Aller au contenu

Loufiat

Membre
  • Contenus

    165
  • Inscription

  • Dernière visite

À propos de Loufiat

  • Rang
    Forumeur inspiré
  • Date de naissance 07/10/1990

Visiteurs récents du profil

Le bloc de visiteurs récents est désactivé et il n’est pas visible pour les autres utilisateurs.

  1. Eh quoi, il poursuit ses fins égoïstes qui réussissent à l'ensemble, non ? T'as changé de discours, du coup ? Ça ne s'applique plus au monde intellectuel ?
  2. On s'en fout en fait, tu peux bien imaginer toutes les attaques perso que tu veux pour porter préjudice à une pensée que tu n'aimes pas, ça ne changera pas que pendant que tu fais du vent ici, lui il publie ses livres, fait ses interview, etc.
  3. Le prends pas mal hein, j'ai envisagé deux bonnes secondes de répondre sérieusement mais le coeur n'y est vmt pas. Si t'as pas envie d'écouter le contenu de l'interview tant pis c'est pas mon problème.
  4. J'ai rien contre toi, et aucun intérêt particulier à défendre les thèses de Piketty. Je réagissais seulement aux commentaires de l'autre qui veut faire croire que Piketty serait un doctorant miteux qui n'a jamais travaillé de sa vie. Allez donc vous rhabiller. ""Sa thèse achevée, il part enseigner de 1993 à 1995 au MIT, puis revient en France pour devenir chargé de recherche au CNRS, puis directeur d'études à l'EHESS à partir de 2000. Il publie l'année suivante une étude historique détaillée, Les hauts revenus en France au XXe siècle : inégalités et redistributions, 1901-19989. En 2005, Dominique de Villepin lui confie la création d'une nouvelle institution universitaire française « capable de rivaliser avec la London School of Economics »10, projet sur lequel il travaillait depuis 2004. L'École d'économie de Paris, dont il devient le premier directeur à partir de la fin 2006, regroupe le Centre d'économie de la Sorbonne (université Paris 1), l'ex-DELTA, le CERAS et le Centre pour la recherche économique et ses applications (CEPREMAP)11. Comme il en avait pris la décision « de longue date12 » il quitte ses fonctions au début de 2007. Il devient conseiller de Ségolène Royal lors de la campagne électorale présidentielle de 2007, rôle qu'il ne pouvait accepter auparavant, car incompatible avec le devoir de réserve traditionnellement associé à la fonction de haut fonctionnaire. En 2012, le magazine anglo-saxon Foreign Policy le sélectionne parmi les cent intellectuels les plus influents13. En 2013, son ouvrage Le capital au XXIe siècle est publié en France aux Éd. du Seuil. En 2014, la parution de sa traduction anglaise aux Presses universitaires de Harvard est rapidement remarquée. Ainsi l'économiste Paul Krugman, dans son éditorial du 23 mars 2014 dans le New York Times, écrit que l'ouvrage est « le plus important de l'année — et peut-être de la décennie […]. Piketty a transformé notre discours économique. Nous ne parlerons plus jamais de richesse et d'inégalité de la même manière »14. Lors d'une tournée aux États-Unis pour présenter son livre, Piketty sera reçu à la Maison Blanche par le conseiller économique du président américain Barack Obama15. L'ouvrage rencontre un succès médiatisé aux États-Unis, avec plus de 450 000 ventes en août 2014 et plus de 150 000 en France16. Il est éditorialiste pour le journal Libération et a publié occasionnellement des tribunes dans Le Monde. En 2015, il accepte – sans quitter ses fonctions à l'EHESS / École d'économie de Paris – de participer à un programme sur les inégalités lancé par la London School of Economics17. Thomas Piketty a assuré la direction de 17 thèses de doctorat à l'EHESS entre 2005 et 201618 et la supervision de 64 mémoires de master à l'Ecole d'économie de Paris entre 2002 et 201719."" Juste pour remettre les choses à leur place. Après, on est d'accord ou pas. Mais quand on tombe à ce niveau de crétinisme, ça devient inquiétant. C'est amical au final, lui faire remarquer son obscénité.
  5. Essuyez donc vos commissures, et tentez d’articuler. Quels propriétaires, de quoi ? pour quels moins bien lotis, pourquoi ?
  6. Votre aigreur n'a pas de limite ? Vous aurez le droit de porter vos petits jugements obscènes quand vous aurez la bibliographie et le parcours pro d'un Piketty. En attendant souffrez qu'on vous ramène à n'être rien.
  7. Salut. Nietzsche est loin d'être précurseur dans ce diagnostique, cela dit c'est peut-être le sens qu'il donne à l'évènement, qui est nouveau ? Par ailleurs, si Dieu est mort, la science et la rationalité au sens entendu ne sont-elles pas, pour autant, les mêmes valeurs 'continuées' ? C'est Ivan Illich je crois, décédé il y a 10 ans, qui analysait les valeurs dominantes aujourd'hui comme un retournement (pour le dire très vite !) des valeurs chrétiennes. Illich était d'ailleurs chrétien.
  8. Bonjour. 'L'action politique' restreint le sens de la question, car on aurait pu se demander : pour tels qui imaginent monter une affaire, ou réaliser une oeuvre - comment passer de la pensée à l'action ? Mais nous parlons donc de politique. Alors je suis gêné par cette distinction entre pensée et action. La pensée est une action, en particulier en politique : le discours et le dialogue (la négociation, etc.) jouent un rôle essentiel. Le discours qui institue, le discours qui fédère, le discours qui informe, le discours qui critique, le discours d'opposition contre celui du pouvoir, etc. D'autre part des discours médiatiques, philosophiques, scientifiques ou religieux etc. peuvent avoir des conséquences considérables. Ceci dit, excluons les discours qui créent des effets incidemment (telle influence que l'auteur n'a pas recherché, telle infusion dans les représentations et appareils de pouvoir...) ; il apparait que pour qu'il y ait 'homogénéité' de la pensée et de l'action, il faut, assez bêtement, une pensée qui soit pensée comme une action. Normalement par exemple, lorsqu'un homme politique prend la parole en public dans le cadre de ses fonctions, il n'exprime pas une opinion personnelle au même niveau que tout le monde ; il pose un acte. Un discours politique se pense comme un acte, il vise à produire des effets, à définir une certaine réalité, il engage l'institution, s'inscrit dans une stratégie et par rapport à des contraintes. Imaginez rédiger et prononcer une déclaration de guerre, par exemple ! Mais de la même façon, lorsque devant le maire ou le curé vous dîtes "oui" et que celui-ci vous "déclare" mari et femme : c'est une action qui vous engage, un acte que vous réalisez, dont vont découler des conséquences bien comprises et qui sont par là recherchées. On dit certains penseurs 'engagés' : que veut-on dire alors ? Je trouve deux sens : il y a l'engagement volontaire, actif, et puis ce qui engage en fait, qui se trouve-là et avec quoi il faut composer : telle injustice, telle nécessité (le travail, etc), etc. Alors de façon générale, je pense que la pensée coïncide dans l'action lorsqu'elle se concentre sur ce qui engage, dans ces deux sens. De la même façon que le discours devient "acte" lorsqu'il est engageant. Ce qui nous éloigne de l'image d'Epinal du penseur "engagé" révolté/révolutionnaire ; c'est aussi bien le professeur paisible qui s'évertue de penser la pédagogie, le sens de ce qu'il enseigne, la façon dont il le fait, pourquoi, comment, dans quels buts...
  9. Au fond on en revient un peu toujours à se demander si l'univers est stupide ou intelligent.
  10. J'avais lu ce passage où Guillaume dit avoir hésité entre les termes "civilisateur" et "civilisationnel", ce qui m'a fait penser qu'il ne cherchait pas tant l'origine que le fait premier au sens du plus important, du plus central ou même pourquoi pas au sens de la finalité, ce à quoi l'enchaînement 'civilisationnel' veut ou doit conduire ('doit' au sens d'un jugement de valeur). Mais voici qui répond à la question : Mais alors je suis pas certain du tout de bien capter. Pouvez-vous me dire si j'ai raison de penser que selon vous, une relation cesse d'être 'commerciale' sitôt que l'une des parties est contrainte par l'autre ?
  11. Loufiat

    L'Hypothèse K

    Vous répondez ici à un post où j'affirmais de façon un peu rapide que la complexité correspond à une réalité sociale et historique précise. Pour le dire autrement, la complexité d'un atome apparaît quand on s'est engagé dans des interventions au niveau atomique, et il en va de même partout ailleurs où ce concept trouve sa pertinence. Donc je trouve vos remarques ci-dessus très justes : nous tentons de nous prendre pour quelque dieu créateur, pour qui les choses sont simples mais nous heurtons à un mur d'ignorance - avec des conséquences bien réelles ; c'est cela, la 'complexité'. C'est justement un point sur lequel je voulais vous interroger. Qu'appelez-vous le réalisme économique ?
  12. Bonjour, Je crois en effet qu'il y a un problème de formulation car vous demandez que la question soit traitée "philosophiquement" et ceci semble impliquer un écart par rapport à un traitement historique. J'ai d'abord cru que la difficulté se trouverait dans les significations de commerce et civilisation mais non, elle réside entre ces mots, dans votre façon d'interroger le rapport entre civilisation et commerce. Vous ne demandez pas si le commerce est à l'origine de la civilisation ; vous demandez s'il est le 1er fait civilisateur.. c'est très différent. Mais alors jusqu'ici c'est comme si on grillait nos cartouches pendant que vous attendez, en embuscade. Donc on vous le demande : en quoi le commerce est-il ce premier fait civilisateur ? Ce fait "premier" pour la civilisation ?
  13. Eh bien, voilà une riche contribution dont je ne peux pas essayer de suivre les linéaments sans reconnaître mes limites. Vous abordez un premier point qui, si je devais me pencher sérieusement sur l'histoire du féminisme, serait pour moi une interrogation très forte : dans quel ordre les facteurs interviennent-ils ? qu'est-ce qui détermine quoi ? Votre premier paragraphe pose cette question il me semble, mais c'est comme s'il jaillissait d'un raisonnement plus vaste sous-entendu et dont j'ai du mal à saisir les termes. Si je comprends bien, la libération sexuelle est le fait majeur, elle intervient après avoir été préparée par les luttes féministes (mais sans se confondre avec elles, puisque leur objet reste l'égalité sociojuridique), et dans ce nouveau contexte apparaissent des enjeux sanitaires que les féministes sont amenés, comme tout le monde, à considérer ; mais, et par rapport à ce que j'écrivais précédemment, voulez-vous dire que ce n'est pas le féminisme qui amène la constitution de cet 'arsenal' (qui participe à combler l'inégalité), pour le versant médical, la contraception et l'IVG ; que c'est, finalement, une rencontre qui devait se faire mais dans laquelle le féminisme est "concomitant voire de conséquence" ? Il est navrant de décortiquer ainsi vos écrits mais c'est pour comprendre. Je ne m'explique pas vraiment ce premier paragraphe sauf à ce que vous considériez le féminisme comme appelée par et concourant d'une tendance plus large, en elle-même indépendante. Que désignez-vous par la "libération sexuelle" ? Qu'est-ce qui "cause" la libération sexuelle ?
  14. La maternité est un élément central du patriarcat, dans la domination genrée instituée, toujours masculine en effet. Ce qui a de quoi étonner : les seuls cas à ma connaissance de domination genrée inversée apparaissent ponctuellement en réaction à une dégradation brutale de la condition féminine, dans la montée générale du patriarcat : des femmes refusent de se soumettre, prennent les armes et la révolte les conduit plus ou moins loin dans une société 'dominée' par les femmes - pas très loin le plus souvent, semble-t-il. Vous avez raison de replacer mes réflexions sur la société française (et encore, donc) dans une perspective plus large ; vous oubliez de mentionner l'Asie, l'Inde par exemple, où les femmes ne sont pas sorties du bourbier... Donc non, tout ne va pas bien. Cela dit je n'ai pas prétendu l'inverse. Mais vous ne répondez pas sur mon interrogation ! Ce n'est pas grave, elle n'est pas suffisamment claire encore, mais je tiens à dire que ce n'est pas la liberté à disposer de son corps qui est en question, dans cette interrogation. En outre j'observe que l'avortement et la contraception ne sont pas des gages de liberté mais de sécurité : ne pas subir une grossesse, se protéger des mst, etc.
  15. Loufiat

    L'Hypothèse K

    Bonsoir Guillaume ! Surtout, ne te retiens pas de développer davantage : en quoi le commerce est il par excellence le fait civilisateur ? (Sauf si tu ne veux pas trop t'éloigner du centre de ton sujet, je comprendrais.) Sur ce paragraphe, si j'apprécie cette façon que tu as de malmener les lieux communs, je dois reconnaître que je ne suis pas convaincu, en l'occurrence : le commerce reste, dans mon idée, le lieu de l'escroquerie, tout comme le jeu, celui de la triche (tout comme la parole, le lieu du mensonge, etc.). Il ne faut pas se formaliser de mon emploi du couple problèmes/solutions. Il y a un problème de pollution, disons : c'est ce problème et le cheminement pour le résoudre qui amène à réaliser que les facteurs sociaux, économiques, politiques, etc., sont intriqués. Que si j'interviens sur tel facteur, l'ensemble bouge et le problème se déplace, souvent avec des résultats imprévus. Ainsi a-t-on introduit telle espèce sur tel territoire, pour obtenir tel effet ; 10 ans plus tard, cette espèce est devenu le problème à résoudre... Entre 1000 exemples. Pour répondre très vite. Quant à Descartes, mais pourquoi donc lui taper tant dessus ? N'a-t-il pas enseigné, plus que tout autre, que "je est le cente de tout" ??
×

Information importante

Ce site internet utilise des cookies pour améliorer l'expérience utilisateur. En naviguant sur ce site vous acceptez que des cookies soient placés sur votre navigateur. Conditions d’utilisation Politique de confidentialité