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Ambre Agorn

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À propos de Ambre Agorn

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    Forumeur alchimiste
  • Date de naissance 11/19/1989

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  1. Ambre Agorn

    Hypnose

    Je crois que je cerne un peu mieux ce que vous appelez conscient et inconscient. Et j'aurai préféré qu'on les nomme inversement, mais bon, ce n'est pas de mon ressort! Il faut que je rentre dans le sujet pour avoir une idée de ce que je cherche vraiment. Oui, je sais ça fait désordonné, mais je fais avec. En fait, je sais ce qui me tracasse: c'est d'arriver à témoigner et expliquer ce que je vis à ceux qui me demandent cet effort ou me posent des questions, ou juste pour moi. Pour cela il faut que je m'accapare les codes, les mots, les représentations, etc... pour tenter de communiquer efficacement et le plus clairement possible. Je veux pouvoir faire le lien entre l'action et la pensée. Bah, laissez tomber, je veux tout simplement tenter de résoudre des problèmes et apporter des réponses adéquates, des réponses que j'aurai vécu, dont je pourrai témoigner. D'écrire ça me fait l'impression d'être assez prétentieuse...mais je m'en fiche. Mon plus grand trouble est mon incapacité à exprimer clairement et simplement. La moindre question ou idée me demande des heures de torture pour tenter de communiquer: j'ai un cerveau lent! S'il y a des informations bloquées au niveau de l'inconscient, bien sûre que j'aimerai en prendre conscience, pas vous? Je veux tout découvrir, tout explorer en moi, même les coins les plus sombres ou les plus lumineux! Vous vous trompez sur les animaux et moi. Je crois que justement j'arrive bien mieux à communiquer avec les animaux et les petits enfant et les bébés. Ils n'ont pas besoin de mots élaborés, il suffit de quelques syllabes et un langage corporel harmonieux. C'est simple et j'y excelle. Mais je peux y aller et m'extraire de cet état. Devant ce fait indéniable, je ne peux qu'admettre que je ne suis pas uniquement un animal. Ce n'est pas pour autant que je développe une aversion pour ce côté animal. C'est juste un choix que j'ai fait: découvrir et explorer les capacités de ce qui n'est pas animal en moi, car en même temps je découvre et explore l'animal en moi. En plus, je pars tranquille dans cette recherche car je suis en paix avec mon animalité (je le dis, car ce n'était pas forcément le cas au début, voire il n'y a pas si longtemps), je suis en paix avec mon imagination débordante et indomptable, je suis en paix avec mes capacités incompréhensibles, je suis en paix avec mon côté fou et mystique (même si je fais gaffe à ne pas trop le montrer ici!). Je nous trouve beau comme animal, je nous trouve beaux comme humain, mais je nous hais quand nous dénaturons l'animal en nous et que nous nous réclamons de l'animal, que nous dénaturons l'humain et que nous nous réclamons de l'humain. C'est en cela que je développe sciemment (ce n'est pas une réaction, mais un choix) une aversion pour le faux animal, ou le faux humain qu'on veut me faire croire que je suis, que nous sommes.
  2. Ambre Agorn

    Hypnose

    Je reste sur ma faim! On dirait qu'il y a des conflits sous-jacents que le sujet de l'hypnose soulève. J'ai tout d'abord été étonnée par la réaction très courante de méfiance, voire de peur, face au "pouvoir" de l'hypnotisme. Je reconnais qu'être hypnotisé par un autre n'est pas forcément rassurant quand on imagine que cette personne peut tout nous faire faire, même s'il jurait qu'il ne peut pas aller au-delà de notre propre éthique. Je n'y crois pas du tout: comment accepter le fait d'une suggestion mais pas d'une autre, l'inconscient aurait-il une éthique, une morale? (parler de lui comme d'un personnage me fait l'effet d'être un clown!) J'avoue que je ne cerne pas bien le mécanisme même de l'état d'hypnose, à part que les ondes du cerveau changent. Et c'est en cherchant comment changer les ondes du cerveau que je suis tombée sur l'hypnose. Mais je suis fâchée de me confronter à la dualité conscient-inconscient, parce que je ne suis pas formée et inapte à creuser l'hypnose par ce versant et parce que je sens des conflits sous ces mots. Ce qui me fascine, c'est la palette de possibles qui s'ouvre quand les ondes du cerveau changent. Pourquoi n'est-ce pas notre état ordinaire!? En fait si, je sais pourquoi, tout simplement parce qu'on tend vers ça, mais qu'on n'est pas assez matures pour que ce soit notre quotidien. Ce que je dis ne vaut que ce que j'y engage: uniquement mes vapeurs de neurones.
  3. Ambre Agorn

    Hypnose

    En fait, il y a plusieurs points qui me font réagir: Le conscient à une mémoire très infidèle et l'inconscient enregistre tout de façon impeccable. Et à côté de cela on impute à l'inconscient des maux, de "mauvaises" auto-suggestions inconscientes? Comment peut-on lui imputer ceci alors que visiblement il accède aux informations sans les déformer et sans filtre? J'avoue ne pas bien comprendre...
  4. Ambre Agorn

    Hypnose

    Pourquoi essayez-vous de comprendre? Qu'entendez-vous par "comprendre un mot"? Est-ce lui trouver son origine, son étymologie, son sens courant, ou ce à quoi il fait référence, la pratique dont il fait référence, ou ce qu'il réveille en vous comme expérience?
  5. Ambre Agorn

    Hypnose

    Si je comprends bien, l'état d'hypnose, ou hypnotique, je ne sais pas, serait un état des plus courant, non? Je ne sais pas par où commencer tellement j'ai de questions! Je vais y aller doucement. Je remarque que le conscient est presque...inconscient! C'est vertigineux de dire ça, mais admettre qu'il y a des infos bloquées au niveau de l'inconscient me laisse à penser que ces deux activités ont mal été nommées! Mais est-ce l'inconscient qui distille les informations pour protéger le conscient ou est-ce le conscient qui stoppe les informations? En fait ça me fait bizarre de parler d'inconscient et de conscient, parce que j'ai du mal à me représenter ces notions! Est-ce qu'on pourrait, peut-être à force d'entraînement, rester comme si on était hypnotisé? Est-ce qu'il serait imaginable de penser qu'on puisse, sans l'aide de quelqu'un d'autre, s'hypnotiser au point d'avoir accès aux informations que le conscient n'est visiblement pas capable d'encaisser? Ca peut paraître saugrenu comme questions ou comme idées, mais pour moi ça ne l'est pas du tout et ça revêt un caractère sérieux
  6. Ca y est! Le top départ des travaux dehors à sonné aujourd'hui. Depuis le temps que je voulais tester mes savoirs-faire en terme d'agradation de terrain, je me confronte à un terrain en piteux état. Commencer petit. Cela fait maintenant plus d'un an que j'observe ce terrain. J'y ai déjà repérer trois sources dont une qui a coulé tout l'été dernier, un filet, mais ça coule. Je vais sans doute y aménager une cuvette de réception où les bêtes pourront y boire. Le passage est barré avec une énorme fourmilière. J'ai pris pelle et brouette et j'ai déplacé toute la fourmilière, je l'ai déplacée vers le marécage...je ne faisais pas la fière, j'ai une aversion irraisonnée des fourmis! J'ai fabriqué un niveau égyptien pour tracer les courbes de niveau de la zone à aménager en plantation. Et puis j'ai foulé le terrain pour tâter un peu la qualité du sol, et vérifier mes déductions sur les plantes bio-indicatrices. Le sol est quasiment entièrement recouvert de fougère aigle, de ronces, de chèvre-feuille, de genêts et de jeunes arbres. Tout est en pente, assez raide par endroit et plus douce à d'autres, mais aucune parcelle de plat. Je vais donc tracer des courbes de niveau pour y installer des zones en pallier qui suivront les courbes de niveau. Procéder ainsi me permettra d'optimiser l'infiltration et l'écoulement de l'eau. Je pourrai aussi mettre en place un système d'arrosage qui utilisera la gravitation. Pour les prochains jours il faudra que j'aménage un accès jusqu'au centre de la parcelle pour commencer à créer une trouée dans ce taillis pour y installer une serre. Pour cela, j'ai repérer la courbe de niveau, et il me faudra abattre et dessoucher trois petits merisiers . Il faudra que je matérialise au moins trois autres courbes pour délimiter les zones1, 2 et 3. Ce sont les zones qui regroupent les endroits les plus visités au moins visités et qui détermineront ce qui y sera planté. Les arbres n'ayant besoin que de peu de visite seront en zone 3 par exemple, tandis que le potager se trouvera en zone 1, etc. ...
  7. Ambre Agorn

    Hypnose

    J'ai l'impression que le yoga et l'auto-hypnose sont assez proche. Je me trompe? Je ne sais pas ce qu'est l'hypnose humaniste?...je vais chercher
  8. Ambre Agorn

    Hypnose

    Il me semble que l'auto-hypnose est utilisée en général pour se calmer, gérer des situations stressantes, etc. Et, contrairement à l'hypnose de scène ou thérapeutique, une fois cet état atteint, comment peut-on activer l'action de la suggestion. Je vais tâcher d'être plus claire. L'hypnotiseur met en condition, et capte l'attention, la conscience de l'autre pour atteindre un état de calme. Arrivé à cet état, il suggestionne quelque chose en contournant une partie de la conscience, des défenses ordinaires que nous utilisons tous les jours. Dans l'auto-hypnose, je me demande si on est capable d'un tel état et pourtant se suggestionner quelque chose au point de ne pas en avoir totalement conscience? Ca paraît assez flou ce que je raconte, non? Désolée, j'essayerai au cours de la suite d'affiner les questions. Merci!
  9. Ambre Agorn

    Hypnose

    Alors comment transmettre des messages à son propre inconscient? Mais peut-être parlez-vous de l'hypnose comme pratique médicale seulement, c'est ça? La personne est consciente, et pourtant ce n'est pas sa conscience ordinaire il me semble? Je veux dire qu'il n'est pas pareillement conscient sous hypnose que sans hypnose. Comment décrire cette conscience des chose alors?
  10. Bonjour! Ca me rappelle un court extrait d'un cours de philosophie sur Spinoza, et j'ai retenu ceci: pour Spinoza, nous oscillons toujours du désir à l'ennui. Et j'ai trouvé ça réducteur et enfermant. Comme si l'humain ne pouvait plus être autre chose que du désir et de l'ennui. Mais pourquoi, pourquoi ne peut-on imaginer autre chose que ce que nous constatons avec tous les défauts de perceptions que nous avons et dont, visiblement, la plupart a conscience? Moi je crois que le désir est anti-liberté, mais que le désir de liberté est aussi anti-liberté. C'est comme parler de l'humilité, juste le fait d'en parler entache l'humilité même. Parler de liberté c'est s'enchaîner pour témoigner de la liberté. Cela dit, on accepte la définition de l'assouvissement comme étant une satisfaction à un désir, alors qu'assouvir signifie apaiser. Apaiser un désir pourrait être tout simplement de l'annuler, et non pas de le satisfaire. Dans ces condition, la publicité ne ment pas et le fait d'assouvir des désirs est en effet un élément de liberté. Et il est alors intéressant de constater que nous traduisons systématiquement ce conseil comme étant une incitation à la consommation par la publicité. Peut-être que nous rendons stupide la publicité et qu'en fait nous sommes assez stupide pour lui imputer ce pouvoir de séduction? Je sais je joue un peu sur les mots...
  11. Tiens, j'avais envie de gratter pour tester ce que vous dites. Ne le prenez pas pour une attaque, c'est un jeu que je joue, très sérieusement, mais un jeu. Chez moi je ne ferme la porte que depuis peu de temps, car il n'y a encore pas si longtemps, je n'avais pas de porte chez moi et c'était un rideau qui occultait l'entrée. Pour des raisons de perdition de chaleur et une économie de bois de chauffage, j'ai installé une porte qui a un verrouillage. Est-ce pour autant que je ne fais pas confiance en l'humain? J'aurai tendance à penser que pour le coup, ça n'a aucun rapport. Est-ce à dire que je serais l'exception qui confirmerait ce que vous dites? Je déteste cette façon de voir les choses: une exception qui, au lieu d'invalider une donnée la confirme, c'est tout à fait illogique. Cela dit, la réponse à la question "est-ce que je fais confiance en l'être humain?", ma naïveté maladive répondrait que oui, oui j'ai confiance en l'humain! Et je conçois l’ineptie de ce que je dirai alors. Pourtant j'ai foi en l'humain, mais je comprends l'endroit où ça cloche chez moi: j'ai la "vision" d'un être humain qui n'est pas toujours conforme à la réalité, c'est à dire que je reconnais dans l'homme une partie animale et une partie humaine, et c'est cette partie là dans laquelle je confie ma foi, ma confiance. Est-ce que je me trompe? Forcément!
  12. Ambre Agorn

    Hypnose

    Je savais que j'aurai rendez-vous aujourd'hui! Mais aucun mot n'a été prononcé pour cette convocation, et pourtant c'est d'une évidence limpide! J'aimerai savoir ce que l'hypnose pourrait apporter au quotidien. J'ai l'impression d'une "arme redoutable"...à double tranchant. Je pense en particulier à la différence qu'offre l'hypnose d'un praticien sur un autre individu, et celle de l'auto-hypnose. Agréable journée à tous
  13. Ha! La première journée de soleil, le premier jour depuis de longues semaines où on peut se promener sans bottes et sans tout l'attirail de l'Inuit! J'ai humé l'air et je me suis gavée d'odeurs diverses et variées. Connaissez-vous l'odeur poivrée de la forêt à la sortie de la neige? Non, non, pas cette odeur douce et envoûtante du champignon, cette odeur nostalgique de la forêt à l'automne, comme un appel languissant vers les chaumières et les âtres crépitants. C'est bien de l'odeur un peu plus subtile et poivrée, plus piquante que je sens dans l'air de la forêt qui s'ébroue après un long mois de neige suivi de pluies torrentielles. Les odeurs automnales ont été lessivées et le frisson de la sève des arbres n'est pas encore voyageant dans l'aubier des troncs. Mais la magie de la neige et des pluies a réveillé de subtils mélanges chimiques qui ont éveillé certaines pionnières, ces premières pousses vertes, ces premiers bougeons, ces premières fleurs. Ha! La joie de la première rosette que j'ai cueilli pour nourrir mon petit monde, le premier saladier plein de jeunes pousses tendres et savoureuses. Non, mon jardin dort encore, mais dame nature est plus précoce et ma mère m'a appris à cueillir les premières pousses vertes comestibles, ces sauvageonnes au goût si franc ou tendre, craquant ou fondant, acidulé ou mucilagineux. J'ai vu une abeille et ai assisté à l'éveil de la ruche .Il faut dire que nos ruches sont composées de beaucoup d'abeilles sauvages. J'ai retrouvé le vol entêté des Xylocopes cherchant une anfractuosité, un interstice dans tout les tas de bois et les maisons en bois. J'adore les voire faire le tour de la maison en passant mille fois sur les mêmes trous, les tester et passer au suivant, y revenir et repartir. J'attends qu'ils traversent un rayon de soleil et un éclair bleu brille l'espace d'un instant, juste ce qu'il faut pour accentuer le sourire béat et un peu niais que je colle immanquablement sur mes lèvres. Mes filles croient que je suis l'impératrice de ces bêtes et que tout pouvoir est entre mes mains, alors elles demandent: "Encore, maman, je voudrai revoir la lumière bleue de leurs ailes" Dans leurs yeux émerveillés elles pensent que je sais tout sur le petit monde parce que je ne rassasie jamais leur soif d'histoire, l'histoire de la vie de ces petites bêtes. Mais je ne leur fait pas peur, parce que mes yeux ont encore cet émerveillement naïf des petites choses toutes plus belles les unes que les autres. Et l'abeille revient dans ce rayon de soleil pour donner du poids au mythe et des étoiles dans nos yeux. Mais elle cherche un nid, leur expliqué-je, et nous voilà à chercher avec elle l'orifice qui sera l'écrin de la renaissance des petits Xylocopes. On a cherché les fleurs que les abeilles pouvaient butiner. Nous avons trouvé les perce-neige, les Véroniques, le mouron de oiseaux, le mahonia, les saules et d'autres encore. Nous avons observé, avec un rouge-gorge qui nous suit depuis tout l'hiver, un couple de mésange paradant et se chahutant. Nous avons bien ri quand nous sommes allés au bord du ruisseau: une pierre plate que la dentelle du ruisseau baigne sert de bain public à tout un cortège d'oiseaux, les plus drôles et les plus bruyant étaient les pigeons voyageurs. La nuit venue, nous nous cachons derrière la vitre et nous attendons "Rouquinou", un chat sauvage qui chasse les rongeurs autour de chez nous. Pas question de l'approcher, mais le détecteur de mouvement l'éclaire quand il passe, alors, cachés derrière notre vitre, nous suivons la chasse de Rouquinou, et il a de quoi faire! Les filles se sentent responsables des rongeurs que l'on héberge, et apprécient tout simplement l'opportunité de les offrir à Rouquinou! Nous avons fait un peu le tour de tous les arbres qui sont tombés ou se sont brisés sous le poids de la neige: ceux qui sont restés debout vont apprécier les troués de lumière. Les tas de bois se multiplient et les filles ont déjà oublié leur désolation quand elles découvraient les désastres de la neige et qu'elles me disaient suppliantes: "Mais, maman, va sauver les arbres, va les soigner". Elles ont fait de moi la gardienne de leur monde, je me débrouille juste pour que la réalité ne leur fasse pas peur. J'ai pu leur montrer certaines branches qui se sont fichées en terre et qui ont pris racine: je n'ai même pas eu besoin de faire ces boutures. Et puis le grand saule du marécage est couché, mais refleurit et vivra encore pas mal d'années couché dans le marécage. Nous sommes partis à la chasse aux fleurs de la forêt, celles qui ne fleurissent que lorsque les arbres n'ont pas encore leur frondaison: crocus, jacinthe, jonquille, asphodèles... Nous ne les chassons pas pour les cueillir ou autre, mais pour le plaisir de chercher, de découvrir, d'observer et deviner où elles vont apparaître. Elles ne sont pas encore reconnaissables avec leur petit toupet de pointes vertes sortant en bouquet du sol couvert de feuilles mortes. Et on admire à chaque passage le gonflant de la mousse sur les énormes cailloux. On aime à se perdre dans un monde minuscule qui prend vie dans cette forêt vierge humide et compacte qu'est un tapis de mousse.
  14. Oui, je comprends bien qu'il y a des visions différentes et je ne m'accroche à aucune, même si je laisse sous-entendre qu'une vision est préférée à une autre, alors qu'il n'en est rien. Mais j'apprécie surtout l'effort de réponse, et l'investissement personnel que je ressens dans certaines réponses (en général, pas forcément uniquement sur ce sujet). Pour en revenir à la psychologie et la philosophie, je sais bien qu'il n'y a pas vraiment de réponse à ma question. Cela dit, je m'aperçois qu'il y a des dimensions, des "jeux d'acteurs", des tendances de chacun d'aller dans un sens ou un autre, de dire les mêmes choses avec des mots et des concepts totalement différents, et pourtant il y a parfois des points communs malgré l'apparence de différence. J'ai l'impression que ce n'est pas très clair! En fait il y a plusieurs façons de dire quelque chose, de concevoir, mais, malgré les apparences de différence, de conflit ou de non-accord, il y a quelque chose de sous-jacent qui est commun et souvent non-dit, non exprimé. Je me suis posé la question de la psychologie, mais je ne sais pas trop où je vais. Il y une autre chose qui me bloque parfois, et c'est le côté péjoratif admis par tous pour certaines choses. Discuter de problèmes psychologiques est tabou, car soit on te propose d'aller voir un psy, soit on te considère ou on se considère comme amoindri par rapport à une norme, soit on fait semblant de s'adapter pour paraître normal. C'est chacun son linge sale et le mettre en public est assez mal considéré. Pourtant je crois que les problèmes psychologiques sont universels (à vous de me contredire) et je n'arrive pas à admettre que certaines choses doivent rester sous silence. Je crois que je m'engage sur une pente savonneuse... Parler de l'humain comme animal est tabou car soit on me rétorque: "nous ne sommes que des animaux", soit "pourquoi dévaluer-vous la partie animale en nous?", soit "nous ne sommes pas des animaux". Il y a donc certains sujets qui, sans être forcément tabous, sont fermés, n'ont plus du tout droit à la remise en question du fait que ce soit admis par la globalité. Bon, je me perds et j'ai peur de sortir du sujet à la longue, parce que je suis partie sur ce sujet avec l'intention d'ébaucher une idée qui m'échappe, mais je ne sais pas si je m'y suis prise du bon côté!
  15. Pourtant, il y a des phénomènes psychologiques qui sont spécifiques aux mouvements de masses, de foules, des comportements psychologiques qui concernent les groupes et non plus l'individu séparé des autres. Ou alors je me trompe? Vous aussi vous avez l'air de dire en quelque sorte que la psychologie se centre sur l'individu et que la philosophie se désaxe par rapport à l'individu et prend en compte l'essence de l'humain (et tout le reste), quelque chose qui lui est extérieur mais dont il a accès. Sincèrement, j'ai un peu de mal à exprimer correctement ce que je veux dire! Oui, c'est ça: le "je le savais déjà, mais je ne l'avais jamais exprimé" est courant. Par contre il y tout de même beaucoup de choses que je découvre et qui m'émerveillent ou m'espantent, en tout cas que je n'ai pas l'impression de réveiller une connaissance innée.
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