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Gouderien

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  1. Gouderien

    explosions à Beyrouth

    Le président libanais a évoqué l'hypothèse d'un missile. Cela lève les derniers doutes qu'on pouvait avoir : aucune chance que ça en soit un!
  2. En France ça se passe cette histoire? Quelle décadence!
  3. Depuis l'affaire de Suez en 1956, la France sait qu'il y a certaines choses qui sont désormais hors de sa portée. Bon, larguer quelques centaines de parachutistes sur Beyrouth serait certainement encore dans nos moyens, mais si c'est pour se mettre tout le Moyen-Orient (plus la Russie et l'ONU) sur le dos, c'est pas la peine d'y songer. Le pire c'est qu'il y a des forces des Nations Unies au Liban (la FINUL). Mais bon, on sait ce qu'il faut penser des casques bleus...
  4. Comment peux-tu dire qu'on vous déteste... alors qu'il y a tellement de Français qui possèdent une villa à Marrakech (ou ailleurs au Maroc). D'ailleurs j'irais bien y passer ma retraite. Non, la spécialité française ça serait plutôt d'aimer des gens qui nous détestent.
  5. En voilà une belle brochette de fouteurs de m...! (Je parle des membres du Conseil constitutionnel, bien entendu).
  6. Bordeaux : le 19 juin à 6h30, Paul Baudouin est réveillé par l'ambassadeur d'Espagne, qui lui apprend que le commandement allemand est prêt à faire connaître ses conditions d'armistice ; il demande les noms des membres de la délégation française. Cette nouvelle est transmise à 8 h 30 au Maréchal et à Lebrun. A 9 heures, un conseil des ministres restreint présidé par Pétain désigne le général Huntziger comme chef de la délégation ; il sera assisté de Léon Noël, ancien ambassadeur de France à Varsovie, du vice-amiral Leluc, du général d'aviation Bergeret, et du général de division Parisot. A 10h30, les noms des plénipotentiaires sont communiqués à l'ambassadeur d'Espagne. Les Allemands promettent de suspendre leur avance sur Bordeaux pendant les pourparlers d'armistice. Mais pour l'instant, la Wehrmacht continue sa progression. Au conseil des ministres du matin, des décisions avaient été prises au sujet du départ du gouvernement pour l'Afrique du Nord : sur l'insistance des présidents de la Chambre et du Sénat, le Maréchal avait accepté que le gouvernement se replie le lendemain sur Perpignan, d'où il aurait pu gagner l'Afrique. Lui-même serait resté en France, pour s'interposer entre le vainqueur et le pays. Quant au président Lebrun, il devait s'embarquer le jour-même pour l'AFN, bientôt suivi des parlementaires, qui seraient partis sur le paquebot "Massilia". Cependant, la promesse du haut commandement allemand d'épargner pour l'instant Bordeaux ôte, dans l'esprit des dirigeants français, tout caractère d'urgence à ces départs, et va conduire à leur ajournement. Raphaël Alibert, sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil, fait passer à la radio et à la presse la note suivante : "Le général de Gaulle, qui a pris la parole à la radio de Londres, ne fait plus partie du gouvernement. Il a reçu l'ordre de rentrer en France. Ses déclarations doivent être considérées comme non avenues". Mais ce même jour, de Gaulle lance un nouvel appel à la BBC. Pour la première fois, il déclare "parler au nom de la France". Dans son message, il engage surtout l'Afrique du Nord à ne pas abandonner la lutte. Le général Noguès ayant exprimé son intention de continuer la lutte en Afrique du Nord, de Gaulle lui envoie un message pour se mettre sous ses ordres : « Suis à Londres en contact officieux et direct avec le gouvernement. Me tiens à votre disposition soit pour combattre sous vos ordres, soit pour toute démarche qui pourrait vous paraître utile. » Ce message demeurera sans réponse. A Londres, les premiers volontaires français se présentent à Seymour Place, QG de la "France libre". Les troupes britanniques reçoivent l'ordre d'évacuer les îles Anglo-Normandes. Italie : sentant venir la paix, Mussolini décide d'attaquer le lendemain sur le front des Alpes : il a besoin de "quelques milliers de morts" pour s'asseoir à la table des négociations. Washington : note de Roosevelt aux gouvernements allemand et italien : les États-Unis ne reconnaîtront pas "un transfert de souveraineté d'une puissance non américaine à une autre puissance non américaine". Indochine : le gouvernement japonais somme le général Catroux de permettre à des agents nippons de vérifier la fermeture de la frontière entre la Chine et le Tonkin. Afin de maintenir le statuquo dans le Sud-Est asiatique, Catroux demande aux USA et à la Grande-Bretagne de lui fournir du matériel de guerre. En même temps, il communique l'ultimatum japonais au ministère des Colonies, à Bordeaux. Le 20 juin, la Wehrmacht atteint Saint-Nazaire (d'où le "Jean-Bart" a réussi à s'échapper), Nantes, Tours, Montluçon, Thiers, Riom, Vichy, Strasbourg. A Saumur, au terme d'un combat inégal, le colonel Michon décide le repli général. De nombreux cadets ont trouvé la mort au cours de cette bataille, qui est devenue un symbole de la résistance française et de l'acharnement à préserver la liberté nationale. Mort au combat à Petit-Puy, près de Saumur, de l'organiste français Jehan Alain (1911-1940). Sur le front des Alpes, l'armée italienne prend l'offensive en Tarentaise et au Mont-Cenis. Mais, malgré leur écrasante supériorité numérique, les troupes de Mussolini sont partout repoussées avec de lourdes pertes. A 5 heures du matin, le gouvernement du Reich informe par un message radiotélégraphique le gouvernement français qu'il accepte la délégation proposée pour la signature de l'armistice. A 11h45, un second message précise où doit se rendre cette délégation : "sur le pont de la Loire, près de Tours". Les Allemands attendront les émissaires français à partir de 17 heures... A 14h30, la délégation quitte Bordeaux. Une seule directive lui a été précisée : si Hitler exige la livraison de la flotte, rompre les négociations. Comme nous l'avons vu, Darlan a promis aux Anglais que jamais un navire de guerre français ne tomberait entre les mains de l'ennemi (notons que, malgré les aléas des mois et des années qui vont suivre, cette promesse sera tenue). La délégation n'arrive à Tours qu'à 22 heures. Peu après, elle atteint les avant-postes allemands. A Vendôme, le général von Tippelskirch se présente aux envoyés français, et leur déclare qu'il leur sera attaché jusqu'à la fin de leur mission. Puis la délégation poursuit sa route vers le nord... Préparation du départ du président Lebrun et d'une partie des ministres (de Port-Vendres), et des parlementaires (du Verdon, sur le "Massilia"). Après une succession d'ordres et de contrordres, Pétain et Lebrun décident finalement de surseoir au départ du gouvernement pour l'Afrique du Nord. C'est Raphaël Alibert qui, en leur faisant croire que l'armée française résistait solidement sur la Loire, les a poussés à prendre cette décision. Dans un discours à la radio, le Maréchal déclare : "J'ai demandé à nos adversaires de mettre fin aux hostilités." Puis il explique pourquoi (selon lui) la France a perdu la guerre : "Trop peu d'enfants, trop peu d'armes, trop peu d'alliés, voilà les causes de notre défaite. Depuis la victoire, l'esprit de jouissance l'a emporté sur l'esprit de sacrifice. On a revendiqué plus qu'on a servi. On a voulu épargner l'effort : on rencontre aujourd'hui le malheur." Et il ajoute : "J'ai été avec vous dans les jours glorieux. Chef du gouvernement, je suis et je resterai avec vous dans les jours sombres." On discerne déjà dans ce discours le prêchi-prêcha masochiste et moralisateur, qui sera la "marque de fabrique" du gouvernement Pétain. Paris : la police française arrête trois militants communistes qui s'apprêtaient à faire imprimer le premier numéro de "L'Humanité". Indochine : les USA et la Grande-Bretagne répondent par la négative aux demandes d'aide du général Catroux. Cela va l'obliger à accepter l'ultimatum japonais. Le 21 juin, les Allemands continuent leur avance au sud de la Loire, et occupent Poitiers, Clermont-Ferrand, Vienne, Cholet. Sur le front des Alpes, un second assaut italien échoue. Du col du Petit-Saint-Bernard à la Méditerranée, l'armée italienne a lancé depuis hier une offensive de dernière heure. Mussolini a besoin de gages, afin d'obtenir des concessions des Français au moment de l'armistice. L'idée maîtresse du plan italien est de jouer sur le fait que l'entrée en vigueur de l'armistice franco-allemand est subordonnée à la signature d'une convention similaire entre la France et l'Italie. Le Duce espérait que le choc de la victoire allemande amoindrirait la résistance française, et lui permettrait un succès facile. Il n'en est rien, malgré la disproportion des forces en présence : 450.000 Italiens s'opposent à 185.000 Français. Le général Olry, qui commande l'armée des Alpes, ne s'est pas laissé surprendre : un réseau serré d'ouvrages défensifs et une artillerie fournie permettent aux Français de bloquer l'offensive des armées du prince de Piémont. Au matin, le fort italien du Chaberton, qui domine le Mont-Genèvre, la haute vallée de la Durance et la ville de Briançon, ouvre le feu de ses huit tourelles ; mais une batterie française de quatre pièces de 280 mm riposte par un tir précis, réglé par l'observatoire du fort du Janus. Ce duel d'artillerie dure jusque dans l'après-midi ; à ce moment, le fort italien, ses huit tourelles endommagées, se tait définitivement. Les Briançonnais pourront dormir tranquille... Au Petit-Saint-Bernard, l'ouvrage français de la Redoute ruinée, qui fait partie de la position avancée française, empêche les Italiens de s'emparer de Bourg-Saint-Maurice. En Maurienne, malgré la prise de Lanslebourg et de Termignon, les Alpini du général Guzzoni sont bloqués par les deux canons de 75 mm de l'avant-poste de Turra. Dans le secteur des Alpes-Maritimes, les divisions d'infanterie "Cosseria", "Modena" et "Livorno" lancent des compagnies contre des sections, des régiments contre des bataillons, mais sans parvenir à briser la résistance française. Il est vrai que, pour défendre Nice, le général Alfred Montagne dispose de 472 pièces d'artillerie, dont la moitié d'un calibre égal ou supérieur à 155 mm. L'allant des troupes alpines surprend les Italiens. Leur supériorité numérique ne leur permet pas de prendre l'avantage sur les Français, qui bénéficient, il est vrai, de conditions de terrain particulièrement favorables à la défense. Du côté italien, cette passe d'armes, que le Duce avait imaginée telle une épopée héroïque, semble bien mal engagée. Lors des négociations, Mussolini devra modérer ses prétentions... L'aviation italienne se venge en bombardant Marseille. On relèvera 143 morts et 136 blessés dans le Vieux-Port. Sous la pression de Laval, qui lui a déclaré : "Si vous quittez la France, vous n'y remettrez plus les pieds", le président Lebrun renonce à quitter Bordeaux. Par contre, à 12h30, le paquebot "Massilia" lève l'ancre, mais avec 31 parlementaires seulement à son bord. Parmi les personnalités présentes sur le navire, on trouve les noms d'Édouard Daladier, Georges Mandel, Yvon Delbos et Pierre Mendès France. Le ministre de la Guerre interdit tout nouvel exode de la population française. Dans la nuit, la délégation française chargée de négocier l'armistice poursuit sa route, et arrive à Paris vers 7h30. Après s'être reposés à l'hôtel Monceau, les délégués repartent vers une destination inconnue... C'est à 15h30 qu'ils parviennent enfin au but de leur voyage, dans la clairière de Rethondes, près de Compiègne, là même où fut signé l'armistice de 1918... William Shirer, qui fut le premier journaliste à rendre compte de l'événement, se trouvait sur place ; laissons-lui la parole : « ...En cet après-midi du 21 juin, je me tenais à la lisière de la forêt de Compiègne pour observer le dernier et le plus grand triomphe d'Hitler. C'était une des plus charmantes journées d'été dont je me souvienne en France. Un chaud soleil frappait les arbres magnifiques - ormes, chênes, cyprès et pins - qui répandaient d'agréables ombrages sur les avenues conduisant à la petite clairière circulaire. A quinze heures quinze précises, Hitler arriva dans sa grosse Mercedes, accompagné de Göring, Brauchitsch, Keitel, Raeder, Ribbentrop et Hess, tous en uniformes différents. Göring, le seul Feldmarschall du Reich, jouait avec son bâton de maréchal. Ils descendirent de leurs autos 200 mètres plus loin, devant la statue de l'Alsace-Lorraine, qui était drapée de pavillons de guerre allemands pour que le Führer ne puisse voir la grande épée des Alliés victorieux de 1918 transperçant un aigle abattu, symbole de l'Empire allemand des Hohenzollern. Hitler jeta un regard au monument et passa à grands pas. J'ai observé son visage (écrivais-je dans mon journal). Il était grave, solennel, et pourtant chargé de haine. Il s'y mêlait aussi, comme dans son pas élastique, une note de triomphe, du conquérant qui a défié le monde. Il y avait encore autre chose... Une sorte de joie intérieure, dédaigneuse, d'assister à ce renversement du destin, qui était son œuvre. Quand il parvint à la petite clairière et que son fanion personnel eut été hissé au centre, son attention fut attirée par un gros bloc de granit qui s'élevait à un mètre au-dessus du sol. Hitler, suivi des autres, marche lentement vers lui (je cite mon journal), s'approche et lit l'inscription gravée (en français) en grandes majuscules. "Ici, le 11 novembre 1918, succomba le criminel orgueil de l'Empire allemand, vaincu par les peuples libres qu'il avait essayé d'asservir." Hitler la lit, Göring la lit, ils la lisent tous, debout dans le soleil de juin et le silence. J'observe l'expression d'Hitler. Je ne suis qu'à 50 mètres de lui et le vois avec mes jumelles comme s'il était en face de moi. J'ai vu ce visage bien des fois à de grands moments de sa vie. Mais aujourd'hui il est enflammé de mépris, de colère, de haine, de vengeance et de triomphe. Il s'éloigne du monument et réussit à faire de son geste même un chef-d’œuvre de mépris. Il regarde encore le monument, dédaigneux, furieux - furieux, on le sent, parce qu'il ne peut effacer la provocante inscription d'un seul coup de sa haute botte prussienne. Son regard fait lentement le tour de la clairière et maintenant, quand ses yeux rencontrent les nôtres, on mesure la profondeur de sa haine. Soudain, comme si son visage n'exprimait pas complètement ses sentiments, il met tout son corps en harmonie avec son humeur. Il fait claquer ses mains sur ses hanches, arque les épaules, écarte les pieds. C'est un geste magnifique de défi, de mépris brûlant pour ce lieu, pour le présent et pour tout ce qu'il a représenté pendant les vingt-deux années durant lesquelles il attestait l'humiliation de l'Empire germanique. Hitler et son groupe entrèrent alors dans le wagon de l'armistice ; le Führer s'assit dans le fauteuil occupé par Foch en 1918. Cinq minutes plus tard, la délégation française arriva... » (Extrait de « Le IIIe Reich des origine à la chute », tome 2.) - Les délégués sont donc conduits dans le wagon historique, où les attendent Hitler, Göring, Rudolf Hess, von Ribbentrop, le grand amiral Raeder, les généraux Keitel, Jodl et von Brauchitsch, ainsi que l'interprète, le Dr Paul Schmidt. Le Führer écoute Keitel lire le préambule des conditions d'armistice : "C'est après une résistance héroïque que la France a été battue. Dans ces circonstances, l'Allemagne ne désire pas donner aux conditions de l'armistice un caractère humiliant à l'égard d'un adversaire aussi brave." Après quoi Hitler se lève, salue le bras tendu, et quitte le wagon. A peine dehors, il s'exclamera : "Pour la France, les années grasses sont finies !" - C'est le général Keitel qui lit aux Français les conditions d'armistice : + L'Allemagne occupe les 2/3 du territoire français, y compris la côte atlantique jusqu'à la frontière espagnole. Le gouvernement français conserve sa souveraineté sur le reste du territoire. + La question de l'Alsace-Lorraine n'est pas abordée. + Les armées françaises de terre, de mer et de l'air devront être désarmées, sauf les forces nécessaires au maintien de l'ordre (100.000 hommes). Toutes les fortifications seront livrées. + En revanche, ni la livraison de la flotte française, ni l'occupation de l'Empire, ne sont exigées. Un malentendu tragique va toutefois surgir entre Français et Britanniques à propos de l'article 8, dont voici le texte intégral : "ART. 8. - La flotte de guerre française, à l'exception de la partie qui est laissée à la disposition du gouvernement pour la sauvegarde des intérêts français dans son empire colonial, sera rassemblée dans des ports à déterminer et devra être démobilisée et désarmée sous le contrôle de l'Allemagne ou respectivement de l'Italie. La désignation de ces ports sera faite d'après les ports d'attache des navires en temps de paix. Le gouvernement allemand déclare solennellement qu'il n'a pas l'intention d'utiliser pendant la guerre à ses propres fins la flotte de guerre française stationnée dans les ports sous contrôle allemand, sauf les unités nécessaires à la surveillance des côtes et au dragage des mines. Il déclare en outre solennellement et formellement qu'il n'a pas l'intention de formuler des revendications à l'égard de la flotte de guerre française lors de la conclusion de la paix. Exception faite de la partie de la flotte française à déterminer qui sera affectée à la sauvegarde des intérêts français dans l'empire colonial tous les navires de guerre se trouvant en dehors des eaux territoriales françaises devront être rappelés en France." Dès qu'il a connaissance des termes de cet article, le gouvernement français fait soumettre aux Allemands un contre-projet : le "contrôle" ne porterait que sur le débarquement des munitions, et les bâtiments de guerre seraient désarmés à Toulon ou dans les ports français d'Afrique. Pour des raisons de prestige, les Allemands n'acceptent pas de modifier leur rédaction. Mais ils ne repoussent pas le principe d'un stationnement général en zone libre ou dans l'Empire. Il ne s'agit là, dit le général Keitel, que d'une mesure d'application à soumettre aux Commissions d'armistice, organismes permanents chargés de résoudre les problèmes posés par l'application des textes. Ce sera la première mission de l'amiral Michelier à Wiesbaden et de l'amiral Duplat à Turin. Dès le 30 juin, le principe sera acquis d'une démobilisation de la flotte dans les ports de zone libre ou d'Afrique. Ainsi le gouvernement français pouvait-il penser que les Anglais auraient la certitude que nos principaux bâtiments de combat resteraient hors de portée des forces allemandes et italiennes. Ce en quoi il se trompait, comme nous le verrons. Le paquebot "Massilia" : un piège pour quelques hommes politiques trop confiants. Hitler, triomphant, le 21 juin 1940, dans la clairière de Rethondes. Les délégations française et allemande, dans le fameux wagon.
  7. Ça ne serait pas totalement impossible... si on avait 200.000 hommes, un millier de chars et autant d'avions à envoyer sur place. Autant dire : ne rêvons pas. J'exagère un peu, aux mains d'un gouvernement énergique la moitié de ces forces suffirait. Peut-être même le quart. Mais voilà, sans parler des hurlements de la classe politique française, que diraient la commission de Bruxelles, l'ONU, Washington, Moscou et son larbin Assad etc. La "politique de la canonnière" n'est hélas plus dans nos possibilités. Il nous reste l'argent (mais on est fauchés), l'humanitaire (ça on sait faire) et surtout les belles paroles (aucune pénurie en vue dans ce domaine, et nous avons des stocks d'indignation pour 100 ans). Les Libanais devront s'en contenter. S'il existait une Europe politique et militaire, les choses seraient un peu différentes, mais ça encore c'est un rêve.
  8. Gouderien

    explosions à Beyrouth

    Ça existe encore "l'armée libanaise", ou c'est juste une branche du Hezbollah?
  9. Gouderien

    Ca va chez vous ??

    Chez moi j'ai 26°, stores baissés... et ça me semble amplement suffisant. Par contre dehors au soleil ça doit approcher les 40, voire plus. Cette canicule ne pourra pas être aussi pénible que celle de l'année dernière, parce que la saison est déjà bien avancée, et donc les journées sont plus courtes.
  10. Gouderien

    explosions à Beyrouth

    Ça c'est de l'antisémitisme ET du trollage.
  11. Gouderien

    explosions à Beyrouth

    On te connaît. T'es le genre de mec, quoi qu'il se passe, ça ne peut être que de la faute des Juifs. Je t'ai déjà signalé à la modération pour antisémitisme, je suis tout prêt à recommencer.
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