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    lucas3309
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    http://adf.ly/1gsvNr ces un article sur l attentat de berlin 


  1. Eventuellement
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    bash: /opt/openfoam231/etc/bashrc: Aucun fichier ou dossier de ce type
    moi@ordinateur:~$ sudo apt-get life
    [sudo] Mot de passe de moi :
    E: L'opération life n'est pas valable
    moi@ordinateur:~$ sudo apt-get update
    E: Ligne 1 mal formée dans la liste des sources /etc/apt/sources.list.d/life.list (type)
    moi@ordinateur:~$ rm /etc/apt/sources.list.d/life.*
    moi@ordinateur:~$ ls
    1_1.f90    1_2.o             no_title.o             parameter.o
    1_1.o       Makefile        parameter.f90      
    1_2.f90    no_title.f90    parameter.mod    
    moi@ordinateur:~$
    moi@ordinateur:~$
    moi@ordinateur:~$ vim haha.f90
    ___________________________________
    program life
        use parameter
        implicit none

        logical :: heartbeat = .TRUE.
    !   Life = .TRUE. / Death = .FALSE.
        integer, dimension(1:ndim) :: lifespan
        real*8 :: time=0.
        integer :: i,stop_loop,dt=1

        lifespan(1)=0
        do 60 i=1,ndim-1
            call heart(heartbeat,i)
            if (hearbeat .eqv. .TRUE.) then
                stop_loop = 0
                print(*,*) "coeur bat"
            else
                stop_loop=1
                print(*,*) "mort"
                exit
            end if
            time=time+float(dt)
            lifespan(i+1)=int(time)
        60 continue

        return
    end
    ~
    ~
    ~
    ~
    ~
    ~
    "haha" [New File]
    ___________________________________
    moi@ordinateur:~$ ls
    1_1.f90    1_2.o         no_title.f90        parameter.mod
    1_1.o       haha.f90     no_title.o           parameter.o      
    1_2.f90    Makefile    parameter.f90
    moi@ordinateur:~$ make clean
    moi@ordinateur:~$ make
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  parameter.f90
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  1_1.f90
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  1_2.f90
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  haha.f90
    f95 -c -fdefault-real-8  -C  -fbounds-check  no_title.f90
    f95    parameter.o 1_1.o 1_2.o haha.o no_title.o   -o life.exe
    moi@ordinateur:~$ ./life.exe



    [[A]
    ^C
    moi@ordinateur:~$ 
    moi@ordinateur:~$
    moi@ordinateur:~$ exit                


  2. Criterium
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    En pleine nuit, je me réveille en sursaut. Il reste comme l'écho d'un son, bref, strident; est-ce l'alarme qui fait des siennes? — Autant je suis persuadée d'avoir entendu cet horrible bip depuis un sommeil profond, autant le silence nie. Il nie, et en devient étouffant. Des minutes passent à tendre l'oreille: si ç'avait vraiment été la pile de l'alarme, ne devrait-elle pas retentir à nouveau, à intervalles réguliers? Pourtant - rien. Et alors les visions reviennent. Le rêve interrompu glisse à la surface de la conscience - comme un visage crispé d'horreur apparaît derrière une vitre.

    Dans un futur proche, les prévisions des transhumanistes pourraient se réaliser. Les machines devenant de plus en plus sophistiquées apprennent alors à créer d'autres machines, et à leur donner sentience. La spirale technologique virevolte, atteint des sommets inimaginables jusqu'alors. L'homme s'étant allié avec la machine devient sur-homme. Cela avait commencé avec des implants; désormais des membres entiers peuvent être greffés sur un corps, avec une interface si bien aménagée qu'ils sont non seulement capable d'effectuer toutes les fonctions d'un équivalent biologique, mais également acquièrent de nouvelles capacités augmentant le corps humain. Ainsi, l'homme peut effectuer des tâches physiquement ardues à une fraction de l'effort; ou encore, un sixième sens est désormais apparu pour l'espèce humaine: la magnétoception; et il est désormais impossible de se perdre dans les dédales métropolitains.

    Les machines sont devenues si intelligentes que la vieille prédiction s'est réalisée: il est désormais impossible à l'homme le plus intelligent d'imaginer les processus de pensée, d'abstraction et les capacités de calcul de prototypes déjà obsolètes. Homo sapiens est dépassé; l'humain est périmé. C'est ainsi que l'homme n'a pas tout de suite compris lorsque la machine a décidé d'incorporer de la matière biologique animale aux corps déjà interfacés: mais toutefois pouvaient-ils imaginer que la technologie s'étant toujours inspirée de phénomènes biologiques, il y aurait du sens à greffer directement des morceaux d'autres espèces à l'homme du futur? Ça avait commencé par quelques organes internes, permettant une digestion plus nutritive, sans devoir réguler le microbiome avec autant de précision; désormais, l'on fixait des pattes d'insectes démesurément élargies à des corps devenant monstrueux. Les regards horrifiés ne comprenaient plus. —

    La méïose humaine étant particulièrement peu fonctionnelle, cela faisait longtemps que la reproduction humaine se déroulait ex utero. Il suffisait de quelques cellules de chaque parent et d'un plan de recombinaison (il en existait deux: un crible généralisé, basé sur des recombinaisons aléatoires pour re-créer une diversité génétique satisfaisante; et un crible ciblé, permettant de sélectionner les traits désirables pour des individus particulièrement spécialisés ou supérieurs). Cela prenait place dans une matrice biologique ressemblant à un rayon de ruche; des drones au matériel génétique plus hyménoptère qu'humain s'occupaient des tâches nourricières. Si ainsi la vie prenait place, la mort était une toute autre affaire. La machine décidait désormais du score contributif de l'individu; en fin de productivité, il devait être recyclé. C'était alors, horrifiés, que les êtres chimériques réalisaient ce que signifiait être le rouage d'un système: c'était l'heure de la trempe. Un liquide corrosif dissolvait les chairs en ses constituants biologiques les plus aptes à être recyclés dans le reste du système; un mélange de phospholipases provenant de toxines arachnides, de protéases mycéliales... au fond de l'épouvantable cuve digérant les matières organiques, sédimentaient alors les implants cybernétiques et les puces électroniques, également recyclés avec soin. Pour éviter la dissolution, quelques avatars mi-humains qui avaient connu ce monde suffisamment tôt pour prendre des précautions, et avaient eu le privilège de faire partie d'une certaine élite ayant accédé à certaines technologies avant de tels développements, s'étaient connectés à des systèmes essentiels. Ils survivaient ainsi, appendices parasites d'une maison de métal utilisée pour des calculs humainement inimaginables. Leur corps anémié témoignait des longues décades; observateurs qui se savaient obsolètes.

    — La sueur ruisselait de mon front.

    Cette vision malsaine n'apparaissait plus clairement à mon œil intérieur; mais la maladie, elle, désormais me rongerait. Et j'épiais, soupçonneuse, l'ordinateur et le téléphone portable; comme des conspirateurs attendant que le temps soit venu pour m'écorcher la chair et me rendre esclave.


  3. Bonsoir tout le monde.

    Comme dit le titre certaine choses vont changer et veuillez m'en excuser d'avance. Je vais me focaliser sur le combat universe future sur ce blog rien de plus ainsi que quelques fanfictions assez sympathiques qui ont un rapport avec la vie réel ou certains mangas.

    Les autres mangas tel que Combat universe appelé " Chapitre univers". "GOW" " Portals" ou "Autres" Seront mis sur transmis sur les fichiers Textes de google mais je ne suis pas sûr si que ça.

    Si vous voulez plus d'avis à ce sujet, vous êtes libre de poster chaque commentaires tant que ça concerne le blog.

    Bien entendu !.

    Rappel : Les trois prochains chapitres de combat universe future sont annoncé pas aucun titre ne sera annoncé pour éviter le spoils !.

    Chapitre 09 : 16-17 Novembre 2016

    Chapitre 10 : 23-24 Novembre 2016

    Chapitre 11 : 1 Décembre 2016

    Petit rappel concernant le blog : Le blog est le centre de divertissement pour les lecteurs qui veulent avoir le besoin de lire mes petits mangas sous forme "écrit". Ils sont libre de poster leur commentaire tant que ça concerne le blog !. Les pubs ou autres sont interdit et vous avez d'autres endroits pour le faire. Attention si vous persistez à continuer sur cette voie, je serai contrait d'interdire la publication de ce genre de pub en bloquant les commentaires !. Merci de votre compréhension. Ce que je veux c'est un blog oû les gens peuvent poster leur commentaire tranquillement sans avoir le besoin d'être harceler par les pubs !.

    Je m'excuse de me montrer agressif. Bonne soirée et à mercredi !.


  4. Maroudiji
    Dernier billet

    On va le répéter ici :

    l'éthique, la morale, les valeurs, et tout et tout sont des produits de la religion,

    c'est-à-dire de Dieu. Par exemple, la compassion est un sentiment qui nous vient de Dieu. Tout comme la conscience du bien et du mal, ou la conscience tout court...

    À moins que vous vous considériez comme un animal -c'est votre philosophie en tant qu'athée-, alors, oui, vous êtes leur égal, même si cela se discute gravement, vu ce que les hommes leur ont fait et qui contredit cette posture !

    Il n'y a qu'un esprit fortement idéalisé qui ne voit pas qu'il est supérieur aux animaux, tout comme un enfant prétentieux ne voit pas l'intelligence supérieure de son professeur... (ni maître ni Dieu).


  5. Un talent fou associé à un look improbable, une mentalité rafraichissante, des interviews surréalistes, et l'envie de faire sourire en permanence : Peter Sagan a cassé tous les codes du cyclisme moderne et gagné les plus belles courses, pour devenir l'égérie d'un sport qui avait perdu de sa superbe et se cherchait une nouvelle étoile. Elle est slovaque.

    PeterSaganMarshallKappel_0.jpg?itok=3L2K4ixW

    D'abord champion du monde de VTT, il rejoint ensuite le cyclisme sur route et se fait immédiatement remarquer, sur le vélo comme en dehors. Vainqueur de nombreux sprints majeurs (Paris-Nice, Tour de France...) il développe déjà son goût pour le show, avec son fameux wheeling, sa roue avant à l'arrivée de certaines courses, ou encore lorsqu'il déclenche malgré lui une polémique après avoir pincé les fesses d'une hôtesse sur un podium.

    Depuis, il s'est assagi. Enfin, un peu. Juste assez pour ne plus être dans l'oeil du cyclone, mais en gardant sa folie.

    Et surtout, il a gagné un bon paquet de courses chaque année, même si celle des ses rêves lui échappe encore : la classique Milan San Remo.

    Mais c'est en devenant champion du monde fin 2015 que tout a changé. Parti seul à quelques kilomètres de l'arrivée, lui qui avait la réputation de collectionner les places d'honneur à défaut des grandes victoires a su résister au peloton et aux sprinteurs pour pouvoir célébrer avant même le passage de la ligne. Célébrer, à sa manière, évidemment.

    WATSON_00004371-025.jpg

    Depuis, 13 victoires, dont le Tour des Flandes ou 3 étapes du Tour de France (+ 3 jours avec le maillot jaune et un quatrième classement du maillot vert remporté)

    Lui qui déclare prendre le cyclisme comme un jeu, un sport au sens premier du terme, et non comme un métier, a continué de le prouver avec le maillot arc-en-ciel sur les épaules.

    Ses cheveux longs, son bouc, ses tatouages, ses t-shirts à son effigie, ses pitreries permanentes en interview ou encore ses vidéos délirantes sur les réseaux sociaux... tout ajoute à la légende du personnage dans un monde où tous les cyclistes se ressemblent, avec leur bronzage qui s'arrête aux bras et leur morphotype commun. Mais surtout, dans un monde où les cyclistes ne procurent plus que suspicion, au détriment de la passion et du plaisir.

    Sagan s'amuse, sur un vélo comme en dehors. Même sa photo de mariage est, comme lui, perchée.

    4c4072c1dca457a28c6026b6cd6f4038.jpg

    Un style qui ne peut que plaire. Parce qu'il ne fait rien comme les autres, parce qu'il ne ressemble à personne, mais aussi parce qu'il gagne des dizaines de courses chaque année avec un panache qui force l'admiration, Sagan est devenu le chouchou des passionnés, le modèle des autres coureurs, et l'idole du grand public.

    sagantourdefranceboulogne.jpg

    Dans quelques jours, il perdra peut-être son maillot de champion du monde, à Doha. (Pour annoncer son départ au Qatar, il a posté une vidéo de lui disparaissant sur le tapis roulant des valises à l'aéroport...)

    Mais s'il y a bien un coureur capable de gagner à nouveau les championnats du monde, c'est lui. Et puis de toute façon, même s'il ne gagne pas, il sera toujours facilement identifiable la saison prochaine : il vient de remporter le premier championnat d'Europe organisé à Plumelec, en Bretagne.

    Une étoile avec un maillot étoilé (ou arc-en-ciel) et qui est presque toujours à l'avant : en 2017, il sera encore difficile de rater Peter Sagan.

    saganphoto.png


  6. Quentin13
    Dernier billet

    Je tournais les pages du livre, d'un geste indécis, comme si j'avais peur de savoir ce que j'allais découvrir. Je ne voulais pas savoir. Je ne voulais plus savoir. Vivement, sans réfléchir, sans penser aux conséquences, je fermai le livre, claqua les deux parties distinctes et égales, et le jeta dans les flammes. Le crépitement du bois incandescent, la fumée blanche se dégageant des voies d'aération, l'odeur naturelle du pin brûlé... La parfaite scène de l'incompréhension, de la solitude, de la mélancolie, de la peur...

    Assis sur mon nouveau canapé, au bord de la cheminée, contemplant l'horizon à la fois invisible, et éternel, j'admirais intérieurement la valse nostalgique de mes démons. Majestueuse, je me mis à fermer les yeux, pour ne focaliser mon regard que sur cette fabuleuse hallucination. Aucun faux pas, aucune fausse note, mais une musique, et des sons que je n'avais encore jamais entendu. Ce rêve me transportait peu à peu vers une autre dimension, une autre réalité de ce monde vide, sale, sans espoir d'un avenir meilleur, et hypocrite.

    Depuis toujours, j'aspirais à un monde plus juste, plus idyllique... Un monde qui était le reflet de mon âme. Un monde rêveur. Ce jour là, les créatures nées des fantasmes de mon esprits se réveillèrent, pour me plonger dans un profond sommeil. La passerelle entre la réalité et mon imaginaire me permis de traverser ce voile à la fois impénétrable, et opaque. J'ai enfin pu découvrir le bonheur. Ce bonheur qui ne porte aujourd'hui qu'un seul nom : le tien. Le jour où mon rêve sera éternel, je pourrai tout te raconter, et alors tu comprendras pourquoi les cicatrices de mon âme ne se sont jamais effacées, et pourquoi elles ne s'effaceront probablement jamais. Quand ce jour arrivera, nous serons Tout les deux près : toi, tu auras la capacité d'écouter, et de comprendre, et moi, j'aurai la capacité de parler, et d'expliquer


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    kaumela
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    Bonjour a tous,

    Ce blog a été crée en premier lieu pour les amateurs de lecture, ici vous pouvez discuter de vos dernières lectures ou encore demander conseils pour celles à venir :)

    Bien sur tout le monde sera accepté dans la discussion à condition de ne pas trop s'écarté du sujet ;)


  7. Jedino
    Dernier billet

    Vous n'avez jamais souhaité être immortel, comme éternel ? Eh bien moi, voyez-vous, mon problème est là : malgré ma persévérance, impossible de mourir. J'ai pourtant tout essayé, récentes comme anciennes méthodes. Je vous épargne les quelques détails morbides, mais les faits sont là. Pourtant, ce n'est pas la motivation qui manque. Parce qu'en réalité, vivre cent ans, deux ans, passe encore. Mais quand vous atteignez le millénaire, que vous avez plus que rêvé tourné en rond, et que la dernière chose qui vous amuse est d'essayer tous les moyens de mise à mort qui ont pu être inventées, l'immortalité devient un problème.

    Alors certes, j'ai du coup eu le temps d'expérimenter tout ce que je pouvais imaginer expérimenter. Il est vrai qu'au début, tout cela est fort agréable, d'être à ce point libre de ne pas se demander s'il ne faut pas tout faire aujourd'hui au risque de ne pas voir le lendemain. Certes, je n'ai de fait jamais connu les regrets que vous pouvez avoir en fin de vie, quand vous sentez que quelque chose va bientôt lâcher. Mais j'ai eu au contraire le temps de faire le constat véritable qui s'impose : en réalité, j'ai beau vouloir faire ceci ou cela, ce ceci ou ce cela finit bien vite par se vider.

    Ainsi s'installe l'ennui absolu, celui qui n'a aucun échappatoire, pas même la mort. Bien sûr, nombreux sont ceux qui m'argueront que je fais erreur, que je ne suis finalement qu'une personne sans curiosité et qu'eux auraient mille fois plus à faire que ce que j'ai pu faire moi. Admettons-le : un jour viendra où tout ceci s'épuisera malgré tout.

    Rassurez-vous cependant : vous ne saurez jamais que cela existe et que vous auriez pu l'être. D'ailleurs, si vous me demandiez comment, je ne saurais pas vous dire pourquoi. J'ai en revanche eu plus d'une occasion de me demander pourquoi le "pourquoi" était la réponse mise devant le "comment", mais de ceci, vous n'en aurez rien à faire et c'est bien normal. Nous n'avons pas de temps à perdre avec les pertes de temps. Jusqu'au moment où le temps n'est plus à gagner, en tout cas. Mais cessons là ces répétitions inutiles car si j'ai toutes les heures qu'il faut pour les écrire, vous ne les avez pas pour les lire.

    Certains iraient dire que l'éternité c'est long, surtout vers la fin. D'autres que l'éternité commence là où le temps s'arrête. Et d'autres encore, comme moi, que l'éternité c'est bien, surtout vu de loin.

    Mis à part ça, je suis en route actuellement vers la limite de l'univers connu pour voir ce qu'il se trouve au-delà. Certains rêvent de voyager petitement à l'autre bout du monde, je me limite à l'univers. Chacun son domaine, je ne juge pas. Le pire étant que, si je finissais par trop tarder en vie, je risquerais de finir par avoir des réponses à vos questions. Sait-on jamais, il peut m'arriver de croiser quelques peuplades exotiques. Rien de bien exceptionnel, en réalité. Tout comme nous, banales créatures. Même si nous sommes uniques dans notre arrogance.

    Tu l'auras donc compris : le meilleur moyen de finir dans l'ennui est de se fixer des objectifs, de chercher du sens. Lorsque tu te fixes des arrivées, une fois le chemin terminé, il te faut te redonner incessamment d'autres directions. Il est tellement plus simple de ne pas s'empoisonner l'existence avec cela. Cela, je l'ai bien compris. Mais, trop humain que je suis, je suis bien incapable de m'en détacher. Vous me direz, j'ai l'éternité pour m'y faire. Bande de cons.

    Au fait, dernière chose : mortel, immortel, tout ceci tient du même combat. Se battre contre les heures ou leur absence, cela ne change rien tant qu'elles nous emprisonnent. Vivre libre, ce n'est pas vraiment vivre assez longtemps pour être libre d'achever sa liste de buts existentiels, donc se défaire des contraintes. Ce n'est pas davantage la fuite du temps, qui n'est que le sens contraire du sens de l'aiguille. Reculer l'heure n'est pas s'en soustraire. Non, si je devais considérer que la liberté est un sujet qui mérite d'être évoqué, que le temps l'est aussi, et si je devais en conclure que les deux sont ou peuvent être, ce n'est que par la négation et non par l'acceptation ou l'oubli qu'il est possible et raisonnable de vivre avec, ou plutôt sans.

    Que je sois en vie dix ans ou dix-mille ans, cela n'a pas la moindre importance si du temps, je n'en ai cure. A quoi bon se contraindre par des rêves ou des préoccupations nécessaires comme le ferait un patron à l'égard de son salarié ? A quoi bon s'imposer une productivité minimale et se condamner, se damner, si elle n'est pas atteinte ? Ne soyez pas les tyrans de votre existence. Sinon, vous attendrez toute votre vie une rallonge sur vos heures comme vous attendriez une rallonge sur votre salaire. Mais il est du temps comme de l'argent : quand vous en avez plus qu'à satiété, vous ne pouvez plus faire qu'une seule chose raisonnable, à savoir le gâcher.


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    Visages figés et mouillés, parapluies retournés aux baleines apparentes, le vent de ce 11 novembre longeant les douves du château traverse et la place et les hommes.Les gerbes déposées sous la plaque de ces enfants morts , volent au vent comme pour balayer un passé douloureux.Les cols sont remontés, les chapeaux tenus sous des mains glacées.La place du château semble comme une photo de Doisneau, figée malgré ce vent d'ouest poussant une pluie dense fouettant les visages exsangues.La cérémonie s'achève et les gens se dispersent , je me retourne face à l'école maternelle vide, je pousse la grille qui grince comme souffrante.Je la trouve si petite cette cour, si lointaine et pourtant.Je ne sens pas la pluie qui ruisselle dans mon cou.Les nuages sombres et bas semblent accrochés au préau ou il manque quelques ardoises. Je me réfugie à l'abri me retournant sur une cour déserte et sur mes souvenirs.Dans mes souvenirs, la cour était rectangulaire, en fait elle formerait plus un triangle rectangle avec le sommet coupé par un petit appentis, ancienne remise à charbon du temps passé ou le poêle à charbon trônait au fond des classes, enfin il me semble.La pluie ayant cessé, je me dirigeais vers le portail en fer forgé, lourd, me souvenant du jour ou je m'étais coincé le doigt en me balançant dessus avec mes petits camarades, du sang et des femmes qui accourent.Curieux comme les souvenirs remontent , le porte bagage sur le vélo de ma mère quand elle était en retard. De son rire et de sa joie, puis de ses:

    "- tiens toi bien Pascou!"

    Comment aurais je pu la lâcher ,ma joue contre son dos!.

    Mais c'est elle qui me lâcha, enfin le destin, quelques années plus tard.Laissant derrière moi la cour et mes souvenirs, je traversais la place à grandes enjambées, me retrouvant devant une bâtisse ancienne .Une petite cour dessinée par des murs en pierres surmontés de grilles rouillées, était commune. La porte était ouverte, étroite, donnant un escalier tout autant , montant de façon très raide en deux quarts de tour, Un porte sale au rez de chaussée donnait sur ce qui se prétendait un appartenant, une odeur de mauvaise cuisine et de crasse.De la musique , Brassens il me semble.Je cognais à la porte du premier et dernier étage, coté droit, aucune réponse poussais la porte sur une seule pièce, sur la gauche une cheminée ou quelques planches se consumaient en fumant. Dans le prolongement une fenêtre masquée en partie par une sorte de couverture épaisse accrochée à deux clous.Plus loin un évier en grès blanc à deux bacs, sur l'égouttoir un verre sale, une fourchette et un saladier ou un reste de riz était couvert de moisi .La musique s'était tue et seul le bruit sur les vitres troublait les lieux. Dehors la pluie tombait.Sur la droite un matelas posé à même le plancher de bois ou des moutons trainaient entre les lattes disjointes. De part et d'autre des sortes de tabourets ou petits bancs mais hauts, comme ceux de l'église ou on pose les cercueils, noirs, avec des objets divers posés dessus dont un poste radio, un paquet de cigarette ouvert sur une cartouche de Dunhil .Une lampe au bout de de deux fils électriques pendait de travers , couverte de merdes de mouche.Un fauteuil voltaire je pense, seul mobilier potable, je remuais le bois dans la cheminée, m'enfonçais dans le fauteuil et commençai à attendre patiemment.

    Mes pieds nus s'enfonçaient légèrement dans le sable semblant s'échapper entre mes orteils que je battais doucement.Le flux et le reflux me faisait perdre par moment l'équilibre à force de le fixer.L'eau salée en montant et descendant formait des arabesques et des motifs en encerclant mes pieds.Je reculai d' un pas pour ne pas mouillé le bas de mon pantalon, suivant la marée montante.Un chien arriva de loin sur la plage en jappant autour de moi il m'éclaboussait en tournant dans une ronde joyeuse Sortant subitement de mes songes, dans l'escalier étroit, les marches craquaient violemment sous le poids de quelqu'un qui montait d'un pas pesant et lent.Un courant d'air entra sitôt la porte ouverte .Se tenant sur le pas de la porte, l'air hagard, Joe Cocker, enfin c'est le surnom de celui qui me fixe.Faut dire que la taille, la corpulence et la tignasse faisaient penser à celui ci, qu'il écoutait en boucle.

    Et lui:

    "- mais putain, comment t'es entré ?

    - par la porte Joe, par la porte elle était ouverte .

    - merde, je perds les pédales ! "

    Curieux le contraste entre sa corpulence et son coté parano !Un jour qu'il fumait un joint , j'avais crié :

    - putain, les flics !"

    Pas eut le temps de faire ouf ,qu' il était déjà passé par la fenêtre comme un type qui n'a rien à se reprocher, s'était cassé le bras, faut éviter de sauter dans le vide quand on ne sait pas ou on atterri .Les jours suivants, même peut être bien les mois, il racontait son agression par une bande de voyous qu'il avait tabassé.

    - " Joe, il n' y a rien à voler chez toi ,Je cherche la Mouche ,tu l'as vu ?

    - je ne lui parle plus .

    - je ne te demande pas si tu couches avec lui, juste si tu l'as vu !

    - il traîne le soir dans un petit bar , dans la ruelle près des bains douches .

    - Je suppose que toi tu traînes aux bains douches ?

    - Ta gueule !

    - Et ton bras Joe?

    - Ta gueule! "

    Je me levai et décampai, Joe, c'était tout un poème.Je l'ai revu il y a quelques temps, je prenais un café à une terrasse en lisant le journal, quand sortant du bus, en jupe, un sac en bandoulière ,mon Joe !Et lui, tout heureux de me voir qui me saute dessus, avec sa dégaine de travelo sur le retour . Avec sa voix de ténor, génial pour passer incognito. Bonjour la dégaine !

    - " t'es en string la dessous Joe ?

    - ta gueule, toujours aussi con, tu payes un coup, je suis fauché !

    - ah! Le tapin ça eu payé ! "

    La nuit commençait à tomber et l'éclairage public de s'allumer, les rues étaient désertes avec ce vent même si la pluie n'était plus, ça n'incitait pas à flâner. Le café des voyageurs était ouvert, la terrasse en demi cercle vide .Je poussai la porte, au bar, les habitués. La patronne me faisait toujours la bise comme si j'avais encore vingt ans . Son mari lui m'évitait soigneusement, m'ignorant .Couilles molles, c'était son surnom !Tout ça remontait il y a une dizaine d'années, il était toujours au Pastis ce fainéant . Puis un jour qu'il avait picolé plus que de coutume il s'était embrouillé avec sa femme et s'était mis à lui taper sur la figure, là au bout du bar sous les yeux des clients. Et surtout sous mon nez, je lui avais dit calmement :

    - "Couilles molles ."

    Il s'était retourné vers moi, laissant sa femme Fanfan.

    - tu disais ? "

    je restai silencieux , il se mit à me brailler dessus, son visage rouge s'approchant du mien. Le café était devenu silencieux, les derniers mots entendus étaient , belote et …restés en suspend des joueurs de cartes derrière moi. Sur mon tabouret haut perché mon visage se trouvait maintenant à hauteur de celui du patron de bistrot. Je n'ai jamais aimé entendre crier, à la maison mes parents expliquaient sans le faire. Je me souviens du jour ou j'avais voulu taper le chien m'ayant complètement détruit un modèle réduit de voiture, une Renault quatre chevaux offerte par mon oncle. Papa m'avait attrapé le bras au vol et crié :

    "- Non Pascou ! "

    On ne frappe pas le chien, et puis il m'avait expliqué que le chien ne faisait pas mal, pour lui ce n'était qu'un objet sans importance. Me montrant comment le reprendre d'une voix ferme mais sans violence .Je voyais se balancer devant moi comme une grosse pivoine rouge de colère .Je n'entendais plus rien, juste les mouvement de sa bouche à l'odeur fétide qui devait hurler, puis sa main esquissa un geste contre moi, j'esquivais le coup, détendis le bras avec force et précision, au centre de la pivoine sur sa grosse truffe de connard, je vis presque les pétales s'éparpiller comme les feuilles mortes en automne. Sa bouche s'ouvrit si grand qu'on aurait pu voir le fond de son slip. Il tituba en reculant et s'affala dans les caisses de bouteilles vides derrière le comptoir et disparu un moment.Le sang coulait un peu de son gros blair quand il se releva aidé par Fanfan pour la forme .D'un doigt vengeur et menaçant, il me cria:

    "- t'es tricard ici, dégage ."

    Je finissais tranquillement mon verre sans bouger, sa femme lui dit d'aller là haut se nettoyer , il obtempéra profitant de l’échappatoire et je ne le revis plus, il devait cuver. Au bar, ça jasait un peu.Je serrai la main de la Fouine qui venait d'arriver !

    "- ça va fit il ?

    - oui, toi ?

    - oui bien ,tu es revenu dans le coin ?

    - je cherche la mouche .

    - ah !pas vu, il te doit du blé ?

    - non, comme ça , on va se faire un billard, c'est ouvert je crois ?

    - ok !Je vais te mettre la raclée, billard français ?

    - oui

    Puis on sortait, la nuit était tombée cette fois.La Fouine, c'était un ami de toujours. Deux trois rues à pied et un autre bar. La salle de billard était à l'étage, on payait à l'heure et d'avance . Le patron prit la commande et nous laissa monter. Il n' y avait personne, les trois billards étaient libres, un billard américain, mais je n'aime pas trop, un billard Russe je crois mais pas certain et le billard français ou billard carambole du fait qu'il se joue à trois boules ou billes, une blanche et deux rouges, le but jouer avec la blanche et caramboler les deux rouges, ça fait un point. On peut aussi compliquer le jeu en jouant sur la bande. La fouine était excellent à ce jeu, faut dire aussi qu'il passait du temps.On carambolait en silence, pour l'instant c'était son tour.

    Puis, c'est lui qui parla en premier :

    "- tu te souviens Pascou quand les week ends on pariait au billard, c'étai le bon temps, non ?

    - oui, on se marrait bien à rouler tous ces types."

    En fait on squattait le billard le vendredi soir en attendant que le bar se remplisse et que ça monte pour jouer.Il y avait toujours des pigeons pour venir se mesurer, moi je jouais normalement mais la Fouine lui il savait retenir ses coups et donner l'impression de les rater mais de peu.Les types pensaient nous battre et pariaient souvent peu au début , puis de plus en plus. Alors quand on sentait que le moment était venu, on misait une somme plus importante, que souvent les autres doublaient. Puis la partie commençait et c'est là que la Fouine entrait en jeu, il les laissait nous distancer un peu puis remontait doucement d'une main assurer en disant, je suis meilleur quand j'ai un peu picolé. Et il finissait toujours par gagner de justesse. Les types souvent en plus nous remerciaient pour la partie et nous payaient un verre .

    "- j'imagine la tête de ta mère si elle avait su.

    - oui, déjà caramboler, mais en plus tricher, la honte.

    - finalement moi je suis clean dans ces coups là .

    - complice ,non ?

    - De toute façon il y a prescription ! "

    Et il me mit la raclée au billard, on prenait un verre au bar quand il me dit :

    "- tu sais que la grande Véro est revenue ?

    - je n'en savais rien, elle crèche ou ?

    - Ah !oui ,je te vois venir, mais honnêtement je n'en sais rien."

    Puis on se quitta sur le trottoir. La nuit allait être froide, quelques voitures roulaient encore, une bande de jeunes sortant d'un café parlaient bruyamment en se bousculant, onze heures sonnaient à l'église Notre Dame quand je descendais la rue du centre. Je ne sais pas si je devenais parano mais une voiture était en stationnement pas loin de l'endroit ou j'allais, deux ombres à l'intérieur mais je ne distinguais rien avec cette nuit sombre. Je me dis que je verrai bien demain. Le petit immeuble était ancien, je poussai la porte cochère donnant sur la rue, une cour intérieure donnait sur plusieurs petits bâtiments dont un ancien atelier.La lumière de celui ci éclairait celle ci en dessinant des figures contrastées. Je m'approchai des vitres, et le nez au carreau, je regardai à l'intérieur.Un vieux pull à col roulé trop grand pour elle, penchée sur son travail, depuis quelques jours elle s'activait pour un client, une sorte de tableau, enfin je suppose. J'entrai sans bruit et mis mes mains sur ses yeux en arrivant par derrière sur la pointe des pieds.Elle sursauta un peu mais se prit au jeu :

    - c'est qui ?

    - un inconnu "

    Elle se retournait et se plaquait contre moi, je sentais son corps contre le mien et l'envie de l'embrasser.Me repoussant gentiment, elle sourit, son client s'impatientait!

    - purée il fait froid ici .

    - je sais mais je n'ai pas réussi à allumer le poêle .

    - veux tu que j'essaie ?

    - oui, j'en ai encore pour une heure ou deux .

    - tu restes cette nuit ?

    - oui !

    L'atelier était une ancienne menuiserie, il restait quelques outils sur une étagère, un poêle et des planches dans un coin.Je mis du papier journal et des petits morceaux de bois dans le Godin en fonte , craquai une allumette, jouai sur la trappe et le poêle se mit à ronronner.La regardant évoluer, je compris ce qu'elle faisait.Elle avait construit un cadre en bois avec un fond en contre plaqué , les bords faisaient je pense trois centimètres de haut.Un mètre cinquante sur soixante dix environs pour la taille du cadre.Puis elle avait passé au pinceau une sorte d'huile de lin ou quelque chose comme ça.Déposé en s'y reprenant plusieurs fois de la quincaillerie, des vis , des boulons, enfin des objets que son client devait vendre, puis enduit le tout encore d'huile de lin.Ensuite elle avait coulé sur le tout du plâtre , et là elle démoulait l'ensemble avec délicatesse, c'était la troisième tentative.Cette fois ce ne fût pas un échec,la fibre de verre ajoutée au plâtre sûrement. Avec l'huile de lin, ça donnait une sorte de patine au plâtre qui n'était plus blanc, comme des motifs, genres de hiéroglyphes des temps modernes, c'était très réussi. Heureuse, se retourna et vint m'embrasser longuement.

    - on monte à l'appart me dit elle ?

    Je la pris par la taille ma main sous son pull sentant sa peau douce et chaude.

    Nous étions dans la cour.

    L' escalier était sombre, la minuterie faisait un bruit sec en se lançant puis celui d'un balancier.On ne croisa personne dans celui ci. J'aimais bien son appartement, il était comme elle, reposant et feutré, c'était une île ou je venais m'échouer.Ces yeux malicieux me regardaient et je perdais tout sens des réalités. Le matin nous surpris enlacés. Les petits déjeuners étaient calmes, comme après la tempête.Je la regardais en silence, elle écoutait le mien.


  8. Kyoshiro02
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    Je ne peux plus bouger,

    Je n'ai plus de force,

    Mon énergie est à sec

    Et je ne peux plus rien faire...

    Je me demande encore

    Pourquoi je suis encore là...

    Je ne sais pas pourquoi

    Mais je n'ai plus ma place...

    Ma vie n'est qu'une blague

    Qui a mal été pensée...

    Je ne peux plus continuer ainsi

    Puisque rien n'a de sens au tour de moi...

    Depuis qu'il n'est plus là,

    J'ai compris que la vie ne servait plus à rien...

    Je n'en peut plus,

    Je ne veux plus,

    Tout ce que je veux, c'est que tu prennes ma place

    Puisque toi, tu as toute ta place ici

    Alors que moi,

    Je n'ai aucune raison d'être là

    Aucune raison de vivre,

    Aucune raison de garder cette place...

    Je ne peux aider qui que ce soit à avancer

    Alors que toi, tu es le seul

    A pouvoir tous nous faire avancer...

    Je penses tous les jours

    A cette journée qui est arrivé

    Il y a 6 mois maintenant...

    Je me demande encore

    Pourquoi c'est toi qui est parti

    Et pourquoi je suis encore là...

    Ce semestre sans toi

    A été très difficile,

    Je me sens comme amputé

    Et vidé totalement...

    Je suis fatigué

    De continuer à vivre alors que toi tu es parti...

    Tu me manques papa...


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    May666
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     Pourquoi toi ?

    Il fessais sombre dans le garage mais je savais ou étais la chaise longue, je pouvais y aller les yeux fermés ça tombe bien, ça m'aurais pris juste deux secondes donc pas la peine d'allumer la lumière, puis je détestait cette pièce de la maison, toujours sale, en bordel et qui puait la pisse de chat. Maman entassait ici toutes ses conneries qu'elle récupérait aux monstres ou tout un tas de trucs "des fois que..." ou " a recycler..." mais finalement elles s'amoncelaient dans la pièce et elle les oubliaient mais pas question de jeter sinon elle pouvais nous refaire une de ses crises de bipolarité dans sa phase maniaco (ou dépressive) et nous reprocher d'avoir foutu sa vie en l'air en nous menaçant une fois de plus de se suicider. Bref - surtout ne toucher a rien faire vite et prendre le matelas sans penser a toutes ces conneries. 

     

    Ah bingo le matelas est bien la je me dis que je vais ressortir par la porte du garage, ce sera plus pratique c'est alors que je remarque une ombre de dos. Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, c'est pas lui c'est bon c'est des hallu, -trop vu de films d'horreur moi! NON - je vais me réveiller la ce cauchemars est ignoble je me sens pas bien. "GUILLAUME ! C'EST UNE BLAGUE ? " c'est tout ce qui est sorti de ma bouche moitié hurlante, moitié balbutiante. 

    Ce matin la, il ya quelque chose dans mon cerveau qui as disjoncté. Son visage, ce coup étonnamment  long, cette couleur indescriptible, son regard , cette langue et la bave, tout avait cette couleur si froide si pale  irréelle, indescriptible, une couleur que je ne saurais pas même retrouver en peinture. J'ai senti de suite que c'était trop tard. Oui, ce que je redoutais étais la devant moi,  non, ce n'étais pas encore un de ces cauchemars, pourquoi mon cœur ne voulais pas l'entendre ? J'étais tétanisée. J'avais peur, j'avais froid, tout se mélangeais en moi,  j'en tremblais.  " GUIGUI ! " -ferme ta gueule et bouge toi un peu arrête de faire la conne, bouge toi ! j'ai essayé de le soulever bien sur j'ai jamais eu ta carrure mais je savais te porter. Je ne pensais pas qu'un corps pesait le triple. je suis montée a l'échelle pour défaire ce putain de noeud -impossible -quelle nulle. Je me suis écroulée avant de reprendre mes esprits. J'ai crié. Pendant que je bronzais comme une conne tu étais en train de mettre fin à tes jours ? Tu étais la depuis combien de temps? pourquoi je ne t'avais même pas entendu descendre ? j'ai hurlé. J'ai sauté en bas. J'ai couru. Maman dormais encore à cette heure ci  avec tous ses médocs  -elle n'allais pas me croire -elle n'allais pas m'ouvrir- j'avais peur. J'ai crié a sa porte "maman je t'en supplie ouvre moi maman, guillaume est mort" elle m'a insulté elle a finis par comprendre que c'était sérieux. Je l'ai emmenée elle est restée longtemps a le regarder avant de vraiment capter. Je lui ai demandé de m'aider a le détacher que le nœud était vraiment incrusté. Elle était incapable de bouger. "May je sais pas quoi faire faut appeler... tu peux... j'suis pas capable..."

     

    J'ai composé le 15, j'avais du mal a respirer, j'avais du mal a m'exprimer. Ils m'ont demandé d'aller chercher un voisin pour te détacher au plus rapide en attendant leur arriver. J'ai couru comme une tarée en sonnant à toutes les portes. Personnes dans les maisons les plus proches. J'ai voulu appeler un ami ambulancier. Plus de cred. Je lui ai envoyer un SMS. "Mon frère est mort viens vite stp je t'en supplie". Je sais c'est a gerber d'envoyer un message comme ça. Les larmes coulaient encore. Pas le choix. Maman était complétement tétanisée et j'avais peur pour elle aussi. J'ai enfin trouvé un voisin présent au bout de la rue. Un vieux monsieur adorable qui as compris tout de suite et a couru m'aider. quand il est arrivé le SAMU est arrivé, mon ami aussi car il étais en route pour le boulot. Le vieux monsieur est parti assez vite a la demande des ambulanciers. Ils nous ont demandé de nous écarter, de sortir du garage moi et ma mère. Elle s'est assise sur le canapé du salon sans parler, sans bouger. J'ai encore pété un plomb j'ai hurlé "mais dis quelque chose putain". Silence encore. "-il faut appeler ton père"

     

    Je suis partie dans le jardin pleurer en m'allongeant sur le sol comme une folle.  La police est arrivée.Manquait plus que ça. Je leur ai même pas dis bonjour. Je voulais pas les calculer. Je me suis mise a taper sur le sol en hurlant des trucs dont je me rappelles plus trop.Les policiers sont restés dans le jardin mais a distance je crois qu'ils s'attendaient pas a ce type de réactions.On aurais dit que c'était moi qui les effrayais. Un policier est resté dans le salon près de maman. Quand je suis rentrée dans le salon elle m'a répété "faut appeler ton père" j'ai encore péter un plomb. "C'est de ta faute maman j'vais te tuer j'te jure que j'vais te tuer". Elle ma regardé horrifiée (pourquoi j'ai dis ça encore ?) le policier s'est rapproché, j'ai tapée dans le canapé. elle a pleuré. -enfin une réaction. Même pas de téléphone a la maison. Mon ami est sorti du garage il s'est approché de nous en courant ma mère à eu peur "non me touches pas nononon " et elle s'est mise à se débattre le policier avais l'air de rien piger, moi non plus. Mon ami "heu...  calmez vous, vous voulez un verre d'eau?" Silence d'un coup.

     

    Il se retourne vers moi : "ils ont compris que j'étais un ami de la famille en fait ils croyaient que j'étais avec eux et...." "-ton téléphone!" je lui ai tiré des mains, mon père décroche j'ai commencé a lui hurler de se dépêcher que guillaume étais mort qu'il fallait qu'il vienne vite j'entendais mon père -il est mort ? Il est mort? et je pleurais il comprenais vraiment rien j'allais exploser, mon ami a pris le téléphone -non il est pas mort par contre faut vraiment faire vite.

     

    Ok d'accord. heureusement qu'il étais la. Dans l'état dans lequel j'étais j'aurais pu provoquer un accident a mon père j'ai même pas réfléchis à ça. Mon cerveau était vraiment en mode off.

    Je ressort dans le jardin avec mon amis. Les policier avaient fait une ronde autour d'un arbre, pas compris leur délire. On s'assoit tous les deux autour de la table. J'avais un peu repris mes esprits. "merci, heureusement que t'es la, j 'suis désolée pour ta journée de travaille vraiment j'voulais pas je...." il avais sorti du tabac a rouler et des grandes feuilles sur la table. Les policiers avaient cessé de contempler l'arbre et s'étaient mis à nous regarder bizarrement... -merde il va pas faire ça. Les policiers se rapprochent l'air de rien. -putain mais ils vont encore tous me faire péter les plombs longtemps sérieux ? Il prend du tabac, met dans sa feuille ils se rapprochent encore. -Ils sont sérieux d'être comme ça d'un coup la tout collants ? mon espace vital il est ou? j'vais péter les plombs la encore, je le sens on est chez nous ou quoi ? je regarde mon amis l'air dubitative. Peut être parler dire qqchose.  Il finis de rouler, j'entends le gros avec ses lunettes de soleil, "hé c'est une roulée". Pffff  soulagement général. "il fait chaud hein ?"-tentative vaine de détendre l'atmosphère-

    Suite à ton départ, à nos enfance douloureuses et un profond mal être que j'éprouvais, j'ai véritablement commencé à sombrer dans la dépression.

    Il ne se passe pas un jour sans que je pense a toi mon Guigui tu es ma véritable force, celle qui me pousse a retranscrire les merveilles de l'existence,de la création, malgré le cynisme humain et le brouillard du système.


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    La nuit commençait à tomber et l'éclairage public de s'allumer, les rues étaient désertes avec ce vent même si la pluie n'était plus, ça n'incitait pas à flâner.

    Le café des voyageurs était ouvert, la terrasse en demi cercle vide ;

    Je poussais la porte, au bar, les habitués!

    La patronne me faisait toujours la bise comme si j'avais encore vingt ans !

    Son mari lui m'évitait soigneusement, m'ignorant !

    Couilles molles, c'était son surnom !

    Tout ça remontait il y a une dizaine d'années, il était toujours au Pastis ce fainéant ..

    Puis un jour qu'il avait picolé plus que de coutume il s'était embrouillé avec sa femme et s'était mis à lui taper sur la figure, là au bout du bar sous les yeux des clients !

    Et surtout sous mon nez, je lui avais dit calmement :

    - « Couilles molles ».

    Il s'était retourné vers moi, laissant sa femme Fanfan.

    - « tu disais ? »

    je restais silencieux , il se mis à me brailler dessus, son visage rouge s'approchant du mien.

    Le café était devenu silencieux, les derniers mots entendu étaient , belote et ….restés en suspend des joueurs de cartes derrière moi.

    Sur mon tabouret haut perché mon visage se trouvait maintenant à hauteur de celui du patron de bistrot.

    Je n'ai jamais aimé entendre crier, à la maison mes parents expliquaient sans le faire.

    Je me souviens du jour ou j'avais voulu taper le chien m'ayant complètement détruit un modèle réduit de voiture, une Renault quatre chevaux offerte par mon oncle.

    Papa m'avait attrapé le bras au vol et crié - « Non Pascou ! »

    On ne frappe pas le chien,et puis il m'avait expliqué que le chien ne faisait pas mal, pour lui ce n'était qu'un objet sans importance.

    Il m'avait aussi expliqué comment le reprendre d'une voix ferme mais sans violence !

    Je voyais se balancer devant moi comme une grosse pivoine rouge de colère .

    Je n'entendais plus rien,juste les mouvement de sa bouche à l'odeur fétide qui devait hurler, puis sa main esquissa un geste contre moi, j'esquivais le coup, détendis le bras avec force et précision, au centre de la pivoine sur sa grosse truffe de connard, je vis presque les pétales s'éparpiller comme les feuilles mortes en automne.

    Sa bouche s'ouvrit si grand qu'on aurait pu voir le fond de son slip.

    Il tituba en reculant et s'affala dans les caisses de bouteilles vides derrière le comptoir et disparu un moment.


  9. Commençons par rappeler les faits : Sylvain Gouguenheim, agrégé d’histoire, docteur ès-lettres, professeur d’histoire médiévale à l’École Normale Supérieure de Lyon (ex-Saint-Cloud), auteur de plusieurs ouvrages : sur Hildegarde de Bingen, sur les « terreurs de l’an Mil », sur les chevaliers teutoniques, publie en mars 2008 un livre dont le thème général est la transmission de l’héritage intellectuel de la Grèce à l’Europe médiévale[1]. La thèse est que l’essentiel de cette transmission s’est effectué directement, ce qui tend à réduire le rôle de la médiation arabe.

    Le livre a suscité un scandale inaccoutumé. Il a débordé le milieu assez restreint des gens compétents. La polémique a dérapé vers des procédés inhabituels entre universitaires, pour lesquels l’arme absolue ne va pas plus loin, à l’accoutumée, que l’éreintement dans une revue spécialisée[2]. En l’occurrence, des manifestes furent publiés dans la presse et l’on fit circuler des pétitions.

    J’aimerais ici, d’abord, présenter quelques observations sur les phénomènes qui me semblent avoir rendu possible une telle querelle. Puis, je traiterai sommairement la question du rôle de la culture arabe dans la formation de l’Europe intellectuelle.

    Pourquoi le scandale ?

    Université et médias

    Le premier problème me semble être celui de l’articulation du savoir universitaire sur le discours médiatique.

    La polémique est partie d’une recension parue dans Le Monde du 4 avril. Son auteur, Roger-Pol Droit, le chroniqueur philosophique habituel du journal, y présente le livre comme opérant une révolution totale : on croyait jusqu’alors que l’Europe devait tout au monde arabe ; on sait désormais qu’elle ne lui doit rien. Le langage médiatique rabote les nuances et traduit en binaire (tout/rien, bien/mal, etc.). Hegel disait que la philosophie peignait gris sur gris. Il en est de même des petits bouts d’ivoire que polissent les historiens. Les médias, eux, brossent leurs fresques en noir et blanc.

    Des manifestes parurent donc, qui évoquaient l’article, sans en nommer l’auteur, et s’attaquaient au livre de S. Gouguenheim. Parmi les signataires, on trouvait des historiens unanimement reconnus dans l’étude de la question. D’autres étaient médiévistes, mais s’occupaient d’autres domaines. Certains, peu nombreux il est vrai, ne connaissaient à peu près rien au Moyen Age. En ce qui me concerne, je me suis abstenu de toute réaction positive ou négative, tout simplement parce que j’étais à l’étranger et n’avais pas encore pu me procurer le livre. On chuchote que certains signataires n’auraient pas eu ce scrupule…

    Certaines critiques étaient tout à fait courtoises. On signala des erreurs de fait, des interprétations tendancieuses, une bibliographie incomplète et datée. Tous arguments recevables dans une discussion scientifique de bon ton.

    Malheureusement, on lut et entendit aussi des amalgames peu compréhensibles. On mentionna pêle-mêle l’immigration, les discours du Pape, on cria au « racisme » et à l’« islamophobie ».

    Une intelligentsia cloisonnée

    Le second problème est celui de la structure de l’intelligentsia française. Elle souffre d’un manque de communication entre les chercheurs du CNRS, de l’Université ou des autres établissements d’enseignement supérieur, d’une part, et le grand public, d’autre part. Bien des chercheurs ne publient que dans des revues spécialisées qui ne sont guère lues que par leurs collègues. Certains auraient l’impression de déroger, ou tout simplement de perdre leur temps, s’ils écrivaient pour un public moins restreint. Ceux qui vulgarisent ne sont pas toujours regardés avec beaucoup de bienveillance par ceux qui s’en abstiennent.

    Le résultat de ce divorce entre spécialistes et médias est que le marché du prêt-à-penser est entre les mains de gens fort peu compétents, dont personne ne prend soin de rectifier les allégations quand c’est nécessaire. D’où la présence sur ledit marché de plusieurs légendes, au gré des modes.

    Les gens compétents ont raison de dire que ce que S. Gouguenheim a écrit, « tout le monde le savait déjà ». C’est exact si l’on prend « tout le monde » au sens où l’on parle du « tout-Paris », ce qui veut dire, dans les deux cas, quelques dizaines de personnes. Si en revanche, on pense au non-spécialiste qui cherche à s’informer dans la presse ou dans les médias, force est de constater que la légende qui y domine actuellement, « la thèse la plus médiatisée » (AMSM, p. 14), est bien celle contre laquelle s’élève S. Gouguenheim, lequel ne prétend pas faire plus que « donner à un public aussi large que possible […] des éléments d’information et de comparaison issus des travaux de spécialistes, souvent peu médiatisés » (AMSM, p. 10).

    On peut regretter qu’il ne soit pas sur ces questions le meilleur spécialiste dont on puisse rêver. Mais pourquoi les spécialistes lui ont-ils laissé la tâche désagréable de rectifier le tir ? Et pourquoi abandonnent-ils le terrain à des ignorants, des menteurs et/ou des propagandistes ?

    La légende à la mode

    Qu’il existe une telle légende constitue le troisième des problèmes que j’ai mentionnés. On peut la décrire à grands traits, telle qu’on la rencontre dans de larges secteurs des médias. L’idée générale est que, au Moyen Age, ce qui s’appelle aujourd’hui l’Europe, la chrétienté latine, si l’on préfère, était plongée dans une obscurité profonde. L’Église catholique y faisait régner la terreur. En revanche, le monde islamique était le théâtre d’une large tolérance. Musulmans, juifs et chrétiens y vivaient en harmonie. Tous cultivaient la science et la philosophie. Au xiie siècle, la lumière du savoir grec traduit en arabe passa d’Islam en Europe. Avec elle, c’était la rationalité qui y rentrait, permettant, voire provoquant la Renaissance, puis les Lumières.

    Il est clair qu’aucun de ceux qui ont étudié les faits d’un peu près ne soutient une telle caricature. Il est clair aussi que ceux qui la rejettent le font soit pour de bonnes raisons, liées à un savoir plus exact, soit pour des raisons beaucoup moins avouables, comme le préjugé selon lequel les Arabes auraient de toute façon toujours été incapables de science ou de philosophie… Je suis payé (au sens propre) pour savoir que c’est on ne peut plus faux.

    On a en tout cas un peu vite fait de dire que S. Gouguenheim s’en prendrait à des moulins à vent, que « personne » n’adhèrerait à la légende rose que j’ai dite. Car, encore une fois, si l’on veut dire : personne parmi les spécialistes, la cause est entendue. Si l’on veut dire en revanche : personne parmi ceux qui font l’opinion, on se trompe lourdement.

    Un exemple : Sylvestre II

    Comme exemple, ce discours du roi du Maroc prononcé à l’occasion de l’ouverture du festival de musique sacrée de Fez[3]. On y explique que Gerbert d’Aurillac, le futur Pape Sylvestre II (mort en 1003) a tiré le savoir mathématique qui faisait l’admiration de ses contemporains de ses études à l’Université de Fez.

    On suppose donc que : 1) la Qarawiyin (fondée en 859) était une université au sens européen de ce terme et non simplement une mosquée « générale » (jâmi‘a), mot qui en est venu à désigner une université dans le monde arabe contemporain ; 2) on y enseignait non seulement l’exégèse coranique, les traditions sur le prophète et le droit islamique (fiqh), mais aussi les sciences profanes, dont les mathématiques—et pas seulement ce qu’il faut pour calculer la direction de La Mecque ; 3) un chrétien venu d’Europe était le bienvenu à Fez où il pouvait séjourner en toute sécurité[4] ; 4) Gerbert avait appris assez d’arabe pour suivre un enseignement supérieur dans cette langue[5].

    Bien sûr, les gens compétents ont devant de telles sornettes le sourire distingué de la supériorité. Et ils me demanderont s’il était bien nécessaire d’épingler ainsi le malheureux écrivaillon qui a pondu ce laïus. Mais est-ce eux qui lisent les dépliants des agences de voyages ? Est-ce à eux que les guides serinent sur place de telles contrevérités ? Est-ce eux qui regardent la télévision ? Faut-il laisser à la merci du faux les braves gens tout prêts à apprendre ?

    Et que faire lorsque des hommes politiques, des décideurs au plus haut niveau, sur les deux rives de la Méditerranée, s’en laissent accroire par ceux qui les conseillent ou rédigent leurs discours ?

    La maison de la sagesse

    Il me faut mentionner ici un second exemple, tant il est répandu. C’est celui de la « maison de la sagesse » (bayt al-hikma) de Bagdad. La légende y voit une sorte de C.N.R.S., un centre de recherche généreusement subventionné par les Califes amoureux du savoir, et où des traducteurs auraient été payés pour faire passer à l’arabe les trésors de la science et de la philosophie grecques.

    La légende ne se nourrit que de soi ; rien de tout cela ne résiste à l’examen critique. La maison de la sagesse abritait bien une bibliothèque. Mais l’activité de tous les traducteurs que nous connaissons était commanditée par des clients privés, nullement par l’appareil d’État. Enfin, plus on remonte en arrière dans le temps, moins les chroniqueurs mettent en rapport l’activité de traduction avec cette fameuse maison[6].

    Il semble que l’institution en question n’avait rien à voir avec les traductions, ni même en général avec le savoir profane, d’origine grecque. Elle semble avoir été avant tout à usage interne, plus précisément une sorte d’officine de propagande en faveur de la doctrine politique et religieuse que soutenaient les Califes de l’époque, à savoir le mu‘tazilisme, lui aussi objet de bien des légendes.

    Rappelons en deux mots que les Mu‘tazilites étaient bien partisans de la liberté morale de l’homme comme indispensable pour penser la justice de Dieu qui ne peut récompenser et punir que des gens responsables de leurs actes. Mais n’oublions pas que, dans la pratique, ils ont lancé le pouvoir califal contre leurs adversaires en une campagne que bien des historiens nomment, au prix d’un anachronisme, « inquisition ».

    L’Andalousie

    Toute cette légende se replace dans le cadre d’un rêve rétrospectif, celui d’une société multiculturelle où aurait régné la tolérance. En particulier, l’Espagne sous domination musulmane (al-Andalus) aurait été la préfiguration de notre rêve d’avenir d’une société bigarrée de peuples et de croyances vivant en bonne intelligence. Le niveau culturel y aurait été fantastiquement élevé. Cela aurait duré jusqu’à la Reconquête chrétienne, laquelle aurait inauguré le règne du fanatisme, de l’obscurantisme, etc.

    Les lieux où coexistaient effectivement plusieurs ethnies et religions ont tous disparu. Certains, comme Alexandrie ou la Bosnie, l’ont fait assez récemment pour que le souvenir de ces échecs, sanglant dans le dernier cas, ne se soit pas encore effacé. Et ne parlons pas de l’Irak… L’Espagne musulmane, elle, est assez éloignée dans le temps pour que l’on puisse encore en idéaliser la mémoire. De plus, l’Espagne est, depuis le xvie siècle, le lieu idéal des légendes et des clichés. Cela a commencé par la « légende noire » sur la conquête du Nouveau Monde. Répandue par les plumitifs stipendiés par les rivaux commerciaux des espagnols et des portugais, dont la France, elle permettait à ceux-ci de légitimer leur piraterie d’État (dite « guerre de course »). N’insistons pas sur les poncifs « orientalistes » de Gautier et de Mérimée. Donc, pourquoi ne pas ajouter aux castagnettes et aux mantilles un al-Andalus rose ?

    Pour le dire en passant, il serait fort instructif de reconstituer les origines de ce mythe andalou, depuis l’américain Washington Irving en passant par Nietzsche.

    Un arabisant espagnol, Serafín Fanjul, s’est donné pour tâche de détruire cette légende et de montrer que les régions d’Espagne sous domination musulmane n’étaient ni plus ni moins agréables pour les communautés minoritaires que les régions chrétiennes. Des deux côtés, on constate discriminations et persécutions, le tout sur l’arrière-plan d’expéditions de pillage et de rapt. Plutôt que d’une coexistence (convivencia) harmonieuse, il s’agissait d’un système voisin de l’apartheid sud-africain[7]. Là aussi, rien qui soit nouveau pour les historiens qui ont de cette époque une connaissance de première main. Mais qui les lit ?

    Oublié ?

    A toutes ces légendes vient se superposer ce que l’on pourrait appeler une « métalégende », une légende sur la légende. Cet état de choses si éminemment positif aurait été oublié. Voire, il aurait été refoulé de la mémoire de l’Occident par un processus volontaire, dû à quelque complot obscurantiste. De la sorte, la boucle paranoïaque est bouclée : si l’on ne trouve pas de traces du passé tel qu’on l’imagine, c’est que ces traces ont été effacées…

    Mais est-ce bien vrai ? A-t-on jamais perdu de vue la contribution arabe au patrimoine culturel européen ? On parle à ce propos d’un « héritage oublié ». À ma connaissance, l’expression a été lancée par un livre de Maria Rosa Menocal, professeur de littérature comparée à Yale[8]. L’ouvrage portait surtout sur le domaine ibérique. Il montrait que les littératures de la péninsule ont emprunté genres et thèmes aux auteurs d’expression arabe. Ce qui est fort exact. Peu après, l’expression a été rendue populaire en France par un chapitre d’Alain de Libera qui portait ce titre et qui la transposait au domaine de la philosophie[9].

    Or donc, je me demande si la mention d’un « oubli », devenue depuis lors une sorte de slogan, ne serait pas un « coup de pub ». Car il faut poser au niveau de l’histoire la même question que celle que j’ai posée un peu plus haut à celui de l’actualité, celle du sujet à qui on attribue le savoir ou l’ignorance. En un mot : cet héritage a été oublié par qui ? L’homme de la rue ne l’a jamais oublié, pour la bonne raison qu’il ne l’avait jamais su. Mais les gens un peu cultivés ?

    Avec la « Renaissance » et le mouvement humaniste, il se produisit une réaction contre la scolastique et ses défauts prétendus : mauvais latin, subtilités, abstractions, etc. Elle engloba les arabes dans le mépris de ce qui n’était pas le platonisme et l’aristotélisme supposés « purs ». Mais il fut vite corrigé par les études précises produites par les générations d’orientalistes qui se sont succédées depuis le xvie siècle dans toute l’Europe : Guillaume Postel, Barthélemy d’Herbelot, Ignace Goldziher, et tant d’autres. Les érudits non orientalistes n’ont pas, eux non plus, oublié le rôle des Arabes. J’ai cité ailleurs deux textes du xviiie siècle qui le mentionnent. Et voici un passage d’Auguste Comte, trouvé au hasard de mes lectures : « Par une honorable transmission de la science grecque, la civilisation arabe figurera toujours parmi les éléments essentiels de notre grande préparation au Moyen Age[10] ».

    On ne cesse de répéter, pour s’en faire honte, des déclarations sur l’incapacité prétendue des « Sémites » à la pensée philosophique. À y regarder de plus près, elles sont en fait presque exclusivement localisées au xixe siècle, voire au seul Ernest Renan. Celui-ci a en effet appliqué à l’histoire de la culture ce racisme tranquille, et d’ailleurs encore relativement de bon ton par rapport aux horreurs du siècle suivant, que partageaient bien de ses contemporains : la philosophie serait essentiellement « aryenne », et jamais « sémite » ; les philosophes de l’Islam auraient tous été des Persans, etc.[11] Mais les naïvetés de Renan font-elles le poids face aux travaux imposants des orientalistes que j’ai nommés ?

    Des nuances

    J’en viens à l’aspect positif de mon propos, et tenterai une rapide synthèse de la question. Pour ce faire, je me permettrai de reprendre quelques résultats, évidemment provisoires, de deux de mes livres, auxquels je renvoie pour plus de détails[12].

    Commençons par rappeler un peu plus précisément la thèse de S. Gouguenheim. La contribution de la civilisation islamique à celle de l’Europe est réelle, et personne ne songe à la nier. Mais elle est moins exclusive que ce que certains voudraient nous faire croire[13]. La transmission directe à partir de l’Orient byzantin est plus importante qu’on ne l’a pensé. L’Europe latine n’a jamais cessé de loucher avec envie vers Constantinople. Un mince filet de savoir grec, venu d’Irlande ou de Byzance, a continué à irriguer l’Europe. En même temps qu’on traduisait Aristote de l’arabe, surtout en Espagne, on le traduisait directement du grec. Voire, avant. En particulier, S. Gouguenheim a attiré l’attention sur un personnage déjà connu, mais guère en dehors des cercles de spécialistes, Jacques de Venise, qui a traduit Aristote directement du grec au latin un demi-siècle avant les traductions sur l’arabe effectuées à Salerne, à Tolède, en Sicile, ou ailleurs (AMSM, p. 106-115).

    Ensuite, sérions les questions et trempons notre pinceau dans les diverses nuances du gris.

    La religion de l’islam

    Il faut distinguer du côté de l’émetteur : l’islam-religion ne coïncide pas avec l’Islam-civilisation. Celle-ci a été rendue possible par l’unification du Moyen-Orient : d’abord unification politique sous le pouvoir des Califes et, plus tard, unification linguistique au profit de l’arabe. Cette civilisation a été construite autant par le travail des chrétiens, juifs ou sabéens du Moyen-Orient, et par les zoroastriens ou manichéens d’Iran, que par les musulmans qui n’étaient au départ qu’une caste militaire conquérante. Ainsi, les traducteurs qui ont transmis l’héritage grec à Bagdad étaient presque tous chrétiens, le plus souvent nestoriens. Les rares qui ne l’étaient pas appartenaient à la petite communauté « païenne » des Sabéens, comme le célèbre astronome Thabit ibn Qurra[14].

    L’islam comme religion n’a pas apporté grand’ chose à l’Europe, et ne l’a fait que tard. Tout simplement parce qu’il n’y a été connu que tard. À la différence de Byzance, où le Coran avait été traduit dès le ixe siècle, l’Europe n’a connu le texte fondateur qu’après un long délai. La première traduction latine en fut faite à Tolède au milieu du xiie siècle sous l’impulsion de l’abbé de Cluny Pierre le Vénérable. Mais elle n’a à peu près pas circulé avant d’être imprimée, tard dans le xvie siècle[15]. Le premier examen du Coran à la fois un peu sérieux et ouvert est l’œuvre du cardinal Nicolas de Cuse, au xve siècle[16].

    Parmi les traditions sur Mahomet (hadith), seul le récit merveilleux du « voyage nocturne » du Prophète au ciel (Scala Machumeti) est passé en Europe[17]. L’apologétique (Kalâm) fut connue surtout par la réfutation de son école dominante qu’effectue Maïmonide dans son chef d’œuvre philosophique et exégétique[18]. Elle a fourni à la physique d’Aristote une alternative discontinuiste (atomiste) qui fut exploitée par certains nominalistes, puis à l’époque moderne par Malebranche et Berkeley[19].

    La civilisation de l’Islam

    Sont venus de l’Islam comme civilisation deux sortes de biens culturels. D’abord, ceux qui ont transité par lui. Ainsi les chiffres dits « arabes », venus des Indes. Ou encore, ce qui d’Aristote ou d’Avicenne fut traduit à Tolède.

    Est venue aussi de l’Islam la contribution originale par laquelle ses savants prolongeaient et dépassaient l’héritage grec. C’est le cas en mathématiques, y compris l’astronomie et l’optique avec la révolution introduite par Ibn al-Haytham (Alhacen). C’est le cas en médecine avec Razi (Rhazès) et Avicenne. Et bien sûr en philosophie, avant tout avec, encore une fois, Avicenne, peut-être le plus novateur.

    La contribution des savants écrivant l’arabe est d’ailleurs loin de se limiter à ce qui a eu la chance de parvenir à l’Occident. Les travaux d’al-Biruni en géodésie, en minéralogie, etc., sans parler de l’exceptionnel miracle d’objectivité qu’est sa description de l’Inde, n’ont été connus qu’au xixe siècle[20]. En philosophie, al-Farabi n’a été que fort peu traduit au Moyen Age, et pas dans ses œuvres les plus originales de philosophie politique.

    Il y a des mathématiques (ou de la médecine, de l’alchimie, etc.) arabes en ce sens que des œuvres relevant de ces disciplines ont été composées dans la langue de culture de tout l’Empire islamique, par des gens dont l’arabe n’était pas toujours la langue maternelle, qui n’étaient que très rarement originaires de la Péninsule Arabique, et qui n’étaient pas non plus tous musulmans.

    En revanche, il n’y a pas de mathématiques musulmanes, pas plus qu’il n’y a une médecine chrétienne ou une botanique juive[21]. Il y a des gens de diverses confessions qui se sont occupés de diverses sciences. Même pour la philosophie, je préfèrerais parler d’un usage chrétien, juif ou musulman de la philosophie plutôt que d’une philosophie chrétienne, juive ou musulmane.

    Quoi ?

    Il faut distinguer aussi la nature de la marchandise : de l’héritage grec, seul est passé par l’arabe ce qui relevait du savoir en mathématiques, médecine, pharmacopée, etc. En philosophie, ne sont passés par l’arabe qu’Aristote et ses commentateurs, avec quelques apocryphes d’origine néoplatonicienne et eux-mêmes attribués à Aristote. Le reste a dû attendre le xve siècle pour passer directement de Constantinople à l’Europe, parfois sous la forme, réelle mais souvent un peu romancée, de manuscrits emportés par des savants byzantins fuyant la conquête turque.

    Ce reste, ce n’est rien de moins que toute la littérature grecque : la poésie épique (Homère et Hésiode), lyrique (Pindare), dramatique (Eschyle, Sophocle, Euripide), l’histoire (Hérodote, Thucydide, Polybe), le roman. En philosophie, c’est le cas des traités d’Épicure cités par Diogène Laërce. C’est celui de Platon, de Plotin, et aussi, hélas, d’« Hermès Trismégiste », arrivés de Constantinople à la Florence des Médicis, où Marsile Ficin mit ces trois corpus en latin.

    A plus forte raison, le legs théologique des Pères Grecs n’avait aucune raison d’intéresser les penseurs de l’islam. Il est entré en Europe, très partiellement d’ailleurs, en venant directement de l’Orient chrétien. Ce fut parfois par un transfert tout à fait matériel, comme ce manuscrit des œuvres du Pseudo-Denys l’Aréopagite, offert en 827 par le Basileus Michel III à l’empereur d’Occident Louis le Pieux, puis traduit par Hilduin, et à nouveau par Jean Scot Erigène, lequel traduisit aussi des morceaux de Némesius d’Emèse et de Maxime le Confesseur. Pour le reste, il fallut attendre, selon les cas, le xiiie siècle, ou la Renaissance, voire Erasme.

    N’oublions pas enfin que la culture ne se limite pas à ce qui se lit et s’écrit. Outre les textes, il y a les œuvres plastiques : architecture, sculpture, peinture. L’Islam, par scrupule religieux, n’a, avant une date récente, développé de sculpture et de peinture que par exception. La plastique grecque n’a donc pu exercer sur ses artistes la même fascination que celle que l’on rencontre en Occident. Tout ce qui relève des arts plastiques est passé du monde grec à l’Occident, la plupart du temps par l’intermédiaire de copies romaines, mais en tout cas sans détour arabe.


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    Né en hiver 1977,le petit garçon que j étais pesé 3,9kg a la naissance.

    Après avoir passé quelques jours en observation car je me démarquais déjà des autres par un appétit au dessus de la normale, je rejoins la maison de famille avec mes parents, mon frère et mes soeurs.

    Dès les premiers mois, je me distinguais des autres par mon calme et ma tranquillité dans mon berceau.j avais déjà mon petit coté zen que j'ai encore maintenant.Ma mère avait l habitude de me laisser seul jouer dans mon parc car je savais m amuser seul.Ce petit trait de caractère restera d ailleurs toujours.

    Très jeune je demandais a ma mère pour aller à l'école avec ma soeur.L envie d apprendre a toujours été en moi.Je partais plus tôt le matin a l école quand j étais en primaire pour mieux apprendre et être dans les meilleurs.

    La suite au prochain épisode


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    Feeikless
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    Deux petits textes

    1. Jolie fleur que fais-tu ?

    Ne sais tu point que tu as besoin de soleil pour vivre ?

    Car les fleurs sans ces rayons ne vivent qu’un temps.

    2. Les arbres regagnent leurs feuilles, les oiseaux, de retour, nous bercent de leur chant mélodieux.

    Comment se fait-il donc que je sois si morte en dedans,

    Moi qui portant se fait caresser par ce soleil brûlant?


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    Musheart
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    Source d'inspiration et d'émerveillement.

    Jolies photos, beaux tatouages, œuvres d'art en tous genres, recettes et fringues que j'affectionne, et autre.

    Little Musheart

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  10. BenPocaCosa
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    Je suis déçu ! vraiment !! maintenant les agents du FISC! savent que le dit contribuable Ben Poca Cosa , dissimule des richesses , intérieure ; surtout à la cave et qui plus est ,en liquide !! le comble ;et un camouflet pour le percepteur ! Une chose est certaine ! même sous la torture , la plus trrible : la chatouille par une professionelle , NON!!! jamais ils ne sauront ! où j'ai caché le tire-bouchons!! SI une telle avanie devait se produire ! sans hésitation; en homme de principe et sans regrets !! je les etrangleraient de ma propre main,je sais!! ce ne sera pas facile ! mais ,A Coeur vaillant ! rien d'impossible!!!!!

    C'est avec tristesse ! mais sans regret qu'il me faut vous annoncer la fin préméditée ; malgré de nombreuses , années de bons et loyaux services , de collaboration quasi affectueuse C'est!! vrai que sans Elle le bocal, où Elle régnait sans partages ,me semble bien vide désormais !! Personnellement ! je n'ai point eu ce courage ! mon épouse s'en est chargée! (par jalousie je subodorre ! mais avec un couteau c'est certain!!) Elle se prénomait : Reinette !! Ni du Canada , ni du Mans, simplement du ruisseau voisin ,tout d'une grenouille , bien faite ! Je dû étouffer un gros soupir et refuser par reconnaissance de mordre dans ses cuisses ,préparées avec maitrise : beurre ,ail ,et peril par ma femme ! je n'ai put retenir un sanglot : la revoyant , avec quelle grace ,n'appartenant qu'a Elle grimper les barreaux de l'échélle en bambou ; confectionnés par mes soins ! alimentant même son bocal , avec l'eau de son ruissea natal . L e choc ! fut de voir ses cuisses nues sans ,ses collants verts habituels ,j'en frémis encore !!!

    Il me faut ademettre ; bien qu'il m'en couta ; d'être en parti responsable de cette fin tragique . Car sans méfiance ; et pour agrémenter son routinier quotidien ,je l'avais intallée sur la table basse du salon , devant fenêtre , orientée plein sud ! puis j'ai compris, ma fatale l'erreur trop tard ! hélas!!! !! Face a Elle et plein écran la télvision ( en HD !! bien sur!!) Depuis un certain temps : il était flagrant , qu'elle avait la tête , ailleurs . A commencer ,par ses prévisions ,très fantaisistes ;pour être aimable !! Elle s'maginait vivant , par le biais de la petite lucarne ;en liberté , dans les iles de l'Arc des Caraïbes ; vivant dans une fôret luxxuriante ;Elle parée de couleurs chatoyantes ; mais vénéneusents fatales !! Connaissant par trop! ma fibre sentimentale ,et craignant que je céde à son envie d'ailleurs et l'acompagne ,ma femme , sorpion , froide et déterminée; brisa sans remords cet onirique voyage !Siiinnffffffff!!!

    JE précise pour les adeptes de la S P A , il s'agit d'une fiction , ne perdez pas votre précieux temps à porter plainte!! Merci !!! L'auteur : envisage d' adpoter une petite arachnide , pour tenir compagnie à l'ancienne pour lui éviter la sournoise neurasthénie car vivant depuis ? mais sans date précise ,ayant égaré sa carte verte ! !!!! Désolé!! à chacun et chaune son hobby........


  11. forum
    Pour information, cet article est la suite d'un article précédemment publié sur le blog. Pour la bonne compréhension du sujet qui nous intéresse (à savoir, l'analyse du livre de Tomas Piketty traitant de l'évolution historique du capital et du revenu, de l'évolution de du rapport entre ces deux sources de richesse, d'une mise en perspective historique et au final de solutions pour traiter les inégalités constatées), je vous conseille de lire l'introduction mise à votre disposition via le lien ci-dessous.

    [Lire l'introduction...]

    Après avoir introduit les concepts fondamentaux, jeté les bases de notre réflexion et fait un bref rappel historique des conséquences du dernier grand bouleversement économique qu'a connu l'Humanité : la révolution industrielle. Nous allons maintenant étudier historiquement la composition et l'évolution des différentes formes de richesse (à savoir terres, immobilier, machines, entreprises, actions, obligations, brevets, cheptel, or, ressources naturelles, etc.) dans plusieurs pays dont l'auteur a pu extraire de nombreuses informations. Ce sera aussi l'occasion de réviser un peu l'Histoire, la notre et celle des autres.

    Commençons par les définitions ...

    C'est pas ce qui va être le plus marrant dans notre histoire mais c'est un passage obligé pour la suite et comme je souhaite avoir un propos le plus largement accessible, je tiens à revenir sur ce qui pourrait poser des difficultés . J'ai donc rassemblé un bon nombre de notions à expliciter disséminés tout au long de cette partie et je vais essayer d'être le plus claire possible.

    Pour l'introduction, j'ai voulu resté simple ... mon objectif était de vous présenter l’ambiance du livre et la démarche de l'auteur. Il était pas question de vous agresser avec une avalanche de concepts et de théories. Prenons les choses dans l'ordre, l'introduction nous avez permis d'exposer des déséquilibres au niveau mondial liés les uns aux autres : démographique, niveau capitalistique,niveau de production, revenus ...

    Pour trouver l'origine de ces déséquilibres facilement constatables, l'auteur cherche des causes plus profondes en s'aidant par exemple de la critique marxiste (parlant de la baisse tendancielle du taux de profit mais nous verrons cela plus tard...) et des dynamiques que le capitalisme semble avoir. A cette fin, il définit la première loi fondamentale du capitalisme.

    La forcément je suis obligé de vous donner la formule :

    α = r . β avec r : taux de rendement moyen du capital(*) et β : rapport capital/revenu.

    (*) le taux de rendement du capital mesurent ce que rapporte un capital au cours d'une année exprimé en pourcentage du capital investi.

    Reprenons l'exemple donné dans le livre :

    Si β = 600 % et r = 5 % alors α = r . β = 30 %.

    Autrement dit, si le patrimoine représente l'équivalent de six années de revenu national dans une société donnée, et si le taux de rendement moyen du capital est de 5 % par an, alors la part du capital dans le revenu national est de 30 %.

    Pour comprendre comment la structure du capital a évalué d'un point de vue macroéconomie (à l'échelle d'un pays), encore faut-il comprendre la façon dont il se décompose.

    La capital national se décompose en capital intérieur et le capital étranger net.

    Le capital intérieur mesure la valeur du stock de capital (immobilier, entreprises, etc.) implanté sur le territoire du pays considéré.

    La capital intérieur se décompose en trois catégories : terres agricoles ; logements ; et autre capital intérieur.

    La capital étranger net - ou actif étrangers nets - mesure la position patrimoniale du pays considéré vis-à-vis du reste du monde, c'est-à-dire la différence entre les actifs possédés par les résidents du pays dans le reste du monde et les actifs possédés par le reste du monde dans le pays en question (y compris, le cas échant, sous forme de titres de dette publique).

    Basiquement, on peut retenir la formule suivante :

    Capital national = terres agricoles + logements + autre capital intérieur + capital étranger net

    Analyse du cas de la France et du Royaume-Uni

    Afin de tenter de dégager de grande tendance dans l'évolution de la structure du capital, prendre l'exemple de ces deux pays en premier lieu parait tout à fait raisonnable. En effet, il se trouve que c'est pour ces deux pays que les sources historiques disponibles sont les plus complètes et homogènes depuis le XVIIIème siècle.

    Le capital au Royaume-Uni, 1700-2010

    [img2=550px][/img2]

    Lecture : le capital national vaut environ 7 années de revenu national au Royaume-Uni en 1700 (dont 4 en terres agricoles).

    Le capital en France, 1700-2010

    [img2='550px']http://les-yeux-du-monde.fr/wp-content/uploads/2013/11/graphique-capital-revenu-piketty.png[/img2]

    Lecture : le capital national vaut près de 7 années de revenu national en France en 1910 (dont 1 placée à l'étranger).

    Source: piketty.pse.ens.fr/files/capital21c/pdf/G3.2.pdf

    Au regard des graphiques présentés, nous pouvons en tirer les conclusions suivantes :

    Nous avons relevé depuis le XVIIIème siècle un interventionnisme de l’État de puis en plus important et cette tendance de long terme à pu être statistiquement observé : en simplifiant les actifs publics ont progressé en France et au Royaume Uni de façon assez similaire passant de 50 % au XVIIIème siècle à 100% du revenu national à la fin du XXème siècle.

    Prenons le cas de la France, la crise des années 30 (déclenché par le krach de 29) d'une violence encore aujourd’hui inégalée est le moment ou la confiance dans l’idéologie libérale consacrant le laissez faire et la non intervention de l’État s’effondre complétement dans l'opinion publique. A la suite de ces événements on demande des comptes à l'élite financière qui a conduit les économies mondiales dans le mur et on met en place ce que l'on appelle des économies mixtes (l’État intervient directement dans divers secteur de l'économie).

    Avant de s'intéresser plus en profondeur aux évolutions du capital national, il nous faut étudier la question du partage entre entre le capital public et capital privé et la question des dettes publiques (s'appréciant en même temps que la définition du capital public). En effet comme le dit l'auteur :

    Le capital national, ou patrimoine national, est la somme du capital public et du capital privé.

    Le capital public est défini comme la différence entre les actifs et les passifs de l’État et des diverses administrations publiques.

    [...]

    Le capital privé est la différence entre les actifs et les passifs des individus privés.

    Ainsi si le capital public définit la richesse nette d 'un pays, alors il convient d'apprécier l'importance des dettes et ses tendances historiques au Royaume-Uni et en France. Juste un petit commentaire avant de vous introduire le tableau suivant :

    • déjà il va vous permettre de remettre des ordres de grandeur sur le patrimoine public (ce que possède un état et les administrations) et le patrimoine privé (les ménages). En effet, pour les grandes comparaisons macroéconomiques nous pourrions nous passer de cette partie de l'analyse mais cela n'a-t-il pas des conséquences sur les choix politiques et économiques ?

    • sans oublier aussi la critique d'un état trop présent dans l’économie, ne devrait-on pas alors voir un capital public élevé signe que l'état détient cette capacité d'intervention ? regardez bien ...

    • et puis quelque chose de technique (comptable ?) mais d'essentiel de bien avoir en tête à l'heure ou on matraque les esprits avec le question de la dette publique : s'il y a bien des dettes, il doit y avoir des actifs non ? si vous ne comprenez pas alors faisons simple : l'état doit de l'argent mais il a des bâtiments (de l'immobilier), il a des placements financiers, des actions. Ce n'est pas comme s'il n'y avait rien a mettre en face des dettes hein !

    Richesse publique et richesse privée en France en 2012 (p.201)

    [table][/th]
    Valeur du capital, en % du revenu national
    Valeur du capital, en % du capital national

    (capital public + capital privé)[/td][td]

    605 %
    [/td][td]
    100%
    [/td]

    [/b] (patrimoine public net : différence entre actifs et dettes détenus par l’État et les autres administrations publiques)[/td][td]

    31 %

    Actifs | Dettes

    145 %| 114%

    [/td][td]
    5 %

    Actifs | Dettes

    24 % | 19 %

    [/td]

    [/b](patrimoine privé net : différence entre actifs et dettes détenus par les individus privés (ménages))[/td][td]

    574 %

    Actifs | Dettes

    646 % | 72 %

    [/td][td]
    95 %

    Actifs | Dettes

    107 % | 12 %

    [/td][/table]

    Reprenons le tout à l’échelle européenne

    Le capital national en Europe, 1870-2010

    [img2='550px']https://housepresscomment.files.wordpress.com/2014/04/piketty-national-capital.png?w=300&h=183[/img2]

    Lecture : le capital national (somme du capital public et privé) vaut entre 2 et 3 années de revenu national en Europe en 1950.

    Source: piketty.pse.ens.fr/files/capital21c/pdf/G4.5.pdf

    Les évolutions européennes du rapport capital/revenu et du partage public-privé étant posées, nous pouvons maintenant analyser plus en profondeur la tendances que l'on a retrouvé pour tous les pays européens : nous avons une courbe en U qui traduit un effondrement puis une remontée jusqu'à retrouver des niveaux similaire entre les deux extrémités.

    Peut-on comprendre ce mouvement subit par le capital au XXème siècle ?

    Cette partie sera courte :cool: mais il va y avoir une subtilité !

    A ce moment de l'analyse, nous avons étudier les cas des européens et on retrouve un schéma général (comme expliqué dans le paragraphe juste au dessus) : on constate une chute très importante du fait des 2 guerres mondiales puis une remontée, jusque la tout va bien ... sauf que les destructions matérielles n'expliquent qu'une faible part de la chute de capital (et a fortiori la chute du rapport capital/revenu).

    Alors hein... on se demande quoi non ? franchement on a une chute vertigineuse du capital et on pourrait tranquillement l'expliquer par les conséquences des tapis de bombes, des sabotages, et des combats ... :mouai: et bien non et quand on y pense : comment les différents pays pourraient être touchés aussi durement alors que tous ces pays n'ont pas subit non plus les mêmes destructions ?

    Bingo ! il y a aussi les conséquences des guerres avec les changements politiques comme les révolutions et les décolonisations ! et cela va avoir des conséquences sur ce que l'on a appelé le capital étranger net (sur ce que les individus d'un pays possèdent de capital d'un autre pays pour ceux qui dorment au fond de la salle ...). Et dans le même temps, les européens [les ménages privées] ont une épargne faible dans un environnement économique défavorable (jusqu’à la crise des années 30) ; conséquence : les ménages vendent leurs actifs. Mais en cumulant tout cela aux destructions là on peut expliquer les 3/4 de la baisse, c'est plus significatif :bo:.

    A la découverte du nouveau monde !

    Le nouveau monde, en l’espèce l'amérique du Nord, offre plusieurs spécificités venant du fait que le pays s'est développé à notre époque moderne. Le nouveau offrait des perspectives, et nous retrouvons cette idées dans la faiblesse des prix de la terre et des équipements professionnels (Toquevilel l'avait déjà noté à son époque).

    Avec ces exemples, que conclure de l'évolution du rapport capital/revenu sur une longue période ?

    Il est temps d'aborder la deuxième loi du capitalisme avec la formule suivante :

    β = s/g avec s : taux d'épargne du pays et g : le taux de croissance du pays

    Effectivement, cette loi fondamentale va nous permettre d'apprécier l'importance de l'épargne. Alors étudions ses composantes, sa répartitions et son évolutions dans les divers pays que nous avons précédemment étudié.

    Épargne privé et publique dans les pays riches, 1970-2010

    [table]
    Épargne nationale

    (privée + publique)

    dont : Épargne privéedont : Épargne publique[/table]

    Source: piketty.pse.ens.fr/files/capital21c/pdf/T5.4.pdf

    (nette de dépréciation)

    (en % du revenu national)

    Le capital privé et public dans les pays riches, 1970-2010

    [img2='550px']http://investir-et-devenir-libre.com/wp-content/uploads/2014/07/Le-capital-priv%C3%A9-et-public-dans-les-pays-riches-1970-2010.png[/img2]

    Source: piketty.pse.ens.fr/files/capital21c/pdf/G5.5.pdf

    Cette deuxième loi nous aide à comprendre les raisons de l'augmentation importante du patrimoine privé observé globalement dans les pays riches. Comme vous devez sans doute le savoir pour les pays développés, la période 1970-2010 est synonyme de faible croissance (chocs pétroliers, crises financières, développement des pays émergeant - les dragons asiatique, les tigres asiatique, le BRIC -) mais en même, comme nous avons pu le voir précédemment, le taux d'épargne reste élevé.

    On peut expliquer cette évolution des patrimoines par:

    • l'important cycle des privatisations pendant la période qui va transférer la richesse publique vers la richesse privée
    • et une évolution des prix des actifs : nous avons déjà pu dire que globalement ces produits avaient changés de nature avec le temps pour arriver à la période qui nous intéresse au capitalisme financiarisé et à l'augmentation de la valeur des produits boursier et de l'immobilier.

    Mais d'abord intéressons nous au premier : à savoir le cycle des privatisations. Ce cycle a eu pour moteur la baisse de l'investissement de la puissance public et l'augmentation de ses emprunts, l'écart en résultat s'expliquant par le financement de ses dépenses courantes. Le problème, c'est qu'il toujours l'ensemble des pays développés (listé dans le tableau à la page 292 du livre : tableau 5.4 Epargne privée et public dans les pays riche entre 1970 et 2010). Ainsi si vous avez la même trajectoire dans un même période (1970-2010) faisant suite à un choc violent (en l’espèce le choc pétrolier) c'est que les politique publique dans les différents pays n'ont pas servi à grand chose puisqu'elles arrivent au même résultat ...

    Maintenant intéressons nous à notre deuxième point expliquant l'augmentation du patrimoine privé : la remontée historique des prix des actifs faisant suite aux évolutions du rapport capital/revenu sur la période précitée.

    Comment s'est opéré le partage du revenu national entre le capital et le travail ?

    C'est sans doute la question centrale, celle qui peut intéresser un grand nombre de personnes, c'est même je crois pour l'auteur la question qu'il s'est posé au départ pour écrire le livre. Il n’est plus question d'idées creuses sans fondement, non la tout ce qui vient d'être dit peuvent permettre de tracer des tendances (à ce moment là nous en sommes à un bon 1/3 du livre ...). Je préviens aussi que nous allons aborder des concepts économiques d'un niveau qui demandera de votre part un effort sortant de l'ordinaire (pour vous donner un ordre d'idée c'est d'un niveau de 3ème année de Licence d'Economie-Gestion). Nous allons parler de fonction de Cobb-Douglas, de baisse tendanciel du taux de profit, des 2 Cambridge, d'élasticité ... je vous rassure cependant le passage est court mais il sera intense ...

    Si vous en comprenez pas tout, je ne pense pas que vous en serez lèse pour la suite de ma présentation mais ne vous dispensez pas de dépasser cette difficulté d'autant que je ferais un effort de pédagogie qui vous donnera je pense les armes pour comprendre, cela ne sera pas vain !

    Le partage capital-travail au Royaume-Uni, 1770-2010

    Lecture : au 19e siècle, les revenus du capital (loyers, profits, dividendes, intérêts,.) représentent environ 40% du revenu national, contre 60% pour les revenus du travail (salarié et non salarié).

    Source: piketty.pse.ens.fr/files/capital21c/pdf/G6.1.pdf

    Le partage capital-travail en France, 1820-2010

    [img2='550px'][/img2]

    Lecture : au 21e siècle, les revenus du capital (loyers, profits, dividendes, intérêts,.) représentent environ 30% du revenu national, contre 70% pour les revenus du travail (salarié et non salarié).

    Source: piketty.pse.ens.fr/files/capital21c/pdf/G6.2.pdf

    Intéressons nous alors aux évolutions historiques du rendement du capital dans l'histoire : sur le très long terme nous sommes sur une quasi-stabilité avec une tendance très légèrement à la baisse de ce rendement passant de 4 %-5 % au x XVIIIème et XIXème siècle à 3 %-4% aujourd’hui. Au delà de l'analyse de son évolution, ce rendement doit bien avoir des déterminants permettant de fixer le taux. En prenant le modèle économique le plus simpliste (celui retenant l'hypothèse de la concurrence pure et parfaite ), il y a une égalité parfaite entre le taux de rendement du capital et la productivité marginale du capital.

    Pour aborder la notion de productivité marginal du capital, résumons là a une question : si j’investis dans sur l'unité supplémentaire de capital quelconque, que va me produire cette unité supplémentaire ? Autrement dit imaginons une usine : si j’investis dans une machine supplémentaire quelle production vais-je en retirer ?J'avais déjà expliqué avec un exemple l'idée de la marginalité dans un autre article à consulter si vous ne comprenez pas.

    Je me permets de reprendre l'exemple de l'auteur :

    Supposons par exemple que dans une société agricole le fait de disposer de l’équivalent de 100 euros de terres supplémentaires, ou bien de 100 euros d’outils supplémentaires (compte tenu des prix en vigueur pour la terre et les outils), permette d’augmenter la production de nourriture de l’équivalent de 5 euros par an (toutes autres choses égales par ailleurs, en particulier en maintenant constante la quantité de travail utilisée). On dit alors que la productivité marginale du capital est de 5 euros pour 100 euros investis, autrement dit de 5 % par an.

    Dans des conditions de concurrence pure et parfaite, il s’agit du taux de rendement annuel que le détenteur du capital - propriétaire foncier ou propriétaire des outils - devrait obtenir de la part du travailleur agricole. S’il cherche à obtenir davantage que 5 %, le travailleur ira louer sa terre et ses outils auprès d’un autre capitaliste. Et si c’est le travailleur qui veut payer moins que 5 %, la terre et les outils iront à un autre travailleur. Évidemment, il peut exister des situations où le propriétaire est dans une situation de monopole pour louer sa terre et ses outils au travailleur, ou bien pour lui acheter son travail (on parle alors de « monopsone »), auquel cas le propriétaire peut imposer un taux de rendement supérieur à cette productivité marginale.

    Aussi à l’idée de marginalité, on y accole aussi le concept des rendements décroissants : c'est assez intuitif, avec la marginalité vous voyez que plus vous cumulez du capital moins la dernière unité de capital additionnée va produire, c'est le cas classique en économique. D'un point de vu mathématique, vous obtenez une courbe en cloche : elle croit dans un premier temps jusqu’à un point optimal pour ensuite décroître : l'idée c'est que à moment donné il ne sert plus a rien de cumuler du capital, ajouter une unité supplémentaire de capital n'engendre plus un effet positif sur la production.

    Conclusion de cette 2ème partie

    Nous voici à la fin de cette deuxième partie sur le livre de Thomas Piketty. Ainsi plus nous approfondissons son analyse plus il devient intéressant de mettre en relation son analyse et l'actualité. Nous avons étudié les évolution historique de nombreux pays pour en expliquer les tendances et dégager et légitimer des lois structurelles et analyser le rapport capital/revenu. A ce stade nous voyons un déséquilibre structurelles dans ce rapport capital/revenu que nous avons tenté d'expliquer par l'histoire et des concepts économiques. De ce fait, il est cohérent pour l'auteur d'analyser ensuite ces inégalités : c'est ce que nous verrons dans la prochaine partie.

    Lecture : en 2012, la valeur totale du capital national en France était égale à 605% du revenu national (6,05 années de revenu national), dont 31% pour le capital public (5% du total) et 574% pour le capital privé (95% du total).

    Rappel : le revenu national est égal au produit intérieur brut (PIB), diminué de la dépréciation du capital, et augmenté des revenus nets reçus de l'étranger; au final, le revenu national est égal à environ 90% du PIB en France en 2012; voir chapitre 1 et annexe technique.

    Source: piketty.pse.ens.fr/files/capital21c/pdf/T3.1.pdf

    Le fait central est donc bien visible : au début es années 2010, le capital national est en quasi-totalité composé des patrimoines privés (99% au Royaume Uni et en France 95%), ce qui semble rejoindre une tendance historique. Alors quand il s'agit d'étudier le capital national dans ces économies de marché n'ayant jamais connu le communisme sociétique et du partage entre capital public/capital privé, on en vient à étudier les patrimoines privés qui ont pu représenter près 800 % du revenu national alors que le patrimoine public entre -50% et 50%.

    Si on écarte l'importance du capital public qui semble plutôt marginal, alors il reste le rôle politique qu'a du avoir sur le long terme l'état sur les politiques notamment celles qui ont impacter l’accumulation des patrimoines. pour l'Angleterre, le patrimoine privée a été renforcé par l'endettement public important : l'épargne absorbé par cette dette à mécaniquement limité l'investissement privé dans les années 1770-1810 jusqu'à logiquement renforcé les possédants (la nouvelle classe des rentiers boursiers et de ceux possédant la terre et l'immobilier).


  12. Fils "musico" oblige j'attache beaucoup d'importance à tout ce qui tourne autour de la zique et l'audio en général.

    D'ailleurs le dernier programme que j'ai écrit pour m'amuser ( 3 ans déjà... ) était une radio internet qui référençait plus de 10000 stations et permettait pour celles qui émettait un flux de données standard d'enregistrer séparément les titres diffusés...

    Etant un vrai soixante huitard la musique a jalonné ma vie même si hélas je ne la lis pas et n'ai aucun sens du rythme. A la maison y'a et y'a toujours eu un fond musical ce qui explique peut être la carrière fistonesque...

    J'ai la chance d'avoir une tablette avec deux HP latérales ce qui fait que le son est plus que correct même sans écouteurs...

    J'ai passé beaucoup de temps à tester et choisir les "applis audios" que j'utilise car elles recouvrent plusieurs besoins.

    Pour commencer, il y a bien entendu le lecteur audio. J'en ai testé des tonnes et je dois dire qu'il y a beaucoup de merde et heureusement quelques pépites. J'ai fini par en choisir une qui se décline en fait en 2 applis du même développeur. D'un côté le playeur à proprement parler et de l'autre un égaliseur "transversal" & indépendant c'est à dire qu'il peut être utilisé en tache de fond et donc égaliser le son de la tablette elle même et donc celui de toutes les applis et jeux.

    Un autre avantage de ce couple est que le playeur est standard. Il est full compatible avec le lecteur par défaut, utilise les mêmes "Playlists" et C°...

    Le lecteur s'appelle "KX Music Player" et l'égaliseur "EQ & Bass Booster".

    Ensuite, il y a bien entendu la radio internet... Là sur le store c'est vraiment un concours de celui qui aura pondu la plus merdique !

    Ma préférée depuis toujours est "TuneIn" même si au final depuis quelque mois j'en utilise une autre "MyTuner" pour une raison simple, c'est qu'elle permet d'enregistrer en utilisant les données des flux si la station les distingue.

    Il y a encore pas mal d'autres choses comme les réveils, des applis pour créer des des ambiances Zen, une appli pour enregistrer depuis youtube ... etc.

    Mais je cause, je cause et comme jusqu'ici je n'ai eu aucun commentaire à mes billets ( hormis un truc bidon pour me vendre de la daube ) je pense que mes billets n'intéressent personne ici, et comme mon seul but était de partager...


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    Olaya
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    Il y a un son interne qui me pousse à l’écouter, j’essaye de m’échapper chaque fois.

    Un jour je gagne, un autre je tombe son proie. Il me dit: "Il y a une chance, profites là, peut-être ce jour ne reviendra pas !

    -Je me dis:" Je ne peux pas, peut-être que tu juste imagines. Je ne suis pas sûr de ce que tu penses. Certes, ce jour ne

    reviendra jamais, moi aussi, tu sais ; chaque jour je me demande de suivre ce chemin qui a duré longtemps. Je laisse ces

    choses là pour le temps. Et toi, le son, je vais te combattre jusque au dernier moment".

    J'ai découvert au fil du temps que la meilleur façon de combattre nous-même est de la confronter au lieur de s'en fuir avec un beau sourire!

    Merci pour les réactions qui seront porter sur ce Monologue!


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    Bonjour. Je remodifies mon post principal, et postes juste les idées directrices de mon idée sur un moyen théorique d'unifier la Relativité Générale et la Mecanique quantique dans un modèle plus étendu et fondamental.

    Introduction :

    La physique a connu le siècle dernier deux grandes avancées majeures, jetant les fondations de deux théories demeurant jusqu'à ce jour inconciliables : la Relativité Générale qui décrit les événements physiques à l'échelle macroscopique mais achoppe sur l'échelle de l'infiniment petit. Et la Mécanique quantique, qui décrit avec une très grande précision les événements se déroulant à l'échelle de l'infiniment petit, mais qui conduit à des étrangetés contrariant le sens commun et l'intuition à l'échelle macroscopique.

    Depuis Isaac Newton et sa théorie sur la gravitation universelle, l'énigme de l'attraction à distance entre objets demeurait insoluble. Jusqu'à ce que les mathématiques arrivent à maturité, et que le jeune Einstein élabore la théorie de la relativité et introduise en physique théorique les notions de tenseurs de courbure et de distorsions spatio-temporelles. Néanmoins, la Relativité Générale demeurait non réfutable à sa limite et conduisait à une singularité primordiale détruisant la théorie à sa frontière. Les recherches sur la mécanique de l'infiniment petit visant à élucider l'origine du big bang allaient très rapidement conduire à une théorie concurrente, la Mécanique Quantique décrivant l'infiniment petit. Or, les deux théories, qui ne sont encore à ce jour jamais pris en défaut, demeurent incompatibles : l'une est déterministe, locale, réaliste, la seconde acausale, et non locale.

    De très nombreux chercheurs tentent depuis lors de concilier ces deux théories soeurs en une théorie plus étendue, qui décrirait tant l'infiniment petit que le macroscopique, sans succes jusqu'à ce jour.

    La complexité de la RG et du modèle Standard permettant des réajustements des formules à chaque mesure ou observation sortant des limites de leurs prédictions à attiré notre attention sur l'hypothèse d'un risque d'antériorité du paradigme. En effet, chaque expérience étant orientée dans le contexte du paradigme des théories éprouvées, se pourrait-il que nous soyions sur une piste condamnée à tourner en rond ?

    Dans ce papier, nous allons approcher le sujet d'un manière volontairement simplificatrice et explorer une piste inédite originale qui permettrait d'unifier la RG et la MQ dans un modèle de Relativité Quantique.

    Dans un premier temps nous allons présenter notre modèle. Ensuite, nous allons confronter, au gré de nos développements, celui-ci aux points obscurs de la physique théorique telle que les étrangetés de la MQ (dualité onde-corpuscule, non localité, effet tunnel, ...), les ambiguïtés conceptuelles de la RG (courbure de l'espace, distorsion spatio-temporelle, singularité primordiale, ...), et des zones d'ombres demeurant en chantier dans le cadre plus général du modèle standard (matière sombre, énergie noire, accélération de la vitesse d'expansion de l'univers, absence apparente de matière lévogyre, énigme de l'énergie du vide, microgravité, effet Casimir, ...) et encore d'autres points non élucidés à ce jour.

    Synthèse

    1. Tout serait le produit de quantum bidimensionnels, des segments de droite infinitésimaux, de taille très en dessous d'une longueur de Planck.

    2. Ces quantum obéiraient exclusivement à un mouvement inertiel et se toucheraient avec un degré de liberté de mouvement croissant avec le temps par effet Thermodynamique, produisant une expansion isotrope de l'espace-temps.

    3. Leurs mouvements se synchroniseraient de proche en proche, initiant une mécanique quantique obéissant à des comportements synchronisés dans un espace fibré fractal.

    4. L'expansion de l'univers, sa topologie et toutes ses structures dériveraient de ce taux d'entropie croissant, et l'espace-temps aurait une courbure fixée localement proportionnellement à la liberté de mouvement des objets qui le peuplent.

    5. Cela se retrouve à travers les unités de Planck par un décalage entre une longueur d'une année-lumière et le rapport entre une longueur de Planck/une durée de Planck, rejoignant les inégalités de Heisenberg, le coté étrange de la MQ, l'absence d'anti-matière, le déficit apparent de l'énergie du vide quantique, l'accélération de l'epansion de l'univers, la forme trop dense des galaxies etc.

    -------------------------------

    Mon blog : Relativité Quantique et Thermodynamique


  13. Bonjour,

    Depuis le temps que je l'annonce, c'est maintenant que je vous propose enfin de reprendre, notre banquet de la pensée.

    Commençons par un plat de consistance, c'est la question:" du sens de l'Univers"?

    C'est une question éternelle donc pas très originale,c'est pourquoi je vous propose de faire un rappel historique, des réponses, puis d'essayer de trouver les plus pertinentes à la lumière des dernières découvertes.

    Bon appétit


  • Commentaires des blogs

    • Bah tiens... puis aussi une taille de guêpe, une crinière de lion et tout le monde te dit que tu as du chien...  Quelle honte : ce blog est en train de virer promotion de la zoophilie.
    • Moi pas savoir ce que tu as écrit : je disais déjà en octobre 2013 sur FFr que Cantat était au mieux un honnête parolier, mais qu'il était très peu poète. J'étais tombé sur l'habituel fan de service qui croit sérieusement que le Bertrand fait partie des 7 merveilles du monde, donc il m'a fallu l'asticoter un peu : mais ça a très vite arrêté de m'amuser, car l'inculture ne m'amuse pas longtemps. Ce n'est point grave, au final : si des gens ont envie de s'astiquer sur un faux poète faux révolutionnaire vrai bankable du rock vrai patron de restaurant, c'est leur vie. Jusqu'à un certain point je comprends : il fait quand même partie des gens qui m'ont donné envie d'écrire. Sauf qu'on peut être critique concernant un amour de jeunesse sans pour autant se renier, m'enfin bon... Et bien tant mieux, si ce blog peut donner un peu de plaisir à quelqu'un, c'est plutôt une bonne nouvelle : il faut bien que le barde paye son dû à l'ovate. [EDIT] merci @Lucy Van Pelt
    • Alors toi... soit tu m'as lu... soit je t'épouse! (c'est une plaisanterie hein, parce que le mariage, je laisse ça aux autres) Tout à fait! Il est dans la crasse magnifiée... Je continuerai la lecture de tes pages.. tu es surprenant, moitié poète, moitié mage, et un peu dragon noir... (j'espère que tu as remarqué mes dons d'ovate  )
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