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À propos de Arkadis
- Date de naissance 12/10/1980
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Comment est il encore possible d'agir, c'est à dire de peser sur l'évolution de notre monde ? Notre rayon d'action réel, au delà de soi-même, c'est la famille, le quartier, l'entreprise... Au delà de soi-même. Il est aussi possible d'agir sur soi, seul, en visant sa seule évolution personnelle. Dans ce cas nous nous enlisons me semble t il dans l'élaboration de représentations mentales destinées à être telles que nous nous y sentions bien. A l'intérieur. Si je veux être en accord avec moi la seule action possible que je puisse engager c'est l'action fondée sur la transmission. Le champ d'action pour ma part est alors la famille. A l'heure où mes enfants commencent à avoir des enfants je me rends compte qu'ils sont toujours en attente de leurs parents. Le plus jeune est plus complexe à comprendre, tout est dans le sentiment avec lui. Le sentiment voyage de conscience en inconscience et vive versa, c'est difficile d'agir de manière créatrice, sans faire d'erreurs. Quand il me tend son fils nouveau né je le vois dans une attente que je ne déchiffre pas tout de suite. Je comprends qu'il me demande d'accepter son fils, il attend que je transmette à son fils. Mon attitude va influer sur son attitude avec son propre fils. Je le rassénère, je prends son fils et le lui rend, je tente de lui dire : à ton tour de transmettre, je te confie désormais le soin de transmette. Il prend l'enfant, lui donne le biberon et je sens dans le regard qu'il porte sur son fils un amour qui me touche, c'est comme cela que commence la transmission, dans des actes de partage comme celui là. Donner le biberon ce n'est pas seulement participer aux taches du ménage comme le pense la belle mère c'est d'abord et surtout accomplir un acte d'amour entre l'enfant et le parent. L'acte de transmettre est somme toute délicat. L'ainé je suis obligé là aussi de deviner. De lever en moi toute résistance à son attente, ce n'est pas là non plus facile. Il semble choisir pour lui l'identité juive et je vois bien qu'il attend mon assentiment, plus, bien que je ne sois pas juif moi-même il attend que je l'instruise. La transmission entre sa mère, juive, et lui est fondée sur le seul sentiment. Il attend une transmission plus intellectualisée. Cela m'oblige à reconsidérer toute ma vision du judaïsme, il s'git maintenant de réussir à lui transmettre le meilleur de cette culture. Toutes ces actions peuvent paraitre microcosmiques. Mais au moins elles sont action dans le monde, elles participent à la création du monde.
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Si on vous demandait d'écrire un livre ....
Arkadis a répondu à un(e) sujet de Plouj dans Inclassables
J'ai déjà commencé ce récit...L'évolution des conditions sociales de vie depuis le milieu des années 50 et les interactions avec les individus, leurs ressentis. En me centrant sur mon expérience, dont une mère immigrée russe, née en Russie, un père français de souche, et celle de mon épouse, immigré juive du Maghreb, née au Maroc. Ces interactions entre une évolution globale sociale et les individus qui la vivent permet de mieux comprendre les états d'esprit d'aujourd'hui. Cela risque d'être une œuvre longue. -
C'est de la psychologie de comptoir ça, OK, il a dit une connerie, inutile d'en faire tout un plat et d'appeler papa Freud à la rescousse.
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La fermeture annoncée de Bétharram : Soulagement ou mépris des mômes victimes ?
Arkadis a répondu à un(e) sujet de Orian dans Inclassables
Intéressant. Donc des établissements comme ça, c'est uniquement la qualité des bâtiments dont vous vous rappelez ? Rien concernant les relations entre les moines et les enfants ? Ce "rien" me fait penser à votre relation à l'inconscient. Quand à Bétharram quand je passais devant dans les années 87 à 91 ça me faisait froid dans le dos. Tout le monde comprenait ce qu'il pouvait s'y passer. Je tremblais pour mes enfants rien qu'en passant devant. -
Dans une de ses vidéos que Todd émet en ce moment sur youtube il part du constat que les populations françaises sont aujourd'hui sur-éduquées et que cela les rend ingouvernables. Plus les populations font des études, notamment des études supérieures, plus elles tombent dans l'esprit critique, dans la déconstruction de toutes pensées, dans la relativité des valeurs, dans la défiance envers l'autorité, dans la destruction des croyances et mythes, dans une exclusive rationalité. Il y voit une menace pour la démocratie laquelle a besoin de croyances collectives, de mythes fondateurs, d'adhésion... Il incrimine surtout les savoirs des sciences humaines, sociologie, psychologie, philosophie. Il me semble qu'en effet la philosophie actuelle, en France, telle qu'elle est enseignée, participe à cette destruction des récits collectifs. Par exemple dans l'enseignement dispensé par Jostein Gaarder dans "Le Monde de Sophie" l'auteur apprend à une jeune fille que la philosophie grecque a su se libérer de la pensée mythique pour la remplacer par la pensée fondée sur l'expérience et la raison. C'est évidemment faux, les Grecs ont su garder leurs mythes fondateurs, ils ont simplement complété la pensée mythique par la pensée rationnelle. Je ne crois pas du tout comme Todd que cette disparition de toute pensée construite, de tout engagement créatif soit une conséquence de l'instruction croissante des populations françaises. Il y a des causes certes, mais tout autres. Si je prends la communauté juive française bien que super éduquée elle ne tombe pas dans le bavardage philosophique, ni dans l'impuissance à l'action. Et il me semble que la communauté musulmane française ne sombre pas non plus dans cette asthénie. Je remarque que ces deux communautés ont su garder et respecter leurs mythes fondateurs. Mais si j'essaye de faire un historique de cette impuissance, de cette stérilité des classes francaises au carré éduquées force est de conster que ça remonte à loin. Il y a eu un choc et une révolte culturelle face à l'ouverture aux marchés économiques mondiaux et aux nouveaux modes de production lentement diffusés en France par le néo-capitalisme de l'occident. Mais cette révolte n'a pas pu trouver un terrain à partir duquel résister. Les Français au carré subissent l'évolution mondiale des modes de production, des modes de management dans laquelle ils ne se reconnaissent pas culturellement mais sans avoir aucune idéologie sérieuse à opposer (stérilité conceptuelle et incapacité à la mise en oeuvre de nouveaux modes de production). Ils ont voulu dans le même temps qu'ils s'exposaient aux assauts idéologiques mondiaux (essentiellement américains) détruire leurs croyances religieuses, mais ce faisant ils ont remplacé leurs croyances par...rien. Ils sont enfoncés. Pour être honnête ils ont essayé de lutter en adhérant à des représentations communistes, socialistes ou nationalistes ( De Gaulle), mais ces représentations ont fait flop. Aujourd'hui ils sont nus et désarmés face aux puissances, aux empires qui émergent. Cette défaite cantonne au nihilisme, au narcissisme, à l'égoïsme. Mais il reste à se battre pour les enfants, et là, il est encore possible de continuer le combat en les armant.
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Il est possible que le vieillissement de la population française dite au carré soit un problème plus grave qu'il n' y parait. Nous sommes nombreux à vieillir. Et le risque c'est que notre vieillissement si nous n'y prenons pas grade finisse par provoquer le vieillissement moral des moins âgés et même des jeunes qui finissent par penser comme les vieux pour certains. Mais quel est le plus grand danger du vieillissement pour un pays ? Celui ci : l'incapacité croissante à agir ou à renouveler son action (action dans sa dimension créatrice) Les boomers (nés avant 65) sont classés dans cette catégorie de gens incapables d'action créatrice en raison surtout du fait qu'ils perçoivent une rente qui leur permet de ne plus se battre. C'est un peu dur, mais c'est vrai, sans le combat, la lutte et même la guerre (la guerre pilote l'univers, Héraclite) il n' y plus d'action créatrice nouvelle. De plus la frange de la population, de plus en plus mince, capable d'action créatrice doit payer les pensions des personnes devenues incapables d'action créatrice. Mais ce vieillissement touche aussi beaucoup les personnes âgées disons entre 50 et 60 ans qui agissent de manière mécanique, de manière répétitive, de manière routinière en attendant la retraite. La répétition aussi provoque la vieillissement mental prématuré. Le pays est en effet mal barré. Pourtant l'émigration tant décriée par le Français au carré apporte un espoir grâce à sa jeunesse. Pour ma part si je considère ce problème à ma dimension il n' y a qu'une action créatrice encore à ma portée : la transmission, il s'agit de trouver le vecteur de cette transmission. J'ai choisi d'enseigner les maths il y a quelques temps, bénévolement, mais je n'en peux plus, j'ai arrêté, cette transmission a fini par m'épuiser. Je dois trouver un nouveau vecteur de transmission, et finalement ce n'est pas pour moi que je dois trouver cela, mais pour mes enfants, pour tous les enfants. Ceux qui vont vivre après nous. J'admire mon amie ancienne prof de philo, qui, à 85 ans, ne se satisfait plus de philosopher, de lancer des mots, elle va chaque soir enseigner les enfants...Quand un enfant apprend alors le monde continue de vivre. Ca me rappelle un film Barberousse. Il faut que je retrouve dans ma mémoire la scène qui m'avait bouleversé.
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Ce n'est probablement pas dans le rayon philosophie qu'il sera possible de traiter de la différence entre Religion et Science objectivement. Il faudrait pour cela que la philosophie ait un soupçon de rigueur scientifique. Mais si la philosophie devient une sorte de langage spécifique où les mots sont prononcés en fonction de leur pouvoir émotionnel ou de leur pouvoir à faire rêver alors la philosophie devient ou magie ou religion. Elle réalise même ce tour de force : faire de la science une magie ou une religion en lui piquant ses propres mots. Chapeau.
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Le code de la conscience. Dehaene fait remarquer que l'on attribue à Sigmund Freud (1856-1939) la paternité de la découverte que de nombreuses opérations mentales se déroulent hors de notre conscience. Il écrit "en réalité il s'agit d'une légende que Freud lui même a contribué à forger". Marcel Gauchet en 1980 "Quand Freud déclare qu'avant la psychanalyse il était de règle d'identifier psychisme et conscience force nous est de constater que c'est rigoureusement faux" Au cours du XVIII et du XIX siècle les neurologues découvrent l'omniprésence dans le système nerveux de circuits inconscients. Gabriel Tarde (1843-1904) découvre l'imitation inconsciente (bien avant donc toutes les théories actuelles sur l'imitation). En 1899 Sigmund Exner, neurologue, écrit que nous ne devrions pas dire "je pense", "je ressens" mais plutôt "ça pense en moi, ça ressent en moi", bien avant que Freud théorise sur le "ça". Dans la lettre du voyant Rimbaud écrit "je est un autre" et spécule comme Exner : "on" me pense. Dehaene conteste le caractère scientifique des travaux de Freud qui se contenta de proposer des modèles métaphoriques de l'esprit. Vladimir Nabokov, dans Intransigeances " laissons les crédules et les vulgaires continuer à croire que toutes les infortunes mentales peuvent être guéries par une application quotidienne de vieux mythes grecs sur les parties intimes" A vrai dire ce qui me surprend à l'heure actuelle c'est que l'EN continue d'enseigner nos enfants en leur faisant croire que la notion de "l'inconscient" a été engendrée par Freud. C'est lier l'inconscient exclusivement au sexe, puisque telle était l'obsession de Freud, et cela me parait tout de même malsain. Mais ce qui me surprend le plus c'est que tant d'adultes en France en soient encore à croire que l'inconscient c'est le lieu des refoulements sexuels. Pour moi c'est stupéfiant une telle inculture. Pas seulement stupéfiant mais aussi inquiétant. J' y vois là encore les conséquences du formidable vieillissement de la population française. Bien sûr que les Français au carré vieillissent et meurent ce n'est pas important mais c'est leur influence sur la population jeune qui est inquiétante. Il y a intérêt à protéger nos enfants.
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Je reprends le livre de Stanislas Dehaene, "le code de la conscience" et je m'aperçois, en le relisant (je l'ai lu la première fois il y a dix ans) qu'il faut beaucoup de temps avant que des idées nouvelles finissent par faire leur chemin. Dehaene lui même finit par penser contre lui-même plus jeune, sans s 'en rendre compte, je pense en raison de son propre vieillissement. Cela confirme bien que le cerveau est avant tout un instrument grâce auquel nous pensons, nos ressentons, certes, mais un instrument quand même. Il suffit que nous ne le faisions plus travailler de manière idoine pour que nous ne soyons plus capable de penser ceci ou cela, un peu comme un genou privé de son cartilage ne peut plus exécuter tel ou tel mouvement. Le cerveau est surtout menacé de perdre toute souplesse comme un corps qui ne ferait plus d'exercice physique, et encore plus menacé de faire toujours les mêmes "gestes" par routine, par habitude. Il est possible de rencontrer des gens qui ont fait de sérieuses et solides études et qui pourtant sont incapables de souplesse cérébrale. Les études présentent ce danger que celui qui est sûr de ses connaissances, surtout lorsqu'elles ont été sanctionnées par un diplôme valant reconnaissance d'autorités morales ou sociales, finit par penser toujours de la même façon et surtout de ne plus être capable de remettre en cause ses connaissances. C'est ainsi que nous avons encore des personnes, âgées c'est vrai, qui forts de leurs études suivies il y a 30 ou 50 ans continuent de réciter leurs savoirs antiques, genre cette constellation absurde de la psyché avec le ça, le moi, le surmoi, etc. sans savoir qu'il y a belle lurette que tout cela a été jeté par dessus bord ? Comment se fait il par exemple qu'un ingénieur, âgé, pourtant resté compétent dans son domaine soit incapable de comprendre que le son ou la couleur soient des phénomènes "mentaux" qui n'existent pas dans la nature ? alors qu'un ado de 15 ans nul en sciences comprend immédiatement ce type de phénomène ? Je relis à l'instant "Le Code de la conscience" et je m'aperçois que, seulement maintenant, je comprends clairement les exposés de ce livre. Les idées développées ont donc mis du temps à faire leur chemin en moi. Je m'aperçois aussi que je m'approprie sans m'en rendre compte des idées qu'en fait j'ai rencontrées dans ce livre. L'une de ces appropriations c'est d'estimer qu'il n' y a pas de conscience et d'inconscience comme entités existantes mais des pensées ou des perceptions conscientes ou inconscientes. Si j'observe les mécanismes cérébraux à partir des miens alors je m'aperçois aussi que j'ai le sentiment de créer cette vision (pas de conscience et d'inconscience, mais des adjectifs, conscient et inconscient) alors que je l'ai découverte il y a longtemps. Quand une pensée devient consciente nous avons le sentiment de créer cette idée alors qu'elle existait déjà avec cette qualité : inconsciente.
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En marge, ces notes qui accompagne l'œuvre, ma mienne est littéraire. Je relis les premières pages d'un récit qui commence à prendre vraiment corps. Cette fois je peux dire : j'ai accompli un acte, j'accomplis un acte. Ce qui est écrit là est désormais publiable. Pourtant la publication n'est pas une obligation, l'idée de publier accompagne le sentiment d'accomplir un acte. C'est un peu excessif de dire cela à première vue, puisque écrire, en soi, est un acte. Mais là c'est le sentiment d'un acte achevé. D'un acte réussi. Je reviens à la philosophie. Philosopher est un acte inachevé, peut être même raté tant que l'action (de philosopher) ne s'achève pas dans une œuvre. L'œuvre est l'acte achevé. Bien sûr la philosophie peut aussi être un divertissement. Mais la philosophie ne m'intéresse pas comme choix de divertissement. L'œuvre s'accomplit sous la force de puissances non conscientes. De puissances non conscientisées en fait, ces puissances semblent bien avoir leur propre capacité de raisonnement et de décision.
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Déjà le seul fait d'écrire "môme" ça en dit long... sur la dangerosité des adultes pour les enfants. Bon j'ai écrit un message, puis j'ai effacé, pas la peine que j'exprime ici ma colère. Tout ce que je sais c'est que, concernant mes enfants, je n'ai jamais fait confiance à quiconque dans les établissements scolaires. Dans ces établissements il y a d'un côté des adultes de l'autre des enfants. Personne ne sait comment un adulte peut se comporter vis a vis de votre enfant. Même si c'est son devoir de s'occuper de vos enfants. Parce que l'adulte vous aurez beau pondre des lois, jamais vous pourrez l'obliger à s'occuper de votre enfant parce que c'est votre enfant. Je suis toujours intervenu PHYSIQUEMENT (présence physique), toujours, jamais je n'aurais laissé mon enfant seul face à un proviseur assisté de profs. JAMAIS. Dommage que la mère de la jeune fille ait fait confiance à de ADULTES REUNIS face à son enfant. Quand je vois comment des adultes parlent ici de tous ces enfants qui meurent sur les champs de bataille actuels, le nombre d'adultes qui non seulement s'en foutent mais qui parfois s'en félicitent au motif qu'ils s'agit d'enfants de communautés adverses à la leur, je doute vraiment que les adultes en général soient sympa avec les enfants, dès lors que ce ne sont pas leurs enfants à eux.
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L'une de mes erreurs les plus graves c'est d'avoir cru en l'universalité du principe d'égalité, principe conçu ainsi : chacun peut faire ce que chacun fait , chacun peut exercer une fonction sociale de responsabilité telle que chacun l'exerce. Les responsabilités sociales les plus hautes peuvent être exercées par chacun et s'il y a partout des strates hiérarchiques cela tient à des structures sociales identifiables et réformables qui sont inégalitaires du fait d'une injustice imposée par des prédateurs, des dominateurs, etc. Le problème de l'inégalité devient alors un problème moral. Il ressortit alors à la lutte éternelle du mal contre le bien. Cette erreur est vraiment énorme. L'expérience de la vie impose cette constatation : l'écrasante majorité des gens aspire à la soumission que ce soit dans le domaine social, religieux, politique, intime, etc. l'écrasante majorité des gens exige de tenir des positions subalternes, par exemple exige d'être des salariés, exige de faire du télétravail, exige d'être des exécutants dans le domaine économique, ils exigent des responsables privés ou publics de vivre sous leur autorité. Cette exigence n'a rien à voir avec la morale. La revendication de la position subalterne, l'exigence de pouvoir vivre l'esclavage sans subir l'arbitraire du dominant n'est pas une position morale ou psychique "névrotique", c'est bel et bien une revendication majoritaire humaine. La revendication est celle ci : je veux m'en remettre à ta protection et je veux dans le même mouvement, sous ta protection, faire certes ce que tu veux (mais n'abuse pas quand même hein !) mais faire surtout ce que je veux. Je veux pouvoir être un enfant. La liberté sous la protection d'un autre. La liberté sous la protection non plus d'un dieu beaucoup trop arbitraire dans sa volonté, mais sous la protection du chef d'entreprise ou de l'État. Bon ok tu veux que je range ma chambre je vais le faire mais fais pas chier maman. Bon OK Trump tu veux que je paye des droits de douane mais fais pas trop chier quand même moi je veux que tu me protèges contre les Russes pendant que je me paye des vacances au Maroc (ça c'est le discours du retraité aisé). Cette stratégie du subalterne n'est pas condamnable, c'est là que je me goure, cette stratégie du subalterne est même judicieuse, tant que cette stratégie fonctionne. Principe de réalité. C'est le principe de réalité qui s'impose, ce n'est pas la morale genre "valeurs universelles". Si j'ai acquis une position subalterne ou d'esclavage et que cet esclavage (en matière de sécurité, de confort) me rapporte plus que ne me rapporterait une position de responsabilité, alors je choisis l'esclavage et c'est même le choix le plus rationnel qui soit. Le plus intelligent. Bruno Lemaire qui est réputé être très intelligent s'est vraiment comporté comme un con en prenant des responsabilités en tant que ministre des Finances. Faut vraiment qu'il soit con. Maintenant qu'il se range du côté de son intelligence il est parti travailler pour une mégaentreprise américaine dont il devient le salarié obéissant. La volonté de puissance (devenir ministre d'Etat ! quelle idée !) rend vraiment con parfois. La volonté de puissance est un truc pour les imbéciles ou les cinglés. Il a mis du temps à respecter son intelligence celui là. Il a mis du temps à comprendre les incomparables avantages de l'esclavage volontaire. Il y a cette autre constatation, chacun, même le tyran le plus sanguinaire, s'en remet, dans tel ou tel compartiment de sa vie à l'autorité d'un dominant, dont il devient le subalterne, l'esclave. Le tyran va ainsi s'en remettre à son médecin ou à son gourou, ou à sa cartomancienne... Les Grecs finissent par aller écouter les délires de la Pythie. Certes le délire est interprété come le tyran le veut, mais il lui faut quand même au tyran une impulsion, ou un socle, donnés par le délire, il y a bien un point originel, un "quelque part" sur lequel s'appuie même le tyran, même lui il lui faut un point d'ancrage qui puisse satisfaire son désir (besoin ?) d'esclavage. Cette stratégie de l'esclavage, comme position sociale plus confortable que la stratégie visant à la responsabilité, domine actuellement notre culture. C'est probablement même la stratégie la plus intelligente dans l'état actuel de nos structures sociales. Cela va jusqu'à éduquer les enfants dans cette stratégie : devient fonctionnaire soit de l'Etat, soit de collectivités territoriales, arrange toi pour faire du télétravail, trouve un emploi dans une mégaentreprise ou dans la fonction publique d'entreprise, surtout soit un salarié ! ou choisis une profession libérale bien réglementée. En fait tout cela est hyper sensé. La question qui se pose : quel est le prix à payer ? Et : est ce que cela durera tout le temps ? En fait la stratégie est celle ci : si cela dure tant que je suis vivant, ca me suffit. L'être humain est ce qu'il est : après moi le déluge. Cette maxime est même moralement béton, il s'agit avant tout d'assurer sa survie, la sienne. C'est même encore plus puissant que d'affirmer sa foi en un dieu. Le principe moral le plus solide qui soit c'est : assure ta propre survie, premier verbe, deuxième verbe, ce n'est pas : assure la survie de tes enfants, c'est : après moi le déluge. Le souci des autres c'est le troisième ou quatrième ou dixième verbe, ce souci existe bien sûr ! mais il est assez loin dans le classement des exigences. Voyons cette rationalité mentale de l'être intelligent. Il se dit certes exempt de toute volonté de puissance, mais il a besoin, l'intelligent, d'un maitre à servir dont il pourra sucer le sang. Or les maitres, dominés par la volonté de puissance sont tous cinglés ou cons. Ca c'est dingue ! les maitres sont ou cinglés ou cons (Trump par exemple selon les français) mais ils sont nécessaires pour prendre les responsabilités dont personne ne veut, dont aucun esclave, surtout intelligent, ne veut.
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Philip K. Dick a accompagné toute une génération, la beat génération et la génération hippie. Pour ma part il a contribué à structurer mon imagination, avec d'autres auteurs américains, dont bien sûr Arthur C. Clarke ou Bradbury, mais surtout Van Vogt et Asimov (Farmer aussi m'a influencé). J'ai dû passer des heures, des jours, des mois à discuter avec d'autres des horizons ouverts par Dick. Il a ouvert l'imagination, permis de s'affranchir des conventions. Je continue parfois d'utiliser des concepts qu'il a enfantés comme celui de simulacre, ces doubles envoyés aux réunions. Probablement y a t il d'autres acquis dont je ne me rappelle plus tant je me suis habitué à les employer. Van Vogt aussi a structuré mon imagination notamment avec, dans le monde des A, ces corps qui dorment et qui se réveillent quand un individu meurt. Ces imaginaires sont de nouveaux mythes grâce auxquelles il est possible de créer, de découvrir. Ces imaginaires jettent des ponts ente nos activités conscientes et inconscientes, ils permettent la fluidité mentale. Ces auteurs américains de science fiction alimentent aussi l' imagination de leurs astrophysiciens. Quand il s'agit d'astrophysique j'aime lire les savants américains. Ils font flèche de tous bois, s'autorisent tout, quelle liberté !
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@pic et repicPour moi Pic il n' y a même pas à discuter. Votre comportement sachant que vous avez été infirmier, que vous avez un certain âge, que vous avez donc pour moi des responsabilités morales est inadmissible. Vous vous rendez compte du coté pernicieux de votre transmission ? ce mépris de la vie ? Je fais partie d'une génération qui a vu les effets désastreux sur mes parents de la seconde guerre mondiale, les morts dans la famille, parfois extrêmement violentes. Je n'ai jamais pour autant entendu dans ma famille quiconque se réjouir de la mort des allemands sur le front. Vous salissez la mémoire de simples gens envoyés sur le front par des autorités. Déchaînez vous contre les autorités russes ! mais mépriser comme vous le faites celui qui est envoyé sur le front pour mourir, non pour moi vous êtes indigne. Même nombre d'ukrainiens n'ont pas pour les russes, envoyés sur le front, souvent leurs cousins, ce mépris que vous affichez. Non, non, vraiment nous ne faisons pas partie de la même humanité, je ne jouis pas de la mort des simples gens. Ce qui me tue c'est que vous avez été infirmier. Cela veut dire que présent sur le champ de bataille là bas en Russie vous laisseriez mourir les russes, si certains blessés étaient acheminés vers votre ambulance ? vous êtes effrayant.
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Est ce que les gens (nous) décident d'être ce qu'ils sont ? Non, s'ils décidaient (consciemment) d'être ce qu'ils sont ils ne seraient pas obligés d'essayer de se connaitre en suivant des psychanalyses par exemple ou en se livrant à l'introspection. Il existe en nous des facultés mentales inconscientes et des facultés mentales conscientes. La difficulté est de saisir comment ces facultés interagissent entre elles. Sachant que nous nous identifions à notre "être" conscient et que nous avons beaucoup de mal à admettre ou a réussir à concevoir que l' "être" "inconscient c'est aussi nous. "Nous" ce n'est pas seulement l'être conscient auquel nous nous identifions c'est aussi l'être inconscient qui nous semble étranger, mais qui est encore nous. Quiconque s'observe voit bien qu'une bonne partie de sa vie éveillée est conduite par son "être" inconscient. Nous pouvons très bien réfléchir à quelque chose intensément et en même temps marcher d'un point à un autre sans en être conscient. Il est probable que la moitié voire plus encore de notre temps de vie éveillée est pilotée par note "être" inconscient. Il suffit de s'observer. Poincaré observe qu'il peut très bien marcher consciemment d'un point à un autre pendant que son être inconscient travaille sur ses problèmes de math complexes avec un tel succès que lorsqu'il s'arrête de marcher, soudain lui vient les solutions (à ces problèmes complexes) sans qu'il ait dû y penser consciemment. Je commence à me dire que bien des situations vécues comme la fameuse angoisse existentielle sont des stimulations venues de notre inconscient. Il est possible que notre être conscient soit l' INSTRUMENT de notre être inconscient. Je pense que nous ne pouvons pas prendre conscience des fins suivies par notre inconscient car il est probable que ces fins dépassent notre entendement. Nous n'aurons jamais fini de chercher, de marcher de l'avant, jamais. L'être humain est un être qui toujours explorera, porté par un inconscient dont il n'élucidera jamais "en conscience" les fins parce que celles-ci ne sont pas DEFINIES dans notre inconscient. Ce sont des fins qui seront toujours mouvantes, changeantes, sans doute parce que déterminés par des réalités changeantes aussi, réalités sociales par exemple (rapport sociaux au travail, dans la famille, dans la cité, etc.) et peut être aussi qu'il existe des déterminations qui nous viennent de mondes dont nous ne soupçonnons pas l'existence. Cela dit à un moment il convient d'agir, l'une des intentions de notre inconscient étant l'action. Agir non pas en étant obsédé par le sens conscient de notre action, puisque le sens restera toujours inconscient, mais en se demandant si l'action suivie rentre dans le champ des intentions de notre inconscient, cela nous le savons quand nous sentons en nous une harmonie entre la "tension" en nous et l'action entreprise.
