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deja-utilise

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  1. http://sites.unice.fr/site/broch/articles/index.html http://sites.unice.fr/site/broch/articles/theorie_reduct_ovni.html https://www.youtube.com/watch?v=FWSxSQsspiQ http://sites.unice.fr/site/broch/articles/HB_au_coeur.html ( non lu )
  2. Y a mieux que ça,: https://www.science-et-vie.com/science-et-culture/les-nouvelles-frontieres-de-la-vie-enquete-chez-les-presque-vivants-48370 C'est une histoire de complexité également, dans la mesure où on leurre plus facilement les gens avec des choses compliquées, comme il a été montré par ailleurs qu'un " humanoïde " pouvait tout aussi bien être honni qu'adulé, avec à l'entre-deux, la vallée de l'étrange lorsque il y a ambiguïté. C'est un peu comme la paréidolie, les gens peuvent très bien voir des traits humains, et donc une intelligence douée de raison ou de volonté, là où il n'y en a pas, et cela a commencé avec l'animisme, et se poursuit aujourd'hui, avec les soucoupes volantes et autres E.T., tout comme avec le supposé avènement prochain de Skynet ! L'irrationnel trouve toujours moyen de s'exprimer à nous, d'une manière ou d'une autre, faibles que nous sommes, et prêts à rendre intelligible ce qui nous fait peur... au prix de fantaisies plus ou moins heureuses.
  3. Comme si la quantité avait la moindre importance et devrait concourir à un effet seuil ! Autant dire similairement qu'il suffirait de multiplier les substances chimiques, soit en genre soit en nombre, pour que la vie apparaisse spontanément dans une fiole ! C'est une croyance. Nos machines présentes et à venir, seront toujours reliées par un cordon ombilical à leur créateur, elles ne pourront donc pas s'émanciper et encore moins prendre l'ascendant. Sans oublier l'écueil épistémique qui est éludé sans cesse dans cette conversation, celui de la volonté ou du désir ! Je ne crois pas qu'AlphaGo ait manifesté la moindre tendance a vouloir jouer au jeu de dames, ni, si on l'avait mis devant le fait accompli, réussi à jouer la moindre partie ! Je vois surtout le même phénomène socio-psychologique vis-à-vis des machines, que feu les gaulois d'avoir peur que le ciel leur tombe sur la tête. Nos inventions nous permettrons, sans sombrer dans le transhumanisme, a vivre mieux si l'on sait en faire un usage convenable, à réduire les morts ou à épargner des vies, à soigner mieux, à mieux gérer notre impact sur la Terre, c'est un fait une machine est plus fiable que l'humain; seul exemple, la sécurité aérienne: 95% des accidents sont des erreurs humaines ! Raison pour laquelle, nombre de compagnies planchent sérieusement pour évincer l'humain de l'équation de pilotage... N'oublions que derrière une machine, il y a en réalité d'autres humains, mais sans leurs émotions et leurs biais aléatoires. Et que donc si nous sommes avilis par une quelconque machine, c'est par la volonté uniquement d'une ou plusieurs personnes derrière, comme actuellement avec les géants du Gafa par exemple, rien de plus, rien de moins.
  4. I.A. ou pas, l'imprévisibilité est ce qui caractérise l'avenir, en l'occurrence des sociétés humaines, rétrospectivement est-ce que, hormis hasard vu le nombre de bédouins, quelqu'un a par le passé prédit ce que nous vivons actuellement, pourtant anté-singularité ? Dit autrement, nous vivons déjà un emballement technologique mû par la main de l'homme, ça n'a donc rien à voir avec ou sans la présence d'une I.A. ! Ce qui fait dire ça par certains, n'est autre que leur peur viscérale qui s'exprime, autrement dit, aujourd'hui comme hier, l'Homme est prompt à toutes sortes de croyances, dans le cas présent, cela concerne nos propres extensions et non plus des phénomènes purement naturels, mais le principe moteur sous-jacent est le même: résorber une peur irrationnelle. C'est oublier pourtant un point essentiel, souvent passé sous silence, celui de la volonté ! Une machine aussi sophistiquée qu'elle soit, ne désire pas, ne planifie pas, n'a pas d'instinct à satisfaire, elle ne fait qu'exécuter une tâche assignée, quand bien même elle aurait une certaine souplesse pour y parvenir tel le deep-learning, elle n'en demeure pas moins prisonnière et entièrement dépendante des programmeurs. De plus dans la même veine, se pose la question de sa propre maintenance et de son alimentation en énergie et des matières premières, car si une I.A. est ultra-compétente dans un domaine, rien ne dit qu'elle saura tout sur tout et de surcroit sache ou ait les moyens de le(s) mettre en application, i.e. d'acquérir un savoir-faire ! Le spectre du soulèvement des machines est de l'ordre du fantasme pulsionnel et de l'ignorance crasse, une analyse plus fine ne laisse pas présager une telle possibilité, contrairement aux sociétés humaines coopératrices/maillées et poussées par des envies et besoins à satisfaire, l'intelligence seule n'est rien, aussi grande soit-elle ! Si je devais faire une métaphore, l'intelligence serait une automobile aussi perfectionnée que l'on voudra, mais il faudra toujours une destination pour qu'elle soit utile, la voiture ne décrète pas où l'on(elle) doit aller, c'est au conducteur de choisir ou vouloir. On n'a jamais vu un GPS prendre la poudre d'escampette ou " Siri "/ " Ok Google " nous poser la moindre question spontanément ! Non, ce qui alimente tout cela, c'est tout bonnement l'ignorance, plus nos machines deviennent complexes et hors de compréhension d'un seul humain, plus cela augmente le gouffre entre elles et notre entendement à leur sujet, et tout ce qui nous dépasse nous fait peur, et donc nourrit notre imaginaire à défaut de notre raison. Autant dire, que ce phénomène psychologique ne fera que croitre, car madame ou monsieur tout le monde sera de plus en plus largué par nos propres inventions collectives, la ou le projetant dans les mêmes indispositions que la badaud du moyen-âge et ses croyances tout azimut... ( Mouvement déjà entamé/en route ceci dit )
  5. Oui certainement, et pour ce faire, nous devons augmenter l'éveil des consciences, car si l'on regarde bien l'évolution humaine, ce n'est pas tant nos progrès techniques qui sont remarquables, que l'augmentation continuelle moyenne de nos consciences, bien que l'inertie produite par l'effet de masse nous empêche un accroissement plus important dans le même laps de temps, car si la technique peut être descendante, allant des " élites " vers la plèbe, la conscience collective doit en passer par une phase ascendante, et c'est donc plus laborieux, raison pour laquelle les guerres ne sont pas encore du passé par exemple. Je me réjouis de voir que dans notre pays ce processus soit en route, même si il me tarde qu'il prenne son envol, ou une toute autre dimension, qui pour l'heure est à l'état relativement larvaire ou embryonnaire. Qui mieux que les parents peuvent initier leurs enfants à cette idée ? Mais faut-il qu'eux-mêmes aient développés quelques compétences en la matière, sinon il y a une forme de conservatisme difficile à endiguer, voire de régression quand les expectatives des gens ne sont pas remplies. C'est pourquoi, même si c'est possible, le chemin risque d'être encore long et chaotique. Ou d'augmenter des tensions déjà plus ou moins palpables, et donc d'exacerber les polarisations claniques ou inter-individuelles. Il y a bien souvent pour la même action, une voie opposée qui peut s'exprimer, d'où le besoin impérieux d'être d'abord dans une bonne disposition, et celle-ci ne peut exister que grâce à une sensibilité accrue, accompagnée d'une prise de conscience. On voit donc apparaitre une boucle auto-référentielle, j'ai besoin de l'un pour augmenter l'autre, mais cet autre ne croit que grâce à l'apport du premier, il faut donc pouvoir initier le cycle vertueusement, tout l'enjeu du défi ! Puisque l'on peut à l'inverse enclencher un cercle vicieux...
  6. C.f.: l'effet de halo !
  7. Oui bien sûr, le souhait de chacun ne va pas dans le sens de se faire du mal pour le mal. Toutefois je ne désire pas plus souffrir d'avoir faim ou froid, ni de tomber amoureux ni encore de souffrir de la perte d'un être cher, ce sont des réactions qui dépassent ma volonté, ma conscience. Et bien ce sentiment d'appartenance à l'espèce humaine transcende toute réflexion, c'est en nous, au même titre que la contagion du bâillement ou encore la salivation à l'élocution ou à la vue d'un aliment savoureux, ce sont des réactions instinctives, même si elles ont pu être en partie modulées par l'expérience. Il est primordial en tant qu'être social de savoir comment on se situe dans ce tissu social, aussi maigre soit-il, cela fait partie de notre constitution, au même titre que notre vie est étroitement liée à nos différents microbiotes, même si on ne le reconnait que maintenant, l'individu n'est pas cette chose abstraite et autonome intellectualisée par les penseurs ou les scientifiques jusqu'à récemment. Il faudrait plutôt nous voir comme dans un réseau dont on ne peut s'extraire, une cellule d'un organe lui même dans un organisme, en interaction. Il ne suffit donc pas de savoir sa place, ses possibilités, pour changer sa nature ontologique, pas plus que je ne peux guérir d'un cancer par la volonté de m'en sortir, il faut au contraire s'en faire une raison, accepter qu'il en soit ainsi, non par une quelconque volonté supra-humaine, mais par contingences. Notre nature étant ainsi faite, d'être social, nous devons tolérer ou accepter de souffrir à cause des autres, mais revers positif de la médaille, c'est aussi par autrui que l'on peut accéder à un mieux-être en ce monde, seul nous serions à la fois moins peinés mais aussi moins enjoués ! Il y a sans doute tes techniques qui permettraient de se sortir malgré tout de ce cercle, comme d'éloigner la douleur ressentie, mais à quel prix ? Méditer 10 heures par jour le reste de son existence ? Vivre en ermite ? S'enfiler des psychotropes ou autres substances castratrices ? Le remède si tant est qu'il y en a vraiment un, ne serait-il pas pire que le mal censé être combattu ? Oui je suis d'accord, on peut toujours prendre l'ascendant sur quelques peurs, mais jusqu'à un certain point/seuil et souvent au détriment de quelque chose, comme le médecin qui certes se coupent de ses sentiments pour faire son opération mais qui paradoxalement en même temps se déshumanise et s'éloigne de ses patients sur le plan empathique ou " humain ". Je pense que ce genre de revanche sur la vie, se fait au prix d'un éloignement, un peu comme avec le refoulement, et qu'une personne qui a été addict à l'alcool ou à la cigarette ne sera jamais complètement guérie, le risque de rechute n'est pas nul. De même, cette exubérance sociale et cette apparente facilité vont aussi de paire avec un malêtre latent/potentiel, il suffit de voir ce que nos stars deviennent régulièrement. Si des peurs existent, c'est justement pour nous protéger de quelque chose, sursoir dessus n'est pas sans conséquences, désastreuses parfois, un jour ou l'autre, telle une boite de Pandore qui n'attend qu'à être ouverte... Bon il existe aussi des personnes avec un fort ego, naturellement, qui ont un besoin compulsif d'être au centre des attentions, mais le danger est le même, car elles deviennent ipso facto esclaves/dépendantes de ce besoin et de sa satisfaction !
  8. Oui, c'est bien dit, et il me semble que par le passé j'aie également dit une chose similaire. D'ailleurs, et ce malgré mes progrès considérables dans l'expression langagière, je vois bien que je souffre toujours d'une anomie verbale, qu'entre ce que je sais et comprends, et ce que je peux retranscrire, il y a un gouffre, qui je pense n'est pas franchissable, de plus, je continue à penser que ce qui nous a conduit à là où nous en sommes dans nos réflexions intimes, n'est aucunement indépendant de notre pedigree, de notre histoire, de nos expériences, de nos autres avoirs, de notre personnalité, notre caractère, de conditionnements, etc, etc... Ce qui fait que d'extraire quelques éléments sans en même temps apporter tout le contexte interne qui lui donne sens, ne peut que conduire à l'échec de transmission et d'acceptation ou d'assentiment, à moins que l'individu qui se trouve être notre interlocuteur ait lui aussi entrepris un tel chemin initiatique !? Ce qui m'a fait dire à un moment que philosopher était éminemment personnel. Je ne sais pas si il sera ridicule, mais sans aucun doute peu crédible ou inintéressant pour un œil averti. C'est sensiblement ce que j'avais tenté de dégager avec l'idée au-dessus de l'impossibilité de faire passer un truc d'une cervelle à une autre comme on transmet des data d'un PC à un autre, dans mon dernier sujet " De l'inutilité de discuter " il y a presque deux ans à présent je crois. Mais sans vouloir t'offenser, c'est aussi ce sentiment que j'ai par endroits avec toi-même, il me semble que ce que je t'offre n'est pas perçu avec toute l'acuité que j'attends de ta part, et mes attentes sont plus élevées envers ta personne qu'avec n'importe lequel autre intervenant sur ce forum, mes expectatives sont proportionnelles aux capacités de mon interlocuteur, c'est sans doute un défaut d'exigence transposée de moi mais il me semble équitable. Mais loin de moi l'idée de te trouver ridicule, simplement pas encore prêt à entendre ou à voir certaines choses, ou du moins d'une certaine façon.
  9. Et bien par la même analyse dont je t'ai parlé. Puisque nous sommes particulièrement réceptif à notre image et au jugement d'autrui, le simple fait que quelqu'un instille de manière d'une autre un sentiment de honte, naturel lui, nous nous sentons ridicule si il y a des yeux pour nous voir, cette façon de nous ridiculiser peut tout aussi s'appuyer sur une bourde de notre part exhibée, que sur des affabulations ou exagérations, comme des déformations de la réalité, qu'importe du moment que cela provoque en nous un malaise visible dans le regard d'autrui à notre égard, qui en retour amplifie cet embryon de gène, jusqu'à un envahissement global de note psychisme. Il est donc corrélativement clair, que celui qui est insensible aux moqueries ou n'en a que faire, a toutes les chances d'échapper au sentiment de ridicule en sa propre personne, pour que cela fonctionne, il faut à la fois cette connexion entre la victime et son bourreau, mais en même temps une mutuelle influence, une sorte de bouclage. À l'inverse de ce qui se passe justement, lorsqu'un piéton force le passage quelque part vis-à-vis d'un automobiliste, mais ne regarde surtout pas le conducteur dans les yeux, ni même dans sa direction, il ne crée ainsi pas ce lien, nécessaire pour déclencher la cascade de pensées, ni l'interaction des protagonistes.
  10. deja-utilise

    La tradition...

    Comme je l'avais laissé entendre au départ, j'ai lu dans une revue sérieuse, ce rapport intime bienêtre ou mieux-être entre nature et individu, mais je n'ai pas été capable de remettre la main dessus, j'ai donc donné un premier lien apparenté, mais certainement que le contenu dépassait ce que je voulais signifier, je veux bien le reconnaitre et m'en excuse, si je t'ai envoyée sur une fausse piste. Que dire des corridas, puisque de ton côté tu parles de la chasse aux baleines ( ou encore les requins pour essentiellement leur aileron par les japonais et des histoires de libido ou une autre stupidité ) ? Une tuerie pour le simple plaisir morbide des spectateurs avides de sang, autrement dit, des mentalités aussi archaïques que celles d'il y a deux milles ans et les arènes de gladiateurs par exemple. Si nos extensions extra-corporelles évoluent à vitesse grand V, on ne peut soutenir qu'il en aille de même de notre psychisme et sa façon de fonctionner encore bien trop égocentrée et anthropo-centrée, et ce depuis au moins l'Homme de Cro-Magnon à n'en pas douter. Pour te répondre, nos choix nous appartiennent si nous décidons qu'ils peuvent l'être, bon il faut aussi avoir un grand sens de la justice ou une éthique exacerbée, jumelé à la rationalité/logique/cohérence ! On commencera donc par refuser l'absurdité ambiante, et le règne de la déraison, dire non en son âme-et-conscience, quitte à ce que cela nous prive de quelque chose ! Mais il semble que ce qui soit trivial ou évident pour certains, ne le soit pas pour des pelletés d'autres ! Englués/emprisonnés dans des habitus. Comme je le rappelais à Blaquière, la science nous montre que les 2/3 des personnes se plient spontanément à l'autorité, et si l'on rajoute tous ceux prompts au conformisme, voire prêts à croire à n'importe-quoi et il en a pléthore, alors il ne reste après distillation qu'une essence bien maigre, quelque gouttes issues d'une masse conséquente, autrement dit une poignée de marginaux...
  11. Je ne suis pas sûr de comprendre où tu veux en venir, toutefois j'aurais malgré tout plusieurs choses à en dire, la première c'est qu'une fiction reste une fiction, et ce depuis l'invention du théâtre au moins. Deuxièmement, si on veut " vendre " un spectacle il faut qu'il se démarque de l'ambiance normale/ordinaire, sinon c'est plat et ennuyeux, il faut donc faire des entorses aux mœurs, aux habitudes, à l'habituel, au déjà vu, etc... Ce qui signifie que l'on peut tout aussi bien surprendre le public avec le meurtre, puisque ce n'est pas banal. Les écarts de conduite ne date par d'hier, c'est sûr, mais c'est justement parce qu'ils étaient tabous qu'ils avaient un effet significatif sur un auditoire/auditeur, que ce soit dans la vraie-vie ou pas, il n'est pas certain au train où vont les choses, qu'une " simple " liaison extra-conjugale ou hors couple soit à l'avenir aussi " vendeur "/stimulant, car trop banalisée, il faudra un nouveau piquant, comme un amant d'un genre à un autre par exemple, le faisant passer d'hétéro à homo, ou des trucs plus ou moins incestueux, voire à plusieurs ou bien sur mineurs, puisque la réalité dépasse de loin parfois la fiction. Après si l'on recherche le rire sarcastique, moqueur ou pervers/psychopathique, alors n'importe quoi fera l'affaire, du moment que quelqu'un souffre ou semble souffrir, ressent un sentiment de honte ou de culpabilité ! Évolution: https://www.notrefamille.com/chroniques/evolution-des-crimes-et-sanctions-au-fil-du-temps-les-crimes-de-moeurs-o72261.html https://www.scienceshumaines.com/la-liberation-sexuelle-et-ses-lendemains_fr_2582.html
  12. deja-utilise

    La tradition...

    Au vu de tes réponses, il m'apparait distinctement que tout le nœud de notre divergence se trouve dans notre acceptation respective de ce qu'est l'instinct ! Ce que tu décris et qui semble être corroboré et cautionné par les scientifiques eux-mêmes, n'est pour moi qu'une forme d'instinct restrictive, celle la plus archaïque possible. Or, j'estime qu'il en existe toute une gradation, partant bien sûr de celle évoquée par tes soins, à celle bien plus évoluée que je nommerai intuition, cette dernière serait donc notre instinct exploité par notre conscience au mieux de ses propres emprises. Maintenant, pour en revenir un peu à la vision consensuelle, qui je le rappelle pour l'humain est proche du néant, car hormis le réflexe de succion, de préhension ou de marche du nourrisson, le genre humain serait exempt d'instinct, y compris maternel si l'on regarde une bien triste période de l'épopée humaine, où un effet de mode aura voulu que toutes les femmes qui le pouvaient confiaient leur progéniture à des nourrices et les mamans devaient ne surtout pas s'en occuper, ou encore celle où le bébé était emmailloté, momifié et cloué à un mur pendant des heures et des jours durant entrecoupés de ses besoins les plus élémentaires. Donc, si l'instinct est à ce point réduit à peau de chagrin selon les experts eux-mêmes, alors il ne peut y avoir comme le suggère Bergson, de prolongement entre tradition et instinct chez l'Homme, puisqu'il en serait pratiquement dépourvu ! Mais telle n'est pas ma vision des choses. Au contraire, chez moi, l'instinct est tout ce qui n'est pas du ressort de la raison, de la volonté consciente, du raisonnement, etc... Pour le dire autrement, d'un point de vue plus physiologique, si le temps de réaction est inférieur au temps conscient de traitement, alors nous avons affaire à une réaction instinctive, tout bonnement, par exemple, si je demande à un individu de me montrer sa main gauche ou sa main droite le plus rapidement possible dès que je la nomme, je pourrais voir qu'il le fait de manière automatique/instinctive si son temps de réponse est plus court que celui cumulé de réflexion et moteur. De même, de manière un peu plus évoluée, faire du vélo repose sur l'instinct comme le vol de l'oiseau, les mouvement opérationnels n'ont pas à être pensés ou réfléchis, ils s'exécutent automatiquement, tel un programme. Et si la tradition intervient, c'est justement en contournant ou réinvestissant les programmes innés ou acquis vers de nouvelles finalités, en général contraire aux penchants naturels ou inclinaisons de l'individu. Que tu dis ! Comme je l'avais à plusieurs reprises dit à Tison, l'Homme est une erreur de la nature, il a en lui une erreur de programme, faisant de lui une exception, une tare sur cette planète, un être défaillant, dénaturé. Je suis heureux de constater qu'un auteur ose aujourd'hui soutenir une telle thèse, dans " Le bug humain " de Sébastien Bohler. Notre instinct corrompu nous conduit à notre propre perte et à celle de nombre d'autres êtres vivants au passage, et seule une prise de conscience massive pourrait renverser la situation, de contrebalancer nos tendances instinctives y compris collectives/sociétales/concourantes/contingentes. Oui, et nous sommes les premiers concernés par ses instincts grégaires, ne le vois-tu pas ? Comme à chaque fois qu'il y a un attroupement de personnes quelque part ! Concert, vacances, match, fête nationale, Toussaint, grève, cinéma, lieux touristiques, boite de nuit, repas, travail, etc... Oui dans une visions aussi restrictive, mais si on pense à élargir le champ de validité de ce que l'on peut appeler l'instinct, comme je l'ai fait précédemment, i.e. par opposition à tout ce qui n'est pas réfléchi en temps réel, alors l'humain comme les autres animaux est soumis à des réactions instinctives, raison souvent de ses choix malheureux d'ailleurs, ce que D. Kahneman appelle le système 1, à mon sens. Oui également, si on en revient à un niveau " atomique " d'analyse, qui est celui d'automatisme ou de " programme ", l'un lutte contre l'autre avec les mêmes armes ou outils, il y a donc bien une parenté, mais qui s'oppose dans les effets. C'en est même la base, même si elle - la peur - ne fait pas partie de notre état de conscience permanent, avant même de penser à la joie, il a tout d'abord lieu de s'assurer de ne pas être en danger, ces émotions sont antagonistes, un peu comme l'instinct supposé de reproduction est en conflit avec celui de survie, l'un ne peut avoir lieu qu'après l'assurance suffisante d'évitement de l'autre. Donc chronologiquement, nous nous affairons sans cesse à éloigner, à lutter contre nos peurs et ensuite, nous pouvons œuvrer à positiver, ce n'est pas l'un à la place de l'autre, il faut d'abord réduire du mieux possible à défaut de pouvoir éliminer réellement nos peurs, et ensuite enclencher les émotions mélioratives. Je rappelle aussi que nos émotions sont au nombre de 5 et une seule est " positive " la joie, faisant la aussi référence au même ratio que pour le contenu onirique, 4/5 de nos vies est tournés vers le désagrément et une minorité vers les choses heureuses, quand bien même, en apparence nous passons le plus clair de notre temps à rire, à s'amuser, à nous distraire, c'est au contraire selon moi révélateur ou symptomatique de ce que cela cache...
  13. deja-utilise

    La tradition...

    Ça me semble quelque peu farfelu, et rejoint les craintes que j'avais exprimées à Tison de cet auteur. Comment peut-on se prendre les pieds dans le tapis à ce point ? Une tradition demande de l'ordre, une répétition, une planification bref toute une organisation qui est l'inverse de l'instinct, qui est lui impétueux, imprévisible, volage et erratique. La tradition est justement le " remède " à l'instinct, son anti-dote même, suite à une quelconque réflexion pour le vivre ensemble, elle est la contre-mesure collective élaborée face à l'individu brut. La même situation pour le même individu peut le conduire à une réaction radicalement différente, peut-être à un moment de sa vie différent, dans un contexte particulier et/ou selon son état psychique présent ou son humeur. Face à un évènement stressant ou dangereux, la personne peut donc soit fuir, soit être prostrée, soit combattre, ou s'évanouir, appeler de l'aide, soit prendre sur soi et trouver une solution rationnelle/intellectualisée, ou encore mettre en branle automatiquement un plan échafaudé antérieurement soit par une quelconque expérience ou soit par scénarisation mentale préparatoire, voire par application d'une scène cinématographique plus ou moins pertinente, mimer le comportement des autres, etc... Ça c'est plus réaliste, si la nature a horreur du vide, l'humain - lambda - a quant à lui horreur du changement. Oui peut-être, mais ce qui est intéressant de se demander, n'est pas que telle stratégie est effectivement mise en place, qui d'ailleurs n'est pas la seule ceci-dit en passant, mais quel en est son moteur, sa source énergétique, sa raison d'être ? Comme je te l'avais par le passé déjà " enseigné ", mais tu as fait mine de faire sourde oreille, ce sont avant tout nos peurs qui nous gouvernent ! Pour l'illustrer, il faut savoir par exemple que l'humain lorsqu'il dort est, les 4/5ème du temps, en train de rêver d'agressions, de moments désagréables, il insulte, pestifère, fuit, se cache, se bat, etc... Voilà ce qui se trame sous la conscience aveugle de notre raison. Donc si l'Homme en vient à fabuler, c'est à cause de ses pulsions anxiogènes qui le tiraillent, tout comme de croire en je-ne-sais-quoi, s'empresser à jouir de toutes sortes de choses, de s'amuser ou s'occuper l'esprit par diverses d'activités, y compris intellectuelles comme la philosophie, etc... Affabuler est alors un des remèdes empiriques aux maux endogènes qui sont ainsi muselés, voire métamorphosés en quelque chose de socialement acceptable, mais également pour que l'individu lui-même trouve un certain équilibre psychique, une harmonie certes artificielle, mais salvatrice, pour accepter ce monde; la conscience de la mort et des autres troubles apparentés nous a conduit à trouver un contre-poids en inventant de toutes pièces une béquille toute aussi mentale et consciente, pour le dire autrement la conscience se protège d'elle-même, d'un trop plein, de la rupture ou d'éviter de sauter comme un fusible, de disjoncter complètement !
  14. deja-utilise

    La tradition...

    Connais pas cet olibrius, ce que je sais en revanche, c'est que j'ai arrêté le cannibalisme animalier, à commencer par nos cousins mammifères, puis tout vertébré, etc... Sans doute ne parlons nous pas tout à fait de la même chose, je parle étymologiquement de " guérison " par la nature, comme de plus en plus d'études tendent à le prouver/montrer, bien que ce dossier ne soit pas encore lu par mes soins, car je suis en retard dans mes lectures, je pense qu'il reflète le mouvement en marche et une certaine prise de conscience comme je l'ai déjà lu ailleurs: https://issuu.com/pourlascience/docs/cp_110_-_extrait/22 https://www.cerveauetpsycho.fr/sd/sante-bien-etre/cerveau-psycho-n0110-16786.php https://www.senscritique.com/livre/Le_bug_humain/38959287
  15. J'avoue ne pas avoir lu la suite des conversations ou interventions, je ne réponds donc qu'à cette interrogation sans présager du reste, ce sera donc peut-être un doublon. Il me semble que l'humain partage la même propension naturelle que les autres singes: narquois et moqueurs. Cela fait partie du package de dotation par mère-nature pourrait-on dire. Se faisant, tout prétexte est bon à prendre pour enflammer ce qui ne demande qu'à brûler d'un feu ardent en nous, qui déclenche une avalanche de sécrétions endocrines et donc des sensations. Et puisque notre plus grande activité est tournée vers le " qu'en dira-t-on " à notre encontre, et ce pour chacun de nous, nous avons là, un cocktail détonnant ! Un peu comme la triade du feu: un comburant, un carburant et une étincelle ( source initiale de chaleur ), la moquerie étant le carburant, notre sacro-sainte image le comburant et la situation, le faux-pas, l'accident ou tout autre chose est le déclencheur/l'ignition. Oui, tout le temps, car tout prétexte est bon à prendre, la différence sera toujours un levier incontournable. Je dis oui, dans le sens que l'on peut le faire, car c'est possible, mais en aucun qu'il faut le faire, ce que l'écrasante majorité des humains n'a pas encore réussi à distinguer: pouvoir et vouloir/devoir ! Oui mais, il y a aussi un fervent retour identitaire, justement à cause de cette hétérogénéité homogénéisante, les gens veulent marquer des distinctions plus nettes dans ce maelström hétéroclite brouillon, un peu comme on marque son territoire ou on clôture sa propriété quand les voisins sont plus nombreux et proches, il faut des frontières clairement identifiables, les individus ne veulent surtout pas être confondus les uns avec les autres, l'ego ne le supporte pas. C'est une course à la surenchère si tu veux, comme on la voit aussi dans la multiplication erratique publicitaire en ville par exemple, puisque tout le monde cherche à se faire connaitre/voir, il faut amplifier davantage l'exhibition, forcer le trait, être tapageur, etc.. pour se démarquer de la profusion ! Oui c'est vrai, l'adultère par exemple n'est plus une faute, nous vivons dans une société permissive car à n'en pas douter c'est ce que désirent les personnes, l'accroissance de leur pouvoir, de leur volonté de puissance ou de leur jouissance sans entrave. À l'instar de ce que je vois ci et là, les gens clament leurs droits ostensiblement mais occultent leurs devoirs ! L'un n'empêche pas l'autre, si l'on garde à l'esprit que la sensation jubilatoire est l'essence même motivationnelle à nos actions, on peut donc à la fois rechercher une plus grande liberté d'action pour soi-même et en même temps se faire plaisir à reprendre les autres sur le comportement, il n'y a de ce point de vue aucune contradiction, puisque l'on cherche à maximiser ses propres ressentis mélioratifs. C'est effectivement condamnable d'un point vue éthique en revanche.
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