Aller au contenu

tison2feu

Membre
  • Compteur de contenus

    2 778
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    1
  • Points

    4,346 [ Donate ]

tison2feu a gagné pour la dernière fois le 15 janvier 2020

tison2feu a eu le contenu le plus aimé !

1 abonné

Informations Personnelles

  • Sexe
    Homme

Visiteurs récents du profil

19 816 visualisations du profil

tison2feu's Achievements

Forumeur forcené

Forumeur forcené (8/14)

  • Commence des conversations
  • Dévoué Rare
  • Première semaine terminée
  • Un mois plus tard
  • Un an ici Rare

Badges récents

1,4 k

Réputation sur la communauté

  1. tison2feu

    Les grands monarques

    Et qui plus est aucune référence des sources... Pourtant le b.a.-ba dans tout travail de recherche, c'est de référencer ses sources (C'est du moins la première chose que l'on apprend avant de rédiger une Maîtrise en fac). En quelques clics, il est pourtant possible d'en savoir plus grâce aux travaux d'historiens spécialisés dans l'invasion et la présence arabo-berbère dans le Midi de la France, notamment Philippe Sénac. Dans un article ancien, "Présence musulmane en Languedoc. Réalités et vestiges", Ph. Sénac s'appuie sur des documents d'archives à la fois français et arabes. https://www.persee.fr/doc/cafan_0575-061x_1983_act_18_1_1317 Dans la Chronique de Moissac est mentionnée la prise de Narbonne, par le roi des Sarrasins Sema (c'est-à-dire Al-Samh), lequel "fait mettre à mort les hommes de cette cité et amène en Espagne les femmes et les enfants comme captifs". Le document latin Chronicon Moissiacense est disponible sur le site de la BnF Gallica: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k93429c/f312.item En parcourant un autre article plus récent consacré à "La présence arabo-musulmane en Languedoc et en Provence à l’époque médiévale", par Marc Terrisse, j'ai appris qu'à Marseille un four de technologie islamique datant du XIIe siècle a été découvert dans le quartier des potiers; il permettait de produire in situ des céramiques de style islamique. https://journals.openedition.org/hommesmigrations/2837#ftn8 Et puisque je me tourne vers toi, cher ami et maître potier Blaquière, connaissais-tu cet article (accompagné de deux photos), "Les fours de potiers médiévaux de Marseille", par l'archéologue Jacques Thiriot ? https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01624980/document
  2. Il est vrai qu'avec le présentateur François Busnel, de l'émission La Grande Librairie, c'était l'over-dose de littérature anglo-américaine. Attendons de voir avec l'excellent Augustin Trapenard qui le remplace désormais...
  3. Pour un aperçu plus complet du point de vue de W. Kubin, cf. cette entrevue archivée : https://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=http%3A%2F%2Fwww.booksmag.fr%2Fmagazine%2Fa%2Fwolfgang-kubin-le-romancier-chinois-type-est-un-inculte.html#federation=archive.wikiwix.com&tab=url On y relève quelques noms d'écrivains chinois pouvant être raisonnablement classés, à ses yeux, dans la catégorie des romanciers "sérieux". Pour ceux qui habitent Paris, il est toujours possible de se rendre à la librairie chinoise You Feng et de discuter des questions soulevées dans ce topic avec le libraire ou un conseiller. Je m'y étais rendu il y a fort longtemps, et très bien accueilli et conseillé (sur la poésie et la langue chinoises). Cette librairie est un royaume pour les amoureux de la culture chinoise; depuis, une seconde librairie chinoise a ouvert, toujours à Paris: https://www.you-feng.com/librairies.php
  4. Sur la question complexe de la sélection des oeuvres littéraires chinoises proposées au grand public francophone, on pourra lire avec intérêt cet article fouillé publié en 2015 dans la revue Parallèles: https://www.paralleles.unige.ch/files/5315/2839/0412/Paralleles_27-1_2015_henry.pdf Sites Internet consacrés à la littérature chinoise et à sa traduction. Sites en français: https://mychinesebooks.com/pourqoi-ne-pas-profiter-de-son-confinement-pour-lire-des-romans-chinois/?lang=fr http://www.chinese-shortstories.com Site en anglais: https://paper-republic.org/pubs/guide/
  5. "Grise, mon ami, est toute théorie, mais vert est l'arbre d'or de la vie." (Goethe, Faust)
  6. Je n'ai lu nulle part, à propos de cette étude, que "des asiatiques proviendraient des amérindiens" (sic). La question des délais me semble être une hypothèse bien plus fragile que celle étayée dans cette étude toute récente de chercheurs chinois. De toute façon, aucune discussion n'est envisageable si nous n'avons pas une connaissance détaillée de cette étude. Nous verrons bien, dans les mois et années à venir, si cette étude fait consensus dans la communauté scientifique.
  7. Eh bien, voilà de quoi bouleverser les connaissances génétiques qui se voudraient un peu trop définitives ! Les Amérindiens sont considérés comme originaires d'ancêtres sibériens parce que beaucoup d'études génétiques se sont concentrées, jusqu'à présent, sur les Sibériens ! Jennifer Raff, généticienne et anthropologue (Université du Kansas) a déclaré, "Ce génome chinois est un élément nouveau pour comprendre la façon dont les Homo sapiens sont arrivés aux Amériques. Beaucoup d’études génétiques s’étaient concentrées sur les Sibériens, une branche de l’ascendance des Amérindiens. Avec cette étude, on découvre l’autre branche de l’ascendance est-asiatique des Amérindiens. Il est vraiment important de comprendre cet apport génétique, car il représente la majorité de l’ascendance amérindienne." Source: https://www.hominides.com/un-fossile-de-maludong-en-chine-revele-des-mouvements-de-populations-vers-les-ameriques/
  8. Au sujet de l'origine des Amérindiens, une importante étude chinoise vient d'être publiée dans Current Biology: "A Late Pleistocene human genome from Southwest China" (14 juillet 2022). L'accès à cette étude est payant : https://www.cell.com/current-biology/fulltext/S0960-9822(22)00928-9 L'ADN d'un crâne fossile trouvé à Madulong (province de Yunnan), datant de - 14 000 ans, est très étroitement lié à celui de populations amérindiennes. Pour situer la province de Yunnan:
  9. tison2feu

    Portugais du Brésil

    En français aussi, nous pouvons nous passer du "nous" en utilisant le pronom "on" (du latin hom "homme" > om > on). En portugais brésilien, le pronom a gente équivaut d'ailleurs à un "on" ( "les gens" = "on" = "nous"). Même si l'usage du nós est en déclin au Brésil, il peut encore coexister avec a gente. En matière de normes grammaticales, ces liens pourraient vous être utiles : O paradigmo pronominal pp. 69-79: https://edisciplinas.usp.br/pluginfile.php/3357155/mod_resource/content/1/Livro-texto-Norma-Linguistica_UFSC.pdf Lopes, Celia Regina Dos S., Pronomes pessoais: https://laborhistorico.letras.ufrj.br/producao/pronomes-contexto.pdf Maria Elisete Almeida, La deixis en portugais et en français, p. 36: https://books.google.fr/books?id=fWxrIjiefO0C&pg=PA36&lpg=PA36&dq=emploi+de+nos+et+a+gente+en+portugais+brésilien&source=bl&ots=8Nb_1TsArI&sig=ACfU3U1DcDfPGRffDRouO_RPIK9TGMfAeA&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwj_nYDkxrH5AhXJ8IUKHf20CvUQ6AF6BAgtEAM#v=onepage&q=emploi de nos et a gente en portugais brésilien&f=false
  10. Intéressant. On peut noter en effet l'existence de prolongations vocaliques, qui sont une spécificité de la langue récitée du Coran (langue liturgique), notamment les prolongations de plus de deux temps (prolongations de 4, 5 ou 6 temps portant sur les voyelles A, OU, I en fonction du contexte) qui n'existent pas dans la langue arabe parlée normalement. Pour en savoir un peu plus, j'ai trouvé sur le Net une série de vidéos commentées dans un excellent français (https://www.youtube.com/watch?v=PJLG2NeA2YM, etc.) Le rôle primordial du "temps" m'a fait penser au solfège et au chant, et cela ne m'étonnerait pas que l'inventeur de l'ensemble des règles de récitation ait été fortement influencé par l'art du chant de son époque !
  11. Je vois dans ton intervention, comme bien souvent d'ailleurs, le refus catégorique d'adopter un point de vue ouvert et objectif reposant sur des données non pas idéologiques, mais purement linguistiques - c'est-à-dire sur ce que "dit" ta langue, et d'autres langues-soeurs parfois plus anciennes, en réalisant un "corpus" de mots le plus étendu possible. Invoquer une soi-disant intention, de la part de l'auteur du document que j'ai proposé de lire, de "vouloir tout occidentaliser"(sic) relève d'un jugement hâtif. L'auteur précise en effet que l'univers sémantique hamito-sémitique en question ressemble à celui de l'univers sémantique indo-européen, mais l'on pourrait aisément élargir ce type de comparaison à d'autres univers sémantiques non indo-européens ; je pourrais t'en donner témoignage, puisque précisément je m'intéresse à titre personnel à l'étude de ces champs sémantiques dans toutes les grandes familles de langues du monde. J'y rencontre très souvent les associations d'idées tels que "sain et sauf", "bonne santé", "plein, entier, complet, accompli", "apaisé, paix, rassasié, satisfait", etc. L'homme en bonne santé est celui qui a toutes ses facultés, à la différence du malade qui est soumis à divers maux ou vices. Voilà pourquoi je pense que le musulman devait être considéré, à l'origine, comme un homme sain ayant acquis la plénitude de ses moyens, donc apaisé et spirituellement libre. A vrai dire, sur cette question de l'origine du mot islam, nous sommes confrontés à un double problème: celui du sens premier du mot, puis le problème de sa traduction en français. Or, si le linguiste en question se réfère à l'univers sémantique latin, voire indo-européen, c'est parce que le mot "salut" fait sens dans le mode de penser français, imprégné de culture judéo-chrétienne. Cela ne peut que faciliter l'inter-compréhension entre croyant musulman et croyant judéo-chrétien. Mais ce serait lui faire un faux-procès que de l'accuser de vouloir tout occidentaliser. Dois-je préciser en outre que si je suis intervenu, c'est avec l'intention sincère d'investiguer et de restituer les nuances authentiques de ce terme islam, en apportant le maximum de données et d'arguments linguistiques soumis à discussion.
  12. Cette traduction par le français "soumission" a l'inconvénient de frôler le contre-sens et ne traduit en rien les sens premiers de ce terme. Le mot "soumission" est connoté très péjorativement en français, faisant penser aussitôt à "asservissement", "serf", "esclave". Or, si l'on explore le champ sémantique du terme islam, à partir des sources akkadienne, amharique, arabe, araméenne (syriaque), guèze, hébraïque, nabatéenne, ougaritique, punique, sudarabique, on constate que cette notion de "soumission" ne prévaut nulle part (Cf. ci-dessous l'article fouillé du linguiste R. Laffitte). Ce linguiste propose de traduire plus justement islam par "salut", issu du latin salus (et salvus) et dont l'univers sémantique se rapproche de la racine sémitique Š/SLM. Source: Roland Laffitte, "À propos du terme إسلام islām - Recherche sur les sens liés à la racine Š/SLM dans les langues sémitiques": http://selefa.asso.fr/files_pdf/AcLettre_02_D3_ISLAM.pdf
  13. Bonjour, Effectivement, il est grammaticalement incorrect de dire ou écrire *quelque chose d'écoeurante. Cette locution quelque chose a une valeur de neutre bien qu’elle soit formée à partir du nom féminin chose. Le neutre, en français, prend les formes du genre non marqué, c’est-à-dire du masculin. Les adjectifs qui se rapportent à cette locution sont donc au masculin et l’on dit quelque chose d'écoeurant, quelque chose de beau, quelque chose de faux, etc. Source : Site de l'Académie française https://www.academie-francaise.fr/quelque-chose-de-speciale
  14. Lettre que les Ukrainiens ne manqueront pas d'adresser à Poutine avec timbre circonstancié (en vente depuis le 15 avril) :
×