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Depuis plus de 30 ans il y a une idéologie dominante à l'EN, plutôt de gauche, SOS racisme, pro migrant, féministe, diabolisation de la colonisation, auto flagellation de la France, etc. Avec une pression pour qui n'est pas dans ce courant. Après, des mauvaises langue pourraient dire qu'au moins quand c'est un prof qui trinque, ce serait un juste retour de boomerang. Tout autant indigne qu'une mauvaise simplification ce serait une erreur d'analyse. De même Charlie, donnant des leçons de critiques bien pensantes anti establishment anti raciste, pro immigration et de gauche il y a quelques décennies, certain on vu un juste retour de bâton. C'est une autre erreur d'analyse amha. C'est toute la société, tous les rouages qui sont concernés. Blanquer ment au sujet du soutien de l'administration au prof : la venue d'une inspection était bel et bien prévue. Plus de 50% des professeurs en quartier d'éducation prioritaire s'auto censurent. Blanquer ne compte pas démissionner. Ceci dit, pour une fois qu'il y en a un de pas trop mauvais, on ne va pas lui jeter la pierre parce qu'il est bien obligé de tenir à discours à la Sibeth. Au lieu de réduire le regroupement familial - tentative de Raymond Bar de le juguler retoqué par le conseil constitutionnel, encore des juges - on l'a encore étendu récemment. Bref, il y a une bande de gens d'en haut, les juges étant la caste la plus agissante, qui impose une situation à laquelle s'opposerait 75% des français. Le machine infernale vise à ce que ce 75% passe le plus rapidement possible sous la barre des 50%, comme ça ce sera définitivement réglé bien que ça prendra encore quelques décennies. Cocorico, on a fermé 15 mosquées déjà peut on entendre. Et Pantin pendant 6 mois. Bon, entre les salafistes et les frères musulmans, c'est au moins 300 mosquées qu'il faudrait fermer. Ce qui est impossible car juridiquement, des juges veillent. Que faire ?9 points
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La vidéo du parent est surtout truffée de mensonges en mode propagande : ma fille a subit (faux elle est pas dans cette classe), il les a fait sortir (faux, il leur a proposé... ou de fermer les yeux), il leur a dit : c'est le prophète (faux, il a dit voilà ce qu'ont dessiné des caricaturistes). Puis il l'a traité de voyou, ce qui est un peu plus que de critiquer une pratique éducative.6 points
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Au plus vite la dissolution du collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) et Baraka City. Le CCIF a clairement servi de relais à la fatwa lancée par le père. C'est une association qui touche des subventions de l'Etat, des déductions fiscales et qui dénonce "l'islamophobie de l'Etat" - Stop à la connerie!!6 points
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Arrête donc de citer "Charlie" à tout bout de champ, alors qu'on a très bien compris que ce journal est aux antipodes de tes opinions. Ou alors ouvre carrément un sujet pour exprimer toute la haine que tu portes à "Charlie" et aux gens qui s'en réclament. Mais ne détournes pas ce topic sournoisement, je te rappelle qu'il est consacré à l'assassinat d'un professeur d'histoire par un terroriste islamique.5 points
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J’estime que Bertrand Cantat ne devrait plus se produire sur scène par rapport à la famille de sa victime ( certains sont d’accord d autres pas) mais alors lui dans le même sac pourquoi il ferme pas sa gueule avec ses yeux de cinglés. Pourquoi il rase pas les murs ? Ils croient être en position de ramener sa gueule de merde. Putain mais c’est pas possible d’être aussi con.5 points
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... oui, et il ou elle se fait calmer par une magistrature toute puissante qui neutralisera toute tentative d'instauration de dispositions radicales ou simplement nécessaires au nom du foutu et sacro-saint état de droit. ... magistrature traditionnellement orientée à gauche donc portée à défendre et présenter comme victime la communauté islamique.5 points
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Désolé DDR mais sur ce coup, s'il y en a bien un qui sert la soupe aux islamistes c'est bien toi! Tu ergotes sans fin sur quelques points de détail. Tu dissèques le moindre petits bouts de mots, tu confonds présentation de caricatures avec approbation de ces mêmes caricatures. Tu sers à la louche ce que déjà les islamistes adorent faire : se fondre parfaitement dans les méandres procédurières, s'abriter derrière les petits bouts de règlementations de toutes sortes ... Le tout en n'évoquant jamais l'essentiel : l'islam ordre juridico -politico à peine religieux avance ses pions un peu plus chaque jour dans le pays... C'est un constat qui dépasse les vies des uns et des autres, le découpage en quatre du moindre faits. Dans quelques jours ou peut être même aujourd'hui, ce crime atroce sera effacé par d'autres encore plus horribles commis au nom d'Allah. Le pays a plus que jamais besoin de gens conscients et non de petits greffiers.5 points
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Elle avait 16 ans, mineure donc, elle se fait traiter de "sale gouine", "sale tépu", elle s'énerve et riposte, et vous la laissez tomber ? Nous devons soutenir nos enfants face à eux ! Donc pour vous non plus, on ne doit pas critiquer l'islam ? Vous voulez savoir ce qu'en pensent ses camarades encore aujourd'hui, et vous approuvez ? Comme le révèle un reportage du Point, publié jeudi 15 octobre, la jeune Mila serait en fait loin d’avoir disparu dans certaines têtes. Le journal a recueilli certains propos affolants de la part d’élèves du lycée Léonard de Vinci (à Villefontaine). Depuis la passerelle du lycée, une bande de garçons en terminale ont assuré se sentir « concernés » par l’affaire Mila car musulmans. « Moi je la balance d’ici, dans les buissons. Pas par terre, il faut pas salir notre belle route », a violemment asséné l’un d’entre eux. Un autre n’a pas hésité à la traiter de « pute » et « c’est tout ». Le plus grand du groupe est, quant à lui, suppression plus nuancé dans ses propos auprès du Point. « Les gens qui ont souhaité sa mort, c’est des inconscients et des énervés. Dans notre religion, c’est pas possible de tuer quelqu’un. La prison, ç’aurait suffi… » Mais il a poursuivi : « La vérité, c’est qu’on voulait la prendre, la mettre dans un coin et qu’elle fasse une vidéo d’excuses. C’est un peu oppressant, je vous mens pas, mais on l’aurait pas frappée. À la limite, elle se serait battue avec une fille. » Les cours d'EMC n'ont pas atteint leurs objectifs avec eux, c'est clair ! Pour ceux-ci aussi , la loi d'Allah est supérieure à la Loi de la République.4 points
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Oui, il y en a même qui prennent des cours de décollage d'avion. Cependant il ne faut pas refuser d'apprendre l'atterrissage, un coup à attirer la suspicion. Il y a aussi celui qui fait à chaque fois tapis au poker. Dans ce cas c'est qu'il est trop bête pour être vraiment dangereux. Sans parler de celui qui se fait éliminer par ses camarade s'il demande qu'il y ait des garçons plutôt que des vierges en récompense.4 points
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Et voilà, l'islamisme c'est de la faute à "Charlie"! Le problème c'est pas "Charlie", le problème c'est que la République est bien trop faible et tolérante avec ses ennemis. Qu'on laisse "Charlie" publier ses dessins... et qu'on fasse taire les islamistes. D'ailleurs tu te trompes de cible. Si tu veux t'en prendre à la presse, regarde plutôt du côté du "Monde", de "Libération" ou de l'"Obs", qui ont toujours prêché pour l'ouverture de nos frontières et le maximum de tolérance envers l'islamisme. Mais je pense que tu as des raisons spéciales - et inavouables - de t'en prendre à "Charlie" (et ça date de bien avant l'affaire de ce malheureux prof victime de la barbarie, puisqu'on en avait déjà parlé auparavant).4 points
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Sans ça demain c'est les obsèques de l'enseignant avec le show du président et comme j'ai dit en début de topic la remise de la légion d'honneur sur son cerceuil ,jusqu'a la prochaine cérémonie des faux culs qui nous dirigent . Au risque de passer pour un RN ce que je ne suis pas il faut des actes plus des cérémonies et des actes concrets,visibles,et crédibles . A la manif de dimanche j'ai senti plus de colère sourde que n'importe quel autre sentiment contrairements aux manifs d'il y 5 ans pour Charlie,l'Hyper casher et la pauvre policière de Montrouge .4 points
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Le meilleur service que l'on puisse rendre à la laïcité surtout à l'école serait d'arrêter d'intervenir à tout bout de champ en tant que parents d'élève. Cela fait trop longtemps maintenant que ces derniers ont pris le pouvoir à l'école se permettant d'intervenir sur tout, demandant des comptes à l'administration, contestant les sujets, le contenu des cours, terrorisant parfois les enseignants jusqu'à leur demander de se justifier pour la moindre mauvaise note, créant un climat de soumission du corps enseignant envers eux... La soupe de la contestation permanente était déjà prête pour que les islamistes et autres fanatiques puissent s'y engouffrer connfortablement. Ce prof a fait son travail entre ouverture d'esprit et extrême prudence que lui impose le contexte actuel... Maintenant que chacun revienne à sa place, la laïcité ne s'en portera que mieux.4 points
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Pourquoi ont-ils laissé les gens aller où ils voulaient pendant l'été ? C'est la plus grande sottise depuis bien longtemps. C'est logique.4 points
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Ou à la complaisance qui frôle la complicité en l'occurence . L'immam intégriste de Pantin dont la mosquée va (??) ètre fermée dénonce la "fachosphère" ce mot fourre tout dont beaucoup abusent souvent ici d'ailleurs. On croit rèver mais c'est un cauchemar ! Beaucoup de morts sont sans doute à venir hélas !4 points
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Oui tu as parfaitement le droit de te plaindre auprès du principal du collège et ill aura tout autant la possibilité de te recadrer. Ce professeur en montrant cette caricature n'a pas pour autant dit qu'il l'approuvait. Il s'en est servi comme support pour montrer qu'en France, il est possible de critiquer, voire d’insulter une religion. En invitant les élèves "sensibles" à sortir le temps de montrer cette image, il ne les a pas exclut du débat mais au contraire il les a respecté en tant que croyants ou communautaires. C'est plutôt de sa part un acte d'auto-censure pour lui-même malheureusement devenu nécessaire lorsqu'un enseignant aborde tout sujet concernant l'islam. Il n'a nullement enfreint les principes de la laïcité. Ce professeur a pris les images là où elles existaient jusqu'aux plus irrévérencieuses et non pour édulcorer la réalité ou faire plaisir aux parents d'enfants de "12ans"?? (au passage très précoces en classe de quatrième)... Qu'un fait aussi mineur dégénère ensuite en fatwa démontre à quel point l'islam est devenue incontrôlable. Tout se met en branle bas de combat, toutes les cloisons sautent pour s'unir : parents d'élèves, élèves qui balancent leur prof pour du fric, prédicateur imam douteux, assocs qui portent plaintes, messages des réseaux sociaux relayés dans les mosquées jusqu'au tueur un jeune réfugié politique, un comble! .. Une véritable cinquième colonne s'est installée dans le pays... et ceci vois-tu est autrement plus important et préoccupant que tous les petits ergotages pédagogiques sans fin.4 points
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En quoi est-ce un sacrifice? " Nous, présidents des régions de France, prenons aujourd'hui l’initiative de préparer la publication d'un ouvrage rassemblant les caricatures religieuses et politiques les plus marquantes parues dans la presse régionale aux côtés de celles parues dans la presse nationale", a-t-il déclaré. "Nous allons demander à un collège d'historiens d'y remettre en perspective le droit à la caricature dans l'histoire politique de notre pays", La caricature est aussi un moyen de faire passer un message. Jusqu'à présent, c'est l'initiative la plus intelligente dont j'ai entendu parler depuis vendredi.3 points
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oui Plouj, sauf qu'il faudrait le faire simultanément dans tous les pays .... et c'est ce qui me chiffonne dans cette histoire : cette peur entretenue au niveau planétaire. Je n'ai pas souvenance qu'un autre fait ait généré un tel consensus, et aussi longtemps. OMS ? OMG !3 points
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t'inquiète ... "Dans l'Éducation nationale, une partie des responsables sont dans le déni" Jean-Pierre Obin, ancien inspecteur général de l'Éducation nationale, a fustigé sur Europe 1 mardi le "déni" et la "complaisance idéologique" d'une "partie des enseignants et des responsables" de l'Éducation nationale par rapport à l'islamisme. Une "extrême gauche très présente dans l'Education nationale" Jean-Pierre Obin fait un lien direct avec l'extrême gauche. "C'est cette partie de l'extrême gauche, très présente dans l'Éducation nationale, qui pense qu'attaquer l'islamisme, c'est attaquer l'islam. Et [qui pensent que] les élèves musulmans étant des victimes, on ne doit pas avoir la même attitude envers eux qu'envers les autres élèves." Selon l'ancien inspecteur général, "il a fallu attendre 2015", après les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan, pour "se rendre compte à quel point la jeunesse, et en particulier la jeunesse scolarisée, était pénétrée par cette idéologie de l'islamisme". "Un très grand nombre de collégiens et de lycéens avaient perturbé les minutes de silence", rappelle-t-il. "Depuis, des recherches, des sondages, donnent un panorama beaucoup plus précis de cette pénétration, cette imprégnation d'une partie de la jeunesse musulmane par l'idéologie islamiste." https://www.europe1.fr/politique/islamisme-dans-leducation-nationale-une-partie-des-responsables-sont-dans-le-deni-39998193 points
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Le bal des faux-culs continue... D'après des révélations de BFM TV, le terroriste présumé et le père de famille auteur de la vidéo où il s'indignait du cours sur les caricatures animé par l'enseignant ont échangé via la messagerie Whatsapp les jours précédant l'attentat. L'assassin aurait écrit également au prédicateur Abdelhakim Sefrioui pour leur indiquer son intention de venger le prophète et de régler le problème "à sa manière". La teneur des échanges est, pour l'heure, inconnue https://actu.orange.fr/france/assassinat-de-samuel-paty-le-terroriste-et-le-pere-auteur-de-la-video-ont-echange-magic-CNT000001ufIk8.html3 points
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Un con sciant la branche sur laquelle il est assis va se retrouver à la fois par terre et à la fois surpris.3 points
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Bien entendu! Sinon pour les gouvernants, vous savez très bien que dès qu'un ministre, un député, ou autre élu, un intellectuel, un écrivain ou je ne sais quel péquin, ose parler immigration, intégration, faire ceci, faire cela, parle de terrorisme islamiste il ou elle se fait sauter à la gorge par nos "islamo gauchistes"... Et s'ils sont nuls à présider la France, ils sont très forts à mettre des bâtons dans les roues pour leurs protégés! le travail de sape fonctionne à merveille dans ce pays!3 points
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C’est en primaire que tout se joue … des décennies de découragement en arrive a du n’importe « tout » … la hiérarchie de L’EN est devenue « parents et enfants « …Que l'Education Naionale forme ses "institutrices et instituteurs" dans "l'idée" de Jules Ferry qui a été abandonnée avec la raison que ceci était l'affaire des parents et l'on voit les conséquences aujourd'hui Cette lettre devrait être affichée en grand format dans "tous" les établissements scolaires .... et étudier dan les cours d'Education Civique avec les lois de 1901 1903 et 2004 etc .... et envoyée a tous les parents ... Une piqure de rappel !!! et revenir a ce qui a fait l’Ecole et l’Education …. Ce n’est pas ringard ou incongru d’enseigner la morale …. ( règles, droits et devoirs pour devenir des citoyens responsables) ! Lettre de Jules Ferry 1883 Monsieur l’Instituteur, L’année scolaire qui vient de s’ouvrir sera la seconde année d’application de la loi du 28 mars 1882. Je ne veux pas la laisser commencer sans vous adresser personnellement quelques recommandations qui sans doute ne vous paraîtront pas superflues, après la première expérience que vous venez de faire du régime nouveau. Des diverses obligations qu’il vous impose, celle assurément qui vous tient le plus au cœur, celle qui vous apporte le plus lourd surcroît de travail et de souci, c’est la mis- sion qui vous est confiée de donner à vos élèves l’éducation morale et l’instruction civique : vous me saurez gré de répondre à vos préoccu- pations en essayant de bien fixer le caractère et l’objet de ce nouvel enseignement ; et, pour y mieux réussir, vous me permettez de me mettre un instant à votre place, afin de vous montrer, par des exemples empruntés au détail même de vos fonctions, comment vous pourrez remplir, à cet égard, tout votre devoir, et rien que votre devoir. La loi du 28 mars se caractérise par deux dispositions qui se complètent sans se contredire : d’une part, elle met en dehors du programme obligatoire l’enseignement de tout dogme particulier ; d’autre part, elle y place au premier rang l’enseignement moral et civique. L’instruction religieuse appartient aux familles et à l’Église, l’instruction morale à l’école. Le législateur n’a donc pas entendu faire une œuvre purement négative. Sans doute il a eu pour premier objet de séparer l’école de l’Église, d’assurer la liberté de conscience et des maîtres et des élèves, de distinguer enfin deux domaines trop longtemps confondus : celui des croyances, qui sont personnelles, libres et variables, et celui des connais- sances, qui sont communes et indispensables à tous, de l’aveu de tous. Mais il y a autre chose dans la loi du 28 mars : elle affirme la volonté de fonder chez nous une éducation nationale, et de la fonder sur des notions du devoir et du droit que le législateur n’hésite pas à inscrire au nombre des premières vérités que nul ne peut ignorer. Pour cette partie capitale de l’éducation, c’est sur vous, Monsieur, que les pouvoirs publics ont compté. En vous dispensant de l’enseignement religieux, on n’a pas songé à vous décharger de l’enseignement moral ; c’eût été vous enlever ce qui fait la dignité de votre profession. Au contraire, il a paru tout naturel que l’instituteur, en même temps qu’il apprend aux enfants à lire et à écrire, leur enseigne aussi ces règles élémentaires de la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles du langage ou du calcul. En vous conférant de telles fonctions, le Parlement s’est-il trompé ? A-t-il trop présumé de vos forces, de votre bon vouloir, de votre compétence ? Assurément il eût encouru ce reproche s’il avait imaginé de charger tout à coup quatre-vingt mille instituteurs et institutrices d’une sorte de cours ex professo sur les principes, les origines et les fins dernières de la morale. Mais qui jamais a conçu rien de semblable ? Au lendemain même du vote de la loi, le Conseil supérieur de l’Instruction publique a pris soin de vous expliquer ce qu’on attendait de vous, et il l’a fait en termes qui défient toute équivoque. Vous trouverez ci-inclus un exemplaire des programmes qu’il a approuvés et qui sont pour vous le plus précieux commentaire de la loi : je ne saurais trop vous recom- mander de les relire et de vous en inspirer. Vous y puiserez la réponse aux deux critiques opposées qui vous parviennent. Les uns vous disent : « Votre tâche d’éducateur moral est impossible à remplir. » Les autres : « Elle est banale et insignifiante. » C’est placer le but ou trop haut ou trop bas. Laissez-moi vous expliquer que la tâche n’est ni au-dessus de vos forces ni au-dessous de votre estime ; qu’elle est très limitée, et pourtant d’une grande importance ; extrêmement simple, mais extrê- mement difficile. J’ai dit que votre rôle, en matière d’éducation morale, est très limité. Vous n’avez à enseigner, à proprement parler, rien de nouveau, rien qui ne vous soit familier comme à tous les honnêtes gens. Et, quand on vous parle de mission et d’apostolat, vous n’allez pas vous y méprendre ; vous n’êtes point l’apôtre d’un nouvel Évangile : le législateur n’a voulu faire de vous ni un philosophe ni un théologien improvisé. Il ne vous demande rien qu’on ne puisse demander à tout homme de cœur et de sens. Il est impossible que vous voyiez chaque jour tous ces enfants qui se pressent autour de vous, écoutant vos leçons, observant votre conduite, s’inspirant de vos exemples, à l’âge où l’esprit s’éveille, où le cœur s’ouvre, où la mémoire s’enrichit, sans que l’idée vous vienne aussitôt de profiter de cette docilité, de cette confiance, pour leur transmettre, avec les connaissances scolaires proprement dites, les principes mêmes de la morale, j’entends simplement cette bonne et antique morale que nous avons reçue de nos pères et mères et que nous nous honorons tous de suivre dans les relations de la vie, sans nous mettre en peine d’en discuter les bases philosophiques. Vous êtes l’auxiliaire et, à certains égards, le suppléant du père de famille : parlez donc à son enfant comme vous voudriez que l’on parlât au vôtre ; avec force et autorité, toutes les fois qu’il s’agit d’une vérité incontestée, d’un précepte de la morale commune ; avec la plus grande réserve, dès que vous risquez d’effleurer un sentiment religieux dont vous n’êtes pas juge. Si parfois vous étiez embarrassé pour savoir jusqu’où il vous est permis d’aller dans votre enseignement moral, voici une règle pratique à laquelle vous pourrez vous tenir. Au moment de proposer aux élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s’il se trouve à votre connaissance un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu’il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire ; sinon, parlez hardiment : car ce que vous allez communiquer à l’enfant, ce n’est pas votre propre sagesse ; c’est la sagesse du genre humain, c’est une de ces idées d’ordre universel que plusieurs siècles de civilisation ont fait entrer dans le patrimoine de l’humanité. Si étroit que vous semble peut-être un cercle d’action ainsi tracé, faites-vous un devoir d’honneur de n’en jamais sortir, restez en deçà de cette limite plutôt que vous exposer à la franchir : vous ne toucherez jamais avec trop de scrupule à cette chose délicate et sacrée, qui est la conscience de l’enfant. Mais une fois que vous vous êtes ainsi loyalement enfermé dans l’humble et sûre région de la morale usuelle, que vous demande-t-on ? Des discours ? des dissertations savantes ? de brillants exposés, un docte enseignement ? Non ! La famille et la société vous demandent de les aider à bien élever leurs enfants, à en faire des honnêtes gens. C’est dire qu’elles attendent de vous non des paroles, mais des actes, non pas un enseignement de plus à inscrire au programme, mais un service tout pratique, que vous pouvez rendre au pays plutôt encore comme homme que comme professeur. Il ne s’agit plus là d’une série de vérités à démontrer, mais, ce qui est tout autrement laborieux, d’une longue suite d’influences morales à exercer sur ces jeunes êtres, à force de patience, de fermeté, de douceur, d’élévation dans le caractère et de puissance persuasive. On a compté sur vous pour leur apprendre à bien vivre par la manière même dont vous vivrez avec eux et devant eux. On a osé prétendre pour vous que, d’ici à quelques générations, les habitudes et les idées des populations au milieu desquelles vous aurez exercé attestent les bons effets de vos leçons de morale. Ce sera dans l’histoire honneur particulier pour notre corps enseignant d’avoir mérité d’inspirer aux Chambres françaises cette opinion qu’il y a dans chaque instituteur, dans chaque institutrice, un auxiliaire naturel du progrès moral et social, une personne dont l’influence ne peut manquer, en quelque sorte, d’élever autour d’elle le niveau des mœurs. Ce rôle est assez beau pour que vous n’éprouviez nul besoin de l’agrandir. D’autres se chargeront plus tard d’achever l’œuvre que vous ébauchez dans l’enfant et d’ajouter à l’enseignement primaire de la morale un complément de culture philosophique ou religieuse. Pour vous, bornez-vous à l’office que la société vous assigne et qui a aussi sa noblesse : posez dans l’âme des enfants les premiers et solides fondements de la simple moralité. Dans une telle œuvre, vous le savez, Monsieur, ce n’est pas avec des difficultés de théorie et de haute spéculation que vous avez à vous mesurer ; c’est avec des défauts, des vices, des préjugés grossiers. Ces défauts, il ne s’agit pas de les condamner – tout le monde ne les condamne-t-il pas ? – mais de les faire disparaître par une succession de petites victoires, obscurément remportées. Il ne suffit donc pas que vos élèves aient compris et retenu vos leçons ; il faut surtout que leur caractère s’en ressente : ce n’est donc pas dans l’école, c’est surtout hors de l’école qu’on pourra juger ce qu’a valu votre enseignement. Au reste, voulez-vous en juger par vous-même, dès à présent, et voir si votre enseignement est bien engagé dans cette voie, la seule bonne : examinez s’il a déjà conduit vos élèves à quelques réformes pratiques. Vous leur avez parlé, par exemple, du respect de la loi : si cette leçon ne les empêche pas, au sortir de la classe, de commettre une fraude, un acte, fût-il léger, de contrebande ou de braconnage, vous n’avez rien fait encore ; la leçon de morale n’a pas porté, ou bien vous leur avez expliqué ce que c’est que la justice et que la vérité : en sont-ils assez profondément pénétrés pour aimer mieux avouer une faute que de la dissimuler par un mensonge, pour se refuser à une indélicatesse ou à un passe-droit en leur faveur ? Vous avez flétri l’égoïsme et fait l’éloge du dévouement : ont-ils, le moment d’après, abandonné un camarade en péril pour ne songer qu’à eux-mêmes ? Votre leçon est à recommencer. Et que ces rechutes ne vous découragent pas ! Ce n’est pas l’œuvre d’un jour de former ou de déformer une âme libre. Il y faut beaucoup de leçons sans doute, des lectures, des maximes écrites, copiées, lues et relues : mais il y faut surtout des exercices pratiques, des efforts, des actes, des habitudes. Les enfants ont, en morale, un apprentissage à faire, absolument comme pour la lecture ou le calcul. L’enfant qui sait reconnaître et assembler des lettres ne sait pas encore lire ; celui qui sait les tracer l’une après l’autre ne sait pas écrire. Que manque-t-il à l’un ou à l’autre ? La pratique, l’habitude, la facilité, la rapidité et la sûreté de l’exécution. De même, l’enfant qui répète les premiers préceptes d’instinct ; alors seulement, la morale aura passé de son esprit dans son cœur, et elle passera de là dans sa vie ; il ne pourra plus la désapprendre. De ce caractère tout pratique de l’éducation morale à l’école primaire, il me semble facile de tirer les règles qui doivent vous guider dans le choix de vos moyens d’enseignement. Une seule méthode vous permettra d’obtenir les résultats que nous souhaitons. C’est celle que le Conseil supérieur vous a recommandée : peu de formules, peu d’abstractions, beaucoup d’exemples et surtout d’exemples pris sur le vif de la réalité. Ces leçons veulent un autre ton, une autre allure que tout le reste de la classe, je ne sais quoi de plus per- sonnel, de plus intime, de plus grave. Ce n’est pas le livre qui parle, ce n’est même plus le fonctionnaire ; c’est, pour ainsi dire, le père de famille, dans toute la sincérité de sa conviction et de son sentiment. Est-ce à dire qu’on puisse vous demander de vous répandre en une sorte d’improvisation perpétuelle, sans aliment et sans appui du dehors ? Personne n’y a songé, et, bien loin de vous manquer, les secours extérieurs qui vous sont offerts ne peuvent vous embarrasser que par leur richesse et leur diversité. Des philosophes et des publicistes, dont quelques-uns comptent parmi les plus autorisés de notre temps et de notre pays, ont tenu à honneur de se faire vos collaborateurs : ils ont mis à votre disposition ce que leur doctrine a de plus pur et de plus élevé. Depuis quelques mois, nous voyons grossir presque de semaine en semaine le nombre des manuels d’instruction morale et civique. Rien ne prouve mieux le prix que l’opinion publique attache à l’établissement d’une forte culture morale par l’école primaire. L’enseignement laïque de la morale n’est donc estimé ni impossible, ni inutile, puisque la mesure décrétée par le législateur a éveillé aussitôt un si puissant écho dans le pays. C’est ici cependant qu’il importe de distinguer de plus près entre l’essentiel et l’accessoire, entre l’enseignement moral, qui est obligatoire et les moyens d’enseignement, qui ne le sont pas. Si quelques personnes,peu au courant de la pédagogie moderne, ont pu croire que nos livres scolaires d’instruction morale et civique allaient être une sorte de caté-chisme nouveau, c’est là une erreur que ni vous, ni vos collègues, n’avez pu commettre. Vous savez trop bien que, sous le régime de libre examen et de libre concurrence qui est le droit commun en matière de librairie classique, aucun livre ne vous arrive imposé par l’autorité universitaire. Comme tous les ouvrages que vous employez, et plus encore que tousles autres, le livre de morale est entre vos mains un auxiliaire et rien de plus, un instrument dont vous vous servez sans vous y asservir. Les familles se méprendraient sur le caractère de votre enseignement moral, si elles pouvaient croire qu’il réside surtout dans l’usage exclusif d’un livre, même excellent. C’est à vous de mettre la vérité morale à la portée de toutes les intelligences, même de celles qui n’auraient pour suivre vos leçons le secours d’aucun manuel ; et ce sera le cas tout d’abord dans le cours élémentaire. Avec de tout jeunes enfants qui commencent seulement à lire, un manuel spécial de morale et d’instruction civique serait manifestement inutile. A ce premier degré, le Conseil supérieur vous recommande, de préférence à l’étude prématurée d’un traité quelconque, ces causeries familières dans la forme, substantielles au fond, ces explications à la suite des lectures et des leçons diverses, ces mille prétextes que vous offrent la classe et la vie de tous les jours pour exercer le sens moral de l’enfant. Dans le cours moyen, le manuel n’est autre chose qu’un livre de lec- ture qui s’ajoute à ceux que vous connaissez déjà. Là encore, le Conseil, loin de vous prescrire un enchaînement rigoureux de doctrines, a tenu à vous laisser libre de varier vos procédés d’enseignement : le livre n’intervient que pour vous fournir un choix tout fait de bons exemples, de sages maximes et de récits qui mettent la morale en action. Enfin, dans le cours supérieur, le livre devient surtout un utile moyen de réviser, de fixer et de coordonner : c’est comme le recueil méthodique des principales idées qui doivent se graver dans l’esprit du jeune homme. Mais, vous le voyez, à ces trois degrés, ce qui importe, ce n’est pas l’action du livre, c’est la vôtre ; il ne faudrait pas que le livre vînt, en quelque sorte, s’interposer entre vos élèves et vous, refroidir votre parole, en émousser l’impression sur l’âme des élèves, vous réduire au rôle de simple répétiteur de la morale. Le livre est fait pour vous, et non vous pour le livre, il est votre conseiller et votre guide, mais c’est vous qui devez rester le guide et le conseiller par excellence de vos élèves. pour donner tous les moyens de nourrir votre enseignement personnel de la substance des meilleurs ouvrages, sans que le hasard des circonstances vous entraîne exclusivement à tel ou tel manuel, je vous envoie la liste complète des traités d’instruction morale ou d’instruction civique qui ont été, cette année, adoptés par les instituteurs dans les diverses académies ; la bibliothèque pédagogique du chef-lieu du canton les recevra du ministère, si elle ne les possède déjà, et les mettra à votre disposition. Cet examen fait, vous restez libre ou de prendre un de ces ouvrages pour en faire un des livres de lecture habituelle de la classe ; ou bien d’en employer concurremment plusieurs, tous pris, bien entendu, dans la liste générale ci-incluse ; ou bien encore, vous pouvez vous réserver de choisir vous-même, dans différents auteurs, des extraits destinés à être lus, dictés, appris. Il est juste que vous ayez à cet égard autant de liberté que vous avez de responsabilité. Mais, quelque solution que vous préfériez, je ne saurais trop vous le dire, faites toujours bien comprendre que vous mettez votre amour-propre, ou plutôt votre honneur, non pas à adopter tel ou tel livre, mais à faire pénétrer profondément dans les générations l’enseignement pratique des bonnes règles et des bons sentiments. Il dépend de vous, Monsieur, j’en ai la certitude, de hâter par votre manière d’agir le moment où cet enseignement sera partout non pas seulement accepté, mais apprécié, honoré, aimé comme il mérite de l’être. Les populations mêmes dont on a cherché à exciter les inquiétudes ne résisteront pas longtemps à l’expérience qui se fera sous leurs yeux. Quand elles vous auront vu à l’œuvre, quand elles reconnaîtront que vous n’avez d’autre arrière-pensée que de leur rendre leurs enfants plus instruits et meilleurs, quand elles remarqueront que vos leçons de morale commencent à produire de l’effet, que leurs enfants rapportent de votre classe de meilleures habitudes, des manières plus douces et plus respectueuses, plus de droiture, plus d’obéissance, plus de goût pour le travail, plus de soumission au devoir, enfin tous les signes d’une inces- sante amélioration morale, alors la cause de l’école laïque sera gagnée : le bon sens du père et le cœur de la mère ne s’y tromperont pas, et ils n’auront pas besoin qu’on leur apprenne ce qu’ils vous doivent d’estime, de confiance et de gratitude. J’ai essayé de vous donner, Monsieur, une idée aussi précise que possible d’une partie de votre tâche qui est, à certains égards, nouvelle, qui de toutes est la plus délicate ; permettez-moi d’ajouter que c’est aussi celle qui vous laissera les plus intimes et les plus durables satisfactions. Je serais heureux si j’avais contribué par cette lettre à vous montrer toute l’importance qu’y attache le gouvernement de la République, et si je vous avais décidé à redoubler d’efforts pour préparer à notre pays une génération de bons citoyens. Recevez, Monsieur l’Instituteur, l’expression de ma considération distinguée. Le président du Conseil, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts Jules FERRY3 points
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P'tain j'y comprend rien, Nada! Même vos querelles j'y comprend rien. Cool les gars c déjà assez compliqué comme ça votre truc quantique. Bisous.3 points
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