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deja-utilise

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  1. Tu peux effectivement te permettre de commenter comme il te sied, toutefois il n'était pas question de juger des choix culinaires, mais de percevoir que des positionnements tout aussi valables l'un que l'autre tout au long du déroulement de l'évènement, fait au final voir des interprétations inconciliables, sans que l'on puisse dire que l'un était dans le vrai et l'autre dans l'erreur, mais qu'au contraire, si l'on suit chaque protagoniste, on tombe d'accord avec son point de vue particulier, d'où le sentiment désagréable ou la dissonance cognitive, personne n'a véritablement fauté et pourtant il y a un profond désaccord en fin de comptes. Ce n'est pas tant l'objet ou l'enjeu du désaccord, en l'occurrence gastronomique, que les processus impliqués qu'il fallait avoir à l'esprit, car ceux-ci pourraient se retrouver n'importe où, sur des sujets plus sérieux et impérieux. La difficulté morale était de déterminer lequel avait tort de réclamer ou de se plaindre, ou était dans son bon droit de le faire.
  2. Bonjour, je ne te cache pas que pour faciliter l'appréhension de tes sujets, ces exemples qui t'ont inspirée seraient les bienvenus lors de l'exposition de la problématique, comme un point d'ancrage, même si on peut virevolter autour ou encore prendre une autre direction, il serait ainsi plus aisé de savoir de quoi il s'agit ou il retourne et donc à mon sens, perdre moins de temps à cerner ce qui te turlupine. De mon point de vue et ça n'engage que moi, c'est assez perturbant de répondre à l'aveuglette. Je pense que ce n'est pas si simple, quand bien même ça a le mérite d'être clair, voire expéditif. Il est tout-à-fait envisageable d'avoir tort dans le fond, mais pas dans la forme du raisonnement, et en même temps d'aboutir dans les effets à quelque chose de positif, on peut songer à toutes les croyances plus ou moins justifiées/justifiables, qui conduisent à agir de manière altruiste, avec compassion et pour le bien de la collectivité, dans la mesure où la plupart des croyants d'une confession/obédience pensent que les autres se trompent et que tous ne peuvent avoir raison en même temps de part le rejet de l'autre spiritualité, il y en a forcément qui sont dans l'erreur, mais qui pourtant aboutissent sensiblement aux mêmes préceptes de vie. On peut aussi tenir un raisonnement valide, être intelligent, mais avoir tort quelque part, soit parce qu'on a fait confiance à un consensus largement partagé pour asseoir sa réflexion, soit que l'état de la connaissance à ce moment là reconnaissait la validité de tel point, soit encore que les effets par un concours de circonstances ou par contingence ne sont pas ce qu'ils auraient dû être, ou parce que ce n'est valable que dans des conditions qui n'ont pas été respectées ou convenablement précisées en dehors de l'emploi prévu, ou encore qu'avec le temps, les bénéfices se sont mus en désavantage, comme on peut le voir aujourd'hui avec la sédentarisation du travail, pour soulager la pénibilité du travailleur et l'amélioration récurrente de l'allègement de l'effort physique au fil des générations, on en est arrivé à préconiser de faire du sport pour compenser le manque d'activité ! Et que dire de celui qui voulait nuire ou par manque de prévoyance flagrante, a fait quelque chose qui in fine s'est avérée bénéfique alors même que les actions elles-mêmes étaient discutables, on a à la fois tort sur le moyen, mais raison sur les résultats ! Au risque de paraitre impoli ou quelque chose de cet acabit, je dirai que c'est peu probable, pourquoi ? Comme je le laissais entendre antérieurement, de part mon expérience je ne rencontre pas de gens qui érigent la vérité comme valeur première dans leur classement, et ce bagage d'expériences est assez conséquent, au bas mot trente milles personnes différentes, il est donc fort peu probable que de mon côté avec un tel échantillon je n'en est rencontré disons qu'une seule et encore en virtuel: @épixès, et que du tien tu es pu en rencontrer plusieurs sur une base quantitative certainement plus faible ! De plus, si je tiens compte de ceux qui sont morts et ont laissé une trace écrite, il n'y en a qu'une poignée que j'ai dénombré, et sur combien de milliers d'auteurs(!?). Il y a donc une explication, qui je pense se situe sur ce que tu entends/comprends/interprètes de ces personnes soucieuses, il est plus raisonnable de penser qu'elles sont bien en quête de quelque chose, mais ce n'est pas le vrai pour lui-même, mais de donner un sens aux évènements, aux faits qu'elles observent. D'ailleurs cela le confirme plus ou moins, quand tu parles de confiance, d'être adapté, de se blinder, cette " vérité " n'est qu'un moyen, comme je le signifiais précédemment. De plus, il ne faut jamais oublier le contexte de comment se présentent les gens, dans un environnement favorable, ils pourront toujours montrer le meilleur d'eux-mêmes, présenter la vérité comme le moteur de leur vie, mais dès qu'une difficulté pointera le bout de son nez, leurs comportements et leurs pensées pourraient bien tourner rapidement le dos à leurs belles paroles dites à l'abri, à sang-froid ou loin de l'inquiétude. Peu de personnes acceptent sans broncher qu'on leur dise leur quatre vérités, et encore moins de reconnaitre s'être trompées, c'est un réflexe défensif, tout ce qui peut mettre en péril l'image de soi, sera traité comme une menace, et la vérité passera largement au second plan, les amydgales - cerveau - prennent le dessus par rapport au cortex pré-frontal dans quasiment tous les cas de figures... ( Je connais l'être humain sous différents angles et tous convergent vers le même constat d'une créature bivalente ). Je t'invite alors à me donner un exemple d'être trop en bonne santé ? Je crois que tu n'as pas vu la distinction que j'avais apportée entre certains extrêmes de deux natures différentes, comme par exemple la perfection et l'éloignement dans un autre contexte, le premier tend vers une limite indépassable, on sera toujours en-deça, alors que pour le second on peut effectivement dépasser toute borne - arbitraire - fixée d'avance, et ainsi être dans le trop. Je suis navré, mais lire " vérité mensongère " est un non-sens à mon avis, comme je te l'avais expliqué à ce moment-là, dans une rhétorique stylistique un tel oxymore fait sans doute très bien, mais dans une compréhension sémantique et conceptuelle, ça me semble déplacé. Si il y a ambiguïté c'est celle que l'on y met par un tel vocable, comme j'avais pu le lire l'autre jour de la part d'un forumeur qui en était plus ou moins arrivé à parler d'insouciant conscient. Un mensonge est une déformation/perversion de la vérité plus ou moins profonde, tout comme l'erreur est plus moins importante vis-à-vis de la bonne réponse à un exercice par exemple. En revanche on peut s'évertuer à faire passer un mensonge pour la vérité, mais dans ce cas ce n'est qu'une tromperie, une illusion, un masque ou une simple apparence, à l'instar d'une marionnette humanoïde ou d'une I.A. entrainée pourrait faire croire de loin et rapidement que l'on a affaire à un humain, dans les deux cas ce sont des leurres, entre ce qui est exhibé et ce qui est censé être. C'est un exercice extrêmement difficile, déjà parce que, comme on peut le voir, il y a une difficulté à se comprendre par l'entremise du langage, il est fort possible que ne parlions pas de la même chose et pourtant avec les mêmes mots, la distinction qu'il faut opérer entre signifiant et signifié, ce ne serait pas toujours tant une intention de tromper ou manipuler, mais que nos encodages et décodages ne sont pas les mêmes respectivement, faussant plus moins substantiellement le fond des propos. Ainsi on rejoint ma première remarque, à savoir que nos échanges sont trop éloignés d'un exemple concret et précis de départ, ce qui conduit à ceci: Ce qui me laisse à penser que je ne me fais pas comprendre correctement, j'en suis certainement le premier fautif, car si j'y étais parvenu, je ne devrais pas lire une telle chose. Il n'y a pas plusieurs vérités valables en mêmes temps et où il faudrait choisir l'une d'elle, souvent on n'est pas assez précis dans la formulation de la problématique, enjoignant à suivre une voie insoluble ou multivalente incompatible avec sa résolution. Au sein d'un océan de non-sens, de faussetés se noient quelques vérités.
  3. Il m'est mal aise de lire que je suis persuasif, car tel n'est pas ce que je recherche, en effet si c'était ce que je quêtais, je me serais orienté vers les domaines politique ou législatif. Ce qui m'intéresse est surtout de me faire comprendre dans un premier temps - nécessaire, puis que la personne récipiendaire commence à faire des recherches de vérification ou complémentaires de son côté, et enfin que cela devienne une habitude, pour qu'un jour se produise un déclic, une fois cet éveil réalisé ce sera l'acte de naissance a priori d'une réitération autonome, conduisant à l'éveil de l'esprit, puisque nous sommes in fine notre seul adversaire, c'est par rapport à nous que nous pouvons progresser et nous mesurer. Ainsi ce sera une activité authentiquement philosophique, il ne s'agira plus d'être d'accord ou non, d'avoir été persuadé ou pas, d'avoir confiance ou d'être sceptique, mais d'avoir le réflexe cognitif par et pour soi-même de comprendre ! ( merci quand même, je sais bien que la remarque était à connotation méliorative ) J'aurais encore une fois quelques bémols à formuler et je m'en excuse d'avance. Je voulais abordé deux autres exemples, pour mieux appréhender ce que j'ai jusqu'à présent tenté de distiller, à savoir l'I.A. et Internet. Il faut savoir que l'I.A aujourd'hui est non seulement capable de battre n'importe quel humain à des jeux de réflexion, bien que dans un système certes " fermé ", mais aussi de faire des pronostics médicaux meilleurs que les plus performants médecins du domaine, voire aussi à présent de résoudre des problèmes mathématiques complexes ou de découvrir des phénomènes ou lois naturelles inaperçus par l'esprit humain. Si on ne voit pas très bien que le langage humain n'est certainement pas à la hauteur des prétentions, on peut regarder du côté du web et de ce que tout un chacun y fait, ou quels sont les flux les plus importants sur la toile, on sera sans doute surpris que les films VOD, streaming, Youtube, et le partage de photos, ainsi que la pornographie sont ce qui vient - très largement - en tête de son usage ! Une si brillante invention pour faire des choses aussi futiles, et bien il en va de même avec la communication verbale du quotidien, qui sert quasi-exclusivement à communiquer sur ses états d'âme ou des choses essentiellement pragmatiques. De plus, j'aimerais insister sur un point qui n'a sans doute pas été explicitement signalé par moi-même, c'est que quelle que soit la pensée en jeu, elle ne sera compréhensible qu'après expérimentation de celle-ci ou via circonscription par approches similaires, nous avons en quelque sorte besoin de vivre la chose pour se l'approprier, on peut songer à une maladie mentale, un cancer, une grossesse si on est un homme, un deuil, etc... ce sont des choses qui ne peuvent tomber sous l'entendement qu'après en avoir fait soi-même l'expérience ou via une autre analogiques/similaire, les phrases seules sont inopérantes, il en va d'ailleurs de même y compris pour une science abstraite comme la géométrie, il faut travailler, faire des essais, des dessins, pour se saisir des lois sous-jacentes, ou encore un philosophe de quelque trempe soit-il aura appris d'une manière ou d'une autre de ses prédécesseurs ou contemporains, sa pensée ne prend existence que parce qu'elle s'appuie sur celles d'autres, il aura alors d'abord digéré, manipulé, trituré toutes ses idées pour qu'elles fassent sens et y voir des défauts, des manquements, pour pouvoir de son côté y apporter son grain de sel... De ce point de vue très limitatif de la puissance de l'esprit pur, il vient que tout animal pourvu de cognition est capable de penser, avec ou sans langage, car celui-ci est toujours second, même si il peut participer à l'accroissement des connaissances, ou être incitatif à faire telle ou telle expérience, découverte, etc... Le langage comme l'argent ne sont que des moyens, non des fins en soi, qui elles sont visées et le fruit de notre animalité: nos émotions, sentiments, affects en tout genre; débarrasser un humain de l'effet de ses hormones et il n'est plus qu'un être végétatif, même si par ailleurs il a gardé toutes ses facultés intellectuelles/intellectives. Quelle que soit la hauteur spirituelle revendiquée, elle ne vise que sa propre satisfaction, et donc le circuit de la récompense cérébrale, et ainsi une composante bio-chimique/logique innée, la spiritualité n'est donc qu'un moyen parmi d'autres pour y parvenir, ce pourrait être d'assoir son pouvoir, la célébrité, la richesse, la reconnaissance, l'hédonisme, une addiction quelconque, etc... Notre intelligence est collective et transgénérationnelle, ainsi l'avenir de l'Homme passe nécessairement par une coopération et entente globale pour remédier aux maux que nous semons à-tout-va, et si il fallait donner malgré tout le propre de l'Homme, sans hésiter je donnerai celui de la stupidité contrairement à ce que l'on dit en général par orgueil spéciste, il n'y a pas sur Terre de créatures plus bêtes que notre espèce, même si elle est capable de faire aussi de belles choses, ces dernières ne sauraient compenser tous nos travers, en effet par analogie, qu'un homme offre des fleurs à sa femme, l'emmène au restaurant, lui paye des bijoux et tutti quanti mais que dans le même temps il la frappe régulièrement ou la viole, cela ne change pas grand chose au fait que ce soit une ordure quand même, et que ses bonnes actions ne compensent/dédommagent pas ses mauvaises !
  4. Bonjour @sirielle , si tu me le permets j'aimerais ajouter un exemple personnel qui est assez représentatif de ce que j'ai essayé de te signifier antérieurement. J'espère qu'il te sera profitable: Il y a quelques jours, après avoir confectionné - avec ma jeune fille - quelques madeleines faites maison, il s'est produit un évènement intéressant, en effet les premiers jours suivant la réalisation mon fils ainé n'a pas souhaité en manger hormis le premier jour, ma fille quant à elle, a opté pour en manger une chaque jour, puis est arrivé le dernier jour où il restait encore une poignée de ces gâteaux, le fils cadet en a pris une, puis le fils ainé s'est retrouvé nez-à-nez avec deux restantes dans la boite, alors que ma fille n'avait pas encore terminé son assiette, un dilemme s'est alors présenté, mon fils voulant manger les deux dernières alors que ma fille voulait manger l'une d'elles, sachant qu'elle les adore par ailleurs. Ça, ce sont les faits exposés, donc la vérité. Maintenant, suivant les explications et les choix retenus par chacun, la résolution de la problématique était différente selon leur point de vue respectif, en effet pour mon garçon, il avait droit de les manger toutes les deux dans la mesure où il n'en avait presque pas mangé pendant les quelques jours où elles étaient disponibles, donc il réfléchissait en terme de quantité totale sur la durée totale ( l'ensemble des jours ), en revanche pour ma fille, elle avait eu une ligne de conduite constante d'en manger une à chaque repas, et là c'était la dernière fois, sans oublier qu'elle en raffole, elle en salivait donc d'avance, ainsi elle réfléchissait de son côté par jour, chacun prenant son dû ou non chaque jour indépendamment des autres, elle voulait par conséquent en manger une dernière ce jour-là. Ici, ce sont les interprétations de chacun, et donc conséquemment sur le désaccord de ce qui est bien ou mal de faire, il n'est plus vraiment question de vérité en fin de comptes, mais d'implications éthiques ou morales suite à des choix antérieurs préférentiels, qui n'étaient ni bons ni mauvais en eux-mêmes - et encore moins vrais ou faux - au moment de leur réalisation. **************************** Je me propose de t'en fournir un autre, cette fois-ci d'ordre technique, sans sujets humains impliqués dans le phénomène illustratif: Supposons que quelqu'un se demande quel appareil APN, entre deux présents, affiche le moins de bruit numérique dans les photos !? On pourrait croire que la réponse sera facile et incontestable, en faisant des tests sur des bancs et des mesures réelles, pourtant comme on va le voir, les choses sont toujours plus complexes qu'il n'y parait, car la réponse est contextuelle ou conditionnelle ! Si l'on a d'un côté un reflex avec un capteur APS-C d'une résolution de 10MP, et de l'autre un reflex full-frame d'une résolution de 50MP, il y a deux cas de figures à prendre en compte pour connaitre le bruit, soit on regarde les clichés de la même scène dans les mêmes conditions et réglages, côte-à-côté à la même dimension sur un même écran splité ou encore à tour de rôle, soit on regarde ces clichés avec un pixel écran pour un pixel image, toujours dans les mêmes conditions de shooting. Et bien suivant ces deux configurations de comparaison, on va avoir des résultats contraires l'un à l'autre, dit autrement dans un cas c'est le deuxième appareil qui " gagne " en terme de rapport signal sur bruit ( = SNR ), mais dans le second cas, c'est strictement l'inverse, c'est le premier qui a un meilleur rapport signal sur bruit ! Grâce à ce petit exemple, on peut se rendre compte, que deux individus qui auraient chacun un des appareils pourraient se disputer sur lequel a la meilleure gestion du bruit numérique, si ils en restent à la surface des choses, sans rentrer dans le détail, dans les fondements photographiques. Mais une fois cet effort consenti, il s'avère que les deux ont raison si il est bien spécifié dans quel cas ils se prononcent, ainsi les deux peuvent dire cette fois la vérité, à condition de donner le contexte opératoire retenu, il y a donc en réalité deux vérités différentes et non pas une seule une fois pour toute dans tous les cas, sinon ils auraient à la fois raison et tort en même temps tous les deux !
  5. Bon-soir/jour Sirielle, tout d'abord et ce n'est pas une critique, j'ai le sentiment d'une manière globale que lorsque tu postes ici une question, non seulement d'une part j'ai le vague sentiment que tu as déjà ta petite idée sur la réponse, mais surtout que d'autre part tu as un ou deux exemples initiatiques précis en tête et que a contrario tu poses la problématique de manière générale, enjoignant à quelques difficultés pour saisir où se situe ta problématique, voire en répondant à côté, car c'est le risque avec une question générique, le champ est en général assez vaste, diffus et imprécis. D'accord, il me semble bien que j'ai tenté d'y répondre, en parlant de manipulateur, d'intentions, d'imbécilité, etc... Si c'est fait sciemment, il est donc assez discutable d'appeler ça de l'imbécilité ou de l'idiotie, mais sans doute davantage une tentative manipulatoire, ce qui réclame plus qu'une once d'intelligence, quand bien même c'est moralement condamnable, car l'Intelligence et le Juste ne sont pas interdépendants. Si c'est fait inconsciemment, par automatisme ou par négligence, alors ce n'est pas de la bêtise mais de l'ignorance ou de la naïveté, voire de la crédulité. Je ne connais pratiquement personne qui recherche le vrai, mais bien plutôt ce qui lui convient et à dénigrer/dissuader ce qui le dérange. Il m'apparait clairement que les gens se rangent du côté de la vérité quand cela abonde dans leur sens et s'en offusque, la triture, la rejette, la condamne quand elle va contre leurs intérêts, leurs croyances, leurs valeurs, leurs affects. Dans ce cas, effectivement, ils pourront le faire à tort ou à travers. Remarque-bien que la Morale n'est pas - toujours - une question de vérité et la vérité n'est pas affaire de morale. Effectivement ce n'est pas l'un ou l'autre, ce sont les deux en même temps ! Et c'est tout le problème de faire le Bien, car pour y parvenir il ne faut rien rater dans le cheminement jusqu'au but, alors que faire le Mal c'est on ne peut plus facile, il suffit simplement de rater n'importe quelle étape ! Cela ressemble à du funambulisme, voire à la grille du loto pour avoir le gros-lot ! De même avec la Vérité, elle doit être irréprochable, le moindre écart et l'on est dans la fausseté plus ou moins avérée. Pour ce qui concerne la tempérance, cela dépend de quoi il s'agit, par exemple, on n'est jamais trop en bonne santé, ni trop dans la vérité, en revanche on peut être trop perfectionniste, trop pressé, trop rigide/strict, trop possessif, trop désireux, trop gourmand, etc... Certains ont une limite asymptotique bonne en elle-même, et d'autres n'ont pas de borne et donc on risque de dépasser une juste mesure, raisonnable. Pour moi la vérité est la vertu première, sans laquelle les autres - vertus - ne valent pas grand chose, mais il faut bien reconnaitre que la valeur que l'on accorde à ceci ou cela est indépendant de l'objet lui-même, c'est d'un autre registre, qui est de l'ordre de l'affectif, voire du cognitif, il n'y a pas moyen de lier de manière mécanique et nécessaire Vérité et Bien, et on peut facilement s'en rendre compte à travers les informations quotidiennes ou l'Histoire, on peut détenir des vérités et faire le mal, ou à l'inverse être dans le faux et pourtant œuvrer à faire le bien. C'est pourquoi " ma " philosophie repose sur le Juste qui se décompose en deux composantes, la Justesse - donc le vrai - et la Justice ( ≠ l'institution ) - donc ce qui est bien. [ Une main gangrénée ne profite certainement pas à son possesseur ] Par définition, non ! La vérité dans le langage parlé, n'est autre que l'adéquation entre ce qui est rapporté/dit et la réalité, les faits et les évènements en question. Donc si l'on rapporte autre chose que ce qui s'est passé factuellement, alors on ment, mais le mensonge implique la volonté de le faire, sinon on se trompe tout simplement et parfois on croit avoir vu telle ou telle chose, croire est autre chose que mentir. On peut fort bien donner des explications, des spéculations sur les causes ou sur les parties manquantes, mais dans ce cas nous ne sommes pas en train de retranscrire la vérité, mais de tenter de rendre compte des faits, comme parfois le font les historiens, et le font sans cesse les croyants. Si je comprends bien, tu penses que l'intelligence s'absout de la bêtise ? Et pourtant... Remarque-bien là aussi, que le raisonnement est valide ou non, et que c'est par la force/faiblesse de l'intelligence qu'on le mène, ce sont deux phénomènes complémentaires mais qui ne vont pas toujours de pair. En effet l'intelligence est ce qui permet de trouver une solution à un problème, ce qui ne veut certainement pas dire que le problème à résoudre en lui-même était intelligent, ni dans son origine, ni dans sa finalité, ni même dans la mise en production du moyen, par exemple macabre, je peux me demander comment réduire à néant un être humain vivant, je peux donc trouver une solution qui se rapproche au mieux de cette extermination la moins résiduelle possible, cela ne veut pas dire que j'avais raison de le vouloir, d'inventer et construire les outils et de le faire effectivement, quand bien même mon intelligence avait pondu une méthode efficiente. À vrai dire, si la vérité dont il est question me concerne/m'implique d'une manière ou d'une autre en tant qu'être humain/vivant, alors oui, je suis aussi acteur/preneur de cette vérité, dans tous les autres cas de figures, ce n'est plus le cas, il n'y a pas plusieurs vérités sur le même phénomène, il y a plusieurs explications pour décrire ce qui se passe, on peut ne dire que partiellement ce que l'on a vu partiellement ( c.f. les sept sages et l'éléphant ), mais la même vérité conduit à la même description indépendamment de qui est en jeu. Il faut donc bien scinder les faits observationnels et les interprétations causales ou des effets en jeu qu'ils soient vus ou devinés/inférés. La vérité ne concerne que la première sorte, non la seconde, qui ne sont au fond que des hypothèses probables ou celles qui viennent à l'esprit, ce sur quoi tout le monde ne sera pas d'accord. Il en va de même lorsque l'on spécule sur les intentions d'autrui, lui seul est à même de dire ou le mieux placé tout du moins pour nous dire son mobile ou ses motivations/aspirations, néanmoins ses actes eux seront difficilement contestables si on le voit faire et que notre mémoire n'est pas prise en défaut, si un·e compagn·on·e d'un couple établi a eu une aventure sexuelle avec une autre personne, on n'en comprendra sans doute pas très bien la cause ou la raison de l'extérieur, mais l'adultère aura quand même était consommé et constaté, ceci sera une vérité indubitable, il n'y a pas plusieurs vérités relatives selon le protagoniste en jeu - hors mensonge éhonté - que ce soit le·a trompé·e, le·a trompeur·se ou son partenaire. Par exemple, dire que toute masse est systématiquement attirée dans un champ gravitationnel est vrai, dans la mesure où cela n'a jamais été invalidé depuis la nuit des temps - jusqu'à preuve du contraire dirons-nous dès lors, ce qui n'empêche pas l'existence de forces opposées qui vont contrarier ce mouvement naturel descendant, et donc voir effectivement des objets monter au lieu de tomber, les explications pourront être nombreuses pour en rendre compte: l'intervention des anges, un alien invisible surpris sur le fait, la volonté de Dieu, des fils transparents, un phénomène de convection, la poussée d'Archimède, l'inertie, un moteur propulsif d'une quelconque nature, etc... Si les explications avancés sont équivoques, le fait lui-même de voir l'objet avec un mouvement ascendant est en revanche vrai pour tous les protagonistes en jeu.
  6. Bonjour, Si on restreint la pensée à celle philosophique, ce serait un peu comme de ne se préoccuper du son qu'au travers de la musique, or tout son n'est pas issu ou en lien direct avec la musique, ou encore de ne regarder les mots que par le prisme de la poésie, l'inverse n'est donc pas vrai, les mots peuvent servir à autre chose qu'une esthétique verbale, les sons à autre chose qu'une mélodie, et les pensées à autre chose que des réflexions philosophiques. Ceci étant dit, tout enchainement logique n'est pas tributaire du langage naturel, il suffit par exemple de regarder en détail un test de QI, pour se rendre compte qu'un des sous-tests est composé des matrices de Raven, où ce sont de petits dessins au nombre de trois avec une certaine logique et il faut trouver le quatrième qui suit logiquement les trois premiers. De plus, si l'on s'intéresse un tant soit peu à l'éthologie, on se rendra compte que les animaux, comme les primates, les corvidés et les dauphins par exemples, sont très bien capables d'avoir des raisonnements poussés, soit par l'intermédiaire de l'observation de leurs comportements, soit par le biais d'expériences - artificielles - mettant en jeu leurs compétences de raisonnement ! On pourrait aussi jeter un œil du côté de la " théorie de l'esprit " qui pour nombre de chercheurs est l'apanage de l'Homme, mais c'est oublié bien vite que ce paradigme a été mis en évidence et découvert chez le singe capucin ou rhésus ! Qui a été aussi plus tard observé chez les corvidés ( pie, corbeau et corneille ). Ou bien encore, se pencher sur le cas des scientifiques, qui à travers leurs principes, leurs idées, passent par exemple parfois par des expériences de pensées, autrement dit, sans user du langage, comme sieur A. Einstein. Et la science est pourtant bien le nec plus ultra de la pensée moderne/contemporaine ! De même les concepts en science sont indépendants du mode de transmission choisi/retenu ( langue naturelle, symbolique ou spécifique, voire hiéroglyphique, par schémas/figures, tableaux, etc... ) , et contrairement en général à la pensée d'un auteur couchée sur papier et figée en l'état, la Nature peut toujours répondre aux investigations des scientifiques à partir de leur langue naturelle propre, alors qu'avec un·e auteur·trice il y a un intermédiaire de chair et de sang entre le lecteur et les idées exposées, qui ne peut pas toujours répondre à nos demandes de précisions, d'éclaircissement, etc... à moins qu'il soit encore de ce monde et qu'il daigne répondre convenablement, comme le ferait dame nature. Ce n'est pas à proprement parler la langue qui façonne notre pensée, mais ce qu'elle transporte avec elle, comme on peut le voir avec " les langages des cités ", il y a des valeurs derrière, ces pseudo-langages sont aussi connotés, peu importe leur phonétique et leur apparence scripturale, ils véhiculent un mode d'existence, un peu comme les habits si l'on veut, on pourrait même dire que c'est précisément l'inverse dans un tel cas: une façon de vivre et/ou de sentir le monde qui pousse à se démarquer par un proto-langage dédié ou un mode vestimentaire. Donc pour faire concis: La pensée précède le verbe ! D'ailleurs on ne voit pas très bien comment on aurait pu inventer le langage lui-même, si la pensée et la réflexion dépendaient de celui-ci ! Je ne crois pas. La science a mis au jour les microbes, ce vocabulaire est rentré dans le langage ordinaire, et même si on ne les voit pas, chacun en comprend la teneur, on peut penser avec cette idée, elle-même issue du monde réel, de même à l'autre bout, sachant cela, on peut agir en tenant compte de ce savoir de la vie microbienne, ou cogiter sur eux, sur notre relation avec eux, puisque manifestement il en existe des " gentils " et des " méchants ", on peut donc se demander pourquoi et comment par exemples, puis ces questions apporteront leur lot de découvertes et alors de nouveaux vocabulaires corrélativement, et ainsi de suite. Parfois c'est l'idée qui vient en premier, puis la réalité qui confirme/tranche ultérieurement, comme les trous noirs par exemple, et un nouveau cycle recommence, de questions, d'expériences, un vocabulaire de plus en plus spécifique prolifère qui alimente à la fois la Recherche théorique et empirique... Toutes les combinaisons sont possibles. On peut spéculer ad æternam, imaginer uniquement à partir de pensées et ainsi construire d'autres pensées comme les auteurs de sciences-fictions ou autres fictions, des systèmes de croyances passées ( e.g. les religions ) ou présentes ( e.g. le complotisme ), expérimenter du matin au soir, emmagasiner de la data uniquement, inventer une nouvelle langue pour le fun, ou pour une raison particulière utile ou inutile, comme un langage de programmation, la langue des signes, ou pour un film et le rendre plus crédible, tout comme un savant mélange de tout ceci, qui à son tour rentre dans le grand bal ! ********************* Il faut bien avoir conscience que madame et monsieur tout le monde ont un usage extrêmement limité du langage, à un rôle quasi-exclusivement utilitariste, comme des programmes que l'on lance déjà tout prêts - avec quelques petits remaniements, les êtres humains sont essentiellement des automates biologiques, certes programmables sous forme d'éducation, le tout composé avec un certain caractère, ce qui donne une personnalité, mais les envies, besoins et autres stimulations ne font que répondre à une biochimie principalement hormonale à partir d'un substrat génétique, ces différents programmes fixes et accumulés par l'expérience ne sont là que pour satisfaire des manques, il n'y a donc rien de très glorieux là-dedans - comme pour les autres animaux en fin de comptes, si ce n'est que nous avons complexifié à outrance leur obtention/résorption par nos extensions extra-corporelles, nos héritages culturels et nos règles de vie sociales toujours plus subtiles et nombreuses, le langage a été une réponse à ce grand capharnaüm, il nous simplifie la vie, compte-tenu de cette écrasante complexité que nous avons nous-même crée au fur et à mesure des générations successives. En fait, le langage est pour beaucoup comparable à l'argent, c'est commode dans notre manière sociétale de vivre débridée et extravagante, mais loin d'être fondamentalement ou ontologiquement nécessaire, on pourrait fort bien s'en passer, l'un comme l'autre, et continuer à vivre de façon sans doute plus simple, mais la qualité n'est pas affaire de complexité !
  7. Bonjour, En réalité, c'est tout ça à la fois et même plus ! Nul besoin de rechercher dans un premier temps une différence linguistique dans les concepts pensés, il suffit par exemple de regarder le même texte écrit en grec ancien traduit par différents auteurs en français, parfois le rendu est franchement différent tout au long du texte et donc sur le rendu global ! Pourtant les deux langues de départ et d'arrivée sont les mêmes à chaque fois, seul varie le traducteur et son pedigree ( = parcours de vie ) et sa sensibilité. Ensuite même si la langue allemande ou celle française sont des " méta-langages " - ce dont je doute, puisque il me semble que par définition c'est un langage qui dépasse la langue naturelle - il n'en demeure pas moins que chaque langue est surtout prise irrévocablement dans une culture propre, et c'est à travers cette culture mentale si j'ose dire, que le langage pourrait avoir une certaine coloration psychique ou une certaine appréhension du monde, la langue ne ferait que refléter ces mœurs omniprésentes, ou interprétations historico-culturelles. Malgré tout, la richesse de vocabulaire ou de la conjugaison, permet de mieux cerner un concept ou une idée, mais en général c'est surtout un gain de temps, des raccourcis langagiers, à moins que le support lui-même soit très pauvre ou à défaut que le besoin n'existait pas jusqu'alors, certaines tribus indigènes des Amériques comptent jusqu'à 5 puis après ils disent que c'est " beaucoup ", ou encore la richesse des nuances de blancs chez les inuits comparativement à nous autres, etc... Enfin, on pourrait aussi se tourner vers ceux que l'on nomme les aphasiques, dont certains finissent par retrouver l'usage verbal ultérieurement, d'après leurs témoignages, même privés de langage il continuaient à penser, réfléchir, mais sans mots, c'était si je ne me trompe pas en images. D'ailleurs quand on fait des scénarios probables d'un futur proche, afin de trouver une solution, nous réfléchissons là aussi en " film " on scénarise les évènements futurs, ou encore si l'on cherche à comprendre une machine pour la réparer ou fabriquer un meuble, on se passe là aussi très bien du verbe. Lacan avait pris ses rêves pour la réalité, pour qui pensée et langage ne faisait qu'un. Au final, notre pensée/intelligence a fait naitre le langage, puis celui-ci en retour a aidé notre pensée à s'émanciper de tâches simples ou utilitaires, ensuite ce langage accru donne de nouvelles possibilités à travers l'éducation, et ces nouveaux secteurs auront besoin tôt ou tard au fur et à mesure de leur développement, notamment en science, d'un vocabulaire spécialisé/spécifique, afin de décrire toujours plus finement et loin les choses, et ces termes seront à leur tour employés ailleurs, augmentant ainsi la richesse de notre vision du monde, et ainsi de suite... À l'instar de ce qui s'est passé avec nos outils, puis nos machines et enfin notre haute-technologie sur notre pouvoir d'action sur le monde et nous-même ou les autres, il y a eu un va-et-vient permanent entre nos facultés/potentialités puis nos créations, et réciproquement, etc... ( Mais même sans extensions de notre corps, il reste encore quelque chose de nous-même, il n'y a pas anéantissement de l'être, pas plus que la perte/absence de langage in fine; c'est l'interaction, l'imitation ou la communication qui sont cruciaux/fondamentaux pour notre développement cognitif: notre compréhension, celle-ci ne peut être que de notre fait, les mots n'y sont pour rien, ils aident seulement à déclencher de mini-eurêkas, si je puis dire, sans en avoir le monopole ou le privilège, e.g. les mathématiciens ).
  8. Bonsoir Sirielle, D'accord, mais en quoi il devrait s'agir d'un imbécile ou que c'est concomitant avec l'imbécilité ? Ce n'est certes pas très " politiquement correct " pour le commun des mortels, mais en soi, ce n'est pas mal, tout dépend de l'intentionnalité, si elle est naïve et sincère, autrement dit sans arrière pensée, ce serait même une bonne chose que de tenter de sortir une personne de ses douces illusions, en revanche si il y a une finalité intéressée à procéder ainsi, alors suivant cette fin, ce peut être effectivement problématique, bien que dans ce cas, encore une fois, je ne crois pas que l'on puisse parler d'imbécile - à cause du traitement cognitif plus ou moins sophistiqué que cela réclame, mais de manipulateur plus vraisemblablement, car derrière, il va quand même falloir " argumenter " sur son soit-disant savoir et sur la soit-disant ignorance de l'autre ! Après on ne peut pas forcer quiconque à désirer le vrai comme soi-même on le recherche, bien des gens préfèrent être dans l'erreur, qui leur apporte certaines satisfactions, que dans la justesse et perdre leur candeur protectrice. Par exemple, combien d'individus avouent qu'ils auraient préféré ne pas savoir avoir été trompé ? Car savoir peut apporter son lot de questions, plus ou moins dilemmiques et/ou douloureuses ! Absolument tout peut finir en excès, y compris de boire de l'eau, pourtant vitale par ailleurs ! On en revient donc, à l'intentionnalité du protagoniste se proclamant " philoveras ". Oui, toutefois à l'opposé, la majorité des gens se contentent qu'une chose soit dans leur intérêt, leur habitude, simple à comprendre, en adéquation avec leur autres croyances ou émane d'une connaissance dont ils ont confiance pour que cela paraisse vrai à leurs yeux. Néanmoins, la vérité en elle-même n'est ni bonne ni mauvaise, elle est neutre, c'est l'usage que l'on en fait ou comment elle est perçue par son récipiendaire qui lui donne une telle coloration, tout comme les mots eux-mêmes ne font pas du mal aux personnes, ils ne sont que des vecteurs d'informations, des intermédiaires, des signifiants. Ou encore comme le marteau, il n'est ni bon, ni mauvais en lui-même, tout dépendra de ce que l'on fait avec, dans quel but ou objectif. Une fois que cette vérité est assortie du pourquoi du comment elle est dite, elle ne doit plus être rejetée en tant que telle, mais sans doute pour ses implications sur le sujet si il n'est pas capable de la gérer ou si elle a été mal présentée. Je ne dirais pas qu'il y a de multiples vérités, mais qu'elles sont partielles et parfois partiales, il nous incombe dès lors de les compléter du mieux que l'on puisse, de recherche l'exhaustivité, et de les défalsifiées le cas échéant, du moins de se séparer de la partie qui corrompt l'ensemble: Nul ne peut rater complètement la vérité, Aristote. Mais effectivement, il y a une hiérarchisation à effectuer entre toutes les connaissances véridiques, certaines sont plus importantes/impérieuses que d'autres, pour nous, il y a donc une part de subjectivité dans cet ordonnancement. Un autre excès, dans le sens inverse, si toute vérité est - toujours - bonne à dire en soi ( car c'est la base fondamentale de la confiance et de la fiabilité ), cela ne signifie pas pour autant que tout mensonge est ipso facto condamnable. L'acte ou l'action est jugée autant par son intention première - parfois cachée - que par son résultat effectif. Dans les affaires des Hommes, il n'y a pas de table de vérité comme en logique formelle/booléenne, les choses sont plus subtiles que ça, je suis d'accord. Quel est cet inverse, je ne vois pas ? ( plusieurs cas sont envisageables, suivant où l'on place la négation ) J'ai bien peur que la vérité soit justement indépendante de qui la professe, et c'est heureux ainsi, en théorie chacun est potentiellement apte à la recevoir, à la découvrir, à l'entendre, etc... Il faut surtout être en mesure de faire preuve de discernement, autrement dit d'être un bon observateur/rapporteur, le libre-arbitre n'est pas nécessaire à cet exercice, la fiabilité, la fidélité et la constance sont en revanche indispensables...
  9. Bonjour Sirielle, Si cette personne ne se rend pas compte de sa propre idiotie, elle pourrait très bien user de cette réplique à n'importe quel moment, puisque avoir un penchant pour la vérité est indépendant du niveau intellectuel, en effet une vérité peut être simple d'accès ou paraitre simple. Son goût pour le vrai n'est pas conditionné aux moyens qu'il possède pour le découvrir, tout comme le désir d'exploit n'est pas réservé aux meilleurs sportifs, c'est sans doute même ce qui motive le novice ou le débutant. Par analogie: Un " pauvre " pourrait très bien exprimer son goût pour les produits dits de luxe ou les plus plébiscités. Certains seraient accessibles à sa bourse et d'autres non. Il peut ressentir sans cesse cette envie, à tout moment, n'importe où, mais il ne pourra pas l'assouvir à chaque fois. Maintenant est-ce que l'on peut appeler ça un argument ? Si c'est véritablement un imbécile, sera-t-il assez intelligent pour en faire un développement cognitif discursif ? Ou exprimera-t-il plutôt ce qu'il pense, sans tergiversation, sans détour. Il me semble que si il y a intention de manipulation ou de persuasion, il faut donc être en mesure d'utiliser cette stratégie de prétendre aimer la vérité pour parvenir à ses fins, ce qui implique de maitriser ses pensées et celles des autres si on veut réussir, et donc de ne pas être un imbécile en fin de comptes.
  10. Bonjour Someone earth, Exemple avec explications: https://philosophie.cegeptr.qc.ca/2017/11/exemple-de-dissertation-entiere/ ( Accessoirement, tu peux aussi participer à des discussions ou en lancer une, et puis de tenter de jouer le " jeu ", pour savoir si ton argumentation et ta méthode réflexive sont rodées ou suffisamment au point. La pratique est en général ce qui permet de savoir son niveau et de progresser ) Je pourrais difficilement t'apporter une aide sur un plan purement " académique " ou scolaire, et en t'expliquant pourquoi cela pourrait t'aider malgré tout: Il faut savoir que les " profs " de Philosophie, de Mathématiques ou de Physiques ne sont ni philosophes, ni mathématiciens, ni physiciens eux-mêmes, ils vont donc juger en fonction d'un travail attendu si je puis dire - et comme tu l'écris également, selon des consignes, un programme et leur propre sensibilité. Ce faisant, si tu fais trop original ou hors programme, et bien que ce travail par ailleurs soit d'un point de vue purement philosophique remarquable, il pourrait bien être moyennement noté, tout simplement parce qu'il ne serait pas en adéquation avec les expectatives lors de la correction. N'oublie pas que le correcteur, qui est en général un enseignant lui-même, va devoir se coletiner moult copies en un laps de temps réduit, c'est donc pour lui aussi une sorte d'épreuve, et dans ces conditions, il est fort probable qu'il soit sur un mode de fonctionnement " automatique ", sans compter la lassitude au bout de la dixième copie, qui plus est, à peine lisible ou pertinente. Il faut donc je pense une certaine stratégie, en dehors du travail de dissertation en lui-même ! Il me semble que par le passé, j'étais tombé sur un site où des professeurs donnaient des conseils, en as-tu vu un de cette sorte ? Ce seront les mieux placés pour te dire ce qui est attendu à ce niveau. En toute franchise, j'ai un de mes fils en Prépa et les attentes en Philosophie ne sont guère plus élevées qu'au Bac, c'est assez codifié et scolaire, cela ne semble pas être le moment de jouer les vrais philosophes apparemment, essentiellement et malheureusement du bachotage, à moins qu'il y ait aussi une épreuve orale !? Je ne peux être que ravi de lire une telle chose ! Remarque-bien que le principal écueil que je trouve chez nos philosophes, professionnels, c'est que malgré leurs excellents discours et réflexions, il y a trop souvent un manque cruel de mise en pratique de leurs belles idées, cela reste en général que des " abstractions ", non appliquées. Il faut en revenir à une philosophie pratique/empirique/appliquée je pense, ce qui ne signifie pas d'abandonner pour autant le recherche intellective et spéculative, mais seulement de ne pas s'y cantonner ou s'en contenter. Pour information également, ce que l'on trouve dans les livres ou ce que l'on écoute en classe, ce n'est pas de la Philosophie, mais de parler à son sujet, tout comme dans le même acabit, discuter en classe du sport ne serait pas faire du sport. La Philosophie est quelque chose que l'on pratique par et pour soi-même en premier lieu, si tel n'est pas le cas, alors c'est autre chose que philosopher, bien que cela n'exclut nullement le dialogue philosophique, comme ce fût le cas jadis avant que la Philosophie soit couchée sur feuille, donc écrite et en quelque sorte entérinée... Tes interrogations me laissent entendre que tu as déjà mis un pied dans cet univers de la Philosophie, car elle est avant tout l'art et la manière de se poser des questions, et de tenter par la même occasion d'y répondre, ce que tu fais... Toutefois je t'avertis que ton pire obstacle dans cette entreprise, n'est et ne sera que toi-même ! Mais si tu as la volonté, l'envie, la persévérance, la curiosité et le goût, et qu'en plus tu fais preuve de probité, de sincérité avec toi-même, ainsi que d'un esprit ouvert à d'autres approches que purement philosophiques, en l'occurrence, les sciences et en particulier celles dites humaines, alors tu auras déjà de bonnes dispositions pour aller loin, et faire mieux que des diatribes ou des logorrhées plus ou moins stériles.
  11. ( Incohérences, Contradictions, Sophismes et... Insouciance ) Bonjour, pour éviter toute mésinterprétation - adialogique, ce ne sont pas mes productions ci-dessous: Le travail d'un philosophe ne consiste pas à «donner son opinion» ni à refléter simplement l'opinion d'une société, et c'est en cela qu'il est précieux pour notre époque. https://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20190111.OBS8332/philosopher-ca-s-apprend-mode-d-emploi.html La philosophie est contre l’opinion, qui est non-savoir [...] L’opinion sur l’agora est remise à sa place, réfutée* devant tous [...] L’idéologème dominant depuis une génération, celui de la liberté de « s’exprimer » entendue comme droit de dire ce qui me passe par la tête [3], est antiphilosophique. https://po-et-sie.fr/chroniques/philosophie-opinion/ [...] l’opinion a, en droit, toujours tort. L’opinion pense mal ; elle ne pense pas : elle traduit des besoins en connaissances. En désignant les objets par leur utilité, elle s’interdit de les connaître. On ne peut rien fonder sur l’opinion : il faut d’abord la détruire. Elle est le premier obstacle à surmonter. http://marcguyon.science/philosophie/introduction-a-la-philosophie/philosophie-opinion-et-prejuge/ *La réfutation, avant tout, comme l’écrit Jacques Moeschler (1982 : 142), « a en effet la prétention de refuser la prétention d’un acte illocutoire d’assertion à poser la vérité de son contenu », elle « sanctionne l’inappropriété contextuelle de l’assertion initiative ». Réfuter, très simplement, c’est dire que ce que a été dit est faux ou, au moins, partiellement faux. Elle est donc un outil utile à la philosophie, exigeant le vrai, et permettant sa recherche. *Réfuter: A.- Repousser ce qui est affirmé par une démonstration argumentée qui en établit la fausseté. C.- Infirmer, démentir ce qui était affirmé https://www.cnrtl.fr/definition/réfuter https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/réfuter/67573 https://www.espacefrancais.com/les-strategies-du-discours-argumentatif/ La pensée critique est une notion utilisée en philosophie et en pédagogie pour désigner une attitude critique vis-à-vis de toute affirmation ou information ainsi que la capacité intellectuelle qui permet de raisonner correctement, de tirer des conclusions qui ne soient pas prématurées, mais réfléchies et étayées par des arguments. Elle apporte une autonomie intellectuelle et une aptitude à prendre des décisions qui ne soient pas entachées de biais cognitifs. La pensée critique est une activité principalement rationnelle, basée sur le questionnement et la remise en cause des préjugés et des opinions "toutes faites". Elle nécessite l'exercice de la raison donc la maîtrise du langage, de l'argumentation et de la conceptualisation. La pensée critique aide à faire face aux théories simplificatrices, conspirationnistes, manichéennes, obscurantistes, etc., qui peuvent facilement séduire et piéger de nombreuses personnes. http://www.toupie.org/Dictionnaire/Pensee_critique.htm * C.f. Réfutation philosophique et esprit/pensée critique supra L'argument ad hominem: • C'est un argument qui consiste à opposer à son interlocuteur ou interlocutrice certains de ses actes ou certaines de ses paroles pour éviter de répondre sur le fond. https://www.nonbi.fr/chroniques/c/0/i/35819410/10-raisonnements-mettre-au-compost • Ignorer l'argument et lancer une attaque sans rapport mettant en cause directement la personne. https://guide-du-debrouillard.fr/rhetorique-fallacieuse/#ad_hominem
  12. Bonsoir, Non, non et re-non ! L'insouciance est synonyme d'inconscience ! ( Ou l'insouciant est synonyme d'inconscient ) Il viendrait dès lors: L'inconscience en toute conscience [...], ce qui est aporétique ! Être conscient·e des tenants et des aboutissants ce n'est plus de l'insouciance, et on enfonce le clou en usitant la terminologie " décider ", l'insouciant ne pèse justement pas ses choix, il travaille au feeling, comme ça vient, comme ça l'arrange, comme il a envie, etc... Il n'y a donc aucun calcul, aucune délibération, aucun sous-pesage ! J'attire quand même l'attention que pour avoir connaissance des tenants et des aboutissants, il aura fallu au préalable a minima s'en soucier quelque peu ! Deuxième contradiction !
  13. Bonjour Quasi-modo, J'espère que cette nouvelle réponse de ma part, ne va pas venir entamer ta patience, qui me semble être mise à rude épreuve ces derniers temps. Je dirais bien que je suis d'accord avec toi, sur ce que tu viens d'écrire, la seule chose et non des moindres à signaler, c'est que ta précision ne vient aucunement contredire, amoindrir ou réfuter ce que j'ai dit, tout bonnement parce que tu parles d'autre chose - que du sujet... qui est l'insouciance ! Je ne sais pas si je vais parvenir à te faire sentir pourquoi je dis ça ?! Essayons quand même: Si A implique ou conduit à B Il ne vient pas que non-A implique ou conduit à non-B, ou que B implique A, etc... ex.: L'acte suicidaire conduit souvent à la mort On n'en tire pas que ne pas tenter de se suicider conduit à ne pas mourir, car d'une part on ne devient pas immortel par cette occasion de non-suicide et d'autre part, on peut mourir de n'importe quoi d'autre que du suicide. De même, si on examine soigneusement ce qui rend les gens malheureux, on ne pourra pas en déduire à partir de cette analyse aussi précise et rigoureuse soit-elle, ce qui à l'inverse rend les gens heureux, ce sont deux phénomènes différents, l'inverse de ce qui conduit au malheur n'est - en général - pas ce qui procure le bonheur, il en va ainsi de la douleur par exemple, une épine dans le pied, une fois retirée, procure un soulagement mais pas un état d'exaltation, de plaisir ou un surplus de bien-être, on revient à un point neutre, à celui d'avant la piqûre, voire même un peu moins bien si il y a de l'irritation. Avoir faim, soif ou froid font souffrir, mais ne rendent pas heureux si l'on n'a plus faim, soif ou plus froid, cela permet une sorte de satiété ou d'homéostasie, de retour à l'équilibre, d'apaisement des tensions internes. Ce qui signifie qu'évoquer la " souciance " ( non-A ) et ses conséquences, implications, liens et autres développements comme tu l'as fait, ne permet pas d'inférer quoi que ce soit de valable ipso facto pour l'insouciance ! Si cela peut t'aider à mieux saisir ce dont je discute, je t'invite à remplacer liberté par sécurité - dans " la vraie liberté, c'est l'insouciance ", tu verras mieux par toi-même je pense ce que j'avais dit. De plus, il nous faudrait si je veux tisser malgré tout un lien entre ce que tu as dit et ce que j'avais exprimé antérieurement, se préoccuper de quel niveau de " souciance " il s'agit, est-il question de connaissance vis-à-vis de soi ou des choses qui nous touchent, i.e. d'informations disponibles mais inconnues, ou est-il question de connaissances inaccessibles et qui ne dépendent pas de nous, car ces deux ignorances sont de nature différente, l'une est de la négligence ou de l'inattention - donc facilement soluble et alors non anxiogène ou faiblement - et l'autre de l'incompétence ou une impossibilité épistémique comme la sismologie par exemple - donc insoluble et alors anxiogène, puis peur irrationnelle par dissonance cognitive. Dans la même veine, je pourrais essayer de te faire sentir métaphoriquement nos approches distinctes par une analogie optique, si l'on considère l'ignorance ( B ) le rayon incident, la peur le milieu ambiant et la non-peur le milieu réfringent, on voit bien que le rayon réfléchi et le rayon réfracté une fois séparés n'ont plus rien à voir l'un avec l'autre, chacun vit sa vie dans son milieu, le premier est celui dont tu as parlé ( l'ignorance adjointe d'angoisse, de doute ou de peurs ce qui serait la " souciance " ), le second est celui que j'ai évoqué ( l'ignorance en faisant abstraction des angoisses/peurs ce qui est typiquement de l'insouciance ), nous traitons de deux mondes disjoints et indépendants, a priori sans connexions nécessaires ou logiques, ni mêmes causales...
  14. Bonsoir, J'espère que c'est bien avancé, parce que ça va faire juste sinon maintenant. La philosophie n'est pas à proprement parler de la littérature, initialement c'était avant tout un art oratoire, en revanche en Terminale S on est censé avoir l'esprit scientifique, et ça c'est une force que l'on peut aisément transposer des Sciences vers la Philosophie. La vraie liberté ne peut aucunement se trouver dans l'insouciance, car cette dernière est par définition ignorance, donc par conséquent on ne peut pas savoir où sont ses chaines et ses privations de libertés et ainsi d'être privé, par la même occasion, de les déjouer. De plus l'insouciance ne permet pas non plus de prendre la pleine mesure de la gravité de la situation, renforçant la naïveté première et ses conséquences. C'est typiquement scolaire comme façon de procéder, celle qui est retenue systématiquement, à savoir une approche dialectique. En revanche ce qui a été dit par d'autres forumeurs et qui est fort juste, c'est que l'insouciance permet le sentiment de liberté, ce qui dans la tête de l'insouciant résonne un peu près identiquement que la liberté elle-même, puisque finalement la croyance en une chose ou la chose elle-même ne sont que peu discernables tant que le principe de réalité ne vient pas brutalement rappeler à l'ordre la tête-en-l'air. Illustration pragmatique ( sans méchanceté ): Ton insouciance sur l'orthographe que tu distilles a et aura une certaine incidence sur ton avenir académique et/ou professionnel suivant tes aspirations ( ou le jugement que l'on fera sur ton dos, e.g. par tes pairs ), te privant du même coup d'un peu de liberté... par les choix qui te seront offerts ou seront faits par d'autres à ton encontre, en te lisant. Notre société - c'est un constat - est très élitiste, en particulier par le filtrage via le Français et les Mathématiques, que ce soit pour des concours à de Grandes Écoles ou pour la fonction publique, par exemples.
  15. " Par habitude " il est facile de faire n'importe quoi, y compris de prendre autrui pour un c**, cet autre peut être n'importe qui, un individu, un membre d'un autre groupe ou ce groupe, un autre clan/communauté, un autre pays, une autre " race ", un autre genre, une autre religion, d'une autre politique, d'un autre statut social, professionnel, familial, élitiste ou un " anormal ", etc... Je ne sais pas si j'oserais évoquer la notion de chance, mais j'ai aussi eu l'occasion de côtoyer les strates " d'en-bas ", pour la simple et bonne raison que j'en ai fait partie pendant deux décennies, ce qui me permet je pense d'en parler en connaissance de cause, celle du terrain ! Je n'ai pas eu l'opportunité d'en discuter avant, mais je suis autant peu enclin au populisme qu'aux élites, en l'occurrence celles politiques qui n'ont - entre-nous - pas compris grand chose à ce que cela signifie d'être un serviteur de l'État, eux qui sont ou se prennent pour une néo-bourgoisie. D'ailleurs selon un sondage Ipsos, sur un classement méritologique si je puis dire, les politiciens sont placés en dernier, tout en bas de la liste de la confiance par les Français, avec 6 ou 8% d'adhésions, alors que les scientifiques restent en haut du palmarès de ce même classement avec environ 90% de voix positives ! Ce qui confirme bien que les valeurs sont importantes pour les gens, et pas seulement de les revendiquées/exhibées haut et fort ostentatoirement, mais aussi et surtout mises en application effective et rigoureusement. Ce sont des questions délicates, les scientifiques se perdent souvent en conjectures sur leur déclin, même si quelques pistes se dessinent parfois. La dimension climatique est de plus en plus fréquemment invoquée, sans doute en lien avec l'air du temps, le nôtre, qui sent le roussi. Oui, il y a effectivement un énorme souci de coordination et de prises de décisions éclairées, qui ne sont pas indépendantes d'un problème d'entente mutuelle globale, sur des sujets brûlants, la santé, l'alimentation, la sécurité civile, et la préservation - des conditions propices - de la vie présente comme future. Aujourd'hui au nom de la science, e.g. la conquête spatiale, on va dépenser des sommes folles pour la " connaissance ", pendant qu'il y a des malheureux qui pourraient être aidés, ici et maintenant, dans le pays organisateur de ces recherches. Ou encore de savoir que bien moins de 1% des plus riches de la population mondiale ( ils sont une vingtaine de mémoire ) détiennent autant que les 50% les plus pauvres ( 3,5 milliards d'habitants ) ! Par exemple aux États-unis les 3 les plus riches ont autant que 50% des américains les moins riches ( 150 millions de personnes à peu près ). Il y a donc un problème de répartition des richesses indéniablement et de l'usage irréfléchi qui en est fait, de prioritarisation, mais pour contrer cela, il faut - au moins - une instance supra-nationale qui donne le la, sinon chaque pays, chaque société privée, chaque individu cherche à maximiser ses propres intérêts. La tendance est la même à toutes les échelles, c'est pourquoi il faut une entité qui chapeaute tout ça, un peu à l'image du GIEC ou des organisations climatiques et autres sommets comme les COP, même si c'est encore très imparfait à cause justement et principalement des enjeux souverains sous-jacents. Il y a déjà eu par le passé y compris chez les philosophes un rejet plus ou moins violent de la société dans laquelle ils s'inscrivaient, le Cynisme antique en est un, le Stoïcisme aussi dans une moindre mesure ou encore les Pythagoriciens pour d'autres raisons, tout comme l'anarchisme révolutionnaire russe emmené par quelques philosophes. Mais d'une manière générale, un bain de sang fait surtout en fin de comptes des malheureux, avec le risque de ressentiment, de colère, d'envie de vengeance pour les déchus, etc... Ce n'est donc rarement sain. Rien n'est le propre de l'Homme, si ce n'est de passer son temps à se le demander ou à le chercher sans cesse quelque part, la météorologie n'est une science que peu prédictive et même la mécanique céleste montre tôt ou tard une imprévisibilité, tout est intrinsèquement imprévisible, ce n'est bien souvent qu'une question de temps.
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