). » Libre examen Valeur laïque par excellence, le libre examen implique non seulement l'affirmation d'un droit, celui de l'absolue liberté de conscience, mais surtout l'affirmation d'un devoir: celui de ne reconnaître aucun dogme et de procéder avec esprit critique à la mise en question des idées reçues, toutes les idées reçues, y compris celles ancrées en soi, les plus pernicieuses, celles de la bonne conscience et du préjugé. « Le libre examen ne se réclame pas de vérités définitives; il se préoccupe du renouvellement méthodique des idées et répugne à leur conservation obligatoire. On a dit que cette attitude d'esprit est trop sceptique et critique, qu'elle sème l'inquiétude et le désordre et mène à détruire sans reconstruire; qu'elle laisse les jeunes surtout, sans idéal positif, voire sans refuge spirituel. Ce reproche est injuste, car au delà de toute idée particulière, révélant telle ou telle prétendue loi du monde, le libre examen propose une méthode efficace, un style de la pensée, qui écarte la solution facile de l'engagement doctrinal, en lui substituant une discipline intellectuelle et morale, où la maîtrise de soi et l'objectivité jouent un rôle majeur. Le libre examen prépare à une action éclairée par la réflexion scrupuleuse et méthodique sur les fins et les moyens. » Maxime Glansdorff « Adhérer au principe du libre examen, c'est non seulement revendiquer un droit inaliénable, celui de l'absolue liberté de conscience, mais c'est surtout assumer une responsabilité : celle de développer sa réflexion critique personnelle et de garantir aux autres le droit et la possibilité d'en user de même. » Philippe Grollet « S'il faut définir le libre examen par une formule très brève, je choisis de dire que c'est la méthode scientifique étendue et adaptée à toute question non scientifique. Limité au domaine des sciences, le libre examen n'aurait rien de spécifique : il est monnaie courante chez tous les scientifiques du monde. Mais il y a beaucoup de questions capitales pour l'homme qui ne sont pas susceptibles d'un traitement scientifique : les questions métaphysiques, philosophiques, la question du bien et du mal, du beau et du laid, le monde des valeurs, où nous avons nos croyances, nos convictions, nos principes, nos options... Mais le libre examen n'est pas seulement une méthode : c'est une attitude à laquelle nous attachons une valeur, une valeur éminente, non seulement dans notre travail scientifique, mais dans notre vie. Le libre examen, pour nous, est une valeur, une valeur haute, et cela aussi comporte des implications. » Robert Joly Libre pensée Dans notre civilisation, la libre pensée s'éveille en Ionie, dès le VIe siècle avant notre ère, lorsque certains penseurs, récusant les mythes religieux explicatifs des origines du monde et de l'ordre des choses, tentent de leur substituer l'observation et l'analyse rationnelle. Au cours de son histoire, elle se voudra, à travers difficultés et obstacles, revendication de l'autonomie de la conscience humaine contre les règles qui prétendent la limiter. Liée à l'apparition d'autres systèmes explicatifs de l'origine des choses, à l'essor du matérialisme et de l'athéisme, à l'histoire de la tolérance, au progrès des sciences, son développement est sans frontières. Le dogmatisme religieux a été longtemps le principal adversaire de la libre pensée, mais l'expérience historique l'a montré, elle peut se heurter à d'autres formes de contraintes et d'obscurantisme. Il en ressort que la libre pensée ne peut exister que dans une société pluraliste acceptant la diversité des systèmes de valeurs et respectant la dignité de l'individu. Blasphème La répression du blasphème est loin d'être un trait spécifique aux pays islamiques, comme l'affaire Rushdie pourrait le faire croire. La plupart des pays européens (la France et la Belgique étant des exceptions) possèdent une législation contre le blasphème même si, hors la Grèce, les cas d'application sont peu nombreux. L'Allemagne, par exemple, a tenté en 1986 de faire condamner des athées pour blasphème avant d'abandonner les poursuites. La Cour européenne des droits de l'Homme de Strasbourg elle-même, après avoir estimé, en 1976 ¿ dans une affaire anglaise - que la liberté d'expression valait "même pour les idées qui heurtent, choquent ou inquiètent" ¿ a jugé en 1994, dans une affaire autrichienne, qu'il était légitime d'empêcher les attaques injurieuses contre les objets de vénération religieuse. La Ligue pour l'Abolition des lois réprimant le Blasphème et le droit de s'Exprimer Librement (LABEL) a publié une Déclaration " Pour l'insolence et le blasphème ". Ce texte dénonce la tendance au conformisme qui progresse depuis plusieurs années, le recul de la liberté d'expression et plaide pour les vertus du blasphème. Suite au raz-de-marée provoqué par quelques caricatures, le Centre d'Action Laïque prend position [¿] Le CAL soutient par ailleurs ceux qui, dans la communauté musulmane de Belgique, sont prêts à affronter, en profondeur, la question délicate de la violence et de certains prescrits coraniques qui sonnent comme des appels permanents à la haine du juif, du chrétien et de l'incroyant, à l'humiliation de la femme et à la guerre sainte [¿]. http://www.ulb.ac.be/cal/ Ceci n'est pas une caricature Nos islamologues patentés le serinent en permanence dans les médias : l'Islam est une religion de paix, d'amour et de tolérance. Ben voyons¿ Demandez à Salman Rushdie, au cadavre de Theo van Gogh, aux homosexuels torturés dans les geôles musulmanes, aux femmes soupçonnées d'adultère abattues dans un stade afghan. Interrogez aussi les dessinateurs danois assez sots pour croire universelle la liberté d'expression ! Sur toute la surface du globe, des musulmans - dont on précise qu'ils sont fanatiques - incendient, brûlent et menacent de mort au motif qu'une image du Prophète le caricature avec un turban en forme de bombe. Une caricature ? Où sont l'outrance, l'excès, la démesure qui la définissent ? Une quantité incroyable de sourates du Coran montrent Mahomet invitant à passer par le fil de l'épée les Juifs, les infidèles, les incroyants, les chrétiens et autres rebelles à sa vision du monde ¿ homosexuels, libertins, libres penseurs. Croit-on que revenu en nos temps ledit Prophète hésiterait à remplacer le cimeterre par la bombe ? Par ailleurs, quand la poudre musulmane parle partout sur la planète on ne voit pas les tenants de cette fameuse religion de paix, d'amour et de tolérance descendre massivement dans les rues pour manifester leur réprobation contre les criminels revendiquant un Coran qui n'empêche pas qu'on s'en inspire pour commettre pareils forfaits, bien au contraire. Sont-ils modérés ceux qui consentent au fanatisme des autres ? Qu'un musulman croie la viande de porc immangeable, l'alcool imbuvable, la chevelure d'une femme obscène par définition, blasphématoire la représentation du visage d'un prophète qui fut un homme, libre à lui. Mais pourquoi devrai-je le croire moi aussi sous peine de mort ? L'affaire des soi disant caricatures (comme celle dite du voile) met à jour un symptôme de plus qu'elle : désormais l'islam place des coins dans le vieux marbre d'une Europe qui ne croit plus en elle, en ses valeurs, en ses vertus, et ce avant destruction définitive. Pour cesser de débiter les habituels lieux communs sur l'islam, quiconque n'a pas lu au moins une fois intégralement le Coran devrait s'interdire d'émettre un avis. Une fois l'ouvrage lu, chaque lecteur informé des propos misogynes, antisémites, intolérants, violents, belliqueux récurrents pourrait légitimement porter un jugement. Alors nous pourrions aborder ce défi jeté au visage de l'occident : suite aux Lumières ou retour aux barbaries féodales ? Autrement dit : la liberté ou la mort ? Michel Onfray http://pagesperso-orange.fr/michel [...] Mars06.htm

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" Islamophobie " (3)

Islamophobie (3) Individualiste et anti-autoritaire N'est-il pas plus facile de cataloguer « lepenophiles » ceux qui critiquent l'islam , « antisémites » ceux qui critiquent le gouvernement israélien, « pro-soviétiques » les anticapitalistes, « intégristes » les écolos, « Brigitte Bardot » ceux qui respectent la vie non-humaine, « passion » les coups de Bertrand Cantat, « immoral » le discours de Marilyn Manson, « pro-Sharon » les frères Dardenne, « vieux con » Cavanna, que de s'interroger sur les causes et conséquences de l'être humain patriote, croyant et consommateur ? Certains accusent les opposants au port du voile d' ¿ intégrisme laïc ¿, de ¿ racisme ¿ et d' ¿ islamophobie ¿. Est-il encore permis de dénoncer le caractère intolérant de l'islam et des autres religions par la même occasion sans être taxés de racistes islamophobes, antisémites ou cathophobes ? « Un croyant ne peut être qu'intolérant. Le fanatisme n'est pas un aspect fâcheux et dévoyé de la religion: il est la religion même. » (Cavanna) Le dogmatisme et le communautarisme sont des problèmes. Certains font de cette affaire une question de RACISME, prétendant qu'on fera toujours l'amalgame entre arabe et musulman, alors que ¿ à côté des fidèles à la tradition chrétienne en rapport conflictuel avec l'islam ¿ et à côté des racistes qui profitent du débat pour se lâcher ¿ il y a ceux pour qui c'est une question de CRITIQUE DE LA (toute) RELIGION, de ce qu'elle aurait de dogmatique, d'autoritaire, de liberticide, du rapport de la religion avec l'autonomie individuelle. Le terme ¿ islam ¿ signifie « soumission totale à la volonté divine », et ¿ musulman ¿, « soumis entièrement à la volonté divine ». Religion signifie : sens qu'on impose à la vie des autres ; on dicte leur vie aux autres ; règles imposées de l'extérieur et non développées de l'intérieur de soi-même. Individualiste et anti-autoritaire signifie : contre toute domination, qu'elle soit sexiste, raciste, capitaliste ; critique de toute culture installant un rapport dominant-dominé. Toute société évolue et peut à un moment donné se fonder sur une culture de domination. Individualisme signifie : la seule identité c'est l'identité de l'individu, dans la relation avec lui-même, et pas dans le cadre d'une relation à une communauté. Le but que je garde à l'esprit est : de sortir des divisions communautaires (l'identité est individuelle) et de la religion. « [¿] Je rêve d'un monde ouvert, pluriel, où les différences sont enrichissement mais avec une juste répartition des richesses. Dans cette optique, je m'indigne évidemment quand j'entends ou quand je lis des propos qui réduisent un groupe ethnique à des stéréotypes affligeants. Dans le souci de lutter contre ces caricatures, [le Journal du mardi dénonce] les propos islamophobes de Claude Imbert et Jack-Alain Léger. Fort bien. Mais je m'interroge : j'ai deux filles, adolescentes, et je me demande quelle serait leur destinée dans un ÿtat islamique. C'est alors que je lis [dans le même Journal du mardi] cette phrase : « En Iran, toute femme refusant un mariage arrangé, ne respectant pas le code vestimentaire islamique ou communiquant avec des hommes qui ne font pas partie de sa famille, risque de perdre la vie¿ » Alors le Journal du mardi se contredit-il ? Loin de moi l'idée de vous soupçonner de schizophrénie patente, mais je me dis que parfois peut-être, il est bien difficile de maintenir le cap d'une parfaite cohérence. Bien sûr, il s'agit de l'Iran, mais tout de même, l'islam ne véhicule-t-il pas une anthropologie difficilement compatible avec notre humanisme dans ce qu'il a de plus abouti ? Nous ne nous privons pas de dénoncer l'ÿglise romaine lorsqu'elle s'accroche à ses tabous les plus rétrogrades : refus de la contraception, privation pour la femme de l'accès au sacerdoce et pour le prêtre de la possibilité de se marier ou de fonder famille, culte pathétique (pathologique ?) de la souffrance incarnée par Jean-Paul II¿ Seulement voilà, l'ÿglise catholique s'enracine dans nos traditions, donc nous ne risquons pas d'être taxés d'intolérance. Par contre, quels propos pouvons-nous tenir lorsqu'il s'agit de critiquer l'idéologie de l'Autre, celui qui vient d'ailleurs ? Sans doute la prudence est-elle alors nécessaire mais doit-on rester strictement dans le langage diplomatique donc hypocrite ? Difficile question ! » Claude Jonette, courrier, in : le Journal du mardi, n°140, 18 novembre 2003 http://www.journalvachefolle.net/article-314.html

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" Islamophobie " (2)

Islamophobie (2) Les femmes dans les religions Toutes des sorcières Comme l'a rappelé la polémique sur le foulard, la place de la femme dans la religion musulmane pose problème. Seulement dans la religion musulmane ? « Toutes les religions, qui sont interprétées majoritairement par des hommes, souligne la sociologue Françoise Gaspard, ont un problème avec les femmes. Les quelques rares femmes qui se sont risquées à interpréter les textes ont été qualifiées de sorcières ». Et ce n'est pas demain la veille que le Vatican accueillera une papesse¿ In : le Journal du mardi, n°155, 09/03/2004 Des opinions comme les autres [Le 08 mars 2004], pour célébrer la Journée de la femme d'une manière intelligente, c'est-à-dire pour prendre connaissance de ce que pensent et préconisent des adolescentes dynamiques et conscientes dans une société comme la nôtre, j'ai lu avec attention Des filles comme les autres (La Découverte, 16,10 euros). C'est une longue interview des demoiselles Levy, Alma et Lila (16 et 18 ans), qui furent exclues de leur lycée d'Auvervilliers pour avoir refusé d'ôter leurs foulards, ce qui déclencha en France la problématique du voile à l'école. Comme il est précisé en quatrième de couverture, les auteures expliquent de façon à la fois posée et précise leur conception du monde¿ C'est ainsi qu'elles parlent entre autres choses de religion, des relations garçons-filles, d'homosexualité, de certaines pratiques sociales (la lapidation, la polygamie¿), des rapports entre la religion et le pouvoir politique, etc. Elles le font d'une manière claire, avec un sérieux entrecoupé parfois d'expressions enjouées. Elles ne donnent presque jamais l'impression d'être agressives. Et cela donne par exemple ceci : Le port du voile est-il obligatoire partout ? C'est un commandement de notre religion et nous avons envie de le pratiquer (¿).Lorsque j'enlevais mon foulard, je commençais à me sentir toute nue (¿). Maintenant, je ne serais plus capable de le retirer (¿). Ce que l'on peut montrer a été réduit au visage et aux mains. De la science : Les quatre savants les moins contestables sont ceux des trois premiers siècles de l'Hégire (¿). Nous, nous croyons que Dieu possède la science parfaite. Les filles qui sont décolletées ou qui portent des strings ? C'est un comportement non naturel ! L'homosexualité ? Il y avait des filles de mon lycée qui s'embrassaient sans vergogne. Or, je n'aime déjà pas tellement quand je vois une fille avec un garçon, car je trouve cela impudique (¿). Que ce soit un homme avec un autre homme, un homme avec une femme, une femme avec une autre, ou même avec un chien, cela me fait le même effet de les voir s'embrasser (¿). Je trouvais cela dégueulasse. De la sexualité : Je trouve cela grotesque (¿). J'ai vu des garçons de dix-huit ans qui cherchaient à s'amuser de cette manière : je leur disais de prendre une Play Station s'ils voulaient s'amuser (¿). Avant le mariage, un homme et une femme ne doivent pas rester seuls ni se toucher (¿).Personnellement je n'irais pas au cinéma car il fait noir et c'est donc un lieu qui favorise le péché (¿). De la pudeur des hommes. Quand les hommes jouent au foot en short, ils ne respectent pas le hadith (NDLR : recueil des actes et paroles de Mahomet). Les hommes doivent se couvrir du nombril au genou et en principe ils doivent couvrir également le torse et les épaules¿ idéalement des poignets jusqu'aux chevilles. Le mariage. Il est conseillé de se voir, de se rencontrer au moins une fois. La polygamie. Nous n'avons pas le droit d'en juger (¿). Il nous est impossible de contester quelque chose que Dieu a légalisé. L'hôpital. Quand j'étais aux urgences, mon frère est venu avec moi car je n'ai pas le droit de rester seule avec un homme. La lapidation. Si une personne ayant commis l'adultère souhaite se repentir par la lapidation, c'est son choix et elle y va librement.Mais je ne conçois pas que l'on puisse lapider quelqu'un contre sa volonté (¿). C'est une expiation volontaire du péché. La politique. Ce que j'entends dans les assemblées de croyants, c'est la volonté marquée de se donner un poids politique. Ces propos, prononcés par des jeunes filles considérées comme emblématiques par un bon nombre de partisans du voile à l'école, doivent nous permettre, dit l'éditeur du livre, de dépasser les simplifications et les préjugés. Voilà qui est fait. Cela étant, au lieu d'ânonner sempiternellement que la religion est l'opium du peuple, nous ferions mieux d'apprendre par c¿ur la citation complète de Karl Marx. La voici : La misère religieuse est d'une part l'expression de la misère réelle et d'autre part la protestation contre la misère réelle. Le religieux est le soupir de la créature accablée par le malheur, l'âme d'un monde sans c¿ur, de même qu'elle est l'esprit d'une époque sans esprit. C'est l'opium du peuple. Répétons-le aussi souvent qu'il le faut : c'est en préconisant à la fois la défense des conquêtes de la laïcité, du féminisme et tout bonnement de la démocratie, et la nécessité de traiter socialement et économiquement le problème, qu'on commencera à le résoudre. Je te défends en tant qu'exploité mais je te combats en tant que représentant d'une religion qui opprime les femmes, disait un jeune homme à un barbu qui accompagnait des femmes voilées à une manifestation pour la Journée des femmes. En rompant une lance en faveur de l'intelligence, je devais m'attendre à prendre quelques baffes. Elles sont venues. Car il faut se faire une raison : l'intelligence, surtout quand elle s'exprime par le biais des intellectuels (ce qui arrive), est une denrée insupportable à la plupart des gens qui, paradoxalement, la méprise intimement tout en s'en proclamant aussi bien pourvu qu'un autre. (¿) Yvon Toussaint, in : le Soir, 15 mars 2004 http://www.journalvachefolle.net/article-322.html

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" Islamophobie " (1)

Islamophobie (1) port du voile fatwa contre l'écrivain Salman Rushdie, condamnation à mort de Taslima Nasreen assassinat de Theo van Gogh, qui a réalisé, en collaboration avec Ayaan Hirsi Ali, sur la base d'un scénario de celle-ci, Submission, un court métrage dénonçant la soumission des femmes dans l'Islam affaire des caricatures du prophète Mahomet conflit isrélo-palestinien attentats du 11 septembre 2001 Turquie candidate à l'adhésion à l'Union européenne « islamophobie », « racisme anti-musulmans », « choc des civilisations » Voici de quoi on taxe ceux qui critiquent l'islam : conservateurs chrétiens, néocolonialistes, racistes, extrémistes de droite sous couvert de défense de la liberté d'expression ¿ comme ceux qui font de l'antisémitisme sous couvert d'antisionisme, de critique d'Israël ¿, racistes qui peuvent se lâcher grâce à la critique de l'islam. Je prône la liberté ¿ la liberté d'expression ¿, l'anticléricalisme, l'anti-phallocratie. Je suis opposé à la croyance, au communautarisme, à la consommation. Pour moi, le voile est un outil d'emprisonnement de la femme et de la sexualité. Je dénonce l'impérialisme américain et les régimes dictatoriaux arabes, le terrorisme d'ÿtat israélien et le terrorisme du Hezbollah. Pas de tabou. Je critique autant la religion, la domination religieuse ¿ la menace de la religion sur la liberté d'expression ¿, que le colonialisme, l'impérialisme, la domination impériale, la domination capitaliste ¿ la menace de « ¿ l'argent des dominants ¿ », de « la concentration de la presse occidentale dans les mains de groupes industriels » sur la liberté d'expression ¿. Prendre en considération : les relations internationales, les enjeux géopolitiques ; le colonialisme, l'impérialisme, le « despotisme universel américain » et les dictatures locales, qui manipulent, instrumentalisent ; la liberté d'expression, l'émancipation, la liberté ; la lutte contre la soumission et l'exclusion des femmes ; la lutte contre la condamnation de la « sexualité érotique » ; la contestation de l'idée de « respect des idées, des opinions, des convictions » ; l'affirmation de l'opposition à la croyance. Libération : du colonialisme, de l'impérialisme, du « despotisme universel américain » ; des dictatures locales ; des dogmes, de la religion, de la croyance. Affirmation de l'autonomie individuelle Libération, en opposition au remplacement d'une prison par une autre prison, à la prison-refuge de la théocratie, de la religion en réponse à la prison de l'impérialisme, du « despotisme universel américain », des dictatures locales. Dans ¿ les banlieues ¿, il y a une régression de l'image de la femme chez les garçons, concomitante aux intégrismes chrétiens, islamiques. Régression : disparition de la mixité, séparation des garçons et des filles, mainmise de la religion. Le retour au religieux, l'intégrisme religieux, est-ce une réaction à la libération de la femme, pour que le mec retrouve la position du dominant ? Des jeunes musulmanes voilées affirment que leur voile, c'est leur identité. L'identité ? Comment est-ce que tu te construis une identité avec toute cette autorité, toutes ces obligations ? En effet, l'identité, c'est personnel et non imposé. Il s'agit de donner aux filles les outils pour être indépendantes, autonomes. Dénoncer le repli sur soi communautariste en réponse à un repli sur soi communautariste. Au communautarisme on n'oppose pas un autre communautarisme, mais l'inaliénabilité de l'individu. Je dénonce le principe qui consiste à s'opposer à une culture dominante et oppressante par une contre-culture tout aussi autoritaire, uniformisante. Quand je critique des cultures, c'est parce qu'elles menacent ou nient l'inaliénabilité de l'individu ¿ la liberté sexuelle, la liberté des femmes, la liberté de chacun de disposer de son corps. Quand je critique des cultures, c'est par anti-communautarisme. Du blasphème au racisme Ni la Bible juive, ni les évangiles et les écrits des « pères » chrétiens n'ont échappé aux moqueries et aux critiques les plus virulentes. Il n'y a donc aucune raison que le Coran, livre sacré des musulmans, ne soit pas soumis aux mêmes critiques. Il semblerait pourtant, pour différents motifs qui touchent plus à la démagogie politique et à la finance géopolitique, qu'il n'en soit pas ainsi. Les critiques virulentes de l'islam, une des dernières-nées des religions les plus intolérantes qui soient, sont d'abord assimilées à de « l'islamophobie », mot copié sur la « christianophobie » lancée par Jean-Paul II, mais on en étend le sens. D'après les dirigeants du Mouvement pour le Rapprochement des Peuples comme Mouloud Aounit, ou le prédicateur impénitent du « Monde » Xavier Ternisien, se moquer ou critiquer l'islam est de l'islamophobie, et l'islamophobie est du racisme anti-arabe. C'est aussi simple que ça. Pour eux, l'athée qui est christianophobe, judéophobe, islamophobe est un simple raciste. Ne veut-on se souvenir du danger qu'il y a à assimiler les termes « race » et « religion » ? [¿] Johannès Robyn morale laïque trimestriel d'information de la fédération des amis de la morale laïque N°151, 2ième trimestre 2006 Dossier blasphème De la nécessité du respect http://www.journalvachefolle.net/article-942.html Valeurs universelles [¿] Il y a une question élémentaire, à laquelle tout démocrate, et a fortiori tout socialiste, doit répondre sans ambages : y a-t-il ou pas des valeurs qui sont universelles, non pas « occidentales », mais simplement universelles parce qu'humanistes, en ce compris l'égalité des hommes et des femmes ? Et donc des valeurs supérieures aux dogmes religieux que d'ailleurs les « docteurs de la foi » accommodent diversement selon les lieux et les époques ? Robert Falony, in : le Journal du mardi, n°342, 04 mars 2008 http://www.journalvachefolle.net/article-887.html Respect des croyances Patrice Dartevelle ¿ Président de la Ligue pour l'abolition des lois réprimant le blasphème et le droit de s'exprimer librement ¿ « Face aux caricatures du Jyllands Posten, les musulmans, les pas très intégristes, les Occidentaux prudents invoquent le respect dû aux croyants ou, pire à mes yeux, à leurs convictions. Remettons les pendules à l'heure. Dans une société démocratique, le respect des personnes est obligatoire, mais faire un agglomérat entre ce respect et celui des idées ou convictions est tout à fait inconsistant. Le débat démocratique exige le conflit des idées. Depuis le XIXième siècle, celui-ci fut virulent ; il l'est certes moins depuis une génération sans qu'on voie toujours ce que nous y avons gagné. Les idées (y compris les miennes) ont tout à craindre d'un respect qui ne leur sied pas. Personnellement, si je respecte bien des idées qui ne sont pas les miennes, je n'en respecte pas d'autres sans voir pourquoi je dois pour ce seul fait les criminaliser. Qu'on ne respecte pas certaines idées est jugé aujourd'hui le plus souvent comme une preuve de sectarisme. En réalité, cette réaction est le fruit de l'évolution des cinquante dernières années. En 1950, la moitié des Français estimait que leur conviction religieuse ou philosophique était la seule vraie. En 2000, ils n'étaient plus que 6 % à juger de la sorte. Les idées d'autrui sont par conséquent devenues respectables, ce qui est avantageux pour la sécurité publique. L'ennuyeux est que cette position n'est pas possible et que l'on doit alors se précipiter pour faire adopter une collection de lois excluant du débat toutes sortes d'opinions : la négation des génocides, les sectes et bien d'autres. Le résultat est une situation étouffante pour la liberté d'expression. Les musulmans y ajoutent un retour à des pratiques qui n'étaient pas rares dans l'Occident chrétien jusqu'à Vatican II et qui me donnent le sentiment d'un retour à un passé témoin de tant de luttes pour la liberté. [¿] » Patrice Dartevelle, in : le Soir, 07 février 2006 « On tente d'imposer l'idée que la liberté d'expression se heurterait au respect des convictions d'autrui, alors qu'elle ne connaît qu'une seule limite : le respect des individus. La diffamation est un délit punissable chez nous. Mais aucune idée, aucune opinion, aucune conviction n'est « respectable » en ce sens qu'elle ne souffrirait ni critiques ni caricatures. Toutes doivent pouvoir être combattues sur le terrain des idées, que ce soit par le mot ou le dessin. Sans choc (le combat d'idées peut être violent) des idées, il n'y aurait pas de lumière, la terre serait toujours plate, le soleil tournerait autour d'elle. « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire » : cette citation attribuée à Voltaire devrait être enseignée dans les mosquées du monde entier. » Michèle Coerten, in : le Soir, 08 février 2006 http://www.journalvachefolle.net/article-543.html « Comment pratiquer la tolérance sans sombrer dans le relativisme ? ÿtre tolérant, il me semble, c'est admettre que l'autre peut se tromper et qu'il en a le droit. J'en reviens au sujet le plus brûlant, celui de la religion. Pour moi, aucun livre saint, aucune religion n'est jamais tombé du ciel, aucune parole n'est sacrée et tous les avocats d'Allah ou de Dieu (mollahs, rabbins, curés et autres exégètes autoproclamés de la parole divine) devraient avoir des préoccupations plus directement terrestres. Mais j'admets que les représentants des religions et ceux qui les suivent puissent se tromper et penser le contraire de ce que je pense. Je ne leur demande que la réciproque : qu'ils respectent mon droit à ne pas penser comme eux, à penser faussement, à me tromper selon leurs critères. Ce que je respecte, ce n'est pas la croyance de l'autre, une croyance à laquelle je n'adhère pas, mais c'est son droit à l'avoir, son droit à la liberté. Ce que chacun de nous doit respecter, c'est l'être humain en tant qu'individu libre de penser et de vivre sa vie comme il l'entend, hors de toute contrainte. [¿] » Chandortt Djavann « Imagine-t-on ce que serait l'humanité aujourd'hui si depuis la nuit des temps elle avait respecté les croyances ? En serions-nous encore à invoquer les puissances du ciel pour que le tonnerre allume du feu ou à défendre mordicus que, puisque Dieu a créé l'homme à son image, il est naturel et obligatoire que le soleil tourne autour de la terre et non l'inverse ? Ne peut-on avancer au contraire que l'humanité s'est bâtie contre les croyances et qu'à chaque fois que celles-ci ont pris le pas, les hommes se sont étripés [¿]. Et puis de quelle croyance parle-t-on ? Les religions n'étant jamais que des sectes qui ont réussi, pourquoi pourrais-je me moquer de l'ÿglise de la Scientologie et pas de ceux qui mangent le corps du Christ, pourquoi, si j'en avais le talent, pourrais-je caricaturer les Raëliens tout nus et pas le mec à papillotes qui psalmodie devant le Mur des lamentations ? » Léon Michaux, in : le Journal du mardi, n°255, 14 février 2006 « Robert Joly est convaincu qu'un certain islam pose problème, aujourd'hui, dans nos sociétés occidentales. « Ce fut longtemps le cas de l'ÿglise catholique qui, pendant un millénaire et demi, a été le persécuteur obstiné de toutes les libertés et ne s'est convertie à la tolérance que deux siècles après Voltaire. ÿ présent, l'islam paraît plus redoutable, parce que c'est une foi dure, beaucoup plus militante et grégaire que le catholicisme. Celui-ci a été obligé d'évoluer ¿ mais sans changer officiellement de doctrine ¿ sous la pression de ses fidèles. En Europe, tout au moins, pas aux Etats-Unis ». Robert Joly enfonce le clou : « L'homme est toujours dépossédé, peu ou prou, en religion. C'est plus vrai encore en islam ¿ surtout pour les femmes ¿ parce que la foi musulmane reste encore très peu distanciée et peut mener vers des fanatismes dangereux ». » Robert Joly, in : le Journal du mardi, n°148, 20 janvier 2004] Une croyance en vaut une autre. La croyance est une affaire personnelle. Je ne me laisse pas dicter ma vie par des croyances. Des humains ont toujours été victimes de la "bêtise humaine" et de ses croyances. Au lieu de parler de " respect des cultures ", on devrait dire que l'irrespect consiste à empêcher les autres de penser librement. Je n'empêche pas un chrétien, un musulman de s'adonner à sa croyance ; je critique et je conteste, et je propose mes critiques au public, au lieu d'imposer ma pensée aux autres ; mais certains croyants, à cause de mes critiques, vont me censurer, m'anathématiser, me diaboliser, me menacer. Qui est irrespectueux dans l'histoire ? J'essaie de ne pas nuire aux autres, mais, évidemment, il n'y a pas que ma volonté qui me guide. Je ne me laisse pas dicter ma vie par des croyances. Je ne me laisse pas écraser par la société. Mon sens moral, je me le construis moi-même. La force des prêtres c'est la faiblesse des hommes. Qu'est-ce qui est plus important : la célébration de Dieu (« God bless America ») ou d'Allah ? ou la promotion de l'intelligence, de la raison, de la volonté, de l'empathie, de la solidarité, de la conciliation entre les individus ? La raison pour laquelle le croyant ne commet pas le mal, c'est la crainte d'une punition dans l'au-delà, par obéissance à un être supérieur, qui récompensera les bons et punira les mauvais. La raison pour laquelle le non-croyant ne commet pas le mal, c'est le fait qu'il pense aux autres. Il s'agit d'avoir conscience des caractères ponctuel, provisoire, non-définitif, relatif, non-absolu de réponses, refuser les réponses tant qu'elles sont extérieures à soi, et ne pas se laisser surprendre par certaines questions, comme les questions existentielles. Je ne fais pas de différence entre secte et religion. Je ne fais pas de différence entre le scénario de Raël, le scénario de la Bible et celui du « grand pouvoir du Chninkel ». C'est le fruit de l'imagination humaine ; et l'imagination est libre. Avec mon imagination, moi je peux concevoir un Dieu qui ignore la notion de " blasphème ", dont la " perfection " signifie qu'il n'est pas jaloux, susceptible, rancunier, vengeur, qu'il a le sens de l'humour, de l'autodérision. Le pouvoir se fonde sur la croyance en une menace, sur la peur, sur la peur d'être puni par le pouvoir ¿ malveillant... ¿ si on lui désobéit, ou sur la peur de ne plus être protégé par le pouvoir ¿ bienveillant... ¿ contre une menace. « Si ces religions pactisent allègrement avec les politiques et les militaires c'est qu'elles sont de parfaites gardiennes de troupeaux. » Religion signifie : sens qu'on impose à la vie des autres ; on dicte leur vie aux autres ; règles imposées de l'extérieur et non développées de l'intérieur de soi-même. http://www.journalvachefolle.net/article-789.html

Benny T

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recette du poulet tatin

Variante du poulet tatin (un classique mais ça fait du pien) Recette du poulet au wisky -Prévoir du sel,du poivre,de l'huile d'olive et des bardes de lard. -Vérifier que vous avez 1 tube de mayonnaise, on ne sais jamais. -Barder le poulet, le saler,le poivrer et ajouter 1 filet d'huile d'olive. -Préchauffer le four à température moyenne (220°c ou thermostat 7) pendnt 10mn. -Se verser 1 verre de whisky et le boire. Mettre le poulet au four dans 1 plat de cisson approprié. -Se verser 1 verre de whisky et le boire. -Renouveler cette dernière opération. -Après un quart beurre, fourrer l'ouvrir pour subeiller la buisson du coulet. -Brendre la vouteille de biscuit et s'envoyer une bonne rasade. -Après un tard... un far t'heure... abrès un moment quoi, dituber jusqu'au bour. -Oufrir la borte, reburner, revourner...mettre le noulet dans l'aurte sens. - s'asseoir sur une butain de chaise et se reverdir 2 ou 3 verts de ouisti. -Eh hop! 3 berres de plus -Se rebercer une bonne voulée de poulet...non de visky. -Rabasser le loulet (qu'est tombu bar terre) , l'ettuyer et le voutre sur un blat. -Se béter la fihure cause du gras sur le barrelage de la buisine. -Ne pas essayer de se reveler. -Décider qu'on est bien par derre et binir la mouteille de misky. -Blus tard, ramber jusqu'au lit, dorbir ze qui reste de la nuit. -Le lendemain matin, prendre un Alka Seltzeir, manger le poulet froid avec la mayonnaise n tube et nettoyer le bordel qe vous avez mis dans la cuisine.

latitounne

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latitounne vs latyranne

<B> latitounne:</B> mais pourquoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!pourquoooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii?????? latyranne: pourquoi quoi? je vais devenir dingue!c'est quoi ce plan?un coup monté à la noix?un mensonge?ou alors il assume pas! explique toi,je comprends rien! son pote m'a dit hier soir,entre nous,qu'il ne m'avais pas trompé,qu'il ne s'est rien passé,mais que c'était un coup monté pour me faire réagir,me récupérer et t'arrives à croire ça?décidément,c'est officiel,t'es trop con! en même temps,même maman m'avait dit qu'elle y croyait pas,que c'était louche cette histoire,et maman a toujours raison! ouais,bon,et tu vas rester avec?tu vas faire quoi?qu'est ce qui a changé?explique moi,que je rigole un peu! fais pas ta méchante,je t'ai dit que je partais,j'ai commencé les démarches,je vais pas arrêter maintenant!c'est juste que... juste que quoi? t'en as pas marre?parce qu'un gars complètement bourré,qui est en plus le meilleur pote de ton futur ex ,te raconte des conneries,ça y est? la faible latitounne est toute retournée? t'as peur de quoi à la fin? peur de quoi?ben il m'a quand même menacée avec son arme,et puis je voudrais pas qu'il fasse une bêtise avec!t'imagines?il a trois fille!et si,par ma faute... arrête un peu,il t'a manipulée!si cette histoire de coup monté est vrai,il t'as encore plus manipulée!souvien toi t'as perdu dix kilos en moin d'un mois!il t'as fais peur,menacée,critiquée,rabaissée, faut arrêter là! bouges toi! casse toi de là! tu mérites mieux,et ta fille aussi! t'as oublié quand tu étudiais le code?que pour y aller il roulais à plus de110 km/h sur une départementale? et tout ça uniquement pour te faire flipper! tu te souviens de la tête de ton bébé derriere qui serrait les dents,tellement elle avait peur? je continues les jolis souvenirs?ou t'en a assez là? non,c'est bon,je me souvien de tout,mes projets restent les mêmes,j'attendrai qu'il aille au taf,je me lève de suite apres,et je déménage,quand il rentrera,je serais plus là... en voilà une parole sensée! merci à toi me remercie pas...

latitounne

latitounne

 

Mamandrinette Alias Gaston lagaffe...

Oui comme certains le savent déjà, je suis un croisement entre pierre richard et gaston lagaffe en jupette :D Je vous met une p'tite compilation de mes péripéties...Juste pour se détendre un peu :D ....Voir déclencher un p'tit sourire.... :) Extraits de mes précédents topics (présentation (ben oui moi au lieu de juste faire un p'tit coucou et me présenter...Je racontais ma vie :smile2: ..)..(club des gastons lagaffes...°)... Comme vous le savez je suis maman de 3 enfants, mariée et un jour mon cher et tendre décide de nous offrir le resto moi toute contente, je me fais belle (ca change de mon vieu pull violet qand je traine à la maison, certaines se reconnaitrons...) et là la fameuse question ou va t on, et le mari te regarde avec un sourire béat et te répond dun air triomphant à FLUNCH.....Pas de détails sur ma joie....Mais bon quand on a des enfants FLUNCH c est l ideal (ouai bon...) Arrivée a FLUNCH, UN MONDE PAS POSSIBLE, le car "transport des papi et mamie du coin" est arrivé... Bref on s installe, et je vais chercher mon plat toute heureuse quand meme, plat trés léger, FRITES MAYO COTE A L OS, J AI PAS PRIS DE DESSERT (vous me direz HEUREUSEMENT) et j arrive perchée sur mes talons plateau en main rejoindre ma fatrie et je ne sais pas POURQUOI ou COMMENT JE ME RETROUVE par terre, une chaussure a 1O métres de moi, les frites sur la table d une petite mamie, la mayo qui dégouline sur les mains, le steak agonisant devant moi. ET TOUS LES YEUX BRAQUES SUR MOI;;;et moi j 'éclate d un rire un peu géné et c est là que tu cherche un regard compatisant et sauveur de ton soi disant mari, et c'est là qui lance devant tout ce petit monde C EST PAS GRAVE J AI L HABITUDE......... Moi je ramasse mes frites et autres choses bizarres qui trainer dans le coin me léve et rigole mais je vous assure que je n ai pas lever la tete du plateau tout le long du repas.... ex: je me suis fait assomée par une pancarte publicitaire (genre avec des ressorts) qui bouge bcq en cas de fort vent, ce fut le cas ce jour là, et avec mes 1M58 les bras levés (eh oui) elle etait aussi grande que moi et là BOUM: j etais à coté entrain d'attendre une copine et là je m'ecroule assomée (pas trop quand meme) par une pancarte annoncant une promo sur les pneus et j en passe et des meilleurs( je vous raconterai la suite plus tard)tout le monde connais mon coté ATTENTION ELLE VA TOMBER;;;et LES LONGUES soirées d hivers entres potes, c est anti morosité avec mes péripéties.Je suis un vrai anti dépresseurs car croyez moi on rigole bien, car moi ca me fait marrer je suis comme ca... Derniéres news de mamandrinette, aujourd'hui taillage et coupage de thuyas (haut de Plus au moins 4 metres ),et ben j'ai été dans les pommes quelques secondes EH OUI... car quand l'arbre est descendu....Bien sûr... j'était en dessous.. :gurp: ..Et plus de mamandrinette.... Bilan de cette journée, egratignures (çà pique les thuyas ...), Une bosse au front.. ..mal de dos (plus l'habitude de mouver autant mon corps) et la peau des avant bras complétement arrachée au sinon tout va bien... :blush: :D et vous ? Allez ,une de plus au palmares de mamandrinette,je viens d'exploser ma carafe à café ,pour info, elle a à peine une semaine... ,je l'avais fait tomber sur une poelle brulante ... Il y a des stages pour etre moins ... :D ; J'en profite pour vous faire un gros bisous chers forumeurs, vous ne risquez rien,je ne vous blesserez pas ... vous étes protégés par un écran :smile2: ...Quoi que... Une autre anecode me concernant,et que ma mari s'empresse de raconter à tous ceux qui veulent l'entendre... Il y a quelque mois;mon mari a enlevée la plaque du trou d'evacuations des eaux usées de la maison, pour y refaire un ciment autour, donc il fait son ciment ,me prévient que tant que ce n'était pas sec, la plaque n'était pas remise donc on devait faire gaffe de plus il plante un énorme bâton qui dépasse pour bien voir que c'est ouvert (EH oui il me connait... :D ) Eh bien non, 2 jours aprés je suis tombée dedans (je vous rassure c'était pas non plus un gouffre, juste de quoi s'enfoncer à mi jambe) car je lisais le courrier et j 'étais persuadée d'en etre loin.... Donc j'ai dis ADIEU à mes supers chaussons roses (je ne les ai pas récuperer :gurp: ),dis bonjour aux bleus (je me suis rattrapée sur le bord, et en tenant toujours mon courrier... ;et comme dis mon mari, IL N Y EN A QU UNE POUR FAIRE çà et c'est MOI... :smile2: Encore un souvenir du lycée, ce jour là j'avais ma jupe longue qui ferme qu'avec des boutons,ben il aurai pas fallu ,car j'ai dévallée l'escalier sur les fesses ,et quand je me suis relevée (juste en face du bureau des pions entre autre) je n'avais plus de boutons, ils avaient tous sautés,donc plus de jupe, et là le gros moment de solitude ,moi les collants, et milles yeux braqués. Moi au lycee quand on mangé du riz on éviter de se mettre en face de moi, car etant de donner que je passe ma vie à rire, avec du riz c'était planquer vous elle va rire et j inonder mon voisin d'en face de riz...Oui je sais c est pas terrible... :blush: voilà....Bon c'est pas du beaudelaire....Mais moi çà me fait toujours rire....Aïe.... :smile2: :smile2: :smile2:

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Bienvenue chez Mamandrinette

Bonjour tout le monde Alors... C'est quoi une mamandrinette ?: -Une forumeuse qui est devenue accro au fur et à mesure de ses rencontres sur la planéte FFr, elle bombarde de bisous magiques tous ceux qui le veulent et même ceux qui ne le demandent pas.... :D -Un peu (beaucoup ) casses tout d'ou le surnom de Soeurette de Gaston lagaffe. Elle fait sourire les plus tristounets par ces péripéties diverses et variées (la derniére en date:Comment se tuer un genou, en glissant sur une plaque d'égout mouillée :gurp: :smile2: ) Ici vous étes tous les bienvenues , car mamandrinette aime la convivialité, l'humour, la différence et même les "têtes dures " Voilà pour le début. Bisous magiques

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Le retour du blues

Bonjour. Cette fois-ci, il y aura trois nouvelles vidéos consacrées au blues. BB King / Gary Moore - The Thrill is Gone (ca devrait te plaire puri :p) Robin Trower - I Want You To Love Me (reprise a bbking) Je rajoute une présence féminine, puri m'avait conseiller de l'écouter. Je suis concquis. Joanne Shaw Taylor - Blackest Day

Blackmesa

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l'arc médiéval

L'arc droit ou longbow est le plus simple des arcs dont les dimensions variaient selon la taille de l'archer et son allonge la puissance moyenne se situait entre 100 et 120 livres . Ce qui le caractérise est sa conception de type monobloc. Le bois utilisé est le plus souvent une branche d'if, (Taxus Bacata) selon son appellation botanique, mais on pouvait aussi employer du frêne (Fraxinus), Mais le plus courant d'entre eux reste sans contexte l'if. A tel point, que vers le milieu du XIV ème siècle, en Angleterre, ce type de bois était devenu quasi inexistant. Les fabricants d'arcs, ou facteurs d'arcs, durent de ce fait faire appel à des importations d'Italie, d'Espagne ou d'autres pays méditerranéens. Des lois furent publiées, obligeants les importateurs de marchandises diverses en provenance des régions méditerranéennes, à accompagner chaque baril de vin d'ébauches d'arcs en bois d'if. L'arc est tiré de l'aubier de l'if. Il est taillé de façon à devenir effilé aux deux extrémités. Ces dernières sont soit échancrées, soit pourvues d'encoches de corne ou d'os, soudées par une colle à base de poisson, de façon à pouvoir engager la corde. La partie centrale qui constitue la poignée est renforcée par un morceau de bois, généralement du noyer, quoique tout bois dur à grain fin puisse également convenir. Le but de cet ajout est de rendre plus rigide cet endroit. Cette poignée peut également être renforcée au moyen de ligatures ou de morceaux de cuir. On l'aura compris, c'est la flexibilité des deux parties distales, appelées branches, qui donne à l'arc sa puissance. Celles-ci ont une section semi-circulaire d'ordinaire, bien que l'on puisse en trouver de section rectangulaire. La puissance communément admise de ce type d'arc était d'une centaine de livres, soit environ 50 kilogrammes par centimètres carrés. Gaston Phoebus, comte de Foix, dans son livre:"Les déduits de la chasse"écrit en 1387 dit en parlant de l'arc: [...]Celui-ci doit être d'if ou de buis et mesurer vingt poignées entre les deux trous où s'attache la corde, et quand l'arc est tendu il doit y avoir entre la corde et l'arc toute la longueur d'une main. La corde doit être de soie, ce qui permet de la faire plus mince et plus résistante que si elle était de chanvre ou de fil et sa détente est plus cinglante".[...] Il existait deux types d'arcs droits: le " LONGBOW " ou grand arc dont la longueur variait entre 1,60m et 1,90m selon l'allonge du tireur. Ce modèle était employé par les archers anglais et gallois. L'autre arc employé par les archers français était plus court, entre 1,30m et 1,50m.

armanieu

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    • Aucun doute sur la nécessité _ l'urgence _ de mettre en œuvre une autre gestion de notre espace planétaire, ce qui implique une autre économie (re-fondée sur le service).
       Cependant, c'est de l'exercice de conducteurs du train actuel dont il importe de se débarrasser préalablement, et non des personnes physiques qui y ont été promues, quelles que soient les origines de ces promotions. Et on ne peut pas sauter du train. C'est la prise de conscience d'une immense majorité de personnes sur le globe, indépendamment de leurs opinions politiques, qui seule peut faire la décision, prise de conscience du caractère dérisoire (*) de leurs attentes (*) actuelles devant la réalité du danger. Et leur permettre de prendre les initiatives constructives susceptibles de ralentir, voire de l'arrêter, pour être en mesure de lui donner cette nouvelle orientation.
      (*) NB : Contrairement aux préoccupations quotidiennes, qui ne sont pas dérisoires, mais qui, elles, sont de plus en plus menacées par la dérive actuelle.
    • Votre résumé se rapproche de mon analyse: https://lejustenecessaire.wordpress.com/ Il faut que nous sautions du train néo-libéral, mais d'abord, se débarrasser des conducteurs de ce train, pour l'orienter vers un futur possible, avec une autre économie et une autre gestion de la planète TERRE.  
    • Quelque peu (et même beaucoup) outrancier , mais voila un joli brin de plume . Bravo .    
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