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Ambre Agorn

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À propos de Ambre Agorn

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    Forumeur alchimiste
  • Date de naissance 19/11/1989

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  1. Ambre Agorn

    Mots d'enfants

    Puis, vient l'heure des souvenirs. Les souvenirs! Ces tranches de passé qui font irruption sans crier gare. Ces petites étincelles qu'on chasse quand il faut travailler dur, quand on est en sage compagnie, ou quand on croit que c'est une marque de faiblesse. Il m'arrive trop souvent de devoir les chasser moi aussi. Le rappel à l'ordre des enfants qui s'amusent, crient et insistent pour conserver mon entière attention; la dure nécessité de l'organisation domestique qui exige pour un effacement des désirs enfouis de liberté; une organisation sociale qui interfère, attire et enchaî
  2. Bonsoir @Nuance Vos résumés me semblent correspondre aux définitions que j'ai proposé. Peut-être soulignerai-je juste qu'il manque la notion de convaincre dans la définition de la conviction, les deux mots étant construits avec les mêmes bases étymologiques. Pour que les choses soient plus claires, j'ai proposé des définitions qui se basaient sur l'utilisation plus ou moins courante et, en général, par rapport à leur étymologie; j'en ai proposé d'autres ailleurs, notamment pour le savoir et la connaissance. Cela dit, ces définitions n'ont rien de dogmatiques. Ce sont des définitions
  3. Bonjour Je crois que généralement, j'aime aussi donner et recevoir. Cependant je comprends aussi certaines personnes qui ne peuvent dire merci. Je dis comprendre dans le sens où je peux agir comme eux en sachant exactement pourquoi je le fais. Je peux prendre plaisir à dire merci comme je peux m'empêcher de le dire, et cela en étant tout à fait claire sur mes raisons. Cependant, il est plus courant de dire merci, et donc, ne pas le dire sous-entend soit une confrontation soit plus simplement une incompréhension, voire une fermeture. Mes réticences viendraient dont plus probablement de mon
  4. Croyance Une croyance est une conviction personnelle, individuelle. C'est une tendance humaine que d'avoir recours aux croyances. La croyance se forme à partir d'expériences ou d'incidents de la vie réelle qui permettent de donner de la force à des circonstances indépendantes de leur volonté. La croyance se transmet par la confiance, par l'autorité (éducation). Une croyance n'est pas formée de façon objective, elle ne se justifie pas rationnellement ou logiquement, elle n'est donc pas réfutable et ne se prête pas au débat, elle ne sert que le monologue. Opinion Une opinion est u
  5. Bonjour @Blaquière Je ne sais pas pourquoi il y en a pour qui le merci est impossible ou synonyme de bouche écorchée! Je peux, bien sûr, partir en conjecture et me faciliter la tâche en les classant comme toi dans une classe sociale qui a tendance à croire qu'ils sont un peu supérieurs aux autres et que les formules de politesses sont pour les péquenots et par pour les gens bien (il faut bien se départager quelque part, non?)! Mais ça risque d'être un poil simpliste et je suis loin d'être partisane de mettre tout le monde dans le panier des a priori et me dispenser de faire du cas par cas
  6. @Annalevine Je suis ravie de constater que vous avez tout à fait compris ce que je tentais d'exprimer! Je m'en retrouve un peu bouche bée, car j'ai l'impression que tout est dit. J'ai entendu parlé de Derrida, et je m'étais promis d'y jeter un œil quand j'aurai l'occasion, et l'occasion se présente chez moi sous le titre "l'écriture et la différence"...il va falloir que je me mette à la lecture. En tout cas, vous me donnez une superbe idée qu'est l'utilisation de la déconstruction. Je crois que mon travail sur les mots est un pas vers ce que vous appelez la déconstruction, car r
  7. Votre dernière phrase m'invite à rebondir et je me permets de lancer les idées qui me viennent dès la lecture de vos mots. Ce que vous décrivez, me fait penser aux petits problèmes que je constate en ce moment autour de moi. Je vais tenter d'expliquer. Il y a des habitudes qui s'installent suite à l'approbation générale (il n'y a pas de discours, mais juste l'approbation par le fait d'intégrer un geste et de répéter ce geste autant de fois qu'il le faut par autant de personne acceptant ce geste). Pourtant ces habitudes qui, à un moment donné étaient nécessaires, peuvent devenir inuti
  8. Bonsoir. Je vais répondre instinctivement. Globalement, je me représentais la connaissance comme une capacité à se connecter à une sorte de réseau, avoir accès à des informations sous une certaine forme; et le savoir, tout ce qui pourrait être appris, compris et fait dans une vie. Par extension, j'avais imaginé que l'instinct (mais j'ai un peu de mal avec ce mot) et potentiellement la génétique, seraient en quelque sorte des indices ou des débuts de chemins pour retrouver les liens avec la connaissance. Pourquoi cette hypothèse? Tout simplement parce que je me suis retrouvée nombre d
  9. Bonjour vieil Homme (ne le prend pas mal, je ne pouvais dignement pas te répondre "jeune Homme"!) Alors soit tu as vraiment mal compris, soit je m'exprime tellement mal que tu ne pouvais pas comprendre. Je ne veux pas du tout que l'expérience se fasse seule et sans nous, et bien au contraire. J'étais justement en train de dire que l'expérience c'était justement une implication active de notre physique et de notre intellect pour concrétiser la dite expérience. Et puis, sérieux, j'ai du mal à prendre part aux conversations parlant de l'Etre, du néant, des "avant" avant où n'étion
  10. Connaissance et savoir (suite et fin) La seconde piste était d’utiliser le mot savoir pour désigner une chose théorique et la connaissance serait une conséquence de l’expérience. Cette distinction me paraît plus simple à cerner et à actualiser, incarner. Cela dit, il y a ce mot expérience qui pourrai être trop vague. J’entends souvent que l’expérience est tout ce qui nous arrive, nous traverse : un claque dans la figure, un deuil, un saut dans l’eau glacée, dix ans d’entraînement de judo, un baiser, tirer avec un revolver, à l’arc, etc. Mais pour moi ce n’est pas suffisant. Bien sûr
  11. Connaissance et savoir (suite) Je n’ai pas d’autres sources pour ce sujet que celles que je côtoie au quotidien, là où mes pas me mènent. J’ai donc demandé à tous ceux qui avaient un peu de temps de répondre à ma question : « Peux-tu me dire si tu penses qu’il y a une différence entre le savoir et la connaissance et quelle serait-elle ? ». Je ne m’attarderai pas sur le fait que, suivant les milieux que je fréquente, la réponse est quasiment identique au sein d’un même milieu. J’ai donc retenu deux directions qui me paraissaient les plus intéressantes à suivre. Il y a la façon d’utili
  12. Ho! J'ai vraiment le cerveau lent, et j'ai l'impression de tomber sur une autre planète: deuxième intervention que je lis ce soir et seconde où je ne bite rien! Vous me prenez pour une grenouille qui, ayant déjà pété un câble quelque part que vous seul connaissez, va faire pareil (donc je vais péter un câble de grenouille)? Ou alors vous m'avez déjà surprise à péter un câble?
  13. Ho! Moi j'ai le cerveau lent et j'ai rien pigé! Et puis c'est vieux! Vous avez une sacrée patience à lire ces vieux sujets!
  14. Connaissance et savoir (suite...) Sur le fronton de temple d’Apollon à Delphes, tout le monde peut lire et citer la phrase reprise par Platon du « Connais-toi toi-même » qui était alors un appel à l’humilité, une incitation à ne pas oublier le rang que chacun occupe: cet homme qui passe ce fronton n’est pas ce dieu. Autrement dit, soit au fait de ta propre valeur. Pourtant Platon semble vouloir lui donner un nouveau sens. Je ne suis pas bien sûr de moi, mais il semble qu’il y voyait là une incitation à l’apprentissage de ce dont nous sommes capable, de notre propre valeur non pas par rapp
  15. Connaissance et savoir. J’étais en train de discuter quand vint cette phrase anodine : « Si je reconnais la folie chez l’autre, c’est simplement parce que je la connais en moi ». Une telle phrase, une fois prononcée, me stoppa tout net. Je me retrouvais dans une situation que j’avais déjà imaginée et où je restais dans une impasse. Il y a l’évidence de la chose, due au vocabulaire : re-connaître, c’est juger à l’identique, c’est déterminer quelque chose comme déjà connu à un temps antérieur, c’est connaître une seconde fois. Je pouvais répondre à cette question : - « Pourqu
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