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Ambre Agorn

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À propos de Ambre Agorn

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    Forumeur alchimiste
  • Date de naissance 11/19/1989

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  1. C'est là justement que nous divergeons (en apparence). Je comprends assez bien maintenant le fil conducteur de ce que vous dites. Ce que vous dites, vous semble être la vérité. Il en va de même de chacun de nous. Mais personne ne peut dire la vérité (ce n'est pas pour autant que nous voulons mentir). Par contre, vous ne voulez pas vraiment éviter d'avoir un interlocuteur, sinon, vous ne seriez pas ici. Quelque part vous espérez que votre message passe, qu'il y ait quelqu'un pour l'entendre. Ou alors vous en ressentez la nécessité et vous acceptez de "jouer le jeu" pour que le message passe (montrer la vérité) Je sais pertinemment que je vous ai incité à parler (...écrire!), c'est un devoir pour moi de tester ce que je vois, entends, lis, etc.. Mais pour entendre ce que vous dites, il faut déjà avoir le penchant de rire des hommes, mais surtout de rire de soi. J'aime votre dernière phrase, car, pour moi, elle a un ton particulier que je reconnais!
  2. J'ai eu un patron qui me le sortait à tout bout de champ! "Les jolis mollets font les gens bêtes" qu'il me disait.
  3. @hbou Bonjour A force de vous lire ici et ailleurs, je commence à mieux vous comprendre, en tout cas je commence à me familiariser avec votre façon de vous exprimer (j'ai encore du rodage à faire!) Je remarque que j'ai toujours envie de relever ce que vous dites, parce qu'il y a quelque chose dont je sens l'importance, et que vous tentez d'exprimer, mais en même temps j'ai envie de vous reprendre sur la clarté de vos propos. J'ai remarqué que je réagissais non pas à ce que vous disiez en général, mais sur la façon dont vous le disiez. J'ai senti un certain découragement de votre part quand vous vous exprimez, et j'ai réagis en tentant de vous donner un électro-choc! Le problème, c'est que je réagis, et donc l'action n'est pas juste. Maintenant que j'arrive à prendre un peu de recul, je serai plus à même d'être une jouteuse potentielle. Ce que vous dites m'intéresse (même si ce que dit Groenland et d'autres m'intéresse aussi!), et je suis contente que vous m'ayez répondu, même si ça vous a un peu "gonflé"! Munissez-vous de patience: je risque de continuer! Merci pour votre patience Ambre
  4. Puisqu'on en est aux remontrances... Ce n'est pas que ça ne m'intéresse pas, sinon, je vous aurai tout simplement ignoré. Je ne sais pas la différence entre une opinion et un argument!? Il me semble que le fait que vous disiez "cela ne vous intéresse pas plus" est aussi une opinion, non? Si vous me reprenez sur la forme, essayez vous aussi un peu plus de clarté, parce que ce que vous dites n'est vraiment pas clair je trouve. Je pense (en fin de lecture) comprendre un peu mieux ce que vous tentez d'expliquer (oui, j'ai le cerveau lent!). Faites-vous une différence entre un point de vue et une opinion?
  5. Peut-être est-ce l'âge, ou le trop plein d'espoirs bafoués... Qu'est-ce qui n'a aucun intérêt? De l'intérêt pour vous, ou pour moi, pour autre chose, quelqu'un d'autre? Le sens ne s'exprime pas? Parce que vous pouvez le montrer comment? Le voir comment? Il y a tellement de chose que je ne sais pas! Il y a des choses que je sais et que j'essaye d'oublier. Votre monde qui cherche un responsable est glauque, et ce n'est pas le mien! Pourquoi faudrait-il chercher quelqu'un à punir? La punition c'est pour ceux qui pensent faire le mal, et la récompense à celui qui pense le bien. Je ne pense pas faire le mal, je ne pense pas non plus faire le bien. Vous savez peut-être ce qui "délie", mais pourquoi ne parlez-vous pas de ce qui "lie"? Il n'y a pas de fautes, sauf si l'on pense qu'il y a un être supérieur qui nous demande des compte et qui nous juge. Qu'est-ce que vous entendez par "opinion"?
  6. Oui, pardon, je vous ai mentionné plus par soucis de ne pas parler de vous dans votre dos, pour que vous soyez au fait que j'ai parlé de vous. Oui, j'ai bien vu que vos opinions divergeaient. Ce que je cherche, en parlant (!) à @hbou, c'est tenter de comprendre ce qu'il veut dire. Et, tant que je n'aurai pas compris ce qu'il veut dire, je tenterai. Ce n'est pas pour autant que je trouve qu'il a raison ou qu'il a tord, cela m'importe peu par rapport à la compréhension de ce qu'il tente de dire. Pour ce qui est du sens, je ne sais pas, parce que je ne comprends pas bien ce que sous-entend ce mot "sens". Mais je vois bien que vos deux visions semblent à l'opposée.
  7. N'importe quoi (pour moi, bien sûr!). Si, justement, elle a appris des tas de choses. Et oui, c'est depuis sa naissance et même avant (entendons-nous, je parle de la grossesse!) que les émotions dirigent sa vie. Je ne pensais pas qu'elle était heureuse ou pas, c'est absurde de penser ceci pour un enfant. Je me demande quel humain vous a dit que la vie c'était se battre les uns contre les autres? Même si les faits semblent vous donner raison, je suis persuadée que tout le monde aimerai ne plus se battre, mais ils ne savent pas comment faire. Quand elle ne saura plus si elle doit rire ou pleurer, il sera temps pour elle de tenter d'oublier tout les savoirs accumulés; c'est qu'elle aura des sentiments (et perdu de vue ce qu'elle a vécu ici!) Jamais je ne dis qu'elle se trompe, ce serait gonflé! Et je sais bien qu'elle a raison, et tout le monde a raison. Si elle parle ainsi, c'est qu'elle baigne dans une ambiance qui lui permet de dire ce genre de chose, qu'elle entend ce genre de choses. C'est elle qui apprendra ce qu'elle voudra apprendre, je ne lui apprends rien, elle prends dans son environnement ce dont elle a besoin. Bien sûr que je l'influence, mais je lui laisse la possibilité de voir cette influence. Alors vous, vous avez compris toutes les questions philosophiques? Moi, je sais exactement pourquoi elle a raison, et, si je vous écoute, cela sous-entend que j'ai tout compris! Pourquoi avons-nous des différents alors? Je vous ai écris la phrase que ma fille a dite, parce que sa simplicité résumait exactement ce que je voulais vous montrer: il y a des savoirs et il y a la connaissance. Ma fille commence à découvrir la connaissance malgré les savoirs qu'elle a. C'est en donnant naissance à ma fille que j'ai débuté son apprentissage de l'individualité. Non, je ne fais pas son malheur, c'est la seule façon pour elle de trouver le lien. On ne peut que chercher quelque chose que l'on n'a pas ou qu'on a perdu. Surtout gardez vos conseils: il y a bien longtemps que je n'agis plus tel que vous le décrivez! Non, je ne me bat pas pour avoir raison, je me bat pour le lien, celui qui brise mon individualité, celui qui lie plus sûrement que l'amour animal qui me lie à ma fille. Le problème c'est que vous savez. On ne voit que ce que l'on veut voir, ainsi vous ne voulez voir que ce qui délie et que vous êtes le seule à détenir ce savoir. Il m'importe peu de savoir comment, qui ou quoi a permis à ma fille de se poser ce genre de question. Ce qui m'intéresse, c'est le pourquoi. Le sens n'a pas besoin des mots, le sens est évident pour celui qui sait taire ses discours, ses émotions, arrêter son interprétation du monde, et trouve sa place dans le cœur des liens.
  8. J'ai l'impression que les termes sont mal utilisés. Ils ne sont pas adaptés, soit à la situation décrite soit à la conclusion. Le problème, c'est que le mot violence, qui a donné le mot viol, a un très large spectre. Frapper sur un mur c'est violent, une violence sexuelle c'est un viol. Mais il y a violence à partir du moment où le désir de l'un prime sur celui de l'autre. Et c'est tellement habituel dans la vie courante! Le viol peut-être ressenti différemment par chaque individu. Nous n'avons pas tous la même idée sur l'événement qui se passe. (Je sens que je vais me faire lyncher...) Un "j'ai pas envie" pas très ferme permet le doute surtout pour une personne déjà sous les effets inhibiteurs de l'endorphine (hormone de l'attrait sexuel qui nous rend euphorique et optimiste), de la dopamine ( qui donne au sujet un sentiment de puissance et une sensation d'énergie), de la lulibérine (qui augmente le désir), et de la testostérone (hormone produite par le mâle et la femelle lors d'un accouplement). Il est extrêmement difficile de garder un esprit critique sous l'influences des hormones et les débordements sont quasiment à chaque rendez-vous. N'avez-vous jamais ressenti des douleurs après un acte sexuel que vous n'aviez pas du tout senti lors de l'acte? C'est parce que l'ocytocine, l'hormone de l'amour, inhibe les récepteurs de douleur. Quand il n'y a pas de désir partagé, il y a un décalage de perception, et l'interprétation est vite faite. La violence est courante dans l'acte sexuel, mais c'est quand le désir n'est pas partagé que les violences sont vécues comme des viols. Et je maintien que le dialogue est vital, mais pas forcément avec le partenaire sexuel, sauf si on veut régler le "problème", quel qu'il soit, avec celui qui nous fait du tord. Même s'il n'y a pas de dialogue, dire ou tenter de dire amorcera toujours quelque chose de meilleur que le silence et sa frustration.
  9. Le lien Où court-on toute la journée? Certains pensent que c'est après l'argent, d'autres parlent du temps, et d'autres encore pensent au bonheur. Mais pourquoi l'argent, le temps ou le bonheur? Et une fois acquis courent encore? Plus? Oui, mais jusqu'où? Le bout, c'est maintenant. Alors pourquoi continuer à courir? Et on court, on court. l'argent, le temps, le bonheur ne nous arrêtent plus. Il y a des distractions, mais un appel irrésistible immanquablement nous remet sur les routes. Un mot seul, c'est vide. Une liste de mots, ce n'est rien. Une phrase, c'est creux. Un discours de mots, c'est bruyant. Un mot prononcé est plein. Une liste de mots articulés, c'est harmonieux. Une phrase chantée c'est dense. Un discours vivant c'est la flamme qui ronge le rêveur et qui lui ôte tout repos, et fait pousser des ailes à ses pieds. Un mot prononcé et écouté c'est puissant. Un mot vécu par plusieurs êtres a un sens que seul il n'a pas. Et chacun des êtres repartent avec son écho, son lien. Ce n'est pas le mot qui crée le lien. La poésie ne se situe pas dans les mots, ni dans les tournures, dans les rimes ou le sujet abordé. Réunir les mots, les individus n'est qu'une tentative d'atteindre cet être qui lie les individus pour les assembler et leur permettre de participer à un ensemble qui les dépasse individuellement. Un rêveur peut voir un éclat de vérité, et son éloquence serait telle qu'il assemblerait les foules s'il parlait. Mais le rêveur ne parle pas aux foules. Il parle avec les yeux à son ami. Car il sait que ce n'est qu'avec lui que l'aventure est possible. Ce n'est plus à la conquête de la terre qu'ils partent. Ils s'embarquent pour une conquête inédite et vieille comme le monde. Ils savent qu'à partir de maintenant plus aucun repos ne leur sera accordé où qu'ils aillent. Et pourtant leurs pas les mèneront dans le monde entier et bien au-delà. Ils rencontreront des pèlerins qui auront le même éclat dans leurs yeux et, sans avoir besoin de mots, ils s'allieront pour une cause qui les grandit tous. La parole du pèlerin aura la poésie qui perlera à chacun de ses mots. Et sa poésie tirera tout ceux qui l'entendent vers une grandeur inatteignable à l'individu, car il éveillera l'écho. Le lien qui unira ces don Quichotte, les poussera à combattre des sables mouvants et de simples pas de promenade, des tempêtes incroyables et des calmes plats, des monstres dantesques et des chats domestiques, des disettes et des cuisons de pâtes, des dragons et des poussières sur des coupes de saint Graal. Mais toujours le lien les fera vivre là où chacun d'eux serait mort. Le lien est toujours ce vers quoi l'on court. C'est une quête inlassable et inaltérable, in-finie et aliénante. C'est le seul élan qui pousse tout être à continuer vers ce nœud qui assemble et fait disparaître chacun d'eux pour les faire participer au mystère. Il est ressentit plus ou moins fortement, mais la tendance est plus forte que la force même. Sa douceur est plus persuasive que n'importe quel discours. Sa dignité est plus tentante que tout ce qui pourrait se trouver sur terre. Ne jamais oublier d'écouter cet élan qui empêche de rester en place et nous pousse vers quelque chose d’inatteignable seul mais qui est à la porté de celui qui a un ami, et fait partie d'une équipe.
  10. Ma fille me disait: "Maman, peut-être qu'il y a des musaraignes qui volent et qu'on peut pas les voir. Maman on peut jamais savoir. Comment on sait si ça existe ou pas, si on peut pas voir?" (elle a 5ans) @hbou, ce n'est pas le non-sens, ni l'ignorance de l'humain qui pourrait éventuellement me rendre triste, ce serait de constater qu'il n'y a plus la recherche du lien, la recherche de ce qui lie, et non plus ce qui nous individualise. Je sens bien qu'il y a une notion précise et subtile que vous tentez de dire (que ce soit à moi, ou l'autre fois à @Groenland, ou ailleurs), mais vous n'arrivez visiblement pas à l'exprimer, en tout cas à vous faire entendre. Je ressens une certaine frustration, un certain découragement, une lassitude dans ce que vous écrivez. Pourtant je fais l'effort de tout lire, et de tenter d'interroger tout ce que je ne comprends pas ou qui demande des éclaircissements, et malgré cela, je ne trouve pas votre cheminement. Je n'abandonne pas pour autant. Sans doute que l'approche n'est pas optimum dans les sujets jusqu'ici abordés, et peut-être viendra-t-elle au cours d'un autre échange. A une prochaine tentative, j'y fournirai tout ce que je peux
  11. Vous avez peur? Non, je vous taquine, parce que nous parlions des émotions! S'il y a fuite de la part de la souris, c'est bien qu'il y a eu quelque part : chat= mort/ potentiel de survie élevée= fuite. Mais la représentation du chat n'est pas inscrite dans la souris, ce qui y est inscrit c'est la possibilité de percevoir la menace, la possibilité de percevoir le taux potentiel de survie ou de mort. Un lion peut se promener proche d'un troupeau de gazelle sans que celles-ci ne fuient. Parce qu'il y a une posture du lion qui renseigne les gazelles qu'il n'a pas faim et qu'il n'est pas en chasse à ce moment. Dès que le lion sentira la faim il aura des mécanisme et des productions d'hormones qui le feront agir comme un chasseur, et vont agir sur ses muscles et sa posture. Un tel changement déclenche aussitôt chez la gazelle un déclenchement hormonale d'urgence, et donc de fuite, etc. L'émotion c'est juste le résultat des hormones dans le système. Mais vous pensez qu'il n'y a que des choses visibles? Comment nommer ce qui est de l'ordre du non concret, non palpable, non rationnel? Les licornes c'est vachement palpable, non? Non! Ha bon!
  12. Mais bien sûr que si on peut savoir. Quand même, le sang qui bat et qui fait gonfler les veines des tempes, le pétillement de la circulation tout soudain dans les jambes, le gonflement des poumons qui est plus accéléré, la sensation d'avoir le sang qui déserte le visage et pourtant avoir une acuité et une perception qui augmente, mais qui est plus focalisée. Tout ça, ça ne vous dit rien? J'ai pas besoin d'instrument pour vérifier ce que les scientifique expliquent avec des expériences et des mots, je suis vivante, et il suffit que je m'observe. Je sais que j'ai eu peur pour ma vie parce que j'ai intellectualisé, par la suite et analysé ce qui s'était passé. Mais sur le coup, je n'ai fait qu'agir, sans penser. C'est après que l'on pense et qu'on analyse et qu'on fabrique des mots pour dire, pour rendre compte, pour créer des liens. Oui, je suis sûre! La peur n'est qu'un mot pour décrire une cascade de réactions en chaîne. Le mot en lui-même est raccroché à ce qui existait déjà, pour facilité la compréhension, la transmission orale, etc. Un bruit soudain nous fait réagir. Un mouvement brusque nous fait réagir. Un air menaçant nous fait réagir. Quand on voit le couteau dans la main de l'agresseur on a peur parce qu'on s'imagine ce qui pourrait arriver, mais en réalité on a déjà identifié le personnage comme agresseur, parce que le conjoint qui tient un couteau ne nous fait pas peur pour notre vie. Donc c'est que nous avons déjà, en amont, analysé la situation grâce à des signes, et que le couteau n'est une menace qu'à cause de notre interprétation en amont. C'est en cela que je dis que l'émotion est mentale. Par contre, l'émotion mentale ne passe plus par le rationnel parce qu'il calcule bien trop lent pour une réaction où la vie est en jeu dans l'immédiat. Le mental a été mis à contribution à un moment donné pour compulser l'information (pas forcément en mot), et créer des raccourcis pour être plus efficace et plus rapide quant à la gestion de l'urgence. bon, je sens bien que nous ne sommes pas d'accord, mais ça ne me pose aucun problème, au contraire, j'adore, parce que ça me force à tester mes idées et me confronter et à avoir accès à une autre façon de voir, et ça je le trouve inestimable. Merci Moi non, mais j'ai pu lire des expériences scientifiques! Mais c'est pas grave de dire des conneries, non? Surtout si on en dit tous. Le but ce n'est pas de ne plus en dire, mais d'accepter de les dire parce qu'on accepte que les autres en disent. La lessive qui sert à laver le linge n'est qu'un point de vue parce qu'on peut laver le linge sans lessive, et la lessive n'est pas la même chose que pour vous. Pour moi c'est de la cendre et de l'eau pour en récupérer la potasse, ou la décoction de mon lierre pour en récupérer la saponine, etc... Que ce soit pour moi ou un autre, je ne peux accepter le dénigrement gratuit. Mais je comprends aussi que certains propos puissent exaspérer, à chacun de décider de répondre ou ne pas répondre à la stimulation, de ne pas prendre de recul ou prendre du recul et désamorcer l'irritation
  13. Ne prenez rien personnellement, parce que ce sont les mots que je vise, pas les gens. Je ne suis pas du tout d'accord avec ceci (c'est très théâtral!). Le bien et le mal! Encore vous m'auriez dit le bon et le mauvais. La moral c'est pas extérieur, c'est intérieur à l'humain, il n'y a pas de moral à l'extérieur de nous. C'est sûr que le mot esprit est nettement mieux compris et utilisé que le terme conscience. (c'est ironique!). Mais ça ne me dérange pas d'utiliser le mot esprit pour que nous puissions mieux dialoguer...ou en tout le tenter! Cela dit, pouvez-vous me dire ce que vous entendez par "esprit"? Non, je ne veux pas vous suivre sur ce terrain. Un enfant anormal peut survivre, si le groupe décide de le faire vivre, il mourra s'il est seul. Les individus que nous sommes pensent trop souvent que nous survivons grâce à nos capacité propres. alors que nous ne survivons que parce que nous sommes en groupe (et nous nous entre tuons aussi!). Je dirai donc que ceux qui survivent (humains ou organismes simples) ne survivent que s'ils sont capables de vivre "ensemble". Pas seulement ensemble avec les siens, mais ensemble avec un tout, un ensemble qui le dépassera individuellement et qui permettra cette évolution qui peut paraître une adaptation. Un individu qui disparaît c'est qu'il n'a pas su atteindre cette forme qui le dépasse individuellement. Quelque part je vous rejoint quand vous dites que les survivants sont en accord avec leur environnement, et j'irai plus loin en disant qu'ils forment alors une entité (un esprit?) qui dépasse l'individu seul. Ce que vous appelez hasard; je ne nomme rien "hasard". Je ne suis pas du tout convaincu de ce que vous avancez au sujet du lézard et de la souris. Par contre plusieurs études que j'ai lu ne vont pas dans votre sens (à moins encore que je n'ai pas bien compris, n'est-ce pas?) Vos deux dernières phrases n'ont ni queue ni tête pour moi! La peur de l'accident est évidemment une chose apprise, mais la peur en elle-même est une chose programmée en nous. En fait c'est là que je rejoint le sujet sur les symboles, parce que la peur est une réaction, la lecture de signes que l'on nomme symboles. Une gestuelle, l'architecture physique d'un prédateur pour une proie sont, pour une souris, autant de signes qui allument les voyants rouges de la peur. Peut-être que nous nous comprendrions mieux si je disais que ce n'est pas le divin, mais bien une architecture globale qui va de l'infiniment petit à l'infiniment grand qui "ordonne" les actions et réactions, une harmonie qui appelle l'harmonie, même si elle n'est pas visible forcément à chaque coup pour notre œil humain (façon de dire que ce n'est pas forcément toujours explicable ou compréhensible rationnellement. Je ne crois pas qu'elle sait avoir peur des chats, mais sa constitution et sa naissance au cœur de son espèce lui apprendront à répondre de façon adéquate aux signes extérieurs. Ca me dérange d'utiliser des termes uniquement mécaniques pour les animaux. Oui, comme nous, ils ont un mécanisme, mais pas uniquement quand même, sinon, on construirait des souris qu'on pourrait maîtriser. Hors nous ne maîtrisons rien et tout est en constante étude, c'est bien que quelque chose nous échappe encore et toujours. Si quelque chose nous échappe, comment pourrions-nous être sûr qu'un lézard continuera de tomber et une souris continuera à éviter le vide? L'émotion nous permet de parler? L'émotion créée par l'homme? N'importe quoi (ne vous formalisez pas, j'ai pas toujours le mot juste quand je fonctionne en mode "je réfléchis plus vite que mes doigts!). Que vous disiez que le mot "émotion" est un terme humain, je suis d'accord, par contre ce n'est pas l'humain qui s'est levé un beau jour en disant "tiens, je vais faire des réactions hormonales en chaînes que j'appellerai émotion". L'humain a découvert un jour un mécanisme qu'il a observé et nommé émotion. La peur du virus n'est qu'une déclinaison de la peur. La peur c'est face à différents stimuli. Les virus ne font pas peur, mais leurs conséquences sur notre organisme peut nous faire peur. donc on pourrait dire que ce n'est pas la peur du virus, mais la peur d'avoir mal. Mais la peur d'avoir mal est en réalité la peur des conséquences du mal: diminutions des facultés, de l'énergie, de l'autonomie. Mais encore là c'est parce que ça sous-entend des conséquences: la mort qui s'approche potentiellement. En fait la peur est toujours en amont la peur de perdre la vie qu'elle soit physique ou intellectuelle.
  14. Ca me rappelle mes cours d'histoire ancienne sur la Grèce antique. J'avais alors eu pas mal de ces représentations entre les mains. En tout cas je reconnais plusieurs de tes poteries! Et la couleur de fond, c'est fait comment?
  15. Vous m'avez fait rire! Oui, faites le paternel si vous voulez! Moi, je m'en moque. Il y a moins d'équivoque quand je m'adresse à une femme, parce que je suis une femme, mais il n'y a aucune personne à leurrer, à part moi peut-être. Les propos d'une femme à un homme, surtout ici, sont tout de suite interprétés avec des intentions que je n'ai jamais. Mais ils ont raison, c'est à moi d'être suffisamment claire pour qu'aucune interprétation ne soit possible. Vous êtes juste un peu plus jeune que mon grand-père. Je pourrai même vous appeler John, le cavalier noir, vous savez le vieux grincheux qu'amadoue Anna, la petite fille de 6ans! (deux livres que j'ai adoré!)
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