Aller au contenu

Jedino

Membre
  • Compteur de contenus

    47 525
  • Inscription

  • Dernière visite

À propos de Jedino

  • Rang
    Jedi pas oui, jedi pas no
  • Date de naissance 03/04/1993

Informations Personnelles

  • Sexe
    Homme

Visiteurs récents du profil

126 058 visualisations du profil
  1. N'est-il pas amusant de discuter de l'inutilité des mathématiques au quotidien quand nous utilisons des outils fondés sur la mathématique d'un bout à l'autre ? Si vous ne pratiquez pas cette discipline personnellement, vous en êtes très largement utilisateurs et utilisatrices. Il me paraît donc abusif de parler d'inutilité au quotidien puisque votre quotidien en est implicitement truffé. De fait, certaines notions sont nécessairement plus utiles pour une chose que pour une autre. Il est évident qu'à moins d'avoir une occupation nécessitant de faire appel aux nombres complexes, peu de gens iront s'amuser à en utiliser pour résoudre certains petits problèmes au quotidien puisque ça n'a aucune pertinence. Pour le reste, faire la cuisine est une activité qui, typiquement, fait implicitement appel à des notions mathématiques. Une recette est effectivement une chose qui s'apparente beaucoup à ce que serait un algorithme puisqu'avec certaines entrées et certains traitements il est possible d'obtenir en sortie un résultat. Lorsque je cherche à connaître l'heure de départ idéale selon une certaine distance pour arriver à un endroit, et d'autant plus si je dois alterner plusieurs étapes comme différents transports, je fais à nouveau davantage que les simples opérations que nous avons apprises puisque c'est de l'ordre de la résolution d'équation, ayant à décider de différentes inconnues que sont les horaires des différents transports compte-tenu de la connaissance de mon heure souhaitée d'arrivée. Tout ça pour dire que s'il n'est pas marqué l'étiquette "mathématique" à l'entrée, cela ne veut pas dire que vous êtes, bon gré mal gré, complètement conditionnés à ce type de raisonnements que vous utilisez assez naturellement dans votre vie.
  2. La connaissance rend-elle heureux ?

    La prise de conscience a pour origine la connaissance, elle n'apparaît pas ex nihilo, c'en est donc une issue possible que nous pouvons refuser pour diverses raisons, issues qui peuvent être le déni ou le refoulement, en effet. Je pense donc comme vous sur les oppositions connaissance/ignorance et prise de conscience/déni-refoulement.
  3. La connaissance rend-elle heureux ?

    Si j'estime que savoir, et donc acquérir des connaissances et compétences, est une condition nécessaire à une certaine sérénité de ma personne, alors la connaissance peut me rendre heureux ou, tout du moins et plus raisonnablement, y participer. Si, en revanche, j'estime autant le savoir qu'autre chose, il n'est pas plus un atout qu'autre chose dans cette insatiable quête humaine d'un peu de bonheur. Dans la mesure où je rattache beaucoup la notion de bonheur à la réalisation de soi, et en sachant que se réaliser ne se fait pas de la même manière d'une personne à l'autre, la question qui est posée ne me paraît pas avoir de réponse universelle. En tant que tel, la connaissance n'apporte pas plus de bonheur que de malheur. Elle est désespérément neutre. Si elle nous affecte négativement, ce n'est que parce qu'elle vient troubler ce que nous aimerions croire ou ce que nous aimerions ignorer, ce que déjà-utilisé appelle une prise de conscience. J'en veux pour argument que nombres de personnes refusent la vérité de faits pourtant avérés, typiquement les négationnistes.
  4. De l'inutilité de discuter !

    As-tu déjà lu "Siddhartha" de Hermann Hesse ? J'avais lu ça dans mon adolescence et ça a beaucoup fait évoluer ma conception de ce que je comprends de la sagesse. Si tel n'est pas le cas, je te le recommande, même si en tant que tel cela peut paraître comme étant un livre adressé plutôt à de jeunes personnes. La fin de cette histoire, tout comme son déroulé, est de mémoire une parfaite réponse et illustration de ce que tu me dis là. En effet ! Ah je n'ai pas dit s'exprimer, j'ai bien dit dialoguer et parvenir à ce que je nomme un consensus. Et, pour parvenir à un consensus qui suppose, en théorie tout du moins, des échanges dans un sens comme dans l'autre, tu ne peux pas te contenter de t'exprimer dans un monologue. En cela, je pense que nous serons d'accord. Notre seule différence, qui est sans doute fondamentale, est que je n'irai pas jusqu'à parler de "devoir" de dire le vrai et de volonté de compréhension : combien de fois n'a-t-on pas vu quelqu'un simplement ironiser, recaler sur la base de ses a priori, une personne et ses éventuels sujets ? Pour te poser la question autrement : faut-il vraiment une visée qui soit parfaitement commune pour avoir un échange qui soit prolifique pour chacun ? Bien à toi !
  5. Au secours qui suis-je ?

    Êtes-vous la pierre que vous observez ? En toute hypothèse, vous répondriez que non. Si maintenant vous mangez un aliment, devient-il une partie de vous ? Dans la mesure où vous l'utilisez en partie, en effet. Êtes-vous, vous personnellement, un corps identifié ou tout un univers ? Votre corps n'étant pas un système autonome et isolé du reste de l'univers, la réponse se trouve à la croisée des deux possibilités : "vous" êtes un corps, spatialement distinct, mais vous interagissez avec le reste de l'univers, prenant et donnant à votre tour. Vous n'êtes donc pas qu'un corps ou le reste de l'univers, vous êtes un corps dans un système plus grand que nous appelons univers. Pour le dire autrement, une partie d'un ensemble plus vaste qui communique avec d'autres parties proches, cette communication impactant la partie, l'être, que vous êtes. Et en même temps, vous êtes un univers : votre corps, celui que vous voyez tous les jours, est un monde complexe et vaste en tant que tel. L'organisme est un système complexe où échangent et vivent de nombreuses espèces qui vous sont essentielles et pour qui vous êtes tout aussi essentiels. Donc, ce n'est en réalité qu'une question de perspective : au regard de l'univers céleste, vous n'êtes que peu de choses, une infime partie d'une partie plus grande dans un ensemble plus vaste encore. A votre échelle, vous êtes une partie d'un système humain complexe, la société, la Terre, et qui vous dépasse. Et, enfin, vous êtes un monde à vous tout seul, monde que vous méconnaissez mais qui vous constitue intrinsèquement. Si, toutefois, "vous" êtes bien un corps, ce qui est là l'hypothèse que vous avez formulé au départ.
  6. De l'inutilité de discuter !

    En effet, nous aimons à penser que notre influence serait/devrait être de convaincre l'autre que notre point de vue est le bon et, dans ce but-là, nous y mettons une certaine fougue et une certaine énergie à trouver les arguments et contre-arguments qui le permettront. Mais posons le problème autrement : si, après quelques discussions tu en constates la rareté, qu'est-ce qui te fait continuer à participer si longtemps, et on parle là d'années ? On peut faire l'hypothèse de l'illusion, de celle qui laisse penser qu'on va y arriver, que ce n'est qu'une question de temps. Mais en réalité, en tout cas c'est ainsi que j'ai fini par le comprendre, on cherche davantage l'échange et, comme tu le dis, l'adversité : quelqu'un qui partage ton avis ne fera que te répéter, il ne t'enrichira pas véritablement. D'où l'intérêt que tu as pu trouver à discuter avec Zeugma, et d'autant plus si après des allers et retours vous finissez par parvenir à un consensus. Nous ne signons aucun contrat, je ne te dois rien pas plus que tu ne me dois quelque chose. Comme je le disais plus tôt, je suis périodique dans mes interventions car je suis de ces gens qui partent très vite sur un tout autre sujet et se détournent de certaines autres habitudes. Mais il n'y a pas à être mal à l'aise par rapport au fait de s'exprimer. N'est-ce pas, au fond, la fonction première de cet endroit ? Et c'est à mon tour d'être mal à l'aise, là !
  7. Ce qu'on doit faire et ce qu'on fait vraiment

    Il y a plusieurs raisons. La première que j'ai lu ici est, qu'en effet, nous ne sommes pas tous aussi aisément pliés à une planification en règle qui nous permettrait de suivre le schéma "planification-->action". Tu as ensuite une autre raison, soulevée par Jankélévitch, à savoir que nous avons tendance à vouloir les fins sans y mettre les moyens. Pour le dire un peu différemment, planifier/imaginer un projet est souvent aisé, le mettre en application souvent plus fastidieux. C'est la différence entre la volonté et la velléité. Ensuite, avoir conscience de ce qu'on doit faire, au sens moral du terme, n'implique pas nécessairement que nous partageons fortement cet acquis. Par exemple, on peut savoir qu'on doit payer nos impôts, que cela a des bénéfices collectifs, on n'en rechigne souvent pas moins à le faire, le voyant comme une perte individuelle. Enfin, avoir conscience de ce qu'on doit faire n'implique pas qu'on puisse toujours le faire. Il existe des déterminismes qui parfois nous dépassent. Je pense notamment à ces personnes qui peuvent psychologiquement souffrir d'une telle tension entre ce qu'elles savent "devoir" faire, car c'est ce qu'on attend d'elle ou ce qu'on lui demande, et sa capacité à le faire.
  8. Les théorèmes de Gödel et leurs implications

    Je passais par hasard quand j'ai vu que tu m'avais cité, ce qui m'étonne assez, puisque je n'ai pas eu de notification. Et "<=>" est pour vous une équivalence ? Car en ce cas, je ne vois pas pourquoi l'incohérence serait équivalente à la cohérence. Mais je dois sûrement mal interpréter ce signe.
  9. De l'inutilité de discuter !

    Un poète psychanalyste ! Quelle chance j'ai de vous avoir. Vous nous faites votre auto-introspection, pour voir ?
  10. De l'inutilité de discuter !

    Les périodes "avec" et les périodes "sans" vis-à-vis du forum, cela est assez normal, je crois. En tout cas, depuis les bientôt neuf années que je suis ici, j'ai eu des périodes très actives et des périodes longues d'absence. J'ai hésité un jour à quitter le forum aussi pour, finalement, préférer faire des allers et retours selon mon envie du moment. Il n'est pas anormal de vouloir faire autre chose de temps à autre ! Pour le reste, il n'est jamais facile de savoir quand nous sommes dans des monologues ou dans un dialogue, dans un échange ou dans une confrontation de positions. Par habitude, on cerne un peu qui on a en face de soi, ou du moins qui on pense avoir en face de soi. Mais la véritable finalité est-elle de convaincre l'autre, ce qui en général d'ailleurs est notre moteur dans un débat jusqu'à parfois se montrer agressif, ou bien est-ce plutôt la construction plus ou moins maladroite et collective qui se fait autour d'un thème ou d'une question ? A moins d'être fermé totalement à ce que l'autre dit, tu en viens au moins à affiner ton discours, tes arguments et ta propre pensée à travers un échange. En cela, ce n'est pas vain. Avec le temps, je me suis persuadé que ce n'est pas tant convaincre que dialoguer qui est important. En prenant la posture de quelqu'un qui veut convaincre, car c'est là le jeu que veut l'exercice, mais en n'étant pas dupe que rarement cela se fera. Cela revient au même que de lire l'oeuvre d'un auteur ou d'une auteure dont on ne partage pas du tout les convictions : on ne se laissera pas forcément convaincre, mais on s'enrichira sans doute à sa lecture. Maintenant, si mon esprit borné te manque, je peux bien faire un effort
  11. ForumFr de plus en plus lent

    Je suis personnellement sur Firefox et je ne rencontre aucun souci, ça me paraît aussi rapide qu'avant. Pourrait-il y avoir des différences selon les navigateurs ?
  12. Que venez-vous chercher sur ce forum?

    Je ne sais pas, mais j'y réfléchis intensément depuis huit ans. Dès que j'ai une réponse, je vous en ferai part, promis.
  13. Pourquoi les riches controlent tout?

    Ils ne contrôlent que ce qui leur appartient. Ce n'est quand même pas de leur faute si, par le plus grand des hasards, vous consommez ce qu'ils possèdent.
  14. On finit toujours par se lasser... de tout !

    Pascal, évidemment. Inutile de dire que rien n'a changé, si ce ne sont les moyens de se divertir et de se méprendre sur un "ailleurs" plus agréable que notre triste quotidien, semble-t-il.
×