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tison2feu

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  1. tison2feu

    Matériaux

    Par Zeus ! Ce que je tente d'exprimer, en parlant de "sublimation", c'est qu'il y a en l'homme une force agissante qui le pousse non pas seulement à vivre/survivre, mais à toujours mieux faire, comme en quête de perfectionnement perpétuel. D'où mon idée de traduire cette "Volonté" dont il a été question par un "vouloir croître dans un élan créateur" qui semble tellement ancré profondément en l'homme. Toi-même, dans le domaine de la poterie, n'as-tu pas cherché à perfectionner tes techniques et chacun de tes gestes, par tâtonnements successifs ? A créer du nouveau à partir de l'ancien ? Et cela peut se vérifier dans tous les domaines possibles et imaginables. Ce que j'exprime n'a rien d'une crise mystique !
  2. tison2feu

    Naissance du concept d’existence

    Si nous portons un regard contemporain, cette solution (courage et peur) serait envisageable. Tout acte courageux est accompagné en effet de sentiment de peur. Mais pour ma part, je préfère l'attitude qui consiste à cesser de juger et à ressentir comme les Anciens. Socrate est véritablement habité par une force intérieure (une voix divine) qui se manifeste chaque fois qu'il risque de mal résoudre un problème, de la même façon que le dieu du champ de bataille va parler au héros grec. Cette force, que nous autres qualifions de "courage", constitue un supplément énergétique au psychisme héroïque, dans la plus pure tradition grecque, et non une qualité personnelle de Socrate.
  3. tison2feu

    Elements de réflexions sur la question juive

    C'est clair !
  4. tison2feu

    Elements de réflexions sur la question juive

    Wiki peut être intéressant pour les liens qui renvoient à des articles et à de mutiples ouvrages. Ne pas répondre est votre problème, mais traduit assurément de grandes souffrances personnelles qui vous ont amené, depuis votre arrivée en ces lieux, à tenir parfois des propos outranciers (Je salue au passage le courage de Garalacass et Azad2B). Avez-vous lu ceci BIENVENUE SUR FORUM FR / FORUM DE DISCUSSION ? Discuter n'est pas monologuer.
  5. tison2feu

    Naissance du concept d’existence

    Effectivement, Saxopap, cela me semble préférable d'insister sur le fait que Socrate, à aucun moment, n'est traversé par un sentiment de peur. Ce procès est le prétexte pour Socrate d'affirmer, à plusieurs reprises dans l'Apologie, l'incohérence qu'il y aurait, de par sa vie de philosophe en exercice, à craindre la mort. Le commun des mortels s'obstine à craindre la mort et à penser que la mort est un mal, sans même s'être posé la question de savoir si la mort et un bien ou un mal. Or Socrate affirme à deux reprises qu'il a toutes les raisons de ne pas craindre la mort et de considérer, au contraire, qu'elle est un bien pour lui en raison du signe divin qui ne s'est pas manifesté, comme c'est le cas habituellement pour l'empêcher de faire quoi que ce soit.
  6. tison2feu

    Matériaux

    1/ Le fait que cela ne soit pas une question de devoir montre bien l'ampleur du problème de la surpopulation galopante (si l'on prend la notion de volonté d'accroissement au sens propre). Il est dans la nature de l'homme de croître et de se multiplier et tous les pays du monde (y compris la Chine qui a abandonné la politique de l'enfant unique) favorisent cet accroissement sans tenir compte des conséquences pouvant mettre en jeu l'avenir même de l'humanité à moyen terme. Il se pourrait bien que l'homme en vienne à se demander s'il doit, éthiquement parlant, continuer sur cette voie sans se préoccuper de l'avenir des générations à venir. 2/ De même que le sentiment accompagnant l'acte créateur n'est pas forcément jouissif, mais parfois aussi douloureux. 3/ Oui, la demande sexuelle me semble très variable d'un individu à l'autre. Je lisais dernièrement le travail de Freud sur la vie de Léonard de Vinci, le peintre étant soupçonné d'avoir dompté ses émotions - et refoulé tout désir sexuel - au profit du travail intellectuel. Conclure que les intellectuels, artistes, philosophes, scientifiques, etc., sont tous des refoulés sexuels me semble une vaste plaisanterie ! (Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci, par Freud http://www.pileface.com/sollers/pdf/Sigmund Freud2.pdf )
  7. tison2feu

    Elements de réflexions sur la question juive

    Tout à fait. Les Gitans ont connu la même tragédie en Espagne mais se différencient des Juifs sur la question religieuse. Ceci permettrait d'expliquer qu'à l'heure actuelle, en Espagne, vivent seulement 20 000 Juifs, mais un million de Gitans sédentarisés (le syncrétisme culturel ayant favorisé la naissance d'une musique gitano-andalouse phénoménale, à savoir le flamenco). Les dogmes religieux appliqués à la lettre rendent très difficile, voire impossible, toute forme d'intégration ou de syncrétisme culturel.
  8. tison2feu

    Elements de réflexions sur la question juive

    J'ai été également sidéré par cette présentation aussi abrupte et schématique qui, en outre, ne permet absolument pas de comprendre le pourquoi de cette persécution initiée du temps des Wisigoths. Une persécution ne surgit pas sans raisons et il incombe précisément à l'historien d'analyser les faits dans le détail. Je fais tourner mon moteur de recherche depuis plus de quatre heures... Dès le IVe siècle après J. C., les traditions culturelles entre païens, juifs et chrétiens divergeaient visiblement sur des questions religieuses pouvant sembler anodines, mais qu'il conviendrait de mettre en lumière, et qui obligèrent les uns ou les autres à avoir des comportement discriminatoires, notamment Juifs et Catholiques, ne facilitant pas la vie à en commun (problème liés à la nourriture, au mariage, etc.). Exemple de problème apparemment anodin : sur la question des rencontres commensales, les Israélites refusaient les plats des clercs non-juifs, et ne respectaient donc pas les règles élémentaires de l'hospitalité au Moyen Age, règles qui impliquaient en particulier que le rôle de l'hôte soit assumé en alternance, d'où la gravité que pouvait donc recouvrir le fait de refuser de partager de la nourriture. Cela aura pour conséquence l'interdiction, par décision du Concile d'Arles en France (314 après. J. C.) pour les clercs catholiques de manger avec des Israélites. En Espagne, premières mesures discriminatoires contre les Juifs dès le Concile d'Elvire, en Espagne, (305-306 ap. J. C.) qui proscrit les mariages avec des non-chrétiens et condamne l’étroite fréquentation des Israélites. Les femmes chrétiennes n’ont pas le droit d’épouser des Juifs, à moins qu’ils ne se soient convertis ; les Juifs n’ont pas le droit d’accueillir à leur table des chrétiens, qu’ils soient laïcs ou prêtres, ne peuvent pas avoir d’épouses chrétiennes, ni bénir les champs des Chrétiens. Cette expression "étroite fréquentation des Israélistes" semble attester que la bonne entente et mariages a bien eu lieu durant des siècles, notamment au niveau des couches populaires (D'après une étude génétique récente, 20% de sang juif coule dans les veines des Espagnols). La question se pose de savoir si, avant le concile d'Elvire, les Juifs de leur côté autorisaient les mariages avec des Chrétiens.
  9. tison2feu

    Matériaux

    Il conviendrait de définir ce que tu entends par "sublimer". De mon point de vue, c'est dépasser/surpasser les limites de mon corps-esprit dans un élan créateur (sub = dans un mouvement de bas en haut, et limes = limite, frontière). Cela ne se réduit en aucun cas, à mes yeux, à la sublimation freudienne qui est un processus de dérivation des pulsions sexuelles et agressives vers des buts et objets socialement valorisés ; cette explication freudienne peut se justifier dans certains cas, mais elle ne me satisfait pas du tout parce qu'elle ne tient pas compte de cette dimension d'inconnu et d'incommensurable vers quoi aspire l'homme au plus profond de lui même. C'est Socrate (encore lui !) qui disait que l'homme était la créature potentiellement "supérieure à soi-même". Ou encore Nietzsche : "Tu dois construire plus haut que toi-même. Mais il faut d'abord que tu sois construit toi-même, carré de la tête à la base. Tu ne dois pas seulement propager ta lignée plus loin, mais aussi plus haut ! Que le jardin du mariage te serve à cela... Tu dois créer un créateur". Je ne vois pas où est l'erreur (l'erreur serait de s'auto-détruire ou de construire plus bas que soi-même ; c'est l'image que semble donner l'humanité à l'heure actuelle, mais nous ne pouvons préjuger de l'issue finale).
  10. tison2feu

    Matériaux

    Avant d'aller plus avant dans ta lecture, je m'arrête sur ce mot "grandir", ayant à l'esprit l'interrogation de Blaquière au sujet de l'appréhension du mot "être" dans mon expression "accroissement de mon/notre être". Qu'est-ce qui peut grandir en moi ? Pourquoi et quand ai-je la sensation de grandir et de surpasser mes limites ? Cet être est mon corps-esprit qui "grandit" chaque fois qu'il intègre un savoir et acquiert de nouvelles possibilités d'agir en innovant, en créant. L'essence de mon corps-esprit, et partant de l'humanité, serait de tendre à s'accroître indéfiniment dans un élan créateur. Le moteur de cet Accroissement de mon être réside dans les émotions-sentiments qui surgissent de mon corps-esprit - l'émotion étant par définition moteur et mise en mouvement. Les ressources de mon être résident donc dans la connaissance et l'acceptation, en un mot l'intégration, de toutes mes émotions. "La dimension d'inconnu, incommensurable, est au fond du corps et de son activité, elle n'est pas quelque part au-dessus" (P. 77, Jean-François Billeter, Un paradigme, 2012 ------> L'un des plus bel essai philosophique, écrit dans une langue simple, qui m'ait été donné de lire ces dernières années).
  11. tison2feu

    Matériaux

    Cet accroissement de l'être transparaît chez le sportif, l'artiste, le philosophe, le scientifique, etc. Chacun cherche à sa façon à surpasser ses limites, à dépasser son maître. Pour employer un langage platonicien (hihi !), l'humanité aspirerait à dépasser son âme végétative ! Le dépressif est celui qui précisément se sent condamné à "végéter". Dans la foulée, il serait permis d'imaginer que même le végétal est parvenu, à sa façon, à surpasser ses limites en dépassant son âme minéral !
  12. tison2feu

    Matériaux

    Un déclic s'est opéré en moi en (re)méditant sur cette notion de "sublime" qu'il convient, de toute évidence, de relier au mot "Volonté" évoqué supra. Car le Vouloir-vivre, c'est davantage que persévérer dans son être. La Volonté m'apparaît être bien davantage l'action d'accroître mon être. C'est cela qui procure de la joie de vivre : j'accroîs mon être chaque fois que je surpasse les limites de mon être.
  13. tison2feu

    Matériaux

    J'en conviens n'ayant pas d'argument sérieux à t'objecter sur ces deux points !
  14. tison2feu

    Matériaux

    Loin de moi l’idée de débattre sur les fondements de l’impératif de H. Jonas parce que cela nous conduirait en effet à entrer dans des considérations métaphysiques complexes… et donc dans un « monde comme représentation » qui se situe aux antipodes de la réflexion menée par l’auteur du topic. En revanche, j’aime bien ton « il n’y a pas à justifier quoi que ce soit, mais à sentir et ressentir », qui peut permettre de rectifier le tir en partie ! Comme exemple de force surgie de l’intérieur de soi et pouvant agir sans passer par le champ conscient, Aliochaverkiev mentionne le courage, une force qui me pousse à agir et qui se révèle dans le combat. « Sans qu’il y ait à justifier quoi que ce soit », pour reprendre ton expression, Déjà, qui va dans le sens à donner à la perception de cette force surgie en soi. Il y a quelque chose qui veut en moi, et cette « chose », ce « Vouloir-vivre », m’est perceptible par mon sentiment du courage. Je détecte donc, par l’un de ses effets, le pouvoir de l’inconscient. Non pas l’inconscient freudien qui a l’inconvénient d’érotiser mais aussi, si je puis ajouter, d’appréhender négativement le champ de forces se révélant dans le combat. Je précise « négativement » puisque ce champ de forces n’est pas perçu pour ce qu’il est (forces pleines et abondantes) mais comme l’expression intellectualisée de ce qu’il n’est pas (un manque). Outre le courage, je peux également expérimenter d’autres sentiments tels que la hargne, l’irascibilité, la colère, la fierté, l’affirmation de soi, l’ambition, etc., bref, tout un champ de forces stimulantes que les Grecs nommaient le thymós. En résumé, et si je n’ai pas trahi la pensée d’Aliochaverkiev, ce champ de forces inconscientes va nous pousser à poser parfois des actes en contradiction avec les systèmes de valeurs individuelles ou communautaires. Ce champ de forces antagonistes pourrait bien être alors le moteur de l’évolution. Une thèse assez semblable a été amplement développée par le philosophe allemand Peter Sloterdijk dans l’un de ses derniers ouvrages Colère et Temps, où l’auteur, s’affranchissant des théorèmes réducteurs de la psychanalyse freudienne, s’est penché sur ce qui constitue selon lui le moteur principal de la civilisation occidentale : la colère. Je terminerai par un point que j’avais soulevé en tout début de topic. Il semble bien que Schopenhauer ait opté, quant à lui, pour une définition négative du Vouloir-vivre en affirmant : « Tout vouloir a pour principe un besoin, un manque, donc une douleur ».
  15. tison2feu

    Le Jardin Sauvage

    Oui, Blaquière ! Le Grec était également un fin observateur de la nature. Et sa langue nous le prouve au sujet de l'acanthe, mot formé sur ἄκανθα, « épine ». Vous avez dit "épine" ? En effet, dans la mythologie grecque, Acanthe est une nymphe ; désirée par le dieu du Soleil Apollon, qui tente de l'enlever, elle lui griffe le visage ; pour se venger, le dieu la métamorphose en une plante épineuse qui aime le soleil, et qui porte depuis son nom : l'acanthe. Ni une ni deux, je jette un coup d'oeil sur mon petit dictionnaire, le "Pichot Tresor", afin de découvrir ce que me racontera éventuellement la langue provençale (car toutes les langues racontent des choses fabuleuses !). Et je lis ACANTHE, sf. acanto, pato-d'ourse. Là aussi, on se rend compte que l'image de la patte d'ours évoque l'idée de griffe suggérée par les épines de l'acanthe !
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