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Maroudiji

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À propos de Maroudiji

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    Forumeur alchimiste
  • Date de naissance 08/24/1955

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    Histoire des idées et de l'Inde ancienne, particulièrement celle décrite par Vyasa, notamment le Mahabharata.

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  1. Tu parles de qui, des gurus, des sectes, de leur membres, de qui? En quoi la posture verticale serait-elle une fuite? Une fuite de quoi?
  2. Tu n'as jamais été vérifier par toi-même ? Plus important sont les membres. Comme on juge un arbre à ses fruits. En rencontrant et en discutant avec eux, j'ai appris plein de choses sur leur façon de vivre. Ce qui me permet de critiquer la notion de secte avec quelques arguments éclairés. Tu veux dire qu'un guru ou un neu neu conférencier sont pas mieux que des dictateurs ou des mafieux ? Sérieux !?
  3. Maroudiji

    Le sens du timing

    Excuse-moi, je n'ai pas lu le reste de la discussion en entier. Il y a deux réponses. Celle qui vient en premier c'est que ça sonne comme un slogan publicitaire pour consommateurs avertis. Pour ce qui est de la seconde, cela va de soi mais, telles quelles, les phrases ne permettent pas de généraliser. Cela dépend du contenu, de ce que l'on veut dire. Sinon c'est un conseil plutôt banal. On l'apprend aux enfants. On ne parle pas tous à la fois. Attends qu'il a fini de parler, etc. Exact, cela ne peut pas être une vérité si tu penses qu'elle n'existe pas.
  4. Tu connais les Raëliens ? Je suis allé à une conférence qu'il a donné. Rien d'impressionnant et je l'ai fait savoir à quelques adeptes après la conférence qui tentaient de nous convaincre, ma femme et moi. Same pour l'Eglise de scientologie. Tu les connais?
  5. En français, le mot évoque uniquement les défauts de ce genre de regroupement. Ce n'est pas le cas pour les Anglais ou pour d'autres nations chez qui il décrit simplement une communauté de gens radicaux.
  6. Suis-je le seul à connaître Jean-Claude Guillebaud? Quelqu'un a-t-il déjà lu ce livre, "La force de la conviction" ? Un intervenant a écrit: Il présente cela comme s'il connaissait la définition d'une secte, mais il ne prend pas la peine de nous la donner. Avec Fraction nous apprenons bizarrement qu'il n'y a rien de plus normal que la formation sectaire mais il n'explique pas non plus l'intolérance généralisée à son endroit, comme si les adhérents d'une secte étaient fondamentalement un hors-la-loi. Fraction à l'air de connaître le mécanisme des sectes. Du moins, c'est l'impression qu'il laisse. Il brosse ici une caricature de la secte si facilement disponible chez les détracteurs que j'ai un doute quant à sa perspicacité à juger du phénomène avec partialité. Car les sectes ne sont pas toutes pareilles, ni les gurus d'ailleurs. Il y en a certainement des mauvaises et des criminelles, mais pourquoi le seraient-elles toutes? Je n'ai pas vérifié, je n'ai pas de statistiques, mais je suis persuadé, après avoir visité différents groupes identifiés généralement comme des sectes, que ces dernières se distinguent de manière assez évidente dans la plupart des cas pour ne pas toutes les mettre dans le même sac. Voilà. Jugement et punition parce que soumis à un guru!
  7. Je relis un texte de Jean-Claude Guillebaud dans "La force de la conviction", ce qui m'a inspiré le titre. Ceux qui me lisent plus ou moins attentivement, savent que je suis un libéral et un communautariste, donc en faveur des sectes, des communautés, des traditions et des langues régionales. Ils ne s'en étonnent pas car ils savent mon côté original et rebrousse-poil; ils se sont déjà affrontés au bon sens intellectuel et pragmatique de mon jugement... Il est connu que les sectes sont souvent à la limite de la légalité institutionnelle et que la police doit y mettre son nez avec fermeté. Voilà qui est bien. Mais voilà aussi que cette prévention étatique s'empresse de jeter le bébé avec l'eau sale du bain et, du coup, d'en profiter pour permettre à la majorité populaire et au gouvernement d'assoir leur intolérance sur la liberté de conscience du citoyen. "Le phénomène, écrit Guillebaud, est maintenant assez convenablement cerné et la documentation ne fait plus défaut." Alors, faut-il en finir avec les sectes et formater le peuple à la pensée démocratique pour plus de sociabilité ?
  8. Mais s'agit-il de vanité que de parler de Dieu? Le mot Dieu n'est pas un nom personnel, pourquoi alors s'offusquerait-Il au point de faire trembler de peur celui qui parle de lui?
  9. Ce sont les Juifs eux-mêmes qui ont créé et cultivé ce sentiment de peur. Ils ont une peur bleue de leur propre D.ieu.* Et comme la religion juive s'est répandue à travers le monde entier, ce sentiment l'a accompagné et a été renforcé. De là la peur de l'étranger. * Ils ont tellement peur de Lui qu'ils n'osent pas écrire ce mot, ils usent donc de cette astuce.
  10. Du jeu et du mensonge pris au sérieux. "C'est seulement parce que le discours public exige un mélange de sérieux et de jeu qu'un vrai platonicien peut présenter l'enseignement sérieux, l'enseignement philosophique, sous une apparence historique, et donc non sérieuse." Léo Strauss, méditant sur la méthode d'Al Farabi, son maître à penser, qui, pour brouiller les pistes de la censure aux sévères représailles contre quiconque critiquait la Tradition et les textes religieux, méthode consistant à exprimer le sens profond de sa pensée à mots couverts, évitant ainsi les persécutions.
  11. Entre l'arbre et l'écorce selon la pensée juive, celle qui sait... "Si nous n'avons pas lutter avec l'Éternel, nous avons certainement lutté avec le Satan, le contradicteur, lui qui est le chef d'orchestre de cette dialectique irresponsable qui ignore le secret de la construction parce qu'elle ignore le secret de la destruction." --Gershom Scholem Ma question indirecte : N'y a-t-il pas de demi-mesure à cette croyance ésotérique et manichéenne? Ne peut-on pas lutter avec Dieu le dimanche* et avec le diable la semaine, pour le dire de manière caricaturale? Quoiqu'il en soit, nous avons là un philosophe qui sait en la personne de l'historien G. Scholem (1897-1982) ________________ * Ce n'est pas possible, Dieu se repose ce jour-là.
  12. Voilà une notoriété qui a compris grâce aux philosophes qu'il ne sait pas grand-chose et en a fait un art de conquête culturelle. Mais n'est-ce pas légitime de se demander pourquoi promouvoir et imposer ses idées au reste du monde si, dès le départ, nous cultivons la réalisation que nous ne savons pas, que nous ne savons rien?
  13. Avant et pendant la deuxième guerre mondiale, Simone Weil chercha une solution au pacifisme impuissant, qu'elle tenait du philosophe Alain, face à la barbarie nazie. La Bhagavad-gita l'aida beaucoup, elle ne pouvait mieux tomber que sur cette oeuvre littéraire spirituelle. Comment trouver plus appropriée pour elle, une dévote, que ce discours entre Krishna et Arjuna où la non-violence cède la place à la violence? Martin Mégevand* écrit à ce sujet: "les questions qu’elle [S. Weil] pose débordent le cadre de la réflexion philosophique générale sur l’époque, pour pénétrer le domaine subjectif de sa propre détermination à agir : ce qu’elle va aussi chercher dans la Bhagavad Gità, c’est une formulation renouvelée du problème de la manière d’agir de façon juste dans un contexte de violence injuste, dans l’espoir de trouver un appui, ou une confirmation, de ses positions antifascistes." * Simone Weil de l’Afrique à l’Inde : « eadem sed aliter ». ______________________ Et pour creuser le sujet rendez-vous sur mon blog: http://maroudiji.over-blog.fr/2014/10/simone-weil-et-le-nihilisme.html
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