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Arkadis

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  1. Arkadis

    Philosophons

    Albert Einstein ne croit qu'à un Univers statique et, malgré les travaux de Hubble qui décrivent une expansion de l'Univers, il tentera jusqu'à la fin de sa vie de restaurer la possibilité d'un Univers sans histoire , c'est-à-dire sans origine, ni fin, manière de restaurer un Univers éternel sinon statique. Einstein reprenait à son compte la vision de Spinoza dont la philosophie prend place dans un Univers-Nature-Dieu éternel. En 1964 Arno Panzias et Robert Woodrow Wilson découvrent l'existence du fond diffus cosmologique : la vision d'Einstein est erronée, la vision de Lemaitre est confirmée. L'Univers a une origine et une fin, même si cette origine et cette fin peuvent ne pas être absolues (il peut y avoir une autre phase avant cette origine et une autre phase après cette fin, mais il y a bien une tranche d'histoire, un développement que nous pouvons décrire). Mais en Europe continentale, en France en tout cas, nous continuons de vivre dans une vision statique de l'Univers, Spinoza et Einstein continuent de régner en maitres. Nous vivons dans une maison commune, au chaud dans un Univers éternel, il n' y a que le monde sublunaire qui va mal, mais patience nous finirons par trouver l'harmonie ici-bas qui se conjuguera avec l'harmonie d'une Nature-Dieu éternelle. J'ironise mais je suis bien sûr moi aussi immergé dans cette culture pépère de la vieille Europe. C'est pourquoi quand je lus le livre de Brian Greene, "Jusqu'à la fin des temps" dans lequel le physicien américain explore toutes les évolutions possibles de l'Univers, lesquelles, toutes, impliquent la fin de l'humanité comme celle de ce que nous appelons la Vie, je me suis mis en colère. Cet homme ne pouvait qu'être de mauvaise foi. Je me suis aperçu, en faisant des recherches, que la France était désormais marginalisée sur le plan culturel. Bien des ouvrages scientifiques actuels ne sont plus traduits en français. Nous nous replions sur nous mêmes. Nous continuons de vivre dans une image d'un Univers surannée. D'autres études essentielles, notamment en neurosciences, les ouvrages d'un Patrick Haggard par exemple, ne sont pas non plus traduits en francais. Nous continuons de vivre dans cette idée que le Moi est le Roi de l'Univers et que la Conscience flotte quelque part dans l'Espace. Nous vivons au chaud dans une maison isolée. Aujourd'hui je ne pense plus que Greene soit un imposteur. J'accepte de faire face à cette réalité telle que décrite par les jeunes chercheurs en cosmologie : l'évolution de l'Univers ne permettra plus ni l'existence de l'être humain ni celle de la Vie, telle que nous nous la représentons. Toutefois cet affrontement avec ce qui apparait dans un premier temps inacceptable ne vaut que pour ceux qui ne croient pas en Dieu. Les croyants s'en sortent mieux puisqu'ils ont déjà intégré, à travers leur idée du Jugement dernier, que l'Univers dériverait vers un destin funeste. Ils voient l'Univers comme une matrice. Cet Univers a donné naissance à l'être humain, l'élu de Dieu, et maintenant l'Univers peut dériver comme une matrice inutile. L'être humain s'échappe de l'Univers grâce à son âme immortelle qui rejoindra le royaume de Dieu (encore qu'il y a un jugement à la fin, savoir qui est sauvé et qui ne l'est pas). Les croyants sont complètement éblouis par cet Univers qui, pour donner naissance à l'être humain, a dû respecter des conditions si extraordinaires que sans conteste Dieu est intervenu. D'autres croyants, plus au fait des découvertes en cosmologie, développent une autre vision. Ceux là se disent qu'il est bizarre que Dieu ait dû créer 2000 milliards de galaxies pour parvenir enfin à créer l'homme dans une seule galaxie. Dieu serait il éminemment maladroit ? Ceux là rendent à Dieu une certaine adresse en imaginant que la vie est partout présente dans l'Univers. Ca tient la route un tel raisonnement. L'être humain n'est plus le seul élu du coup mais, bon, il faut être généreux et savoir partager. Reste ceux qui ne sont pas croyants. Ceux là ne croient pas en l'existence de l'âme, ni au jugement dernier, etc. Il leur faut faire face à un destin pour le moins difficile à affronter : l'extinction du genre humain, l'extinction de la Vie. Cet affrontement est largement décrit dans les cercles des jeunes cosmologistes américains, canadiens, britanniques et sans doute français aussi mais ceux là sont plutôt silencieux. De cet affrontement il devrait se dégager une nouvelle philosophie.
  2. Les guerres ont le plus souvent des causes très terre à terre...Comme par exemple, justement, la possession de la terre. Le premier qui a dit : "Cette terre m'appartient" a engendré les futures guerres dixit Rousseau. La possession finit par engendrer des conflits d'intérêts. Il y a aussi la guerre pour l'accès aux ressources naturelles...Bref il y a des causes assez triviales avant qu'il y ait des causes plus sophistiquées. Dire que nous tendons indubitablement vers une fusion sociale peut aussi être considéré comme un biais cognitif : penser que nos souhaits vont forcément se réaliser parce qu'ils sont construits autour de notions que nous croyons objectives, comme la notion d'évolution. Pourtant cette évolution ne tient pas compte de nos souhaits. Chaque jour le démontre. Nous passons de l'universalisme, en ce moment, à des fractures claniques. Le second principe de la thermodynamique heurte notre désir d'éternité à tel point que les soviétiques ont jugé que ce principe (qui prévoit la mort thermique de l'univers) était un principe bourgeois (un principe construit par l'occident bourgeois pour nier la possibilité d'une société communiste). Il est possible, il est vrai, de nier les considérations scientifiques ou anthropologiques ou toutes autres qui ne correspondent pas à nos souhaits, bien sûr. Pourquoi ne pas les nier ? Si cela nous permet de mieux vivre, avec un optimisme solide, dès lors que cette négation ne nuit à personne. C'est plutôt l'adverbe "indubitablement" que je critique finalement dans votre expression de vos souhaits. Les souhaits ne peuvent pas être "indubitables". L'idée d'une convergence vers un gouvernement mondial a été soutenue dans les années 80, surtout par les trotskistes. Trotski et la révolution mondiale avec pour horizon l'avènement du communisme, à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses capacités. C'est un souhait que j'aimerais partager avec vous. Mais ce que je souhaite ne peut pas prétendre être une intuition. C'est cela le biais cognitif : prendre nos souhaits pour des intuitions...vraies.
  3. Arkadis

    Philosophons

    Benoit Bréville, historien et journaliste, écrit dans le Monde diplomatique n° 866 de mai 2026, que la convention pour la prévention et la répression du crime prohibe l'"incitation directe et publique à commettre un génocide". Pour le philosophe Mathias Risse [C'est Bréville qui cite] c'est même "l'un des accompagnements majeurs de l'ordre juridique international issu de la seconde guerre mondiale. Celui-ci repose sur la reconnaissance du fait que le discours de la destruction civilisationnelle n'est pas seulement le symptôme de l'atrocité, mais l'un de ses instruments". Pourtant quand Trump déclare dans un tweet "Une civilisation va mourir ce soir, pour ne jamais renaitre" il y a peu de réactions. Quand l'Iran menace de détruire Israël nous nous mobilisons pour l'empêcher de se doter des moyens de passer à l'acte. Dans l'ordre de nos positions morales nous sommes logiques avec nous-mêmes. Mais quelle est notre position morale ? Elle s'enracine dans l'universel : il ne peut pas être admis qu'un Etat menace d'en exterminer un autre. Pourtant quand un occidental menace de détruire une civilisation qui ne lui est pas apparentée, lors même qu'il en a les moyens, nous ne réagissons pas, ou peu. Tout se passe comme si le scandale, concernant l'Iran, n'était pas que l'Iran menace de détruire un autre Etat, mais qu'il menace de détruire Israël. Après tout s'il menaçait de détruire un autre Etat, un Etat qui ne fasse pas partie de notre bloc occidental, peut-être ne réagirions-nous pas. Ce passage d'une morale universelle à une morale clanique se fait doucement mais sûrement. Est-ce que Trump passera à l'acte ? "Trump va t il détruire l'Iran ? A suivre en direct sur BFM TV" cite Bréville. Cette destruction ne semble pas émouvoir outre mesure. Ce pourrait même devenir un spectacle. Bréville note : "En l'absence de toute résistance, ces mots ont fait leur œuvre. Ils ont repoussé la frontière du dicible et déjà commencé à tracer celles du possible." Mais les réactions claniques ou communautaires ne sont-elles pas des réactions spontanées ? Ce serait donc un retour à la spontanéité. La construction de positions morales universelles a demandé beaucoup de temps, beaucoup de réflexions, beaucoup d'efforts, et cette construction a pu paraitre souvent utopique. Peut-on réellement tenir longtemps une position morale qui passe par-dessus le désir de vengeance ? Kant pose l'impératif catégorique mais il pose aussi la nécessité de sortir de l'état de nature. Est-il possible de réellement sortir de cet état de nature ?
  4. Arkadis

    La vérité absolue.

    "Ne fais pas aux autres ce que tu n'aimerais pas qu'ils te fassent" est un attitude pratique, courante, spontanée. C'est évaluer les représailles possibles. Mais cette maxime ne suffit pas comme détermination de notre action sociale. Nous sommes conduits à agir aussi, de notre propre chef, dans nos relations avec autrui. Sur quoi nous nous fondons, sur quoi nous nous appuyons ? Il est possible que certaines personnes s'appuient sur leur conception de la vérité, sur ce qu'il convient de faire, a priori, dans les rapports avec autrui. Il y a par exemple l'impératif catégorique que nombreux suivent. C'est agir par devoir, en donnant à ce devoir une dimension universelle. La notion de devoir est bien sûr à débattre. Elle prend forme, dans notre esprit, au moment de l'éducation dispensée par les parents, les maitres, le milieu. Cette notion est tempérée par le souci d'universalité. J'agis par devoir mais je prends soin que mon action ait un caractère universel. C'est à dire : si chacun agit comme j'agis alors nous convergeons vers une harmonie ou au moins vers un consensus universel, c'est à dire un consensus qui rassemble l'humanité entière. C'est cette universalité qui explose en ce moment, sur le plan mondial, comme explose aussi le droit international. Il est désormais scandaleux qu'un enfant israélien soit massacré, et nous sommes d'accord sur ce point, mais il n'est plus scandaleux qu'un enfant palestinien soit, à son tour, tué. Il est scandaleux que les mollahs tuent des enfants, en Iran, mais ce n'est pas scandaleux que des enfants iraniens soient tués sous les bombes occidentales (je fais référence aux 150 jeunes filles tuées au début de la guerre contre l'Iran). Ce qui explose, devant nous, c'est cette tension séculaire vers l'universalité. Progressivement nous perdons le sens de l'universel. La porte se referme sur les intentions du siècle des Lumières. Cela ne signifie pas la fin de la morale (sociale). Mais cette morale se replie sur la communauté, la tribu, le clan, la famille. C'est une dislocation. Tout cela pour dire que nous ne parvenons pas à stabiliser une Vérité (sur le plan moral, sur le plan des rapports entre les personnes). Sur le plan de nos rapports personnels nous avons tous des a priori quant aux règles à respecter ou à faire respecter. Mais nous sommes sans cesse obligés de revoir nos certitudes car les rapports avec les autres, l'autre, ne cessent de fluctuer, de changer. Soit nous avons pour priorité l'entente avec l'autre, ce qui oblige à l'adaptation permanente, soit nous avons pour priorité la soumission à nos certitudes et les rapports avec l'autre deviennent plus difficiles, nous entrons dans des rapports de force. L'adaptation permanente ne signifie pas céder sur tout, il y a des limites que nous nous donnons, que nous devons, à mon avis, nous donner, des limites à ne pas franchir, mais entre ces limites et la rigidité de la Vérité absolue il y a un vaste espace qui permet de vivre ensemble.
  5. Arkadis

    Philosophons

    Je regarde ces montagnes où je vois, à partir de la Lune, la Terre surgir au-dessus de l'horizon. Planète bleue, fragile, extraordinaire, où ce que nous appelons la vie est apparue, où l'être humain est venu. C'est un moment fantastique qui ouvre sur l'émerveillement, sur la religiosité même, le mysticisme. Pourtant si j'accélère le temps humain, alors je vois la planète s'éteindre, et s'éteindre avec elle l'être humain et la vie. Ce sort attend toutes les planètes et étoiles de l'Univers. Pour la Terre il nous resterait environ 5 milliards d'années, beaucoup moins selon d'autres physiciens qui placent l'extinction de la vie dans un milliard ou deux milliards d'années, puisque le soleil, dont la luminosité ne va pas cesser de croitre, va finir par évaporer tous les océans. L'être humain pourrait même disparaitre plus tôt, dans 250 millions d'années, avec la dérive des continents qui engendrera la Pangée Ultima considérée par certains géologues comme invivable pour les humains. A moins que nous disparaissions encore plus tôt, sous la furie des guerres que nous chérissons ou dans l'étuve que nous construisons opiniâtrement ou sous la lassitude d'un monde social à jamais changeant, jamais stabilisé, les humains, fatigués, pourraient bien ne plus désirer se reproduire. Quelle que soit la cause nous disparaitrons, la vie disparaitra. Ce qui disparait aussi c'est le mythe d'une Nature éternelle, permanente, c'en est fini des cadres dans lesquelles pratiquement toutes les philosophies ont fleuri. La Nature de Spinoza n'existe que dans son imaginaire, le sage recueilli devant la beauté des vallées et des monts s'endort dans un phantasme. Tout ce que je vois là, qui m'apaise pourtant, sera pulvérisé, ce coteau, ce bois, cet océan. Rien ne dure dès lors que nous parvenons à franchir tous les temps. Katie Mack, la cosmologiste américaine, auteure de "Comment tout finira" raconte que, dans les conférences qu'elle donne sur ce sujet, certains auditeurs se mettent à pleurer. Si accepter les attendus des scientifiques ne va pas sans difficultés, sans déprime parfois, pourtant, si je laisse reposer doucement en moi ces visions, alors je franchis cette phase désolée et je me rends compte que les pleurs en question sont ceux de personnes que ce dévoilement cosmique heurte dans leur culture, leur représentations usuelles. Peut on bâtir une nouvelle façon de "voir" dans un monde qui pulvérisera toutes les œuvres, toutes les structures vivantes, organisées ? Oui. Mais il faut du temps. Il faut renoncer à la notion de sens, renoncer à notre survie, renoncer à la mystique de la beauté devant une Nature qui n'a pas les attributs que les philosophes, les artistes, les religieux lui donnent, renoncer à beaucoup de choses. Dans le même moment, quand l'infirmière me fait obstacle au moment où je veux accompagner J. dans sa chambre, je me cabre, une violence froide, intense, je cède pourtant et l'infirmière en rira ensuite avec J. Je suis pris dans un mouvement inconscient qui me fait me battre à fond, là dans ce moment, là, pour J., je suis tout entier dans le combat. Juxtaposition d'une vision d'un Univers pulvérisé et vision d'un danger pour J. qui prend, elle, la dimension de l'Univers, soudain. L'impermanence de toute permanence, et ma révolte contre cette réalité. Il reste donc la révolte et cela me fait penser à Camus, dans le mythe de Sisyphe qui constatant l'absurdité du Monde face à nos désirs, ne se soumet pas, il prône la révolte. La révolte c'est repartir à l'assaut, reconstruire quelque chose qui tient, même si ce quelque chose entérine ce fait que tout disparait, à la fin, que nous disparaissons à jamais, y compris celles et ceux que nous aimons, sauf cette ultime existence de poussière partout disséminée. A la fin il reste toujours quelque chose, l'ultime mystère.
  6. En effet pendant cette décennie, 60-70, nous vécûmes une révolution technique, culturelle, civilisationnelle dirai-je qui apporta un confort et des stimulations incroyables. Il y a un livre qui vient de sortir " 1966, année mirifique" d'Antoine Compagnon qui témoigne de cette étonnante époque. Un feu d'artifice qui bénéficia à tous, y compris les enfants nés à ce moment-là qui subirent beaucoup moins les attentions des parents, occupés à vivre cette révolution.
  7. Il y a un ressentiment, ou même un mépris pour les Russes qui précèdent le conflit Russie-Ukraine. Ce mépris, ce ressentiment, cette hostilité font partie de ces déterminations pour moi étonnantes (parce que pour moi inattendues) qui inspirent les rédacteurs. Ce n'est pas le conflit Ukraine-Russie qui intéresse, c'est comment utiliser ce conflit pour exprimer certaines passions.
  8. Arkadis

    Philosophons

    Il lui apparaissait que les conflits en cours, en Ukraine, en Palestine, en Iran nourrissaient des mondes inconscients chez le particulier. Quand un individu, vivant en France, exprimait son avis, son opinion sur de tels conflits, le lecteur avait face à soi une singularité. La personne signifiait une singularité, la sienne, elle ne disait rien ou pas grand chose, en fait, sur ces conflits. Ces conflits venaient nourrir des positions préalables, des sentiments a priori qui se réveillaient grâce à ces conflits. L'individu disait quelque chose de lui, uniquement de lui (ou d'elle). Il fallait lire en sachant cela, en sachant, que la parole écrite là, consciemment, était en fait déterminée par des mondes inconscients. Cela corroborait ce qu'il pensait depuis longtemps : la conscience était un fantassin, aux ordres d'autres entités. Ce n'était pas la conscience qui pilotait le monde, la conscience était un brave exécutant faisant l'interface entre les mondes inconscients (en général les sentiments) et la réalité, celle qui s'impose à soi quoi qu'on fasse. L'univers n'était pas régi par une Conscience, il était régi, s'il était régi, par des réalités qui déterminaient la conscience.
  9. Arkadis

    Philosophons

    La réaction de Luc Ferry lors de lors du rétablissement de la peine de mort pour les Palestiniens en Israël l'étonnait. Ferry ne comprenait pas qu'un Etat théocratique comme Israël institutionnalisait la peine de mort alors qu'un tel Etat se réclamait du Décalogue. Aliocha se rappelait cette discussion avec les cousins de son épouse, juive, auxquels il avait fait une remarque de ce style, ne comprenant pas leur désinhibition totale quant au fait de tuer des palestiniens en masse, dont des enfants. Ils lui avaient répondu en souriant, que l'Alliance de l'Eternel concernait le peuple de l'Eternel, les Hébreux. C'est dans le cadre de cette alliance entre un peuple et son Dieu que le décalogue avait force d e loi. Il était interdit de tuer un Hébreu, pas interdit de tuer un non Hébreux. Bien sûr il existe un mince frange de juifs qui tendent eux à l'universel, qui tentent de dépasser le cadre de cette alliance entre un peuple et son Dieu. Mais cette frange est bien mince, et nous la trouvons surtout dans la diaspora, dans des milieux extrêmement cultivés. Cette frange est aujourd'hui totalement marginalisée. Mais après tout Aliocha se rappelait qu' Anna Arendt aussi avait été marginalisée et traitée de "mauvaise" juive par la majorité des juifs.
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