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deja-utilise

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  1. deja-utilise

    Femmes et force physique

    Dans les sociétés de mammifères, les chefs de clan sont très souvent des mâles. Cette dominance a longtemps été expliquée par la testostérone, une hormone masculine. En effet, celle-ci stimule la croissance, le développement des muscles et l’agressivité d’un individu, le rendant plus compétitif. Mais alors, comment expliquer l’émergence de sociétés matriarcales, dominées par des femelles, comme chez les hyènes ? François Rousset, de l’université de Montpellier, et ses collègues se sont intéressés au cas de ces carnivores sociaux. Entre 1996 et 2017, les chercheurs ont suivi plus de 700 hyènes en Tanzanie, appartenant à huit clans différents. Ils se sont sur- tout intéressés à l’issue des confrontations entre individus issus du même clan ou de deux clans différents, en comparant la masse, le sexe et le soutien social des deux hyènes. Comment définir le soutien social ? Les chercheurs ont considéré que la hyène qui bénéficiait du plus grand nombre d’individus apparentés dans le clan disposait du plus grand soutien social. Ce soutien passe surtout par la voie maternelle. Et comme, chez les hyènes tachetées, à l’âge adulte, les mâles quittent le clan pour aller s’accoupler, les femelles sont avantagées sur le plan du soutien social. « Nous nous sommes rendu compte que ni la masse ni la corpulence ne favorisaient la victoire d’un individu. Les hyènes disposant du plus fort soutien social, généralement les femelles, avaient plus de 75 % de chance de remporter le conflit au sein d’un clan », indique François Rousset. Ces travaux expliquent aussi le comporte- ment de certaines hyènes qui adoptent les petits d’autres femelles, étendant ainsi leur relation de parenté : une stratégie efficace pour gagner en soutien social ! Téléchargeable en pdf à partir de cette page ( 14 pages, 1,22Mo ): https://www.pourlascience.fr/sr/echos-des-labosactualites-15623.php L'étude dont il est question ( payante ): https://www.nature.com/articles/s41559-018-0718-9 We assessed the effects of both mechanisms on dominance in the spotted hyaena (Crocuta crocuta), a species where sexual size dimorphism is low and females often dominate males. We found that individuals with greater potential social support dominated one-on-one interactions in all social contexts, irrespective of their body mass and sex. Female dominance emerged from a disparity in social support in favour of females.
  2. deja-utilise

    Le conditionnement mental

    Disons plutôt, une des formes de spiritualité, condensée dans la mode de la " pleine conscience " ! Si l'on ne travaille pas, je doute sérieusement que l'esprit soit si libre que ça, vu les tracasseries engendrées par la recherche d'un emploi en général, sauf à être né sous une " bonne étoile ". Tout dépend aussi dans quel état d'esprit on exerce son métier se rapportant à la nature, vu le nombre d'agriculteurs obnubilés par soit d'avoir les moyens de subsistance, soit leurs bénéfices substantiels, et que dire des autres plus humbles qui saccagent la nature elle-même faute de la respecter, peut-être alors quelques rares bergers ou bergères qui vivent des quelques litres de lait de brebis qu'ils vendent ou des fromages, tout en bénéficiant d'un pécule financier d'une autre vie francilienne. J'ai peur qu'il y ait une aporie entre nature et travail de la nature, tout du moins dans l'état actuel de nos comportements, largement dominants, ici ou ailleurs. On aura plus de chance d'être en phase avec la nature, en ne venant la voir qu'avec parcimonie et émerveillement pour un citadin, le temps d'une promenade en tongue. Aimer la nature, c'est aussi accepter, et c'est loin d'être le cas, que la vie sauvage ne respecte pas nos codes arbitraires sociétaux, comme de sortir des endroits où on les a confiner/refouler par exemple, y compris nos champs, nos jardins et même nos routes ! Pour l'heure, la nature est avant tout un mirage idyllique ou idéalisé, type carte postal, que l'on trompe à la moindre occasion qui nous arrange, quand on n'est pas dans le déni, ou l'ignorance crasse. Ce n'est pas le Temps lui-même qui pose souci, mais bien ce que l'Homme en fait, toujours dans un perpétuel mouvement de rentabilité, d'optimisation, hérité du rationalisme de la période industrielle, mais pas uniquement, c'est une propension humaine que de vouloir toujours plus, en toute chose, c'est une logique qui n'était pas trop délétère quand nous étions quelques centaines de milliers ou millions éparpillés sur le globe, avec des moyens modestes d'action, mais aujourd'hui, nous avons largement passé un " gap ", cette logique est devenue notre ennemi, elle se retourne tout autant contre nous que contre la nature qui nous a enfanté. Il n'y a rien d'inéluctable, si ce n'est suivre le mouvement sans se poser, ni se poser les bonnes questions, tout comme de remettre en cause ou plutôt déjouer l'ignorance pluraliste sous-jacente. D'un autre côté, nous n'avons jamais été aussi libre de ne pas travailler, à vrai dire, de moins travailler, en tout cas dans notre contrée. Il y a aussi des choix à faire, veut-on avoir le même niveau de vie, si ce n'est plus, que ses amis, son voisin, si oui, alors on alimente la spirale, si non, alors il y a peut-être moyen d'enrayer l'emballement planétaire, d'en revenir à quelque chose de plus simple, de plus modeste, de moins exubérant, etc... En osmose peut-être pas, mais en adéquation entre leur style de vie et la nature environnante certainement, ou disons plutôt adaptés, avec les moyens à leur disposition, sans fioriture. Je doute en revanche qu'ils n'auraient aucune notion de temps, ne serait-ce que les jours et les lunaisons, directement accessibles à l'observation à l'œil nu, et même la position du soleil dans le ciel pour indiquer le moment de la journée, c'est pratiquement vital comme donnée, afin par exemple de ne pas être pris par la nuit lors d'une chasse " hors foyer ". ****** Nous avons un allié extrêmement puissant, dont on n'use que trop rarement, c'est le refus ! On peut refuser de vivre comme tout le monde le fait, on peut vivre autrement, et même prendre une pente dégressive, de décroissance volontaire si bon nous semble ! Et si chacun jouait le jeu, nous pourrions revenir à une meilleure communion avec la nature, mais aussi avec nos semblables par la même occasion, nous n'en serions que plus heureux à n'en pas douter, d'autant que l'on peut dire que les sociétés " développées " en leur sein vivent l'ictus sensus, i.e. une crise de sens, sens qui est pourtant fondamental dans notre bienêtre, plus que tout autre chose d'ailleurs, y compris l'argent ou des biens matériels ! ( C.f.: Cerveau et Psycho de janvier 2019, dossier spécial " donner un sens à sa vie " )
  3. deja-utilise

    Réalisme moral

  4. deja-utilise

    Réalisme moral

    @entropia Livre de Jonathan Glover ( éthicien ), Questions de vie ou de mort ( non lu ): https://www.scienceshumaines.com/questions-de-vie-ou-de-mort_fr_40368.html https://www.franceculture.fr/emissions/deux-minutes-papillon/questions-de-vie-ou-de-mort-de-jonathan-glover https://www.les-philosophes.fr/philosophie-morale/questions-glover.html
  5. deja-utilise

    Femmes et force physique

    Je crois que c'est déjà potentiellement le cas avec les stéroïdes par exemple, et pourtant... Je rejoins ton indignation face aux souffrances faites aux femmes, sous couvert d'une égalité de droit, il reste bien évidemment des dérives et des pratiques immondes, comme injustes, malgré toutes les tentatives de les rendre silencieuses ou invisibles. Dans le principe je n'y vois aucune objection, c'est légitime. Toutefois, il faut se poser quelques questions en amont, comme de savoir si les dites femmes seraient enclines à y recourir de leur plein gré, car il n'est pas plus question de leur imposer ceci, sous prétexte que c'est pour leur bien. Tu le soulèves toi aussi à un moment, en parlant des enfants, auxquels on peut aisément rajouter les personnes âgées, comme les handicapés, et autres personnes en état de faiblesse, tous ne sont pas victimes d'abus systématiques, même si parallèlement les mentalités seraient perfectibles. Le nœud du problème, n'est pas tant les gens qui sont maltraités que ceux qui endossent le rôle de bourreau, il me semble, on ne pourra pas upgrader l'ensemble de la population pour se prémunir de l'infamie de certains hommes, le seul remède viable n'est pas de mettre des armes dans les mains des victimes, mais de désarmer les agresseurs si nous voulons vivre en paix, ou poursuivre et encourager le mouvement, qui est en cours, de déviolentisation du monde. Il existe pléthore de femmes qui sont plus fortes physiquement que des hommes, et pourtant elles ne font pas usage de cet avantage physique, ce qui me laisse songer que même en les dotant d'une force équivalente, cela ne changerait pas le fond du problème - sans compter les disparités inévitables entre personnes -, c'est avant tout un problème de mentalité, et ces hommes trouveraient un subterfuge pour contourner cette nouvelle difficulté, en mettant en place de nouvelles tactiques, afin d'arriver à leurs fins ou pour assouvir leurs mauvais penchants. N'oublions pas toutefois que les violences psychologiques sont en règle générale considérées comme plus traumatisantes par les personnes violentées physiquement et mentalement. Tiens à l'inverse, je connais un homme qui s'est laissé battre par sa femme, alors qu'il aurait pu ne pas se laisser faire et reprendre le dessus, parce que dans sa tête c'est une chose qui ne se fait pas, elle l'a tabassé à coups de poêle, il n'a fait que se protéger sans riposter... il n'était pas beau à voir. Il y aurait sans doute plusieurs leviers à mettre en place, comme les répressions légales tout autant que celles morales, le jugement des pairs est une force puissante, à l'image de l'interdiction claire et nette de la fessée et autres châtiments corporels dans les pays scandinaves envers les enfants, il y a là-bas une double peine, à la fois celle de la justice et en même temps celle de la société, avec la honte et le rejet en filigrane. Faire évoluer les mentalités dès le plus jeune âge est également une piste incontournable, et cela ne se limite pas aux violences faites aux femmes, mais est très général: " ce n'est pas parce que je suis en mesure de pouvoir faire une chose pour que je la fasse ", je peux rouler à plus de 90Km/h sur une départementale mais je ne le fais pas, je peux voler mes amis qui me font confiance en me laissant seul chez eux mais je ne vais pas le faire, je peux violenter à souhait un enfant ou une personne handicapée mentalement ou physiquement qui ne peut riposter sans que j'y songe un seul instant, il est loisible encore de torturer ou maltraiter un animal mais je m'y refuse, je peux me moquer ouvertement de ceux qui sont dans le besoin et face à moi, alors que je n'y suis pas, et pourtant je n'y succombe pas, etc... Bien dissocier et différentier pouvoir et vouloir en quelque sorte: ce n'est pas parce que je peux que je " dois " ! Chez nous, nous n'avons pas assez marqué la barbarie de faire du mal à autrui, d'autant plus si il ne peut pas se défendre, que ce soit par faiblesse intrinsèque ou par le nombre ( des dizaines de jeunes des cités qui s'en prennent aux pompiers ou à une estafette de police par exemple, ou une bande qui s'en prend à un individu isolé ) ou par tout autre truchement, telle une arme ou encore une drogue ( comme celle dite des " violeurs " ), la violence garde une certaine légitimité d'exister, il suffit de voir les dégâts consécutifs aux interventions des " gilets jaunes " et la tolérance de la population en faveur de ce mouvement, alors qu'ils devraient être sévèrement moralement réprimandés collectivement, pour s'en prendre à des innocents ou aux bâtiments/biens publics - autant qu'ils le seraient eux-mêmes si on venait détruire une partie de leurs biens propres - la violence est d'une certaine manière banalisée, aussi bien dans le quotidien, que dans les médias ou les fictions livresques ou cinématographiques, et ce depuis le plus jeune âge, dès les bandes dessinées et autres jeux-vidéos/consoles.
  6. deja-utilise

    Réalisme moral

    Je suis désolé, tel qu'exposer cela ne me permet pas de délimiter convenablement la situation, il me manque encore des informations, tu fais d'une certaine manière la même chose qu'avec le dilemme du tramway, tu tronques ou réduits les possibilités qu'à deux positions sans autres considérations. N'y vois surtout aucune mauvaise volonté de ma part. Pour le choix A, une souffrance importante pour l'individu X, mais pour quelles raisons ? Qu'est-ce qui fait qu'il va selon toi être en souffrance ? Pour le choix B, comment fais-tu pour réduire le malêtre ce cette personne dans l'enceinte de l'institut, sachant que son problème obsessionnel se place quant à lui extérieurement, dans son organisation professionnelle ? Et en quoi, cela impacte sur l'équipe ou sur l'établissement ? Actuellement, j'ai comme données, un individu qui vit mal sa place hiérarchique dans son entreprise, puis se retrouve dans un lieu d'accueil pour l'aider. Dois-je en déduire ou inférer qu'il tente de mettre en place la même stratégie dans son univers professionnel que dans celui où il est en soin ? C'est pour cela que je t'ai parlé de tournure d'esprit, tu vois chaque étape comme pouvant avoir un but en lui-même, qui se justifie a posteriori, mais pas a priori, ce que je tente de te montrer. Ne pas confondre déterminisme, causalité et intentionnalité, avec " état d'esprit " même si il y a des recoupements, ou cause, but, moyen et intention. Tu peux effectivement redécouper chaque action prise individuellement, en un sous-système qui aurait un but en lui-même, tout comme on pourrait regarder les transistors des ordinateurs et leur assigner une fonction très précise, pourtant ces transistors ne sont qu'un moyen pour obtenir ce que l'on nomme un PC, ils ne sont pas un but en soi, même si ils l'ont été au moment même de leur création. C'est bien parce que je défends l'idée du juste ou du vrai, que je vais m'efforcer en chaque chose de la mettre en œuvre, que ce soit aussi bien pour une finalité déterminée, que dans tout le cheminement qui pourrait y conduire ou me mener ailleurs, le but n'a pas autant d'importance que le moyen utilisé. Qu'un effet a forcément une cause qui le précède, c'est pourrait-on dire par la force des choses, mécanique, une nécessité, cela ne veut certainement pas dire que cet effet ait été en ligne de mire dès le départ, qu'il répondait à une intention, je peux très bien renverser un passant sans que j'ai voulu délibérément le faire, mon intention n'était pas de le faire tomber. Je peux également avoir l'intention de rendre visite à tartempion mais en cours de route abandonner ou devoir y renoncer, pourtant il y aura eu une foultitude de successions de causes et d'effets, pour ne pas aboutir à mon objectif. Je peux donner de l'argent à une association caritative ou humanitaire pour d'autres raisons que celles défendues par ces organismes, comme de se repentir de mauvaises actions passées, défiscaliser ou de donner une bonne image publique de soi, etc... Le chemin pris, la finalité sont les mêmes que les personnes altruistes ou humanistes, mais les raisons sont différentes, une des raisons possible de cette action étant justement de prendre l'un pour l'autre. Être " empathique " ou compatissant ne se mesure pas à l'action elle-même qui semble la justifier, mais de savoir quelle était l'intention véritablement visée par l'acteur. Si une chose est arrivée alors on peut rétrospectivement en retracer le cheminement, et donc en déduire un déterminisme, une suite d'actions et réactions, y voir même des objectifs intermédiaires si ça nous chante, pourtant remis dans son contexte, au moment des faits, les choses ont pu être indéterminée avant de se produire, les actions à mener incertaines, l'objectif intermédiaire inconnu ou méconnu, dans ce sens, on voit nettement que c'est bien qui nous sommes qui détermine nos choix au fur et à mesure avant même d'obtenir ce que nous avions l'intention d'accomplir. On peut certes invoquer l'inconscient, mais au final puisque l'on agit rarement comme de simples automates, nous avons donc modulé ou influé notre réponse, en fonction de valeurs intériorisées, c'est elles qui nous guident, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Le moyen (est) conditionne(é par) la qualité de la réponse: Obtenir des aveux par la torture, falsifie par ironie de la situation ce que l'on voulait obtenir, c'est-à-dire des informations fidèles, le moyen corrompt la finalité. Si je veux faire une démonstration d'un théorème, je dois être dans le vrai à chaque pas de la démonstration, le moyen est nécessaire à la finalité. Si je prône la vérité en tant que principe de vie, de doctrine philosophique, le moyen et la finalité sont une seule et même chose. Si je veux être élu en tant que politicien, j'userais de toute sortes de stratagèmes qui me permettent d'y arriver, la finalité justifie les moyens. Si je veux être sage, alors la finalité dicte le moyen. Pourtant à chaque fois, il sera question de déterminisme ou de causalité, et non de hasard ou de voyage temporel.
  7. deja-utilise

    Réalisme moral

    Je crois que nous sommes tous plus ou moins comme ça naturellement. Tu as raison, je me suis en quelque sorte égaré, l'idée n'était pas de guérir par un coup de baguette magique ce patient, mais de voir en quoi il y avait dilemme pour toi. Mais comme je n'ai pas compris exactement comment cet homme s'insère problématiquement dans l'institut et toi, je n'ai pas vu clairement la situation paradoxale dont tu parlais. Où se situe pour toi le problème éthique ? Entre le comportement de cet individu et toi par rapport à son lieu de travail, ou par rapport au cadre de la maison médicalisée ? Ou vis-à-vis des autres, que ce soit ses collègues, ou tes collègues ou supérieurs ? J'ai peur, suivant ta perception, de ne pas arriver à te montrer de quoi je parle, mais je vais réitérer mes efforts un peu différemment. Imagine un instant, que c'est le week-end et que tu n'as fait aucun projet pour celui-ci, que tu vas te " laisser vivre ", tu n'as donc aucune intention particulière, aucun but défini, pourtant tu vas agir et réagir de ton lever jusqu'à ton coucher, tu vas être confrontée sans l'avoir recherché à des situations qui vont t'amener à faire des choix, par exemples tu vois une chaussette trainer, un de tes enfants vient de te demander quelque chose, tu prends connaissance d'un truc à la TV, quelqu'un te rend visite, etc... à chaque fois ta réaction se fera à l'instant T, sans préméditation, sans l'avoir recherché au préalable, tu vas donc agir spontanément sans objectif prédéfini. Se posera quand même la question, de savoir comment tu réagis, comment tu te comportes, ce que tu penses, au moment même où ceci se produit. Supposons maintenant que tu veuilles faire les " grandes courses ", donc cette fois tu as un objectif défini, mais pour ce faire, tu vas entre autres prendre ta voiture et devoir te stationner sur le parking du supermarché, ceci n'est pas ton but premier, tu ne viens pas ici pour te garer, ce n'est qu'une étape intermédiaire pour la réalisation de tes intentions, néanmoins, il peut se poser la question morale, de savoir où et comment tu vas te mettre, sur une place pour PMR, devant la sortie d'urgence ou l'entrée pompiers ou encore des monnayeurs de fonds, à cheval sur le trottoir, derrière une autre voiture, etc... Le stationnement n'est qu'un état intermédiaire à ton but, pourtant ce moyen doit être considéré, de savoir si nous agissons bien ou mal, sans attendre d'avoir atteint, sans connexion immédiate à notre destination finale, les courses ! Enfin, il y a une autre configuration, où quels que soient tes projets, tu devras agir au moment opportun sans connexion avec la chaine d'actions qui menaient à l'objectif, quand par exemple cet enchainement de causes et d'effets vient rencontrer une autre chaine de causalités d'un ( ou plusieurs ) autre individu, ce que l'on pourrait appeler un évènement. Indépendamment de toutes les étapes qui mènent à notre objectif, tout comme pour l'autre personne, arrive une coïncidence, non voulue et/ou non déterminée, par exemple de rencontrer une vieille connaissance ou être face à une situation conflictuelle/difficile étrangère en tout point à l'objectif poursuivi, extérieur donc à la chaine d'actions conduisant au but initial. Pourtant là aussi, je devrais agir et réagir moralement, ou tout du moins en accord avec mon éthique. La mise en application de ma justice interne sera dès lors sans but, uniquement comme moyen se justifiant lui-même au moment même où se déroule l'évènement. Schématiquement, on pourrait représenter les choses ainsi: A, 1, 2, 3... B où A est le point de départ, où j'en suis, et B mon objectif, mon but à atteindre, et les 1,2, 3, etc sont les étapes intermédiaires, la chaine d'actions ou de causes et d'effets, ou dit autrement un chemin, qui bien souvent n'est pas unique.
  8. deja-utilise

    Réalisme moral

    Je savais bien que mon affirmation avait un caractère subversif. Pour ma part, ce n'est pas si net, au contraire, comme je l'avais laissé entendre à un moment à Dompteur je crois, ce n'est pas tant ce que nous faisons - quand bien même ce serait la même chose - qui fait sens mais les volitions qui sont derrières ! Bergson est certes un philosophe, mais sans l'air d'y toucher il est mu par une foi qui transpire par tous les pores de ses productions philosophiques ( surtout une œuvre plus manifestement ). Autrement dit le point de départ et celui d'arrivée sont une seule et même chose, peu importe les détours qu'il emprunte pour y parvenir, même sous couvert de rationalité et de réflexions, ça reste une boucle autoréférentielle. Un scientifique ou un mathématicien dans son travail, ne laissera pas entendre que ses résultats sont l'expression directe ou indirecte d'un créateur, ni n'y fera référence d'aucune manière. Sa croyance ou sa foi restera bien sagement à l'écart de sa production écrite à destination du domaine concerné, mais dans un autre registre que le strict cadre de compétence qui est le sien, il peut bien évidemment donner son opinion, son ressenti ou ses convictions, y compris dans un livre, du moment qu'il n'est pas étiqueté Science ou Mathématique ! De même, la philosophie ne saurait souffrir d'une telle entorse sans perdre en même temps son statut, on appellera ça " essai " ou " développement personnel ", voir " littérature " comme pour Nietzsche, ou encore biographie, ou je-ne-sais-quoi d'autre. Je ne dis pas que ce qu'écrit un " croyant " est insensé, je dis qu'il ne faut pas en user dans le cadre d'une thèse philosophique, et estampillée comme telle, sous quelque forme/destination/raison que ce soit, même implicite, et qu'également, mon désir de lire un auteur est inversement proportionnel à son niveau de croyance, quelle qu'elle soit ( Dieu, soucoupe volante, astrologie, martien, scientisme, bonté humaine, progrès, politique, sexisme, spécisme, racisme, fascisme, etc... ), pour dire autrement ce dernier point, c'est un jugement de valeur, je n'accorde que très peu de crédit à quelqu'un sous influence spirituelle, même si par ailleurs il peut dire des choses justes, je n'ai aucune inclinaison à prendre connaissance de ses pensées, à le lire donc. Je préfèrerais m'orienter vers un Derrida, un Morin ou un Lyotard, plus percutants ou pertinents a priori. Laissons la parole à L. Feuerbach ( dans L'essence du christianisme ): La religion est une projection dans le ciel des idées des espoirs et croyances des hommes, pris à croire à l'existence réelle des dieux qu'ils ont inventés. ( Pour les connexions entre foi, croyance, Dieu et Bergson: https://www.franceculture.fr/oeuvre-les-deux-sources-de-la-morale-et-de-la-religion-de-henri-bergeron.html, https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Deux_Sources_de_la_morale_et_de_la_religion, http://lesmaterialistes.com/contre-informations/bergson-vitalisme-intuition-conception-francaise, https://www.cairn.info/revue-philosophique-2001-4-page-505.htm, https://journals.openedition.org/theoremes/310 ) Dans son dernier grand livre, Bergson s'efforce de «montrer» Dieu, en quelque sorte dans toutes ses dimensions. In les deux sources de la morale et de la religion, 4ème de couverture.
  9. deja-utilise

    Réalisme moral

    Je ne vais pas m'attarder sur ce point, car ton exemple me semble plus intéressant, toutefois je pense, vite fait, que tu amalgames cause et effet, avec moyen et but/objectif, il est clair que dans tout enchainement de causes à effets, il y a un début et une fin, de là à y voir une finalité entre les deux extrémités !? Je ne suis pas certain de comprendre parfaitement, je crois que tu es allé vite pour écrire, et qu'il me manque des " connecteurs " et qu'en même temps il y a sans doute des groupes nominaux mal formulés ou erronés, ce qui m'oblige à deviner, au risque de dévier du problème initial et sa " résolution ". Pour ce que je retiens, mais il me manque des informations comme de savoir si c'est une personne que l'on peut raisonner, qui " intellectualise " les faits et ses comportements ou non, serait-il possible, en supposant que ce soit le cas donc, puisque il est important pour cet homme(?) qu'on le reconnaisse, de l'enjoindre à développer d'autres talents dans une autre direction, extra-professionnelle, moins oppressive et dans laquelle il pourrait obtenir cette reconnaissance, et si ce n'est pas possible, on peut être malgré tout reconnu pour le travail que l'on a soi-même à faire en le faisant bien, non s'accaparer celui des autres ( d'ailleurs bien souvent les félicitations ne viennent pas tant de la qualité du travail lui-même, mais des relations que l'on a avec les autres, c'est donc plus un problème relationnel ou de communication, là aussi c'est une piste à explorer avec lui ), je dirai quand même que c'est plus un problème de prestige puisqu'il convoite sa hiérarchie, les postes supérieurs, ça ne me semble pas anodin, et dans ce cas c'est de l'admiration qu'il attend, non simplement d'être reconnu, ou pire le pouvoir, et là c'est plus compliqué surtout dans l'institut. En clair, ce que je veux dire, c'est que l'on peut identifier ses réels besoins, et faire en sorte de peut-être les assouvir ailleurs, je suis d'avis qu'un besoin est transposable d'un domaine à un autre, pour peu qu'il ne change pas de nature en cours de route ! Par exemple on ne peut pas troquer une envie de manger contre celle de s'éclater, une envie sexuelle contre la gloire. Accompagner cet individu à faire une sorte de transfert de ce qu'il n'arrive manifestement pas à accomplir sur son lieu de travail, dans un autre domaine, où là il pourra éventuellement s'accomplir et mieux accepter que ce ne soit pas le cas au boulot ! De combler sa frustration en somme. Le regard des autres pèse extrêmement lourd sur l'estime de soi, je pense qu'il y a plusieurs moyens possibles pour tendre vers une meilleure estime, et pas uniquement les seules qu'il a exploré jusqu'à maintenant, dans lesquelles il s'est enfermé ou bloqué, pour ne pas dire braqué. Tant qu'il restera coincé dans le même schéma en boucle, les mêmes causes produiront les mêmes effets, soit on modifie les causes, soit on modifie l'acteur qui agit sur les causes ! Tu me rediras si je n'ai pas mal interprété ton " cas ". Si besoin, on peut aussi passer en MP, pour éviter d'étaler sa vie à l'antenne, it's up to you. A+ P.S.: Il y a à mon sens deux choses à éviter autant que faire se peut: obliger quelqu'un à faire ce qu'il ne souhaite pas ou déteste, et l'empêcher de faire à l'inverse ce vers quoi il tend, ce qu'il veut.
  10. deja-utilise

    Est-ce que les particules élémentaires existent pour de vrai?

    Mais en fait, tu as la réponse ultime à ta question: Nous interprétons tout d'une part ! Et... Nous traitons des informations d'autres part ! Le cerveau humain capte des informations, les traitent et en produit d'autres en sortie. La difficulté sera de faire un tri, comme d'avoir la sagacité d'être à l'écoute des dites informations, nous pouvons donc doublement échoués, ce qui résume assez bien d'ailleurs l'histoire des sciences elles-mêmes, être à l'affût des bonnes variables, et les exploiter convenablement, pour décrire ou modéliser la nature ou le monde. Le verdict le plus cruel et impitoyable sera donné par l'adéquation ( le matching ) entre le modèle et la réalité, si il y a écart, c'est que nous avons fauté, plus ou moins, et si il n'y a pas d'écart, nous avons là une bonne représentation utile, cela ne nous garantit pas que ce soit le " Vrai ", mais en tout cas, nous pouvons agir ou en faire quelque chose. Ce qui importe c'est que nos représentations du moment soient encore - suffisamment - valides quand nous en aurons besoin ultérieurement, c'est le minimum pour que nous puissions agir, autrement que part pur hasard, sur notre environnement. La photo de Lena n'est pas Lena, ce n'en est qu'une représentation, ce que je lui fais subir comme traitement n'a pas d'incidence sur Lena elle-même, comme de piétiner l'ombre d'une personne ne lui inflige pas ipso facto les mêmes supplices, ce sont deux choses découplées d'une certaine manière, c'est que l'une implique l'autre, mais la réciproque n'est pas vraie, Lena peut donner sa photo, mais sa photo ne donne pas Lena ! Je peux même m'amuser à crypter des informations dans l'image sans la détruire ou la dégrader, du coup j'aurais une chimère, mais dont personne ne pourrait se douter de la supercherie de but en blanc. Autrement dit, des informations qui se cachent dans d'autres informations à la barbe de tous.
  11. deja-utilise

    Est-ce que les particules élémentaires existent pour de vrai?

    Les choses existent au moins par leurs effets ! Je défis quiconque ayant connu l'amour de pouvoir l'exhiber à tout un chacun, de me montrer dans sa cervelle ou ailleurs, où se situe exactement ce sentiment ? N'est-ce pas Urbain Le Verrier qui a découvert indirectement Neptune grâce à ses effets sur Uranus ? Était-ce ou est-ce un simple mirage, une vue de l'esprit ou une illusion ?
  12. deja-utilise

    Réalisme moral

    Non, je ne " fréquente " pas Bergson, et tous les philosophes qui ont le malheur de parler de Dieu, pour moi c'est un sacrilège ou même une insulte à la philosophie, qui se base sur la raison empiriste et non sur des convictions personnelles, sinon ça n'a rien de sage, uniquement des divagations aussi élégantes soient-elles ! Bien que je comprenne l'utilité de telles béquilles psychologiques pour endurer notre existence même. Parfois je sais me montrer binaire, il y a des choses comme celles-ci qui me font tout rejeter en bloc sans distinction ou discernement, un peu comme avec la violence faite aux femmes, le viol, la maltraitance envers les enfants ou les animaux, ou encore le mensonge chronique, je ne leur trouve aucune circonstance atténuante ou ce qui pourrait être positif dans ce que sont/font ces gens là. C'est pourtant simple, agir avec honnêteté, sincérité, justesse ou dans la quête du vrai est plus important que ce à quoi on veut aboutir, ce sera donc le chemin qui balisera notre destination ou nous fera rebrousser chemin si besoin. Autrement dit le voyage est plus important que la destination, parfois certains n'y arriveront jamais et pourtant quelle aventure enrichissante ! Si le voyage représente le moyen, alors le but est illustré par notre arrivée finale. Pour la quête du vrai, pour atteindre la vérité, il est trivial que sur tout le parcours je dois être dans le vrai et par uniquement à l'autre extrémité, pendant tout le cheminement, car une seule erreur me fera sortir sans ménagement et avant l'heure de mon objectif ! À partir du moment que je suis vivant et éveillé, j'agis que je le veuille ou pas, dans un but prédéterminé ou pas, la question est donc de savoir comment j'agis, si c'est bien et juste, quel est l'impact sur les autres, mon environnement et moi-même. On pourrait par exemple s'appuyer sur le fait de manger, ce n'est pas vraiment un but, même si on peut en attribuer un, c'est avant tout un besoin, voire un plaisir pour certains ce qui devient une fin en soi, je vais donc me retrouver à agir pour manger, la " route " que je vais emprunter pour y parvenir a une importance évidente à mes yeux, je ne vais pas faire n'importe quoi sous prétexte que j'ai faim, ni entre maintenant et le moment où je vais avaler ma première bouchée, ni sur ce que j'ingurgite, j'ai des choix à faire qui m'engagent moralement à chaque pas ! Que j'en ai conscience ou pas, que ce soit devenu une routine ou non. Oh mais je n'ai pas dit que c'était simple ou facile, que de concilier toutes nos propensions en même temps, mais il est quand même plus aisé d'y faire face si on s'y est préparé avant, si on a eu la chance de le voir venir, de le sentir, dans ce cas on peut " scénariser " l'évènement avant de le vivre, et ainsi (s')approcher (d')une solution plus optimisée. Une question éthique ne doit pas se ramener à des considérations personnelles du type: qu'est-ce que j'y perds, qu'est-ce que ça me coûte en temps, en énergie, en capital ou matériellement, non notre combat doit être d'éviter l'erreur à tout prix, même si on pressent des retombées négatives sur nous. Mieux vaut subir une injustice que de la commettre ! ( Si tant soit peu qu'on ait une conscience sensible. ) Car si notre corps peut oublier le mal subi, notre mémoire en général elle, ne nous laissera aucun répit jusqu'à notre dernier souffle. Raison pour laquelle entre autres, les traumatisés ayant vécus des sévices, disent avoir le plus de mal avec celles psychologiques que celles somatiques. Parfois la non-action est la seule chose à faire, que de s'engager dans une double voie sans issue, ou de devoir faire un choix cornélien. Et donc d'opter de subir ou d'encaisser. Aurais-tu des exemples anonymisés pour pouvoir mieux cibler, et répondre à tes dilemmes particuliers ? Je pense qu'il faut se demander si notre réaction dans une telle situation va la faire empirer ! " L'enfer étant pavé de bonnes intentions. " Un exemple qui n'a pas avoir directement, un accident de la route où une personne gît sur la chaussée, il y a bien sûr l'envie de lui venir en aide, mais un risque inconnu quant à son état de santé, la bouger pourrait se révéler pire que de la laisser telle qu'elle, en revanche si elle s'étouffe, l'urgence nous intime de la mettre en PLS, maintenant si d'autres véhicules arrivent avec un risque élevé de sur-accident et d'aggraver la santé inconnue de la personne, alors cela " légitimise " de la déplacer pour la mettre davantage en sécurité, le mieux - pour nous - serait d'appeler uniquement les secours et qu'ils s'occupent de tout. Il y a là, une hiérarchisation possible de ce qui relève de l'émotivité, de l'instinctivité et de la raison. Si en revanche on débarque sur une telle scène sans y être préparé mentalement au préalable, il y a toutes les chances que l'on agisse uniquement par intuition et donc de faire à l'encontre de " l'optimum ", ou dit autrement, de ne pas aller dans le sens du " moins pire ". En substance, sans émotions, la raison est tout simplement incapable d'œuvrer ! Un peu comme une machine qui n'aurait pas de tâche attribuée, quand bien même elle pourrait l'exécuter à merveille, si pas d'entrée, il n'y a pas de sortie. Pour les animaux, il faut une motivation à l'action, et pour une voiture, il faut de l'essence pour que son moteur s'actionne, et pour une calculette il faut lui rentrer des chiffres et une opération pour obtenir un résultat. Ce dont tu parles n'est pas la sensibilité, mais de ressentir des sensations, je mange parce qu'une douleur se fait sentir dans mon ventre, je copule parce que je sais le bien que je peux retirer de le faire, je tourne le dos aux gens parce que je rougis d'avoir été sous le feu des regards, je cherche la fortune parce que je peux jouir des biens ou services qui l'accompagne, j'accède au pouvoir parce que c'est une sensation grisante ou euphorisante, comme de rouler très vite sur un engin, j'ai des amis parce que je me sens mieux avec que sans, je ressens un déchirement quand je laisse mon enfant parce que des hormones comme l'ocytocine se déversent dans mon organisme, etc... La sensibilité, serait plutôt l'art d'interpréter certaines d'entre elles, d'en avoir une certaine conscience et non pas seulement de les sentir ou subir. Les sociopathes ne sont pas dépourvus de cette capacité à ressentir, bien au contraire, ils prennent plaisir à voir souffrir les autres, non seulement ils sont donc capables de " voir " les émotions des autres, mais c'est parce qu'ils en ressentent eux aussi qu'ils agissent ainsi, on pourrait plutôt songer à un mauvais aiguillage dans leur cerveau, là où un individu normalement constitué ressent de l'aversion, une gène ou de la souffrance à voir un congénère qui souffre, le psychopathe active une zone de plaisir et non de révulsion !
  13. Bien le bonjour, j'espère juste ne pas avoir été d'une quelconque manière maladroit, uniquement pour moi la recherche et l'énonciation de vérités ou d'évidences, et certainement pas d'attaque bassement personnelle ad hominem. : )

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    2. Quasi-Modo

      Quasi-Modo

      PS : J'espère ne pas t'avoir vexé à mon tour, mais j'essaye tant que faire se peut d'être sincère (sans la sincérité que reste-t-il dans une vie en terme relationnels?). Personne n'est parfait, moi-même je suis loin de l'être et ai sans doute pu t'agacer plus d'une fois :p C'est ainsi, mais avec de la bonne volonté on arrive toujours à recoller les morceaux ;)

    3. deja-utilise

      deja-utilise

      Tant mieux et merci de ta tolérance et de ton honnêteté. Je crois que j'ai le don inné d'épuiser ou pire, tous mes interlocuteurs ( mais à présent je sais pourquoi, raison de plus pour revenir m'excuser d'une éventuelle bévue )

      Je viens couci-couça au gré de mes dispositions et des sujets, tu ne t'y es pas trompé.

      Bon dimanche et reprise pour lundi !

    4. Quasi-Modo

      Quasi-Modo

      Merci à toi aussi pour ton retour, l'important pour moi c'est que la sympathie reprenne toujours le dessus car il est tout à fait normal d'être parfois exaspéré par la teneur des propos des uns ou des autres : parfois d'ailleurs pour finir par le rejoindre plus tard !

      Dans le fond ce sont les relations humaines : elles sont souvent assez catastrophiques, et nous ne sommes pas vraiment responsables de ça, ni toi ni moi ;)

  14. deja-utilise

    Réalisme moral

    C'est possible. D'ailleurs les autres animaux sociaux ont aussi développé cette préciosité de la vie, on pourrait songer aux éléphants, prêts à faire corps pour protéger un des leurs. Ça je dirais que nous le partageons avec d'autres mammifères, toutefois comme je l'avais évoqué ailleurs si pour Aristote l'Homme est un animal politique, pour moi avant toute chose, c'est un animal spirituel, dans tous les sens du terme, et donc que tout passe par la moulinette de son cerveau, de sa psyché, y compris et pour beaucoup par sa conscience, dit autrement nous cogitons, alors certes pas nécessairement chacun de nous, ni du matin au soir, mais certains membres de l'humanité pensent pour nous tous, et attirent notre attention, participent à notre éveille, nous sortent des limbes de l'inconscient, nous apprennent à aimer le beau ou à respecter ce sur quoi repose notre propre existence, ce faisant toutes ces élévations nous poussent à changer de perspective, à prendre en considération d'autres points de vue, à avoir d'autres angles d'attaques, à faire aussi des rapprochements là où on ne voulait pas en voir pour différentes raisons compulsives, etc... C'est à dire qu'arrive un stade, un seuil ou un " gap ", où nous faisons les choses pour elles-mêmes, non pour une fin, finalité, but ou destination, comme par exemple d'être juste ou honnête, sans savoir quel avantage cela pourrait bien apporté, voire comme un inconvénient, uniquement parce que ces vertus ont été comme qui dirait intériorisées ou intégrées à notre personnalité, elles en deviennent indissociables sans en même temps arracher une partie de nous, comme si je voulais extraire la conscience de la cervelle d'un individu au bistouri, j'en ferais un légume à coup sûr ! Oui, je sais bien. Mais le bonheur ne réside ni dans l'abnégation totale de soi dans une société, ni dans l'égocentrisme le plus pur, mais comme j'avais essayé de l'introduire dans un équilibre subtil entre ces deux tendances à la fois individuelle et collective/sociétale. La Vie ne peut être érigée en bien suprême si les constituants de la société n'ont pas une certaine autonomie intellectuelle, et non de simples moutons, à l'inverse leur vie ne peut pas devenir leur seul leitmotiv sinon ce serait la guerre de chacun contre tous pour la défendre en priorité, l'équilibre qui veut que leur vie et la Vie soit aussi précieuse l'une que l'autre passe justement par une réflexion ou une prise de conscience à partir donc d'une conscience suffisamment affermie/développée, dans le cas contraire on en reste à un état larvaire de la conscience, et susceptible de conduire ou de ne pas freiner les pires atrocités, car en effet, avoir développer un peu sa conscience permet de devenir plus efficace y compris dans l'art de faire souffrir ou détruire, alors qu'à un stade ultérieur cela permet de l'éviter, de s'abstenir, un peu à l'image psycho-moteur du jeune enfant, quand il vient de naitre, il est encore trop gauche pour faire ce qu'il veut de ces dix doigts, puis un peu plus tard, il est suffisamment habile pour mettre tout et n'importe quoi à sa bouche sans distinction, y compris les matières fécales et autres amuseries plus ou moins comestibles, alors qu'une fois sa conscience assez développée, il pourra avoir un minimum de discernement concernant ce qu'il mange, et pour certains d'entre nous, bien après, remettre en cause nos propres habitudes alimentaires héritées, plus ou moins imposées. Oui je connaissais ces deux versions du dilemme du tramway, proposées par deux psychologues féminins, l'une après l'autre. Il y a bien comme tu le soulignes deux approches différentes du même type de problème, à savoir une décision rationnelle ou rationalisée, et une autre plus instinctive basée sur les affects, telle une aversion à faire physiquement du mal à une personne qui ne nous a rien fait. Je ne sais pas si tu as aussi suivi ce que des chercheurs avaient pointé concernant l'acte d'appuyer sur un bouton à travers un écran, pour lâcher une bombe dont on sait qu'elle va anéantir des milliers ou millions de vies, avec en ligne de mire directe, l'opérateur qui a physiquement appuyé sur la commande, déclenchant la libération de la bombe atomique lors de la seconde guerre mondiale, au japon ? Il s'avère, dans la reproduction de ces expériences en labo, que si l'on met les gens devant un simple écran, ils sont eux aussi capables de refaire la même chose pour la majorité, ( ce n'était pas une bombe, mais des décharges électriques je crois à plusieurs personnes, ce n'est pas non plus l'expérience de Milgram ), mais si l'on disposait une photo d'individus supposément être celles qui se trouvent de l'autre côté de la cloison, alors les personnes ont réagi différemment, plus réticentes à passer à l'acte. Il y a donc une question de proximité avec les gens qui interfère avec nos actions, ce que chacun peut vivre par exemple, dans son auto, au bout du fil ou d'un écran, cette mise à distance " autorise " toutes sortes d'abus, de dérapages ou d'anesthésie de notre conscience, il y a court-circuit d'une partie de nous. Si l'on accepte l'idée que notre psyché est stratifiée, ce que j'appellerai pour l'occasion, l'in-inconscient ( en dessous encore de l'inconscient, automatismes assez innés ), l'inconscient ( automatismes acquis et autres expériences qui ne sont pas passées par la conscience ) et la conscience, et bien, on pourrait dire que ces trois instances plus ou moins autonomes et indépendantes vont tenter de diriger notre réaction, et si l'une est mise en veille ou en sourdine, alors ce sera l'une des deux autres qui prendra les commandes et dictera notre comportement. Il n'y a donc pas antinomie ou paradoxe, juste une configuration particulière extérieure qui favorise un état réactif intérieur. Maintenant, concernant le dilemme lui-même, le " piège " si j'ose dire c'est qu'il est présenté d'une façon purement binaire, nous sommes sommés de choisir l'une ou l'autre, " le bras gauche ou le bras droit on vous ampute ? ", mais dans la vraie vie plus complexe, les choses ne se présentent pas nécessairement sous cet impératif purement " logique " ou dichotomique, on pourrait envisager d'intervenir complètement différemment, en alertant les gens ou le chauffeur, faire un court-circuit sur le réseau raillé, en poussant un individu et en tirant sur le levier, etc... De plus, en revenant à l'énoncé tel quel, on pourrait se demander d'abord de quel droit j'interviens, car ce faisant, je deviens ipso facto celui qui a tué, j'en deviens la cause la plus immédiate, ce n'est plus un incident ou un accident ou une cause naturelle ou artificielle, voire la volonté terroriste d'autres individus. Je me transforme en assassin, en meurtrier même pour sauver des vies dans le même temps, est-ce envisageable, est-ce légitime, est-ce mieux pour ma propre expérience post-traumatique, ma conscience après coup, comment je serai jugé par la/une société, un groupe, mes pairs, etc... ? Et puis, si il y a un proche à moi dedans, je vais naturellement faire une hiérarchisation de valeur des vies en jeu, de même si c'est une personnalité connue ou un VIP, ma réaction va là encore être modulée et produire d'autres possibilités, une recombinaison de supervision par mes 3 instances. Et si nous pouvions écouter à la fois notre raison et nos affects, au lieu de choisir ? Qui ne choisirait pas de sauver son propre enfant au détriment de n'importe qui d'autre(s) ? Est-ce pour autant blâmable ? N'y aurait-il pas une compréhension naturelle de tout un chacun de cet acte ? Oui, as-tu entendu parlé de Damasio ? Qui fait le lien - direct - entre notre raison et nos émotions, et notre faculté de juger qui en résulte en gros. Il fallait sans doute lire " rationalisé ", j'avoue ne plus me souvenir de ce que je voulais partager, c'était clair à ce moment là dans ma tête, ça l'est moins à présent. Toutefois, je pense que l'empathie est plus " rationnelle " a posteriori dans le vivre ensemble, que la colère ou une pulsion sexuelle débridée ( comme en état de guerre où les soldats se livrent à toutes leurs pulsions de mort et de plaisir, refoulées, telles que j'en entends parler en Afrique centrale ). La sensibilité est une propension à ressentir ce qui est en nous, comme ce qui est ressenti par autrui qui déclenche un bienêtre ou un malaise, tout en étant portée à notre attention plus ou moins directement, et donc avec effet sur le psychisme d'une manière ou d'une autre. La sensibilité est ce qui peut permettre d'enfanter un positionnement moral ( une condition nécessaire et non suffisante dirait les matheux ), qu'il soit intuitif ou construit cognitivement, sans cette sensibilité ou réceptivité, nous serions de véritables machines, où seule l'efficience aurait loi, ou pire encore de véritables psychopathes aux yeux de ceux qui en seraient porteur. Notre sensibilité/empathie est un frein, et le seul, à notre propre emballement de pouvoir, de domination, de toute puissance, de jouissance ou d'égotisme !
  15. deja-utilise

    Dieu et Métaphysique

    C'est vrai, personne n'agit sans raison, sauf éventuellement une personne atteinte de confusion mentale totale. À partir du moment qu'il y a une raison ou une cause à l'action d'un individu, on ne peut tout bonnement pas soutenir que c'est purement irrationnel, puisqu'il y a justement une raison, par rapprochement étymologique ou sémantique. Mais l'irrationalité n'est justement qu'apparente, dans le sens où l'individu A ne comprend pas ou ne sais pas de l'individu B, il a tôt fait de dire qu'il agit ou qu'il est irrationnel, tout simplement parce qu'il ne partage pas son système de croyances ou de valeurs. L'irrationalité aura donc la fâcheuse tendance à être relative, mais si on fait l'effort, sans forcément adhérer, à décrypter l'univers d'autrui, on voit bien qu'il n'agit pas arbitrairement et qu'à sa place avec ses mêmes valeurs ou aprioris, nous agirions sans doute identiquement. Si donc les mêmes entrées dans un système quelconque produisent les mêmes sorties, on ne peut pas dire que ce soit incompréhensible, et si c'est compréhensible, c'est que ce n'est pas irrationnel, il y a bien une ou plusieurs raisons, même si ce ne sont pas les nôtres ! Même si tout ce qui est cohérent est rationnel, tout ce qui est cohérent n'est pas pour autant réel ou inscrit dans le monde physique, les mathématiques en sont le plus bel exemple, " -2 " ou " 5+7i " n'existe pas naturellement. Et oui, celui qui n'aurait pas ce type de pensées, serait certainement considéré comme malade ou défaillant, confus ou incohérent, autrement dit dans un état anormal. Oui voilà, c'est aussi ce que je pense et je ne suis pas le seul, c'est également ce que défend G. Bronner dans son emprise des croyances. Je dirais donc dans le même registre que grand ou petit, que chaud ou froid, ou même que barbare ! Tout ceci est relatif à un point de référence. Ou encore comme ami ou ennemi, subjectif. Encore une fois, il ne faut pas perdre de vue aussi la rationalité basée sur les faits, une réalité scientifique ou pragmatique, qui est une autre forme, bien souvent les deux se combinent, à divers degrés suivant les individus, et leurs centres d'intérêts, on pourrait très bien avoir une personne superstitieuse tout en étant convaincu du déterminisme de son smartphone, c'est-à-dire que cette fois à l'inverse, l'incohérence de cette personne ne nous permet pas de dire que ses réactions sont irrationnelles, car chacune des facettes peut s'expliquer ! Et si explication il y a, ce n'est donc pas de l'irrationalité. Pourtant ce qui est en haut pour toi, peut très bien être en bas pour un autre ! Ce qui est à ta droite, être à gauche d'une autre personne, et puis sur Terre, ce qui est à gauche se trouve aussi à droite, ce n'est qu'une question de distance ! Il est encore plus manifeste pour les concepts de beauté et de laideur, il n'y a pas de véritable absolu, même si il existe des convergences, parfois culturelles, comme pour les formes charnelles féminines par exemple, les critères de beauté d'hier ne sont pas ceux d'aujourd'hui, et ceux de l'occident pas ceux de l'orient ! Une belle personne intérieurement peut ne pas l'être pour une autre, elle a sans doute des raisons de le penser, qu'une autre n'aura pas ou ne partagera pas, car voyant ou ne voyant pas la même chose ! Il suffit donc de garder à l'esprit le relativité et la subjectivité des notions que l'on emploie. De même que tâcher de préciser les concepts ou les multiplier pour aborder une situation, nous sommes tous plus ou moins dys-rationnels, personne n'est parfaitement rationnel en toutes choses, car il y a pléthore de facteurs qui viennent moduler notre rationalité, et la première de toute est que ce que l'on ignore influe sur ce que nous pensons ou sur nos raisonnements ! Par exemple de mon cru, ta façon de penser un individu sera grandement affectée si tu apprends qu'il est un menteur patenté, alors que tu l'ignorais jusqu'à présent, voire même le simple soupçon, tel que ce soit le cas, avec les fake-news ou autre bullshit pour déstabiliser une opinion, entre autres politique avec l'élection du dernier président américain par exemple ! Le rapport entre rationalité et irrationalité est plus complexe/subtil que ce à quoi on veut bien le réduire habituellement, comme presque tout ce à quoi je m'intéresse: Le monde apparait simple à un esprit simple et compliqué à un esprit complexe ! De plus la simplicité est plus séduisante et facile d'accès que son inverse qui demande effort et est rebutante de prime abord. Dit autrement notre cerveau se laisserait prendre au piège d'une idée simple mais fausse, et rechignera à voir le vrai dans la difficulté.
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