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Assoiffés de Réel à Satiété (journal d'un sociopathe, partie 4)


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Longtemps, bien avant l'invention du temps, ils furent sans vie propre. L'ensemble de leur être était ouvert au monde, rien ne les séparant du reste du réel. Combien de temps ils survécurent ainsi, nul ne le savait. Puis quelque chose commença à changer. Cela prit place au cours de générations dont personne ne se souvenait, les signes d'un changement sans précédent s'écrivant profondément en eux. En avançant, ils franchirent des frontières dont ils n'imaginaient pas l'existence. Bientôt, ils commencèrent à tout voir d'une manière jamais éprouvée avant. La nuit tombée, regard tourné vers le ciel empli d'étoiles, ils se sentaient petits et fragiles devant l'immensité. Quand ils trouvaient un des leurs, mort, ils se tenaient autour du corps comme s'il y avait quelque chose à faire, ce qu'ils n'avaient jamais fait auparavant. Alors ils commencèrent à amener ces corps vers des endroits retirés, afin de ne plus les trouver aux alentours. Mais après avoir fait ceci, certains en leur sein virent encore ces morts, debouts, silencieux dans le clair de lune, ou flânant à la lisière du feu. Ainsi ils n'amenèrent plus ces corps au loin, mais les brûlèrent, les mangèrent, les mirent sous terre : les gardant ainsi près d'eux. En eux. Et cela éveilla quelque chose, il y avait le reste du monde, et eux. Longtemps, ils furent sans vie propre. Maintenant, ils avaient de telles vies ; il n'y eut plus de retour en arrière.

Ils sont devenus quelque chose, ils ne savent pas quoi, mais ils sentent que cela n'aurait jamais dû arriver. Quelque chose doit être fait s'ils veulent survivre comme autrefois, pour ne pas devenir fous, ce savoir les séparant maintenant du reste du réel. Alors ils cherchent, ils trouvent, ils imaginent, ils mentent. Là, ils commencent à se voir d'une manière jamais connue avant. La nuit tombée, ils sentent les étoiles petites et fragiles dans l'immensité de leur regard. Quand ils trouvent un de leurs mensonges, mort, ils se tiennent autour du cadavre comme s'il y avait quelque chose à faire, ce qu'ils n'ont jamais fait auparavant. Ils commencent d’abord par les enfouir aux confins de l'oubli, afin de ne plus les trouver aux alentours. Mais après avoir fait cela, certains en leur sein voient encore ces mensonges, debouts, silencieux dans le clair d'une conversation, ou flânant en périphérie de la vision. Ainsi ils ne les amènent plus au loin, mais les recyclent, les digèrent, les rationalisent : les gardant ainsi près d'eux. En eux. Et cela éveille autre chose, il y a le reste du monde, et eux, qui ne savent plus être au monde mais qui veulent savoir ce qu’est le monde. Il est devenu impossible pour eux de croire que les choses ont été autrement. Ils semblent maintenant maîtres de leurs mouvements ; jamais il n'y aura eu quelque chose comme eux auparavant.

Au fil du temps ils découvriront ce qui pourra être fait afin de vivre cette vie qui sera maintenant la leur. Ce ne sera pas faire revivre en eux ce qui aura été vécu jadis, ils se sauront avoir une vie propre : base solide sur laquelle construire l’avenir, même si cela signifiera, pour certains en leur sein, vivre ce qu'ils n'auraient jamais dû devenir. Des choses changeront encore, des mensonges s’ajouteront aux mensonges, des vérités aux vérités. Les générations à venir seront privées d’oubli. En avançant, ils franchiront toutes les frontières. Sauf une. Longtemps, bien après avoir inventé ce qui viendra après le temps, ils se sauront encore avoir leur vie propre séparée du réel. Jamais ils ne sauront si, réellement, ils existent ; ou s’ils ne sont qu’un autre de leurs mensonges.

31 Commentaires


Commentaires recommandés



Je vois là, la trame d'un écrit à fort potentiel. Dommage, cela manque de développement. Cette unique page, donne l'envie de lire une suite, dans le cas contraire, il ne reste que la frustration d'un écrit qui saurait nous emmener dans un monde à part.

Prometteur, bon élève, peut mieux faire ;)

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Merci pour cet avis. :) Hélas, si j'ai toujours eu un peu de talent pour les préliminaires, il me faut avouer avoir plus de problèmes pour concrétiser... En plus je suis très embêté, car je ne voulais pas emmener celle ou celui qui lit dans un monde à part, mais plutôt montrer le nôtre. Tout du moins l'idée que je m'en fais. Ce qui n'est peut être qu'un autre mensonge...

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Le 28/10/2017 à 01:32, Etoile noire a dit :

Malgré les fantômes et les morts, perdus au milieu des vivants, nous ne saurons jamais...

Et peut-être vaut-il mieux : maintenant que nous sommes autres, il est préférable de croire que nous sommes. :ninja:

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En lisant ce texte, je me suis imaginée ne pas être réelle (ça c'était facile) mais inventée par un autre... Un autre quoi serait une question intéressante. Mais quoiqu'il en soit, je me dis que ce pauvre être est bien torturé. 

De quoi cauchemarder...

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Il y a 5 heures, Jane Doe a dit :

En lisant ce texte, je me suis imaginée ne pas être réelle (ça c'était facile) mais inventée par un autre... Un autre quoi serait une question intéressante. Mais quoiqu'il en soit, je me dis que ce pauvre être est bien torturé. 

De quoi cauchemarder...

Oui c'est ainsi que je vois les choses. Sauf que l'autre "quoi" est double. D'une part il est collectif : la somme des outils et concepts que l'humanité s'est inventée au fur et à mesure du temps, avec le langage au premier rang. Ainsi nous nous habituons à penser individu-soi, puis individu-toi, puis individu-autre, puis individus, car l'ordre des pronoms personnels nous y incite à chaque conjugaison de verbe. alors que ce n'est qu'une convention. D'autre part, il est individuel mais pas unique : c'est la conscience en tant qu'outil cognitif apportant une subjectivité, outil à peu près identique pour tout le monde (sauf soucis physiologiques) mais outil assez peu performant, dans le sens où il est incapable de s'observer lui-même, il ne peut qu'observer ce qu'il produit (l'identité) et croire que cela le résume. La torture est donc double : yabon cauchemars.

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il y a 4 minutes, Tequila Moor a dit :

Oui c'est ainsi que je vois les choses. Sauf que l'autre "quoi" est double. D'une part il est collectif : la somme des outils et concepts que l'humanité s'est inventée au fur et à mesure du temps, avec le langage au premier rang. Ainsi nous nous habituons à penser individu-soi, puis individu-toi, puis individu-autre, puis individus, car l'ordre des pronoms personnels nous y incite à chaque conjugaison de verbe. alors que ce n'est qu'une convention. D'autre part, il est individuel mais pas unique : c'est la conscience en tant qu'outil cognitif apportant une subjectivité, outil à peu près identique pour tout le monde (sauf soucis physiologiques) mais outil assez peu performant, dans le sens où il est incapable de s'observer lui-même, il ne peut qu'observer ce qu'il produit (l'identité) et croire que cela le résume. La torture est donc double : yabon cauchemars.

Je suis presque d'accord à quelques exceptions, les philosophes et les artistes ne sont-ils pas observateurs de ce "nous" collectif ? Je crois que les artistes ont cette capacité d'introspection et que c'est parce qu'ils sont dotés de cette aptitude qu'ils peuvent créer, se percevoir sans artifice social, moral .... et sans concession. L'oeuvre n'est que le résultat de cette introspection. le processus de création est l'introspection et restera inconnu des autres et c'est ce qui est le plus intéressant dans l'oeuvre à mon sens. c'est dommage.

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il y a 9 minutes, Jane Doe a dit :

Je suis presque d'accord à quelques exceptions, les philosophes et les artistes ne sont-ils pas observateurs de ce "nous" collectif ? Je crois que les artistes ont cette capacité d'introspection et que c'est parce qu'ils sont dotés de cette aptitude qu'ils peuvent créer, se percevoir sans artifice social, moral .... et sans concession. L'oeuvre n'est que le résultat de cette introspection. le processus de création est l'introspection et restera inconnu des autres et c'est ce qui est le plus intéressant dans l'oeuvre à mon sens. c'est dommage.

Je ne crois vraiment pas que les artistes aient autant de capacités d'analyse du collectif, en tout cas pour la plupart. Leur goût est formé par le collectif, les formes d'expression qu'ils vont choisir sont celles disponibles à un instant T dans le collectif, et ils dépendent d'une histoire de l'art (ou simplement d'une histoire de la pratique artistique) dans laquelle ils vont s'inscrire : c'est la raison pour laquelle ils imitent tant.

Cependant, il existe des cas particuliers, des personnes avec plus de capacité de création que d'autres, plus de capacité à remettre en cause l'influence collective, mais je les vois rares. Chez les philosophes, peut-être... Et encore, quand je vois les conneries moralisatrices d'un Kant, les préjugés misogynes d'un Schopenhauer, ou la façon qu'ont eu la plupart des philosophes de vouloir se faire accepter par la bonne société de leur époque, je doute un peu.

Pour l'introspection qui reste cachée, je suis d'accord : mais en même temps, qu'y faire ? Peintre, sculpteur, musicien s'analysent rarement : s'ils le font ils ratent leur geste. La description de leurs moments d'inspiration est souvent celle de quelque chose qui parle à leur place, qui s'exprime à travers eux. Comme je le disais, la conscience ne sait pas s'observer : elle observe ce qu'elle produit. Nous ne savons pas ce que nous sommes.

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il y a 7 minutes, Tequila Moor a dit :

Je ne crois vraiment pas que les artistes aient autant de capacités d'analyse du collectif, en tout cas pour la plupart. Leur goût est formé par le collectif, les formes d'expression qu'ils vont choisir sont celles disponibles à un instant T dans le collectif, et ils dépendent d'une histoire de l'art (ou simplement d'une histoire de la pratique artistique) dans laquelle ils vont s'inscrire : c'est la raison pour laquelle ils imitent tant.

Cependant, il existe des cas particuliers, des personnes avec plus de capacité de création que d'autres, plus de capacité à remettre en cause l'influence collective, mais je les vois rares. Chez les philosophes, peut-être... Et encore, quand je vois les conneries moralisatrices d'un Kant, les préjugés misogynes d'un Schopenhauer, ou la façon qu'ont eu la plupart des philosophes de vouloir se faire accepter par la bonne société de leur époque, je doute un peu.

Pour l'introspection qui reste cachée, je suis d'accord : mais en même temps, qu'y faire ? Peintre, sculpteur, musicien s'analysent rarement : s'ils le font ils ratent leur geste. La description de leurs moments d'inspiration est souvent celle de quelque chose qui parle à leur place, qui s'exprime à travers eux. Comme je le disais, la conscience ne sait pas s'observer : elle observe ce qu'elle produit. Nous ne savons pas ce que nous sommes.

Savons nous seulement ce que nous ne sommes pas ? (les changements d'heures sont néfastes pour les discussions du dimanche après midi. Rendez moi Drucker !)

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il y a 18 minutes, Jane Doe a dit :

Savons nous seulement ce que nous ne sommes pas ? (les changements d'heures sont néfastes pour les discussions du dimanche après midi. Rendez moi Drucker !)

Ah oui, nous savons que nous sommes incapables d'appréhender directement le réel, puisque nous avons besoin de changer d'heure pour soulager nos cerveaux, qui angoissent devant les jours qui raccourcissent, et nos porte-monnaies, qui veulent économiser sur la facture énergétique... Gageons qu'avec le réchauffement climatique, nous nous inventerons des changements d'heure plus rapprochés : plus seulement automne et printemps, mais aussi lundi et vendredi, voire celui du matin et celui de l'après-midi...

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il y a 3 minutes, Tequila Moor a dit :

Ah oui, nous savons que nous sommes incapables d'appréhender directement le réel, puisque nous avons besoin de changer d'heure pour soulager nos cerveaux, qui angoissent devant les jours qui raccourcissent, et nos porte-monnaies, qui veulent économiser sur la facture énergétique... Gageons qu'avec le réchauffement climatique, nous nous inventerons des changements d'heure plus rapprochés : plus seulement automne et printemps, mais aussi lundi et vendredi, voire celui du matin et celui de l'après-midi...

vous êtes un monstre sans pitié. mais drôle.

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Avant, mais bien avant, il y a eu des êtres
Qui se mettaient en rond pour échapper aux loups
Et sentir leur chaleur ; ils devaient disparaître,
Ils ressemblaient à nous.

Nous sommes réunis, nos derniers mots s'éteignent,
La mer a disparu.
Une dernière fois quelques amants s'étreignent,
Le paysage est nu.

Au-dessus de nos corps glissent les ondes hertziennes,
Elles font le tour du monde.
Nos cœurs sont presque froids, il faut que la mort vienne,
La mort douce et profonde ;

Bientôt les êtres humains s'enfuiront hors du monde.

Alors s'établira le dialogue des machines
Et l'informationnel remplira, triomphant,
Le cadavre vidé de la structure divine ;
Puis il fonctionnera jusqu'à la fin des temps.

(Michel Houellebecq)

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Et c'est ce que l'on passe ''souvent ''sa vie, à essayer de ne pas voir, comme passer au travers.

Parceque si on prends la peine de s'arrêter, on perdra cette adhésion à la vague. -ce qu'ont croit souvent- alors que...

( les mensonges ne meurent pas , ils se stratifient et font partie de ce qui se creuse de pire dans l'humain et ça aspire sont meilleur ) -je comprends mieux le pire et le meilleur-

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il y a 2 minutes, Tequila Moor a dit :

Ouais mais faudrait songer à ne pas me piquer ma vocation non plus ! :aggressive:

loin de moi l'idée de me revendiquer comme une sociopathe...

je suis juste une gentille psychopathe...

OK....................Je sors

 

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il y a 3 minutes, guernica a dit :

loin de moi l'idée de me revendiquer comme une sociopathe...

je suis juste une gentille psychopathe...

OK....................Je sors

Bah j'y crois pas. Tous les psychopathes disent qu'ils sont gentils : c'est pour endormir la méfiance des congénères, comme on dirait un "gentil tigre" ou un "gentil scorpion". Mais y'a pas de gentils psychopathes : y'a les gens bons d'un côté puis les psychopathes de l'autre... :spiteful:

Modifié par Tequila Moor
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il y a 1 minute, Tequila Moor a dit :

Bah j'y crois pas. Tous les psychopathes disent qu'ils sont gentils : c'est pour endormir la méfiance des congénères, comme on dirait un "gentil tigre" ou un "gentil scorpion". Mais y'a pas de gentils psychopathes : y'a les gens bons d'un côté puis les psychopathes de l'autre... :spiteful:

 

kaa.gif

il y a 2 minutes, Tequila Moor a dit :

Bah j'y crois pas. Tous les psychopathes disent qu'ils sont gentils : c'est pour endormir la méfiance des congénères, comme on dirait un "gentil tigre" ou un "gentil scorpion". Mais y'a pas de gentils psychopathes : y'a les gens bons d'un côté puis les psychopathes de l'autre... :spiteful:

je suis lion ascendant scorpion...Grrrr...

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il y a 14 minutes, Lowy.. a dit :

Et c'est ce que l'on passe ''souvent ''sa vie, à essayer de ne pas voir, comme passer au travers.

Parce que si on prends la peine de s'arrêter, on perdra cette adhésion à la vague. -ce qu'ont croit souvent- alors que...

( les mensonges ne meurent pas , ils se stratifient et font partie de ce qui se creuse de pire dans l'humain et ça aspire sont meilleur ) -je comprends mieux le pire et le meilleur-

En fait, je ne crois pas qu'il soit possible de s'extraire de la "vague", que je comprends ici comme "ensemble des hypothèses que l'humanité développe sur elle-même ou sur le monde", pour faire suite à l'idée développée dans mon texte. Où, de façon générale, tout est mensonge : autant le pire que le meilleur que ce qui est entre les 2.

Ma thèse est de dire que nous ne savons pas ce que nous sommes, et que nous ne le saurons probablement jamais : à partir de là, comme nous ne pouvons pas nous arrêter de penser et de générer des hypothèses sur nous ou sur le monde, nous accumulons des mensonges et les recyclons tant qu'ils peuvent nous servir.

Modifié par Tequila Moor
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C'est étrange. C'est en lisant ton texte, que je trouve d'une absolue tristesse, d'une monstrueuse inéluctabilité, que mon goût de l'imaginaire, de la fantasy, du passé, du futur, mais surtout pas du présent, font réellement sens. Je sais déjà pourquoi ce sont mes lectures de prédilection, mais ce texte y fait vraiment écho.

Je n'ai aucun talent pour transcrire des ressentis et je suis incapable de synthétiser certaines de mes pensées pour les rendre audibles, mais le pouvoir des mots des autres me sidèrent toujours...

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il y a 7 minutes, guernica a dit :

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je suis lion ascendant scorpion...Grrrr...

Ouais moi c'est le contraire, je suis scorpion ascendant... heu... je ne sais plus. Ascendant sociopathe !

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il y a 10 minutes, Mite_Railleuse a dit :

C'est étrange. C'est en lisant ton texte, que je trouve d'une absolue tristesse, d'une monstrueuse inéluctabilité, que mon goût de l'imaginaire, de la fantasy, du passé, du futur, mais surtout pas du présent, font réellement sens. Je sais déjà pourquoi ce sont mes lectures de prédilection, mais ce texte y fait vraiment écho.

Je n'ai aucun talent pour transcrire des ressentis et je suis incapable de synthétiser certaines de mes pensées pour les rendre audibles, mais le pouvoir des mots des autres me sidèrent toujours...

Ouaip, c'est probablement un des mes textes les plus pessimistes. Je ne le vois pas triste pour ma part, car il accorde finalement à l'imaginaire la première place, ce qui nous permet justement d'inventer une infinité d'histoires pour nous amuser ou nous consoler, ce qui fait donc écho à tes lectures de prédilection. Ce qui serait triste, serait que nous cessions de disposer de ce super-pouvoir qu'est l'imaginaire.

Merci. Et ça me sidère également. :) Et ce qui me sidère encore plus, c'est qu'un texte de 2016 déclenche autant de commentaires un dimanche soir plus de 5 ans après ! :D

Modifié par Tequila Moor
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