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    Loopy
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    (Dédicace à Zera qui voulu un jour m'empoisonner avec un verre d'eau :sleep: )

    ----------------------------------------

    De l'eau ? :hu:

    De l'eau ??? !!! :bad:

    Point d'eau par tous les Dieux !

    Hérétique ! Jamais en ce lieu

    On ne trouvera pretexte à rouiller !!

    Quoi ? :hu: Vous voila me menacer

    D'étendre au sol toute votre longueur,

    Si, même à contre coeur

    Je ne consens à vous donner

    De ce brevage maléfique ? ... Fanfreluche !

    Malheureuse, cachez donc cette cruche

    Que je ne saurais voir avant que les Dieux

    Ne viennent reprendre en leur cieux

    Les bouteilles qu'avinés,

    Contre une promesse ils m'ont échangées !

    Aaaah sorcière, à l'abstinence

    Vous vouliez nous soumettre,

    Sans avoir peut être

    De cette boisson toute la science ?

    Pour votre gouverne sachez

    Qu'elle a même le pouvoir de diluer

    Et furtivement de nous mener

    D'ivresse en sobriété

    Aaaa :snif: j'en perds ma prose....

    Mais, Ignorante petite chose

    point de tourment,

    Soyez rassurée

    Car dorénavent,

    A votre éducation je vais m'atteler.

    Et sans le moindre salaire

    Vous apprendre les paradis

    Qu'on trouve au fond des verres

    Mais plus tard et par la théorie...

    Par la théorie, en effet

    Car les échantillons séants

    ne sont point conseillés

    A de tendres débutants

    Aux esprits de plus d'un

    Ont fait perdre raison

    Ce qui serait inopportun

    En présence d'un con...

    (Bah quoi... je suis un con, oui

    Revenons en à vos ennuis) :sleep:

    Car avant que de parler des paradis,

    Encore faut il combattre Cerbère

    Pour sortir de l'enfer ...

    Et pour répondre à la question "qui ?"

    Si tu n'as pas compris,

    C'est que je fais erreur :|

    ... :hu:

    De l'eau... non mais aurais-tu voulu mon malheur ? :mef:


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    Je constate encore et encore qu'on discute sur les périodes de vacances dans l'éducation nationale.

    je constate encore qu'on charge la mule de programme, relativement lourd.

    Moi je me demande si l'éducation nationale n'est pas une annexe de l'office du tourisme.

    Entendons nous bien, il ne s'agit pas de dire ou de faire croire que les prof sont des fainéant.

    Pas du tout.

    d’abord, les vacances, c'est bien à conditions qu'on ait de l'argent pour partir ou pour s'occuper.

    3/4 des français ne peuvent pas partir en vacances d'été.

    Ensuite, les enfants oisif, c''est des enfants prompt à faire n'importe qu'elle connerie, pourvue que sa les occupes.

    Alors avant de vouloir charger les programmes, de vouloir définir les périodes de vacances, mettez-vous à réfléchir sur

    la mission fondamentale de l'éducation nationale : éduquer, éduquer et encore éduquer


  1. Connaissez vous AVM,

    C'est un acronyme d'un genre nouveau. Il n'est pas l'abréviation d'une expression, mais celui d'une personne, en qui je porte une estime sans restriction, et qui sonne le renouveau des producteurs de valeurs nettes à cours et long voir très long terme.

    Il n'y pas meilleure personne pour vous confronter vous les politiques ( successifs ) à vos erreurs, vos errements, vos gabegies, vos incompétences, votre malhonnêteté intellectuelles et votre capacité de nuisance pour satisfaire vos petits égaux de marquis en quète de reconnaissance par la haute sphére dirigente qui se serre du caviar à la louche tout en réclamant plus d'effort, plus de sacrifice, plus d'endormissement quand à la véritable dynamique que devrait nous inspirer nos élites il n'en reste rien...

    Je vous donne son nom, " Agnès Verdier-Molinié " c'est avec de telle pointure que la France pourrait se relever et briller au firmament des nations

    A bon entendeur salut

    Le musicien qui aime les gens qui pense et agissent


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    Angel Wolf
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    Je trouve cette image juste magnifique !!! et vous ? dite votre avis !

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  2. Les derniers chars se retiraient, laissant derrière eux un amas de ruines et de désillusions. Des bâtiments étaient complétement explosées, les vitrines des magasins avaient la façade détruites par les éclats d'obus. Plus aucun son n'émanait de cette ville devenue fantôme. On ressentait seulement la crainte, et la colère de ce million d'habitants enfermés dans son enclos de 360 km2. C'était la taille de ma cellule, condamné dès la naissance à perpétuité. Le grillage qui bâillait notre avenir mesurait 10 mètres de hauteur et était fait de béton, de ciment et de haine.

    Les raids aériens avaient cessés de faire pleuvoir sur nos têtes des bombes, nous laissant enfin entrapercevoir le ciel bleu azur. Le Hamas avait également cessé d'envoyer ses roquettes inefficaces qui ne nous protégeait aucunement. Au contraire, les représailles étaient de plus en plus terribles au fur et à mesure que les tirs de roquettes s'intensifiaient. Comment voulez-vous parvenir à un accord de paix avec un mur de séparation de 700 km, qui encerclaient les terres palestiniennes de la bande de Gaza et de Cisjordanie. On ne trouve pas la paix en enfermant les hommes dans des camps de concentration à ciel ouvert, on contourne juste le problème. C'est comme quand un robinet fuit et qu'on y place un récipient en dessous. Nous sommes débarrassés du problème quelques temps, mais le récipient finira par déborder. À quelle allure, avec quelle force et dans combien de temps, nous n'en savons rien, mais il finira bien par déborder.

    "Viens Nayef, il faut y aller maintenant, dépêche-toi". Ghassan, mon père, portait sous son bras un volumineux paquet contenant quelques victuailles, de quoi tenir quelques jours. Il portait également une imposante besace dont j'ignorais le contenu. Nous fuyons vers le sud de la bande de Gaza, espérant l'ouverture prochaine de la frontière égyptienne. Ma mère, Chirine, et ma sœur Dounia de 8 ans avaient fuies il y a déjà 15 jours. Mon père leur avait donné toutes les économies du foyer pour s'assurer qu'elles ne manquent de rien. Deux cousins avaient fait le voyage avec elles. Nous ignorions ce qu'elles étaient devenues, l'armée israélienne avait coupée l'électricité à Gaza. Mon père s'inquiétait énormément. Il taisait sa crainte, mais elle transpirait. Je la voyais dans ses yeux. Il n'était pas tranquille. Quelque chose n'allait pas. Ces derniers jours, pendant que nous dormions tous les deux dans un petit garage abandonné, il faisait les 400 pas devant la porte d'entrée. Il n'était assurément pas tranquille. Pendant les premiers jours, après que notre maison fut détruite par un raid aérien, nous avions mis plusieurs jours avant de trouver ce vieux garage défoncé, situé dans une cour bordé de bâtiments en ruines. L'autorité palestinienne voulait que tous les habitants ayant perdus leurs maisons rejoignent un camp de réfugiés plus au sud. Il en était hors de question pour mon père. Il m'avait répété encore hier qu'on ne pouvait pas vivre dans ces camps de réfugiés, où les pauvres gens s'entassaient les uns sur les autres, à plusieurs milliers dans un seul kilomètre carré. Les conditions y étaient épouvantables, surtout l'hiver, où la boue venait se mêler au manque d'hygiène et aux habitations de fortunes. Les familles s'entassaient et attendaient des jours meilleurs. En vérité, très peu sortaient de ses camps, car très peu en avaient les moyens, et les bâtiments étaient reconstruits après des années, si ils étaient un jour reconstruits. Nous maudissions le drapeau bleu à l'étoile de David. Il était responsable de tous nos maux. Je me mettais parfois à rêver de ce que serait une Palestine arabe et juive. Sans murs, sans checkpoint, sans que mon père est à attendre deux heures avant d'aller travailler pour un salaire de misère en Israël.

    "Maintenant, il faut y aller Nayef". Il me montra du doigt une grosse valise à prendre. Je la pris à deux bras, elle était sacrément lourde. "Où allons-nous ?". "Loin". Je le suivais, il marchait rapidement d'un pas sûr. Nous passions près de l'école qui servait maintenant d'hôpital. Des urgentistes de l'autorité palestinienne et quelques médecins bénévoles d'ONG étrangères étaient devant l'"hôpital". L'épicerie d'un ami de mon père affichait rideau clos. Certaines rumeurs couraient comme quoi son fils serait un membre du Hamas. Les troupes israéliennes étaient venus le chercher. Certains disaient qu'il avait été exécuté, d'autres qu'il se serait enfui à temps et que l'armée israélienne aurait saccagé le magasin par vengeance. Je n'en savais rien, nous n'avions aucune information. Mon père commença à forcer l'allure. Je n'en pouvais plus. Cela faisait maintenant près d'une heure que je marchais avec un énorme sac, et mon épaule commençait à devenir douloureuse. Mon père s'approcha près d'un groupe d'hommes regroupés autour d'un vieux pick-up blanc. Un homme nous pointa du doigt.

    "Qui êtes-vous ?" nous interrogea un homme à la stature impressionnante

    "Ghassan et Nayef" répondit calmement mon père

    "C'est bon, ils font partis du convoi" répondit un homme d'une trentaine d'années portant barbe et moustache

    "Papa, où est-ce qu'on va ?"

    "Tais-toi Nayef, je t'expliquerais plus tard"

    Mon père me fit signe de me coucher à l'arrière du pick-up. Je l'entendis discuter d'argent. Il devait donner une grosse somme à notre passeur. Il ouvrit sa besace, et fouilla dedans pendant plusieurs minutes. Je le vis sortir un petit paquet, contenant plusieurs billets. Il les donna au passeur, et me rejoignit à l'arrière du pick-up. L'homme à la stature imposante referma l'arrière d'une bâche noire. Seuls quelques rayons de soleil nous permettait de nous voir.

    "- Écoute, Nayef, soit attentif à ce que je vais te dire. J'ai vendu la petite boutique de vêtements que ta mère tenait tant bien que mal. J'ai réussi à en tirer un bon prix, j'ai revendu la marchandise à des membres du Hamas et..."

    - Mais tu avais dit qu'ils étaient mauvais ?"

    - Écoute Nayef, je te dis d'écouter. Peut-être que ta mère et moi, nous n'avons pas toujours été d'accord avec le Hamas. Mais en ce moment même, ce sont les seuls qui peuvent nous aider.

    - Ce sont des personnes du Hamas ?"

    - Oui, mais laisse-moi t'expliquer. Ta mère et Dounia ne sont pas allées rejoindre l'oncle Abdel dans le sud. Elles ont réussies à passer en Israël. Elles sont actuellement chez un collègue de travail juif, à Jérusalem. Il va essayer de nous procurer de faux-papiers, et je continuerais mon travail en Israël, puis dans quelques années, nous partirons. Je voulais aussi te dire que tes cousins sont morts, et ta tante et ton oncle aussi. Leur maison a été bombardée. Ils n'ont pas eu la chance d'être prévenus par téléphone comme nous. Beaucoup de personnes de notre quartier ont été tuées pendant les bombardements. Nous ne pouvons plus vivre ici. Il n'y a plus rien, plus d'école, plus de travail, plus d'avenir. Pour ne pas arranger la chose, les partis extrémistes montent. Il faut que nous nous en allions, à tout prix Nayef. Ces gens vont essayer de nous faire passer en Israël par un des rares tunnels qui n'a pas été détruits. Mais ce sera compliqué, et très dangereux."

    Je l'écoutais parler. J'avais en même temps très envie de commencer cette nouvelle vie qu'il me promettait, mais j'avais en même temps extrêmement peur, c'était terriblement dangereux de passer clandestinement en Israël. Et si on se faisait remarquer par l'armée israélienne, c'était soit 20 ans de prison, soit la mort, au choix. À mesure que les minutes passèrent, mon père paressait de plus en plus inquiet. Il ferma les yeux, longtemps, très longtemps même. Ça devait bien faire une bonne demi-heure qu'on roulait. Un des trois hommes qui étaient montés à l'avant cria "Plus que 10 minutes", et quelque chose d'autre que je n'avais pas bien entendu. Je regardais mon père. Il n'avait pas ouvert les yeux. À croire qu'il dormait. Ou qu'il s'était évanoui. Mais une question me taraudait l'esprit : 10 minutes avant quoi ?

    Le pick-up s'arrêta. Mon père ouvrit les yeux. Un homme retira la bâche noire. Le soleil me fit cligner les yeux. L'homme nous informa qu'il fallait continuer à pied pendant deux heures. Deux heures éprouvantes sous un soleil de plomb. Ces deux heures furent silencieuses, les combattants du Hamas et mon père semblaient appréhender ce moment où nous passerions la frontière. Après quelques efforts, nous arrivions enfin. L'entrée du tunnel se trouvait derrière des broussailles, sous un vieux rocher remplie de mousse. Un homme aida mon père et moi à descendre. La galerie était étroite et humide. L'homme barbue et l'homme à la stature imposante ne nous suivirent pas. La galerie avait l'air de faire des kilomètres de long, et avait été construite rapidement, certains endroits étaient vraiment bas de plafond. Après près d'une heure de marche, j'étais épuisé, je ne tenais presque plus debout. J'ignorais l'heure à laquelle nous étions partis, ni l'heure qu'il était. L'homme nous fit signe de nous accroupir et de rester silencieux, et surtout de ne pas bouger. L'homme continua quelques mètres, et disparu. On attendit bien dix bonnes minutes qu'il revienne. Il revînt armé d'une vieille kalachnikov : le bois était moisi, et le canon rouillé. Il nous fit signe de le suivre à genoux. Il donna un coup à l'aide du canon de son arme dans une plaque métallique. Elle s'ouvra. Nous tombions dans un vieux hangar. L'homme aide à nouveau mon père et moi à remonter à la surface. L'homme alla se poster à l'entrée. Il surveilla pendant deux bonnes minutes que personne n'était posté aux alentours. Il nous fit signe de le suivre. Il pointa du doigt une colline en face. "Il faut se dépêcher, il y a souvent des patrouilles ici.". Il nous donna le signal. Nous commencions à courir. Nous courrions le plus vite que nous pouvions. Il faisait bientôt nuit, le soleil commençait à se coucher.

    Soudain, une balle perça la poitrine de l'homme. Il tomba à terre, mort sur le coup. Mon père était pétrifié. Son plan avait échoué. On ne pourrait jamais entrer en Israël. Les soldats nous avaient repérés depuis l'entrée du tunnel en Palestine. Mon père ne bougeait plus. Il ne fallut pas attendre plus longtemps pour qu'une balle lui transperça le crâne. Cet évènement marqua la fin de mon enfance, et le début de ma vie d'adulte qui commença dans un déluge de haine et de tristesse. Ma haine se nourrissait de toutes mes peines, c'était la seule qui dorénavant me ferait avancer. Ni bien ni mal, ma colère était spéciale, elle était palestinienne. Et ce qui la nourrissait ne l'était pas. Mes jambes ne pouvait plus supporter ma fatigue et ma peine, je tomba à genoux devant la dépouille de mon père. Les soldats m'arrêtèrent. Je fus menotté, et mis en prison malgré mon jeune âge. Je sortis finalement miraculeusement au bout de 6 ans. J'étais devenu grand. J'avais maintenant 22 ans. Mes 22 années n'auront été que enfer, tristesse et haine.

    Tout ce dont à quoi nous aspirons, nous, les enfants de Palestine, c'est à un avenir serein et sûr. Pendant la guerre, j'ai vu des fillettes écrasées sous les décombres, les os brisés, des mères en sueur et en larmes devant les dépouilles de leurs fils. De jeunes frères ayant trempé leur désespoir dans la haine, s'armant et allant combattre contre l'envahisseur. Les sirènes d'ambulances remplaçait au fil des saisons les cloches des écoles, l'appel des instituteurs étaient remplacés par des appels au combat.

    Un mur ne pourra jamais concilier deux peuples. C'est justement ce même mur qui divise, et en plus de cette barrière, il faudra également franchir la barrière de toutes ces années gâchées par les tirs d'obus et d'armes lourdes qui ont étouffés les appels au calme. En vérité, les politiques israéliens n'ont pas peur des palestiniens, ils ont peur que les israéliens s'unissent avec les palestiniens contre eux.

    Hommage aux 2310 morts palestiniens, à ses 300 femmes et à ses 530 enfants morts, ainsi qu'aux 10 626 blessés. Une pensée aux 6 civils israéliens morts et à ses 87 civils blessés.

    Paix en Israël ✡, Palestine libre ★ Unissons-nous !


  3. lycha Blog

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    lycha
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    Sous une couche étoilée

    Tendrement endormis

    Nos corps entrelacés

    Bordés de satin gris

    Les yeux cernés de joie

    La bouche de volupté

    La rosée sur les draps

    Nos cheveux emmêlés

    Ton sourire enchanteur

    Sur ma peau opaline

    Réveillant cette ardeur

    Que mon coeur te devine

    Sous les yeux de la lune

    Au regard immobile

    Au sommet de la dune

    La naissance d'une idylle

    Etoiles dans les yeux

    La nuit est ainsi faite

    Quand on la vit à deux

    La vie s'habille de fête

    Tapisser tous tes murs

    Fleurir ton intérieur

    Et ton âme si pure

    Pour vivre dans ton coeur


  4. GuyB
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    Jean marchait rapidement dans la rue, il était heureux, son visage brillait de sourires. Il faisait beau, plein de ciel bleu et de soleil dans l'air un peu vif du début d’automne. Grand, mince, beau mec aux tempes argentées, il ne laissait pas le regard des femmes indifférant. Ce soir, il fêtait avec sa femme Hélène, l'anniversaire de leur première rencontre. C'était il y a 14 ans.Un soir chez des amis communs...Ils avaient été les victimes heureuses d'un coup d'amour foudroyant, juste le temps d'un regard et d'un sourire. Jean palpait à travers son Loden bleu marine, le petit coffret qui s'y trouvait...Ce soir, son grand et unique amour aller être heureux, lorsqu'il lui offrirait cette bague d'or blanc ciselée, montée d'une très belle émeraude. Hélène en rêvait depuis trois ans, mais son prix était inaccessible. Alors Jean mangeât pendant trois longues années des sandwichs les midis, au lieu du resto avec les collègues.


  5. si dieu avait crée tout , qui a crée dieu


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    Lehv
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    Émilie est une humaine d'environ la vingtaine, distinguée, agréable locution verbale ; elle se démarque des autres de sa gente par son envie de réussir grâce à ce qu'elle pense non d'une façon superficielle, mais dans sa profondeur qui semble arrosée d'acide.

    Des cheveux long brun à éclats mauves sous certains angles, elle travaillait dans un bar dans la cité des ombres, ses yeux noir permettaient à ses clients de prendre confiance en la serveuse et la satisfaction future se lisait sur leurs lèvres humides.

    Sans compter qu'elle disposait d'un corps captivant les regards de toutes classes confondues. Ses lèvres dessinaient un sourire unique d'une malice tout en montrant sa niaiserie aux prédateurs assis près d'elle, buvant leur bocks d'alcool. La peau de cette humaine était d'une telle blancheur, qu'elle aurait pu servir de statue représentative de la femme fatale sous les regards impitoyables des mâles en chaleur.

    Notre amie était aux deux tiers de sa journée derrière un comptoir ou elle jouait avec la chimie alcoolique. Ce n'était qu'un passe temps, pour Emilie tout ceci n'était qu'une mascarade pour gagner une intégration très certainement inutile mais utile pour sa place et la portée de sa voix. Pourtant elle était muette, était-ce par choix? Nul ne le sait.

    Tout son charme était dans son regard et la danse qu'elle animait aux clients.

    Était-ce la le ballet le plus beau qu'un jeune imberbe venait de voir, l'anatomie et la séduction tout ça pour admirer l'étirement de ses commissures afin d'effectuer un sourire si unique, que les c(h)œurs s'ébranlèrent en harmonie.

    Elle communiquait son affection et sa sympathie par un simple sourire qui donnait un spasme de vie à ces jeunes soldats qui passaient leurs derniers instants en tant qu'êtres humains cherchant à filmer de leurs rétines la beauté de cette femme.

    Le combat n'était pas d'appuyer le premier dans la gâchette, mais il était dans celui d'imaginer de ne plus jamais revoir le sourire d'une femme.

    Ceci n'est qu'un simple détail de ce que vivent les êtres qui l'a croisent.

    Mais personne ne pouvait la toucher, ni lui caresser cette peau qui semblait étinceler de pureté. Pas que cela coûtait cher, non les femmes n'ont pas de prix.

    Émilie n'était pas une prostituée , elle ne bougeait pas mais elle souriait souvent, donnant une seconde vie, puis une troisième vie à son visage qui s'éteignait.

    Cela faisait déjà vingt années qu'elle travaillait dans ce bar à la réputation cocasse d’accueillir à la fois les forces de l'ordre et celles du désordre. Unis tous ensemble pour partager leurs regards sur elle. Un léger hochement de tête vers elle et un sourire pour la saluer.

    Elle offrait à tout homme une assurance en eux, car le sourire d'une femme peut parfois servir de pacificateur, ce qui était le cas de notre belle Emy.

    Tous les troquets entendaient parler d'elle à la beauté féérique dans une ville où la mort était le culte de l'abomination.

    Le concurrent d’Émilie n'était que la personnification de la mort.

    Elle ne pouvait pas agir contre cette infâme manière d'éteindre et allumer les gens dans une boucle perverse infinie.

    Elle se contentait d'ignorer comme depuis vingt années et elle continuera.

    Les temps changèrent, la tristesse était devenue un alcool très répandu, les gens étaient de plus en plus trompés. Elle s'en moquait bien de ces mœurs qui semblaient déjà bien loin derrière elle. Les hommes et femmes se tournèrent contre elle, les regards déchirés de maux d'amour. Elle était sans doute la plus juste de toutes femmes, répondant à son seul devoir : satisfaire ses clients.

    Les femmes l'insultaient des façons les plus injustes qui puissent exister.

    Mais tout bascula dans la vie de notre partisane. Un soir le bar était bondé de monde et un silence annonçant la mort d’Émilie se murmurait dans l'air, son concurrent était parvenu à trouver le moyen de se débarrasser de l'extase en personne.

    Une femme se leva de sa chaise, le regard baissé vers son amant. Elle serra le point comme si celui-ci allait cracher sa haine dès le relâchement excentrique de ses muscles.

    Elle s'avança vers notre amie qui venait encore une fois de sourire puis cligna des yeux d'une façon si jubilatoire qu'on en aurait déploré cet instant si unique, son dernier sourire.

    Cette femme offrit en guise d'adieu une gifle si puissante qu'elle venait d’abîmer la joue de notre tendre Emy.

    Notre amie s'effondra déstabilisée par l'action, ne comprenant pas tout ce qui venait de se dérouler.

    Dès ce jour là, on remarqua que notre amie ne souriait plus, elle venait de se condamner au reclus perpétuel, la déception en vingt ans de carrière, il ne lui restait plus que la retraite que son patron lui avait parlé il y a de ça des décennies.

    Son patron était un très vieux, une longue barbe s'échappait de son habit entièrement blanc, toujours munit de sa capuche blanche foudroyante, il s'approcha d'elle.

    -Il y a vingt années je t'ai déposé ici sur ce comptoir, maintenant tu as fait ton temps.

    Il est temps pour toi de disparaître comme ta mère.

    L'homme enfourcha ses doigts dans la chevelure devenue mauve, la souleva du comptoir et la jeta aux ordures.

    Ainsi notre poupée avait finit son travail, quittant notre monde le sourire aux lèvres.


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    Et si je vous disais qu il existe un microcosme de gens qui peuvent vivre en autarcie 

    tout en croyant que leur pensée est véritable, proche de la pure ou pire vérité. Tout dépend du côté du miroir. 

    Imaginez une ville au nom exotique TiLao où certaines personnes parlent le pastequefrizz. Langue perdue, oh combien utilisée par nos ancêtres au cerveau reptilien atrophié. Dans cette ville immense, les habitants du cru parlent une autre langue le boulguitron. Jusqu'ici tout va bien. Mais, à y regarder  de plus près, ceux qui parle le pastequefrizz ont une vision bien particulière de la vie en famille ou plutôt de la femelle. 

    Ici, la femme est perçue comme un sombre trou. Sans esprit, limite sans paroles et surtout sans caractères car cela pourrait vexer les hommes qui la côtoie.

    Dans ce monde, les mâles se considèrent comme les rois, les nababs d'un univers qui font à leur image. Les règles de la courtoisie et les barrières à ne pas dépasser.... Ont disparues. Enfin, il y a surtout une notion morte dans ce microcosme : le respect.

    Pauvres femelles, réduites à fermer les yeux, à obéir et surtout à ne pas penser ou s'exprimer. Cela déclencherai les railleries des mâles soit disant supérieurs de 1 neurone d'après les derniers tests du fameux statisticien Saporo. Ici, seul la capacité de la femelle a bien faire la chose est appréciée. Ou, celui de bien repasser. Ah pardon, je m'égare...

    Il y a une femme pour les bons moments coquins, une femme pour le ménage et une troisième, la régulière, pour tenir compagnie voire élever les enfants s'il y en a...ou faire la cuisine. Quoi que ce dernier poste peut être attribué à une autre "dinde".

    Si, en plus, la régulière travaille , c'est le summum car elle peut ramener du blé. Enfin, pour dire la vérité, quand cette dernière travaille, les mâles peuvent simplement tirer un coup ailleurs!  En conséquence, il faut bien que la régulière travaille pour la bonne santé du couple ! Et, surtout sans se plaindre au sinon cela devient intolérable ! Et si elle pleure?

    Mon dieu, c'est la fin du monde, le comble de l'horreur. Perdre son temps à l'écouter gémir... non, à ce moment là, la décision est prise : faut la virer!. Et, peut-être lui refaire sa fête deux jours après parce que.... Vous comprenez... Le mâle a des besoins.

    Cela vous offusque ?

    Vous pensez que ce monde n'existe pas? Vous pensez que ces mots sont exagérés et qu.il s'agit d'un conte fanstastique, voire extrapolé ou inventé ?

    Sachez que dans ce microcosme, c'est la normalité ! les femmes mariés sont trompées et c'est bien normal!! Après tout, il n'y a pas de mal à se faire, de temps en temps, du bien! N'est ce pas ? ce que la femme marié pense? Si elle souffre?  Là n'est pas la question puisqu'elle n'a pas de cervelle. Ou plutôt , qu'elle n'a plus de cervelle. Car ici, lire un article ne fait partie des sujets de discussions recommandés sinon vous paraissez Out! Un bon sujet bien gras sera mieux apprécié.

    Pourquoi les mâles de ce microcosme iraient écouter ou compatir avec des pauvres dépressives. franchement messieurs, un peu de droiture et de dignité.

    Niveau discussion, le plus important, c'est de ne pas s'éloigner du sujet principal : le xxx (mot en trois lettres désignant le bas du dos d'une femme)

    est-il rond ou plat? est-ce qu'il y a des endroits où on peut se faire xxxx pour pas cher? Est ce qu'il faut acheter des préservatifs ou est-ce que c'est fourni? Au sinon, ta femme va bien? Ah bon, elle fait la gueule.... Oh! Elles sont trop bien nos dindes à ne pas nous prendre la tête ! En plus, on ne les paye pas!

    Voilà, vous prenez cette histoire, vous la mélangez bien avec de la bière ou un autre alcool et vous obtiendrez tout ce qui faut pour faire un monde nouveau et normal d'après les pastequefrizziens.

    mais, à part ça, jusqu'ici tout va bien!


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    Florent.
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    J'étais fatigué. Extrêmement fatigué. De cette fatigue qui vous écrase la poitrine et vous fait suffoquer. Cette fatigue infatigable que rien ne fatigue. Je devais partir. Je ne pouvais plus respirer dans cette ville, je ne pouvais plus y marcher. Je ne pouvais plus entendre les plaintes venant des entrailles de cette ville. Chaque bruit, chaque odeur m'insupporte. Chaque ordre, chaque restrictions me remplissait de haine. Au final, je ne savais pas si je détestais cette ville ou cette vie. Les nuages de fumées des usines et du périph' m'étouffaient. Je suffoquais. J'avais besoin d'air. Et surtout de liberté. On respire mieux quand on est libre. J'avais besoin de vivre, respirer du bon air. Prendre le large, poser mes bagages sur un autre rivage.

    J'ouvris la fenêtre. Un courant d'air glacial remplissait ma chambre d'un frisson silencieux. Au loin, Paris brillait. En bas de chez moi, les parisiens vomissaient. Le lampadaire en face de ma chambre m'aveuglait de son jet de lumière jaune, et remplissait ma chambre d'ombres et de doutes. Deux hommes se battaient dans une rue voisine. Scène ordinaire de Paris nocturne, acte I.

    La nuit, seule, silencieuse, me faisait face. Je ferma la fenêtre, enfila un blouson et descendis dans la rue. Je devais aller voir Zouf et d'anciens amis des années lycée. Le lycée. Ça faisait longtemps que je n'y avais plus mis les pieds. Trois ans à peu près, je ne sais plus. Eux aussi avaient arrêtés, presque en même temps que moi. De toute façon, nous n'avions aucune chance d'avoir le BAC. Aucune chance d'avoir un taf non plus. Mais je gardais les mêmes potes depuis toujours. Le même décor, les mêmes fringues, pas de taf, pas de copine mais toujours les mêmes potes. Rien ne changeait. À part que je ne devais plus subir les échecs de la feuille blanche, les crissements de craies sur le tableau noir aveugle, et le vertige devant notre échec scolaire. Un train de vie sur les mêmes rails, mais en marche arrière. J'étais resté tout de même fidèle à la rue. La rue, quand les hommes n'ont plus rien, lui reste fidèle. Moi et mes potes, nous faisions partis de ses fidèles.

    Ils étaient là. Toujours le même abribus, toujours les mêmes visages, les mêmes yeux, le même paysage. Seules les pompes changeaient. Nous avions grandis, pris de l'assurance mais perdu de l'élan, on avait loupé notre bus. Nous étions enfermés dans cette jungle urbaine. Zouf, c'était le plus grand de la bande. Ses doigts avaient fait des dizaines de milliers de kilomètres en roulant des joints. Tep, c'était le renoi de la bande. Il habitait le quartier d'à côté. Toujours souriant, mais comme tous, à sec financièrement. Zak, le rebeu. Lui, c'était le plus petit. Et moi, Djak, qu'est-ce que je pourrais vous dire sur moi ? À part que j'ai quitté l'école à 17 piges, que j'habite le quartier avec ma daronne et ma petite sœur ? Rien. Nos vies n'intéressent personne de toute manière. Zouf, Tep et Zak avaient passés la nuit dehors, sur notre banc.


  6. JannGaudette
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    La crise environnementale est imminente, je ne suis pas de ces sceptiques qui croit en une théorie du complot environnemental. Cet argument est pour moi insensé, les preuves scientifiques sont bien trop parlantes dans ce domaine.

    Selon moi, la crise actuelle est directement lié au système capitaliste et à notre dépendance au pétrole. Cette ressource permet une croissance rapide du système économique, nécessaire au système actuelle. Par contre, elle n'est pas renouvelable et nous le voyons, elle laisse d'énormes taches à notre environnement.

    Je vous propose donc quelques documentaires à partager avec vos proches pour acquérir de nouvelles connaissances face à la crise environnemental qui se déroule sous nos yeux, alors que trop peu d'actions sont exécutées.

    La malédiction du plastique: https://culturedocumentee.wordpress.com/2014/10/14/la-malediction-du-plastique/

    On l'appelait le monde du silence: https://culturedocumentee.wordpress.com/2014/10/12/on-lappelait-le-monde-du-silence/

    HOME: https://culturedocumentee.wordpress.com/2014/09/15/home/

    Gasland: https://culturedocumentee.wordpress.com/2014/09/15/gasland/

    Le monde selon Monsanto: https://culturedocumentee.wordpress.com/2014/09/15/le-monde-selon-monsanto/

    Sans lendemain: https://culturedocumentee.wordpress.com/2014/04/19/sans-lendemain/

    La face cachée du pétrole: https://culturedocumentee.wordpress.com/2014/09/25/la-face-cachee-du-petrole-premiere-partie/

    C'est en s'informant à l'aide d'autres moyens que les médias de masse que nous pourrons conscientiser la population sur de véritables enjeux de société. Tous ensemble, nous pouvons avoir un monde plus juste, plus humain et plus vert. :smile2:

    Bon visionnement!

    Jann :bo:


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    casper2
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    Je suis fatigué. J'ai marché un peu trop longtemps, mais la randonnée était belle. Je sens les muscles de mes mollets et de mes cuisses se durcir davantage à chaque nouveau pas. Je ressens maintenant la moindre irrégularité du sol depuis la plante de mes pieds jusque dans mes os. Une douleur diffuse se propage depuis mes orteils jusqu'à mes hanches. Mes genoux fragiles commencent réellement à me faire souffrir. Je crois qu' on dit que c'est le poids des ans...

    Heureusement, je suis de retour et la fin du parcours est tout proche. Cependant, je ne peux pas m'empêcher de faire une dernière halte en apercevant un petit banc de bois. Je suis tellement fatigué. Avec un peu de chance, il est parfaitement bien exposé aujourd'hui, pile sous ce pâle soleil d'Avril, à peine voilé par quelques fins nuages qui passent. A présent, je suis assis, enfin plutôt affalé même, les jambes bien allongées. Accoudé au dossier et la tête penchée en arrière, je sens sur la peau de mes joues la douce chaleur des rayons de l'astre habituellement si brûlant. Je savoure ces quelques instants de repos comme un délice. Je ferme les yeux...

    J'essaye de faire le vide dans ma tête. Je respire très profondément. Je veux profiter au maximum de l'un de ces instant de paix et de repos si rares mais qui ne durent jamais assez longtemps. Je suis à l'écoute de la nature qui m'entoure. Je devine les oiseaux qui passent d'un arbre à l'autre d'un seul coup d'aile, au loin un chien qui aboie ou le moteur d'une voiture qui s'éloigne et enfin l'eau qui roule sur les cailloux du petit ruisseau tout à coté. J'entends tous les bruits ordinaires d'une vie paisible dans cet endroit si tranquille. Alors pourquoi et immanquablement la noirceur de mes pensées resurgissent du fond de mon esprit pour m'engloutir à nouveau...

    C'est une montée soudaine de dégoût qui m'envahit la tête comme une envie de vomir que l'on sent venir doucement et qui remonte brutalement de mes entrailles. D'un seul coup, je rouvre les yeux. Eblouis par la lumière éclatante du soleil, je redresse mon torse et me penche alors en avant. Maintenant, je baisse la tête entre mes mains, accoudés sur mes cuisses, et je regarde fixement le sol à mes pieds. Je fais le dos rond sous le poids de mon existence. Il est si lourd, si accablant. Je suis si fatigué...

    Je ne vois plus qu'un peu de cette terre brune, poussiéreuse, parsemée de tous petits cailloux, avec une rare touffe d'herbe ici ou là. La terre semble si pauvre, si peu fertile. Pourtant on dit que c'est elle notre mère à tous. Chaque être n'est que poussière et redeviendra poussière...

    Puis soudain mon oeil est attiré par une bestiole qui avance laborieusement dans ce pauvre décor. Au départ, j'ai cru y reconnaître un petit ver luisant. Je n'en avais plus revu depuis très longtemps, depuis mon enfance plus précisément. Il faut croire qu'ils font partie des espèces disparus par ici. La pollution des hommes sans doute...

    Mais en fait, il ne s'agissait que d'une petite larve de coccinelle. Elle me parait si petite, si fragile dans ce monde immense qui l'entoure. Pourtant, elle semble si déterminée. Elle continu à avancer et poursuit sa route en se frayant un chemin malgré tous les obstacles qui se dressent au devant d'elle. A chaque fois, elle s'arrête devant le moindre petit caillou qui devient une montagne infranchissable, et la moindre touffe d'herbe apparaît comme une immense forêt impénétrable. A chaque fois, elle semble hésiter un instant puis elle fini par contourner l'obstacle soit par la droite soit par la gauche. Ce qui ma frappe, c'est qu'elle ne fait jamais demi-tour. Pourtant son chemin semble si laborieux, mais elle persiste dans la même direction. Elle semble savoir exactement où elle va dans son vaste monde à elle. Je ne sais pas où elle va mais elle y va. Alors que moi...

    Je ne sais même plus où j'en suis. Je me sens tellement perdu. Le monde est devenu bien trop grand. Il m'écrase. Ma vie est si vague. Je n'ai plus d'envie. Je n'ai plus de but. Je suis si fatigué. Je n'ai plus envie d'avancer. Je ne sais plus où je vais. Je suis un de ces êtres de cette espèce dite supérieure, douée de pensée, qu'on dit même intelligente, et je me sens totalement en dessous de cette pauvre petite bestiole qui court sous mes yeux. Je l'envie tellement. Si seulement cela pouvait être enfin la fin. Je me réincarnerais volontiers en cette petite larve de coccinelle si volontaire et déterminée...

    La fin, un peu de poussière, puis une nouvelle et belle vie en larve de coccinelle. Se réincarner, c'est une drôle d'idée. Pas si folle finalement. Tout se recycle ici sur cette Terre, notre mère à tous. Nous ne sommes finalement que de passage sous cette forme. Et reviendrons un jour sous une autre, selon la recombinaison d'atomes. Mais peu importe. Car ma vie est vaine. C'est le vide qui l'emplie...

    Quand soudain un bruit me sort de mes turpitudes. Des cloches sonnent, il est déjà dix huit heures. Je n'ai pas vu le temps passé. J'ai un peu froid. Je suis toujours aussi fatigué. Mais il me faut quand même rentrer. Je me lève tout courbaturé. Je repars rejoindre ma voiture sur le parking en traînant les pieds. Car maintenant, je sais où je vais...



  7. Alors je sais, oui oui je sais, il est difficile de trouver un film qui nous parle et qui nous fait vibrer...

    C'est bien souvent une affaire de circonstances, d'état d'esprit, de rencontre entre un réalisateur, un scénario et son public...

    Nous avons en ce moment la planète des singes, les gardiens de la galaxie ou encore expandables 3

    Euh.... je déconne excusez moi

    Alors voila, j'aimerai présenter ce Film qui est resté confidentiel en France, qui est parfois le pays du camembert puant, il faut bien le reconnaître.

    Il s'appelle HER par Spike Jones, qui m'avait déjà séduit "dans la peau de John Malkovitch" en son temps.

    Le Pitch officiel, c'est l'histoire d'un homme qui tombe amoureux d'un système d'exploitation....

    Ouais, ok, mais comme d'habitude, personne n'a rien compris de ce film....

    Alors je vous donne mon Pitch à moi.

    L'histoire, c'est l'histoire d'un homme qui sort d'une longue relation avec une femme qu'il a profondément aimé en son temps.

    Et puis, le quotidien, les choses qui changent, les petits compromis, la perte de la flamme enfin bon vous voyez quoi....

    Et donc c'est l'histoire d'un homme qui chemine au travers de sa relation aux femmes à partir de sa relation à son ex femme.

    Et dans ce cheminement, sa femme idéale, sa petite compagne magnifique, c'est un système d'exploitation qui le représente.

    Et comme l'idéal n'existe pas, il en ressort en paix avec l'une, en paix avec l'autre et grandit par une sérénité qu'il a eu du mal à trouver.

    Bon, je dirai qu'il faut peut être avoir connu la situation.... être un vioc sentimental....

    Donc voila, pour ceux que ça intéresse, le pitch :

    Et puisque mon ex femme ne croisera jamais ce forum, voici le message que j'aurai voulu lui adresser.

    Oh ça n'enlève pas toutes les saloperies que j'aurai subi ...

    Arggggg me revoici aigre et méchant.

    Non, Cat... ce message est pour toi du fonds du coeur,..

    Je serai prêt aujourd'hui à te l'adresser.

    Que les dieux t'accompagnent et que le bonheur que tu mérites te rattrape.

    Merci pour ces enfants, merci pour l'amour que nous avons eu, merci de m'avoir rendu plus grand en nous séparant.

    Je suis heureux, puisses tu le devenir à ton tour...


  8. :plus:

    Boum boum boum

    Meme les américains comprennent

    Boum boum boum

    Boum boum boum

    Boum boum boum

    Qu’importe l’endroit, le contexte

    On a toujours un bon prétexte

    Pour tomber nos 'fruit of the loom'

    Quand toi et moi on fait boum boum boum

    Quand t’es pas là j’fais n’importe quoi

    J’prends des kilos des tequilas

    Je chante les chansons d’Oum Kalthoum

    Je ne pense qu’à nos boum boum boum

    Et tous les bourgeois du 16ème se demandent pourquoi je t'aime

    Pour n'avoir pas besoin d'un zoom quand toi et moi on fait boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Boum boum

    Boum boum boum

    Hier on était chez ta mère, elle a failli tomber par terre

    En entendant le dressing room quand toi et moi on faisait boum boum boum

    Dans les ascenseurs des hotels on s'est montés au 7ème ciel

    On envoie balader les grooms quand toi et moi on fait boum boum boum

    Et tous les bourgeois du 16ème se demandent pourquoi je t'aime

    Pour n'avoir pas besoin d'un zoom quand toi et moi on fait boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Boum boum

    Boum boum boum

    Quand on reçoit des invités on ne sait meme pas résister

    Entre le thé et les Lookoums y a le temps de faire boum boum boum

    C'est vrai que les murs ont des oreilles, que tous les voisins se réveillent

    Mais c'est comme ça qu'on fait l'amour quand toi et moi on fait boum boum boum

    Et tous les bourgeois du 16ème se demandent pourquoi je t'aime

    Pour n'avoir pas besoin d'un zoom quand toi et moi on fait boum boum boum

    S'aimer comme ça, c'est pas vulgaire

    On a toujours un truc à faire, les étagères font badaboum

    Quand toi et moi on fait boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Quand toi et moi on fait boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Boum boum

    Boum boum boum

    En plus ça, ça fait toujours deux

    De plus de ça fait tout ce qu’on veut

    C’est comme les coups de Brahim Asloum

    Toi plus moi ça fait boum boum boum

    Pas la peine d’aller cavaler

    Y a plus toi qui me fait voyager

    Voir les cocotiers de Touloum

    Quand toi et moi on fait boum boum boum

    Et tous les bourgeois du 16ème se demandent pourquoi je t'aime

    Pour n'avoir pas besoin d'un zoom quand toi et moi on fait boum boum boum

    S'aimer comme ça, c'est pas vulgaire

    On a toujours un truc à faire, les étagères font badaboum

    Quand toi et moi on fait boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Quand toi et moi on fait boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Boum boum, boum boum boum

    Quand toi et moi on fait boum boum boum

    "fruit of the loom" , c'est les fruits de l'abondance, le plaisir hédoniste, le sexe quoi.

    "quand t'es pas là je fais n'importe quoi", clin d'oeil à une chanson des années 80 de Lio.

    "tous les bourgeois... pas besoin de zoom". quand on est pas VIP caché dans le 16ème, nul besoin de faire attention aux paparazzi !

    "les cocotiers de Touloum", un petit jeu de mot sur Toulon, où il y a bien des cocotiers (c'est la côte d'azur ! lol)

    J'adore ! Presque autant que Jabberwocky. Jabberwocky est plus mélodieux, plus recherché, plus philosophique. Hé ! Qui a dit que le cul ne peut pas être philosophique ? :smile2:


  9. La conscience.

    1 - Approche de la conscience :

    A – La conscience au fil du temps :

    Voilà des millénaires que l’homme s’interroge sur la conscience et, grâce à l’écriture, nous avons pu suivre l’évolution des connaissances en ce domaine. C’est ainsi que, au cours des siècles, des distinctions ont été établies selon que la conscience a été attribuée aux dieux, à l’homme ou aux animaux.

    Toutefois, ce qui se dégage d'une manière générale, c'est que la conscience a essentiellement été attribuée à l'homme et, cela va de soi, aux intelligences qui président aux destinées humaines : les dieux. Nous n'oublierons pas que nous avions envisagé l'idée que les dieux pourraient bien être le résultat de la perception intuitive que nous avons de notre inconscient.

    Comment a pu se faire la distinction entre la matière et la conscience immatérielle ?

    Comment l'homme a-t-il appris à se distinguer de l'animal ?

    Comment la vision de l’homme sur lui-même et le monde animal a-t-elle évolué ?

    Enfin, qu’a représenté pour lui la conscience au cours des siècles ?

    Voyons comment s'est déroulé ce débat.

    a - La préhistoire :

    Il y a près de 275 000 ans, nos ancêtres néandertaliens exprimaient déjà leur conscience de la mort dans leurs sépultures, les premières avérées.

    b - Les croyances :

    Les choses se précisent lorsque l'écriture s'instaure. Ainsi, dans l’Egypte ancienne, une tentative est faite pour définir les différents éléments constituant l'être humain. Christian Jacq [3] a énuméré les neuf éléments essentiels de l'être pour les initiés égyptiens selon les croyances de l'Égypte pharaonique.

    1 - le corps, image matérielle du grand corps céleste (djet) ;

    2 - le dynamisme créateur, (ka) ;

    3 - l'âme, (ba), possibilité d'incarner le divin sur cette terre ;

    4 - l'Ombre, reflet de la vérité (shut) ;

    5 – la lumière de l'esprit (lakh) ;

    6 - le Cœur, siège de la conscience et de la mémoire (ab) ;

    7 - la puissance de réalisation (sekhem) ;

    8 - le Nom, vérité ultime de toute création (rèn) ;

    9 - le corps spiritualisé, (sakh) (...)".

    Chacun de ces éléments avait pour but de comprendre et diriger la vie temporelle en réglant au mieux les relations avec les dieux, ainsi que le passage inévitable dans l'au-delà.

    Ainsi, si le Ba (3) est considéré comme l'élément spirituel qui anime l'individu, il est à distinguer de la puissance de réalisation que constitue le sekhem (7), et surtout de la conscience dont le siège est au niveau du coeur (6).

    Un cœur qui doit absolument être conservé pour que le défunt puisse se présenter devant Anubis. Sans conscience, pas de survie après la mort.

    figL3_031_ba_egypte.gif

    figL3_032_ammout.gif

    Le coeur du défunt, siège à la fois de la conscience et de la mémoire de ses actes,est déposé dans une urne sur l’un des fléaux de la balance.

    Il ne doit pas peser plus que la plume de Maât, déesse de la vérité et de la justice.

    Plus lourd, il sera dévoré par Ammout la déesse crocodile.

    (d'après le papyrus d'Hounefer)

    Pour la mystique juive, l’âme différenciée du corps, est constituée de cinq entités : la nêfesh (esprit), le ru'ah (souffle, anima), la neshamah (âme, spiritus), la hayyah (vie), et la yehidah (union).

    C’est dans d’autres cultures que tous ces éléments vont fusionner pour se réduire essentiellement à deux éléments principaux : l'âme et le corps. L'âme prend alors une importance majeure car c'est elle qui permet de franchir indemne la barrière de la mort et de survivre dans un au-delà..

    L’âme est alors l’élément qui va permettre d’accéder à la vie éternelle.

    L'âme comme l'esprit sont des acquis d’ordre culturel que l'on ne cherche pas vraiment à expliquer. Il s'agit d'un don des dieux et il faudra attendre les philosophes grecs pour que la notion de conscience apparaisse avec tous les questionnements que soulève le mystère de son fonctionnement.

    figL3_033_ame.gif

    c - Les philosophes :

    Pour Aristote, (philosophe grec -384, -322) toutes les idées sont dès le départ contenues dans l'esprit, mais, pour devenir fonctionnelles, elles doivent être actualisées par l'expérience.

    Il existe une continuité chez les êtres vivants. L'homme et l'animal possèdent une nature commune. Quant à l'âme, dans la tradition aristotélicienne, elle n'existerait pas sans le corps.

    À l'inverse, pour Descartes (1596 - 1650, mathématicien, physicien et philosophe français), l'âme est une substance indépendante du corps. Sa vision marque un tournant de la pensée philosophique et va influencer l’ensemble de la pensée occidentale. Le corps n'étant que matière, il peut être étudié par la science.

    La position de Descartes sur la nature des êtres vivants pourrait être résumée par la formule qu’il emploie dans la lettre au Marquis de Newcastle du 23 novembre 1646 : Le corps est « une machine qui se remue de soi-même ».

    Il poursuit : « Je sais bien que les bêtes font beaucoup de choses mieux que nous, mais je ne m'en étonne pas, car cela même sert à prouver qu'elles agissent naturellement par ressorts ainsi qu'une horloge, laquelle montre bien mieux l'heure que notre jugement ne nous l'enseigne ».

    « Je désire que vous considériez, après cela, (…) que toutes les fonctions que j'ai attribuées à cette machine, comme la digestion (…), la veille et le sommeil ; la réception (…) des sons, des odeurs (…); l'impression des idées (…). Je désire, dis-je, que vous considériez que ces fonctions suivent toutes naturellement en cette machine, de la seule disposition de ses organes, ni plus ni moins que font les mouvements d'une horloge, ou autre automate, (…) [et] font en sorte qu'il ne faut point concevoir (…) aucune autre âme végétative, ni sensitive, ni aucun autre principe de mouvement et de vie, que son sang et ses esprits, agités par la chaleur du feu qui brûle continuellement dans son cœur, et qui n'est point d'autre nature que tous les feux qui sont dans les corps inanimés ». Descartes, Traité de l'Homme.

    figL3_035_robots.gif

    Cette vision mécaniste du corps, qu'il soit celui de l'animal ou celui de l'homme, va orienter la façon dont toute la science moderne va se représenter le corps. Bien sur, nous ne parlons plus aujourd’hui de celui-ci en termes de rouages mais nous manipulons de la même manière les gènes, et la cellule souche n’est jamais qu’une pièce de rechange apte à pourvoir à tous les besoins.

    La médecine actuelle n’est-elle d’ailleurs pas avant tout une médecine de prothèses ? Le membre artificiel remplaçant la jambe que l’on ne peut faire repousser, tout comme la molécule antibiotique remplace le système immunitaire à défaut de pouvoir le réparer, ou comme la thyroxine de laboratoire remplace l’hormone thyroïdienne, à défaut de savoir guérir la thyroïde…

    Toutefois Descartes demeure prudent dans ses conclusions : « Bien que je tienne pour démontré qu'on ne peut prouver qu'il y a une pensée chez les bêtes, je ne crois pas cependant qu'on puisse démontrer qu'il n'y en a pas, parce que l'esprit humain ne pénètre pas leur cœur. » Descartes, Lettre à Morus, 5 février 1646.

    figL3_036_penseur.gif

    La conscience serait-elle alors issue de quelque chose qui appartient au contexte matériel ? ou, au contraire ne lui appartiendrait-elle pas ?

    Progressivement, les choses vont se préciser dans l'esprit humain, et c'est le philosophe anglais John Locke (1632 - 1704) qui, en 1690, va inventer le terme « consciousness », pour définir la conscience qui désigne l'unité de la personne, en la distinguant de la conscience morale.

    Toutefois ce terme ne pouvait, à cette époque, être défini que de façon philosophique.

    Pour Locke, il n'existe pas d'idées innées : l'esprit de l'homme à sa naissance est une « tabula rasa », une ardoise vierge. Ainsi, sa vision diffère-t-elle de celle d’Aristote, car pour lui seule l'expérience et la réflexion sont à l'origine des idées et de la conscience.

    figL3_037_tabula_rasa.gif

    Plus près de nous, le lexicographe et philosophe français Emile Littré (1801 - 1881) proposait la définition suivante du mot conscience : « Sentiment de soi-même ou mode de la sensibilité générale qui nous permet de juger de notre existence : c'est ce que les métaphysiciens nomment la conscience du moi ».

    Mais la conscience demeure pour l’instant une réflexion sur soi-même. Le monde environnant ne semble avoir d'importance que dans la mesure où il nous permet d'avoir conscience de notre propre existence...

    d - Psychologie et pensée scientifique :

    Issue de la philosophie de l'esprit du XIXe siècle, la psychologie moderne va s'en éloigner résolument en proposant maintenant d'étudier le fonctionnement de l'esprit à la lumière de la méthode expérimentale. La pensée scientifique se met en route, et les découvertes médicales vont, dans le même temps, rappeler à quel point toutes ces questions sont étroitement reliées à notre système nerveux central.

    Désormais le mot conscience ne désigne plus une entité mais une fonction : la capacité de connaître (William James - fin XIXe siècle, père de la psychologie américaine).

    Toutes ces connaissances accumulées au cours des siècles ont permis aux érudits de pousser plus avant leur raisonnement. Aussi, la compréhension de ce qu’est la conscience a-t-elle quitté le domaine religieux et philosophique pour s'enrichir de nouvelles réponses apportées par les neurosciences.

    Aujourd’hui, la connaissance de ce qu'est la conscience a tellement évolué, que nous ne pouvons plus nous contenter d’une définition basée sur la seule origine latine du mot : « cum scire = connaître avec » qui désigne la conscience comme étant la « faculté qu’a l’homme de connaître sa propre réalité et de la juger ».

    B - La conscience aujourd'hui - neurosciences et conscience :

    Le philosophe Ned Block va, en 1995, distinguer quatre aspects de la conscience en état d'éveil, suivi en cela par les neuroscientifiques :

    figL3_038_brulure.gif

    - la conscience phénoménale : elle correspondrait à la perception sensible qui dirige notre vie mentale et nos actes.

    Un état mental appartient donc à la conscience phénoménale s'il constitue une expérience.

    - la conscience d'accès : elle est à la base du raisonnement qui nous amène à agir ou exprimer notre pensée..

    figL3_039_brulure.gif

    figL3_040_cheval.gif

    - la conscience réflexive : elle consiste dans la capacité de suivre le cours de nos pensées ou de nos comportements par l'introspection.

    - la conscience de soi :

    Elle fait l’unité de notre vie mentale.

    figL3_041_conscience.gif

    Si les deux dernières catégories sont longuement étudiées par les philosophes, seules les deux premières relèvent du domaine scientifique.

    Toutefois, la conscience d'accès qui gouverne la pensée rationnelle, dont la particularité est de posséder le langage comme support, est la seule qui soit vraiment accessible aux sciences cognitives.

    Le fonctionnement de la conscience phénoménale se prête moins à l’expérimentation car, nous l'avons vu, la richesse des perceptions peut difficilement être décrite par la parole puisqu’elle est faite d'une expérience sensible qui ne peut être que subjective.

    En ce début du XXIe siècle où il n’existe pas encore d’explication satisfaisante de la conscience, les neurosciences vont compléter nos connaissances.

    Celles-là, bien que découlant des idées de Descartes, ne dissocient plus le fonctionnement de l'esprit de celui de la matière. Elles vont se développer dans deux directions :

    - l'étude du comportement qui surgit au moment où la conscience entre en jeu : c'est ce que l'on appelle l'attention.

    - l'imagerie cérébrale qui permet (entre autre grâce à l'IRMf) d’observer « en direct » les modifications survenant dans le fonctionnement cérébral.

    figL3_042_cerveau_IRMf.gif

    Anomalies dans le syndrome de fibromyalgie.[*]

    Comment étudie-t-on la conscience aujourd’hui ?

    a - Etude des comportements - l'attention :

    Dans les années 1970, les scientifiques ont constaté que les animaux, tout comme, d’ailleurs, les jeunes enfants, regardent plus longuement les événements nouveaux que des événements connus ou prévisibles.

    figL3_043_jouet.gif

    Les études de la conscience vont alors surtout s’intéresser à ce phénomène, caractéristique de l'attention que l’on porte sur une situation ou un objet nouveaux.

    Car c'est cette particularité comportementale qui a permis de découvrir que la conscience n’est pas le seul fait de l’humain adulte, mais qu’elle existe aussi chez les enfants et les animaux.

    Mais l’animal a-t-il une « conscience de soi » ? Le test du miroir, imaginé dans les années 1970 par le psychologue américain Gordon Gallup, fait partie des méthodes utilisées pour le démontrer. Il consiste à confronter l’animal à son image dans un miroir, et il a été fait sur différentes variétés de mammifères.

    Les scientifiques ont ainsi pu montrer que de nombreuses espèces animales (comme les éléphants ou les singes) savent se servir d'un miroir comme outil, par exemple pour trouver des objets cachés. Mais comment faire pour savoir s'ils y reconnaissent leur propre image ? Pour cela, on fait une marque de couleur sur la tête de l'animal, alors qu'il est endormi, et on observe sa réaction lorsqu'il découvre son image dans un miroir.

    Les premières études ont été faites chez les primates. Le bébé singe qui se voit dans un miroir pour la première fois cherche à attraper l'image derrière le miroir. Ultérieurement, il va découvrir que le congénère qui lui fait face fait le même geste que lui. Ainsi, sa conscience de « l’image » qui lui fait face va-t-elle se perfectionner au fur et à mesure qu'il comprend qu'il n'y a pas de congénère accessible, ni dans cette surface plane ni même derrière elle.

    Affinant sa connaissance de l'objet tant par la vision que le toucher, il va alors progressivement découvrir que l'image qu'il voit est son propre reflet.

    figL3_044_singe_miroir.gif

    On a pu aboutir aux mêmes conclusions en ce qui concerne l'éléphant.

    En 2006, des éthologues ont installé un immense miroir dans l'enclos des éléphants du zoo de New York.

    Commençant par chercher à passer leur trompe derrière le miroir, les trois éléphantes du zoo ont rapidement compris qu'elles s'observaient elles-mêmes. Elles se sont alors mises à explorer des parties de leur corps d'ordinaire inaccessibles à leur vue, comme l'intérieur de leur bouche.

    Toutefois, les mammifères terrestres ont certainement une connaissance de leur corps, puisque tous font « l'expérience du miroir » en se penchant sur une étendue d'eau pour y boire. L'animal qui n'a jamais été confronté à un miroir aura, comme un enfant, un temps d'observation et d'apprentissage dans la nouvelle situation, avant de se reconnaître dans son reflet.

    Mais si le singe, comme l'ensemble des primates, a plus de facilité à comprendre que l’image qui lui fait face n'est pas un congénère, c’est qu’il a la possibilité d’explorer cette image avec ses mains... Un mammifère marin ne le peut pas. Peut-on alors affirmer qu'un objet existe ou n'existe pas si l'on ne peut le toucher?

    La conscience peut-elle se passer du sens du toucher ?

    Deux chercheuses américaines, Dianna Reis et Lori Marino, ont montré en utilisant le test de la tache que les dauphins vivant en captivité sont capables de reconnaître leur image.

    figL3_045_dauphin_miroir.gif

    Elles ont constaté que lorsqu'ils portaient une marque colorée, ils se contorsionnaient pour mieux s'observer dans le miroir. Par contre, s'ils n'étaient pas marqués, les dauphins se désintéressaient très rapidement de leur image.

    La preuve semblait faite de la capacité d'une espèce non primate à se reconnaître dans un miroir.

    Le même comportement a pu être observé chez la femelle orque. Lorsque celle-ci remarque la tache, elle va frotter la partie concernée de son corps sur une paroi du bassin pour l'effacer. Elle revient alors s'examiner devant le miroir et fait autant d'aller-retours que nécessaire pour que la tache disparaisse.

    Dauphins et orques semblent démontrer que la conscience de soi peut se passer du sens du toucher.

    Mais si l’animal (en l’occurrence un dauphin) semble se reconnaître dans un miroir, cette reconnaissance de soi est-elle une conscience de soi ? En d'autres termes, a-t-il conscience de son identité ?

    L'étude des deux américaines pourrait apporter une réponse à cette question : elles ont en effet constaté que si le dauphin s’intéresse à ses propres marques, il n’éprouve aucun intérêt pour les marques faites sur son compagnon.

    Selon Joëlle Proust, philosophe au CNRS, à défaut de pouvoir affirmer que les animaux ont une réelle conscience, le fait qu'ils fassent montre d'une attention particulière lorsque une situation nouvelle se présente, et que cette attention varie selon qu'il s'agit d'eux-mêmes ou d'autres congénères, laisserait supposer que les animaux apparaissent pour le moins doués d'une forme primitive de conscience.

    Et cette forme primitive de conscience s'inscrit dans le continuum de l'évolution des espèces, l’enfant la possédant dès l'âge de 18 mois.

    « La conscience n'est pas un phénomène spécifiquement humain ».

    Le phénomène de la “conscience” est actuellement considéré comme le résultat de processus nerveux complexes. Cette complexité nous amène généralement à présupposer qu'elle n'existerait que chez les primates ayant un degré élevé de développement cérébral (toutefois, si les chiens et les chats ont toujours échoué au test du miroir, la pie peut le réussir).

    Elle apparaîtrait progressivement au cours de ce développement, tandis que les connexions s'établiraient entre différentes aires pour créer ce que l'on appelle des réseaux neuronaux.

    figL3_046_cerveau_aires.gif

    Aujourd'hui, un certain accord semble prévaloir pour dire que la conscience surviendrait de la collaboration entre différents circuits de perception s’intégrant dans un fonctionnement global.

    b - Imagerie cérébrale et statistiques :

    Parallèlement aux méthodes comportementales, les recherches vont s'appuyer sur des analyses statistiques de l'activité cérébrale basées sur l'imagerie cérébrale.

    L'étude de cas particuliers où les états de consciences sont modifiés (hypnose par exemple), ou altérés en raison de dysfonctionnements (épilepsie), de lésions cérébrales (blessures ou interventions chirurgicales), vient compléter et éclairer les résultats obtenus.

    figL3_047_attention.gif

    c - La conscience modélisée :

    Aux antipodes de la recherche comportementale, d’autres travaux, menés sous l’impulsion des Pr <a href="http://www.sommeil-paradoxal.com/livre3-page/01-conscience.html#modelise">J Pierre Changeux et Stanislas Dehaene nous proposent d’autres perspectives.

    Ils ont développé un modèle informatique qui permet de comprendre le fonctionnement de la conscience. Ce modèle repose sur un cerveau constitué de deux ensembles :

    figL3_048_ENTC.gif

    a - des processeurs autonomes traitent les signaux inconsciemment,

    b - et une région que l’on appelle « Espace Neuronal de Travail Conscient » (ENTC) va rendre ces signaux conscients.

    La réponse peut être absente ou se faire soit consciemment ou inconsciemment.

    figL3_049_ENTC.gif

    figL3_050_ENTC.gif

    1 - Si le signal est suffisant, l’attention sera activée (sujet qui découvre quelque chose de nouveau)

    figL3_051_ENTC.gif

    2 - Le signal est trop faible. Bien que perçu par des processeurs connectés à l’ENTC, ce dernier ne va pas le percevoir. Il reste donc non-conscient (sujet dont l’attention est distraite par une autre situation).

    figL3_052_ENTC.gif

    3 - L’attention préactivée va capter le signal qui va alors devenir conscient (sujet dont on a attiré l’attention sur un objet).

    figL3_053_ENTC.gif

    4 - Le signal est fort et inattendu.

    Suffisamment puissant pour être perçu par l’ENTC, il va pouvoir devenir conscient (sujet dont l’attention était distraite et voit cette dernière réorientée).

    Il va s'agir maintenant de localiser le lieu de la conscience.

    « La conscience nécessite l'intégration d'informations qui parviennent en permanence à notre cerveau,

    mais peuvent ne pas devenir conscientes ».



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    Mon histoire commence comme bien des histoires, aux cris de ma mère me donnant la vie.

    Je vis le jour dans le Sud du Vietnam, non loin de Phan thiet, on m'a dit bel enfant comme on dit à tous bel enfant.

    Les jours passèrent ma foi sans tressaillir, je dois avouer à l'époque que je n'avais guère conscience de ce que j'étais, d'où je vivais, je fis à 6 ans peut être un peu avant la connaissance d'une amie, vous savez ces amies d'enfance qui vous font aimer la vie, mais comme beaucoup à Phan Thiet, la dengue l'a repris à moi bien plus rapidement que je ne l'aurais voulu.

    Mais sachons le, tous ceux qui partent partent trop tôt ce fut ma première confrontation à ce qu'on appelle communément la mort d'un proche. Vous savez quand enfant vous avez connu 4 ans une jeune fille souriante et que du jour au lendemain elle ne vient plus à l'école c'est dur, au début je ne comprenais pas.

    Mais comprenez,

    J'avais 10 ans.

    Je me suis dis au moins un mois qu'elle était malade. Et ça pour sur elle l'était.

    Quand je demandais à ma mère de l'inviter elle me répondait toujours sombrement qu'on ne pouvait plus, et qu'il fallait l'oublier. Ne comprenant pas, je dois avouer que j'espérais toujours la voir revenir à l'école.

    Puis le temps passant je pensais de moins en moins à elle. Ce fut étrange mais elle sorti de ma vie.

    C'était facile au début. D'oublier.

    On est si malléable, si flexible à dix ans.

    Et vous savez qui le sait si bien ? Ceux qui n'ont dans le cœur qu'une folie.

    La même folie qui conduit tout un pays dans un suicide constant. Frappant avec répétition sa chair du même couteau, et d'en faire des machines, au service d'une cause dont ils n'ont pour l'instant ni la conscience, ni la force mais oui alors qu'à coté de moi vivait ma première amie, à l'école on m'apprenait à lire. Les écrits de l'oncle Hô en textes d'études, des psaumes à sa gloire tels ceux que les grands poètes eurent écrit pour Jésus, Mahomet, Bouddha, Vishnou, Abraham et tant d'autre nous notre prophète serait Hô.

    Qu'alors nous étions si innocent combien nous ne rendions compte de peu. Et chaque soir que je rentrais, ma mère pleurant, non sur les affres d'un ivrogne de père mais sur la bien trop grande réussite de sa fille. Oh oui, j'apprenais si bien, et quand donc je lui racontais mes prouesse et mes leçons des larmes coulaient sur un sourire, un mélange de colère, de fierté, de joie, la tristesse de devoir se taire. Quand sa propre fille ramenait dans le domaine familial ce pourquoi son propre père se saoulait en silence et en secret.

    Mais jamais, non jamais elle ne pleurerait devant moi, elle souriait si fort, que dehors le soleil n'eût pu que se sentir si faible, si flou, ce sourire qui m'a transpercé et réchauffé du haut de mes onze ans quand j'ai enfin compris que je n'étais pas seule bien que si peu puissent concevoir ce qu'était ma vie.

    Double vie, depuis deux ans je comprenais mon pays, ce malaise éternel m'avait été expliqué par mon père, insoutenable vérité qui pourtant me fit tant de bien, je n'étais pas libre d'être ou de penser, mon corps ma tête propriété de l'état et quand chez moi je rentrais. J'étudiais ce que j'étudiais démêlant à l'aide de mes frères propagandes et histoires. J'avais alors neuf ans et je savais déjà ce que tenir sa langue voulait dire.

    Seule en classe, je suis passée de bonne élève, à machine à réciter. Cela fut ma façon longtemps de concerter norme, réalité et autorité.

    Mon père l'ivrogne, la bête noire devint le héro qu'il a toujours mérité d'être. Je vécu dans une double vie, les années les plus belles et insouciantes de ma si courte vie.

    Aussi étrange que tout puisse paraître, je pense avoir été heureuse.

    Et ce fut si bon.

    Bonne nuit à vous, car maintenant, j'ai les mains qui tremblent, et c'est dur d'écrire quand la chaleur vous monte à la tête et que le siège de l'âme devient le siège du souvenir.

    Il me faut dormir, bonne nuit, bonne nuit, bonne nuit et merci de m'avoir lue.


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    Rei
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    A H-M.

    L'on ne peut faire un long roman

    De toi, décrire un trouble pareil,

    Celui d'une âme tourmentée... Eh comment;

    Tu manques bel et bien de sommeil !

    La monotonie du quotidien,

    Ton chez-toi, ta foi,

    Ta cop et son copain,

    Mais tu n'as pas sommeil ?

    Pourtant 'y a toi, ta caisse,

    La fumette au fond de la banquette,

    Un thé glacé, le froid,

    T'as tout mais tu n'as pas

    Sommeil...

    Inspiré de Stromae - "Sommeil"


  10. Coup d'Etat militaire en Thaïlande après sept mois de crise

    La Thaïlande a connu 18 coups d'Etat ou tentatives en près de 80 ans. Le dernier en 2006 contre l'ancien Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra a entraîné une série de crises politiques faisant descendre tour à tour dans la rue ses ennemis, les "chemises jaunes", et ses partisans, les "chemises rouges". Il reste, malgré son exil, le facteur de division du pays.

    L'épisode actuel a commencé à l'automne avec des manifestations réclamant le départ de sa soeur Yingluck, Première ministre depuis 2011, destituée par la justice début mai.

    Flashback : Le Dessous des cartes

    https://www.youtube.com/watch?v=HhS7dyIamWc

    Autoritaire, expéditif, n’hésitant pas à avoir recours à des méthodes brutales, Thaksin s’est toutefois taillé une popularité durable, notamment dans le nord et le nord-est, en offrant aux ruraux et aux pauvres la santé quasi-gratuite et des crédits substantiels.

    Mais une partie des élites lui est hostile, notamment en raison de ses origines modestes. "Parmi les élites de Bangkok, il y a une haine viscérale de Thaksin et le sentiment que l'establishment est en péril".

    Depuis le début du siècle, ses partisans ont emporté tous les scrutins et l’actuel Premier ministre est sa sœur cadette, Yingluck Shinawatra, novice en politique encadrée par les principaux collaborateurs de son frère.

    La colère des manifestants est née à l'automne dernier, après que le gouvernement a proposé une loi d'amnistie, qui aurait permis à l'ex-Premier ministre accusé de corruption et exilé à Dubaï de rentrer en Thaïlande.

    Ce projet d’amnistie a soulevé un tollé. Bénéficiant de nombreuses sympathies au sein de l’armée, de l’aristocratie, de la bureaucratie, des milieux d’affaires, un mouvement de protestation s’est formé autour d’un tribun, Suthep Thaugsuban, qui entend déraciner ce qu’il qualifie de «régime Thaksin»...

    En savoir plus (mes sources):

    . L'Express : Thaïlande: quatre questions pour comprendre la crise

    . Slate : Comprendre ce qui se passe en Thaïlande

    . Reuter : L'armée prend le pouvoir pour "rétablir l'ordre" en Thaïlande


  11. Même si l’absinthe est utilisée depuis l’antiquité pour ses vertus médicinales, on considère que la boisson « absinthe » est née en Suisse au XIXe siècle à Val-de-Travers. C’est à la fin du XIXe siècle que cette boisson a connu un énorme succès en France grâce aux usines Pernod. Son succès était tel auprès de la population et ses effets secondaires parfois violents, que le gouvernement français prit la décision d’interdire sa commercialisation en 1915. La pression des viticulteurs a ainsi eu raison des distilleries d’absinthe. Toutefois, sa vente est de nouveau officiellement autorisée depuis 2010. On produit de l’absinthe en France en Haute-Saône, à Pontarlier, à Vichy en en Provence .

    Telecharger recette abisynthe:

    http://vinsfrancais.wordpress.com/2014/05/10/abisinthe-histoire-et-recette/


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    Avant que la Ligue Europa 2013-2014 ne démarre, le Juventus Stadium fut désigné pour accueillir la finale de la compétition. Le club local, l'inévitable Juventus Turin, double championne d'Italie en titre, est qualifiée pour la Ligue des Champions 2013-2014, dont la finale aura lieu à l'Estadio da Luz, antre du Benfica Lisbonne, lui aussi présent dans la cour des grands.

    Seulement voilà, des aléas sportifs plongeront les Bianconeri en Ligue Europa, alors qu'ils survolent la Série A depuis 2012, à la manière du PSG en France. Du coup, Antonio Conte, le coach du club le moins populaire (et pourtant le plus puissant) de la capitale du Piémont se met à rêver d'offrir à tout un peuple une finale à domicile. Et petit à petit, le taureau blanc écarte tout ce qui se trouve sur son passage, jusqu'à ce que se dresse devant lui l'Aigle Ibérique, le Benfica Lisbonne, en lice pour remporter sa première Liga Zon Sagres depuis la dernière Coupe du Monde.

    Dans l'endroit qui accueillera la finale de la C1 le 24 mai, une finale à laquelle ni les italiens ni les portugais ne participeront, les locaux l'emportent 2-1. Ce but à l'extérieur permet à la Juve, invaincue dans son antre depuis le début de la saison toutes compétitions confondues, de se contenter d'un succès 1-0 devant ses tifosi déchaînés, et de se donner rendez-vous face au vainqueur (forcément espagnol) de l'autre demi-finale. Seulement voilà, le verrou lisboète ne sautera jamais. 0-0, même réduite à 9 contre 10 la capitale portugaise reviendra en Italie pour glaner ce qu'elle n'a pas glané l'an dernier contre Chelsea : la Ligue Europa elle-même ! Rien que cela !

    Ce sera contre le FC Séville, vainqueur de Valence 3-1, qui lui a inscrit tardivement ce précieux but en terre valencienne qui lui a permis de valider son ticket pour l'Italie. Les Aigles contre les Barbiers, voilà un duel qui promet d'être accrocheur et de mettre le feu à une terre qui sera sûrement acquise aux andalous, du fait que les portugais ont été les bourreaux de leur équipe chérie, qui plus est aux portes d'une finale européenne.

    Conte s'est plaint de l'arbitre, j'ai envie de lui dire : "Ca vaut la main de Thierry Henry, le prétendu but de Geoff Hurst et tout le tralala qui ont fait, font et feront le foot pro". Autrement dit, dura lex sed lex, dure loi mais c'est la loi !


  12. Amazones
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    Un parterre printanier

    Une beauté s’offrit

    Où d’un pas mesuré

    Le corps en délit

    Et d’un regard posé

    Sur l’envol délicat

    D’une fleur entreposée

    Le pétale s’envola

    Douce journée

    Et merveille balançant

    Comment peux-ton envisager

    La contemplant, se vidant

    L’acte qu'il faut mesurer

    Moindre vivacité, moindre éclat

    C’est de l’emprisonner

    A se l’accaparer et passa

    Le regard posé

    Sur autre envol délicat

    D’une fleur supposée

    Le pétale naitra

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