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zenalpha

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À propos de zenalpha

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    Agitateur Post Synaptique
  • Date de naissance 12/09/1968

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    Homme
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    Lille (59)

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  1. Descartes nous dit "je pense donc je suis" et pour le proposer de manière universelle, il a fait un exercice de réflexion, de raisonnement. Je peux penser que les flamands roses sont verts et que les éléphants ont des ailes, la pensée est libre même si inconsciemment nos pensées empruntent quand même des domaines d'expériences connues... Bachelard disait que la science, c'est penser contre son cerveau Donc sortir du bon sens et des truismes qui s'imposent naturellement Oui, la pensée n'est pas uniquement rationnelle, c'est sa force et ses limites Penser sans raisonner est sans doute aussi con que raisonner sans penser Il y a le vent qui souffle dans les voiles et le gouvernail qui suit un cap Sinon on reste un bateau ivre de ses propres maux.
  2. Très intéressant et bien écrit. Mais la raison, ce n'est pas la culture. Et l'Art n'est pas qu'une pensée raisonnable. Si je devais trouver un point commun de nos 2 approches pour les dépasser par une synthèse, il serait sûrement quelque part dans ce texte de Nietzsche dans humain trop humain, lu avec talent en début de conférence de Klein
  3. zenalpha

    Le cas professeur Raoult

    S'il a raison il a quand même eu tort Et s'il a tort, il a tort Si le tort tue, le sien serait tortueux Voila mon analyse
  4. Hello En fait, on attribue souvent à la philosophie cette idée que ce serait l'art de penser par soi-même. Et c'est sans doute une des définitions les plus fausses qu'il m'ait été donné de croiser. La philosophie, c'est aussi voire surtout l'art d'affuter sa propre pensée... au travers de ce que d'autres ont beaucoup plus pensé et souvent mieux pensé que nous mêmes. C'est accepter des points de vue différents, les digérer, les croiser... En ce sens je crois à l'écrit comme Feynmann le concevait à savoir un moyen de structurer et de simplifier sa propre pensée. Ce qui se conçoit bien s'exprime clairement.. Mais je ne crois pas aux vertus de la dynamique de l'écrit pour l'écrit parce qu'entre penser, donc se challenger, avoir une rigueur de méthode et opinioner sur des a priori invérifiables en tartines, le gap est profond. Internet est un exhutoire La recherche de vérité se transforme en recherche de plaisir et l'explication se transforme en monologues. Il n'y a plus cette recherche de savoir comment nous savons ce que nous savons en dressant des murs de connaissances des gouffres d'inconnus Mais il y a une dynamique masturbatoire du réseau social Croire est un a priori non démontré et parfois non demontrable Penser est une recherche d'objectivation externe a sa croyance pour la challenger sur des bases rationnelles Une méthode ou une logique normalement a recherche de portée universelle De mon point de vue...
  5. zenalpha

    Le cas professeur Raoult

    Note que si en diagnostiquant bien, l'HCQ pourrait être inutile. Reste qu'en diagnostiquant mal, il pourrait avoir soigné malgré lui l'arthrite ou le paludisme. Je pense que si le traitement est mauvais un mauvais diagnostic laisse encore une chance d'être efficace
  6. zenalpha

    "Dieu" ?

    Le ridicule ne tue pas. Tout ce qui ne tue pas rend plus fort. Donc le ridicule rend plus fort. C'est ma seule ligne de conduite.
  7. zenalpha

    Le cas professeur Raoult

    Note que m'associer...à une pure vérité...donnerait plutôt du crédit au reste de mes énoncés
  8. zenalpha

    Le cas professeur Raoult

    Fondamentalement non, bien sûr que non. Et c'est bien parce qu'on oublie que la science, c'est un corpus de connaissances toutes falsifiables....qui se prêtent toutes à la possibilité de pouvoir les challenger et de les mettre à defaut (la refutabilité) qu'on tombe dans le pur dogmatisme "on a raison" / "ils ont tort" Il a pour moi 3 raisons : La première chez Raoult est une assurance en ses capacités de cognition qui dépassent la nécessaire mesure à avoir sur la puissance des...biais cognitifs C'est entendable dans l'urgence, c'est difficilement audible dans le temps scientifique nécessaire pour la démonstration C'est le biais tête de melon La seconde, dans notre société, c'est la confusion entre la croyance que l'on a et la connaissance qui s'impose, et donc les gens ont un avis sur tout. Du reste, moins ils connaissent et plus l'assurance en soi est forte. Il faut être expert pour cerner ce dont on est certain et ce qu'on ne sait pas encore. C'est l'effet Dunning Kruger Le troisième, c'est un contexte politique extrêmement populiste qui soutient que ce qui serait "vrai" est ce qui ressort du "bon sens" et de l'expression populaire C'est particulièrement vrai chez un Trump C'est l'effet post truth Et ça conduit à "on a raison", "ils ont tort"...comme si la démonstration etait une affaire d'opinion et de clairvoyance Indépendamment de ses compétences pro...indépendamment même de sa dénonciation d'un système de lien d'intérêt ou il est d'ailleurs très actif pour se subventionner...c'est l'oubli total de cette démarche scientifique que je reproche chez Raoult Surtout a l'heure ou l'urgence est passée. Ce n'est pas la politique de Veran qui est ici validée...c'est la posture du scientifique
  9. Je ne partage pas. Nous sommes à l'inverse passé dans une société qui "croit penser" et qui ne "pense pas"...qui piaille et qui opinione au mieux. Il y a des grandes confusions entre croyances et connaissances, entre doute raisonnable raisonné et dogmatisme aveugle, entre prise de risque nécessaire et léthargie du principe de précaution douillet. A mesure qu'on prend plaisir dans ses opinions, au moins on connaît ses sujets et plus on se croit expert en tout sans douter de ses immenses lacunes L'effet Dunning Kruger mélangé au post truth et au buzz du petit populisme, voici le résultat de la culture de l'écrit à celle du like sur le net. Simplement, la tête dans le guidon chacun croit que cette idiocratie est une démocratie
  10. zenalpha

    Le cas professeur Raoult

    Voici plutôt une saine posture sur ce sujet.
  11. Celà revient à se demander quelle différence on assigne entre la pensée et l'intellect. On pourrait aussi se demander quelle différence on assigne entre un penseur et un philosophe. Et à mon sens, on est sur des notions extrêmement proches axées sur le dégagement du sens. Simplement l'intellect est un processus, la pensée renvoie a une forme d'intimité pouvant s'ouvrir à d'autres mécanismes tels que le sentiment ou l'intuition et le philosophe renvoie à la reconnaissance des pairs sur une discipline propre à ces pensées et à cette étymologie de sagesse. En réalité, un intellectuel, un philosophe ou un penseur sont censé faire un appel à la raison afin de dégager du sens. Le monde est rationnellement compréhensible au moins en partie.
  12. zenalpha

    "Dieu" ?

    Je te conseille "le monothéiste dans toute sa splendeur" Aux éditions plombs (dans l'aile, pas dans la tête...ou au sens propre peut-être)
  13. zenalpha

    "Dieu" ?

    Les couscoussieres volantes. Il a plus trop la foi
  14. La méritocratie est un vrai problème pour le talent naturel Si seul le résultat compte peu importe le mérite
  15. zenalpha

    "Dieu" ?

    Cela me ramène à cette pensée de Desproges "Dépourvue d'âme, la femme est dans l'incapacité de s'élever vers Dieu. En revanche, elle est en général pourvue d'un escabeau qui lui permet de s'élever vers le plafond pour faire les carreaux. C'est tout ce qu'on lui demande." Je pense qu'il a tort concernant la femme même si c'est bien marrant, mais pas concernant l'escabeau quand on lui associe une quelconque élévation du débat Je pense @Maroudiji comme celui qui a fait l'ascension si haut qu'il se trouve libéré de son escabeau, accroché au plafonds par son pinceau. Le paradis est peut être ici bas.
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