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La fatuité est le privilège des ratés

Billets dans ce blog

 

Caïd

Il m'est revenu qu'être idiot Est idéal : même être beau Ne garantit un bonheur chaud Et doux et fou du ciboulot J'ai longtemps pensé le contraire L'intellect fier, ou mieux, austère Me raidissait le derrière Plus bombé qu'un Pater Noster Ma culture semblait accorte Dans le monde, m'ouvrait des portes J'allais ainsi, sous bonne escorte Avec le goût des choses mortes Enfin... c'est ce que je croyais Prenant mon cerveau pour un chai Bien sûr qu'un grand cru

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Pigments

plus tard, Pluton : demeure inévitable Dégoût rampant, sous le seuil se cache l'innommable Ici, que reste-t'il à faire ? Crier les vents, sabler la mer Puis le départ austère Là, se tenant devant Veto de s'évider lévitant Serrer le peu qu'il reste de dents Dans un sourire diaphane Sous la peau, l'ichor fane Une fleur, flânant en ce fleuve Noire et délicate, la veuve d'Elie en sursis Extase de la menthe Esclave d'attente Bonheur ressenti, las L'anévr

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Charade

Désinvolte salpêtre, Les mots vont se repaître Du mal ou du bien-être, Du on se croyant maître. En premier ? Errement primal. Tu n'existe qu'en eux. Je s'y invente au mieux. Elle est fort merveilleux. Il en obtient les cieux. En second ? Nier l'animal. Dispensable "que sais-je", Le sens – flocon de neige – De nos cerveaux fait siège : Nul silence n'allège. En tertio ? Racine du mal. D'où vient cette langue : âge Ou pitrerie ? Lent gage Pour humains –

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Fatwa sur tout

Prends une bonne grenade Envoie-la dans le vent C'est très bon les grenades Plein d'anti-oxydants Les voies de dieu sont mystères Cadavres par kilos Entends-tu la prière ? Entrailles à gogo Fatwa sur toi Fatwa sur tout... sur toit ? Fatwa sur toi Fatwa – force de loi Comme ça tout à l'envers Ne me regarde pas Je ne m'envoie en l'air Qu'armé d'un coutelas Fatwa sur moi Fatwa sur tout... sur moye ? Fatwa sur moi Fatwa – force de loi Nos

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Je n'est rien à dire

Espoir, le pile d'une pièce dont la face Est la peur. Espoir ? Si vaine attente du mieux. La peur ? Si vaine attente du pire. A mes yeux Voici deux illusions que notre crâne brasse. Nous, tels des pantins ballottés par l'une ou l'autre Ou même tierce attente, ne devinant guère Si ce qui nous meut est coup de vent ou pervers Marionnettiste, fil à la patte ou je nôtre. Quand nos défauts ne sont que configurations D'un chaos de synapses mariées aux neurones, Idem de nos qu

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Demain est idem

Je ne me souviens que peu d'hier Rances relents, pissotière Tout souci a sa solution Un flash de détermination Suffit pour finir en beauté Joyeux air frais à barjoter Pour supporter l'ennui ultime De mon spectre nommé intime   Demain n'est ni loin ni trop tard Demain est idem, monotone Jusqu'au libre instant du départ Le reste appartient au carbone M'en voici donc extra-lucide Mon futur, ça le génocide Ça me gêne aussi : mon présent Ne s'en trouve pas

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Schize Alien

De cette obsession sexuelle, qui déborde, Ne plus maîtriser la nervose, qui saborde. Le cercle vicieux reprend son thème à l'envi : Je bande donc je suis. Ou je jouis donc je vis. Impasse mâle, un malin passe – et un public     Tourment insinue en coulisses sa métrique. Vitale lie, de fiers fantasmes se préparent : C'est l'hallali, leur drame me délire, hilare. Car, vous ignoriez mes globes qui vous fixaient, Quand tout le reste s'étranglait en tremblements. Carcan : se

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Xanith

Arraché au sein maternel : Soudain, il se fit belle. Homme ou femme – cible de fiel – Qui ne put vaincre un gel pluriel. Son existence fut fragile. Tant, que le rire des séniles Suffit pour en couper le fil, Tel un rejet de bile. Le désir fut sa cause : Soumis à son hypnose, Elle y plongea sans prendre pause S'abandonnant à la sclérose. ... quand ce genre de transe Te prend – tu te sens étrange, Quand cette transe de genre Te fend. L'homme est repar

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Virus

Je prends conscience de mon corps Comme d'un instrument de mort. Ou conscience de ma faiblesse : Se cacher, désirer sans cesse. Conscience de mon énergie, De ma rage et sauvagerie.   Puis conscience de mon cerveau Qui sert le but de mes travaux. Conscience de ma survivance : Fruit de volonté, de souffrance. Je prends, de mon venin vulgaire Pour me répandre, infester Terre, Conscience.   Ce monde est mien – Car je suis à ce monde. Hu

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Dès lors je ne dis rien

Certains disent "jamais" d'une ambition polie Ce qui équivaut à : "jusqu'à ce que je meure" Ôtons donc, de cette opération, l'infini L'équation se résout en simples sons : "jameur" Le monde me parvient comme suite innommable Algèbre de hasards que je ne comprends pas Je parle ici bien sûr du réel impalpable Car mon humanité, je sus la mettre au pas En elle se trouvèrent des occupations Amour ou amitié ou bouche que veux-tu Ou la maternité, la réanimation Des raisons d

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Paume du poing

Il existe une situation appelée tristesse. Il en existe une autre nommée vide. Ces deux sont souvent confondues ; or elles s'opposent. La tristesse peut être décrite comme déchirement, celui-ci prend de la place, trop de place, jusqu'à vous emplir, jusqu'à déborder : vous voudriez pouvoir déposer ce fardeau hors votre être, ne plus sentir son poids dans vos pensées. Rien de commun avec le vide qui, son nom l'indique, est absence : quelque chose manque à votre être, vous ne sentez pas de poids, v

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Ô ma reine !

Je pense à ça, et rien qu’à ça : je veux être son esclave d’amour, lui donner ma verge, ma force, ma tendresse, ma virilité, mes fesses. Je veux la voir, l’entendre, la toucher, la sentir, la goûter : j’ai envie d’elle, comme cela jamais ne m’était arrivé de personne. J’ai envie d’être en elle, de la mener à ma baguette, d’aller doucement, qu’elle la sente tout du long, ou de violenter rapidement ses tréfonds, j’ai envie d’être celui qui la défonce, j’ai envie d’elle et qu’inexorablement je m’y

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Vortex

Cette nuit, on a tué ma semence Dans l'absence, le mystère de sa vie s'est enfoui Lynché par la houle Fluxé tout son soûl Un poète de troc Qui, baroque, se répand en soliloques Contemple son appendice Pleure l’édifice Ou la fille qui l'acquittait, hors de ce ventre « – RENDEZ-MOI MA CHAIR ! » Des astres, nés morts hors de l'antre Le bambin Est jeté avec l'eau du bain Le bébé jeté avec les eaux de la Mère Douce et caressante Les cuisses ruisselantes Geyser de

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DTC

Où est la misère ? Dans mon cul ! Où est la colère ? Dans ton cul ! Où est la galère ? Dans son cul ! Où en est la guerre ? Où en est la guerre ? Où ? Où sont les solitaires ? Dans nos culs ! Où sont les barrières ? Dans vos culs ! Où sont les prières ? Dans leurs culs ! Où sont les pros ? Propos ? Prolétaires ? Partout ! Dans ? Quel ? Cul ?

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Assoiffés de Réel à Satiété (journal d'un sociopathe, partie 4)

Longtemps, bien avant l'invention du temps, ils furent sans vie propre. L'ensemble de leur être était ouvert au monde, rien ne les séparant du reste du réel. Combien de temps ils survécurent ainsi, nul ne le savait. Puis quelque chose commença à changer. Cela prit place au cours de générations dont personne ne se souvenait, les signes d'un changement sans précédent s'écrivant profondément en eux. En avançant, ils franchirent des frontières dont ils n'imaginaient pas l'existence. Bientôt, ils com

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Station Opéra, terminus médiocrité

J'ai besoin d'eau. Quand j'ai bu pour mon saoul, Quand j'y suis : que j'y coule. Quand je rentre chez moi, où le manque d'amour – celui qu'on donne, celui qu'on reçoit, qu'on prend, qu'on oublie – M'étreint au point où je me sens ? Gourd, vierge au monde. Lors je cherche l'aqueux ; Dans les fruits – pommes vertes – croquées à pleines dents Vertement ; En ce verre englouti Qui au robinet dit merci ; Au savon mouillé qui s'imprègne, sans plus de bringue, De saveur

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Des biles

Chaque année, c’est pareil, à l’idem belle époque Printemps des poètes, que ça s’appelle Tous les ans, il pleut des feuilles blanches à Paris Pas des feuilles mortes, hein ! Non : des feuilles blanches, ou bien raturées, souvent froissées, de rage et dépit mêlés La feuille blanche Autrement nommée page blanche Enchantée madame, comment allez-vous ? Ma foi, fort bien : si vous saviez comme certains m’aiment La Page Blanche… Insistez bien sur le « laaaaan » qu’on en défai

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SMS

Le bus coincé dans les bouchons. Ça rend tout le monde ronchon : Les p'tits bébés, puis les adultes Ou les autres, dans le tumulte   Des klaxons, des bruits de voiture. C'est ça Paris, c'est l'aventure Du bus qui entre doucement Par la Porte Ménilmontant.   Bonheur des transports en commun : Pour la transe, on verra demain... Mais qui donc me transporte ? Toi, Comme un air qui met en émoi.   Donc, je t'envoie un SMS :

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Le Bar-PMU & l’Ennui

Bar-PMU est idem à ma résidence secondaire. C’est drôle : je ne me souviens guère en avoir une primaire. J'y passe maintenant – jour, soirée – l’essentiel de mes moments     À boire, observer, réfléchir ; ou rien d’autre d’intéressant.     Là, au milieu des verres sales, paradis pour anonymes :     Ça y cause pas, beaucoup, sur tout, de rien, de façon minime. Nombre d’hommes, quelques femmes aussi, se retrouvent ici : Rien à se dire au fond, le regard attiré par les paris.

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Irène

On a joué tant et plus, aussi sué sang et eau : Le rejet et le pus ont posé leur veto. On s’est trouvé fiévreux, maladifs au futur : Nos recherches du mieux ont chuinté dans l’azur. Chacun qui cherche à prendre ne se sait pas donner À tel, pour qui tout rendre, de vivre en est la clef. Chacun qui cherche à croire ne se sait pas offrir À tel, pour qui savoir, est un nom du mentir. Irène, Tu m’enivres : Laisse mes vein

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Hey ! Pitre...

Il existe des règles à suivre Droite et mesure, sang et cuivre Epître aux ivres Il existe des couleurs à téter Brune ou ambrée, rousse ou blonde Tel un goût de divinité En ingérer le monde Hey ! J’apprends que tu m’échappes Dur de changer de sape Epître aux gouapes   Il existe un paradis en enfer Masoch y monte ses enchères Epître aux vers Il existe des dents à l’encontre Sucrée, salée, amère, acide Tel l’appétit que tu montres D’arômes spermicides

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Nos Ombres

Las Peu à peu Par nos ombres, nous sommes remplacés par nos ombres La vie n’est que lumière À droite, au bout de la naissance Sens unique après un non-sens Douloureuse, éclatante Nous fait crier à pleins poumons Un rappel de cet étymon D’où nous fûmes nommés Nostalgie du temps d’avant Souvenir du limon ; néant Accrochées aux branches Du pendule, nos heures sont en dépôt Le crédit de nos comptes se serre de zéros Jeunes, notre ombre est merveille Se

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Pézoute Pastiche

Ta mère Qu´on voit danser – le soir dans les cafés Nous fait la nique Ta mère Puis nous écrase les pieds Ou la chique Ton père Sitôt murgé Recommande toujours à boire S’affale sur le zinc, ton père Sitôt dézingué, par Son pézoute Ricard Et toi Petit n’enfant Regarde tout ça, sali ! Toi Quand tu seras grand Seras-tu abruti Aussi ?   Ton frère Vous ramènera Au v

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Belle-île

Sur des eaux houleuses avoir quitté le port, être porté en bateau, sentir les vent, froid, crachin s'abattre sur le visage, emplir les narines d'un air sauvage, faire trembler les paupières, l'île déjà loin derrière. Pourtant rester droit, en équilibre sur le pont, combattre le mal de mer, rafales s'engouffrant dans les artères, sang qui les déserte ; la main près d'un garde-fou auquel se raccrocher, la confiance en ses réflexes pour aux flots ne pas tomber. Malgré l'amplitude des vagues, la fat

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