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Criterium

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Tout ce qui a été posté par Criterium

  1. C'est étonnant que tu parles beaucoup plus d'elle que de lui. Je trouve que ce que tu dis sur elle tend plutôt à confirmer qu'étant donné que la situation n'était pas claire du tout (de par la mauvaise communication surtout de sa part à lui), elle n'était pas prête à traiter cela comme une relation normale, officielle. Il est compréhensible qu'elle ne veuille pas prendre de photos avec un homme avec qui la relation n'était pas une relation de couple, mais celle d'un ami avec qui l'on a couché et qui ne semble pas en vouloir plus ni même avoir apprécié. De même, on ne part pas en vacances, on n'ouvre pas son cœur, on n'offre pas les câlins en public et ce qui est sensible et vulnérable à ce qui apparaît être un "plan cul" plutôt qu'une véritable relation de couple. — Et on peut encore moins lui en vouloir (à elle) étant donné que lui, pendant ce temps-là, cachait l'existence de son véritable couple...
  2. Ni allumeuse ni manipulatrice, par contre l'homme est lâche: (et a mal communiqué) — Il ne mentionne pas qu'il a une copine alors qu'il enchaîne rendez-vous romantiques et des jours et des nuits à se tourner autour de l'intéressée; sans le mentionner alors même que finalement ils s'embrassent et s'apprêtent à partager une chambre d'hôtel un week-end. — Ce week-end a plu à la jeune femme, par contre l'homme est aussitôt distant; conséquence de sa lâcheté (remords vis-à-vis de sa copine), mais comme elle ne le sait pas, elle analyse la situation plutôt ainsi: "Ah, je crois que finalement il ne m'aime pas, mais que c'était juste une petite aventure". Ce qui explique qu'elle se concentre alors aussitôt plus sur quelque chose de plus important dans sa vie (partiels, etc) étant donné que finalement cette histoire n'était pas si importante. Mais elle garde la porte ouverte. Ses invitations qui suivent sont sans doute dues au fait qu'elle accepte ce qui se présente comme une relation de "amis et un peu plus de temps en temps". — Même après un autre rendez-vous romantique, il ne définit toujours pas la relation. Si c'est une amitié saupoudrée d'un peu de gâteries, pourquoi le présenterait-elle à sa famille? Pourquoi lui confierait-elle ses passés intimes? C'est juste une friandise pour de temps en temps, ce qui alors par quiproquo semble être comment tous deux perçoivent cette relation. — Alors qu'à ce moment-là il y a encore une possibilité pour que cela puisse devenir une relation future, lui hésite encore, ne s'engage à rien, a l'air de ne rien véritablement désirer. Il n'est pas mû par une véritable attirance, mais encore par lâcheté (et par contre ne refuse pas une gâterie), comme ballotté çà et là sans prendre de décision ou oser officialiser quelque chose. Jusqu'à préférer l'ignorer, elle, lors d'un dîner commun. Évidemment, elle le prend mal, peut-être était-elle venue à ce repas en espérant justement qu'ils puissent à nouveau au moins parler et bien s'entendre. Il n'est pas clair dans ton texte quel fut le moment lorsqu'il a avoué être déjà en couple (et ce couple-là ne devait-il pas aller particulièrement mal?) mais on a l'impression que c'est à la fin, juste avant le dîner. Si c'est le cas, raison de plus pour elle pour l'avoir ignoré à cette occasion. Ça aurait pu finir à ce moment-là mais sept mois plus tard, elle, peut-être prise de nostalgie et manifestement ayant toujours des sentiments pour cet homme, lui propose le rapprochement et en quelque sorte le force enfin à faire un choix et l'occasion de manifester ce qu'il veut vraiment. — Il refuse. — C'est bel et bien fini. On pourrait dire mauvaise communication, mais à mon humble avis et en ayant seulement cette version de l'histoire, je dirais que les torts s'accumulent du côté de l'homme lâche.
  3. Et voilà que l'amie la Rose déclame: "Alors mon gus, aimes-tu la main qui te touche? Lorsque je te pénètre, tu te pâmes" Sortez les violons pour la mise en bouche. Orange, Commissure, Droite, Courbette
  4. Criterium

    pirates suite

    Voilà que le pirate psychopathe trépasse... À trop jouer avec légèreté avec la mort, il s'est aperçu trop tard que c'était en fait la mort qui jouait avec lui. La vie triste d'un personnage dur.
  5. Criterium

    pirates

    Un texte terrifiant, car le pirate est psychopathe. Il manie la mort avec tellement de facilité qu'il ne va pas s'apercevoir quand ce sera la mort qui enfin le manie. Généralement ce genre de hors-la-loi a une courte espérance de vie: son équipage poussé par l'instinct de survie ne risque pas d'attendre d'être sacrifié un par un si sagement. — Du coup c'est difficile de croire à l'honnêteté de ses sentiments dans le cœur de pierre, et l'on se dit ce qu'est forcément plutôt un symptôme émotif qu'un amour naissant. Est-ce la beauté de la demoiselle, ou ses rondeurs, ou l'enivrement de la domination, et les derniers signes du scorbut — on soupçonne quelque raison sombre. (Je n'ai pas encore lu la suite! Voyons voir ce qu'il va s'y passer!)
  6. Criterium

    Rêveries

    Joli texte C'est comme une déclaration d'amour pour ce monde qui se dessine au-delà du monde qui nous dessine. Oui, c'est généreux, et c'est aussi léger, vol d'oiseau qui virevolte dans les airs et admire la force immense de magnifiques paysages. Le poids d'une montagne. La puissance d'une vague. Le jeu des verbes. — Fais un bon voyage, sur des pages et des pages!
  7. Criterium

    Vertige.

    Merci, ça me fait plaisir J'aime bien garder beaucoup de largeur d'interprétation pour les personnages, cela aide chacun à se les imaginer différemment, et permet aussi de focaliser sur l'atmosphère. Cette dualité sommeille en nous tous, je crois. Même si ça ne se voit souvent que lorsque la distance du dédoublement devient trop grande...
  8. Criterium

    La chapelle.

    Je confirme que ça se lit d'une traite! Le personnage n'est vraiment pas chanceux, à y réfléchir: il a suffi de laisser sa fenêtre ouverte et d'être un peu trop précis au lancer de cendrier pour pour finir le jour-même avec quelques nouveaux problèmes. Pour quelqu'un qui ne sortait pas de chez lui, cette aventure l'aura bien changé...!
  9. Criterium

    Vertige.

    Vous vous réveillez en sueur et dans le noir. Quelque chose ne va pas. Une sensation diffuse; l'oppression vague et la certitude qu'il y a là une Présence. De longues secondes pour deviner les contours des objets dans la pièce, ciller la pénombre. Vous redoutez que l'une des formes soudain s'anime; vous redoutez que tout s'envenime. L'impression ne part pas; le front est en nage — par fièvre ou terreur. Est-ce la maladie? Un grand haut-le-cœur vous interroge encore. — La sensation d'une mort imminente. Pourtant vous vivez. La paralysie s'amenuise; vous vous redressez. Les draps sont lourds — trempés... comme dans un cauchemar. Chaque mouvement vous donne l'impression de voir flou; une torpeur étrange qui étreint tous les membres du corps. Une enclume silencieuse sur laquelle s'abat, régulier, le marteau de l'éveil, rythmé... rythmé par vos battements de cœur! Le sang est-il si lourd? Les yeux ne s'habituent pas à la pénombre — les pupilles n'obéissent plus aux lueurs. Tout est incertain et se trouble encore, par palpitations. Par contre... votre odorat semble vif et affiné. Il perçoit tout dans la pièce et même au-delà; aiguisé, il distingue chaque nuance enveloppant la bâtisse et les bois. Chaque touche boisée, chaque feuille de pin en aiguille... les dernières notes de l'encens de la veille; commiphore, huiles essentielles d'orange et d'agrumes orientaux — yuzu, pomelo... le vernis passé il y a des mois sur le meuble en acacia flotte encore quelque part dans l'obscurité. La gouache séchée sur de vieilles esquisses. — La sueur sur le lit, bien sûr...; mais il y a une autre fragrance dans la pièce. Le sens accru capture aisément ce parfum peu familier qui trahit la présence; l'odeur si subtile ne peut pas se dissimuler tout à fait: le soufre et le fauve. Vous vous rappelez... — Vous aviez pris l'une des cartes, face retournée, au hasard. Le vœu et la question ont été formulés intérieurement — mais dans le silence, c'était un son clair, une proclamation solennelle à l'intérieur du crâne. Vous aviez attendu — l'instant avait revêtu un aspect sacré, cérémoniel. Chaque seconde amplifiait la signifiance du choix — alors même que la carte était, elle, déjà entre vos doigts. Il fallait la retourner et enfin découvrir l'énigme et l'oracle. Votre main finit par trembler, vous vous en rappeliez bien. — Maintenant aussi, vous revoyez l'arcane. XV — Le Diable. Et cette nuit, le Diable était venu.
  10. Hier il a neigé, Aujourd'hui, givré, Demain les postiers Viendront s'y frotter. L'un glisse et sourit; L'un choit et se plie; L'autre pousse un cri, Au sol les grands plis. Et puis les danseurs Qui tous skient sans heurts Tous bien avant l'heure: Ceux-là rient sans pleurs. Ils sont venus tôt, En file comme des pros, Se cassent le dos, Repartent au galop. Et si vous voulez Un heureux courrier, Belle matinée Pour créer le papier.
  11. Farandole de porte-mine, les rêves dans la Nuit — La plume taquine décolle et danse sans un son. Elle décrit de belles valses, eux s'écrient par écrits, Imagine à foison - rejouant mes péchés mignons. Pénombre, Glisse, Écrire, Clin (d'œil)
  12. Criterium

    Cher ange

    C'est beau J'aime bien le fait que dans ce paysage onirique si glacial il subsiste encore comme une lueur d'espoir, une dernière lumière ambrée au fond du tunnel: une dernière chance, un dernier souffle de vie. Il n'est donc pas trop tard... ou tout du moins c'était le cas, étant donné que la lettre oubliée date de plusieurs mois... Sont-ce donc les brumes du désespoir ou un dernier écho en vain, on ne sait pas ce qu'il s'est passé. Belle chute également par le fait qu'au début l'on se construit cet image du chevalier qui poursuit ardemment ses conquêtes et retourne vers sa première — alors qu'il s'agit en fait d'un lien beaucoup plus direct: sa fille. Monsieur volage a laissé s'envoler son ange.
  13. Criterium

    réglement de comptes

    Mais parfois il s'agit justement de faire du bruit et d'être visible. Depuis la chaire du parrain, il s'agit d'être vu et d'être compris, et souvent le symbole a tout autant de valeur que l'action elle-même. — Qui osera encore la faire à l'envers à Mister Lucki?
  14. Merci! J'aime bien écrire... et rêver. Regardons à nouveau la vidéo des vacances : Où l'on court dans les champs et l'on danse. Même en salopette vous y alliez allegro, Insatiable de nectar et de rusés oraux. Persil, Fleur, Épice, Délice.
  15. Un joli village. À votre avis a-t-il caché les gravures de la Neuvième Porte dans la cave à vin de l'une des bâtisses?
  16. Criterium

    réglement de comptes

    J'ai imaginé toute la scène avec l'ambiance d'un film de Scorsese. Costumes coûteux et les accents inimitables. Espérons que le dernier repas ait été agréable... Parfois la paix est cruelle!
  17. Criterium

    le monstre suite 2

    L'on comprend désormais pourquoi les Mambas tremblent! Là où le tyrannosaure frétille de la queue, le chasseur de lion fait dans le malaise vagal. À mon avis les cryptozoologistes vont nous prévenir que là où il y en a un, il peut y en avoir deux — donc au-delà des talents de nageur du béhémoth, il s'agira de traverser la savane avec tout autant de retenue pour ne pas prendre de risques. Sans mentionner le fait que si @versys a vu juste, il faudra éviter d'être saisi par la bête insaisissable tout autant que d'être rôti par l'homme rassasiable...
  18. Attention pas un geste! Plus aucune cachette. Je vous donnerai des gages, le doigt sur la gâchette, Vous ferez — si je le veux — de petits gazouillis; À ma consigne gaillarde, de zélés chatouillis. Photo, Polo, Trémolo, Ouzo
  19. Criterium

    Bip nocturne.

    Bip. Ah, le son que l'on apprend rapidement à reconnaître! — Sur chaque plateforme il revêt de légères différences: parfois c'est un bip trop franc qui s'impose, parfois une cloche étouffée qui demande, hésitante, l'attention. Les notifications par le bip. — Parfois un spam, parfois un message qui aurait pu attendre; mais toujours une petite dose, plaisante, d'imprévu. Dopamine du soir. — Qui sait? — Peut-être est-ce aujourd'hui que je recevrais la missive et le long poème d'un bel inconnu... — Sauf qu'il était 4 heures du matin et que l'insomniaque habituel est un marabout nigérien. Alors je cliquai, j'interrogeai ce bip qui s'invite. Oh. Un message d'une adresse inconnue mais au nom d'un homme perdu de vue depuis dix ans. Rédigé dans une langue étrangère que je balbutie et pour une raison que j'ignore. Est-ce que c'est la nouvelle manière de composer des phrases d'approche? Le souvenir d'une langue en commun? La démonstration d'un apprentissage? — Au fur et à mesure que je lisais le message, je m'imaginais de nouvelles questions. Le texte est court, le ton est assez ferme, mais peut-être est-ce dû au fait que c'est toujours plus difficile d'adoucir ses phrases quand on manie une autre langue. "Bonjour Mademoiselle. Je veux t'envoyer quelque chose. Habites-tu à la même adresse? Je peux transmettre le paquet à A. (connaissance commune) si tu ne veux pas me voir. À tantôt." Bizarre. Je tentai de me remémorer la dernière rencontre ou le dernier échange; je ne me souvenais absolument pas qu'il y eût dispute ou suffisamment de rancune pour que l'un ne veuille plus revoir l'autre. Ou alors j'étais aveugle. Les signaux sont passés aussi inaperçus qu'un flash-bang dans une cour de récréation. Ou alors c'était tellement horrible que par dissociation tous les événements se sont évadés de mémoire. Quelques anciennes scènes refaisaient surface... À vrai-dire il y avait eu des petites insinuations sur mon compagnon de l'époque. Ça a dû contribuer à allonger l'intervalle entre les derniers courriels. — Bon: tout est oublié, pourquoi ne pas se revoir? En dix ans, les gens changent. Je crois qu'il voulait devenir directeur de théâtre. Peut-être est-il dans la même ville, habitant le même appartement et faisant la même chose; peut-être partait-il au Népal mais devait se séparer de toutes ses possessions matérielles avant le grand voyage. De mon côté, je n'ai pas l'impression d'avoir tant changé. S'il y avait des éléments irritants, ils seraient sûrement encore là, et donc la nouvelle rencontre renverrait forcément quelques images et teneurs de l'ancienne. Dans le même temps, je me remémorai des moments comparables de re-découverte: souvent un café, chaud, pris à l'improviste avec une ancienne connaissance, d'une page tournée de sa vie, mais avec laquelle l'on partage à nouveau un sourire... — C'était plaisant. Revoyons-nous donc... (tantôt). Que contient le paquet? J'espérais juste que ce soit plutôt un projet commun d'écriture finalement achevé, un brouillon devenu phénix; une feuille manuscrite serait mieux qu'un corbeau mort. A priori ce n'était pas le genre à envoyer de l'anthrax par la poste à nos amis communs, le choix de A. était neutre, raisonné; une zone de contact d'où l'on était sûr de ne pas perdre l'équilibre et de basculer dans le vide. Mais prendre contact avec A. juste pour récupérer un paquet si finalement l'on décidait de se voir: peu pratique. Alors les alternatives seraient soit de donner l'adresse actuelle — alors même qu'elle allait changer sous peu — et de se débrouiller quelle que soit la découverte, ou bien encore de récupérer l'objet en personne à l'occasion de la rencontre. Au vu des circonstances actuelles, cette solution semblant la plus simple s'était compliquée de bien des manières. Quitte à attendre dix ans, autant en attendre onze, peut-être — mais impossible d'être si patiente. Et puis je ne peux pas le retenir ici s'il s'avère qu'il doit réellement partir. — Non: il me faut répondre. — "Là je suis à 6000km à peu près. Tu peux envoyer à ***. À tantôt." L'adresse est une poste restante à proximité. Si je reçois une visite des services secrets, dites-leur que je n'y suis pour rien. — Mais il est plus probable que ce soit juste quelques feuilles volantes, à l'écriture anguleuse, racontant sur trop de paragraphes des aventures vives et salaces. Les derniers éclats d'étincelles d'il y a une décennie. Des mots doux, des mots durs; des maux de tête.
  20. Lorsque le fauve revient de la chasse, Et ajuste sa belle crinière avec grâce : Arrivent alors d'autres élégances, Et de bien peu sages romances. Février, Frémir, Fretin, Frotter
  21. Criterium

    Juste ciel !

    Superbes photos — ces nuages ont un aspect menaçant. Voici un peu de calme améthyste.
  22. Souvent je rêve que l'on aille jouer là-bas, Au bois interdit, derrière le mur en béton. Alors on se cachera et on parlera tout bas, Et aucun bruit! Tout doucement haletons. Verse, Jupe, Parmi, Pamplemousse.
  23. Criterium

    le monstre suite

    Cette nuit-là était donc bien une nuit qui ne serait pas de tout repos! Vrai monstre ou fausse alerte? — En tout cas les deux aventuriers en pleine bourlingue risquent de maintenant comprendre pourquoi même les Mambas sont parfois effrayés...
  24. Criterium

    L' Horreur Croate

    Vous vous êtes bel et bien jetés dans la gueule du loup — ou tout du moins du serial killer (ou au mieux de l'un de ses complices probablement bien au fait de son hobby de dissection artistique)! — Effrayant! L'on a affaire à plus louche encore: un serial dreamer. Joli smiley au milieu, t'es-tu demandé en ajoutant le mot si c'était peut-être l'unique fois de tous les messages du forum que quelqu'un écrivît "que je ne le renversasse"?
  25. On dirait une imitation directe de ce qui existe aux États-Unis, les voies HOV (High Occupancy Vehicle). Elles sont sur la voie de gauche, signalées par un losange, et réservées aux véhicules transportant deux personnes ou plus. La différence, c'est que là-bas c'est une voie en plus, pas en moins (comme l'espace fait moins problème), et qu'en dehors des horaires où il y a le plus de trafic, il devient légal de les utiliser comme une voie normale.
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