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Prude reine clone


Tequila Moor

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… puis s'en sont allés, reniant leur passé. Las, nous en sommes à l'heure, guettant la hantise du tueur. Luttant contre la torture, l'indéniable futur : ce qui peut arriver demain, réduit à un assassin. Comme des mouches sur du fiel ne se brûlent qu'à la lanterne, et s'éveillent tel un guerroyer d'argent, avec en présent ce marché présent. Beau pied d'estal, d'estoc ou de taille : stèle hydromel ou aussi zébu zébré, belles ailes.

Ainsi souffrotons à pâmoison que dans l'ombre puissent se fixer ces unions : voulant crever telle la rebelle, qui se dresse et se fige telle d'arrêt, belle d'appel. Chercher ailleurs l'irradiement, d'à larmes du tant zen, des amants : souffrir de n'être qu'un sourire, pour les autres un rire en point de mire. Sur son âme on fixe en solitude une de ces lames affûtées en altitude. Incorrectude. Et si la musique se souille à l'heure I des fix – chaleur, bonheur – on saura retrouver ce silence soudain pour jouir à nouveau de lendemains, qui s'excitent et s'agitent comme des catins, lourdes de tendresse et de refrains.

Nous, avides, décrire les lignes satyres des violations du mépris, car désir de voir dans vos yeux – ces éructations infinies – chavirer d'autres sensations : sensuelles et de miel, comme un essaim d'abeilles qui se nouent, s'immobilisent puis en ce lit dépérissent ; nuée qui le lie, océane, en un silo diaphane et de blés et d'avoines. Où, d'infidèles déplaisirs sensoriels ?

Ça chavire : inutilité et futilité, autant de maux que signent et sortent signifier les damnés, naïfs qui se noient dans l'atrabile comme d'autres s'enfuient dans la foi. Or, Céline, Staline, les salauds m'adrénalinent et l'écart-type me fait crier pour qu'elle revienne.

Ha ! D'avoir, si l'existence s'exempte d'avérée souffrance, mais non d'une patiente langueur poisseuse qui s'évente à l'heur de la faucheuse. En rouge ou blanc, noir pour la paix qui t'irrite, qui s'entête et gravite, si rapide en ta fuite. Que tu cours loin devant, insensible au beau temps, mon moment : beauté immaculée créée en cet été.

Visions d'une nuit pleine lune où chaque un dans sa chacune, chat qu’une en son chacun : fouillés, ravis, s’accorder l'eucharistie… On s’y donne, car offrir est d'un accomplir sans avenir : sera-ce cela toujours, à l'alentour, la vigne des vautours ?

3 Commentaires


Commentaires recommandés

Le 12/12/2021 à 11:15, Etaine a dit :

Et c'est beau dans sa complexité sensorielle, mais c'est injustement triste cette réalité de fond.

Toujours très bien écrit.

Que dire, j'admire, merci.

Merci. :) En fait, ce texte n'a pas de réalité de fond bien définie : si c'était une peinture, je le classerais dans l'expressionnisme abstrait. Mais je ne connais pas l'équivalent en littérature...

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Le 12/12/2021 à 20:35, Tequila Moor a dit :

Merci. :) En fait, ce texte n'a pas de réalité de fond bien définie : si c'était une peinture, je le classerais dans l'expressionnisme abstrait. Mais je ne connais pas l'équivalent en littérature...

Qu'importe l'équivalence, puisque tu l'inventes.

Les précisions de l'auteur sont toujours utiles, car les perceptions du lecteur sont la plupart du temps subjectives ^^.

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Invité
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