Aller au contenu

Ambre Agorn

Membre
  • Compteur de contenus

    2 188
  • Inscription

  • Dernière visite

6 abonnés

À propos de Ambre Agorn

  • Date de naissance 19/11/1989

Visiteurs récents du profil

17 840 visualisations du profil

Ambre Agorn's Achievements

Mentor

Mentor (12/14)

  • Dévoué Rare
  • Un an ici Rare
  • Première semaine terminée
  • Un mois plus tard
  • Premier post

Badges récents

877

Réputation sur la communauté

  1. Ambre Agorn

    Qu'est-ce que l'âme ?

    Et pourtant il y a un domaine dans lequel des personnes agissent dans ce sens. Ce ne sont peut-être pas des intellectuels, mais ce sont des acteurs tout dévoués et indispensable à notre époque: les intervenants de la psychologie, qu'il soit psychiatre, pédopsychiatre, aidant, psychomotricien, etc. Ces personnes ont tout à fait compris ce que tu viens de décrire sur le langage comme histoire. La thérapie, c'est aider les malades du cerveau à reconstruire leur légende, à renouer avec une réalité qui ne discontinue pas et qui les enveloppe comme elle enveloppe les bien-portants. Philippe Lançon disait à peu près ceci (de mémoire, et je ne retiens que ce qui me concerne et de la façon qui me concerne, alors ce n'est pas forcément ses propres mots): quand on a vécu quelque chose de terrible, on ne peut pas se permettre de dire des choses approximatives, la précision est un minimum de respect pour écrire, raconter.
  2. Ho! Merci, c'est sympa de donner de tes nouvelles car je scrutais le forum à la recherche de tes interventions, sans succès. De même, je suis beaucoup moins sur le forum, et je jardine aussi! Bises
  3. Ambre Agorn

    Ce que j'ai fait

    Tu nous fait une petite crise d'adolescence?
  4. Ambre Agorn

    Le paradoxe de Newcomb

    Oui, mais cela est une analyse dans ta propre temporalité. Dans celle du devin, ta dernière décision est normalement celle qui aura été prévue. Pour un mentaliste, je dirai que s'il peut voir le candidat avant de faire son choix, alors j'aurai une assez grande confiance en lui. Mais un devin, sans avoir de contact avec le candidat, je suis curieuse de voir! S'il n'est pas devin mais fin psychologue, alors il y a le raisonnement, mais, comme tu le dis, il n'y a pas qu'une "bonne" réponse, et de très bons raisonnements peuvent mener aux deux choix!
  5. Ambre Agorn

    Le paradoxe de Newcomb

    Exactement! Je me suis d'abord dit que pour être sûr de partir avec au moins quelque chose, il faut prendre les deux boîtes. Mais en fait, l'enjeu est vachement attractif et pimenté si on ne choisit qu'une boîte. En plus on est assuré, si le devin est tel qu'il est décrit, d'avoir le million vue qu'il aura mis le million dans la bonne boîte étant donné que c'est celle que je choisirai et que je choisis. Si jamais il était charlatan et qu'il ne pouvait pas deviner ce que je choisirai, alors je parierai sur son intérêt à lui. Parce que s'il a un million à jouer pour sa réputation, soit elle est déjà faite, soit il doit la prouver. Alors il a tout intérêt à placer le million et que je choisisse cette boîte!
  6. Ambre Agorn

    Le paradoxe de Newcomb

    Je prends la première boîte! Et toi, Ashaku, tu prends laquelle?
  7. Ambre Agorn

    Vérité et Parole

    Pure spéculation de ma part.... La parole telle qu’elle est pratiquée par l’humain me semble être sa meilleure défense, son meilleur atout naturel. C’est à dire que l’humain n’a pas de griffes, pas de cornes, pas de crocs redoutables, n’a pas de toison, ne court pas vite, en un mot il est un faible dans la nature, une proie plutôt qu’un prédateur. Et pour survivre il a développé cette capacité: il parle. C’est à dire qu’il émet des ondes sonores. Chaque animal émet des sons, mais l’humain peut émettre des sons qui paramètrent son propre cerveau. La parole forme son cerveau, et son cerveau forme la parole. Son cerveau a cette plasticité qui lui permet d’« ordonner » un monde. C’est à dire qu’il est capable, avec la parole, d’influencer le monde. De plus cette parole lui permet d’avoir une lecture personnelle du monde aussi bien qu’une lecture sociale de ce même monde. La parole appelle la synchronisation neuronale. Se synchroniser de façon neuronale revient à apaiser des tensions sociales, consolide des liens interpersonnels, décuple l’énergie anthropique, etc. Le mensonge est une constituante de la parole, c’est à dire qu’il fait partie de cette capacité à moduler le monde. Mais bien entendu, trivialement, il n’est acceptable que s’il est utilisé pour tromper l’ennemi, ou l’animal dont dépend la survie. Il est inacceptable au sein du groupe social.
  8. Qu'appelez-vous mort existentielle? Je la suppose différente de la mort physique, mais pouvez-vous m'en dire plus?
  9. Ambre Agorn

    Vérité et Parole

    Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi. Ou alors je mettrais juste une ou deux nuances. Je m'explique. Lorsque j'étais petite, j'ai été initiée à la religion catholique. Le catéchisme nous apprenait ceci: le mensonge, qui l'inverse de la vérité, est une action, une parole ou même une omission que l'on sait être fausse et qui a pour but de tromper l'autre. Il y a donc deux ingrédients: c'est conscient et c'est dans le but de tromper l'autre. Il y a quelque chose de sous-jacent: il sous-entend forcément une relation. Là où çà se complique c'est par rapport à "Dieu". C'est à dire que la relation que j'étais poussée, que nous étions tous poussés, à avoir était une relation réduite à une discussion interne de soi à soi - c'est vrai: parler à un dieu qui n'est pas incarné revient à parler seul ou à discuter avec différentes parties de soi-même. C'est dans cette relation de soi à soi que je pense que la notion de vérité se complexifie. Tu vois où je veux en venir? Imagine! C'est le même corps qui sert de réceptacle à la représentation de ce dieu avec lequel on construit une relation intellectuelle, qui entretient mentalement au moins deux protagonistes dans cette relation, et qui est son seul référent car tout ce qui n'est pas accepté par autrui - réel celui-ci - peut lui être caché et rester intellectuel. Dans la relation à autrui, il me semble que vérité et mensonge sont assez faciles à cerner. Mais c'est dans ce qui se passe de soi à soi qu'il est plus difficile de faire des généralités, que la vérité et le mensonge ont des limites plus que flou et que la recherche de vérité ne prend jamais fin.
  10. J’aimerais savoir s’il y a des études en psychologie ou en sociologie qui abordent le sujet des effets de la technologie sur le développement psychique de l’enfant. Qui aborderaient le développement des diverses aires cérébrales – aire de la récompense, de l’estime de soi, de la gratification différée, de la résistance à la tentation, etc. – par rapport à l’âge et l’influence des technologies sur le développement de ces aires. Et, vu que ceci est un forum, pouvez-vous me dire si vous avez remarqué certaines choses à ce niveau ? Avez-vous fait des observations plus ou moins répétées de l’influence des technologies – entendez par là les réseaux sociaux, les jeux vidéo, la pornographie, internet, la télévision, la publicité, etc. – sur vos chères têtes blondes ou celles que vous côtoyez ou avez en charge ? PS: J'ai hésité car j'avais peur que ça fasse doublon avec le sujet connexe qui parle de la dé-numérisation à l'école. S'il y a un soucis, n'hésitez pas, les modérateurs, à m'en faire part ou à changer ce que de droit. Merci
  11. Ho! Oui, je peux essayer! Saviez-vous que les muscles utilisés lorsqu'on rit sont exactement les mêmes utilisés lorsqu'on pleure? Dans la même veine, j'observe les mêmes types de comportements quand il s'agit de haine ou d'amour: l'excitation, l'obsession, le rythme cardiaques irrégulier, les modulations de l'appétit, l'influence sur le sommeil, etc. Je me disais donc qu'on pourrait observer - et c'est plus dans l'air du temps - que l'amour est fédérateur. Mais on pourrait tout aussi bien observer la haine comme moyen ou moteur fédérateur. Je dirais que les deux sont vrais. Je ne serais pas assez téméraire pour affirmer que l'un ou l'autre - ou les deux - soit exclusif. Alors si cet auteur s'interroge sur le mécanisme de la haine comme ingrédient permettant la fédération, je me dis que c'est une stratégie percutante pour attirer l'attention du lecteur, dans un monde où l'amouuuuuur est à toutes les sauces et ne signifie parfois pas grand chose!
  12. Ce n'est plus du rêve. C'est la réalité. Une réalité qui se construit lentement et obstinément. Tel un tissu qui prend couleur et forme sous les doigts du tisserand. Les relations se tissent dans la tension. Mais parfois il suffit de tendre un peu trop le fil. Le tissu du monde se défait là où les liens se rompent. Les crises et conflits sont des déchirures que tout me monde voit, que les protagonistes vivent dans leur chair, et que les plus éloignés contemplent impuissants. Les grands moyens sont nécessaires, et il y a mobilisation. Mais les brisures les plus profondes sont discrètes. Le fil qui lâche ne crée pas une déchirure, ne se soupçonne pas. Mais le tissu a perdu son intégrité, dans l'ignorance, le silence. Les brisures naissent dans l'intimité. Un silence un peu trop prolongé, un mot mal calibré, une réponse qui n'arrive pas, un rendez-vous manqué, un report, une usure... La fin d'une histoire se dessine lorsque la relation devient rumination intellectuelle, le dialogue se passant de protagoniste réel. La perspective est perdue. La réalité se travestit. Briser des liens n'est pas signe de sagesse. Créer des liens n'est pas un élan sentimental. C'est un acte de résistance ordinaire et quotidien. C'est un investissement personnel continuellement renouvelé et acté. Il s'interroge, se visite, se modifie, évolue, se corrige, se caresse. C'est le tisserand penché sur son métier pour n'en manquer aucun détail. Rester en relation hors pression, hors peur, hors utilité immédiate, demande courage et patience. Un tissage prend forme fil à fil, de nuit et de jour, depuis le montage de la chaîne jusqu'au moindre millimètre de sa trame. C'est seulement à ce prix que le lien persiste. Il résiste à la pression, à l'usure, au temps, à la violence. Ce n'est pas miraculeux. Ce n'est pas magique. Les liens ne guérissent pas tout. Mais c'est l'assurance que le monde reste habitable. Les liens conservent à l'humain son humanité.
  13. La haine est un mécanisme que nous nommons "haine" lorsqu'il se contextifie particulièrement. Je pense que le même mécanisme est nommé "amour" quand le contexte lui convient. Si haine et amour sont les manifestations d'un seul mécanisme, alors dire que la haine est un facteur d'union est un choix. Le choix d'interpeller, de déplacer le discours habituel de l'amour qui fait tout, mais dont le champ lexical n'éveille plus grand chose d'autre qu'une superficialité regrettable.
  14. J'ai fait un rêve. L'hiver était blanc et froid. Un soleil cotonneux lové au creux de la brume matinale laissait imaginer des couleurs pastels au ciel. Le flou de l'horizon rassemblait une ligne d'arbres soulignant le paysage comme un trait de khôl. Comme une pupille éteinte, l'étang avait un éclat glacé. Devant mes pieds, et à perte de vue, des lignes de passage, des traces en tout genre, des piétinements, des cratères de neige teintés de terre noire, des plantes dévastées aux racines exposées aux éléments, des cadavres effrayants, des lambeaux de tissus et de plastique. Je ne pouvais te voir, mais je te savais à l'orée de la ligne d'arbre, sur l'autre rive, sans doute à contempler cette étendue désolée, détruite, déchirée. J'ai posé un pied dans la trace d'un pas, et j'ai suivi la ligne de ces traces, une ligne de vie, un chemin qui croise et s'efface sous d'autres, reparaît et disparaît à nouveau. Derrière moi, les traces avaient disparues, le chemin s'était envolé. A chacun de mes pas, j'effaçais les meurtrissures, je pouvais lisser de mes paumes les cratères, redresser les plantes, un souffle sur les cadavres leur redonnait couleur et vie et ils s'enfuyaient dans la brume. Tout redevenait blanc, immaculé et sans traces. Mais l'immensité de la tâche me pesait, car plus j'avançais, plus ma progression était lente et laborieuse, mon corps se tordait sous un poids oppressant, mon esprit subissait les assauts de la solitude. Je t'en prie mon ami, rejoint-moi, le monde est déchiré, il a besoin de mains qui guérissent, il a besoin de nouvelles traces. Je nous ai rêvé côte à côte dans cette même tâche. Pas main dans la main comme des amants, mais les mains au travail comme deux compagnons, les idées claires de ceux qui ont confiance en la vie parce qu'ils juste ensemble et unis. Tu as les outils toi aussi, tu peux nouer les brisures et tisser des liens qui réparent, je le sais: c'est un impérieux appel intime, nous avons pu en parler car les appels sont similaires. Je te sais de l'autre côté, je ne sais pas où, je ne sais pas comment, mais je te rejoindrai, je te rejoins. Si tu as besoin de moi tu me trouveras, tu as cette place disponible dans le creux de mon être. Je te porte dans mon coeur sans mauvaise pensée.
  15. Ambre Agorn

    Ce que j'ai fait

    Et pourquoi le principe de la silice dans la pâte, comme pour la pâte égyptienne, n'est pas plus utilisée? A moins que ce soit mes oreilles trop sélectives, autant la fabrication de l'émail, et du biscuit, j'avais déjà entendu parler, autant une seule cuisson pour avoir le résultat émaillé, je n'avais jamais ouïe dire
×