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deja-utilise

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  1. Ou peut-être, que ce que l'on ne comprend pas de prime abord, est renvoyé dans une case négative ou dévalorisante, par réflexe dirais-je, ce qui a été montré en psychologie. Le chercheur n'est pas plus conscient en général que si il s'affaire à sa tâche, c'est pour fuir une chose qui terrifie tout un chacun, l'ennui et/ou la solitude, et en ce sens, il ne se détache pas de ce que madame ou monsieur tout le monde s'échine à réaliser, être occupé à quelque chose, même si la finalité ou l'utilité de cette occupation ne sont pas identiques, ni ne rendent le même service au plus grand nombre, ceci est un autre débat. Ce faisant, cela crée artificiellement une proximité entre les individus, une ressemblance, et peu importe à quoi ressemble ou comment se manifeste ce contentement activiste, qui d'ailleurs peut aussi être hautement spirituel, comme certains moines bouddhistes ou tibétains. Pensant faire des choses glorieuse, nobles ou vertueuses, nous ne faisons que répondre à cette peur qui nous assaille, de la fuir par tous les moyens à disposition, quelles qu'en soient les conséquences, " bonnes " ou " mauvaises " ! Ceci expliquant bon nombre des comportements humains. Oui, c'est vrai, et parfois cette bivalence se retrouve nichée au sein du même individu, alternativement. J'ai déjà lu plusieurs choses à ce sujet, mais je n'en suis pas totalement convaincu, ne serait-ce que par les quelques expériences faites avec des groupes de jeunes enfants, soit dans la coopération, soit dans le partage de leurs biens, dans les deux cas, soit il y avait création spontanée d'une hiérarchie avec son leader, soit dans l'autre, un enfant qui arrivait à rafler toutes les économies des autres ou presque alors qu'elles étaient égales au départ. Je pencherais plus volontiers, sur une propension naturelle de l'humain à vouloir toujours plus, de ne pas savoir se contenter de ce qu'il a, et cette inclination peut effectivement s'amplifier abruptement à mesure que les sociétés grandissent ou se complexifient, tout comme les richesses individuelles, qui dans un petit groupe seraient très limitées quelle que soit l'ambition de l'individu, alors que dans des sociétés mondialisées on peut obtenir des fortunes personnelles colossales défiant l'imagination, tel un Eon Musk. C'est un peu aussi ce qui se passe dans les plus petites PME, le patron ne peut pas se contenter de diriger l'entreprise ou de la faire fructifier pour en récolter les fruits, il est obligé de lui-même mettre la main à la pâte, même si il aurait un désir de pouvoir en jouir, celui-ci reste latent, ce n'est que dans une plus grosse structure ou grâce à un développement conséquent, qu'il pourra profiter sans s'éreinter, d'avoir tout pouvoir sans se mouiller lui-même à besogner. C'est une question d'opportunités ou de contingence si l'on veut, non de qualité présente ou absente pour y tendre. Je pense quant à moi, même si je ne cautionne pas particulièrement, que ce ne sont pas les hiérarchies qui sont tant contestées, que les injustices ressenties, ce sera toujours un leitmotiv suffisant pour faire jaillir la colère, puis le passage à l'action, la contestation, la révolte ou la résistance. Les gens ne sont pas farouchement contre de recevoir des ordres, si ils estiment qu'ils sont légitimes. Toutefois, on voit pousser ci et là, des initiatives coopératives de type associatif, comme celui commercial ou culturel. Il y a donc de fortes de chances que les deux systèmes cohabitent. J'ai lu récemment, que les plus jeunes adultes, perdus dans la libération tout azimut des mœurs et des changements brutaux de leur environnement, avaient tendance à réclamer justement des limites claires, des cadres et plus d'autorité, comme quoi les choses ne sont jamais simples. Je comprends ce positionnement, qui est louable à première vue. Cependant, je ne pourrais jamais abonder dans le consensus collectif si j'estime que c'est une erreur, la vérité et le juste sont des notions supérieures à la préservation des sensibilités de chacun ou du vivre ensemble harmonieusement. Pour ma part, je vais " ranger " les personnes, en fonction de leur niveau de rationalitie ( C.f. K. Stanovich ), et leur désir de rechercher le vrai, car je sais par expérience, qu'il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, quand il ne manifeste pas une farouche réactance psychologique, je préfère donc me tenir à l'écart de la folie humaine, sous couvert du partage commun. Je ne joue pas à un jeu que je sais truqué, quand bien même cela pourrait froisser des susceptibilités, les faux-semblants ne sont pas mon fort, je ne peux soutenir les fourvoiements du plus grand nombre, pour la seule raison qu'ils sont majoritaires, c'est à mon sens une hérésie, pourtant d'actualité et ce depuis toujours je crois. J'ai toujours soutenu, qu'il valait mieux vivre seul que mal accompagné, ce que je mets en application, sinon ce serait contraire à ce que j'estime être de la plus haute importance, et pas uniquement pour défendre des intérêts égoïstes, égocentriques, familiaux, claniques, nationaux ou spécistes, car au lieu de me sentir un individu, père, français, membre de ceci ou cela ou humain, je me sens appartenir à l'ordre des êtres vivants qui ont tous droit de vivre en paix et dans le respect de la vie, cela dépasse et de loin d'être un simple citoyen du monde, notion qui n'est même pas encore acquise/comprise pour beaucoup... Oui, cela parait sage présenté ainsi. Comme en toute chose, ce sont les extrêmes qui sont dangereux, y compris envers une seule personne, que l'on pense au jaloux maladif ou à celle ou celui en mal d'amour inextinguible, ou l'envieux de son frère ou sa sœur, par exemples. Il y a donc deux composantes, une extensive ( la quantité en nombre ), et l'autre intensive ( la quantité en intensité ou en fréquence ) qu'il faut savoir gérer à défaut de savoir s'en passer dans l'idéal, car être dans l'expectative, l'attente ou le besoin de cette reconnaissance, c'est prendre le risque de créer un manque, et qui dit manque, dit frustration, qui dit colère et donc souvent une bêtise en bout de chaine conséquemment; le stoïcisme serait plus un modèle à suivre il me semble, en commençant par accepter d'être ce que l'on est, avec ses forces et ses faiblesse, et qu'elles soient connues de tous, ainsi il n'y a plus rien à attendre, puisque l'on ne peut pas forcer les gens à nous aimer si ils ne le ressentent pas d'eux-mêmes, de la sorte cette propension naturelle de reconnaissance n'a plus de consistance, ni de prise sur nous, car c'est un choix d'autrui en son libre arbitre qu'il faut reconnaitre comme tel et respecter, comme on aimerait pour soi-même que l'on nous laisse ce libre choix envers les autres.
  2. Oui Non nous ne le sommes pas, pas plus que sur nos capacités à faire des choix rationnels ou non biaisés. Pour le syndrome d'Asperger, il faut bien comprendre que les règles sociales étant arbitraires, il est difficile pour un esprit logique de les faire siennes et de les appliquer spontanément, cela demande d'en passer par son intellect ou sa cognition, étayés par son expérience plus ou moins malheureuse. Ce serait alors faire preuve d'un élan contre nature que de suivre le mouvement général idiocratique, duquel on a grand peine encore à montrer toute l'étendue de l'absurdité ambiante humaine, mais qui veut l'entendre et le prendre en considération pour agir convenablement ? Manifestement le syndrome de l'autruche semble bien plus omniprésent et consensuel. À lire par exemples: How smart people can be so stupid, ou, A short introduction to the history of human stupidity, ou bien encore, Thinking, fast and slow, ou, What the intelligence tests miss, ou, Psychologie de la connerie, ou, Les lois fondamentales de la stupidité humaine, etc... Ou même prendre connaissance de l'existence du rasoir d'Hanlon. Cela dépend en premier lieu de ce que l'on entend par pathologie, car bien souvent il y a une implication normative explicite, et ce qui est normal, n'est autre que ce qui est manifesté par le plus grand nombre. Pourtant ce plus grand nombre d'individus engagés, ne garantit aucunement d'être sur le bon chemin, d'avoir raison ou d'être sain, l'Histoire est parsemée de telles déconvenues, que l'on songe à l'esclavagisme des pays colonisateurs, de l'infériorité supposée de la femme pendant des millénaires ou encore que l'enfant nait vierge de tout, et que dire de la période où l'on croyait dur comme fer aux générations spontanées, ou plus récemment au tout génétique !? La stupidité est la chose la mieux partagée du monde, il faut croire, et donc appartient au domaine du " normal " ! La pathologie est une construction psycho-sociale, la vraie question est plutôt de se demander en quoi c'est délétère/problématique pour ladite société que d'avoir des gens forts éloignées des standards compris dans " l'intervalle de confiance " 25-75% de la courbe en cloche statistique ? C'est donc réversible, si on accepte à la différence de côtoyer la " normalité " - dans le respect de la loi.
  3. J'avais également remarqué tes ( il n'y a aucune impolitesse de ma part, ou un quelconque sentiment de supériorité, c'est juste plus convivial d'une part, et j'interagis ainsi avec tout le monde de la même façon d'autre part ) interventions, pleines de bon sens. Comme avec n'importe quel mot ou concept, cela peut virer au rabaissement ou à l'insulte plus ou moins déguisée/fourbe/avouée. Par exemple, le terme d'intelligence peut tourner à la critique sévère lorsque l'on traite un individu " d'intello ", de même les politiques ou les journalistes n'hésitent pas à utiliser les termes d'autiste ou d'autistique, comme de schizophrène ou schizophrénique pour des évènements, des situations ou des personnes, sans se soucier le moins du monde des intéressés qui portent ces étiquettes. Autrement dit, un terme peut revêtir à l'usage, un autre emploi, diamétralement opposé à celui d'origine ou fort différent quant à sa portée ou son intention. De plus, il ne faudrait pas oublier la propension innée au jugement de la part des humains, en général, et comme discuté sur un autre sujet avec une forumeuse il n'y a pas si longtemps, on a tôt fait d'inverser la charge de la culpabilité, de tout faire - ou presque - reposer sur la victime plutôt que le(s) coupable(s), dont le seul avantage est bien souvent d'être absent(s) lors de ces sanctions verbales, ils sont ainsi hors d'atteinte. Je pense que pour certains, il est fort à parier qu'une forme d'aversion se fait jour, envers ces personnes, comparativement à eux-mêmes, puisqu'ils jouissent egotiquement d'une certaine auto-complaisance et/ou impunité/immunité auto-décrétée. C'est aussi une façon pour d'aucuns de monter dans leur propre estime ( image de soi ), en rabaissant autrui, à défaut de le faire " positivement " ou " constructivement ". Tout à fait, d'ailleurs c'est un sujet relativement à la mode ces dix dernières années, du moins outre-Atlantique, que ce soit la bêtise, la stupidité ou l'irrationalité, à contre-pied d'un matraquage tonitruant de l'Intelligence, dont finalement personne ne sait trop ce que c'est, mais c'est valorisant, alors tout le monde en veut. ( C.f. par exemples: Psychologie de la connerie, L'empire des croyances, What intelligence tests miss, Why smart people can be so stupid, Comment ne pas devenir un vieux con ) Il y a un débat qui oppose ceux qui pensent qu'elle est innée et fixiste, et ceux qui pensent qu'elle est améliorable/perfectible, à dire vrai, il existe tout bonnement deux types d'intelligence, celle fluide qui correspond au premier cas, et celle cristallisée qui renvoie au second cas. Toutefois, celles-ci ne sauraient suffire pour agir ou penser convenablement, ce serait analogiquement comme une auto, plus ou moins performante/bricolée, ce qui compte aussi, si ce n'est plus, c'est quand même le pilote, qui lui représente la rationalité, car si on met un vieux pépé au volant d'une super sportive, le résultat sera décevant face à un pilote expérimenté même en Fiat 500. Et puis, il y a des jours " sans " où nos facultés intellectuelles sont parasitées par toutes sortes de choses, l'humeur, les émotions, les sentiments, des préoccupations, sans oublier que l'intelligence marche aussi de paire avec un minimum de bagages, de savoirs, savoir-faire ou de connaissances, ce qui fait qu'on a beau être très intelligent on ne peut deviner ce que l'on ignore complètement, au risque sinon de sombrer corps-et-âme dans l'effet Dunning-Kruger. Tout est prétexte à hiérarchiser ou comparer, évaluer, juger et cetera, chez la race humaine, cela semble irrépressible, cela peut être l'intelligence, l'endroit d'où l'on vient, où l'on habite, ce que font nos parents, ce que l'on possède, où l'on part en vacances, la couleur de peau, le genre, les fonctions que l'on occupe, combien on gagne, quel diplôme on a en poche mais surtout de quel établissement on le tient, l'état de santé physique ou mental, la religion, son orientation politique ou sexuelle, etc, etc... À ce jeu, tout est bon à prendre, même des choses très subtiles, comme les " bobos " savent si bien le faire, via un bouton de manchette, un écusson ou une griffe, une montre, un bijoux, une posture, une prose, etc... J'ai appelé ça: le " comparasitivisme ". Tant mieux, l'amour n'a pas de prix ceci dit. Dans quels domaines: la Recherche et la maladie ? ( Si ce n'est pas indiscret ) On pourrait penser que c'est un penchant prononcé, de ta part, pour l'humanisme qui te permet de faire une telle assertion !? Non seulement nous - tous - n'avons pas le même système de valeurs, mais nous n'avons pas non plus le même système de croyances ( au sens générique ), à cela s'ajoute un pedigree de vie singulier propre à chacun, une culture, un caractère ou une personnalité, des aléas de parcours, une éducation, etc. Toutefois, je pense sincèrement, qu'il n'y a que des gens qui ont relativement souffert, sans pathologie s'ensuivant, qui peuvent être assez réceptifs aux problèmes des autres, disons qu'un traumatisme personnel nous ouvre les yeux par la force des choses, ce qui risque de ne pas être le cas autrement, ou du moins pas avec la même acuité. Mais je peux aller plus loin, en disant que pour des personnes dotées d'une sensibilité supérieure à la moyenne, on peut aussi non pas simplement ressentir ce que l'autre ressent, mais prendre le temps d'un instant prendre sa place, du moins cognitivement et émotionnellement, comme ce peut être le cas dans notre quotidien, lorsque l'on est face à une caissière, que l'on est en voiture alors qu'il y a des piétons et des cyclistes, si on se met imparfaitement à la place de ces autres on peut donc comprendre leurs expectatives, leurs besoins, leurs frustrations, leurs problèmes, face à des clients nombrilistes ou des automobilistes rois, et par voie de conséquences, d'éviter de faire de telles erreurs d'incivisme, d'impolitesse ou d'égoïsme. Mais cela serait vrai aussi, en tête-à-tête avec un proche, on pourrait essayer de comprendre sa vie, sa position, ses problématiques, en se mettant virtuellement entièrement à sa place, en abandonnant nos propres repères et notre vie, j'ai nommé - avec de l'aide - cette possibilité de transposition: la " métempathie ", qui transcende la simple empathie. Il me semble bien aussi, cependant cela demande une prise de conscience, ou une distanciation d'avec sa tendance première, animalesque, ce qui signifie que ce n'est qu'après un effort d'élévation de la conscience ou de notre esprit que l'on peut effectivement en venir à renverser cette tentation à la comparaison ou à la reconnaissance, qui est aussi un autre trublion psychique assez collant je dois dire. Une fois que l'on sait la vacuité de tout ceci, on est finalement plus libre, et donc sans doute de tendre - plus - vers sa véritable nature, débarrassée de ce travestissement social, empoisonnant. Il me parait assez clair, que celui qui est pauvre, dans sa tête, nourrit plus ardemment le besoin de se distinguer ou de se différentier d'autrui, ce n'est qu'une fois délesté de cette désuète illusion de nécessité existentielle dans le jeu social, que l'on peut effectivement se sentir vivre ou exister autrement... De plus chacun est unique inévitablement, car comme l'a dit un illustre inconnu de moi, de toute façon tous les autres rôles sont déjà occupés, nous ne pouvons qu'être nous-même, singulièrement, dont acte !
  4. Sans doute pas, il suffit de se rappeler à quoi renvoie cette notion dans chaque contexte, l'égalité en droit, n'est pas la même chose qu'une égalité physique, biologique, physiologique, cognitive ou de capital santé ! Si je ne me trompe pas, il vaudrait mieux parler d'équité dans le second cas, faire en sorte que ceux qui ont un " handicap " au départ puissent bénéficier d'une aide complémentaire, pour rétablir un déséquilibre de naissance, qu'elle qu'en soit la raison. Ce serait comme pour une course aux 100m, mettre un " déficient " 50m après la ligne de départ, pour lui donner une chance d'arriver premier à l'autre bout, quand bien même les autres restent derrière cette ligne, je suppose qu'un Nietzsche trouverait ça absurde, question de point de vue sans doute et de finalité visée. Oui On peut aisément dire qu'untel est plus intelligent ou sait plus de choses que tel autre, on peut l'objectiver. En soi, ce n'est pas un souci, l'individu A est plus grand/fort en ceci que B, mais c'est plutôt à quoi sert cette comparaison qui pose questions et problèmes, si c'est dans un but de rabaisser autrui, c'est effectivement critiquable, si c'est un simple constat neutre sans arrière pensée, ça n'a rien de condamnable en soi. Ce serait plutôt à vrai dire une problématique autour de la " valeur " et non de celle de " plus ", on peut être plus grand sans que cela induise un relent de supériorité, plus riche, plus intelligent ou en meilleur santé, surtout si l'on n'oublie pas le facteur chance dans l'équation. En réalité, on ne peut se comparer qu'à soi-même, nous sommes notre propre étalon, si l'on a progressé, c'est ipso facto par rapport à un état antérieur à nous plus faible, vouloir comparer/hiérarchiser les individus entre eux, revient sensiblement à se demander si un cercle a plus de valeur que le rouge !
  5. Bien sûr, c'est sensiblement ce que l'on peut lire dans " La résilience, Se reconstruire après un traumatisme " J. Lighezzolo et C. De Tychey, Éditions In Press. Toutefois, ce ne sont pas les seules solutions envisagées pour faire face aux difficultés, il y a soit la composante sociale, soit ( ou les deux ) celle individuelle illustrée par le fait que des enfants s'en sont sortis malgré tout sans aide extérieure, bien au contraire, et ce pour les deux " volets " que sont la résistance ou de rebondir après coup. Il n'existe aucune recette universelle applicable à tout un chacun, puisque le résultat dépend d'une myriade de conditions, autant internes qu'externes. C'est similairement la même chose que pour la réussite dans tel ou tel domaine, on ne peut guère dégager une méthode qui marcherait à coup sûr pour tout le monde, même si rétrospectivement on peut y lire des éléments favorables ou facilitateurs, l'inverse, c'est-à-dire de prévoir l'issue d'une situation présente est incertain, à l'instar de ce qui se passe pour un match de foot, il est aisé de " voir " pourquoi unetelle ( équipe ) a gagné ou perdu une fois la rencontre consommée, mais très hasardeux de prédire le dénouement du tournoi avant - ou des élections ! C'est ce que l'on nomme le biais rétrospectif.
  6. Ce que tu soulèves est du même acabit que la notion de QI, si au départ c'est pour aider les " nécessiteux " ou plus simplement les gens concernés, on aura tôt fait de dévier la chose vers d'autres horizons, plus ou moins louables/pertinents ! La déficience intellectuelle ou la résilience psychologique est un constat initialement. On peut certes ensuite, pervertir le but premier pour lui faire dire/faire autre chose, et dans ce cas, ça n'aide plus, au contraire cela dessert. Cependant le risque est inhérent à toute monstration d'une capacité ou incapacité chez autrui, on s'en sert pour (se) comparer irrépressiblement, avec ses heurts et malheurs au bout du compte, cela fait partie de la nature humaine... C'est un peu comme avec la richesse, soit on regarde ceux qui sont plus riches que nous, soit ceux qui sont plus pauvres, l'état d'esprit premier ou final n'est pas le même, surtout si une forme d'envie ou de dégoût se fait jour ! ****** Il faudrait peut-être garder un instant à l'esprit, que si l'on a été résilient dans tel cataclysme de notre vie, rien ne garantit qu'il en sera de même ultérieurement (et/ou) dans un autre contexte ! Ce n'est pas une sorte de don que l'on aurait ou pas, mais plutôt une propension conditionnelle, tout comme solutionner un problème complexe via l'intellect ne présage pas d'y arriver de nouveau à un autre moment pour une autre difficulté.
  7. https://www.scienceshumaines.com/la-resilience-resister-aux-traumatismes_fr_11193.html
  8. deja-utilise

    L'esprit critique

    Ce n'est certes pas complètement impossible, c'est surtout très difficile et cela demande au moins l'envie véritable de lutter contre sa propre propension, avec ses heurts et malheurs. Il faut d'abord reconnaitre nos possibles inclinations égotiques, ensuite identifier lesquelles, puis trouver une parade éventuellement, tout en le gardant quasi en permanence à l'esprit, car chassez le naturel et il revient au galop. Une conversation, c'est comme un traitement de l'information dans une communication, il va il y avoir des problèmes d'encodage, de transmission et de décodage, sans oublier l'exhaustivité de celle-ci en entrée et son interprétation en sortie ! Même avec de la bonne volonté, nous ne pouvons que " travailler " avec l'outil du langage, notre cerveau, et si il est défaillant, nous n'aurons guère de moyen de nous en rendre compte, c'est comme le bon sens, c'est justement avec lui que nous jugeons si il y en a là où nous portons notre attention, à l'instar de la seule règle graduée en notre possession, nous ne pouvons pas savoir si elle est juste ou fausse, parce que nous ne pouvons pas la comparer avec une référence. Notre intellect est aveugle a ses propres défauts, à l'image de l'écolier qui relit n fois sa copie pour les fautes d'orthographes, il reproduit les mêmes travers/incompétences à chaque lecture, et ne décèle pas ses failles, uniquement avec un peu d'attention ses étourderies. Ce n'est pas de cela qu'il s'agit dans mon commentaire confus. Je dis qu'un spécialiste est prompt à donner des explications uniquement vis-à-vis de sa compétence propre, puisqu'il ne peut juger que de son savoir ou expertise, n'étant lui-même pas compétente ou spécialiste dans d'autres domaines connexes ou éloignés. Par exemple, si tu vas voir un psychanalyste, il va te psychanalyser, si va voir un psychiatre, il va te trouver une maladie mentale ou te refiler des médicaments, un ostéopathe te conseiller de t'enfiler des pilules homéopathiques, le psychologue te donner des recettes de vie pour affronter tes peurs, tes doutes ou tes déceptions, un kinésithérapeute te masser les muscles, tendons, " nerfs " ou articulations pour réaligner ton corps et rééquilibrer la psycho-somatisation, etc, même si tu vas voir chacun d'eux pour la même souffrance au départ. Chacun d'eux voit à travers un trou de serrure et quasi-uniquement celui-ci, sans pouvoir songer une seconde à autre chose, puisque ignorant des autres savoirs ou approches, il travaille à partir de son savoir-faire et rien d'autre, illustré par la fable de l'éléphant et les 6 aveugles que j'ai redonné dernièrement. L'intelligence trouve une voie à partir de ce qu'elle a sous la main, parfois en s'appuyant sur l'intuition, ou en formulant des hypothèses, pour résoudre un problème, elle est donc avant tout, une capacité/faculté pragmatique " finaliste ". L'intelligence trouve un moyen. La rationalité serait plutôt du côté de la vérification, plus que sur l'aboutissement ou d'atteindre un objectif, ainsi que de rechercher les raisons des choses, y compris nos erreurs passées, et donc tous nos biais systématiques ou conditionnels/contextuels plus ou moins silencieux. La rationalité, cherche à éviter les pièges/erreurs et à optimiser le moyen y compris dans toutes ses sous-étapes. Il s'est beaucoup inspiré des travaux de Kahneman et Tversky économistes, sur les biais cognitifs des agents économiques, pour l'étendre à d'autres champs de l'activité humaine, et montrer à travers différents exemples, que même les personnes intelligentes et " sachantes " parfois, par exemple sur l'usage des statistiques et probabilités, étaient capables de se tromper, autant qu'un novice ! Il a aussi montré la non corrélation entre intelligence et rationalité, autrement dit la non interdépendance entre QI et QR ( terme de son invention, le Quotient de Rationalité ), mais bonne nouvelle, ce second critère est perfectible avec de l'entrainement contrairement au premier fixiste. Cela rejoint ce que je disais au dessus, ce n'est pas une question de bonne foi, mais d'avoir un outil gauche en poche, que nous utilisons systématiquement puisqu'il nous n'en avons pas d'autre, notre cerveau faillible, comme si, nous avions un caléidoscope devant les yeux depuis toujours et qu'il fallait apprendre à corriger ce qui imprime notre rétine, et pour lequel nous sommes habitués. Il n'est pas inné ou naturel pour une personne avec achromatopsie de s'imaginer le monde en couleur, et que deux objets gris identiques pour elle soit en réalité deux objets de couleurs fort différentes mais de même contraste et de même intensité lumineuse, en revanche elle peut apprendre à déjouer sa propre propension à se tromper, si elle reste attentive, dans ce cas, elle n'aura à gérer que cette seule spécificité, alors que nous autres devrions jongler avec pléthore d'incapacités et la plupart inconnues de nous-même, insidieuses. Oui, bien sûr. D'ailleurs ce qui parait totale absurdité chez un fou, fait sens dans son esprit torturé à n'en pas douter. Je ne conteste pas, je rajouterai selon ce que j'ai pu identifier, que bien souvent ce n'est pas tant les raisonnements qui sont faux ou défaillants chez les individus, et donc leur intelligence n'est que très rarement en cause, mais sur quoi s'appuie leur réflexion ! C'est un peu comme prendre des axiomes pour vrais et puis de mener une réflexion à partir d'eux, l'ensemble peut fort bien être robuste et cohérent, mais complètement fantaisiste quant à son rapport à la réalité ou au raisonnable/probable, et c'est là qu'est à la fois la plus grande difficulté et le danger, car on ne peut pas par contradiction amener l'autre à se rendre compte de son enfermement, cela s'apparente au final plus à des questions de préférence puisque les briques de départ ne sont pas elles-mêmes argumentables, prouvables ou justifiables, on finit par tourner en rond et s'écharper inutilement, c'est un problème insoluble car ontologique, à moins d'avoir un penchant naturel anticonformiste et jusqu'au-boutiste, et de chercher sans relâche le " pourquoi du comment ", car à défaut de percer le mystère impénétrable, on peut le confiner, l'identifier, le circonscrire en délimitant son giron d'action, en faire le tour par dégrossissement, aussi bien chez soi que chez autrui, une fois tout ceci dépouillé de sa gangue, on y voit plus clair, même si il n'y a aucune solution pour remédier ou modifier ces états de faits; raison pour laquelle j'avais mis un coup d'arrêt à mes participations lors de mon dernier topic ici: De l'inutilité de discuter. C'est pour moi comme la quadrature du cercle à la règle et au compas, ou de vouloir recoller par rapprochement un vase de porcelaine cassé en deux parties, ça ne marche pas, et ce n'est pas une question de volonté, de bonne foi, de persévérance, il faut au contraire accepter cette impossibilité intrinsèque, et espérer tomber sur une personne suffisamment ouverte d'origine/nativement, ou alors se contenter de bribes par-ci par-là enrichissantes alimentant notre progression/évolution. La sincérité n'est pas pertinente d'un point de vue de la vérité, on peut être sincèrement dans l'erreur car on l'ignore complètement, et être vaniteux dans le juste, le vrai. La vérité est indépendante de la personnalité, du niveau socio-professionnel, de la notoriété, d'un passé glorieux, de réussites passées, du niveau d'intelligence, de la mode, des mœurs, d'être gentil ou désagréable, un monstre ou un sage, elle est ni bonne ni mauvaise en elle-même, etc, etc... Ce qui prime je pense c'est de comprendre ce qui stimule tel individu à agir comme il le fait, comme une machine, même si ça n'excuse pas ses éventuels actes répréhensibles, on peut en revanche rendre intelligible une chose qui ne l'était pas pour nous et notre propre schème de pensées, en se mettant provisoirement dans la peau de l'autre et ses prérogatives et autres caractéristiques propres. Cette façon de faire permet à défaut d'accepter, au moins de relativiser et d'être plus tolérant. Nous avons toujours à apprendre des autres, même si ce n'est pas en rapport direct avec le contenu de la conversation ou de la discorde, il a une ribambelle de choses qui gravitent autour de cet évènement et dont on peut tirer une leçon positive. Mais cela ne nous dit rien sur la finalité de tout ceci !? Quel est le but poursuivi, les intentions avouées ou non ? Quel est l'intérêt ou la motivation à l'échange ? Pour Qui ? Pourquoi ou pour quoi faire ? Les moyens dont il est question ne sont rien si nous ne comprenons ni les causes, ni les buts, ni même les conséquences présentes et futures de l'interaction. Que recherchent les membres intervenants ? Je préfère rencontrer une personne maladroite ou gauche, simple, peu cultivée ou lourde/brute de décoffrage, qui dit des choses tout à fait pertinentes, qu'une personne érudite, gentille en apparence mais qui déblatère toutes sortes d'âneries sous couvert d'intelligence et de raffinement, d'apparats flatteurs mettant en branle l'effet de halo en nous. N'oublions pas l'omniprésence du masque social et ses revers de médaille. Au moins Demonax par exemple n'avait pas ce travers du faux-semblant ( tu n'es pas dans mon collimateur, si besoin était de le dire ), même si ça heurtait parfois notre susceptibilité, son seul défaut identifié, était d'aller un peu vite en besogne, mais le fond de ses propos étaient toujours judicieux et intéressants, même si à côté de leur cible parfois.
  9. deja-utilise

    L'esprit critique

    Pourtant j'ai retrouvé ce passage de lui: qui illustre assez bien ton sujet, il me semble. Il n'était(est) peut-être pas celui qui paraissait être, du moins l'explication causale qui vient spontanément à l'esprit de son comportement discursif, n'est sans doute pas la réalité, je te laisse juger à partir de ces informations indirectes ci-dessous et te faire ta propre opinion privée: https://www.forumfr.com/recherche.html?&q=autiste&page=1&author=Demonax&search_and_or=or https://www.forumfr.com/recherche.html?&q=autiste&author=Quasi-Modo&search_and_or=or Sachant pour enfoncer le clou, qu'il a participé à peine un an ici environ, de mémoire, alors que toi, tu es ici depuis presque dix ans !
  10. deja-utilise

    L'esprit critique

    Bonjour, Bien que louable, et enviable en théorie, j'ai bien peur qu'en pratique ce ne soit pas réalisable pour le commun des mortels, à cause principalement de deux écueils cognitifs. Le premier, est une extension de la projection psychologique, où quiconque, par sur une sorte de filtre naturel inné ne comprend que ce qui va dans son sens, parce que son cerveau est réceptif à tels contenu, domaine, secteur, sujet, valeurs, etc... avec une vision déjà plus ou moins tranchée ou intuitive sur ces questions, verra soit un adversaire, soit un partisan, selon des indices directs ou indirects, dit autrement ce sera soit le biais de confirmation, soit la réactance psychologique. Le second est un peu différent, on le retrouve clairement par exemple si un malade s'adresse à un médecin, suivant sa spécialité, il évoquera tel trouble selon sa compétence au détriment de toute autre possibilité explicative d'une autre spécialité médicale, dans ce cas-ci, c'est l'ignorance qui influe la réponse, autrement dit l'incompétence, le non savoir, la non maitrise ou la non expertise sont autant d'obstacles invisibles mais pourtant infranchissables, une cécité handicapante dont on ignore la substance même. On retrouve exactement le même phénomène dans la vie de tous les jours, même si ce n'est pas aussi net à montrer. Keith Stanovich a montré que ce n'était pas une question d'intelligence, et je le rejoins, mais de dys-rationalitie, on ne peut abonder dans le même sens d'une autre personne, si celle-ci se fourvoie, ce n'est pas une question d'être agréable ou désagréable, noble ou pas, sage ou non, même si Aristote avait dit " nul ne peut complètement échoué à atteindre le vrai ! ", on peut au moins s'attendre à ce que entre deux protagonistes, un se rapproche davantage de la vérité que l'autre du moins sur un point précis, et pourquoi pas, réciproquement sur un autre point, à moins que ce ne soit un cas plus ambigu et plus rare où chaque partie voit une facette distincte du même phénomène, comme par exemple l'approche génétique ou environnementale de l'autisme. Ça ne signifie pas que l'autre est " nul " pour autant, pas plus que le second à l'arrivée du 100m au J.O. est " nul " également, il a juste fait moins bien que le premier, là où le bat blesse éventuellement, c'est si cela est accompagné d'un jugement de valeur, à connotation péjorative, il ne faut simplement pas oublier que pour n'importe qui sur cette planète, avant de savoir(pouvoir), nous ne savions(pouvions) pas ! Ça peut donc être simplement une primeur ou un bénéfice d'avance temporelle/chronologique... rien de glorieux ou de quoi se vanter en somme.
  11. deja-utilise

    L'orgueil

    Bien le bonjour, C'est vrai. Je dirais que cela dépend des raisons qui poussent une personne à se dire humble, comme ceux qui revendiquent ostentatoirement venir en aide aux autres, cela cache je pense autre chose derrière cette façade publiquement exposée, comme ce fût le cas un temps ici par un forumeur en particulier. Je trouve intéressant de ne pas hésiter à franchir le cap, d'exprimer clairement le fond de nos propos, c'est tout à ton honneur. ( Si le besoin s'en faisait ressentir, il y a la messagerie privée ). C'est une chose que je vis aussi, parfois, quand bien même j'y prête une attention particulière. Dernièrement, si tu veux pour illustrer concrètement, lors d'une réunion j'ai dit à haute voix que ce dont il était question dans le support de la réunion était moins intéressant que ce que je disais à propos de son élaboration elle-même, cette assertion a été tout de suite prise comme un élan de supériorité, on a confondu l'objet de mon discours avec son émetteur, autrement dit moi ! Les personnes présentes se sont arrêtées à la surface de mes dires sans en comprendre la teneur, en effet, en toute objectivité, il est quand-même plus stimulant de concevoir des procédures ou process en tenant compte de nombre de contraintes ou impératifs dans un but performatif, que d'appliquer comme elles viennent ses mêmes méthodologies, soit on se retrouve du côté des exécutants dociles soit du côté des concepteurs, il parait évident que l'exaltation n'est pas la même suivant où l'on se trouve: appliquer ou créer des règles. Crois-tu pour ta part, que c'est ce que tu recherches réellement, ou que c'est l'effet que cela a produit sur les autres, et qu'ils te reprochent ? ( d'être méprisante ) Dit autrement, c'est ton propre jugement ou celui qui t'a été fait ? Oui, c'est possible, mais tu l'avais signalé toi-même au début, il y a un orgueil " positif " qui se nomme fierté, et suivant le contexte est valorisé, sans qu'il étouffe les récepteurs. Je pense que c'est plutôt le sentiment naissant de dévalorisation ou d'infériorité des autres qui les dérangent dans le prétendu orgueilleux ! Par exemple, qui se sent rabaissé quand un enfant prétend être ceci ou cela, si l'on sait que c'est faux et que l'on est potentiellement mille fois meilleur, on ne se sent pas en " danger ", on maitrise la situation si j'ose dire, alors qu'avec un pair, la distance et la véracité étant plus incertaines, on peut prendre peur et donc être sur la défensive. La résultante est donc interactionnelle, non uniquement dans le fautif éventuel. Comme je te l'ai dit dès les premières lignes, ce qui compte c'est la vérité, est-ce vrai ou est-ce faux, si c'est le premier cas on ne peut pas voir d'orgueil là-dedans, la vérité n'est ni bonne, ni mauvaise, elle est ! Dans le second cas, c'est donc un mensonge, une erreur, un fourvoiement, une tentative de manipulation ou autre chose, mais il y a une explication causale derrière qu'il ne faut pas occulter, j'y reviens juste après. La question qui me vient spontanément à l'esprit, est de savoir à qui cela sert de blâmer ? Cette information est de la plus haute importance, pour agir convenablement. Si c'est pour celui qui est dérangé, alors oui, fustiger contre l'autre peut sans doute nous replonger dans la tranquillité perdue, mais qu'en est-il du côté du blâmé ? Ne sera-t-il pas victime d'une réactance psychologique, qui au lieu de résoudre la problématique va au contraire, faire empirer les maux - pour lui !? Et donc déporter le problème ailleurs, sans le résoudre vraiment, tout en amplifiant le phénomène ou en l'alimentant en réveillant du ressentiment ou toute autre émotion néfaste. Je ne pense pas que nous soyons opposés, c'est plutôt si tu veux, que je redécoupe tes remarques en les réassignant à d'autres volitions que le seul orgueil, c'est donc plus de l'ordre du tri ou de la réaffectation sémantique que d'une opposition de point de vue. Je ne cautionne aucunement l'orgueil, mais comme en toute chose, je cherche à comprendre, et ce faisant, ceci me permet de prendre une certaine distanciation, de relativiser, voire d'avoir aussi une propension à la tolérance, car je me sais imparfait tant à mes propres yeux qu'à ceux des autres. Je ne vois pas très bien à quoi tu fais référence, en général l'orgueilleux ne participe pas à son propre jugement, et si cela ne le concerne pas directement ou indirectement, il n'y a aucune raison que son jugement soit dans ce cas faussé, moins bon ou meilleur qu'un autre. Si il y a un juge ou un avocat particulièrement orgueilleux, la finalité du procès en cours ne s'adresse pas à sa personne en propre, mais à l'(les) accusé(s) et à la(les) victime(s) dont il est nécessairement indépendant déontologiquement et légalement. Il en va autrement dans la vie de tous les jours, où chacun se défend, attaque et juge tour à tour ! Ce sont des gens soit à éviter car corrosifs, soit si l'on se sent patient, à éduquer/éveiller avec pédagogie, ce sont les deux stratégies qui me semblent les plus pertinentes dans la plupart des situations, sauf pathologie associée. Oui, je suis tout à fait d'accord, l'éveil de la conscience dont je viens de parler ou de notre sensibilité est toujours possible, même si il faut du temps, et que le principal intéressé le veuille un minimum à la base. Cette sensibilité est une autre expression de l'intelligence, et à défaut de comprendre la teneur exacte de la cause, on peut par empathie en revanche en ressentir ses effets et donc s'en saisir pour agir le mieux possible. Et parfois, cette compréhension n'est d'aucune utilité, notre présence étant la seule chose en notre pouvoir, à défaut de toute autre aide. Et c'est bien tout le problème du psychopathe, ce n'est pas tant que lui-même est insensible, mais qu'il n'arrive pas à transposer ces propres états chez autrui, il n'y a pas cet effet miroir en lui, qui pourrait le dissuader d'agir par compassion, empathie ou contagion émotionnelle, il ne fait pas de lien ou de rapprochement. Je suppose que tu fais référence au transfert psychanalytique, qui peut être contre-productif. Le travail sur la psyché c'est un peu comme partir à l'aventure sur une mer inconnue sans boussole, sans montre et de nuit, on peut facilement s'y perdre, aussi bien le marin que le passager de l'embarcation que l'on avait invité à bord, en s'aidant de seulement quelques repères étoilés. Les humains sont des comédiens nés, certains surjouent plus que d'autres ! Et puis, encore une fois, les apparences sont parfois préférées à ce qu'elles dissimulent/recouvrent, comme on peut en entendre parler sur les réseaux sociaux, parfois destructeurs pour des membres particulièrement fragiles. Il faut croire que l'authenticité n'est pas la vertu première, mais une de celle que l'on feint à partir de vices cachés, un semblant d'authenticité par ironie de la situation, faire croire que l'on est vrai parait vrai, au grand dam des inconditionnels de la vérité... Et sur ce point - de recherche du vrai - il n'y a aucune modération. ********* Aphorisme: La vérité n'a que faire de qui la professe !
  12. deja-utilise

    L'orgueil

    Bonjour Sirielle, Oui bien sûr, cependant ce n'est pas une composante discriminante dans le cas de l'orgueil. En réalité, nos affects sont omniprésents dans tout ce que l'on entreprend ou pense. C'était surtout pour signaler d'éviter de tomber dans le piège de " voir l'écharde dans l'œil du voisin et ne pas voir la poutre dans le sien " ! ( je ne m'adresse pas à toi, c'est une simple remarque ) Nous avons tous des défauts, certains sont plus lourds que d'autres, mais une bonne part sont consubstantiels d'un contexte ou d'une situation, d'une époque, d'une façon de voir les choses " à la mode ", de nos connaissances, de notre propre niveau de conscientisation sociétal ou individuel, etc... Il est rare qu'une chose soit un absolu, fût un temps où le cannibalisme était usité chez l'humain, où la femme était - vue - inférieure à l'homme, l'enfant - soit-disant - vierge à la naissance, etc. Quelle discipline ? Je pense en te lisant que tu as des cas plus ou moins concrets en tête, alors que je réfléchis sur des généralités, ce qui doit expliquer que nous n'arrivons pas parfaitement à nous rejoindre. Toutefois, la propension orgueilleuse n'est pas isolée des autres tendances humaines, comme faire le mal, défendre ses intérêts personnels en premier lieu, être grandement irrationnel, mentir, vouloir jouir de la vie, être envieux, être sous la dépendance de ses sentiments ou ses émotions comme tu l'as aussi évoqué, insensibilité ou non réceptivité, psychopathologie, etc... Je ne dis certes pas que c'est une bonne chose, je constate qu'elle existe au moins dans la tête d'individus, c'est une vue de l'esprit, qui a des retombées concrètes sur la vie réelle, comme celui qui croit aux soucoupes volantes, qui est platiste ou en proie au conspirationnisme ou à la jalousie mythogénique. Oui, mais il me semble que c'est sous le couperet d'une autre instance, que l'orgueilleux en vient à s'emporter, par exemples, par frustration ou sentiment de dévalorisation profonde, i.e. par peur, colère ou envie. Tout à fait, le " connais-toi toi-même " est riche d'enseignements, à qui sait les en tirer, et en particulier si c'est une démarche volontariste, sous sa propre impulsion. Je suis souvent parti du postulat, que les autres fonctionnaient essentiellement comme moi, après tout nous faisons partie de la même espèce, donc tout ce que je peux découvrir en moi, me permet de mieux comprendre autrui, et réciproquement, dans une spirale vertueuse, si c'est assorti d'une volonté d'effets mélioratifs. Non bien sûr, ce n'est même pas souhaitable, des clones quelle horreur, sachant que je suis à peu près certain que je ne pourrais pas me voir en peinture, la complémentarité est enrichissante, elle permet d'évoluer, je reconnais bien volontiers que l'essentiel de mon savoir et même de ma compréhension du monde est un héritage, non une création, sans pour autant verser dans le cas extrême inverse, tout gober sans discernement. C'est pourtant une force puissante et innée, le solipsisme est une étape inévitable et nécessaire, afin d'acquérir une première base expérimentale suffisante, pour conquérir de nouveaux territoires, voire de s'émanciper, un peu comme notre éducation nous permet à un moment de notre vie, d'éventuellement la rejeter tout ou partie ! Alors que sans elle, ce ne serait pas possible de prendre le recul suffisant. Comme tout outil à notre disposition, c'est l'usage qui détermine sa dimension axiologique, par exemple les médicaments sont là pour tenter de sauver des vies, non d'en prendre, lors d'un usage récréatif ou performatif entre autres.
  13. deja-utilise

    L'orgueil

    Oui: https://amelioretasante.com/pourquoi-lorgueil-est-il-considere-comme-une-maladie/ C'est bien pourquoi, j'avais commencé par dire au tout début que j'ignorais ce que c'était, puisque ce n'est qu'un écran de fumée, une croyance qui ne concerne que le principal intéressé, une pensée parasite récurrente, autrement dit, ça se passe dans sa tête ou dans celle des accusateurs moralisateurs. C'est un peu le principe des vases communicants, cet excès est révélateur d'un manque à combler, un orgueilleux est plus à plaindre qu'à blâmer, il ne sait pas - la cause - pour lui et ne se rend pas compte du mal pour les autres, sans doute est-ce de l'ordre du réflexe de survie, comme de s'agripper à n'importe quoi/qui lorsque l'on tombe à l'eau et que l'on ne sait pas nager, au risque de faire sombrer aussi le secouriste. J'avoue que je suis pour ma part, bien plus embêté par les gens insensibles, barbares sans le savoir ou méchants/agressifs envers d'autres êtres vivants, qu'un besoin irrépressible de gonfler l'ego pour se faire bien voir, car n'oublions pas et cela échappe au prétentieux ou à l'orgueilleux, c'est que, pour se sentir supérieur, il faut qu'il y ait des individus qui jouent les inférieurs, si par exemple pour le nationaliste ou le raciste pour revenir aux cas extrêmes, il n'y avait plus qu'une seule nation ou qu'une seule ethnie sur Terre, alors leur sentiment s'évaporerait de lui-même pour se condenser aussitôt dans un autre domaine, ainsi sont constitués les humains en général, un besoin de reconnaissance quelle que soit sa forme, et parfois le besoin de domination, maladives l'une comme l'autre. Ne plus attendre l'une et ne pas ressentir l'autre, libère de chaines avilissantes ! Pourtant ce simple précepte: " Ne pas faire à autrui ce que nous ne voudrions pas qu'il nous fasse " résoudrait nombre de maux produits par l'humanité envers elle-même ou les autres formes de vie !
  14. Bonjour, Pourquoi pas uniquement par l'expérience ? Car nos sens nous trompent, nous sommes aussi victimes d'illusions de toutes sortes, d'a priori, de préjugés, etc... faussant donc l'interprétation de l'expérience. On le voit par exemple dans les médias, et leurs façons partiales et partielles de rapporter les faits ! De manière plus poétique, on pourrait aussi s'intéresser à la parabole de l'éléphant et des 6 aveugles, par exemple. https://naturo-passion.com/parabole-aveugles-elephant/. À l'inverse, baser la vérité sur la seule pensée, est une autre façon de se fourvoyer, on le voit justement au travers des croyances de toutes sortes et autres superstitions, ou encore des charlatans vendeurs de bonheur ou de santé en fiole, les sophistes ont été farouchement combattus pour cette raison première, de ne jouer que sur les mots, au détriment des faits, des lois de la nature, etc... À un niveau plus élevé, une forme de croyance joue un rôle dans la recherche de la vérité, ce sont tous les principes sur lesquels on s'appuie et que l'on ne peut ni justifier, ni démontrer ou prouver leur bien-fondé, tels sont ceux des sciences ou des mathématiques. Nous avons une grande confiance en eux, car jamais pris en défaut ou démentis jusqu'à présent. Je ne détaillerai pas, ce serait trop long et complexe. La raison, à quoi sert-elle là-dedans ? Elle est l'équivalent de la canne pour l'aveugle, elle lui permet d'avancer avec une certaine assurance, à la condition qu'il sache en faire un usage pertinent/judicieux. La raison permet d'exercer notre discernement face aux évènements du monde, de ne pas prendre des vessies pour des lanternes, de trier le bon grain de l'ivraie, de minimiser les erreurs, les faux-pas, de ne pas emprunter de cul-de-sac, ou dit autrement de rendre intelligible ce qui n'est pas évident de prime abord, de lutter contre notre propre indolence à l'effort cognitif, à vrai dire c'est le seul outil à notre disposition pour contrer toutes les embûches qui peuvent se dresser devant nous ! C'est aussi un moyen de vérification après coup, après une intuition par exemple..., de juger, de jauger, de sous-peser, de réduire le doute, de museler nos émotions ou sentiments, de se rapprocher de la rationalité ou encore de se poser les bonnes questions, de farfouiller là où d'autres n'ont pas oser s'aventurer, etc...
  15. De mémoire, je crois que c'est Urbain Leverrier qui a découvert Neptune, mais ce n'est pas par un calcul, bien plutôt par des mesures observationnelles qui ne correspondaient pas au modèle avec " n " planètes connues à cette époque, une planète semblait perturbée sur sa trajectoire, c'est en introduisant une " n + 1 " ème planète et en faisant les calculs en la prenant en compte, qu'il a montré une correspondance, puis l'observation " directe " a conformé l'intuition. Grosso-modo, Quasi-modo !
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