Don Juan

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À propos de Don Juan

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    Forumeur inspiré
  • Date de naissance 02/05/1955

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    Dans la forêt
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    Condition humaine

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  1. Étonnant ! Vous l'aviez dans votre mémoire ?
  2. Lorsqu'on ne fait que jaser, réfléchir, oui mais à partir de quoi ? D'opinions toutes faites, de clichés, de choses lues ici et là écrites par des gens qui ne parlent pas d'expérience ? Dix sept ans de pratique des forums m'ont appris à économiser les mots sur des sujets aussi délicats que celui-ci, le travail est trop fastidieux, il faudrait redéfinir des termes, démontrer la pauvreté des concepts et je ne suis pas du genre à parler pour mon propre plaisir. Tu sais bien qu'il y a fort peu de chances que l'on parvienne à parler du même objet, chacun va y aller de son "idée", de ses confusions et si l'on émet l’idée d'une nécessité d'agir ou de s'exprimer d'une position qui se situe en deçà de l’intellectualisme généreux et bruyant pour dire quelque chose d'un peu censé à propos de la conscience, d'autant qu'avant que beaucoup ne comprennent qu'il ne faut pas faire de confusion entre la faculté d'être conscient et les phénomènes de la conscience qui nous font voir, je devrais dire "apparaître' plutôt que voir, une réalité du monde parmi tant d'autres possibles. À savoir donc, veut-on parler du conscient ou des phénomènes par les quels la conscience s'assemble ? Mais je crains que dans un cas comme dans l'autre, je considère l'os trop précieux pour me mettre à le ronger ici.
  3. Mon dieu, pardonnez-leur !
  4. Je crains que vous ne sachiez que peu de choses du sujet dont vous voulez parler; Ah mais oui bien-sûr, c'est dans les livres que l'on apprend des choses sur la conscience. Vous avez peut-être l'expérience de vos sujets pour ce qui concerne le phénomène physique, comme tout le monde, mais celle-ci ne s'est pas transformée en expérience intellectuelle.
  5. L'évidence n'est pas l'apparence.
  6. Nous ne parlons pas de la même chose probablement, mon éthique est un code, un code qui détermine mes "choix" à un niveau purement intellectuel, comme le code des samouraïs il peut être personnel même lorsqu'il s'inspire de ce qui existe déjà ou a existé. Comment était réglementée la morale des personnes qui ont participé aux destructions massives, aux génocides ou celle de GI (ou des soldats de toute autre armée) qui ont commis des atrocités sur des enfants, des femmes, des vieillards au Vietnam ? Ce que l'on "ressent", ou comme je l'exprimerais autrement, ce que l'on pense avec le cœur (le cœur étant une image) est une programmation mentale, un conditionnement si vous préférez. Cela est votre position, ou du moins on peut leur accorder qu'ils respectent une certaine éthique, ce que personnellement je ne pense pas exact. Encore une fois, vous faîtes allusion à une éventuelle éthique de société, comme je le disais plus haut, l'éthique est pour moi une affaire personnelle, ce qui ne signifie pas que j'ignore les grands traits d'une éthique populaire, ce qui ne signifie pas que par civilité, convenance, ou obligation, je ne serais pas parfois tenu de la suivre, mais elle restera l'éthique des autres, fussent-ils les plus nombreux. La conscience est ici et seulement ici, une affaire de débat entre mon "moi" identifié et ses valeurs attachées, si je ne respecte pas mes valeurs, à un moment précis, il y aura "procès" en mon esprit, "procès" de mes propres actes ou pensées, mais nous ne parlons pas de la conscience qui n'a pas de rapport descendant avec l'esprit, mais qui est au cœur des phénomènes de perception, ces dits phénomènes sont pour moi actifs en-deçà, au-delà et par deçà toute activité de mon intellect. La conscience n'étant pas le sujet, cela fait une raison sérieuse pour que je ne m'étende pas sur ce point, mais si la conscience était le sujet, il est fort probable que je m'abstiendrais, tout cela pour dire quoi ? Que la conscience est toute autre chose pour moi que ce que vous vous représentez. Bien à vous.
  7. Cette conscience là est pur produit de l'intellect, je distingue le bien du mal, parce que ma base de données me le permet, si je suis conditionné autrement, cette conscience là ne voit pas le mal et le bien de la même façon. Je me fais une toute autre idée de la conscience.
  8. Non, ce n'est pas une affaire de logique, si j'ai besoin de penser pour définir mes critères, je n'ai pas besoin de penser pour connaître que ce que je fais est bon ou mauvais, cela se pense en moi et sans moi. Est-ce cela que vous appelez "conscience" ?
  9. C'est bien ce que disait, chacun investit le mot comme il le peut. Un sentiment qui évalue, pour moi, ceci n'a pas de sens.
  10. Parce que vous jugez sans participation de votre intellect ?
  11. M'enfin ! Qu'est-ce qui ne relève pas de l'intellect ? Ne sommes-nous pas en train de parler ? D'échanger des points de vue, des idées, des croyances, des sentiments ? Le mot "sentiment" est un mot "pourri", il n'y a pas deux personnes qui parlent de la même expérience en évoquant ce terme.
  12. Les curseurs de la morale ont bougé à presque toutes les générations depuis au moins deux millénaires, notre société n'est pas en pleine mutation, ni en demi mutation, ce ne sont pas les aspects de sa morale qui peuvent faire muter une société, ou alors nous ne donnons pas le même sens à ce mot.
  13. L'éthique est une affaire individuelle avant tout, ne comptez pas trop sur les éthiques collectives, elles se font aussi vite qu'elles se défont. On ne partage ses raisons d'agir avec personne aussi bien qu'avec soi-même. Citez-moi une société en pleine mutation.
  14. L'éthique sera donc un ensemble de règles qui définit les formes et limites d'un comportement, ce qui est considéré comme acceptable ou non. La morale sera un ensemble de règles qui définit le bien et le mal, ou le bon et le mauvais, ce qui est considéré comme acceptable ou non. Alors si la morale dit ce qui est bon on pas, je ne suis pas censé suivre exclusivement tout ce qui sera considéré comme bon et je ne suis pas censé suivre exclusivement ce qui sera considéré comme mauvais, je peux donc choisir pour établir les règles de mon éthique comme je choisi le menu sur la carte, un peu de ceci, un peu de cela. Une éthique ne peut donc pas se dessiner sans morale, c'est à dire sans choix sur la carte des bien et des mal. Pas d'éthique sans morale. Si j'agis en suivant des règles précises selon des critères définis par une morale j'ai donc une éthique, donc il n'y a pas de morale sans éthique.
  15. Sur quelle définition de l'éthique et de la morale faudrait-il se baser pour te répondre ?