Maroudiji

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  1. La Grèce, le berceau de la démocratie Peut-être, s’imaginent-ils, qu’à force d’y croire, cela finira par être vrai. Dans son chapitre* Populisme et conservatisme selon Chantal Delsol, Mathieu Bock-Côté, un jeune penseur Québécois très en vue, écrit à propos de cette philosophe française, Chantal Delsol, qu'elle a « mené son enquête de la Grèce antique jusqu’aux querelles entourant le populisme européen contemporain. Point de départ : la Grèce antique a inventé la démocratie, mais les philosophes se méfiaient du peuple. » (C'est toujours moi qui souligne. J'aurais pu également souligner la phrase qui suit tout de suite après -les philosophes se méfiaient du peuple.) Pourtant cette attitude de la part des élites intellectuelles aurait dû leur mettre la puce à l'oreille à tous les deux. « Chez les Grecs anciens, écrit cette grande dame philosophe, Chantal Delsol, la démocratie n’était pas fondée sur la dignité de la personne, qui n’existait pas encore, mais sur la dignité de l’homme libre, du citoyen. » En tout cas, elle a une singulière conception de la dignité ! Mais puisqu’elle est partagée par la majorité, cette singularité, elle devient la norme… D’ailleurs, Garalacass a bien défini cette particularité.** En fait, les gens en général n’y voient que du feu tant ils sont persuadés de la vérité de leur erreur. La démocratie, jusqu’à il n’y a pas si longtemps, a toujours été considérée comme une entrave à la bonne gouvernance. Et pour enfoncer le clou, je rajouterai que les citoyens ne connaissent pas du tout l’histoire de la démocratie. Sans parler qu’il est impossible de demander à une personne lambda d’être un connaisseur de tous les problèmes en jeu lors des élections. Le plus souvent, même ceux qui vont voter avec enthousiasme ne le font que par devoir, n’ayant pas grand intérêt pour les questions politiques ou en ont une idée superficielle pour la plupart d’entre elles. * Le livre en question : Le nouveau régime. Essais sur les enjeux démocratiques actuels. **
  2. Si qq rencontre ce troll, demandez-lui d'expliquer son intervention extrémiste, sinon colérique, car c'est la deuxième fois que je le lui demande. Mais peut-être n'a-t-il rien à redire, tout ce qu'il pouvait faire c'était d'exprimer son dégoût pour une pensée qui ne s'accorde pas avec ses croyances. On comprend à ces comportements d’intolérance et de mépris d'où sortent les nationalistes et les populistes qui font tant la manchette des journaux ces derniers temps.
  3. Je reviens sur cette proposition, car elle est problématique. Selon ma philosophie, l'âme habite tous les corps mais une philosophie matérialiste et athée ne peut pas se référer à l'âme, puisqu'elle n'existe pas à ses yeux, et avec raison. Et jusque-là nous en sommes au stade du tabula rasa, un questionnement sans "toutes ces bêtises", comme tu disais. À propos de l'âme, "que tout le monde fait" (et que nous ne voulons pas reproduire) : En outre, tu poses comme principe une énergie spirituelle mais c'est atteler les bœufs avant la charrue.
  4. On peut dire que oui. Il n'y a pas de limite à la philosophie, si on ne l'entend pas comme une discipline athée. Dans ses préliminaires oui.
  5. Rien ne peut se mouvoir sans la présence de Dieu. Il "englobe" tout les êtres et il reste à part. Oui, surtout pour les gens de peu de foi. Non. Du coup, je me demande ce que tu entends par "nature". Chez moi monde physique et nature c'est pareil. Je ne le connais pas en personne. Mais si moi je suis une personne, alors Dieu l'est aussi, et beaucoup plus. Je dis "il" à tout ce qui est vivant et intelligent. Parce que Dieu est par définition supérieur à sa création. L'évolution. Il va de soi.
  6. Nous étions partis de la définition du nihilisme et du monisme, que nous avons à peine effleurés. Je pense que ces deux concepts sont tout à fait appropriés pour comprendre ce que j'entends par spiritualité et Dieu. Je me base sur l'histoire des idées pour définir ces deux mots : spiritualité et Dieu . Tu proposes d'en discuter philosophiquement ? Soit. Par spiritualité, j'entends tout ce qui a trait à la plus haute connaissance que l'on a du sujet, c'est-à-dire la relation qu'entretient l'âme avec Dieu. Idem pour Dieu: Il est tout ce qui n'est pas moi, c'est à dire des millions et des milliards d'êtres dont le plus grand et le plus intelligent constitue l'Entité suprême.
  7. Essaye donc de nous expliquer pourquoi au lieu de faire du vent. Ça prend du temps. hein ?
  8. Puis, tout de suite après en parlant des mots. La question, alors, serait de savoir d’où tiens-tu cette compréhension de l'âme ? Dans quel contexte s'est-elle définie ainsi ? Et l'esprit, qu'est-ce que c'est ? Le corps est-il partie intégrante de l'esprit ? Les mots doivent désigner les mêmes objets que moi et celui à qui je m'adresse percevons. S'il y a possibilité de confusion, il faut alors préciser, comme je le fais là. Quand je me réfère à l'âme, j'ai un modèle, qui est le plus approprié à l'ensemble de mes croyances et de mes idées. C'est celui de la Bg. Et cette définition doit être universellement compréhensive, et non dogmatique. Cela n'implique pas que tu dois y adhérer mais qu'elle soit cohérente avec le reste du propos. Par contre, tu ne peux pas inventer ta propre conception de l'âme, même si tu es un philosophe de la stature de Spinoza.
  9. Qui a reçu le prix Nobel de philosophie cette année, ou l'année dernière ?
  10. Un peu d'histoire ne lui ferait pas de mal. Mais il préfère raconter des sornettes d'un autre âge. Je l'encadre, celle-là ! Les philosophes... quand ils font de l'histoire... On se dit que s'ils philosophent de la même manière, cela doit virtuellement ressembler à un pot-pourri d'idées abracadabrantes.
  11. Voilà qui est bien dit. Je seconde ! Ce sont de purs concepts de l'entendement. Ils ne sont que des Idées subjectives. Des produits de l'esprit humain. Comme d'autres inventent des dieux ou un Dieu, d'autres inventent des Idées. Voilà ce que l'on appelle en Occident de la philosophie. Tout comme il n'y a pas de démocratie en Inde, à l'image de celle des Grecs, il n'y a pas de philosophie de cette sorte en Inde.
  12. En plus d'être illogique, aliocha est anachronique, ainsi on noie mieux le poisson pour cacher son ignorance à couper au couteau : pendant la période en question ici, c'est-à-dire celle de Parménide, de longs siècles avant lui et de longs siècles après lui, l'Inde est reconnue notoirement pour être un des pays les plus riches du monde. Mais aliocha ne sait pas cela. Écoute, je te le dis gentiment, c'est trop gros pour toi, l'Inde. Parle de ce que tu connais, au moins il y a cela de gagné, tu sembles être un bon professeur, même si on peut te reprocher de mal philosopher, mais quand il s'agit de l'Inde et que tu essayes de jouer ton fier à bras avec moi, tu vas te casser les dents. Je t'écorche assez comme cela quand je te lis et que j'interviens, mais laisse l'Inde de côté, tu ne feras que te ridiculiser. Ce n'est vraiment pas ce que tu désires, n'est-ce pas ? Alors sois sage à ce propos. Dit gentiment, pour ton bien.
  13. C'est assez particulier que tu dises cela à quelqu'un comme moi, qui ne cesse de vous demander de regarder ailleurs que chez vos philosophes préférés, d'aller par-delà vos chers grecs, même si cela peut vous déstabiliser un peu. Mais non, on ne veut rien savoir ! Et celui qui passe son temps à radoter que l'Inde était une terre d’accueil pour toutes les religions du monde, et que je le souligne constamment, quand je disserte par exemple sur la démocratie, toi tu m'accuses d'être superficiel, doublé d'une fragilité identitaire. Et quoi encore ? L'autre me traitait de Taliban. C'est le monde l'envers. Mais non, ce n'est pas facile, il faut avoir des connaissances. Elles ne m'ont pas été transmises par le saint-esprit. J'ai beaucoup étudié, je suis allé là où très peu de gens se rendent. Toi, tu ne les as pas, ces connaissances, c'est clair, moi je les aies.* Pour moi, donc, c'est facile. Après on peut chipoter sur les détails, mais on revient toujours aux mêmes fins, soit le nihilisme, soit le monisme. * Toi et moi connaissons peut-être ce que dit Hegel sur le spinozisme mais toi tu ne connais même pas le panthéisme de la Bhagavad-gita. Mais tu ne vois pas la différence que cela peut produire dans une discussion comme celle-ci. Tu ne vois pas que je connais toutes tes références mais toi tu n'en connais aucune de celles qui me tiennent cœur, et non des moindres. C'est ce que j'appelle des mots creux (je souligne), sans substance. En rouge, pour te demander si tu peux expliquer la signification.
  14. Parce que les Védas et la littérature védique ne parlent pas de concept mais de vie, Dieu est plein de qualités et d'attributs, il a des milliers de noms pour le désigner, c'est une science. Tu remarqueras que ce n'est pas le mien. Comment peut-on inventer son Dieu ?!? Le médiocre philosophe pense qu'il peut créer Dieu ou le tuer.
  15. Je ne comprends pas... Cela fait des années que j'écris sur ces sujets en les étayant de sources reconnues et tu prétends que je sors ça de mon chapeau ? Quand je t'ai appris que la Krishna explique qu'il est le goût de l'eau, ce n'est pas mon opinion ?! Cela fait partie de tout un chapitre sur le panthéisme dans la Bg. Et pas n'importe quel panthéisme, comme chez Spinoza qui, étant juif, découvre que l'univers est suprêmement ordonné et intelligent, et qu'il peut l'appeler Dieu. Mais de cet Univers il n'en sait rien pratiquement de plus que les juifs avant lui connaissaient. Autant dire vraiment pas grand-chose. La tradition chrétienne n'était pas plus encline à la divinité de la matière. Ce qui fait que pour tout ce monde, la vie, dans l'univers, d'un arbre, celle d'un animal, d'une fraise ou d'un humain ne sont connectés que par hasard et ils ne savent rien de leurs rapports intimes. Le Dieu de Spinoza est un être conceptuel, une abstraction de la pensée, un être sans voix, sans désir, sans sentiment. Il n'existe pas comme Dieu existe chez les juifs, les musulmans ou les hindous. C'est un pur esprit subjectif du mental. Encore faut-il être intéressé par le contenu profond d'une tradition spirituelle. Ce qui fait que pour toi, comme tu ne connais pas cette tradition spirituelle que je promeus depuis des années ici et qui démontre que Dieu n'est pas le produit de notre imagination, quand j'affirme que celui de Spinoza n'est qu'un mot, tu penses que c'est une opinion. Quoi de plus logique ! Mais c'est une foi, d'un autre genre, mais une foi. La foi n'est pas unique, elle est diverse. Chez les croyants, on te l'a déjà dit, je crois, il existe différente fois.