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Bidule & Bitonio

Avec Bidule Moi Bitonio On dit des trucs ridicules De jolis mots On est un peu incrédules Que ce soit beau Avec Bidule Moi Bitonio On fait des trucs funambules De bas en haut On y voit un préambule En stéréo Oui, Bidule ? Sans doute J'aime quand tu me dis ça Moi Bitionio, j'ajoute Être trop zinzin de... Quoi ?   Avec Bidule Moi Bitonio On pardonne nos virgules Phrases de trop Dans nos moments acidules Mélancolo Avec Bidule Moi Bitoni

Tequila Moor

Tequila Moor dans Textes

Ultime Occupation

Il faut s'occuper de nos vieux Qu'ils aient de la joie avant tout Orgasmes, plaisirs insidieux Mains secourables : bouches-trous Il faut s'occuper de nos vieilles Qu'elles s'évadent de l'EHPAD Que leurs muqueuses soient merveilles De nouveau : vermeils hit-parades Il faut s'occuper de nos ruines Profiter de leur expérience De sans dents — antiques coquines Porteurs de couche, éveil des sens Un jour, tu en seras aussi De la cabale, du parti Découvres-toi géron

Tequila Moor

Tequila Moor dans Textes

Le fils de l'homme invisible

Mon père a un super pouvoir : Personne ne peut le voir. Certains connaissent déjà l’histoire, Il devait être huit heures moins le quart, Quand il est parti chercher des clopes, Du pain ou des enveloppes. Perdu dans son commerce interlope. J’ai beau ne pas être myope, Je ne l’ai pas vu revenir. Même après quelques années à grandir, Je ne le voyais que dans mes souvenirs, Dans les complaintes de ma mère, dans ses yeux tristes, dans ses soupirs. Comme ça ne devait pas être f

Kégéruniku 8

Kégéruniku 8 dans La preuve par 8

Incel

Oxygéner l'existence ? Quand ton hypocondrie autour se réduit à un trait plat, un horizon désolé, la nuit à satiété : société. Se tenir dans un flot d'apesanteur à l'extérieur. La rage y prend corps en mirages. Tes peurs s'y élèvent en volutes ; fumée t'affûtera. Dans ce vît, vriller désir : de toux et de reins, en ta rossée du matin, où tu méfiais. Une nôtre de tes pansées. Se trouve que, des fois — absurde est si beau, futile est charmant, dérisoire tendre, sordide joli. Ces fois,

Tequila Moor

Tequila Moor dans Textes

Dialogus Platonicus

* Sur la scène, 2 personnages, 2 symboles : A la féminine, Z le masculin. * * Z joue au malin, faisant des jeux de mots que A esquive, fatiguée par ce désir d'être au centre de l'attention. *   « Patate ! » assènera Z à A « Douce… » corrigera-t-elle « Qu’est-ce que t’as ? » demandera-t-il « Un gros tas ! » se moquera-t-elle « C'est moi ? » s’exposera-t-il, penaud « T’as de toi ! » fera-t-elle, mystérieuse « Merci bien... » soufflera-t-il, vexé « 

Tequila Moor

Tequila Moor dans Textes

Transmutation.

Ce matin-là, la douleur avait été trop forte. Impossible de l'ignorer plus longtemps ; les espérances qu'elle s'estompe durant la nuit s'étaient dissipées. Au moins, j'avais réussi à dormir quelques heures — mais si elle devait continuer, s'intensifier, alors cela deviendrait impossible de répéter cela la prochaine nuit. Je n'arrivais pas à comprendre ce qui accablait mon corps. Par moments, c'était comme un poids diffus, depuis le ventre jusqu'à la poitrine ; à d'autres, des pointes de douleurs

Criterium

Criterium dans Texte

Eté 83 (journal d'un sociopathe, partie 6)

Mitterrand, Mauroy, Delors : tournant de la rigueur. Par chez nous : rien à branler. Dans l'immense terrain vague, on cassait tout ce qui tenait encore debout, on y coursait chiens et chats, on s'amusait à grimper sur le seul figuier ayant eu l'idée saugrenue de pousser là. On y cachait nos menus larcins, tel ce vélo volé dans l'enclos de l'école voisine, vélo volé à un surveillant que l'on détestait. On chipait des gâteaux à travers la grille arrière du boulanger, quand

Tequila Moor

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Truc

N'y avait que mes rêves Trop visibles De toi Trop de ce corps D'où la nuit L'air de rien qui fait Que je m'éveille surin J'informe ces glaives Presque invincibles De l'hécatombe ; vue en ton nom Ils décroissent d'où ? De gémir Parrainés par l'année M'informe des trêves En courbe subtile De tout M'enduisent l'appeau Soie nue Mais point ton or en fresque Je te veux d'Eve Adam inaccessible Des fois La tendresse est un choeur Qui

Tequila Moor

Tequila Moor dans Textes

Nouvelle majeur grâce à information primaire

Je pense bien que savoir comment nous sommes est que c'est de l'information d'une importance capital. Ça change tout. Et bien, je pense bien le savoir combien on est. 200 sur le forum. 2. *** Ceci étant dit, et pour des raisons que je vais pas écrire, ce que nous fessons est: S'assurer que le Grand Glorius le Dieu de tout ai TOUT ce qu'Il veut, soit CONTENT, HEUREUX et ai beaucoup de PLAISIR. Et bien plus. La faire tourné tout seul pour éviter que tout ses beaux être

Mak Marceau

Mak Marceau dans politique

Aphorismes Erotomanes

Depuis peu, j'envie celles et ceux qui trouvent des symboles phalliques en toute occasion et en tout lieu : dans la nature, au cinéma, dans la littérature... en pleine rue, pourquoi pas ! Cette manie post-freudienne m'amuse, bien que je comprenne qu'elle puisse agacer : j'y sens la marque d'une imagination débordante, d'une énergie sexuelle qui ne demande qu'à se déployer. Puis je me dis que ces toqué-e-s de la verge érigée ont de la chance d'en voir partout d'invisibles : quand je reg

Tequila Moor

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Sourdre

Attentionnée Une dame me parle et m'accompagne Elle ne peut se nommer, même s'annoncer Vivant en moi, mais infidèle Se partage entre nous, avec zèle Correspondance entre lui et elle Connivence entre eux et toi On n'en est libre Angoisse qui dure La déchirure Gît dans ces fibres Souffrance endogène, pointe mûre, elle vibre D'allure amère Fuse les nerfs Use à outrance Réveille la transe Révèle l'enfer Je l'imagine : une fin au futur Cela ronge et mine Sans bru

Tequila Moor

Tequila Moor dans Textes

La tour.

Il y a des points sur la Terre où quelque chose d'étrange se passe. Combien au juste — impossible de le savoir. Selon la science, le phénomène n'existait pas, et ne faisait de toute façon aucun sens. Des points de pouvoir ? Impossible. Quelque chose d'inobservé, et donc sur lequel il était impossible de faire des expériences, n'existait simplement pas pour elle — comme d'autres phénomènes, réels ou non : par exemple le ball lightning jusqu'à très récemment. Les points seraient répartis çà et là

Criterium

Criterium dans Texte

Petites piqûres.

Le son de la claque avait été magistral ; il avait fouetté le silence aussi chaudement que la joue rougie. L'homme sale eut une faible plainte — comme celle d'un enfant n'ayant plus de larmes ni de voix ; par sa réaction si mesurée, il trahissait le fait d'être l'une de ces personnes n'ayant plus de détermination, plus de direction ; ceux-là qui avaient déjà abandonné leurs désirs pour sombrer dans une vague dépression, au fil des ballottements de leur vie. Lorsque les batteries sont à plat

Criterium

Criterium dans Texte

Nocturnale.

Quelle sensation étrange que de s'endormir dans un lit inconnu. Les draps qui n'ont ni la texture, ni la couleur à laquelle l'on s'est habituée ; le matelas qui semble différent, un peu moins doux, plus ferme ; l'odeur du tissu lavé par d'autres produits. Les angles de la lumière qui éclairent la petite pièce sous un jour trop différent pour que l'on puisse s'imaginer être chez soi ou en terrain connu. Et un silence qui paraît lui aussi différent. Même une fois glissée sous la couverture, la pos

Criterium

Criterium dans Texte

Pleins de raisons pourquoi je veux pas mangé

Si j'ai un générateur de qualité, c'est sur que je mangerais. Mais en attendant, j'aimerais bien plus l'eau. En plus, trois fois par jours que je mangerais et pas 10. Raisons: Ceux qui sont mes fournisseurs de mangé sont d'être mes amis Même pas capable de me donné 15 cent Comme si on mange chez son ennemie Même pas capable de me présenté une Femme en 20 ans Souvent c'est pas bon Je dois faire la vaisselle et autres tâches d'ouvrier Ceux qui m

Mak Marceau

Mak Marceau dans Gmak

Le feu.

Il y a un point au plus profond de son être. — Où est-il ? Est-il même en soi ? — Est-il en moi... C'est la gravité, c'est le serpent, c'est une lueur, c'est une boule de feu. C'est tout cela à la fois. — Une grande chaleur. Une flamme dont je devinais la présence, mais dont je sens à présent les caresses. Quelle est sa couleur ? — À toutes les ores... Les grandes colonnes des glaces montagneuses. Le plateau de neige qui enveloppe la vision de sa blancheur. Celle qui luit. Pe

Criterium

Criterium dans Poème en prose

Contre un contrat.

Un appel. Pourquoi, à vrai-dire, ai-je répondu ? — "Bonjour Alexandre. Je vous appelle au sujet de votre oncle T**, qui est mourant." Ces temps-ci, qui utilise encore son téléphone pour passer des appels ? Ils sont devenus des petites fenêtres sur le monde, à la fois l'aide-mémoire, l'ardoise, l'encyclopédie portable et la balise qui nous file. Si un numéro inconnu parfois nous appelle, nous devinons déjà qu'il va s'agir du bateleur d'une assurance ayant obtenu notre nom sur une liste

Criterium

Criterium dans Texte

Tractations.

Il fait nuit noire. Les petites routes de campagne n'ont pas le même aspect, la nuit tombée ; il y avait dans ces régions quelque impression sinistre qui recouvrait le paysage. Je ne pouvais pas m'empêcher de me dire, en négociant le virage, que j'étais bien content d'être là en voiture, et pas à pied à longer les champs. Ceux-là étaient rendus sombres et gris par la pénombre. Il n'y avait personne, l'endroit était la solitude-même ; mais l'imagination peuplait chaque ombre de buisson d'un rôdeu

Criterium

Criterium dans Texte

froidure

Le lever du jour, cette pointe de lumière froide et blanchâtre qui vous tire d'un sommeil agité. Se lever sans trop croire qu'une journée sera différente de l'autre mais se dire qu'à chaque jour suffit sa peine. Marcher sur le parquet froid, pieds nus. Se diriger vars la salle de bain et tomber sur un souvenir d'un moment passé délicat en compagnie d'une belle qui vous a rendu beau un soir, une après midi, là dans cette salle de bain, dans cette douche. Moment sensuel et intime où les mains se c

Invité

Invité dans humeur vagabonde

L'estime

L'estime de soi, savoir ce que l'on est, ce que l'on vaut. Se regarder dans une glace le matin et voir ce corps sans relief, trop ceci ou pas assez cela. Ce visage aux joues rondes et rouges qui ne dégage aucun charme, aucune sensualité, aux traits si fades et si insipides qu'il rendrait beau le visage le plus mutilé que l'on ait vu. Se dire que l'âge a fait des ravages, les excès de la vie aussi, le peu d'estime qu'on lui a apporté se voit dans chaque parcelle de ce corpus turpi. Voir les autre

Invité

Invité dans humeur vagabonde

ne plus jamais

la vie est une succession de choix, d'imprévus et de réalité. On fait des choix dont on dit qu'il ne faut jamais regretter, parce qu'ils sont le fruit de nos volontés. Mais leurs conséquences sont justes ce que sont nos choix.  Les échecs successifs de ces choix poussent alors à s'isoler, ne plus avoir confiance en autrui, ne plus avoir confiance en soi. On pense avoir l'amour de sa vie et puis il part parce qu'il n'est pas éternel. On est attiré par une belle, on saute le pas à deux et on

Invité

Invité dans humeur vagabonde

  • Commentaires des blogs

    • ✨ Suis pas une cougar mais j’aime bien le concept d’unicité… je crois au fond que chacun.ne l’est un peu, bcp, passionnément incomparable ! 
    • Ah l’amour l’amour… 
    • Ma tante s'appelait Ceu. Ce qui signifie donc ciel, en portugais. ^^ La nuit c'est une myriade de lumières qui s'invitent dans un océan d'obscurité. On peut retenir la noirceur ou la lumière, c'est comme on veut. ^^  Après, le nom du blog, c'est en référence à un manga de tranche de vie que j'adore qui s'intitule Oyasumi Punpun. Ce qui signifie Bonne nuit Punpun.
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