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If you don't want, you Kant...
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Bonjour Sirielle, je ne cherche pas tant ou spécialement à relancer nos échanges, qu'à apporter quelques éclairages sur le point ci-dessous, nous avons je pense passé un point de bifurcation, néanmoins, si tu as un réel désir de compréhension - objective, tu trouveras matière à réflexion dans l'article scientifique joint - que j'ai lu entièrement, et qui permettra de se faire un jugement plus juste de ce que j'ai fait ou ce que je fais sur le forum, que l'on ne peut qualifier ni de vanité, ni de prétention, ou le laisser entendre : Recent scholarship in intellectual humility (IH) has attempted to provide deeper understanding of the virtue as personality trait and its impact on an individual's thoughts, beliefs, and actions. A limitations-owning perspective of IH focuses on a proper recognition of the impact of intellectual limitations and a motivation to overcome them, placing it as the mean between intellectual arrogance and intellectual servility. We developed the Limitations-Owning Intellectual Humility Scale to assess this conception of IH with related personality constructs. In Studies 1 (n = 386) and 2 (n = 296), principal factor and confirmatory factor analyses revealed a three-factor model – owning one's intellectual limitations, appropriate discomfort with intellectual limitations, and love of learning. Study 3 (n = 322) demonstrated strong test-retest reliability of the measure over 5months, while Study 4 (n = 612) revealed limitations-owning IH correlated negatively with dogmatism, closed-mindedness, and hubristic pride and positively with openness, assertiveness, authentic pride. It also predicted openness and closed-mindedness over and above education, social desirability, and other measures of IH. The limitations-owning understanding of IH and scale allow for a more nuanced, spectrum interpretation and measurement of the virtue, which directs future study inside and outside of psychology. https://psycnet.apa.org/record/2018-01016-033 Pour " preuves ": " Enfin l'humilité ce n'est pas taire ses capacités quand on les possède, au mieux c'est une forme de modestie, l'humilité s'oppose à la prétention, c'est-à-dire prétendre quelque chose qui n'est pas, il y a souvent amalgame entre lucidité et manque d'humilité là où cela ne devrait pas se produire, en quoi est-ce faire montre d'un manque d'humilité de dire que l'on a eu 20/20 à un devoir de math si c'est réellement/effectivement le cas, et que disons, tous les autres ont eu en-dessous de 10/20 ? Cette même personne peut par ailleurs être tout-à-fait consciente que cette excellente note est relative, et que si elle est en classe de seconde, être lucide sur l'idée que si on lui donnait un exercice de terminale S, elle échouerait à le traiter, elle ne ferait donc pas preuve " d'immodestie " ( entendre " non-humilité " ), n'est-il pas ? " https://www.forumfr.com/sujet982535-peut-on-se-mentir-à-soi-même.html?do=findComment&comment=14320730 " Comme dit à Sirielle sur un autre Topic à elle, je m'efforce de ne pas sombrer dans l'excès du trop peu ou du trop, c'est-à-dire ni de faire semblant d'être humble, ni d'être prétentieux, il m'importe d'être et de paraitre exactement ce que je suis, dans notre cas, reconnaitre là où je suis peu informé, tout comme les endroits où je le suis plutôt bien, comme notamment l'épistémologie dont nous discutons en taisant son nom ! " https://www.forumfr.com/sujet983978-le-dégoût-intellectuel.html?do=findComment&comment=14388097 " Pas tant que cela à vrai dire, si on accepte que l'humilité s'oppose à la prétention, il suffit alors de ne pas être prétentieux ( c'est-à-dire prétendre des choses qui ne sont pas, pour être humble ), point besoin d'en venir ou de recourir à la modestie, qui elle serait " contraire " à la prétention. Tout comme, il suffit de ne pas être infidèle, pour être... fidèle ! L'humilité serait en quelque sorte proche d'un état intermédiaire, presque neutre, entre modestie ( positive ) et prétention ( négative ). " https://www.forumfr.com/sujet983978-le-dégoût-intellectuel.html?do=findComment&comment=14391775 " Essaie simplement d'imaginer et entendre, si possible, que je ne cherche ni à être humble, ni à être prétentieux, uniquement à dire ce qui correspond au plus juste à ce qui est, à ce que je suis, et pareillement relativement aux autres. " https://www.forumfr.com/sujet1000739-lingratitude.html?do=findComment&comment=14679926 Comme on pourra/pourrait s'en rendre aisément compte en lisant l'intégralité de l'article fourni pour les détails et précisions ( mais à télécharger ailleurs pour se le procurer ), tout ce que j'ai dit se retrouve quasiment trait pour trait dedans à un moment ou à un autre, illustrant la lucidité/clairvoyance que j'ai à mon endroit et sur les autres, sans vice... Bonne continuation à toi, D-U
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Bonjour, ne pas voir l'arbitrarité dans la résolution ou la fixation de qui " dirige " et qui " suit " donne l'illusion d'avoir résolu les paradoxes. Dans le premier exemple, c'est une suite chronologique - à un point de l'Évolution - qui ne permet pas de déterminer qui est la source, puisque justement l'œuf deviendra poussin, puis si c'est une femelle, une poule, on pourrait fort bien commencer " l'histoire " chronologique avec l'œuf, qui deviendrait " dirigeant " pour le coup. On voit ainsi que ce n'est qu'un jeu de langage, insoluble en l'état ! Et surtout l'état actuel des choses provient d'une évolution qui n'est plus visible ou accessible au moment du jugement, d'où l'apparente aporie. Pour Achille et Zénon, il faut avoir quelques notions de Physique élémentaire, pour comprendre là aussi, que cela ne se résout par ainsi, en effet, c'est à cause ou grâce à l'inertie, et donc à la Quantité de mouvement, que les déplacement sont possibles - pour simplifier les problèmes, et cette propriété physique est justement la réunion du Temps et du Mouvement de part la Vitesse qui en est un constituant essentiel ! De plus, le paradoxe a été levé, quand on a compris que la " difficulté " venait d'une approche finie des déplacements, et qu'en ces temps-là, on ne savait pas qu'une sommation infinie de termes pouvait converger et donner une limite déterminée, tout cela a également disparu en passant aux mesures continues, n'importe quel bachelier est capable de calculer le point de rencontre via des formules de cinématique ! Enfin, pour la bateau mythologique, si conceptuellement, le bateau est toujours un bateau et similaire à l'original, on peut aussi rétorquer comme Héraclite que l'on ne se baigne jamais deux fois dans la même rivière, quand bien même par un abus de langage, elle porte le même nom, les éléments qui la constituent, les molécules d'eau ne sont pas celles de notre première baignade, elles ont été remplacées par d'autres, dites interchangeables; l'indiscernabilité entre deux objets ne sous-entend pas ou n'implique pas l'identité de ces mêmes objets, matériellement parlant, on peut s'en rendre compte, avec de vrais jumeaux par exemple, mettre l'un à la place de l'autre ne signifie aucunement que l'un est l'autre ! Ce que désigne un mot, le signifiant, n'est pas identique à la chose signifiée ! À partir du moment, où la moindre pièce du bateau a été changée ou remplacée, ce n'est plus - rigoureusement/strictement - le même bateau, et a fortiori encore moins, si plus une seule pièce n'est d'origine... Désolé de briser des rêves ou plutôt un abus d'abstractions !
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Le fou est‑il fou parce qu’il avance en diagonale, ou parce que les autres vont droit ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de Etoflyx dans Philosophie
Bonjour, cela dépend de ce que l'on entend par " folie ": https://www.cnrtl.fr/definition/folie Néanmoins, que cela soit entendu comme maladie, comme irrationalité ou déraisonnabilité ou encore comme excès, selon des normes statistiques, sociales ou de convenance, il est peu probable qu'une personne puisse échapper à une quelconque dérive, un écart ou de subir un revers de fortune de sa santé mentale quelles que soient les raisons, vis-à-vis d'un jugeur/observateur externe, seule sans doute une machine pourrait peut-être ne pas être taxée de folle par quiconque, bien que détraquée lui soit quelque peu synonyme puisque s'écartant de ce qui est attendu. D'une manière générale, à partir du moment où il y a deux individus, si l'un ne comprend pas l'autre, soit de manière épistémique soit parce qu'ils ne partagent pas la même vision/approche du monde ou encore, n'ont pas les mêmes valeurs, alors la solution de facilité, est d'étiqueter l'autre, son choix ou son comportement, de fou, quand bien même, cela n'explique rien du tout, cela a l'avantage pour le commun des mortels, de placer l'autre dans une catégorie, et donc de lever une incertitude ( c.f.: need for closure ), ce qui est en soi rassérénant, un peu finalement comme pour son pendant somatique " l'inhibition de l'action " d'H. Laborit, où le fait de pouvoir se défouler sur un congénère soulage - complètement - du stress, même il n'y aucun lien de cause-à-effet entre l'individu agressé et le choc électrique reçu par l'agresseur en amont, et ce, même de manière itérative ! -
Bonjour, cette réflexion pour une personne de 12 ans est assez impressionnante ! Chapeau bas ! La notion de " logique " est avant tout une abstraction, c'est-à-dire qu'elle porte sur des objets qui n'ont pas nécessité à être réels, comme dans un lancer de dé notamment, en logique il est surtout question, selon des règles définies et acceptées, de savoir si une proposition en suit une ou plusieurs autres en amont nécessairement. Dans le lancer de dé, il est avant tout question de Lois, en l'occurrence Physiques, du monde réel, c'est donc la Nature qui impose lesdites règles, sur certains objets soumis à ces actions, nous n'avons pas la liberté d'appliquer ces lois à d'autres objets ou dans d'autres circonstances, alors qu'en logique en s'affranchit grandement de ces supports matériels, on peut même " défier " l'ordre naturel des choses, par exemple avec les fameux syllogismes, qui ne reflètent pas toujours un évènement ou un phénomène naturel ou une succession de ceux-ci, la logique transcende la transposition à la réalité factuelle. Ceci étant dit, dans le lancer de dé, toutes les lois, contraintes et facteurs sont connus, et si on n'avait pas de limitation sur les mesures ou les précisions sur les appareils employés, tout comme on aurait affaire à des corps indéformables en l'absence d'atmosphère, on pourrait non seulement prédire le résultat du lancer, mais aussi garantir que dans ces mêmes conditions exactes, qu'il soit toujours le même, c'est-à-dire reproductible, raison même de l'existence des Sciences ! Néanmoins, même dans des conditions moins drastiques, et plus réalistes, on pourrait s'en approcher, soit en s'écartant le moins possible de la " linéarité " si j'ose dire, soit tout bonnement, parce que le résultat ne serait plus aussi équilibré entre toutes les occurrences/possibilités, une des faces reviendrait plus souvent que les autres, si tant est que le dé est toujours positionné de la même façon dans la pince qui le relâchera, ce serait l'équivalent d'un dé fortement pipé. D'une manière générale, dans le monde macroscopique, si on est obligé d'avoir recours aux probabilités, c'est du fait essentiellement, de notre incapacité à connaitre les choses avec autant de précisions que nécessaire - intensivement et extensivement, dans un laps de temps raisonnable et compatible avec les effets en jeu. Malgré le fait que la météo soit un phénomène soumis à des phénomènes chaotiques, cela n'a pas empêché que les prédictions se soient malgré tout améliorées en 50 ans, ce que la Théorie du chaos dit d'un côté, et ce que l'on peut faire de l'autre concrètement, sont deux choses différentes dans une certaine mesure, par exemple, si historiquement, le Système des 3 corps, que sont le Soleil, la Terre et une autre planète du système solaire, nous enseigne qu'arrive un moment où le moindre écart ( imprécision ) sur les données de départ, finit par rendre imprévisible le résultat, il faut quand même compter sur des ( centaines de ) millions d'années, pour que cet effet se fasse jour. Bien souvent également, c'est la quantité d'éléments à prendre en compte, qui nous oblige à recourir à des analyses statistiques et non systémique, comme avec la Température ou la Pression d'un gaz par exemples, bien qu'à l'heure actuelle des puissances des superordinateurs, cela soit moins vrai et inévitable ou obligé. À cause de phénomènes émergents, il y est virtuellement impossible de prévoir ou prédire tout et n'importe quoi, sans oublier que nous ne pouvons retenir qu'un nombre fini d'éléments de calcul, soit en quantité, soit en précision, soit par ignorance encore, ce qui nous empêche de pouvoir tout prédire, comme le disait un illustre intellectuel dont le nom m'échappe, " Les prédictions est un art difficile, surtout quand elles concernent l'avenir ! ", en effet, nous avons bien plus de facilité à expliquer ce qui s'est déjà produit et à en rendre compte...
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Bonjour à toi, navré pour la tardivité de ma réponse. Je ne sais pas si ce que je vais t'écrire te sera utile ou non dans ta réflexion. Si tu cherches un " foyer " à la Vérité versus le Mensonge, tu devrais je pense remonter encore plus en amont, étant donné et tu le reconnais d'une certaine manière, que l'individu est toujours pris dans un tissus social, au même titre qu'un atome - isolé - n'existe pas naturellement, il serait donc bon de se demander si le concept de confiance ne serait pas plutôt premier dans la vie ordinaire, de même plus individuellement mais aussi collectivement, les notions de bon/mauvais. En effet, il a été clairement montré, que la vérité en soi entre deux individus qui s'apprécient était de seconde importance, et que le défaut de cette personne appréciée était soit ignoré, soit minimisé, par rapport à une autre personne, quant à elle non appréciée par exemple, et qui aurait pourtant ce même travers, toute chose étant égale par ailleurs, c'est ce que l'on appelle l'effet de halo, mais aussi un biais d'endogroupe quand il y a plusieurs personnes en jeu. Bref, les Valeurs que les personnes partagent sont plus importantes que de savoir le vrai du faux, " l'esprit de famille " ( kindship ), l'esprit de groupe ou de corps, la loyauté ou les allégeances en sont des prototypes quotidiens et chroniques. On peut facilement le voir quand une mère défend son enfant, pourtant fautif, devant son professeur par exemple, allant jusqu'à inverser la culpabilité parfois, ou pire. Encore une fois, la vérité est surtout un moyen, si elle abonde dans le bon sens, alors on en fait usage, si elle menace le groupe ou l'individu sur des valeurs importantes, elle sera bafouée, combattue, travestie, déformée ou métamorphosée... ( fakenews, bullshit, " vérité alternative ", croyances, etc... ). La créature sociale qu'est l'humain, préfère largement préserver et prioriser la cohérence et l'harmonie de son groupe, qu'il soit micro ( famille ou amis ), méso ( quartier, institution ou lieu de travail ) ou macro ( région ou nation ), que tout autre chose, c'est pourquoi les signes de trahison seront traqués et analysés, et bien évidemment mentir à l'encontre du groupe d'appartenance est une action tabou ou sacrilège, passible des pires sanctions, alors que de mentir à l'exogroupe est perçu comme indifférent ou de bien moindre importance, voire même recherché en tant que de besoin. Sur un plan plus objectif ou matérialiste, tout comme utilitariste, le bon/mauvais a ses propres vertus, de toute évidence, il est peu rationnel de rechercher et user de ce qui est mauvais pour soi et les autres qui nous sont liés, et d'éviter inversement ce qui serait bon, ce n'est bien évidemment pas comme cela que les organismes vivants fonctionnent, comme l'a expliqué A. Damasio en référence aussi bien à l'homéostasie que le conatus spinosiste. Je pense qu'avec ces deux entrées que sont la confiance interpersonnelle groupale et le bon/mauvais individuel et collectif, on peut expliquer une certaine - portion d' - inclination des humains vers le vrai et le faux originellement, bien que ce ne soit que très rarement une fin dernière en soi, c'est à dire une finalité. Bien sûr, si cela concerne des choses sans valeurs egotiques fondamentales, comme son identité ou son intelligence, intégrité ou encore honneur, alors les animaux humains peuvent effectivement faire preuve d' - une certaine - objectivité et donc d'énoncer des vérités, bien au-delà de la seule chance. Par ailleurs, l'humain est assez bon observateur et rapporteur des faits bruts dans leur plus simple expression, n'importe qui est capable de rendre compte des phases lunaires, des marées ou des saisons ( pour les habitants au-delà des tropiques ), là où ça pêche assez complètement, y compris pour des personnes très instruites comme des ingénieurs, c'est de donner des explications valides/exactes/vraies de ces mêmes faits bruts. Il en va de même sur les attributs ou les attitudes que l'on prête à autrui à partir de son comportement observable, puis de faire des jugements et des inférences peu assurées à partir de là: erreur fondamentale d'attribution que chacun pratique à longueur de journée ! Que l'on puisse donc dire que l'on fait ceci ou cela, en même temps qu'on l'exécute ou après, ne pose pas trop de difficultés à la majorité d'entre nous, puisque l'on expose/relate des faits observables, là où cela se gâte sérieusement, encore une fois, ce sera lors de l'élaboration du pourquoi et même du comment, voire également du pour quoi, en effet, la plupart de nos motivations proviennent d'une forme de mimétisme ( désir mimétique ), c'est-à-dire que ce que l'on veut, c'est reproduire ce que l'on a vu ou entre-aperçu ailleurs à propos d'un autre; comme je m'amuse à le dire à qui peut l'entendre et le comprendre, pour s'en rendre pleinement compte, il suffit de faire une " expérience de pensée ", à savoir, s'imaginer seul·e au monde, par exemple sur une île déserte sans espoir de retour à la civilisation, que ferions-nous ? Et bien, pratiquement aucune des choses que nous nous plaisons ou cherchons à faire, que ce soit écrire un livre, faire du sport, créer une " œuvre d'art ", se faire beau/belle, développer telle ou telle compétence en vue d'une comparaison ou compétition avec autrui, quêter une reconnaissance, etc... aucune de ses choses n'auraient encore un quelconque sens pour nous, nous sommes la résultante et même la réaction à notre environnement social, sans lui, nos activités, y compris fétiches ou individualisantes, s'évanouissent complètement. Une fois compris ce déterminisme social, il importe peu de savoir quel objectif, quelle fin tel individu poursuit, cela dépasse de toute façon sa " liberté de vouloir ", il ne fait qu'accomplir/réaliser la volition inconsciente qui le pousse dans telle ou telle direction, un peu finalement comme le drogué qui recherche frénétiquement sa dose afin de se sustenter, je n'y vois aucun mérite, aucune gloire, seulement l'expression comportementale d'un automate biologique programmable, certes particulièrement complexe dans son fonctionnement interne, mais pas beaucoup plus intéressant que d'autres éthologies animales en fin de compte, puisque ce qui est recherché chez les uns et les autres, est sensiblement la même chose: jouir de la vie tout en se préservant des malheurs, et à ce jeu, nous avons développé des myriades de moyens - artificiels ! Grosso-modo, il suffirait de priver n'importe qui de ses émotions ou affectes, et il deviendrait un être orienté vers sa seule survie, et encore c'est pas complètement certain, c'est-à-dire, à un niveau proche du végétatif... La seule véritable différence entre une I.A. et un humain se situe donc dans la sensibilité ou émotivité ressentie, autrement dit une " force vitale " ! Tout le reste n'est que mécanisme...
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Bonjour Loufiat, il semble effectivement que la vérité et la parole soient des idées qui captent assez ton attention et ce, de manière récurrente. Ce n'est pas un reproche, un simple constat conjoint. Il existe une foultitude de définitions de la " vérité ", tu en cherches ou en retiens une qui a une orientation pragmatique, même si elle n'est pas sans difficulté non plus. On pourrait fort bien y adjoindre les inclinations d'honnêteté ou de sincérité comme l'a fait un forumeur, comme celle d'intentionnalité, fondamentale quand on en vient à procéder à des jugements. De même, il est primordial du moins au sujet de l'émetteur de retenir la notion de " sentiment de rectitude " ( c.f. " feeling of rigthness ", V. Thompson ), c'est-à-dire de croire que l'on dit ou détient une vérité et cela avec grande confiance, par exemple il a été montré que des sujets pouvaient être 100% confiants - donc parfaitement certains - sur la " vérité " d'une chose et quand même se tromper dans un tiers des cas ! Ensuite, on devrait également faire le distinguo entre vérité objective, comme l'exemple que tu donnes du paysan et de la limite de son terrain et des vérités subjectives, reposant sur des appréciations personnelles, des valeurs, des préférences et ou des idéaux, conduisant à ce que l'on appelle des raisonnements motivés ( e.g.: https://www.semanticscholar.org/paper/Biased-Assimilation%2C-Attitude-Polarization%2C-and-in-Munro-Ditto/bd737fab377a63949ba1a2563a457b017df03b07 ) et même à de l'ignorance motivée. Les a priori que l'on a transfigure la compréhension et les interprétations que l'on peut avoir sur les mêmes faits, pirement, une fois que l'on a élaborer une théorie, elle devient réfractaire à la rectification, d'autant plus que la personne s'y est engagée personnellement et émotionnellement. Dans la continuité de ce que j'énonce, il a aussi été montré que ce qui nous est familier nous parait plus vrai ou plus positif que ce qui ne l'est pas, en particulier la répétition d'une fausseté semble plus vraie qu'une vérité non répétée, que cette influence soit volontaire - pub - ou involontaire, comme dans d'interroger un témoin, comme un autre forumeur l'a aussi soulevé, dans la façon même de poser des questions. La rapprochement que tu fais entre vérité et justice, se voit comme je l'avais également noté dans la terminologie de justesse, c'est-à-dire de ce qui est juste, renvoyant effectivement à la vérité et à ce qui n'est pas injuste moralement ou légalement. Comme je le vois clairement aujourd'hui, à force d'étudier en long et en large les Sciences Cognitives, la vérité n'est bien souvent qu'une outil ou moyen pour arriver à ses fins, non une fin en soi ! Ce qui signifie par exemple, que pour une personne, tout particulièrement si l'identité sociale est sur la sellette, ou une menace pour l'ego se fait jour comme sur son intelligence, ses compétences ou l'image de soi, cette même personne sera très encline et prompte à dévier du vrai et du faux, pour préserver son estime d'elle-même, elle utilisera la vérité si cela converge vers son objectif et d'autres moyens ou stratégies si nécessaire, quitte donc à tromper les autres et elle-même, pour parvenir au même but si la vérité est divergente ! Le conflit peut provenir d'intérêts antagonistes, d'antipathie, de blessure égotique, de sentiments bafoués, d'un ressentiment d'une cause antérieure, de loyauté envers sa communauté ou son groupe d'appartenance/référence, etc... Il peut se résoudre par le Droit, les règlements de comptes personnels jusqu'au meurtre, la vengeance, le compromis, l'abandon d'une des parties, le dédouanement sur une autre affaire en guise de compensation, par un médiateur, voire la compréhension mutuelle via la Raison à têtes reposées, par l'imposition d'une autorité d'une " solution " par exemple le référent religieux, ou le chef du village, le père des enfants en disputes, etc... La Rationalisation est un exemple emblématique d'un moyen où une vérité est reconstruite après coup, au travers un récit narratif convaincant, seulement cette vérité n'est que vraisemblable ou potentielle, non effective ou réelle, d'où la confusion quand on en passe par la narration et la création d'un sens aux évènements, pour convaincre/persuader/enrôler autrui de ceci ou cela. Un exemple historique pourrait être celui de l'infériorité raciale ou encore la phrénologie, qui étaient persuasifs abstraitement selon l'argumentation bien ficelée qui accompagnaient ces théories, en effet, tant que l'on n'a pas une méthode d'investigation similaire à celle scientifique ou judiciaire, des faits bien établis ou des données fiables, et des moyens de contrôle ou de vérification, tout comme les intervalles de confiances crédibles qui les accompagnent, on peut dans le cas contraire adhérer à toutes sortes de pseudo-vérités, comme cela peut être gentiment le cas, quand les parents font croire au " père-noël " ou historiquement que les comètes étaient des signes de mauvais augures ou bien encore la sorcellerie et la mise au bucher qui-va-bien. Pour le commun des mortels, croyances et vérités vont de paires, comme ça les arrange dans le contexte social, culturel, historique et la situation en jeu, sauf si ils ne peuvent pas faire autrement, c'est-à-dire de s'accommoder du vrai et du faux, si tant est qu'ils connaissent l'un et ou l'autre de bout en bout, l'ignorance crasse n'étant jamais très loin. Les gens sont avant tout gouvernés par des peurs, inconscientes, en tout genre, on peut le voir aisément chez les sujets qui n'ont pas la paralysie de leur corps pendant la veille, il suffit donc d'observer ces personnes pendant leur sommeil pour voir ce à quoi elles rêvent, il s'avère que les 3/4 des " rêves " sont à propos d'insultes, de luttes, de combats ou de fuites ! À n'en pas douter, même si nous n'en avons aucune conscience éveillé, que ces motivations profondes affectent drastiquement notre façon d'aborder ou d'appréhender le monde, en particulier celui social, conduisant à l'ensemble des subterfuges de notre cervelle à composer dans ce monde social, comme sommairement décrit dans le texte au-dessus. Dans la même veine, il a été depuis longtemps montré que les individus étaient incapables de sonder ce qui a motivé ou a causé leur comportement, personne n'est doué pour l'introspection, ce qui fait que nous reconstruisons là aussi une histoire plausible à notre sujet, avec autant d'acuité que de se prononcer au hasard finalement ! ( https://psycnet.apa.org/record/1978-00295-001 )
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La haine comme facteur d'unité
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de L'ornithorynque dans Philosophie
Bonjour, il est vrai que d'avoir un " ennemi " commun a tendance à renforcer l'adhésion entre membres d'un même groupe, mais cela n'en est qu'une occurrence parmi d'autres. D'ailleurs chacun peut aussi constater à son échelle que d'avoir un adversaire/rival/non-ami en partage factuellement avec une autre personne, ne signifie pas ipso facto, que nous apprécions forcément cette personne-là, elle peut elle-aussi se ranger pour les mêmes ou d'autres raisons dans la même catégorie de " non-soi " ou de " non-nous " que la première ! Autrement dit, le " eux versus nous " peut se décliner en autant de sous-groupes que nécessaire et qui représentent " eux ", dans le cas précédent, 3 personnes se trouvent dans 3 groupes de 1 personne chacun, tous ennemis les uns des autres. John Stuart Mill a brillamment décrie le processus en jeu, dans les sentiments moraux, tout repose en premier lieu sur la sympathie. Cette accointance se fait naturellement, sans en passer par la raison ou même un raisonnement, c'est un processus spontané, qui repose en grande partie sur les ressemblances ( physiques, goûts/préférences, religieuses et/ou idéologiques ), et accessoirement sur les attirances, réciproquement " l'étrangèreté " est de manière innée quelque chose de révulsif car instinctivement apeurant, qui peut donc automatiquement et inconsciemment conduire à l'antipathie, tout comme cela peut aussi se produire par la réflexion ou de manière consciente, entre autres par la rationalisation ou la répétition ad nauseam, comme on pourrait le voir dans la propagande ou plus simplement dans l'habituation, en premier lieu culturelle - mais aussi éducative ou idiosyncratique ! Pour le dire autrement, ce qui permet de faire corps c'est avant tout cette sympathie naturelle première, après tout l'humain est éminemment une créature sociale, ce qui signifie que les autres comptent intrinsèquement pour chacun de nous, ils nous sont essentiels, et d'avoir un obstacle commun ou une adversité commune, ne fait essentiellement que resserrer ou renforcer ( ou simplement de les mettre en évidence, ou de les conscientiser ) la plupart du temps ces liens existants, non de les créer de toutes pièces, comme pour la bouc-émissairisation. Tout-à-l'inverse, il existe une exception quand la coopération active et réelle permet de parvenir à un but commun jugé important, alors même que les membres soumis à coopérer appartiennent à des groupes antagonistes ou habituellement en conflit/désaccord, ils apprennent dès lors à s'apprécier en dépassant leurs préjugés ou a priori ( par exemple, des hommes blancs et noirs, étatsuniens 70-80's, dans la même équipe de basketball/football pour représenter leur école dans une compétition ). " l'amour commun " pour quelque chose entre membres, risque fort d'être plus un effet secondaire/corolaire, de type désir mimétique, renforcé par l'allégeance ou la loyauté au groupe et l'envie d'appartenance, qu'un point de départ qui rassemble, grosso-modo: " j'aime les choses que les personnes que j'apprécie " ( e.g. il y a une filiation ou une corrélation forte entre le positionnement politique d'un enfant et celui des parents, par le passé, surtout celui du père ), que le partage de la même passion pour tel objet ou telle activité, d'autant plus qu'il n'y aurait pas d'interaction directe entre les individus concernés, cette appartenance peut être très superficielle comme avec la communauté des motards par exemple, ou pirement des " femmes enceintes " - comme groupe - qui ont en commun l'amour de l'enfant à naitre pour la majorité. La valence la plus grande va je pense d'abord, dans la majorité des cas, aux groupes formés par sympathie qui finissent pas se ressembler dans leurs préférences à terme, et une moindre valence pour les personnes rassemblées par une même cause initiale extérieure - sans affinités premières, les sentiments qui en résultent sont formés secondairement. -
Bonjour, je pourrais résumer succinctement la distinction fondamentale entre Science et Religion qui réside, pour bonne part, dans le fait que la première est Prédictive/descriptive quand la deuxième est Prescriptive, pour le dire le plus simplement et concisément possible ! Il en résulte que si un passage religieux tente d'expliquer ou prédire quelque chose, elle tombe ipso facto dans le giron de la Science, et donc elle prend le risque de la réfutation factuelle, à l'inverse, la société s'appuie - en France - de plus sur les résultats scientifiques pour prendre des orientations ou des décisions, voire de suivre les préconisations des auteurs, comme dans l'Éducation par exemple. De même, si il y a vingt ou trente ans en arrière, on pensait que l'Éthique ou la Morale, tout comme les sentiments/émotions ne pouvaient pas être étudiés scientifiquement, ce n'est plus le cas aujourd'hui, en réalité, il existe de nos jours peu de choses ou de domaines où la Science n'aurait pas quelque chose à en dire, comme le sentiment religieux, la foi ou la croyance en particulier, soit sur un plan psychologique, soit sur celui neurologique, voire psychosocial ! Dit autrement, il n'y a rien d'hasardeux là-dedans, les gens pensent que cela repose sur un soit-disant libre-choix, mais il n'en est rien, et à ce titre, les expériences personnelles ( phénomène d'empreinte de type de ceux de K.Lorenz ou encore les fameux marqueurs somatiques de A. Damasio ) - et donc hautement subjectives - pèsent très lourd dans la balance de ( conditionnent, en réalité ) la croyance religieuse ou non... ( certains esprits - les plus nombreux - d'une certaine configuration/inclination seront plus prompts à croire que d'autres ! ) e.g.: https://humphrey.org.uk/leaps-of-faith https://michaelshermer.com/weird-things/
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Peut-on vraiment connaitre un individu ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de DEESSELOLIE dans Philosophie
Bonjour, disons que c'est un peu plus complexe que ça ! Déjà en tant qu'espèce animale, nous nous comportons qu'on le veuille ou non de manière assez semblable, du moins, dans nos besoins, envies et aspirations, quand bien même nous pouvons nous y prendre différemment en première instance, on vise sensiblement tous les mêmes objectifs ou résultats, sans oublier le mimétisme, le conformisme, l'obéissance, l'éducation, etc... Ensuite, plus on connait une personne très intimement, et ce, dans des contextes et des situations différentes/variées, plaisantes comme déplaisantes, plus on aura une vue cohérente et constante de cette personne, c'est pourquoi dans un vieux couple marié depuis plus de 50 ans, l'une des parties connait l'autre relativement par cœur et réciproquement. De plus, la plupart des sciences humaines s'attachent à déchiffrer l'humain, certes, en ce cas, cela reste un être humain moyen, cela ne s'applique pas en particulier pour telle ou telle personne singulière en tout point, que ce soit au niveau comportemental ou psychologique ou réflexif, au travers des mesures psychométriques par exemple, on peut malgré tout dégrossir sacrément ce que telle personne est pour les cas envisagés à travers ce type de tests et donc ce qui est semblable dans sa vie ordinaire, il a été à de multiple reprises montré qu'avec un QI plus élevé on réussissait mieux ses études et en général " sa vie " également, toutes choses étant égales par ailleurs, de même quelqu'un ayant le trait de l'imprudence aura la fâcheuse tendance à prendre des décisions hâtives, ou encore que les " croyants " en tout genre, avaient beaucoup de mal à accepter la notion de " hasard " dans les évènements, ils se raccrochent un peu trop à " il doit il y avoir une bonne raison à cela ", leur faisant prendre des vessies pour des lanternes la plupart du temps, comme on le voit aisément avec les complotistes, qui ne manquent pas de jugeotte tout au contraire, trop obnubilés par le fait de tenter de rendre compte d'une conspiration avec un tel acharnement, qu'ils finissent pas donner du sens à ce qui été purement contingent, etc... Enfin, aujourd'hui, grâce notamment aux data-sciences, on peut savoir ce qu'une personne ne révèle à personne d'autre qu'à elle-même et encore pas toujours de manière bien conscientisée ( comme par exemples une forme latente de racisme, d'homophobie ou d'islamophobie ), hormis à son moteur de Recherche Internet fétiche, e.g. Google Search, il suffi/t/rait d'espionner suffisamment tel ou tel individu par ses clics sur la Toile, pour savoir ses véritables préoccupations, ses vraies pensées, qu'il n'ose(rait) pas révéler à qui que soit dans le monde physique. -
Bonjour, disons que la plupart du temps c'est vrai, mais pas exclusivement, récemment par exemple, il a été montré que les actes altruistes produisaient du bienêtre, et ce, de manière bien plus durable qu'un acte égoïste, il n'est donc pas difficile d'imaginer vie le circuit de la récompense un renforcement de ce type de comportements, consciemment ou non. Néanmoins, en particulier, pour celle ou celui qui a été mère ou père, notre enfant, cet autre que soi, passe avant notre propre bien, confort ou satisfaction, on peut facilement souffrir plus qu'il ne souffre lui-même, ici il n'y pas de recherche d'accroitre sa propre force ou son pouvoir ou encore sa volonté de jouir de la vie, ou bien en des termes plus modernes " une plus grande homéostasie " si je puis dire, c'est-à-dire une sur-efficience fonctionnelle métabolique, physiologique ou en l'occurrence psychique, cela peut même se produire à son encontre, en l'affaiblissant, y compris jusqu'à la mort le cas échéant pour protéger sa progéniture...
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Bonjour, la créature humaine en particulier, mais elle n'est pas le seule, est à la fois un être de Nature et de Culture, ce deuxième volet prend en général une place prépondérante dans nos vies d'homo sapiens, d'ailleurs la plupart d'entre nous ne se rendent pas compte que nous sommes quasi exclusivement socialement déterminés, une fois passées les premières années de l'adolescence, au point d'aller même, parfois, à l'encontre de l'instinct de survie, l'un des plus fort qui soit, par exemple anciennement par l'usage de l'hara-kiri chez les japonais ou bien l'immolation de certains bouddhistes. Mêmes certains biais cognitifs sont appris ! Comme ceux des stéréotypes par exemples, inexistants avant 5-7 ans. Nos héritages historiques, individuels comme collectifs, pèsent de tout leur poids sur nos orientations et notre devenir, tout comme sur ce que nous sommes à l'instant T...
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Le " Parler pour ne rien dire " a t-il une utilité
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de MadameRosa dans Philosophie
Bonjour, je suis navré, même si bien évidemment cette expression " parler pour ne rien dire " n'est pas à prendre en un sens littéral et donc sous une dimension de logique formelle dans un usage quotidien, c'est que le fait est que " mal " ou " bien " ce n'est déjà pas rien, que ce soit en tant qu'adjectif ou nom: de mal parler ou parler du mal par exemples. De plus, en introduisant ces notions morales, on oriente ou réduit la portée de l'expression, à cette seule dimension, ce faisant, il se produit un glissement axiologique qui n'existait pas forcément auparavant, qui explique ensuite le recours à la " logique du pivot ", dont j'ai du mal à suivre " la logique " dans le lien fourni - surtout en B 3) et 4) [ Il suffit de remplacer x par 2 et y par 3 pour y voir une incohérence flagrante ], néanmoins, ce que je peux en dire pour le moment repose sur le fait que la Logique dite classique est bipartite ( vrai-faux ), alors qu'avec une Logique tripartite avec un élément Neutre ( vrai-neutre-faux ), cela change la donne et bien évidemment, cette dernière englobe la première, elle est plus générale, qui plus est, plus proche du monde réel moins dichotomique. Comme pour toute chose, tels que d'être curieux ou intelligent, cela peut fort bien devenir une critique sévère quand dans d'autres circonstances c'est loué, encouragé et/ou recherché. On peut même introduire une autre façon d'aborder la question de la forumeuse, que celle que j'ai adoptée auparavant, on peut par exemple se demander si le " rien " est partagé/perçu par les deux protagonistes en jeu, par un seul des deux, ou par un ou des observateurs extérieurs à l'échange. Par exemples, un collégien qui parlerait d'une leçon ou d'un exercice de math devant un professeur de Math-sup ou Math-spé, ce dernier pourrait juger qu'il parle pour ne rien dire, vu que ce qu'il dit est évident, trivial, archi-connu, ou bien un observateur expert d'un domaine d'écouter deux profanes s'épanchant sur le sujet, là aussi, il jugerait qu'ils parlent pour ne rien dire - de notable, pertinent ou de nouveau, ou dans la même veine un zététicien scrutant la conversation de deux superstitieux ou adeptes de la cartomancie, etc... D'où peut-être l'adage " le silence est d'or " !? Il est donc évident que l'on parle ici pour quelque chose: ne pas nuire, maintenir du lien, la paix, etc..., cela n'est donc encore une fois pas " rien ", étant donné l'objectif sous-jacent. C'est la suite même, inévitable, de la restriction de départ: " le parler bien pour ne rien dire de mal " ! Le contraire eut été plus qu'étonnant ! C'en est même tautologique... Plutôt que de développer une réponse formelle, rébarbative déjà pour moi, je vais me contenter de donner " un " exemple, qui illustre la Logique tripartite à élément Neutre, évoquée au-dessus, si je dis par exemple " je ne suis pas pauvre " ou " je ne suis pas malheureux ", il ne s'en suit pas nécessairement ( logique binaire ) que " je sois riche " ou que " je sois heureux ", tout bonnement parce qu'il existe un état intermédiaire plus ou moins large, disons d'une certaine épaisseur ou encore d'un ensemble non vide, où je peux être ni-riche-ni-pauvre, ni-heureux-ni-malheureux, puisque neutre ou indifférent ! Par extension il en va ainsi dans bien des domaines sociométriques ou biologiques, un intervalle dans lequel les gens sont considérés comme dans la normalité, si c'est une courbe gaussienne: + ou - 2 écart-types, il en va ainsi de l'Intelligence telle que mesurée par le QI, un QI entre 70 et 130 est considéré comme normal, en-deça comme une insuffisance/déficience au-delà comme une surefficience, d'où l'on voit que l'élément neutre/indifférent peut même recouvrir une majorité d'individus, dans le cas précédent 95% de la population tout de même. Dit autrement, la négation d'un terme négatif, ne donne pas forcément le terme opposé positif et réciproquement ! C.f.: supra ! ( avant-dernier paragraphe ) -
Le " Parler pour ne rien dire " a t-il une utilité
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de MadameRosa dans Philosophie
Bonjour @MadameRosa ( " Pour moi, la première utilité est de créer un lien entre celui qui émet et celui qui reçoit. " c.f.: la généralisation du langage phatique ) et Tout dépend, principalement, en réalité du contexte ou de la situation, par exemples soit dans la vie de tous les jours en dehors du travail et/ou de l'école, soit au contraire lors d'une épreuve orale de Math ou de Physique ! Dans une situation banale ou non formalisée, il a été montré, par exemple à côté d'une machine à café, que 80% du contenu des conversations était à vocation/finalité sociale. Il a aussi été montré que l'essentiel du message - retenu - ou de la communication pouvait être non-verbal et/ou non-sémantique, et c'est d'autant plus vrai que la personne avec qui on va converser on ne la connait pas, elle sera jugé au faciès quasiment instantanément et inconsciemment, le reste risque alors fortement de suivre cette première impression inintentionnelle, d'autant plus que l'on n'aura pas l'occasion d'approfondir davantage le propos ou la discussion, quelle qu'en soit la raison ou la cause. À l'inverse, quand deux ingénieurs discutent d'un projet précis, les idées et les concepts, les process en jeu seront prépondérants, il y aura alors peu de place au superflu ou à l'inessentiel, y compris des règles ou finalités sociales, et ce d'autant plus qu'il y aura empressement/urgence à trouver une solution le cas échéant et qu'ils se connaissent bien de surcroit. Bien sûr il y a toujours un minimum à respecter quand 2 personnes communiquent, et ces minima sont plus élevés en même temps que les protagonistes sont étrangers l'un à l'autre, des amis peuvent plus facilement se dire leurs quatre vérités que deux parfaits inconnus, sans en même temps déclencher une animosité peu ou prou pérenne et récalcitrante à toute mise au point future ( peut-être pas n'importe quand ni n'importe comment ceci-dit). Il existe donc tacitement ou implicitement, des priorités ou des valeurs " sacrées " à ne pas bafouer, en effet, la plupart des gens préfèreront préserver cahin-caha le lien social quitte à jouer la comédie, les hypocrites ou à mentir, sauf si il existe en amont déjà des conflits d'intérêts ou identitaires ( eux vs nous, i.e. le " dualisme psychologique " ) en l'occurrence, c'est pourquoi les autistes ont autant de mal à s'intégrer avec les " neurotypiques " et vice-versa, cette surcouche sociale leur étant très peu-naturelle voire incompréhensible, creusant un gouffre axiologique incompatible avec le-plus-grand-nombre, en particulier et conjointement un parrèsiaste a toutes les chances d'être mal perçu, mal vu et rejeté, voire discrédité/dévalué d'une manière ou d'une autre, parce qu'il est à rebours ou à rebrousse-poil de cet a priori social de bienséance/convenance culturellement sélectionnée - quelque peu arbitrairement... C'est-à-dire que la Vérité est placée en-dessous de considérations affinitaires/affectives/identitaires, dit autrement de la Sympathie ( c.f.: J.Stuart Mill, " Les sentiments moraux " ), quelle bizarrerie ! -
Bonjour Frédéric, de ce qu'il est dit ici, il n'est pas facile d'apporter une simple réponse, en effet il manque une foultitude d'informations, comme de savoir quel est, entre autres, l'objectif ou la finalité de cette entreprise philosophique ? Est-ce une fin en soi ou un moyen pour autre chose, en faire son métier ou comprendre le monde, etc... Toutefois, il y a aussi plusieurs niveaux/strates pour appréhender la Philosophie, celui qui s'apparente à une philosophie de vie ne réclame pas une érudition, une éducation ni même une grande culture générale, seulement une certaine sensibilité ou lucidité de la réalité du monde ou de sa propre existence, comme on peut le retrouver chez certains auteurs/écrivains non rompus à la Philosophie en elle-même, par exemple. En tous les cas, il faut pratiquer - quasi-quotidiennement, comme en toute chose, tels le sport ou les échecs, quand bien même le but recherché se limiterait à être une meilleure version de soi-même au fil du temps, sans viser nécessairement une reconnaissance extérieure, ni de pairs, ni d'un public, ni d'une institution diplômante, pas plus que de son entourage. Ce qui renvoie ipso facto à " qu'est-ce que l'on cherche à faire ou à en faire ". Bien évidemment, il existe des degrés plus exigeants quant à la rigueur ou les connaissances préalables, pour envisager un parcours de formation diplômant; sans le Bac, il n'est pas possible d'intégrer un enseignement universitaire/supérieur, ce qui obligerait dès lors à obtenir en premier lieu à une équivalence, soit en candidat libre soit via un enseignement à distance, et donc d'ingurgiter un cursus scolaire peu ou prou éloigné de la Philosophie elle-même. Il existe différents courants philosophiques, ce qui peut être déroutant également, d'autant plus, si on a du mal non seulement à comprendre de quoi il s'agit, mais aussi parce que cela s'éloigne trop de son propre " état d'esprit " ou " sa propre vision du monde ", on a toutes les chances d'être plus en phase ou à l'aise avec une doctrine plutôt qu'avec d'autres, ce qui peut être en soi perturbant et même démotivant. Néanmoins, dans un même filon philosophique, hormis le cas où cette philosophie coïncide avec un seul philosophe et encore on pourra toujours trouver des rapporteurs ou même des vulgarisateurs, il y a de fortes chances que l'on puisse malgré tout trouver un auteur plus accessible, digeste ou compréhensible que d'autres, ou encore historiquement/chronologiquement plus pertinent ( e.g. Épictète versus M. Aurèle ). D'un autre côté, il faut lire, et beaucoup pour prendre connaissance du foisonnement de la Philosophie, et les relations entre les différentes écoles ou styles, car bien souvent une " nouvelle école " tente d'une certaine manière de " dépasser " une ou plusieurs autres critiquées, du moins perçues comme critiquables. Les livres de philosophie sont des guides pour la pratique de la Philosophie, ils ne sont pas à proprement parler La Philosophie, tout comme des livres de cuisine ou sur le sport ne seraient pas cette activité-ci ou celle-là. D'un autre côté, on ne peut pas exclure que certains croient faire de la philosophie alors qu'ils ne pondent ou génèrent que du gloubi-boulga d'idées, quasiment sans queue-ni-tête factuellement, perdus dans des narrations/élaborations fictionnelles sauf à leurs propres yeux bien évidemment ! Un autre moyen, grandement perdu, pour pratiquer la Philosophie est l'échange dialogique ou la discussion directe, i.e. avant l'avènement de l'écriture ! Je ne donnerais qu'une seule référence textuelle, synthétique et introductive: Philosophes et PHILOSOPHIE, vol.1 et 2, édit. Nathan ( aspect couvertures: https://fr.shopping.rakuten.com/pictures/0199af10-18a9-7bb7-8c1c-81d570fe2895_L_NOPAD.jpg )
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Peut-on se réjouir de la mort de quelqu’un ?
deja-utilise a répondu à un(e) sujet de January dans Philosophie
Bonjour, La Schadenfreude ne se résume pas, bien évidemment, à la question de la mort de quelqu'un, l'exemple - via le lien - retenu étant assez extrême pour en rendre compte, toutefois, c'est aussi le titre du sujet. Cette notion n'est pas à confondre avec la haine ou la colère ou encore le sadisme, au contraire c'est une joie subtile se référant à un évènement de vie ordinaire qui arrive à quelqu'un, sans préavis, en particulier que l'on n'apprécie pas, néanmoins, ce n'est pas non plus quelque chose qui avait été souhaité au préalable, ni un désir qu'il arrive ce quelque chose à cette personne mal-aimée par nous, c'est un sentiment qui ne peut pas facilement s'expliquer ou pire à ne pas confondre avec d'autres émotions indépendantes, raison pour laquelle il a gardé son signifiant allemand ! À la base, c'est une émotion spontanée qui déboule à la découverte - imprévue - d'un fait négatif survenu, sans volonté de notre part en amont, à une personne que l'on n'apprécie pas ou à l'inverse qui ne nous apprécie pas. Si il arrive une déconvenue à cet individu, nous ressentons spontanément une petite joie intérieure, qu'on le veuille ou non, qu'on la reconnaisse ou non, qu'on y prête attention ou pas, car elle peut être très fugace et évanescente. Cette réaction automatique interne, n'est pas en soi malsaine ou bienfaisante, elle est, au même titre que l'on peut ressentir de la colère, du dégoût ou une envie de rire ou encore de la peur à tel moment, vis-à-vis de telle personne pour telle raison/cause, etc. Bien sûr, on peut se poser la question, si cette sensation perdure quelque peu ou se transforme en autre chose de plus tangible, et se demander, ce que l'on en fait par la suite, quelles actions vont-être entreprises ensuite éventuellement, d'où les différentes réponses des autres forumeurs et même de ce qui écrit dans le mini-article du lien proposé. Au même titre que l'on peut se poser la question, une fois ressenti de la colère, ce qui est advenu de celui ou celle qui l'a ressentie, ce qu'iel a fait à la suite, action qui peut être suivant le contexte et la situation, perçue comme bonne ou mauvaise, et selon le point de vue du jugeur et le cadre qu'il a adopté pour juger, religieux, politique, idéologique ou éthique/moraliste, voire culturel, dogmatique ou selon des traditions/mœurs locales ou globales, ceci est valable quel que soit l'affect nous ayant touché ou bouleversé, y compris donc la Schadenfreude. Je précise également qu'il existe son pendant inverse, mais qui à ma connaissance ne porte pas non plus de nom, ni dans notre langue, ni dans celle allemande, je l'appelle à défaut, l'anti-schadenfreude, c'est-à-dire qu'à l'opposé, nous ressentons une gêne, un désagrément, un malaise ou pire, quand on apprend soudainement que telle personne mal-aimée, voire quelque peu détestée/méprisée, lui arrive quelque chose de bien/bon, cela nous fait un peu mal cette fois-ci ! Une petite tristesse ou une petite douleur se fait jour, qui peut être tout aussi éphémère et de courte durée que l'autre, ou bien donner naissance à quelque chose d'autre de plus profond et durable, comme une envie de " rendre justice " car on ne trouve pas ça " juste ", puisqu'elle ne le mérite pas selon notre appréciation, construction mentale plus élaborée que la simple émotion antérieure, notre esprit fait quelque chose de cette émotion - l'anti-schadenfreude - il construit toutes sortes de pensées, et accessoirement agit en conséquence. C'est donc une sorte de cascade d'évènements dont il est question, comme dans sa version historique qu'est la Schadenfreude: l'émotion en elle-même, la réflexion à partir de cette émotion suivant les dispositions et inclinations de l'individu qui la ressent, puis les actions qui s'ensuivent.
