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deja-utilise

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  1. deja-utilise

    Le jugement

    Il y a certainement aussi de cela, sachant qu'une chose négative imprime plus fortement notre émotivité, ce qui est connu par le biais de négativité ou d'aversion à la perte, par exemple on peut passer sa vie à se construire une réputation, avec d'innombrables actes " positifs ", mais se la voir détruite avec une seule anecdote " négative " ou erreur de conduite. Je pense que le jugement n'échappe pas à cette règle. D'un autre côté, je constate que les personnes sont rarement en mesure d'opérer le distinguo entre la forme du jugement et son contenu, faisant l'amalgame entre les deux. Si on me demande comment je trouve ce nourrisson, je vais spontanément avoir envie de dire qu'il n'est pas beau si tel est mon ressenti, ce n'est pourtant que mon avis subjectif, ça n'a rien d'insultant en soi, mais la personne qui réceptionne ce message ne le perçoit pas ainsi, elle réagit comme si il y avait une attaque personnelle à visée destructrice ou blessante " gratuite ". On voit que le contenu qui est connoté négativement - par le récipiendaire - est confondu avec une insulte en tant que forme d'expression verbale représentative, tel que " sale con " par exemple. Pourtant il existe aussi la possibilité inverse, à savoir de dire les choses sous les apparences de la bienséance, mais qui est en réalité un rabaissement ou une critique péjorative, " Mais quelle allure ! " par exemple. Dit autrement, comme toute interaction sociale, cela se passe conjointement entre les deux protagonistes, cependant je suis sûr que deux personnes soucieuses authentiquement l'une de l'autre, peuvent se dire les choses qu'elles pensent sans pour autant se blesser, mais pour cela au préalable, il faut du respect et certainement une dose de confiance. Dans les autres cas, c'est à dire si il n'y a pas de respect profond, il vaut mieux envisager les choses ainsi: « Ne jamais attribuer à la malveillance ce que la bêtise suffit à expliquer » https://fr.wikipedia.org/wiki/Rasoir_d'Hanlon Le conformisme et la soumission à l'autorité sont deux obstacles sérieux et fondamentaux au libre-arbitre, il suffit de prendre connaissance de l'Histoire, des faits divers médiatiques ou voire du quotidien, pour constater que l'humain est un automate biologique qui s'ignore ! Ce qui manque aujourd'hui à l'humanité, n'est pas plus d'intelligence ou plus de connaissances, mais l'élévation de sa conscience encore trop faible, au regard de son potentiel destructeur donné par les deux autres. Nous sommes dans la situation où nous avons mis la charrue avant les bœufs ou que nous coupons la branche sur laquelle nous sommes assis, faute de nous rendre compte véritablement et pleinement de ce que nous faisons, hormis le temps d'un flash lors d'une lecture ou d'un spot informationnel, passant à autre chose aussi sûrement que demain sera un autre jour. On pourrait appeler cela, une cécité cognitive comme l'a lui-même nommé D. Kahnemann. Je pense que nous sommes tous deux d'accord, pour soutenir que telles ne sont pas les destinées inévitables du jugement: ni d'être scrupuleux, ni d'être intéressé, mais d'être dans le vrai, la sincérité ou l'authentique.
  2. deja-utilise

    Le jugement

    Dompteur, je ne dirais pas que le jugement est suspendu, car cela ne corroborerait pas ma propre expérience pluridécennale, mais plutôt qu'il est retenu - dans la boite crânienne du jugeur ! Pour quelle raison ? Non par souci de ne pas empêcher la reconnaissance d'une quelconque valeur d'autrui, mais essentiellement pour garder la paix sociale dans un premier temps, au même titre que la politesse des salutations lorsque l'on se rencontre, un autre acte bien souvent tout aussi hypocrite pour préserver la non-agressivité entre les parties. L'homme moderne a un relent identitaire soit nationaliste, soit clanique qui menace les démocraties un peu partout dans le monde aujourd'hui, si certes pour d'aucuns cela peut avoir l'utilité ou la finalité que tu abordes, pour l'écrasante majorité des primates humains, c'est très loin d'être avéré, au contraire ! ********** " C'est fou ce que les gens aiment juger. Ça juge partout, tout le temps. Sans doute est-ce l'une des choses les plus simples qui soient données à l'humanité de faire. " M. FOUCAULT in Dits et écrits
  3. deja-utilise

    Le jugement

    Si je ne m'abuse pas, je crois que la forumeuse fait plutôt référence aux acceptations D.2. et D.3. plutôt qu'au D.1.: https://www.cnrtl.fr/definition/jugement
  4. deja-utilise

    Le jugement

    Par la peur d'entendre une vérité qui fâche ! Et conséquemment, les implications sociales qui en découlent ou l'image de soi plus immédiatement. Je m'aperçois de plus en plus distinctement aujourd'hui, que la bienséance, la complaisance, la flatterie, le faire semblant, la séduction, la ruse, l'enfumage ou le paraitre sont bien plus importants que les faits ou le vrai, la raison ou la connaissance juste. Il faut croire que le bichonnage de l'ego est un sport omniprésent, comme son contraire, le dénigrement à tour de bras... Le jugement est donc l'avers et le revers de la médaille qui se nomme socialisation ! Comme les gens affectionnent tout particulièrement les choix qu'ils ont fait - pour des raisons bien souvent irrationnelles - y compris quand c'est une erreur ou un fourvoiement, plus qu'une vérité non choisie, désirée ou encore que d'autres voies rejetées, ils n'aiment donc pas entendre ce qui vient contredire ou affaiblir leur propre système de représentations, leurs goûts, leurs convictions et/ou leurs idéaux. À l'inverse, ils aiment surenchérir quand cela abonde dans leur sens, conduisant dans un cas comme dans l'autre, à la polarisation, c'est-à-dire au rejet ou à l'accueil plus ou moins intense, sans discernement.
  5. Ah pardon, je n'avais pas compris. Dans ce cas, j'ai peur que ce soit de trop et en même temps pas assez ! Je ne suis pas ou plus certain de transmettre quelque chose à quelqu'un quand j'écris et puis j'ai depuis toujours affirmé que j'avais des relents réguliers de misanthropie, mais malgré cela, j'ai parfois l'impression qu'en tant que non-ami du genre humain, je suis plus empathique ou compatissant que ceux qui se réclament pourtant de la philanthropie ou de l'humanisme. En revanche, je suis très sensible à toutes les causes délaissées et qui souffrent, y compris celles qui ne peuvent pas se défendre par elles-mêmes, je pense plus particulièrement à la cause animale et la " déclaration de Toulon " est, il me semble un premier pas, certes timide, vers la résolution d'un fiasco/scandale de notre temps, il est quand même plus que surprenant que n'importe qui s'offusque de la barbarie perpétrée par les nazis, avec leurs camps de concentration, les salles d'expérimentations et leurs chambres de la mort, alors que nous faisons strictement la même chose, avec nos animaux d'élevage et les cobayes scientifiques ! Où les camps de concentration sont les lieux d'élevage et d'engraissement, les tortures animales pour la connaissance, la santé ou le progrès humain, et les chambres de la mort ce que l'on nomme des abattoirs ! Anna Arendt avait vu juste avec sa " banalité du mal ". Et puis la cause des femmes également, comme des autres " minorités ", alors quand je vois qu'il aura fallu au moins deux siècles, depuis Olympe de Gouge jusqu'à aujourd'hui, pour que l'égalité femme-homme progresse réellement, bien qu'encore imparfaite, avec des combats relativement acharnés et récurrents, je me dis que pour les animaux et la planète, cela risque d'être encore plus long et incertain, car malheureusement, ces derniers ne peuvent revendiquer aucun droit d'eux-mêmes faute de langage adapté au système de Lois Humaines, ne faire aucune manifestation, aucun plaidoyer ou aucune révolution matérielle ou intellectuelle, si ce n'est à travers la bouche de certains humains, plus lucides que les autres... Le combat pour les animaux ou le climat est un peu du même acabit que celui de rendre la Politique digne et vertueuse, cela n'est pas possible facilement parce que ceux qui ont le pouvoir de le faire sont aussi ceux pour lesquels cela va contre leurs propres intérêts immédiats, égoïstes.
  6. Je suppose que tu fais référence à l'article wikipedia !? Si oui, alors oui, même si je ne le connais pas personnellement, je le trouve " attachant " et sa vie fait écho à la mienne. Pour toi, ou toute autre personne désireuse d'en savoir un peu plus, sans acheter son livre, on peut par exemple visionner une intervention de lui, où je trouve que c'est un vrai boutentrain à sa manière, cette vidéo m'a été à moi aussi proposée en visionnage par une personne, qui l'a rencontré à plusieurs reprises: C'est une personne " entière " et intègre, et il m'est fort désagréable de savoir qu'il est plutôt l'exception que la règle dans nos sociétés dites civilisées !
  7. deja-utilise

    Etre jalousé(e)

    Bonjour, Pas vraiment, ce doit être relativement insupportable, surtout si on aspire à la transparence d'une certaine façon, alors que d'être l'objet d'une manigance, qui nous est étrangère, fait que l'on se retrouve au centre d'une attention non désirée, qui plus est, très certainement avec des sentiments négatifs à notre égard, c'est très perturbant comme perspective ! Peut-être que dans un jeu de séduction cela compte, je sais par exemple que plus un homme a de conquêtes ostentatoires, plus cela le rend attirant auprès d'une certaine gent féminine, " il se fait ainsi désiré " ! Phénomène similaire je suppose quand une poignée de personnes s'attroupent quelque part pour regarder quelque chose, d'autres viendront grossir les rangs. Dans un autre cadre, je pense que beaucoup de gens recherchent activement d'être enviés, oui, et c'est un leitmotiv omniprésent j'en ai bien peur, et à ce jeu, tout semble être " bon " à prendre, en n'importe quelle circonstance providentielle ! Parfois de manière subtile, et d'autres fois, non. Je pense que c'est un réflexe primal social, qui déclenche le processus de satisfaction endocrinien. Bref, les gens sont seulement victimes de leur physiologie, c'est un besoin archaïque, comme celui de ne pas être seul ou inoccupé. On pourrait dire, que ces personnes-ci n'ont pas dompté leur nature profonde, ou ne l'ont pas assez atténuée pour la rendre socialement acceptable, car bien souvent tout n'est qu'une question de dosage, que ce soit la violence, la liberté ou le narcissisme par exemples. Je ne crois pas qu'il y ait une recette miracle, une personne qui nous en veut, peut être en cet état pour de multiples causes ou raisons, qui peuvent être malheureusement que situationnelles dans bien des cas, et donc, pas spécifiquement propre à nous-même, et puis c'est aussi une sorte d'alchimie qui se passe dans la tête du jaloux ou de l'envieux, en réaction avec sa façon d'être au monde, une mécanique qui lui est propre, telle entrée produit telle sortie en traversant sa circuiterie interne, alors que le même input chez nous produira autre chose ! Je dirais que quelle que soit l'explication, il est toujours malsain de côtoyer de tels individus, et si il est possible de les éviter alors autant ne pas se priver, à moins d'être une mère Thérésa en puissance/latente ! Sinon, il y a aussi la possibilité de crever un abcès pressenti/hypothétique, en demandant au(à la) principal(e) concerné(e) directement de quoi il en retourne, tout simplement, si il y a un malaise quelconque qui nous échappe, pour désamorcer un éventuel orage qui gronde en sourdine, ce ne sera sans doute pas révolutionnaire, mais cela aura au moins le mérite de ne pas aggraver la situation - si on garde son calme et que l'on écoute l'autre sans jugement !
  8. Oui, tu as sans doute raison, mais d'une part ce n'est pas mon topic, je ne me sens donc pas obligé de le développer jusqu'à son paroxysme, et d'autre part, je ne crois pas qu'il soit très judicieux de noyer des lecteurs potentiels derrière un exposé indigeste et rebutant. D'ailleurs l'auteur n'avait pas demandé d'argumenter, mais si, grosso-modo, c'était possible, et il me semble que dans ce cas, j'ai plus que rempli la mission. Je ne suis pas sûr, entre-nous, qu'il ait " plus " d'ânes bâtés du côté des religieux que des non-religieux, en tout cas proportionnellement, alors qu'en valeur absolue ils sont bien plus nombreux sur ce bout de cailloux certainement, puisqu'ils pèsent les 9/10ème de la population. J'attire quand-même l'attention sur le point que la croyance n'est pas l'apanage du fait religieux, si l'athée ne croit pas en une ou plusieurs entités divines, il n'en demeure pas moins, qu'il n'est en général pas exempt de croyances en tous genres, que ce soit les complotistes, les scientistes, les aficionados d'une idéologie politique, les fadas de l'astrologie, du mysticisme, de l'ésotérisme, des rebouteux, des sourciers, d'E.T. à domicile, etc... D'ailleurs il est remarquable je pense de savoir par exemple dans l'association Mensa, qui regroupe sur la base du bénévolat/volontariat les personnes qui ont un QI>140, que lors d'un questionnaire envoyé aux membres, la moitié a reconnu s'intéresser à l'astrologie ou plus prosaïquement de lire son horoscope ! Il faut bien comprendre que l'intelligence ou la raison n'immunisent pas contre l'irrationalité, que celles-ci sont même non seulement facilement renversées par des forces émotionnelles puissantes, mais que de surcroit, elles finissent même par servir ces dernières, tel qu'il est évident de le voir chez les mégalomanes: Alexandre le Grand, César, Napoléon et Gengis Khan, par exemples. Dans la religiosité puisque c'est quand-même un peu le sujet de fond, la théologie est justement la rationalisation de la foi, et qu'à bien y regarder il faut une intelligence particulièrement développée pour pouvoir mener aussi docilement des foules entières de fidèles, ou que des gens réputés intelligents fassent des bourdes monumentales, comme certains politiciens qui défrayent les chroniques de temps à autres, ou encore plus grave il me semble, que des philosophes et non des moindres comme E. Kant, soient de parfaits misogynes, et que dire de M. Heidegger ayant fricoté avec le parti nazie ! L'ingrédient qui manque cruellement à chaque fois, est tout bonnement une sensibilité, jamais pointée du doigt comme élément majeur pour diriger sa vie et philosopher, alors que c'est une condition sine qua non, si l'on ne veut pas faire n'importe quoi et n'importe comment, et selon mon expérience personnelle, ce n'est pas une faculté hypertrophiée chez mes congénères, bien au contraire, elle est plutôt atrophiée, les conduisant à une certaine cécité ou non-réceptivité sur nombre de choses de la vie... ( en dehors de la cause sur laquelle ils se sont focalisés par on-ne-sait quel heureux hasard ). Finalement j'ai tout de même réussi à ne pas faire court et simple.
  9. Je comprends l'idée qui se peaufine derrière une telle assertion. Il faudrait sans doute se demander en premier lieu, pourquoi les gens croient, pourquoi ils affectionnent tant la religion, quelle qu'elle soit. Est-ce pour ses vertus morales ? Et que même, si elles ( = les valeurs morales ) ne sont que de façade, elles ( = les religions ) n'en donnent pas moins le " la " sur lequel danser, comme un jalon servant de référence. Il faut garder à l'esprit que la " morale ", n'est qu'affaire de conventions locales et est de facture assez arbitraire, ou tout du moins, c'est le beau rôle que l'on tente d'afficher en tête de gondole, devant un parvis qui nous observe, mais dès que ces regards disparaissent pour quelque raison, et les beaux oripeaux se délitent ostensiblement, il suffit de lire l'Histoire ou à défaut, de se pencher sur la vie privée des individus, comme de prendre connaissance des délits et crimes consommés. Si une telle moralité existait quelque part, il est évident que les armées, les services de police et le système judiciaire n'existeraient tout bonnement pas, nous avons donc des revendications qui ne sont manifestement que rarement mises en application concrète, alors que pourtant plus de 90% de la planète est croyante, il faut donc croire, que les vertus morales prônées par les religions ne sont pas une condition suffisante pour être efficientes, ni aujourd'hui, ni hier... Qu'avons-nous à proposer de mieux, si ce n'est d'ériger un système philosophique qui s'appuierait sur les faits et des principes raisonnés, dans un tout cohérent et consistant, tant sur nos pensés, que nos dires et nos actes ?! Une simple règle peut à elle seule sacrément dégrossir cette entreprise, connue de tout temps et de tout lieu, et qui est une simple idée pleine de bon sens: " Ne pas faire à autrui, ce que je ne voudrais pas qu'il me fasse ", ainsi on voit distinctement qu'elle n'a pas besoin de s'appuyer sur un impératif transcendant ou supérieur à l'humain, bien au contraire, elle peut même et devrait être vue comme universelle pour toutes les créatures vivantes, " autrui " étant un autre terrien - un animal non-humain aussi - car la plupart si ce n'est toutes les religions sont spécistes, et en étendant ainsi ce précepte à tout être vivant on surpasse les réductions injustifiables religieuses, d'une moralité douteuse et primale/archaïque quand bien même elle serait effective ! " Athéisme éthique ": Le Vrai et le Juste ( ou le Bien ), le Beau et le Bon - dans cet ordre - et sans qu'aucun ne vienne en conflit avec un autre ! Alors que, monsieur et madame-tout-le-monde, croyant ou pas, est obnubilé par le dernier comme l'avant dernier, en le(s) confondant avec le premier ou le deuxième, y compris chez les philosophes: être un bon chrétien, un bon maitre à penser, un bon convive, un bon avocat ou un bon vivant, et cetera... Et puis aujourd'hui avec le culte du corps et de l'apparence, le beau s'invite partout, au détriment du reste bien souvent, on soigne sa santé physique ou son image à outrance mais on néglige odieusement son hygiène mentale/cognitive/intellective/" spirituelle ", pire on la dissimule par la première, un mirobolant contenant qui n'enferme que du vide ! Pathétique.
  10. Ou peut-être, que ce que l'on ne comprend pas de prime abord, est renvoyé dans une case négative ou dévalorisante, par réflexe dirais-je, ce qui a été montré en psychologie. Le chercheur n'est pas plus conscient en général que si il s'affaire à sa tâche, c'est pour fuir une chose qui terrifie tout un chacun, l'ennui et/ou la solitude, et en ce sens, il ne se détache pas de ce que madame ou monsieur tout le monde s'échine à réaliser, être occupé à quelque chose, même si la finalité ou l'utilité de cette occupation ne sont pas identiques, ni ne rendent le même service au plus grand nombre, ceci est un autre débat. Ce faisant, cela crée artificiellement une proximité entre les individus, une ressemblance, et peu importe à quoi ressemble ou comment se manifeste ce contentement activiste, qui d'ailleurs peut aussi être hautement spirituel, comme certains moines bouddhistes ou tibétains. Pensant faire des choses glorieuse, nobles ou vertueuses, nous ne faisons que répondre à cette peur qui nous assaille, de la fuir par tous les moyens à disposition, quelles qu'en soient les conséquences, " bonnes " ou " mauvaises " ! Ceci expliquant bon nombre des comportements humains. Oui, c'est vrai, et parfois cette bivalence se retrouve nichée au sein du même individu, alternativement. J'ai déjà lu plusieurs choses à ce sujet, mais je n'en suis pas totalement convaincu, ne serait-ce que par les quelques expériences faites avec des groupes de jeunes enfants, soit dans la coopération, soit dans le partage de leurs biens, dans les deux cas, soit il y avait création spontanée d'une hiérarchie avec son leader, soit dans l'autre, un enfant qui arrivait à rafler toutes les économies des autres ou presque alors qu'elles étaient égales au départ. Je pencherais plus volontiers, sur une propension naturelle de l'humain à vouloir toujours plus, de ne pas savoir se contenter de ce qu'il a, et cette inclination peut effectivement s'amplifier abruptement à mesure que les sociétés grandissent ou se complexifient, tout comme les richesses individuelles, qui dans un petit groupe seraient très limitées quelle que soit l'ambition de l'individu, alors que dans des sociétés mondialisées on peut obtenir des fortunes personnelles colossales défiant l'imagination, tel un Eon Musk. C'est un peu aussi ce qui se passe dans les plus petites PME, le patron ne peut pas se contenter de diriger l'entreprise ou de la faire fructifier pour en récolter les fruits, il est obligé de lui-même mettre la main à la pâte, même si il aurait un désir de pouvoir en jouir, celui-ci reste latent, ce n'est que dans une plus grosse structure ou grâce à un développement conséquent, qu'il pourra profiter sans s'éreinter, d'avoir tout pouvoir sans se mouiller lui-même à besogner. C'est une question d'opportunités ou de contingence si l'on veut, non de qualité présente ou absente pour y tendre. Je pense quant à moi, même si je ne cautionne pas particulièrement, que ce ne sont pas les hiérarchies qui sont tant contestées, que les injustices ressenties, ce sera toujours un leitmotiv suffisant pour faire jaillir la colère, puis le passage à l'action, la contestation, la révolte ou la résistance. Les gens ne sont pas farouchement contre de recevoir des ordres, si ils estiment qu'ils sont légitimes. Toutefois, on voit pousser ci et là, des initiatives coopératives de type associatif, comme celui commercial ou culturel. Il y a donc de fortes de chances que les deux systèmes cohabitent. J'ai lu récemment, que les plus jeunes adultes, perdus dans la libération tout azimut des mœurs et des changements brutaux de leur environnement, avaient tendance à réclamer justement des limites claires, des cadres et plus d'autorité, comme quoi les choses ne sont jamais simples. Je comprends ce positionnement, qui est louable à première vue. Cependant, je ne pourrais jamais abonder dans le consensus collectif si j'estime que c'est une erreur, la vérité et le juste sont des notions supérieures à la préservation des sensibilités de chacun ou du vivre ensemble harmonieusement. Pour ma part, je vais " ranger " les personnes, en fonction de leur niveau de rationalitie ( C.f. K. Stanovich ), et leur désir de rechercher le vrai, car je sais par expérience, qu'il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, quand il ne manifeste pas une farouche réactance psychologique, je préfère donc me tenir à l'écart de la folie humaine, sous couvert du partage commun. Je ne joue pas à un jeu que je sais truqué, quand bien même cela pourrait froisser des susceptibilités, les faux-semblants ne sont pas mon fort, je ne peux soutenir les fourvoiements du plus grand nombre, pour la seule raison qu'ils sont majoritaires, c'est à mon sens une hérésie, pourtant d'actualité et ce depuis toujours je crois. J'ai toujours soutenu, qu'il valait mieux vivre seul que mal accompagné, ce que je mets en application, sinon ce serait contraire à ce que j'estime être de la plus haute importance, et pas uniquement pour défendre des intérêts égoïstes, égocentriques, familiaux, claniques, nationaux ou spécistes, car au lieu de me sentir un individu, père, français, membre de ceci ou cela ou humain, je me sens appartenir à l'ordre des êtres vivants qui ont tous droit de vivre en paix et dans le respect de la vie, cela dépasse et de loin d'être un simple citoyen du monde, notion qui n'est même pas encore acquise/comprise pour beaucoup... Oui, cela parait sage présenté ainsi. Comme en toute chose, ce sont les extrêmes qui sont dangereux, y compris envers une seule personne, que l'on pense au jaloux maladif ou à celle ou celui en mal d'amour inextinguible, ou l'envieux de son frère ou sa sœur, par exemples. Il y a donc deux composantes, une extensive ( la quantité en nombre ), et l'autre intensive ( la quantité en intensité ou en fréquence ) qu'il faut savoir gérer à défaut de savoir s'en passer dans l'idéal, car être dans l'expectative, l'attente ou le besoin de cette reconnaissance, c'est prendre le risque de créer un manque, et qui dit manque, dit frustration, qui dit colère et donc souvent une bêtise en bout de chaine conséquemment; le stoïcisme serait plus un modèle à suivre il me semble, en commençant par accepter d'être ce que l'on est, avec ses forces et ses faiblesse, et qu'elles soient connues de tous, ainsi il n'y a plus rien à attendre, puisque l'on ne peut pas forcer les gens à nous aimer si ils ne le ressentent pas d'eux-mêmes, de la sorte cette propension naturelle de reconnaissance n'a plus de consistance, ni de prise sur nous, car c'est un choix d'autrui en son libre arbitre qu'il faut reconnaitre comme tel et respecter, comme on aimerait pour soi-même que l'on nous laisse ce libre choix envers les autres.
  11. Oui Non nous ne le sommes pas, pas plus que sur nos capacités à faire des choix rationnels ou non biaisés. Pour le syndrome d'Asperger, il faut bien comprendre que les règles sociales étant arbitraires, il est difficile pour un esprit logique de les faire siennes et de les appliquer spontanément, cela demande d'en passer par son intellect ou sa cognition, étayés par son expérience plus ou moins malheureuse. Ce serait alors faire preuve d'un élan contre nature que de suivre le mouvement général idiocratique, duquel on a grand peine encore à montrer toute l'étendue de l'absurdité ambiante humaine, mais qui veut l'entendre et le prendre en considération pour agir convenablement ? Manifestement le syndrome de l'autruche semble bien plus omniprésent et consensuel. À lire par exemples: How smart people can be so stupid, ou, A short introduction to the history of human stupidity, ou bien encore, Thinking, fast and slow, ou, What the intelligence tests miss, ou, Psychologie de la connerie, ou, Les lois fondamentales de la stupidité humaine, etc... Ou même prendre connaissance de l'existence du rasoir d'Hanlon. Cela dépend en premier lieu de ce que l'on entend par pathologie, car bien souvent il y a une implication normative explicite, et ce qui est normal, n'est autre que ce qui est manifesté par le plus grand nombre. Pourtant ce plus grand nombre d'individus engagés, ne garantit aucunement d'être sur le bon chemin, d'avoir raison ou d'être sain, l'Histoire est parsemée de telles déconvenues, que l'on songe à l'esclavagisme des pays colonisateurs, de l'infériorité supposée de la femme pendant des millénaires ou encore que l'enfant nait vierge de tout, et que dire de la période où l'on croyait dur comme fer aux générations spontanées, ou plus récemment au tout génétique !? La stupidité est la chose la mieux partagée du monde, il faut croire, et donc appartient au domaine du " normal " ! La pathologie est une construction psycho-sociale, la vraie question est plutôt de se demander en quoi c'est délétère/problématique pour ladite société que d'avoir des gens forts éloignées des standards compris dans " l'intervalle de confiance " 25-75% de la courbe en cloche statistique ? C'est donc réversible, si on accepte à la différence de côtoyer la " normalité " - dans le respect de la loi.
  12. J'avais également remarqué tes ( il n'y a aucune impolitesse de ma part, ou un quelconque sentiment de supériorité, c'est juste plus convivial d'une part, et j'interagis ainsi avec tout le monde de la même façon d'autre part ) interventions, pleines de bon sens. Comme avec n'importe quel mot ou concept, cela peut virer au rabaissement ou à l'insulte plus ou moins déguisée/fourbe/avouée. Par exemple, le terme d'intelligence peut tourner à la critique sévère lorsque l'on traite un individu " d'intello ", de même les politiques ou les journalistes n'hésitent pas à utiliser les termes d'autiste ou d'autistique, comme de schizophrène ou schizophrénique pour des évènements, des situations ou des personnes, sans se soucier le moins du monde des intéressés qui portent ces étiquettes. Autrement dit, un terme peut revêtir à l'usage, un autre emploi, diamétralement opposé à celui d'origine ou fort différent quant à sa portée ou son intention. De plus, il ne faudrait pas oublier la propension innée au jugement de la part des humains, en général, et comme discuté sur un autre sujet avec une forumeuse il n'y a pas si longtemps, on a tôt fait d'inverser la charge de la culpabilité, de tout faire - ou presque - reposer sur la victime plutôt que le(s) coupable(s), dont le seul avantage est bien souvent d'être absent(s) lors de ces sanctions verbales, ils sont ainsi hors d'atteinte. Je pense que pour certains, il est fort à parier qu'une forme d'aversion se fait jour, envers ces personnes, comparativement à eux-mêmes, puisqu'ils jouissent egotiquement d'une certaine auto-complaisance et/ou impunité/immunité auto-décrétée. C'est aussi une façon pour d'aucuns de monter dans leur propre estime ( image de soi ), en rabaissant autrui, à défaut de le faire " positivement " ou " constructivement ". Tout à fait, d'ailleurs c'est un sujet relativement à la mode ces dix dernières années, du moins outre-Atlantique, que ce soit la bêtise, la stupidité ou l'irrationalité, à contre-pied d'un matraquage tonitruant de l'Intelligence, dont finalement personne ne sait trop ce que c'est, mais c'est valorisant, alors tout le monde en veut. ( C.f. par exemples: Psychologie de la connerie, L'empire des croyances, What intelligence tests miss, Why smart people can be so stupid, Comment ne pas devenir un vieux con ) Il y a un débat qui oppose ceux qui pensent qu'elle est innée et fixiste, et ceux qui pensent qu'elle est améliorable/perfectible, à dire vrai, il existe tout bonnement deux types d'intelligence, celle fluide qui correspond au premier cas, et celle cristallisée qui renvoie au second cas. Toutefois, celles-ci ne sauraient suffire pour agir ou penser convenablement, ce serait analogiquement comme une auto, plus ou moins performante/bricolée, ce qui compte aussi, si ce n'est plus, c'est quand même le pilote, qui lui représente la rationalité, car si on met un vieux pépé au volant d'une super sportive, le résultat sera décevant face à un pilote expérimenté même en Fiat 500. Et puis, il y a des jours " sans " où nos facultés intellectuelles sont parasitées par toutes sortes de choses, l'humeur, les émotions, les sentiments, des préoccupations, sans oublier que l'intelligence marche aussi de paire avec un minimum de bagages, de savoirs, savoir-faire ou de connaissances, ce qui fait qu'on a beau être très intelligent on ne peut deviner ce que l'on ignore complètement, au risque sinon de sombrer corps-et-âme dans l'effet Dunning-Kruger. Tout est prétexte à hiérarchiser ou comparer, évaluer, juger et cetera, chez la race humaine, cela semble irrépressible, cela peut être l'intelligence, l'endroit d'où l'on vient, où l'on habite, ce que font nos parents, ce que l'on possède, où l'on part en vacances, la couleur de peau, le genre, les fonctions que l'on occupe, combien on gagne, quel diplôme on a en poche mais surtout de quel établissement on le tient, l'état de santé physique ou mental, la religion, son orientation politique ou sexuelle, etc, etc... À ce jeu, tout est bon à prendre, même des choses très subtiles, comme les " bobos " savent si bien le faire, via un bouton de manchette, un écusson ou une griffe, une montre, un bijoux, une posture, une prose, etc... J'ai appelé ça: le " comparasitivisme ". Tant mieux, l'amour n'a pas de prix ceci dit. Dans quels domaines: la Recherche et la maladie ? ( Si ce n'est pas indiscret ) On pourrait penser que c'est un penchant prononcé, de ta part, pour l'humanisme qui te permet de faire une telle assertion !? Non seulement nous - tous - n'avons pas le même système de valeurs, mais nous n'avons pas non plus le même système de croyances ( au sens générique ), à cela s'ajoute un pedigree de vie singulier propre à chacun, une culture, un caractère ou une personnalité, des aléas de parcours, une éducation, etc. Toutefois, je pense sincèrement, qu'il n'y a que des gens qui ont relativement souffert, sans pathologie s'ensuivant, qui peuvent être assez réceptifs aux problèmes des autres, disons qu'un traumatisme personnel nous ouvre les yeux par la force des choses, ce qui risque de ne pas être le cas autrement, ou du moins pas avec la même acuité. Mais je peux aller plus loin, en disant que pour des personnes dotées d'une sensibilité supérieure à la moyenne, on peut aussi non pas simplement ressentir ce que l'autre ressent, mais prendre le temps d'un instant prendre sa place, du moins cognitivement et émotionnellement, comme ce peut être le cas dans notre quotidien, lorsque l'on est face à une caissière, que l'on est en voiture alors qu'il y a des piétons et des cyclistes, si on se met imparfaitement à la place de ces autres on peut donc comprendre leurs expectatives, leurs besoins, leurs frustrations, leurs problèmes, face à des clients nombrilistes ou des automobilistes rois, et par voie de conséquences, d'éviter de faire de telles erreurs d'incivisme, d'impolitesse ou d'égoïsme. Mais cela serait vrai aussi, en tête-à-tête avec un proche, on pourrait essayer de comprendre sa vie, sa position, ses problématiques, en se mettant virtuellement entièrement à sa place, en abandonnant nos propres repères et notre vie, j'ai nommé - avec de l'aide - cette possibilité de transposition: la " métempathie ", qui transcende la simple empathie. Il me semble bien aussi, cependant cela demande une prise de conscience, ou une distanciation d'avec sa tendance première, animalesque, ce qui signifie que ce n'est qu'après un effort d'élévation de la conscience ou de notre esprit que l'on peut effectivement en venir à renverser cette tentation à la comparaison ou à la reconnaissance, qui est aussi un autre trublion psychique assez collant je dois dire. Une fois que l'on sait la vacuité de tout ceci, on est finalement plus libre, et donc sans doute de tendre - plus - vers sa véritable nature, débarrassée de ce travestissement social, empoisonnant. Il me parait assez clair, que celui qui est pauvre, dans sa tête, nourrit plus ardemment le besoin de se distinguer ou de se différentier d'autrui, ce n'est qu'une fois délesté de cette désuète illusion de nécessité existentielle dans le jeu social, que l'on peut effectivement se sentir vivre ou exister autrement... De plus chacun est unique inévitablement, car comme l'a dit un illustre inconnu de moi, de toute façon tous les autres rôles sont déjà occupés, nous ne pouvons qu'être nous-même, singulièrement, dont acte !
  13. Sans doute pas, il suffit de se rappeler à quoi renvoie cette notion dans chaque contexte, l'égalité en droit, n'est pas la même chose qu'une égalité physique, biologique, physiologique, cognitive ou de capital santé ! Si je ne me trompe pas, il vaudrait mieux parler d'équité dans le second cas, faire en sorte que ceux qui ont un " handicap " au départ puissent bénéficier d'une aide complémentaire, pour rétablir un déséquilibre de naissance, qu'elle qu'en soit la raison. Ce serait comme pour une course aux 100m, mettre un " déficient " 50m après la ligne de départ, pour lui donner une chance d'arriver premier à l'autre bout, quand bien même les autres restent derrière cette ligne, je suppose qu'un Nietzsche trouverait ça absurde, question de point de vue sans doute et de finalité visée. Oui On peut aisément dire qu'untel est plus intelligent ou sait plus de choses que tel autre, on peut l'objectiver. En soi, ce n'est pas un souci, l'individu A est plus grand/fort en ceci que B, mais c'est plutôt à quoi sert cette comparaison qui pose questions et problèmes, si c'est dans un but de rabaisser autrui, c'est effectivement critiquable, si c'est un simple constat neutre sans arrière pensée, ça n'a rien de condamnable en soi. Ce serait plutôt à vrai dire une problématique autour de la " valeur " et non de celle de " plus ", on peut être plus grand sans que cela induise un relent de supériorité, plus riche, plus intelligent ou en meilleur santé, surtout si l'on n'oublie pas le facteur chance dans l'équation. En réalité, on ne peut se comparer qu'à soi-même, nous sommes notre propre étalon, si l'on a progressé, c'est ipso facto par rapport à un état antérieur à nous plus faible, vouloir comparer/hiérarchiser les individus entre eux, revient sensiblement à se demander si un cercle a plus de valeur que le rouge !
  14. Bien sûr, c'est sensiblement ce que l'on peut lire dans " La résilience, Se reconstruire après un traumatisme " J. Lighezzolo et C. De Tychey, Éditions In Press. Toutefois, ce ne sont pas les seules solutions envisagées pour faire face aux difficultés, il y a soit la composante sociale, soit ( ou les deux ) celle individuelle illustrée par le fait que des enfants s'en sont sortis malgré tout sans aide extérieure, bien au contraire, et ce pour les deux " volets " que sont la résistance ou de rebondir après coup. Il n'existe aucune recette universelle applicable à tout un chacun, puisque le résultat dépend d'une myriade de conditions, autant internes qu'externes. C'est similairement la même chose que pour la réussite dans tel ou tel domaine, on ne peut guère dégager une méthode qui marcherait à coup sûr pour tout le monde, même si rétrospectivement on peut y lire des éléments favorables ou facilitateurs, l'inverse, c'est-à-dire de prévoir l'issue d'une situation présente est incertain, à l'instar de ce qui se passe pour un match de foot, il est aisé de " voir " pourquoi unetelle ( équipe ) a gagné ou perdu une fois la rencontre consommée, mais très hasardeux de prédire le dénouement du tournoi avant - ou des élections ! C'est ce que l'on nomme le biais rétrospectif.
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