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Ambre Agorn

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  • Date de naissance 19/11/1989

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  1. Ambre Agorn

    Vérité et Parole

    Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi. Ou alors je mettrais juste une ou deux nuances. Je m'explique. Lorsque j'étais petite, j'ai été initiée à la religion catholique. Le catéchisme nous apprenait ceci: le mensonge, qui l'inverse de la vérité, est une action, une parole ou même une omission que l'on sait être fausse et qui a pour but de tromper l'autre. Il y a donc deux ingrédients: c'est conscient et c'est dans le but de tromper l'autre. Il y a quelque chose de sous-jacent: il sous-entend forcément une relation. Là où çà se complique c'est par rapport à "Dieu". C'est à dire que la relation que j'étais poussée, que nous étions tous poussés, à avoir était une relation réduite à une discussion interne de soi à soi - c'est vrai: parler à un dieu qui n'est pas incarné revient à parler seul ou à discuter avec différentes parties de soi-même. C'est dans cette relation de soi à soi que je pense que la notion de vérité se complexifie. Tu vois où je veux en venir? Imagine! C'est le même corps qui sert de réceptacle à la représentation de ce dieu avec lequel on construit une relation intellectuelle, qui entretient mentalement au moins deux protagonistes dans cette relation, et qui est son seul référent car tout ce qui n'est pas accepté par autrui - réel celui-ci - peut lui être caché et rester intellectuel. Dans la relation à autrui, il me semble que vérité et mensonge sont assez faciles à cerner. Mais c'est dans ce qui se passe de soi à soi qu'il est plus difficile de faire des généralités, que la vérité et le mensonge ont des limites plus que flou et que la recherche de vérité ne prend jamais fin.
  2. J’aimerais savoir s’il y a des études en psychologie ou en sociologie qui abordent le sujet des effets de la technologie sur le développement psychique de l’enfant. Qui aborderaient le développement des diverses aires cérébrales – aire de la récompense, de l’estime de soi, de la gratification différée, de la résistance à la tentation, etc. – par rapport à l’âge et l’influence des technologies sur le développement de ces aires. Et, vu que ceci est un forum, pouvez-vous me dire si vous avez remarqué certaines choses à ce niveau ? Avez-vous fait des observations plus ou moins répétées de l’influence des technologies – entendez par là les réseaux sociaux, les jeux vidéo, la pornographie, internet, la télévision, la publicité, etc. – sur vos chères têtes blondes ou celles que vous côtoyez ou avez en charge ? PS: J'ai hésité car j'avais peur que ça fasse doublon avec le sujet connexe qui parle de la dé-numérisation à l'école. S'il y a un soucis, n'hésitez pas, les modérateurs, à m'en faire part ou à changer ce que de droit. Merci
  3. Ho! Oui, je peux essayer! Saviez-vous que les muscles utilisés lorsqu'on rit sont exactement les mêmes utilisés lorsqu'on pleure? Dans la même veine, j'observe les mêmes types de comportements quand il s'agit de haine ou d'amour: l'excitation, l'obsession, le rythme cardiaques irrégulier, les modulations de l'appétit, l'influence sur le sommeil, etc. Je me disais donc qu'on pourrait observer - et c'est plus dans l'air du temps - que l'amour est fédérateur. Mais on pourrait tout aussi bien observer la haine comme moyen ou moteur fédérateur. Je dirais que les deux sont vrais. Je ne serais pas assez téméraire pour affirmer que l'un ou l'autre - ou les deux - soit exclusif. Alors si cet auteur s'interroge sur le mécanisme de la haine comme ingrédient permettant la fédération, je me dis que c'est une stratégie percutante pour attirer l'attention du lecteur, dans un monde où l'amouuuuuur est à toutes les sauces et ne signifie parfois pas grand chose!
  4. Ce n'est plus du rêve. C'est la réalité. Une réalité qui se construit lentement et obstinément. Tel un tissu qui prend couleur et forme sous les doigts du tisserand. Les relations se tissent dans la tension. Mais parfois il suffit de tendre un peu trop le fil. Le tissu du monde se défait là où les liens se rompent. Les crises et conflits sont des déchirures que tout me monde voit, que les protagonistes vivent dans leur chair, et que les plus éloignés contemplent impuissants. Les grands moyens sont nécessaires, et il y a mobilisation. Mais les brisures les plus profondes sont discrètes. Le fil qui lâche ne crée pas une déchirure, ne se soupçonne pas. Mais le tissu a perdu son intégrité, dans l'ignorance, le silence. Les brisures naissent dans l'intimité. Un silence un peu trop prolongé, un mot mal calibré, une réponse qui n'arrive pas, un rendez-vous manqué, un report, une usure... La fin d'une histoire se dessine lorsque la relation devient rumination intellectuelle, le dialogue se passant de protagoniste réel. La perspective est perdue. La réalité se travestit. Briser des liens n'est pas signe de sagesse. Créer des liens n'est pas un élan sentimental. C'est un acte de résistance ordinaire et quotidien. C'est un investissement personnel continuellement renouvelé et acté. Il s'interroge, se visite, se modifie, évolue, se corrige, se caresse. C'est le tisserand penché sur son métier pour n'en manquer aucun détail. Rester en relation hors pression, hors peur, hors utilité immédiate, demande courage et patience. Un tissage prend forme fil à fil, de nuit et de jour, depuis le montage de la chaîne jusqu'au moindre millimètre de sa trame. C'est seulement à ce prix que le lien persiste. Il résiste à la pression, à l'usure, au temps, à la violence. Ce n'est pas miraculeux. Ce n'est pas magique. Les liens ne guérissent pas tout. Mais c'est l'assurance que le monde reste habitable. Les liens conservent à l'humain son humanité.
  5. La haine est un mécanisme que nous nommons "haine" lorsqu'il se contextifie particulièrement. Je pense que le même mécanisme est nommé "amour" quand le contexte lui convient. Si haine et amour sont les manifestations d'un seul mécanisme, alors dire que la haine est un facteur d'union est un choix. Le choix d'interpeller, de déplacer le discours habituel de l'amour qui fait tout, mais dont le champ lexical n'éveille plus grand chose d'autre qu'une superficialité regrettable.
  6. J'ai fait un rêve. L'hiver était blanc et froid. Un soleil cotonneux lové au creux de la brume matinale laissait imaginer des couleurs pastels au ciel. Le flou de l'horizon rassemblait une ligne d'arbres soulignant le paysage comme un trait de khôl. Comme une pupille éteinte, l'étang avait un éclat glacé. Devant mes pieds, et à perte de vue, des lignes de passage, des traces en tout genre, des piétinements, des cratères de neige teintés de terre noire, des plantes dévastées aux racines exposées aux éléments, des cadavres effrayants, des lambeaux de tissus et de plastique. Je ne pouvais te voir, mais je te savais à l'orée de la ligne d'arbre, sur l'autre rive, sans doute à contempler cette étendue désolée, détruite, déchirée. J'ai posé un pied dans la trace d'un pas, et j'ai suivi la ligne de ces traces, une ligne de vie, un chemin qui croise et s'efface sous d'autres, reparaît et disparaît à nouveau. Derrière moi, les traces avaient disparues, le chemin s'était envolé. A chacun de mes pas, j'effaçais les meurtrissures, je pouvais lisser de mes paumes les cratères, redresser les plantes, un souffle sur les cadavres leur redonnait couleur et vie et ils s'enfuyaient dans la brume. Tout redevenait blanc, immaculé et sans traces. Mais l'immensité de la tâche me pesait, car plus j'avançais, plus ma progression était lente et laborieuse, mon corps se tordait sous un poids oppressant, mon esprit subissait les assauts de la solitude. Je t'en prie mon ami, rejoint-moi, le monde est déchiré, il a besoin de mains qui guérissent, il a besoin de nouvelles traces. Je nous ai rêvé côte à côte dans cette même tâche. Pas main dans la main comme des amants, mais les mains au travail comme deux compagnons, les idées claires de ceux qui ont confiance en la vie parce qu'ils juste ensemble et unis. Tu as les outils toi aussi, tu peux nouer les brisures et tisser des liens qui réparent, je le sais: c'est un impérieux appel intime, nous avons pu en parler car les appels sont similaires. Je te sais de l'autre côté, je ne sais pas où, je ne sais pas comment, mais je te rejoindrai, je te rejoins. Si tu as besoin de moi tu me trouveras, tu as cette place disponible dans le creux de mon être. Je te porte dans mon coeur sans mauvaise pensée.
  7. Ambre Agorn

    Ce que j'ai fait

    Et pourquoi le principe de la silice dans la pâte, comme pour la pâte égyptienne, n'est pas plus utilisée? A moins que ce soit mes oreilles trop sélectives, autant la fabrication de l'émail, et du biscuit, j'avais déjà entendu parler, autant une seule cuisson pour avoir le résultat émaillé, je n'avais jamais ouïe dire
  8. Ambre Agorn

    Ce que j'ai fait

    Ce sont des commandes, ou tu décores ton atelier? Les 2 statuettes, on dirait des bouchons d'emphore, c'est ça?
  9. @Engardin Ha ha ha! Je crois que tu aimes rire, et que tu es un tendre! Je me rends compte que c'est assez nébuleux et pas très clair, et pourtant tu y as trouvé de l'intérêt! J't'aime bien toi!
  10. Ambre Agorn

    Qui a planté...

    J'en ai chez moi qui ont maintenant plus de 10 ans ... mais je ne suis pas vers Marseille! Je suis dans le Massif central à 900m d'altitude, avec une moyenne de précipitation à l'année de 900mm! Pour la floraison, c'est vrai qu'elle est magnifique et mellifère. Pour ce qui est des fruits, mes arbres commencent à manquer de lumière et ne sont pas du tout entretenus, alors les baies ne sont plus trop accessibles pour mes bras. Ils font des fruits que j'ai goûté mais qui n'étaient pas très charnus, et cela fait plusieurs années que je n'en ai plus goûté: les baies sont mangées par les oiseaux bien avant que je puisse en prélever, c'est pour cela que je n'ai même pas essayé d'en ramasser avec un escabeau! Chez nous, ils supportent aisément le froid et le chaud, c'est à dire du -20°C, de la neige et du 30°C. Cependant je ne connais pas les chaleurs de Marseille
  11. Tu as rejoint ma solitude. Non pas. Tu as éveillé l’air autour de mon aura. Je chantais, « run aways, turn aways, run aways, turn aways, run aways » Une fente lumineuse dans le temps, un espace hors de la lourdeur de l’instant présent. Un pas de danse dans le monde immense et verdoyant de mon imagination aux limites brumeuses. Des notes lâchées dans un ciel bleu, des notes s’entrelaçant pour faire un tourbillon aux couleurs de l’arc en ciel, des notes s’enroulant autour des cordes du violon, bercées par l’archet caressant, sautant les rochers couverts de mousses étrangement lumineuses, s’enlaçant au vent changeant et revenant se marier à mes pieds aux ailes légères. Ton pas marqué s’immisça dans la légèreté du tableau, suspendant la note dans ma gorge, mettant en pause la foisonnante création de ce monde de promesses, éveillant la curiosité de mon corps somnolent paisiblement dans le rythme délassant de mes pas de danse. Doux moment emplit d’une réalité qui ne s’est pas encore cristallisée, qui ne s’est pas encore décidée. Comme le passage d’un seuil, seule réalité qui peut unir deux monde. Tu as trouvé le passage en m’accordant ton intérêt, intérêt que je voulais voir naître. Qui trouva l’autre ? Mais rien n’est acquis. Et la porte se refermera, le tressaillement s’apaisera, ton pas marqué se retirera un peu moins lourd, et une nouvelle pierre précieuse ornera mon imagination aux limites brumeuses…
  12. Ce n'est qu'un point de vue, parfois il faut juste considérer le point de vue inverse (assez simple à imaginer, étant donné notre grande capacité à percevoir les contrastes plutôt que les détails) pour ébranler le point de vue habituel (ou faire le poirier contre un tronc d'arbre). Je suis une personne tranquille, c'est un argument de moins pour la planification de votre disparition. Restez un peu, et peut-être retrouverez-vous un peu de tranquilité!
  13. Ambre Agorn

    Ce que j'ai fait

    Ca donne bien, non? J'ai un peu de mal avec le style (surtout le cerf), mais je suppose que c'est pour rester dans le thème
  14. Ambre Agorn

    Conscience matricielle

    Je suis d'accord par rapport à la raison. Cependant, à partir de la quatrième partie, tu fais un "pari" (j'appelle pari une hypothèse qui, si on l'applique vraiment, donne une direction à toute une vie), tu prends parti et pose une hypothèse. Alors, ok, tout se tient de bout en bout parce que c'est ordonné et rationnel, mais si on fait un autre pari, et qu'on part sur une autre hypothèse, potentiellement tout se tiendrait aussi. D'ailleurs j'ai compris ce que tu avais écrit parce que justement quelqu'un venait de me faire ce genre de raisonnement, mais en suivant une autre hypothèse. Tout se tenait aussi, mais ça prend une autre direction.
  15. Ambre Agorn

    Conscience matricielle

    Ho! Je crois que j'ai compris!!! Mais en fait, tu parles tellement, de mon point de vue, de façon scientifique (tu dois avoir une formation scientifique, non?), que je n'avais pas capté que tu parlais d'une intuition, d'une sorte de moteur intellectuel (j'espère que j'utilise les bons mots!) qui dépasse très largement les sciences et même ce qu'il y a en étude.
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