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deja-utilise

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  1. deja-utilise

    La conscience

    @aliochaverkiev http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2015/10/14102015Article635804030123394066.aspx https://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2015/09/12/limpact-affectif-de-lenseignant-sur-leleve.html
  2. deja-utilise

    La conscience

    @zenalpha @Blaquière http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/02/12/mathematiques-les-pedagogies-alternatives-preconisees-par-le-rapport-villani_5255665_4355770.html
  3. deja-utilise

    Aide à ma réflexion

    https://www.les-philosophes.fr/kant-critique-de-la-raison-pure.html https://la-philosophie.com/grands-philosophes http://www.deslettres.fr/moteur-par-auteur/?fwp_expditeur=nietzsche
  4. deja-utilise

    Aide à ma réflexion

    " Citations philosophiques expliquées " éd. Eyrolles Pratique de Florence Perrin et Alexis Rosenbaum " Philo ( les auteurs, les thèmes, les textes ) " les guides de Sciences Humaines n°1, Hors série, Mai 2010 " Bled Philosophie " éd. Hachette " La philosophie du bac à la fac " éd. Larousse et plus " hard ": " Philosophes et PHILOSOPHIE ( Anthologie chronologique ) " éd. Nathan Tome 1 ( ≃ 500 pages ) et Tome 2 ( ≃ 500 pages ) sous la direction de B. MORICHÈRE
  5. deja-utilise

    les maitres et les esclaves

    Tu n'as rien saisi de ma démarche, et tu restes coincé dans ton mode de pensée... par choix. ( Peut-être n'es-tu pas encore prêt/mûr/sage/réceptif/éveillé pour le recevoir ) C'est dommage, mais je n'ai pas le pouvoir de faire changer les gens, si il ne le désire pas, ni celui de leur faire reprendre le chemin de la raison, comme dans ton cas, d'avoir des idées préconçues et d'essayer de les projeter sur ton interlocuteur en piochant par-ci, par-là, un mot ou une phrase qui semble le justifier, ( C'est parce que l'on a une personne " dans le nez " qu'on lui trouve tous les défauts du monde, et non parce qu'elle a des tares ou des travers qu'on la trouve antipathique ). Tu en reviens systématiquement à des jugements de valeur à partir de catégorisations que tu as faites en amont, et que tu appliques de manière dichotomique, sans subtilité, ni nuance... sous des aspirations épipélagiques. Tu soulèves pourtant des choses intéressantes, surtout les exemples issus de ta vie. Je ne perdrai donc pas/plus mon temps avec quelqu'un qui ne cherche pas à comprendre, qui ne fait pas d'effort dans ce sens là, qui élude, qui évince, qui fuit, qui extrapole, qui réagit avant de réfléchir, etc... Bonne continuation...
  6. deja-utilise

    les maitres et les esclaves

    Je ne pourrais pas accéder à ta requête, non par mauvaise volonté, mais parce que tu soulèves à chaque fois plusieurs points distincts, qui méritent d'être traités indépendamment. Il est regrettable que tu n'aies pas saisi l'occasion de répondre à toutes les questions que je t'ai posées, pas forcément publiquement, ni à moi, mais pour toi-même, pour t'aider à mieux faire le point, et déceler des incohérences, comment ces réflexions se seraient goupiller avec le reste de ton pedigree, de tes savoirs, etc... Bref une opportunité à mieux te comprendre, que tu laisses filer, tant pis ! Et comme je vois que Dompteur_de_mots a sensiblement posé le même type de questions, je me contenterai de ce que tu lui a rétorqué. Tu te poses une question, qui me semble du même acabit que de savoir, par exemples, pourquoi il y a ceux qui créent la mode et tous les autres qui la suivent, pourquoi il y a tant d'accros au smartphone pendant que d'autres n'y voient qu'un outil commode, pourquoi il y a des gens qui font les choses par eux-mêmes et d'autres qui les font faire, pourquoi certains organisent leur vacances de A à Z, pendant que d'autres se laissent porter par des excursions tout-en-un et pris en charge d'un bout à l'autre, etc... Toujours ce travers d'inférer à partir de bribes d'informations, de tenir absolument à mettre les gens dans des petites cases, tu te méprends sur mon compte, même si qui je suis est sans importance dans une discussion philosophique, si parfois j'en viens à parler de moi, c'est à titre illustratif, et sans risque de me fourvoyer. Tu pourrais taper dans le moteur de recherches interne avancé, par exemple intuition, intuitionnisme, sensibilité, émotion et mon pseudo, puis lire les occurrences, pour te rendre compte, que je ne méprise absolument pas tout ce qui n'est pas rationnel en moi. Au contraire, je cherche l'harmonie de chaque instance, de chaque entité de ma personne, mais il faut bien un arbitre, et je l'ai délégué à la raison, à ne pas confondre avec la rationalité ou la logique, pour tendre vers un équilibre. J'écoute donc toutes les facettes de ma personnalité, et ce que je dis, c'est de ne pas succombé tête baissée dans l'une ou l'autre, par simple réaction. Par exemples: Te laisses-tu emporté sans modération à ta colère, dès qu'elle se fait sentir ? Est-ce que tes pulsions de mort sont mises à exécution ? Tes pulsions sexuelles assouvies sans retenue, comme d'être marié et sauter sur d'autres femmes dès qu'une occasion se présente, ou même contraindre ton épouse à répondre à tes désirs du moment ? Tout ceci est modulé par tes soins, pourquoi il n'en irait pas de même avec l'idée de commander ou d'obéir ? Sinon, est-ce que tu sais aussi, puisque tu sembles si fier de ton inclination, qu'une expérience sociologique sur des enfants, à montrer que si effectivement, dans les groupes fraichement formés, on retrouvait à chaque fois à peu près la même répartition, du leader, des suiveurs, du marginal, etc..., et bien d'autre part, et c'est fort intéressant, surtout pour toi, que si l'on changeait par la suite la composition des groupes précédemment constitués, et bien les rôles se redistribuait aussi, un leader pouvait devenir suiveur dans cette nouvelle configuration, que l'introverti pouvait basculer dans un mode plus extraverti ! Que faut-il comprendre ? Que ce dont tu sembles être si fier, n'est qu'un simple concours de circonstances, et sans oublier ton conditionnement d'enfance peut-être, soit par l'éducation, soit par des " accidents " de parcours. Cette qualité est à la fois versatile, mais elle ne t'est même pas propre sans doute, bien plutôt inculquée d'une manière ou d'une autre. Comment dès lors être si fier d'avoir ce qui n'est même pas de nous, comme d'être fier d'une toile de peinture que l'on n'a fait qu'acheter, dont on n'est même pas l'auteur !? Voilà pourquoi je t'invite sans cesse à te questionner, à savoir qui tu es vraiment, et pas uniquement en surface ou sans chercher à aller plus loin, que ce qui se donne à toi de toi, à mon sens tu pars d'une donnée, toi dans l'état et tu construits à partir de là, je te propose de faire le chemin dans l'autre sens, de partir en quête de toi-même, de percer tes propres mystères, qu'est-ce qui fait que tu es toi, avec tes penchants et pas d'autres. Remarque-bien, que l'on peut être d'un point de vue tempérament, ni esclave, ni maitre, ou plus probablement, maitre et esclave selon les circonstances au sein d'une seule et même personne ! Il n'y a pas que le choix que tu proposes d'étudié qui existe, comme d'autres forumeurs, à leur façon, on voulu te le signifier. Par exemple, on peut imaginer un type constamment sous ordres au travail, et capitaine d'équipe de foot, ou commandant des sapeurs-pompiers volontaires, ou le gars qui se laisse tyranniser par sa femme mais qui est PDG d'une entreprise, ou encore un chef d'État qui le soir venu s'adonne à la soumission dans des jeux sado-masochistes, etc... Réponse insuffisante ! Il faut chercher plus loin, chaque chose à une raison, une cause, il faut remonter toujours le plus loin possible. Penses-tu qu'un enfant est plus libre ou à même de diriger sa vie de manière pertinente ? Si non, alors en tant qu'adulte, je peux aussi tenter d'éveiller ou d'élever mon esprit, car plus mon champ de vision intérieur s'agrandit, et plus mes positionnements, mes choix sont pertinents, adaptés, en phase avec tout mon être, et pas seulement avec une fraction à peine reconnue. Si il était question de science, on voit très, nettement que notre sort est plus enviable que ceux du moyen-âge, on y voit plus clair, avec plus discernement, avec plus d'acuité et de profondeur, et bien, il en va de même avec nous-même, plus on se développe, plus on se comprend avec précision, plus on est apte à agir de manière efficiente quel que soit l'objet, le but ! La raison, et non le rationnel, doit arbitrer; mes émotions, mes sentiments ou mon intuition pèsent lourdement dans mes orientations de vie, tout n'est pas que question de rationalité, mais au même titre qu'il existe des illusions d'optique, notre entendement nous permet de nous en affranchir, sans renier complètement nos sens, mais de les réajuster, de les rectifier, de rétablir une sorte d'équilibre. Je me suis souvent réclame de l'intuitionnisme, et je n'ai pas changé, simplement on ne peut pas toujours en rester à cet état ou ce stade, qui est certes un excellent début, mais bien souvent insuffisant, et c'est la différence principale entre nous deux, j'ai le sentiment que tu ne joues qu'avec une seule corde à ton arc, là où j'en utilise plusieurs...
  7. deja-utilise

    les maitres et les esclaves

    Pas vraiment, si nous succombons sans réserve à nos pulsions, notre conscience ou notre raison ne servent plus à rien, la sagesse n'existe plus, l'amélioration de soi s'évanouit, les vertus deviennent des mirages ou de la fumée, et les Hommes de simples animaux dictés par leurs instincts. Es-tu cet animal, cette machine biologique ? Au vu de tout ce que tu dis de toi, non, tu réfrènes certaines parties et en embrassent d'autres, il n'y a pas deux poids et deux mesures. Au moins par là-même, tu réponds un peu aux questions que je t'avais posées antérieurement. Nous ne sommes pas si différents, mais je conçois très bien que tu ne souhaites pas - reconnaitre - que nous soyons trop semblables, cela doit te faciliter la tâche ou la conscience. Si tu as lu mes autres interventions, tu sais bien que tout ceci ne s'applique pas à moi, tu es bien plus dans la devinette ou la spéculation. Oui, à la condition qu'il y ait en face, quelqu'un qui veuille bien endosser le rôle de leader, si une personne démontre un tempérament de suiveur. Il n'y aurait " d'esclave volontaire " que parce qu'il existe parallèlement des gens qui souhaitent/veulent bien se positionner en tant que " maitre ". Comme dans une entreprise encore une fois, tout le monde ne veut pas être le patron, même si la place est vacante et accessible. Que se passerait-il, si il n'y avait que des suiveurs ? N'est-il pas concevable d'envisager d'autres façons de faire, où il n'y aurait ni esclave, ni maitre, mais simplement des gens qui coopèrent suivant leur motivation, leur compétence, leur besoin, etc... ? D'où vient cet abandon de " soi " envers quelqu'un d'autre ? Surtout si on n'oublie pas que les très petites sociétés ne fonctionnent pas comme ça ( voir les deux liens de livres que j'avais donnés un peu avant ) Ne peut-on pas concevoir que " l'esclave " trouve que son statut est plus enviable que celui de " maitre ", par un calcul de rapport bénéfices-avantages / pertes-inconvénients, même si il est emprunt de subjectivisme ? Tu imagines mal Aliochaverkiev, c'est aux antipodes de mon fonctionnement, et c'est même un point qui m'avait profondément chagriné dans un des dialogues socratiques, quand Socrate ne trouve plus rien à dire pour justifier son argumentation que d'invoquer je-ne-sais plus quel mythe ou quelque chose de cet acabit. Je ne pense pas, mais je ne peux pas t'empêcher de le croire. Je l'avais compris, mais te demandes-tu si c'est toujours une bonne chose, et pour qui, et si tu as le " droit " ou le " devoir " de le faire ? Et contre le gré de la personne concernée ? Quelle raison invoques-tu pour te justifier ? Il me semble que le minimum, c'est que la personne le souhaite, le veuille ou soit volontaire, ou exprime un tel penchant, une telle inclinaison, non ? Sinon, pourquoi soumettre la nature - la vraie, comme celle d'un individu - à notre propre volonté ? Absolument pas ! Mais si cela peut te rassurer de le voir ainsi, alors... Le discernement est une qualité indispensable, car la raison ou l'intelligence, nos dons, nos aspirations ou motivations ne sont pas seuls en lice, pour avoir une vie vertueuse. Le bonheur ne se conquière pas, il se cherche et se trouve, pas plus que l'on ne force les personnes à nous aimer, il faut que cela vienne spontanément; tout n'est pas question de volonté, de force, de pugnacité ou d'ambition ! Si je devais me prêter à l'exercice, qui n'est pas dans mes prérogatives habituelles, je te répondrais que d'une part, tu te trompes encore, mais que d'autre part le personnage mythique qui me correspond le mieux ( et je dois à Ernest de me l'avoir signalé ) serait Athéna ! ( abstraction faite de son genre ) ****** Merci de m'avoir répondu
  8. deja-utilise

    les maitres et les esclaves

    Je vois aussi assez souvent ce type de réaction - sans jugement de valeur de ma part, c'est un simple constat -, par exemple lorsqu'un chef d'entreprise annonce qu'il va cesser son activité à ses employés, aucun en général ne décide de prendre la succession, ni même ne pense à s'associer avec d'autres pour continuer l'activité, c'est assez déroutant parfois, je te le concède, ils préfèrent attendre le moment fatidique de la perte d'emploi, dans l'austérité économique actuelle. ****** Toutefois, si tu parles de " maitres " et " d'esclaves ", on voit bien que logiquement et par définition, tout le monde ne peut pas devenir " maitre ", si il n'y a plus " d'esclave ", c'est antinomique. Ce que je vois aussi, c'est l'asservissement à l'instinct ou à la pulsion de vouloir être " maitre ", tout autant que celle qui incite à opter d'être " esclave ", dans les deux cas, c'est une réponse aveugle à quelque chose qui dépasse la raison éclairée. Dans le monde professionnel, ce qui s'éloigne le plus de cette approche dichotomique ( de ta part ) dominé-dominant, serait les professions libérales. Dans une perspective plus sociétale, je rejoins Swam lorsqu'il dit que de refuser l'un ou l'autre conduit à l'isolement, car comme dans tout jeu, si l'on n'accepte pas les règles à deux états possibles, il ne reste plus que la solution de ne pas jouer, et donc se tenir à l'écart ou en dehors du-dit jeu, reste aussi bien sûr la solution de révolutionner les règles du jeu elles-mêmes, et l'Histoire nous montre que ces deux camps, hors-jeu, coexistent, il y a donc une certaine liberté de choix, si tant est qu'il a été consommé et non imposé par une instance extérieure ou une force intérieure. Après, de là à faire une hiérarchie de valeurs entre ces différentes possibilités, il y a un pas que je ne franchis pas contrairement à toi, aucun n'est idéal ou parfait ( les gens qui se croient ou se sentent au sommet de quelque chose, ne sont pas toujours heureux ou en harmonie par exemple ), et comme le dicton le dit dans le registre pro. " Il n'y a pas de sot métier ", ce qui signifie que l'important réside non pas dans un absolu, comme tu le laisses systématiquement entendre, mais dans l'adéquation entre soi et ce que l'on fait, comme lorsque l'on est gosse et que l'on se rend compte que le " rond " ne rentre qu'imparfaitement ou pas du tout dans le " carré ", en soi le carré ou le rond n'est ni pire, ni meilleur que l'autre, c'est une simple question d'être adapté ou adéquat !
  9. deja-utilise

    La decouverte de l'être des choses : Parménide

    vestiges du jour.pdf
  10. deja-utilise

    Le penseur et l'amour

    Avec mes excuses Swam. ******* @Dompteur de mots Après réflexion, je me dis que nos visions bien que proches ne se recouvrent pas complètement, car nos perspectives sont différentes - ce pourquoi je n'arrivais pas à réfuter proprement tes arguments sans doute -, ce mouvement est si je comprends bien pour toi, à rapprocher de ce qu'un artiste fait, il vit son art, on pourrait dire qu'il s'épanouit ainsi, sans autre considération, enfin pour celui le plus détaché de la sociabilité, de ses rapports à autrui quels qu'ils soient, quant à moi, c'est à la fois un moyen et une nécessité, un peu comme le pompier professionnel - tels les sapeurs pompiers de Paris - qui doit faire du " sport " si il veut obtenir ou continuer dans la voie qu'il a choisie, à vivre sa vie en quelque sorte, ou encore de se nourrir en ingurgitant des aliments, c'est-à-dire que je mange pour vivre et non pas, je vis pour manger, où il suffit de remplacer manger par philosopher pour comprendre le monde qui nous sépare... Ta façon de procéder serait donc en étroite relation avec l'hédonisme, philosopher pour le plaisir que cela induit de le faire, et dans ce cas, je comprends aussi au passage, ton penchant esthétique de sa présentation/exposition ( tout comme un " bon " plat doit être beau, bien présenté pour attiser l'appétit ), c'est cohérent, alors que de mon côté, philosopher est entièrement tourné vers l'eudémonisme ( je mange parce que je peux difficilement faire autrement, mais c'est pour pouvoir agir ailleurs, une fois suffisamment rassasié ). J'aurais aimé que philosopher ne " soit qu'un " simple plaisir dans mon cas, un excédant comme tu l'écris, mais non, c'est bien plus compliqué et impérieux que ça, c'est à la fois un besoin et une nécessité, pour combattre des maux intérieurs et trouver un remède ou un échappatoire, mais c'est aussi une volition, une impulsion de mon être, une caractéristique fondamentale, au même titre que respirer, je philosophe comme je respire, c'est presque irrépressible, de l'ordre du réflexe. Toutefois, je pressens que je ne suis pour autant pas condamné dans ce schéma, j'y entrevois distinctement une issue, reste à trouver un chemin...
  11. deja-utilise

    Le penseur et l'amour

    Oui on peut le voir ainsi, mais cela renvoie quelque part à ce qui s'est dit parallèlement sur l'introspection. Devons-nous agir pour d'obscures raisons ? Et ce qui serait tragique pour ne pas dire comique à mon sens, c'est qu'un philosophe qui questionne le monde et lui-même de temps à autres, soit la marionnette d'un jeu dont il n'a pas conscience lui-même. Qu'il ne retourne pas son questionnement sur sa propension à se questionner ! Cela me semble être, à défaut d'un préalable, au moins une dimension à ne pas sous-estimer. À moins de prendre le risque d'être le dindon d'une farce, dont nous serions à la fois la victime et l'instigateur ! Quelle ironie ! Tu sais bien qu'il est toujours plus aisé de juger autrui, d'autant plus que c'est inscrit en chacun de nous par on-ne-sait quelle force mystérieuse, et bien qu'on en dégage assez facilement les avantages et inconvénients. Le plus grand bien pour soi, peut effectivement être de nature idéologique, si toutefois, nous ne sommes pas sous l'emprise de substances plus ou moins euphorisantes endocrinologiques, de ne répondre qu'à un doux appel du corps, ça laisse songeur, pour ne pas dire dubitatif, d'autant plus pour le sujet qui nous concerne ! D'accord, mais on ne parle pas de n'importe quelle passion, mais celle qui consiste à aimer la sagesse, alors, qu'y a-t-il de sage, à se laisser aller sans retenue dans une voie unique, au détriment de tout le reste ? ( ne peut-on pas envisager que le-dit philosophe, se sent incapable de s'investir dans autre chose, n'ayant aucun talent ou attrait ailleurs, et donc une fuite de la triste réalité !? Ce qui n'est toujours pas très sage ) Remarque-bien, que je ne parle pas de normaliser les comportements excentriques, ou débordants, mais comme on me l'a rappelé dernièrement, de ne pas franchir la ligne rouge ! La modération n'est-elle pas une qualité du sage ? Est-ce que la philosophie a vocation à fournir des génies ? Est-il si inconcevable de ménager du temps, d'avoir des considérations autres, de jongler avec d'autres activités qui ne sont pas subalternes pour autant ? Y voir une entrave, n'est-il pas une simple pétition de principe ? Est-ce une course contre le temps ? Y a-t-il un niveau à atteindre ? Si il n'y a rien de ce genre, ni recherche de considération ou de reconnaissance, mais qu'on le fait pour soi-même, par amour, et bien, cet amour ne va pas s'évaporer si il se laisse entrecouper par d'autres affaires, et peut-être même s'en trouver raviver pour plusieurs raisons, celle de la coupure salvatrice, du repos décanteur, ainsi que le plaisir renouveler des retrouvailles ! Et bien cher Dompteur, si c'est pour son seul plaisir, c'est bien que cela sert à quelque chose, en l'occurrence à lui. Mais ce qui me chagrine énormément, c'est que si effectivement, la raison ultime du philosophe est de prendre plaisir à ce qu'il fait, quelle peut bien être alors la différence avec celui qui prend plaisir à s'enivrer ou s'amuser continuellement ? Une vulgaire activité hédoniste alors, comme n'importe quelle passion, exclusive, égoïste ! Cette entreprise se suffirait donc à elle même en quelque sorte, comme l'intelligence ne chercherait qu'à s'admirer dans ses manifestations, sans autre finalité ou but, que de se sublimer, de se développer, en circuit fermée ! Non, pour moi ça ne tient pas la route une seconde, ces deux-là sont des moyens, non des fins en soi. On philosophe pour donner du sens à sa vie par exemple, mais notre existence n'est certainement pas limitée à ce qui cherche à lui donner du sens, sinon ce serait un non-sens ! On philosophe pour comprendre, pour pouvoir faire des choix éclairés le cas échéant, ou pour se positionner en tant qu'être vivant inséré dans un environnement ! On philosophe pour éveiller son esprit, et ainsi voir plus clairement et être plus réceptif, voire combattre des habitudes délétères et des mœurs arbitraires, dénoncer ou manifester soi-même, pour améliorer l'humanité ou son humanité. On peut philosopher pour apprendre des autres, de prédécesseurs, s'émerveiller de l'esprit humain, vibrer avec un auteur et ainsi que cela contribue à notre propre développement, non en rester au stade minimaliste de la sensation, qui ne peut pas en ce sens être un acte philosophique, mais juste un mouvement d'amateur, d'appréciateur, de spectateur de la philosophie, en un mot un philophile ! C'est une bien triste perspective, que de ne pas avoir l'ambition d'y mettre un terme le plus tôt possible, de tendre vers une ataraxie, d'abolir cette difficulté ou du moins la résorber à un tel point qu'elle n'en devienne qu'anecdotique, ou qu'un simple passe-temps. Ce serait une procédure assez masochiste si elle était recherchée comme telle, de ne point l'achever dès que l'occasion se présente, pourquoi raviver sans cesse ce qui était à la base un trouble à faire taire ? N'y a-t-il pas d'autres choses à faire, bien plus engageantes sur cette foutue planète, comme de vivre tout simplement, ce pour quoi notre être biologique tient du vivant et de sociable ? Ne crois-tu pas en l'idée qu'une fois le tour achevé, ou tout du moins suffisamment enrichissant et éveillant, qu'il faille poser les bagages et apprendre enfin à se contenter, à profiter de ce qui se présente, de ce que l'on a, sans désirer autre chose de plus, ou simplement le vouloir sans envie avilissante. Autrement dit, de se connaitre suffisamment bien pour savoir vers quoi tendre, et ne pas tendre, accepter enfin notre vie-là, et se rendre compte que plus n'apporterait pas du mieux ! Non pas la fin du voyage, mais la fin d'une quête qui nous détourne de notre nature, et de jouir pleinement à présent de toutes ces petites choses dédaignées ou ignorées, savoir apprécier les choses comme elles sont, même si cela demande un travail et quelques améliorations ou retouches de temps à autres. Bref sentir que méditer, réfléchir, cogiter ou philosopher n'est pas le sens à donner à sa vie, mais de s'appuyer dessus pour le découvrir, le voir et le reconnaitre une fois que ça se produit ou est en passe d'advenir...
  12. deja-utilise

    Le penseur et l'amour

    Oui, j'entends bien et d'ailleurs ceci appelle ce qui va suivre*... Cause reconnue, certes pas, nous n'avons pas accès à tous les dédales de notre psyché, néanmoins à défaut d'en connaitre la source précise, on peut circonscrire le phénomène, en trouver une " raison " ou son émergence, même si le phénomène nous échappe. Par exemple l'appétit immodéré pour le chocolat, si on ne sait pas quel mécanisme physiologique l'anime, on peut malgré tout remonter au moment où notre appétence a pris naissance, et les circonstances " environnementales ", c'est-à-dire en trouver des explications a posteriori. Oui, je m'en étais rendu compte après coup, toutefois je peux aisément faire le rapprochement avec ce que Tison nous avait dit ici il y a longtemps, chaque " qualité " a nécessairement son pendant contraire/opposé, ou chaque vice a sa vertu, ce que je veux dire, c'est qu'un excès/excédant est le mouvement inverse de la tempérance/retenue/modération, par exemple l'impatience est un manque de patience. *D'ailleurs, ce dont tu discutes me fait inexorablement penser à la bigorexie, ou à l'anorexie/boulimie, ne devrions-nous pas, dans le cas qui nous occupe, parler alors de philorexie ? Et même d'un trouble du comportement, comme avec celui de l'appétence envers la nourriture et qui fait facilement " tilt " dans la tête de tout un chacun, voire même y entrevoir un symptôme annonciateur d'une pathologie !? Oui, mais cela ne répond pas aux questions de ce qui se cache derrière une telle entreprise: " pour qui " et " pour quoi " ? Faisons-nous de la philosophie pour soi, pour autrui, pour un endogroupe ou pour l'humanité ? Dans quelle perspective, avoir sa dose, résorber une souffrance, palier un manque, tromper un état de conscience, une angoisse, être reconnu, être admiré, aider son prochain, altruisme, etc, etc... ? ***** Tu remarqueras selon ta signature de la " vraie " philosophie, que tu ne mets pas en exergue un surplus d'activité ou un excédant, mais bien une souffrance, une perturbation, et donc un manque de quelque chose pour rétablir un équilibre, encore faut-il savoir ne pas sombrer dans l'addiction maladive ou compensatoire d'un trouble ! Tout excès est potentiellement néfaste, et est pour moi symptomatique d'un mal ou malêtre...
  13. deja-utilise

    L'introspection est-elle utopique ?

    Un prêté pour un rendu: Nous rejoignons là par un autre chemin Arnold Beisser et son énoncé sur le paradoxe du changement : « le changement apparaît lorsqu’un sujet devient ce qu’il est, non lorsqu’il essaie de devenir ce qu’il n’est pas »... https://www.cairn.info/revue-gestalt-2005-2-page-165.htm
  14. deja-utilise

    Le penseur et l'amour

    Bonjour Dompteur, mais qu'est-ce qui pousse un individu à opter pour une " jouissance " intellectuelle plutôt que vers celle sentimentale ? Comment mettre en opposition, et du coup hiérarchiser, ces deux passions ? Quelle est l'impulsion première à la volition philosophique ? N'est-ce pas une peur ou un manque à faire cesser au fond, l'un ou l'autre ne peuvent-ils pas être résorbés extérieurement à la raison ? Et donc, de rencontrer le grand amour de sa vie, une raison plus que suffisante pour changer de chemin, de se détourner de cette méthode nécessairement asymptotique, comme de vouloir se rapprocher de son ombre en marchant vers elle, ne nous permettra jamais de l'atteindre, dès lors, pourquoi ne pas passer à autre chose, d'abandonner son corps à sa triste réalité physiologique, répondre à l'appel qui se présente et enivre notre être tout entier, comme rien d'autre auparavant, alors pourquoi s'y refuser ? Un réflexe conservé de l'ère judéo-chrétienne qui nous fait attendre un monde meilleur, ailleurs qu'ici-bas, l'abstinence ici pour un mérite plus grand plus tard ? Pourquoi " jouer " le cafard qui se détourne de sa femelle pourtant présente pour un coton imbibé de phéromones, pourquoi choisir/préférer l'artifice à la nature qui s'offre ? Se pourrait-il que nous soyons à ce point malade/corrompu pour ne pas, ou ne plus, savoir nous contenter du plus simple, de l'évidence !?
  15. deja-utilise

    les maitres et les esclaves

    https://www.amazon.fr/Société-contre-lEtat-Recherches-danthropologie/dp/2707321591 https://www.scienceshumaines.com/la-vie-sans-l-etat_fr_39571.html
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