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-8-

L'infini qu'est ce que c'est ? 
Existes tu ? L'amour qu'est ce que c'est ?
Existes tu ? La douleur qu'est ce que c'est ? 
Existes tu ? Le silence qu'est ce que c'est ? 
Existes tu ? La souffrance qu'est ce que c'est ? 
Existes tu au moins ? Répondez moi je vous en pris 
Ne me laissez pas immergé 
Reviens, de toi je suis épris
J'ai mal putain viens m'aider J'agonise
J'etouffe
Tu mises 
T'es ouf Tu te fiches pas mal de mon existence
Mais moi je te regarde et j'espère
Tu te fiche pas mal de ma conscience
Mais moi je prie et j'espère D'un jour te trouver,
Que tu me sers contre toi
Mais je suis folle je suis taré
Qu'est ce que tu fais dis moi ! Je ne sais plus où te chercher 
Je ne veux plus t'ignorer
Mais bon sang qui es tu !
Qui es tu pour me faire chavirer ! 
Je ne vais pas te le cacher... Je suis perdue
Perdue à cause de quelqu'un qui m'est inconnu
Je ne sais pas... Qui es tu ? MAIS QUI ES TU !? Si tu existes vraiment...viens...
Viens me prendre dans tes bras... 
Viens je te tiens...
Mais non tu n'es pas là...

bloodreina

bloodreina

 

-7-

Insomnie insomnie ! 
Je te déteste ! 
Tu es là tu me punie ! 
Tu es pire que la peste ! Si je ferme les yeux les cauchemars resurgissent
Si je reste éveillé tu me fais supplice
Insomnie insomnie ! 
Pourquoi m'obliges tu à me rappeler ? 
Pourquoi ne puis je faire autre chose que me plié à ton gré ? Je tombe plus bas encore
Je ne fais même plus parti du décor 
Je me fais mal à mon corps
En entendant le cor de bronze et d'or Un deux quatre huit dix-neuf
Je ne les comptes plus, ces nuits longues et noires
Non je ne fais pas la teuf
Je réfléchis au sens qu'à pris ma vie M'est il favorable ? 
M'est il vivable ? 
Je n'arrive pas à me décider
Je suis finalement trop épuisée
Pour réfléchir et ne pas mourir Non ! Jamais ! 
Je ne veux pas partir ! 
Pas comme ça ! 
Pas en baissant les bras ! Insomnie insomnie ! 
Avant de me dévorer
Laisse moi te parler
Donne moi une chance pour m'évader
Avant que les murs s'effondrent. 
Et que dorénavant je tombe.

bloodreina

bloodreina

 

-6-

J'ai mal au cœur
Je nage dans la peur
Pourquoi je ne vois que le malheur ? 
Ça n'a pas de sens d'être un leur. Pourquoi mentir ?
Pourquoi caché ? 
Pourquoi avouer ? 
Pourquoi s'ouvrir ? Tout simplement je voudrais te dire la vérité
Mais seulement je n'y parviens jamais
Tu crois que je vais bien
Mais je suis l'être malsain Je chavire, je coule
Je te fais souffrir, tout roule
Pourquoi ? 
Pourquoi pourquoi ? 
Les réponses de la vie ne viennent jamais ? 
Pourquoi maintenant je me hais ? À qui la faute ? 
Pas la tienne je prends note.
Ma tête est lourde
Je me sens partir, 
Je crois que j'ai fais une bourde,
En lachant la voile de mon bateau de rire
Je ne veux plus mentir
Je ne veux pas oublier
Ça me ferait mourir
Cela me ferait crever Crois moi je t'en pris
Aide moi je t'en pris
Me lâche plus je t'en pris
Ne refait pas deux fois la même erreurs... 
Ne m'abandonne plus ,
Soit sincères, j'ai disparue.

bloodreina

bloodreina

 

-5-

Pendant longtemps j'ai disparue
Dans la pénombre des rues
Je n'ai pu
Retenir qui que ce soit
Même pas moi 
Dans les décombres de la dépression J'ai pu autrefois me battre
Et je me bats encore toute fois
Il ne faut pas croire que l'on est
Quelqu'un que l'on est pas Gardez en tête nos valeurs
Prendre du recul et de l'ampleur
J'ai mal à la tête à force de me remémorer
Ce que c'était avant
Enfant innocent, noyer dans le bonheur
Et en ces années d'antant
Je dis merci de connaître l'enfer pour vivre le paradis
Ce n'est pas son passé qui fait son futur
Ce n'est pas ses aventures qui font cet homme Non je ne vois personnes
Croyais le ou pas 
J'ai mes amis 
Ils elles me suffisent 
J'aime ma vie
Ce n'est pas la popularité que je vise
Laissez moi en paix
S'il vous plaît En paix avec moi même 
Pour une fois tout va 
Être heureux c'est le mieux
Je ne me comprend plus
Ni ce que je pense ni ce que j'écris 
Suis je endormie ? 
Je ne me souviens plus que du présent.

bloodreina

bloodreina

 

-4-

Quand tu t'fais oublier 
Tu sais jamais si t'es juste sacrifié
Ou vraiment abandonné
Il te manque 
Elle te manque 
C'est dur ça fait mal aussi cœur 
Mais je vie toujours même si j'ai peur
De nouveau perdre ceux qui m'aident sans le savoir
J'essaye d'y croire
Mais j'y arrive plus parfois j'perds espoir
Le miens de cœur il a pris les armes
Car il en a marre de me voir en larmes
Il a décidé de passer à autre chose
Même si mon frère importe dans ses proses
Parfois je pleurs sans raison
Mais je me dis que ça ne sers à rien et que j'ai perdu la raison
Je me sens seule pour affronter la vie
Mais je fais tout ce que je peux pour garder mes amis. Je dis rien j'garde le silence
Je sais que c'est nulle et que j'en ai conscience
J'arrive pas à en parler
Je suis redevenue ce que j'étais 
Insomniaque
Arrêtez vous sadique psychopathe 
Mon cœur est en feu je me bat je le peux
Je le veux. 
Même si tu m'as oublié 
Moi je ne me separerai jamais du bonheur que tu m'as donné.
Autrefois. 
Grand frère.

bloodreina

bloodreina

 

-3-

Tu souffres ? 
Moi aussi 
Tu te plains ? 
Je le peux moi aussi Tu fermes les yeux sur le présent ?
Je te les ouvre
Tu refuses de te détacher de ton passé ?
Je ne te demande pas de l'oublier seulement de savoir vivre avec
Tu n'y arrive pas ? 
Je vais t'apprendre 
Tu ne veux plus faire confiance à personne ?
D'accord mais n'oublie pas qu'avant la douleur il y avait la douceur
Tu as peur ?
Je te tiens la main tout le long 
Tu crois que je t'oublie ? 
Je me rappelle toujours de ceux que j'apprécie
Tu te crois seul ?
On est toujours un minimum deux dans notre tête 
Tu n'as pas confiance en toi ? 
Je suis là pour t'aider
Tu te laisse rabaisser ?
Je te prouve que tu n'es pas ce qu'ils disent
Tu as peur d'être abandonné ? 
Si tu as peur de ça tu es comme quelqu'un de mort
Si tu pètes un câble
Je serai là pour subir tes coups si tu en a besoin et si ça t'aide
Si tu veux mourir 
Je te montrerai que la vie est jolie quand tu l'a regardes bien. Et tu sais pourquoi je fais ça pour toi ? 
Parce que personne ne l'a déjà fait pour moi. 
Je t'aime. 
Mais qui es tu ?

bloodreina

bloodreina

 

2036. Chapitre 6 : Avant la mission (9).

Au mess l’attendait une sacrée surprise, sous la forme d’un grand type roux qui, une bière à la main, était en grande conversation devant le bar avec une blonde vêtue d’un jeans et d’une chemise hawaïenne. En voyant entrer les nouveaux venus, il lança d’un ton ironique : -          Tiens, voilà les touristes ! Puis son regard se fixa sur Gérald. -          Mais j’te connais, toi ! Étonné, le journaliste considéra avec plus d’attention ce gaillard impressionnant, vêtu d’un pantalon de treillis et d’un T-shirt rayé bleu à la mode bretonne. Il connaissait ce gars. Enfin, il l’avait connu, dans une autre vie… -          La Bête ! éructa l’homme en se précipitant vers Gérald. -          Leduc ! répliqua celui-ci, en lui ouvrant les bras. Ils s’étreignirent longuement. Cela faisait deux décennies qu’ils ne s’étaient pas vus. La dernière fois qu’ils s’étaient croisés, c’était à Kaboul, au mess principal des forces alliées. Leduc, ou plus exactement Thierry Leduc (mais tout le monde l’appelait « le Grand duc »), était, tout comme lui, caporal, mais il avait bon espoir de passer sergent, et il était fermement décidé à rempiler. Ils avaient vécu ensemble des aventures abracadabrantesques, parfois tragiques, parfois pittoresques voire franchement comiques. Cela pouvait sembler curieux, mais même dans ce pays abandonné des dieux, il arrivait qu’on se marre bien – enfin, à condition d’apprécier l’humour noir, bien entendu. La blonde se retourna ; elle portait un bandeau sur l’œil droit, comme les pirates, sauf que le sien était blanc. A part ça, elle était plutôt agréable à regarder. -          Tu ne nous présentes pas ? demanda-t-elle à Leduc. -          Sergent-chef Marion Norman, dit-il en désignant la fille. -          Enchanté, fit le journaliste en serrant la main qu’elle tendait. -          Et voici le caporal… -          Non, sergent-chef aussi. Je suis monté en grade. -          … Gérald Jacquet. -          Vous pourriez nous présenter aussi, intervint Diallo, et le journaliste s’exécuta. -          Mesdames-Messieurs, commença Leduc en s’éclaircissant la voix – et les conversations dans le mess s’éteignirent peu à peu – l’homme qui vient d’entrer était, il y a quelques années de ça, mon camarade de chambrée, et de combat. Et surtout, il possède une caractéristique unique. Gérald le voyait venir avec ses gros sabots. -          Il a dans le dos, continua le sous-officier, le tatouage le plus spectaculaire que j’ai vu de ma vie. Montre-nous ça, Gégé ! Avec une dextérité fruit d’un long entraînement, le journaliste tira sa chemise au-dessus de sa tête et montra son dos, ce qui entraîna aussitôt des réactions diverses, allant du cri d’horreur jusqu’au murmure d’admiration. -          C’est fascinant ! s’exclama le sergent-chef Norman. Vous permettez que je fasse une photo ? -          Pourquoi pas ? Elle souleva le bandeau qui couvrait son œil droit, dévoilant ce qui ressemblait à l’objectif d’un petit appareil photo. Elle appuya sur le bouton d'un petit boîtier qu'elle portait à la ceinture. Il y eut un léger bruit, comme celui que ferait un zoom qu’on ajuste, puis l’œil électronique cligna deux fois. -          Merci, dit-elle en replaçant le bandeau. C’est mon œil bionique ! ajouta-t-elle en riant. Plusieurs autres sous-officiers voulurent également prendre cet étonnant tatouage en photo, mais il en eut vite assez. -          Bon, fin de la récréation, lança-t-il en reboutonnant sa chemise. Il songea, avec une certaine mauvaise humeur, qu’au moins la moitié de ces militaires devait posséder une page Faceplouc, et qu’ils allaient s’empresser de poster dessus le magnifique cliché qu’ils venaient de prendre de ce chef-d’œuvre de l’art du tatouage. Et demain le monde entier saurait que le célèbre journaliste Gérald Jacquet s’entraînait avec les commandos français au fort de la Pointe aux Lièvres. Bonjour la discrétion ! Cela dit il y avait une solution simple à ce problème : il pourrait toujours dire que c’était pour un reportage, et le prouver en rédigeant un article sur cette semaine de stage. Dès qu’il aurait Ghislaine au téléphone, il faudrait qu’il lui en parle. -          Qu’est-ce que tu fous ici ? demanda le sous-officier. Ne me dis pas que tu as rempilé ! -          Non, je suis juste là pour une semaine. Un stage de mise à niveau, en quelque sorte. -          Je te croyais journaliste ! -          Tout à fait ! L’un n’empêche pas l’autre. Et toi ? dit-il en s’adressant à Leduc. Tu es quoi, maintenant ? -          Adjudant-chef, mon pote ! Et oui, qui aurait cru ? A son âge, ce n’était pas une situation tellement brillante, mais Gérald se garda bien d’en faire la remarque. Il terminerait sa carrière comme capitaine, au maximum. Leduc était un brave type, et un bon soldat, mais il avait arrêté ses études assez jeune, et ça se voyait – sans parler de son penchant naturel pour la boisson, qui était déjà un problème une vingtaine d’années plus tôt, et qui n’avait pas dû s’arranger depuis. N’empêche, c’était agréable de rencontrer une tête connue. -          Tu es de passage comme moi, ou tu bosses ici ? demanda-t-il. -          Je travaille ici, répondit Leduc. Je m’occupe de l’intendance. -          Ah, d’accord. Pour fêter ces retrouvailles, Gérald offrit une tournée générale. Puis ils allèrent dîner. La nourriture s’était un peu améliorée depuis son époque, et elle était surtout plus diététique – en plus, c’était la cantine des gradés – mais bon, ce n’était pas encore demain que la Pointe aux Lièvres aurait ses étoiles dans le Michelin. Dans la salle, un poste de télévision diffusait une chaîne d’infos en continu, et c’est ainsi que Gérald apprit que, pour la première fois depuis peut-être six semaines, le temps allait changer. La météo prévoyait en effet pour les jours à venir une série de violents orages sur l’Ouest, accompagnée d’une baisse des températures qui ne pouvait être que bienvenue. Cette nouvelle entraîna une discussion générale sur le temps, avec les protestations habituelles contre la canicule – sauf qu’ici il faisait 25 degrés, soit largement 10 de moins que dans la capitale ! Cette canicule à la mode bretonne semblait nettement plus supportable que celle de Paris. Thierry Leduc lui présenta plusieurs de ses collègues sous-officiers, puis raconta quelques anecdotes à propos de son fameux tatouage. Il avait une bonne mémoire, car c’est à peine si Gérald s’en souvenait. C’est vrai qu’un jour, en Afghanistan, au fin fond d’une région dominée par les Talibans, devant faire parler plusieurs suspects, Leduc leur avait annoncé, par le truchement d’un interprète, que le caporal Jacquet était en fait le Diable, et que pour le prouver il allait leur montrer sa véritable nature – et Gérald avait enlevé sa chemise et s’était retourné, terrorisant non seulement les Afghans suspects, mais aussi l’interprète pachtoun, qui s’était enfui en courant ; la saga « Alien » n’avait pas dû parvenir jusque dans ces contrées reculées, et de toute façon ces musulmans rigoristes détestaient le cinéma occidental. Ils mangèrent, rirent beaucoup et burent pas mal également, et Gérald rentra dans sa chambrée assez tard. Finalement les choses se présentaient plutôt mieux qu’il ne s’y attendait ; cela dit, on l’aurait réveillé à deux heures du matin pour faire une marche de nuit type « 50 » (50, car on parcourait 25 kilomètres dans la nature, avec un sac à dos chargé de 25 kilos de briques ou de parpaings), que cela ne l’aurait pas étonné plus que ça.   Dimanche 17 août 2036 : Le réveil eut lieu dès l’aube. Gérald mit une fraction de seconde à réaliser où il était, et ce ne fut pas une découverte agréable. Il eut juste le temps de prendre une douche, de se raser et de s’habiller, avant de sortir avec ses camarades de chambrée pour le lever des couleurs. Le trompette jouait faux, et le journaliste faillit éclater de rire. C’était la même chose vingt ans plus tôt : certaines choses ne changeaient jamais… Puis ce fut le petit-déjeuner au mess. C’était plutôt meilleur que dans son souvenir, avec des jus de fruit, des croissants – sans doute parce que c’était dimanche -, des toasts et de la confiture, et même des œufs au bacon. Mais les meilleures moments ont une fin, et à 8 heures les choses sérieuses commencèrent. D’abord, en guise de remise en forme, les stagiaires (ils étaient au total une vingtaine, venant de diverses unités – il y avait même un sous-officier de gendarmerie sénégalais -, mais Gérald était de loin le plus âgé) eurent droit à deux heures de sport : gymnastique, athlétisme enfin piscine. Puis ils entrèrent dans un salle de cours et on leur dispensa deux heures d’information sur les armes d’infanterie les plus récentes, avec théorie et pratique, c’est-à-dire examen et démontage de matériels, français ou étrangers, dont certains semblaient sortis d’un film de science-fiction. Après le repas de midi, pris au mess, suivi d’une pause qui dura jusqu’à 13 heures, ce fut une autre histoire : ils rentrèrent dans leurs chambrées pour se mettre en tenue de combat, rangers aux pieds ; on distribua à chacun un pistolet-mitrailleur et un sac à dos particulièrement lourd, et ce fut le départ pour une marche de 20 kilomètres, dans l’intérieur du pays. Le soleil tapait dur, même si bien sûr ce n’était pas la canicule qu’il avait connue à Paris ou en Dordogne. Ils étaient accompagnés par des sous-of’ hargneux et gueulards, dans la grande tradition militaire. Jadis Gérald avait fait pas mal de randonnées et il adorait marcher, mais c’est vrai que ces dernières années il s’était un peu laissé aller – et puis le poids du sac à dos sur les épaules se faisait sentir. Dans l’ensemble cela ne se passa pas trop mal ; bien des stagiaires plus jeunes avaient plus de mal à suivre que lui. Mais le journaliste ne se faisait pas d’illusions : c’était juste une mise en bouche. En fait il souffrit surtout de la soif, car ils n’avaient emporté qu’une petite bouteille d’eau chacun. Après avoir décrit un arc de cercle dans la campagne environnante, au milieu des champs, des prés et des bois, ils retournèrent à la caserne peu avant 18 heures. Quand on lui dit que c’était tout pour aujourd’hui, il n’en revint pas. Il déposa son barda à côté de celui des autres, puis courut à la chambrée prendre une douche et se changer. Ensuite, il utilisa l’un des rares téléphones fixes du fort pour appeler Ghislaine. Après avoir fait la queue pendant 20 minutes dehors, sous un soleil déclinant mais encore chaud, il réussit enfin à la joindre, et la stupéfia en lui apprenant où il était. Bien sûr, il ne lui dévoilà pas les véritables motifs de sa présence ici, et lui arrangea une histoire à sa façon, comme quoi il était sergent-chef de réserve et il avait totalement oublié qu’il avait une période à accomplir. Il lui promit d’en profiter pour raconter son expérience dans un reportage. -          A propos de reportage, dit-elle, tu devais pas me fournir un compte-rendu du concert de Sophia Wenger ? Bon sang ! Avec toutes ces histoires, il avait complètement oublié ! -          Je t’envoie ça dans la semaine, assura-t-il. -          Ça sera un peu tard. -          Mieux vaut tard que jamais, non ? -          Bien sûr. Il y eut un petit silence. Derrière Gérald, une demi-douzaine de bidasses attendaient, et commençaient à manifester bruyamment leur impatience. Il avait eu l’intention de téléphoner aussi à son père, mais il songea que ce serait pour une autre fois. -          Dis-donc, continua-t-elle, tu sais ce que j’ai lu sur Internet, à propos de ta chère Sophia ? -          Non, répondit-il. Il s’attendait à je ne sais quel commérage de femme jalouse, et s’apprêtait à abréger la conversation, quand elle dit : -          Il paraît que c’est un robot. -          Hein ? -          C’est un savant japonais qui prétend ça. Il a chronométré plusieurs de ses interprétations d’une même œuvre – une sonate de Mozart, je crois -, et il a trouvé qu’elle mettait toujours exactement le même temps pour la jouer, au dixième de seconde prêt. Il dit que, s'agissant d'une œuvre qui dure une vingtaine de minutes, c’est humainement impossible. -          C’est du grand n’importe quoi. -          Ou alors, elle joue en play-back ? -          Ça m’étonnerait beaucoup. Décidément, on raconte n’importe quoi, sur le Worldnet. J’espère que tu ne vas pas publier ça ? -          Hum, je me tâte. Ne trouvant rien à répliquer, il se contenta de dire : -          Bon, tu m’excuses, mais je dois raccrocher car on s’impatiente derrière moi. Je t’embrasse ! -          Moi aussi. Et bon courage. -          Merci ! -          C’est pas trop tôt ! grommela un caporal baraqué en prenant sa place. Plus ému qu’il ne l’aurait pensé par cette histoire de robot, Gérald gagna le mess. Leduc n’était pas là, et il commanda une bière et s’assit dans un coin. Il avait à peine commencé à boire que le sergent-chef Norman – la fille à l’œil « bionique » - entra. Elle commanda également une bière, puis vint s’installer en face de lui. -          Alors, la journée n’a pas été trop dure ? demanda-t-elle, après avoir trinqué avec lui. -          Jusque-là, ça va, comme on dit. Merci de vous en inquiéter. -          C’est normal. -          Qu’est-ce que vous faites, ici ? -          Je m’occupe de l’instruction des tireurs d’élite. -          J’aurais dû y penser ! Avec votre œil bionique… Mais, il l’est vraiment, ou c’est juste une façon de parler ? -          Non, il est vraiment bionique. Zoom jusqu’à 100 fois, vision nocturne, infra-rouge etc. Et tout cela se commande avec un petit boîtier que j’ai toujours à la ceinture. -          On n’arrête pas le progrès ! -          Comme vous dites. Je peux zoomer sur une cible, la photographier ou la filmer, et envoyer immédiatement le cliché à la base pour identification, même à des milliers de kilomètres de là. Et dans les 20 secondes, je reçois l’autorisation de tirer – ou pas. -          Très impressionnant. Elle rit. -          Tu ne crois pas si bien dire – excuse-moi, je t’ai tutoyé. -          Pas grave. C’est en quoi ? -          Oh, une de ces nouvelle matières dont je t’épargnerai le nom. Disons que c’est un mélange de métal ultra-léger, et de plastique. Et le plus important, c’est que ça n’entraîne pas de rejet dans le corps humain. Donc on peut l’employer pour tous les types de prothèse. Le seul truc chiant, c’est ce bandeau. -          Je suis étonné qu’on ne se soit pas donné plus de peine pour lui conférer l’aspect d’un œil normal. -          C’est parce que c’est une version provisoire. En fait, elle est encore en phase de test. Mais dans deux mois on va me poser la version définitive, qui ne se distinguera plus d’un œil normal. -          C’est dingue. -          Ce sont les nouvelles technologie appliquées au domaine militaire. Et ça encore, ce n’est rien. Tu n’as pas idée de ce qu’on fait maintenant.  Il songea à la conversation téléphonique qu’il venait d’avoir avec sa rédactrice en chef. -          Un petit peu, si. Soudain, elle sembla réfléchir. -          Dis-donc, tu es bien journaliste ? -          Oui. -          Inutile de préciser que tout ce que je viens de te raconter là est top-secret. Si jamais je retrouve ça dans un de tes articles, j’aurai de gros ennuis – mais toi aussi, je peux te l’assurer !    

Gouderien

Gouderien

 

Apprendre à danser (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la nouvelle chanson d'ariana grande sur bed ? Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un très mauvais niveau ?   Mes mouvements sont comment , est ce qu'ils sont très répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ? Je tiens vraiment à amélioré ma danse car j'aime énormément danser mais seulement pour le plaisir de danser...   Qu'en pensez vous ?   Merci    

thealex40

thealex40

 

Apprendre à chanter (Débutant) conseil

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma reprise de maître gims sur les roses ont des épines ?
Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré Je voudrais savoir si je chante horriblement mal ou juste et est ce que je chante en rythme ou pas ? Qu'en pensez vous sincèrement ? Je tiens vraiment à m'amélioré car je ne chante que pour le plaisir de chanter  Merci  

thealex40

thealex40

 

Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma reprise de maître gims sur les roses ont des épines ?
Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré Je voudrais savoir si je chante horriblement mal ou juste et est ce que je chante en rythme ou pas ? Qu'en pensez vous sincèrement ? Je tiens vraiment à m'amélioré car je ne chante que pour le plaisir de chanter  Merci https://youtu.be/HXrfq4gFBn4

thealex40

thealex40

 

Apprendre à chanter (débutant)

Bonjour , j'ai était en studio d'enregistrement ce matin et j'ai enregistré la reprise de maître gims sur les roses ont des épines ... Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré Je voudrais savoir si je chante juste ou très très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ?
Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément chanter et seulement pour le plaisir de chanter Qu'en pensez vous sincèrement ? Merci ... https://www.youtube.com/watch?v=VjMZJZdNnBE&t=30s

thealex40

thealex40

 

-2-

La tête qui tourne
Le ciel pesant
Le vent qui hurle 
Le cœur en sang On comprend jamais
Pourquoi les gens disparaissent
Apparaissent
On les laisse filer 
On pensait les revoir 
Mais c'est trop tard
Je ne perds pas espoir 
J'écoute seulement ces pleures dans la nuit noire. Le monde est con
Les humains sont cons et pourtant certains sont heureux
Ils voient la vie comme un cadeau
Ils avancent la tête haute, 
Ils regardent les étoiles ou les eaux
Espérant revoir les êtres aimé.
Ils sont heureux de vivre
On ne doit pas pleurer parce que les gens partent
Mais sourire parce qu'on les à rencontré D'autre ce referme sur eux même 
Ils disparaissent sans mourir
Ils se la ferme 
En croyant faire souffrir à s'ouvrir le cœur
Un cœur ça pompe le sang
L'énergie et la vie
Arrêtez de le voir comme une bombe à retardement
Car un cœur c'est beau
C'est lui aussi un cadeau Ne vous arrêtez pas en chemin 
Pour des gens jaloux
Ne sombrer pas dans l'alcool ou le vin
Pour des quelconques problèmes fous Je ne voulais perdre personnes
Mais je ne pouvais décider pour personne
À pars pour moi
Il s'en va.
Tant pis. 
Ça fait mal ? 
Ça oui. 
Mais la vie continue toujours parceque un cadeau c'est beau.

bloodreina

bloodreina

 

Rab' de sens

Suite à perte d'identité
Enfin pouvais-je prospérer
Affranchi des lois et morales
Sur tout : les pleurs, stupres ou râles Jolie sensation de flotter
Manquer de personnalité :
Sans le bon gène, être génial
Jouer famélique ou familial Hélas ça n'aura pas duré
L'ego s'étant recomposé
Mais un truc n'était pas normal
Comme une erreur dans le mental Être en absence de soi-même
C'est un rab' de sens, requiem
Juste l'illusion pénultième   À mesure que revenaient
Qualités, défauts, m'étonnait
Qu'ils soient vraiment miens, inconnus
Qu'étaient ces vices et vertus Surprise ! Ce moi ne semblait
Ni trop gentil ni trop mauvais
Un que le vrai ne blesse plus
Dont le mensonge est le vécu Donc, comme son poids ne pesait
Rien, qu'en sus il me séduisait
Se divisait l'individu
Rébus restant irrésolu Être en absence de soi-même
C'est un rab' de sens, c'est idem
À l'accent virant prosodème   Mon identité véritable
Disparue en de mouvants sables
L'autre, m'engluant en son spalme
Me fait là mendier du napalm Me sciant les pieds sous la table
Faisant un festin de mon râble
Ô non, ce moi n'est pas la palme
Désirée : belle, noble, calme Plus film d'horreur que fine fable
Puit psychotique, puis minable
Bain décapant d'un acide alme
J'en renais enfin anophtalme Être  en absence de soi-même
C'est un rab' de sens, un oedème
D'où : la mort, le rien en tandem
 

-1-

Personne blessé
Personne charié
Ne te laisse pas tomber 
Ne te laisse pas sombrer Toi aussi tu penses
Toi aussi tu dances
Ne crois pas être mauvaise
Ne crois pas ces gens d'aises Personne vitale à ma survie
Personne que je n'oublie
Pourquoi ne pas m'avoir compris ? 
Pourquoi t'es tu éclipsé ? 
Pourquoi m'être blessé pour quelqu'un que j'appréciais ? 
Et me voilà qui parle au passé La vie elle est chienne
La vie c'est une salope mais elle est trop courte pour ne pas la faire mienne
Quand j'espère la lumière
Je ne vois que le sang dans mon verre
Elle a disparu
Elle m'a perdu
La vie.
Mais je la retrouverai
En tirant sur le fil qui nous reliait
Je ne suis pas du genre à laisser tomber
Même si tu n'est plus là.

bloodreina

bloodreina

 

Richesses

S’adapter pour un être vivant, c’est d’abord acquérir et entretenir son aptitude à se nourrir et à assimiler _ c’est-à-dire transformer ses aliments en énergie pour se construire et se dépenser.   De même pour toute personne, toute collectivité humaine, à propos desquelles on emploie couramment le terme de «richesses». 
Cela passe donc par la quête de ressources. Ce sont tous les biens matériels _ objets manufacturés ou ressources naturelles _ susceptibles, sans délai ou à terme, directement ou par voie médiate, de procurer des jouissances, de satisfaire des besoins et, de ce fait, convertibles en propriétés individuelles ou collectives.
 Peuvent être rattachés à cette vaste catégorie tous les articles propres à en faciliter l’acquisition ou la confection : outils, armes, monnaie, etc. Au-delà des outils proprement dits _ machines ou prothèses _ les moyens fournis par la vie elle-même : ressources humaines et animales, leurs énergies et leurs savoir-faire.
 Il s’ensuit que les richesses sont définies :
 - soit par leur pouvoir de satisfaire immédiatement à une exigence de jouissance,
 - soit, le plus souvent, par leur utilisation pour réaliser des prestations reconnues (ou estimées) adéquates à la satisfaction d’un certain nombre de besoins répertoriés (sinon identifiés).
Avec comme objectif subsidiaire d’écarter tout stress _ objectif atteint si le résultat recherché est réellement obtenu.

 Aussi toute modification importante de stratégies dans la satisfaction des besoins sera-t-elle susceptible d’amener, par la révision des objectifs poursuivis, au niveau collectif comme à l’échelon individuel, à reclassifier _ éventuellement, à redéfinir _ ce que l’on entend par «richesses».
 Ces stratégies, pour fonctionner dans notre société, sont connectées entre elles par l’échange, base de notre économie, fondé sur deux éléments :
 - la prestation d’un service, qui offre une réponse, voulue et/ou revendiquée comme appropriée, à l’exigence de satisfaire la plupart des besoins, quelles qu’en soient la nature et l’origine;
 - la jouissance d’un revenu, qui rémunère le prestataire de services et constitue pour celui-ci le moyen d’accès quasi-universel à toute la gamme de prestations proposées sur le marché.
En effet, sauf dans quelques communautés traditionnelles, de plus en plus rares et réduites, l’échange a presque totalement supplanté l’accès direct de l’individu et de sa famille à la consommation par le moyen exclusif de leur propre travail, y compris pour satisfaire à leurs besoins vitaux (d’où l’on considère le revenu comme un besoin, en tant qu’objectif incontournable).

 Cependant les richesses d’un ménage, d’une entreprise, leur donnent la faculté, via l’échange, d’assurer au mieux leur autonomie :
 - pour le ménage, par la satisfaction de l’ensemble de ses besoins, pour vivre et préparer l’avenir des enfants : ce qui nécessite de bénéficier de différents services (ou articles), donc d’en rémunérer les prestataires _ sous réserve de jouir d’un revenu suffisant pour couvrir ces dépenses;
 - pour l’entreprise, par la consolidation de sa pérennité en droit : ce qui exige qu’elle réalise des bénéfices, lesquels ne peuvent être obtenus qu’à condition qu’elle puisse vendre des services (ou des articles) en quantité suffisante _ et suffisamment rémunérés _ pour demeurer compétitive.

 Les deux termes de l’échange revenu/service sont complémentaires :
 - le revenu, dans la mesure où sa valeur, déterminée en espèces monétaires, est purement quantitative _ donc susceptible d’être comparée et ajustée sur une base objective _ et revêt un caractère universel, entériné dans la pratique ; la diversité des services offerts, à laquelle seul il permet ainsi d’accéder, est d’autant plus étendue que son niveau est plus élevé ; les possibilités de choix qui en découlent constituent un élément capital de garantie d’autonomie ;
 - le service, jaugé selon le type d’exigences, est spécifique par nature; aussi son évaluation ne peut-elle être quantifiée en termes entièrement objectifs ; c’est lui qui répond _ sous réserve de disponibilité et d’accessibilité_ au besoin exprimé ; à noter que cette réserve ne devrait pas s’appliquer aux besoins de base, notamment biologiques (qui réclament _ objectivement et quantitativement _ des réponses sous forme de services) sous peine de nuire à l'équilibre des personnes et de la société _  en tant que fondement de leur développement et comme finalité primale de toute organisation.
  L’échange est la conséquence directe de la distribution des rôles qu’exige la diversité des services proposés aux personnes, physiques et morales.
Sa généralisation permet à la société _ à l’instar d’un organisme vivant _ d’accéder, en principe, à un équilibre
 - «diététique», grâce à des apports «nutritifs» en quantité (repérable par le volume des revenus) comme en qualité (appréciable par l’efficacité des services),
 - «métabolique», par une «assimilation» correcte de ces «nutriments», afin de maintenir l’intégrité de toutes ses fonctions…ce qu’il faut là où il faut, sans manque ni abus.
 
Mais il se trouve actuellement que cet équilibre n’est pas atteint, car :
 - la disponibilité de beaucoup de services courants demeure insuffisante, l’offre ne pouvant en être suffisamment rémunérée,
 - l’accessibilité de beaucoup de services également nécessaires reste difficile à assurer en raison de leur coût, d’où l’insatisfaction de la demande,
 - une pléthore de propositions de prestations débouche sur la disqualification des produits (prix trop élevés, concurrence trop forte) et les pertes financières qui l'accompagnent.
 Ainsi s’expliquent les inégalités et les gaspillages de ressources de la société mondiale d’aujourd’hui.

Reo

Reo

 

Apprendre à danser (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la nouvelle chanson d'ariana grande nicki minaj sur bed ? Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un mauvais niveau ?   Mes mouvements sont très répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ? Qu'en pensez vous ? Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément danser mais seulement pour le plaisir   Merci      

thealex40

thealex40

 

Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur mon chant sur ma reprise de cheraze sur promets pas la lune ? Je prends des cours de chant et que j'ai très envie de m'amélioré   Je voudrais avoir votre avis sur la justesse , est ce que je chante juste ou très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ? Qu'en pensez vous sincèrement ?   Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément mais seulement pour le plaisire  

thealex40

thealex40

 

Apprendre à chanter (débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur mon chant sur ma reprise de vitaa claudio capéo sur un peu de rêve ? Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré   Je voudrais savoir si je chante juste ou très très faux et est ce que je suis en rythme ou pas ? Qu'en pensez vous sincèrement ?   Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément chanter seulement pour le plaisir de chanter   Merci      

thealex40

thealex40

 

Apprendre à danser (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur ma danse improvisé sur la chanson d'ariana grande nicki minaj sur bed ? Je voudrais savoir si j'ai un bon ou un très mauvais niveau ?   Mes mouvements sont comment , est ce qu'ils sont très répétitif ou pas et est ce que je danse en rythme ou pas ? Pour la souplesse j'y travaille du mieux que je peux...   Qu'en pensez vous ? Je tiens vraiment à m'amélioré car je suis vraiment passionné de danse   Merci :)   https://youtu.be/EMwATSkb-aU

thealex40

thealex40

 

2036. Chapitre 6 : Avant la mission (8).

Le vent faisait claquer le drapeau français accroché au mat planté exactement au milieu de l’esplanade. De son temps, il y avait également un drapeau européen. C’était à peu près l’unique différence, sauf que les véhicules garés sur le parking étaient plus modernes. Plus loin, sur le terrain d’exercice, une douzaine de bidasses s’agitaient au son des coups de sifflet énervés d’un sous-officier ; ça, ça n’avait pas changé. -         Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? demanda l’officier en treillis qui les avait rejoints. C’était un grand type brun, sec mais musclé, au visage en lame de couteau, les cheveux coupés très court. -          Capitaine Servant, DGSE. J’accompagne le sergent-chef Jacquet, que voici. Votre commandant est au courant. -          Je le suis également. Bienvenue, sergent-chef. Je suis le capitaine Couband. Par une sorte de réflexe conditionné, Gérald se mit au garde-à-vous. -          Repos, sergent-chef. Vous allez rencontrer le colonel Le Goff, qui commande la base de la Pointe aux Lièvres. -          Bon, moi je m’en vais, dit Servant. Bonne chance, Jacquet, je vous laisse en de bonnes mains. Et peut-être à plus tard. Après leur avoir serré la main, il remonta dans sa voiture, qui sortit du fort. Gérald la regarda partir avec mélancolie. Quand le portail se referma en grinçant, il frissonna. -          Venez, dit l’officier. Gérald le suivit. Ils se dirigèrent vers un grand bâtiment gris à un étage qui, Gérald le savait, abritait à la fois les bureaux et l’appartement du commandant du fort. Ils entrèrent. Dans une pièce, une jeune soldate en treillis, les cheveux retenus en arrière par un chignon, pianotait sur un clavier d’ordinateur. Sur sa manche, elle arborait un chevron de caporal. Elle jeta un regard indifférent à Gérald. -          Le colonel peut nous recevoir ? demanda Couband. -          Pas de problème, assura la jeune femme. Couband frappa à une porte. « Entrez », fit une voix. Une voix féminine. Ils entrèrent. Le colonel Le Goff – enfin plus exactement la colonelle Josiane Le Goff – était assise derrière son bureau, et elle se leva à leur entrée. Gérald n’en revenait pas. C’était une femme pas très grande, mince et très musclée, dotée d’une poitrine opulente. Elle devait avoir au moins 45 ans. Sous des cheveux bruns coupés court, elle portait des lunettes. Elle était vêtue d’un treillis de camouflage, avec les barettes de colonel sur les épaules, son nom sur une bande velcro et l’écusson des parachutistes. -          Qu’est-ce que vous avez, mon ami ? dit-elle d’un ton ironique. On dirait que vous avez vu le Diable. Elle avait une voix étonnament douce – enfin, pour un colonel. -          C’est que, balbutia le journaliste… Je ne m’attendais pas… -          A ce que je sois une femme ? Et oui, il faudra vous faire à cette idée. La féminisation de l’armée n’est pas un vain mot. Elle ajouta, en lui tendant la main : -          Josiane Le Goff, enchantée de vous rencontrer. -          Gérald Jacquet. Je suis très impressionné. -          Il n’y a pas de quoi. Vous pouvez nous laisser, Couband, ajouta-t-elle à l’intention du capitaine. Celui-ci fit un salut règlementaire, puis sortit. -          Asseyez-vous, déclara la colonelle en indiquant une chaise. Il obéit, tandis que de son côté elle retournait s’installer derrière son bureau. Plus de vingt ans auparavant, il avait déjà pénétré dans cette pièce – une fois pour recevoir une engueulade du colonel de l’époque – un capitaine de vaisseau des fusiliers-marins -, l’autre fois, peu avant la fin de son stage, pour des félicitations. On avait repeint les murs, autrefois d’un jaune sale, maintenant d’un vert clair beaucoup plus agréable à l’oeil. Les énormes armoires de bois qui s’alignaient contre les murs, à gauche et à droite du bureau, avaient laissé la place à des meubles de rangement métalliques nettement plus modernes. Derrière l’officier, une étagère croulait sous les livres, parmi lesquels les « Mémoires de guerre » du général de Gaulle, le « Bigeard » d’Erwan Bergot, et divers ouvrages sur le terrorisme. En-dessous, dans un cadre, une grande photo représentait la colonelle Le Goff, souriante, en compagnie d’une douzaine de militaires de divers grades. D’après les bâtiments qu’on apercevait en arrière-plan, le cliché avait dû être pris au Moyen-Orient – sans doute en Irak ou en Afghanistan. -          C’est un honneur pour nous de recevoir ici un journaliste de votre renommée, commença-t-elle, même si je n’ai pas exactement compris pourquoi on vous envoie chez nous. -          On m’a parlé de « décrassage », déclara-t-il. Mais on ne m’a pas vraiment demandé mon avis. -          Oui, je vois… Vous êtes ici pour une semaine. On va essayer de ne pas vous faire trop de misères. Si j’en crois votre dossier, vous êtes déjà venu, il y a une vingtaine d’années ? -          Tout à fait. -          A l’époque, c’était marche ou crève. Rassurez-vous, les choses ont changé, nous sommes devenus « presque » civilisés. Même si, bien entendu, on s’efforce de maintenir quelques-unes de nos bonnes traditions. -          Comme les marches de nuit ? -          Voilà. Écoutez, j’espère que tout se passera bien. -          Ce qui m’inquiète un peu, c’est que j’ai deux fois l’âge que j’avais quand je suis venu ici pour la première fois. -          Vous m’avez l’air assez en forme. Et puis, si ça peut vous rassurer, ce qu’on perd en force et en agilité en prenant de l’âge, on le regagne en endurance. Et en expérience, bien entendu. Quand à lui, il ne se trouvait pas si en forme que ça. Il avait été désagréablement surpris ce matin, lors de la pesée, pendant la visite médicale, en apprenant son poids : 92 kilos, pour 1 mètre 85. Ces derniers temps, il avait grossi – la faute sans doute à tout ces repas dans des bons restaurant pris en compagnie de Ghislaine. Et puis, avec la canicule, il avait abusé des glaces et des jus de fruit. A ce moment, on frappa à la porte. -          Entrez, dit-elle. Un homme d’une trentaine d’années pénétra dans la pièce. D’après ses insignes de grade, c’était un lieutenant. Il salua : -          Lieutenant Frédric à vos ordres, colonel. -          Repos, dit-elle. L’homme était grand, mince et musclé, l’allure féline ; il était coiffé d’un béret vert. La colonelle dit à Gérard : -          Le lieutenant sera votre chef d’unité. Puis, s’adressant au nouveau venu : -          Voici le sergent-chef Jacquet, que nous attendions. Vous voudrez bien le conduire chez le fourier, et ensuite lui montrer sa chambre. -          C’est que… balbutia Gérald. Il me faudrait aussi quelques affaires de toilette. Ma venue ici a été quelque peu improvisée. Le lieutenant Frédric le regarda avec un peu de curiosité. -          Pas de problème, dit-il, on va vous procurer ça. La colonelle se leva, et vint serrer la main de Gérald. -          Bon séjour chez nous, dit-elle. -          Merci colonel. Le lieutenant et lui sortirent dans la cour. -          Votre tête ne m’est pas inconnue, déclara l’officier. J’ai l’impression de vous avoir déjà vu quelque part. -          C’est normal, je suis journaliste. Il m’arrive de passer à la télévision. L’homme s’arrêta devant le bâtiment, et se tourna vers lui : -          Sans indiscrétion, qu’est-ce que vous venez foutre chez nous ? -          Eh bien… On m’a gentiment fait comprendre que j’avais besoin d’une petite remise en forme. -          Vous auriez pu aller en thalassothérapie ! Vous êtes un peu âgé, pour un réserviste, non ? -          Ce n’est pas moi qui ait choisi. Le lieutenant Frédric le considéra quelques instants d’une manière dubitative, puis il dut décider qu’au fond tout cela ne le regardait pas. -          Bon, dit-il finalement, on va aller voir le fourier, puis je vous conduirai dans votre chambrée. Vous verrez, il y a déjà trois autres sous-officiers. Des réservistes, comme vous. Enfin, j’imagine. Vous n’avez pas de bagages ? -          Euh… Non. L’officier lui jeta un regard étonné, mais il se contenta de dire : -          Tout ce que vous ne trouverez pas chez le fourier, vous pouvez l’acheter à la boutique du fort. -          Merci. Je connais la musique. Je suis déjà venu ici. -          Vous ne devez pas être trop dépaysé, alors ! -          Sauf que quand je suis venu, j’avais quelques années de moins ! -          Je comprends. Non, il ne comprenait sûrement pas – mais ce n’était pas grave. Ils passèrent chez le fourier, où, après lui avoir demandé ses mensurations, on lui remit treillis, uniforme, t-shirts, linge de corps, chaussettes, rangers etc, ainsi qu’une parka imperméable qui allait se révéler utile… Il reçut aussi le béret vert des commandos de l’Air, ce qui lui fit plaisir et lui rappela bien des souvenirs. Les bras chargés de tout cet attirail, il suivit le lieutenant qui le conduisit vers son logement. Ils pénétrèrent dans un vaste bâtiment, et s’arrêtèrent devant la 3e porte à gauche. Trois personnes, deux hommes et une femme, se trouvaient déjà là. Ils devaient tous avoir entre 25 et 30 ans. -          Voici votre camarade, le sergent-chef Jacquet, annonça le lieutenant Frédric. Merci de lui faire bon accueil. Tandis qu’il sortait, Gérald déposa tout son barda sur l’unique lit vide. Puis il salua ses trois colocataires, qui se présentèrent comme le sergent Bernard Tripier (un type pas très grand, qu’on aurait pris plutôt pour un comptable que pour un militaire), le sergent-chef  Honoré Diallo (un Noir de bonne taille) et enfin le sergent Rachel Albertini (la jeune femme, d’ailleurs plutôt jolie). Tripier et Bensimon appartenaient à l’armée de Terre, tandis que Diallo – comme lui - faisait partie des commandos de l’Air. Il fallait bien que quelqu’un le reconnaisse, et ce fut la jeune femme. -          Vous êtes pas passé à la télé, vous ? demanda-t-elle après l’avoir scruté d’un air inquisiteur. -          Ça se peut bien, répondit-il. Je suis journaliste. -          Ah oui, je me souviens maintenant. C’est bien vous, dont la fille avait été enlevée ? -          C’est moi. -          Si je me souviens bien, intervint Tripier, elle a été retrouvée, et les kidnappeurs ont été zigouillés par cette chanteuse… Comment s’appelle-t-elle, déjà ? -          Sophia Wenger. -          C’est ça. Elle est canon, cette meuf. -          Ouais, approuva Diallo, mais il doit pas falloir s’y frotter. -          Comme moi, quoi, dit Rachel en plaisantant. -          Ça n’a pas dû être facile, dit Diallo à Gérald d’un ton compatissant. -          Non, pas vraiment. Mais c’est fini maintenant. -          Et qu’est-ce que vous venez faire ici, alors ? interrogea Tripier. Le journaliste songea, en soupirant intérieurement, que c’était une question qu’il n’avait pas fini d’entendre. -          Comme vous je suppose, non ? Je viens faire ma période de réserve. C’était prévu depuis longtemps. C’était un gros mensonge, mais il ne pouvait pas leur dire la vérité. Et puis, rien qu’à voir leurs vêtements civils et leur allure peu rassurée, on devinait qu’eux aussi, ils venaient d’arriver. Il était en train de ranger ses affaires dans l’armoire métallique qui se trouvait à la droite de son lit, quand la porte s’ouvrit . Un gradé entra, un homme pas très grand, aux cheveux coupés en brosse, et qui portait des lunettes. -          Bonjour, dit-il, je suis le Sergent Franklin – oui, comme Benjamin. Mettez votre treillis, et ensuite on ira chez le coiffeur. Je vous donne dix minutes. Dix minutes plus tard, ayant revêtu leur tenue militaire, ils pénétraient chez le merlan, qui avait plutôt un physique de garçon-boucher – c’était d’ailleurs peut-être son métier dans le civil, on sait que l’armée a une conception particulière de l’utilisation des talents. En un rien de temps, ses trois compagnons de chambrée – sauf Diallo, qui avait déjà la boule à zéro – furent délestés d’une grande partie de leur chevelure, ce qui suscita l’inquiétude de Gérald - c'est marrant comme les gens, quand on les habille en bidasses et qu'on leur coupe l'essentiel des cheveux, ont tout de suite une autre tête. Quand vint son tour, il tenta d’expliquer qu’il était journaliste, qu’il lui arrivait de passer à la télévision, et donc qu’il méritait un traitement plus clément. Mais l’artiste de la tondeuse le rassura d’un ton rigolard : -          Vous inquiétez pas, j’ai reçu des consignes particulières à votre sujet. Et effectivement, l’homme se contenta de lui raccourcir les cheveux de façon régulière, ce qui donna un résultat guère différent de sa façon habituelle de se coiffer – de toute façon, il aimait avoir les cheveux courts. Quand il rentra dans sa chambrée, ses camarades, jaloux, le traitèrent de « pistonné » et le taxèrent d’une tournée de bière au mess, ce qu’il accepta volontiers. Avant cela, il se rendit à la boutique, afin d’acheter ce qui lui manquait, c’est-à-dire surtout des affaires de toilette et des mouchoirs en papier, et aussi une bouteille d’eau minérale. En chemin il rencontra deux soldats du rang, qui le saluèrent ; après un bref instant d’hésitation, il leur rendit leur salut. Quand il revint dans la chambre avec ses achats, il était un peu plus de 18 heures. S’il en croyait le petit livret qu’on lui avait remis chez le fourier, le repas du soir était servi au mess à partir de 18 heures 30. Cela leur laissait le temps d’aller boire un bière. -          Qui a soif ? lança-t-il à la cantonnade. Ses compagnons de chambrée ne se firent pas prier pour le suivre. Tandis qu’ils se dirigeaient vers le mess, il remarqua : -          Ils se ramolissent, ici. En d’autres temps, ils nous auraient déjà fait faire dix fois le tour du fort en petites foulées, en guise de bienvenue. -          Vous êtes déjà venu ? demanda Rachel en le regardant avec une vive curiosité. -          Oui, c’était il y a longtemps. Et tu peux me tutoyer. -          C’était comment ? -          Dur. -          J’espère que ça n’a pas trop changé. Moi, je suis venue ici pour en baver. Il songea en lui-même qu’il avait connu des gens – un en particulier - qui lui auraient fait perdre non seulement des kilos, mais aussi peut-être un bras ou une jambe, voire la vie. La Pointe aux Lièvres, c’était un peu comme le GR20 en Corse : le but n’était pas de tuer des gens, mais néanmoins ça arrivait de temps en temps. C’était d’ailleurs plutôt de la faute des stagiaires que des instructeurs. Bien sûr, il existait parmi ceux-ci des brutes épaisses voire d’authentiques sadiques, mais ils n’étaient pas si nombreux que ça : la hiérarchie leur faisait la chasse, car leur présence était contre-productive, et quand l’un d’entre eux était repéré, il était muté ailleurs, ou même chassé de l’armée. Non, le gros problème, c’est que la participation à ce stage commando était une condition sine qua non de l’entrée dans certaines unités d’élite, ce qui poussait des individus qui n’avaient ni les moyens physiques ni la force morale nécessaires à tenter des épreuves largement au-dessus de leur niveau. D’autres venaient ici comme si c’était une émission de télé-réalité, une sorte de "Koh-Lanta" militaire et breton. Quand on s’en apercevait, on les renvoyait dans leur unité, mais parfois c’était trop tard, et des accidents arrivaient. On disait que c’était la faute à pas de chance, et que l’armée avait droit à un certain pourcentage de pertes – ce qui était d’ailleurs faux. Au fil des années, on avait renforcé la sécurité au maximum, mais il fallait bien conserver le caractère sélectif du stage.  

Gouderien

Gouderien

 

Apprendre à chanter (débutant)

Bonjour , est il possible d'avoir votre avis sur mon chant sur ma reprise de maître gims vianney sur la même ?
Je voudrais savoir si j'ai une voix très horrible à écouté ou pas tant que ça ?

Je chante juste ou horriblement faux et est ce que je suis en rythme ou pas ?

Qu'en pensez vous ?

Je tiens vraiment à m'amélioré car j'aime énormément chanter mais seulement pour le plaisir de chanter

Merci 

https://youtu.be/o2nOM_q6Bs4

thealex40

thealex40

 

Apprendre à chanter (Débutant)

Bonjour , est ce qu'il serait possible d'avoir votre avis sur mon chant sur ma reprise de vianney maître gims sur la même ? Je prends des cours de chant et j'ai très envie de m'amélioré   Je voudrais savoir si j'ai une voix très horrible à écouter ou pas tant que ça ?   Je chante juste ou très très faux et est ce que je chante en rythme ou pas ?   Qu'en pensez vous ? Je tiens vraiment à m'amélioré car je ne chante que pour le plaisir de chanter   Merci     https://youtu.be/lDJI019-vnU

thealex40

thealex40

 

Aïd el Kebir

J'étais enfant, nous étions pauvres mais nous nous aimions. Le jour de l'Aïd, ma mère nous rhabillait de la tête aux pieds, comme le jour de la rentrée des classes. Elle nous achetait de beaux vêtements neufs à tous, parce que nous nous aimions et que c'était la fête. Nous allions chez des amis, à la campagne, et nous faisions de grands repas, en famille étendue, avec mes oncles et les amis d'enfance de mon père. Nous étions si nombreux… Je me souviens d'une robe jaune que ma mère m'avait achetée, une année. Elle était faite en coton brodée. Sur les photographies, je portais un serre-tête et pas de lunettes, encore. Je devais avoir six ans. Les compliments me flattaient comme n'importe qui à cette époque, puisque je n'avais, je crois, pas encore commencé à me haïr. De mémoire, il faisait beau, il y avait des rires et de la joie.  Parfois, quelqu'un racontait l'histoire d'Abraham et de son fils, que Dieu voulait lui faire sacrifier. Il avait beau l'aimer, il préférait son Dieu alors il avait obéi. Miraculeusement, l'ange Gabriel avait surgi de la nuée au moment fatidique pour subtiliser l'innocent et lui substituer un agneau. Où étais-tu, Gabriel, quand ils m'ont reniée ? Certes, il n'y avait pas de couteau mais tu sais bien, comme moi, que tout ça m'a tuée. Tuée de l'intérieur, insidieusement.  Il est plus que probable que j'écrive un jour un livre sur l'apostasie. Ce sujet revient sans cesse dans ma vie, dans mes écrits. Quand j'aurai fini ce que je fais actuellement, je l'écrirai et j'attendrai qu'ils soient morts et je le ferai publier. On n'imagine pas, quand on n'accorde pas ou peu d'importance à la religion, la férocité de ce processus. On n'imagine pas, quand on subit doucement une famille normale, ce que ça fait de ne se sentir appartenir à rien. J'ai eu par le passé l'espoir de fonder une famille ; il a fallu renoncer. Dorénavant, je crois peu en mes chances de, finalement, me stabiliser et avoir des enfants. Quelque chose me dit que ça n'arrivera jamais et que je suis sur Terre pour apprendre à vivre sans famille, sans foyer, seule. 

Isadora.

Isadora.

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