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deja-utilise

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  1. Bonjour, en fait, il existe depuis une poignée d'années déjà une possibilité de se passer des spermatozoïdes pour déclencher l'embryogenèse: à partir de 2 ovules, dont l'un sert " d'œuf " non fécondé, et l'autre dont on extrait le matériel génétique interne pour l'introduire dans le premier, c'est-à-dire une FIV plus poussée que celle habituellement et en routine pratiquée actuellement. Les hommes ne sont plus depuis lors, potentiellement, indispensables ! Mais comme les femelles humaines ne cherchent pas à dominer le monde, elles ne feront pas grand cas de cette possibilité biotechnologique, dit autrement, elles ne chercheront pas via un acte guerrier la suprématie féminine et même l'eugénisme féminin proposé. La guerre est concomitante à la violence, or, les femmes et les femelles animales/primates sont peu enclines aux meurtres: https://www.enfant-encyclopedie.com/agressivite-agression/selon-experts/differences-sexuelles-dans-le-developpement-de-lagressivite-de https://en.wikipedia.org/wiki/Sex_differences_in_crime https://www.rfi.fr/fr/environnement/20260503-en-ouganda-une-guerre-civile-entre-chimpanzés-fait-rage-depuis-des-années-et-intrigue-les-chercheurs https://pmc-ncbi-nlm-nih-gov.translate.goog/articles/PMC8000022/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=rq https://english.elpais.com/science-tech/2025-10-22/the-most-violent-attack-ever-documented-five-female-bonobos-kill-a-male-challenging-beliefs-about-the-species-peaceful-nature.html https://www.lefigaro.fr/sciences/l-une-d-entre-elles-lui-a-meme-arrache-un-morceau-d-oreille-chez-les-bonobos-ce-sont-les-femelles-qui-ont-le-monopole-de-la-violence-20251024 https://www.nationalgeographic.fr/animaux/primates-attaques-animales-les-bonobos-reputes-pacifiques-seraient-plus-agressifs-que-on-ne-le-croit https://www.nationalgeographic.fr/animaux/femelles-alphas-le-matriarcat-dans-le-monde-animal-evolution-attaques-animales-survie " A 2013 global study on homicide by the United Nations Office on Drugs and Crime found that males accounted for about 95 percent of all convicted homicide perpetrators worldwide " " Une étude mondiale de 2013 sur l’homicide réalisée par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime a révélé que les hommes représentaient environ 95% de tous les auteurs d’homicides condamnés dans le monde " c.f.: lien wiki supra Et pour les violences sexuelles, on avoisine les 99% perpétrées par des hommes ! Rappelant aussi au passage, que c'est chez les garçons dans la tranche 18-25 ans que se concentre les problèmes violents des plus problématiques. Donc, si on devait s'intéresser aux 5% restants chez les femmes, on pourrait certainement et assez facilement trouver de " bonnes raisons " à leurs actes, par exemple, en réaction à des violences conjugales ou des viols du partenaire à répétitions, ou encore une enfance des plus chaotique, voire sans doute, un substrat de troubles mentaux ou en lien avec des substances, comme leurs contreparties masculines de surcroit ( environ 80% des hommes incarcérés se situent sur un spectre psychiatrique ). Comme on peut aussi le voir en étiologie animale dans les liens au-dessus, tel le cas des 5 femelles bonobos qui rouent le mâle bonobo, ce dernier aurait intenté un infanticide d'une des protagonistes... ( Et pour les suricates, les hormones - testostérone - semblent être une bonne piste ) De plus, il est assez manifeste que les racines de la violence se situent aussi bien sur un plan génétique ( chromosome Y ), qu'hormonal ( principalement la testostérone - y compris chez les femelles - et quelque peu la DHEA, mais pas uniquement, toute hormone peut avoir plusieurs fonctions suivant la dose, par exemple l'ocytocine l'hormone pourtant dite de l'attachement ou de l'amour, peut conduire en excès à la colère, voire la rage ), que suivant une influence extérieure comme en particulier de détenir du pouvoir, qui de surcroit se combine avec la testostérone, ainsi que l'usage de stupéfiants divers et variés, ou bien encore une situation de stress ( c.f.: " l'inhibition de l'action " et son lien avec la cortisone, et son corolaire de soulagement via l'agression gratuite ) ou d'un besoin fondamental ( manger, boire ou dormir en lien avec la survie ), etc... Ce qui fait que même pour des femmes, si certaines d'entre elles en venaient à avoir des flambées naturelles de production de testostérone par exemple, un poste à haut pouvoir, être sous l'emprise d'une substance, à devoir défendre sa vie ou sa progéniture, ou subir un stress chronique ou aigu, ou bien encore avoir eu une enfance catastrophique, en venir à des comportements des plus violents malgré tout, même si la fréquence ou proportion est sans commune mesure avec leur alter-ego masculin, comme similairement chez nos cousins, je pense: " Although adult chimpanzees of both sexes display acts of aggression ranging from mild threatening gestures and vocalizations to brutal, even lethal, physical attacks, males use physical aggression up to 14 times more often, and in different contexts than females " " Bien que les chimpanzés adultes des deux sexes manifestent des actes d'agression allant de gestes et de vocalisations légèrement menaçants à des attaques physiques brutales, voire mortelles, les mâles utilisent l'agression physique jusqu'à 14 fois plus souvent et dans des contextes différents que les femelles. " Pour finir, comme dans l'étude en anglais de la provenance de l'agressivité physique ( voir l'étude des jeunes chimpanzés du lien " pmc-ncbi " mais aussi le 1er lien pour les petits d'hommes, au-dessus ), ce n'est pas particulièrement un phénomène social reproductif/imitatif qui incite les jeunes mâles humains ou chimpanzés à l'agressivité, mais tout-à-l'inverse, l'expression tôtivement de premiers comportements agressifs physiques spontanés/innés de ces jeunes mâles qui font réagir les membres de leur environnement conséquemment, qui seront effectivement régulés peu ou prou distinctement suivant la culture - au sens large - et la structure sociale dans lesquelles ils se produisent, que ce soit chez les humains, les chimpanzés ou les bonobos...
  2. deja-utilise

    L'identité

    Bonjour, tout d'abord, je dirais que nous n'avons pas véritablement d'identité bien définie, mais plutôt une certaine personnalité qui s'appuie sur un certain caractère, que l'on hérite grosso-modo à la naissance, bien que tout cela peut être fortement modulé en fonction de notre environnement évolutif, les parents, la famille, la culture, l'éducation, etc, ainsi que les expériences heureuses comme malheureuses en cours de route, ces dernières seront d'autant plus irréversibles qu'elles se seront produites tôt dans l'existence, intensément et même à répétition. [ Ce qui se rapproche le plus de " l'identité " et qui a une certaine validité non nulle scientifique, est ce que l'on appelle le " Big Five " de la personnalité, c'est-à-dire 5 typologies de personnalités, où chacun peut être évalué assez grossièrement sur ces 5 dimensions bipolaires, sous le format d'un graphe pentagonal par exemple, mais cela reste une généralité et ce très approximative, qui est rarement valable tout le temps, et/ou en toute circonstance ou toute situation. A contrario, les chercheurs en Psychologie dénoncent les théories de développement personnelle, toutes plus fallacieuses/infondées/invalides les unes que les autres ! ] Bien que nous ne naissions pas vierge de forme " spirituelle " ou cognitivo-affective, ce que nous devenons dépend malgré tout grandement de notre parcours de vie singulier, avec ses contingences, ses heurs et malheurs. Certains traumatismes seront très difficiles, voire impossibles à surmonter, que ce soit un viol, de revenir d'un combat ou d'avoir été emprisonné ( Shoah ou Goulag ) ou torturé, ou plus " simplement " maltraité dans l'enfance, ou plus récemment avoir été parmi les victimes d'un attentat terroriste, ou bien encore un deuil de sa moitié ou pire que tout de son enfant. Tout le monde ne fait pas face identiquement à ce genre d'épreuves, certaines personnes seront plus résilientes que d'autres, mais parfois les apparences peuvent aussi être trompeuses, la personne traumatisée pouvant ( se ) montrer comportementalement à peu près normale, alors que dans son for intérieur, elle est brisée, mal ou en souffrance. Un entourage adapté, peut sembler une bonne chose, à la condition que la bienveillance ou les bonnes intentions ne laissent place à une aggravation de la problématique avec des conseils mal avisés, ce qui est très souvent le cas, comme en témoigne des veuves par exemple lors d'enquêtes structurées par des chercheurs en Psychologie, où elles se plaignent que leurs proches les intiment/invitent à aller mieux, alors qu'en réalité, elles préfèreraient parler ouvertement de ce qu'elles ont sur le cœur, de ce qu'elles ressentent ou endurent, autrement dit de vider leur sac émotionnel, et non qu'on les incite par on-ne-sait-quel truchement à aller de l'avant ! Le mal que l'on aura connu ou enduré, fera inexorablement parti de soi dorénavant, certains parleront de reconstruction, si tant est que l'on puisse revenir à ce que l'on était avant, en effet, même sans traumatisme, nous ne serons jamais deux fois la même personne, notre " identité " change en même temps que nous évoluons, celle de nos 40 ou 50 ans n'a pas plus de mérite ou de valeur, que celle de nos 7 ou 8 ans, ou de nos 20 ou 30 ans, au mieux, on sait un peu mieux ce que l'on veut ou ne veut plus, parce qu'on a " la chance " de l'avoir déjà expérimenté, et encore sous d'innombrables conditions, de toute façon l'écrasante majorité d'entre nous, ne savons pas qui nous sommes réellement, toutes les expériences scientifiques montrent que les tentatives d'introspections individuelles ne sont absolument pas fiables ( corrélation proche de zéro ), il est plus plausible toutefois, que les gens cherchent à être ceci ou cela par envie ou désir, c'est à dire, non pas tant à se construire une identité, parce qu'elle restera ainsi fragile, mais bien plutôt et plus rigoureusement à jouer un rôle, comme les comédiens le font dans les fictions, nous le faisons tous dans la vie réelle. Par exemple, en moralité, via entre autres l'hypocrisie morale, ce que les personnes pensent et disent d'elles-mêmes et ce qu'elles font concrètement, sans forcément faire le lien causal entre les deux, est inconsistant, les individus se perçoivent ou se croient plus moraux que ce qu'ils vont effectivement faire ou produire en actes moraux, et même, y contrevenir tout en gardant l'illusion de l'avoir été en s'auto-justifiant d'y avoir contrevenu, l'esprit humain est tel, qu'il est tout-à-fait capable de s'auto-convaincre de choses sur lui-même qui ne sont que fabulations ou contorsions de la réalité. Par contre, la souffrance en elle-même est un vrai fléau tant individuel que sociétal, il faut donc pragmatiquement en trouver des remèdes ou des solutions, pour au moins espérer améliorer les conditions de vie des personnes affectées, même si là aussi il y a un bémol, la plupart des personnes qui ont connu elles-mêmes des souffrances, elles ne comprennent et agissent qu'envers ce même type de douleurs ( que ce soit un veuvage, une lutte contre un cancer, ou de se " remettre " d'une addiction par exemples ), cela ne se généralise pas à toutes les douleurs indifféremment, la compréhension est donc assez limitée in fine, un exemple trivial selon moi, est qu'aucun homme sur Terre ne sera jamais en mesure de comprendre réellement ce que les femmes endurent quand elles ont des règles douloureuses ou pirement quand elles accouchent, tant que l'on n'a pas connu soi-même cette même souffrance - de la même cause, on n'en a souvent qu'une compréhension cognitive, mais pas incarnée, et d'autant plus que la distance d'intimité entre nous et la personne concernée s'accroit, en effet, on est plus à même de ressentir la même détresse émotionnelle que son enfant très malade, qu'un inconnu se tordant de douleurs sur son lit d'hôpital ! Des expériences sous IRM du cerveau entre des participants et un intime, un objet ou un inconnu sont venues confirmées ces affirmations, via l'activation plus ou moins atténuées des zones de la douleur, et réciproquement pour l'accompagnant, l'activation des zones de la douleur semblables à la sienne si la proximité est grande. Il faut donc apprendre, d'une manière ou d'une autre, à vivre avec ce que l'on a vécu, que ce soit en bien comme en mal, on se doute que celle ou celui qui aura grandi dans un environnement aimant et surprotecteur, tout comme anticipant tous les besoins de l'enfant en devenir, qu'il y a risque d'engendrer un individu mal-adapté et même inadapté à la société également, comme on en entend parler avec les enfants-rois ou tyranniques ! " Trop " de soins ou d'amour ne semble donc pas non plus la panacée... Que le mal qui nous afflige soit d'origine physique, psychologique ou même infectieux, dans tous les cas, c'est l'organisme qui doit surmonter l'épreuve, au mieux l'extérieur peut apporter une facilitation à une éventuelle guérison, bon restons optimistes, pour les souffrances psychologiques/physiques ( accidents avec handicap ou séquelles de maladie par exemples ) dans environ 70% des cas au bout de 5 ans, les gens ont réussi à suffisamment surmonter l'épreuve qu'ils ont vécu, i.e. de ne pas rester coincé là-dessus ad vitam eternam ( = ruminations et autres flash-back le cas échéant ), reste environ 20% qui peuvent demeurés ( ou être " réfractaires " ) même après 7 ans en souffrance et avec tous les accompagnements/traitements que l'on voudra, même si il y a continuellement des progrès médicaux pour telle ou telle pathologie particulière ou groupes de difficultés ( les addictions ou les agressions par exemples ), dont les fameuses TTC ( Thérapies Cognitivo-Comportemantales, scientifiquement validées, c'est-à-dire meilleur que l'effet placebo ! Autrement dit avec groupe contrôle, ce que ne font, ô grand jamais, les pourvoyeurs/défenseurs du " développement personnel " )
  3. deja-utilise

    La vérité absolue.

    Bonjour, Tout d'abord, il y a un point important à signaler, le vrai-faux sert surtout à vérifier a posteriori quelque chose qui s'est produit ou qui a été acté d'un point de vue comportemental, en aucun cas, la Vérité ne sert de base à la construction de la Moralité, ce sont deux dimensions différentes, dit autrement, l'ontologie ( i.e. ce qui est ) ne nous dit - absolument - rien sur la déontologie ( ce qui doit ou devrait être fait ), il n'y a pas de lien nécessaire entre le premier et le second, et réciproquement, tout comme la véracité est indépendante de l'hédonisme ( ce qui est plaisant ou agréable de faire ) par ailleurs ! Ensuite, il faut aussi bien avoir à l'esprit, qu'il n'y a que peu de vérités " individuelles ", l'écrasante majorité de nos connaissances, y compris morales, nous viennent de l'extérieur, autrement dit d'autrui, nous ne faisons que les intégrer, les intérioriser ou les assimiler. Ce qui signifie qu'il y a dès le départ, un consensus minimum entre les individus, ne serait-ce que par le jeu de " la construction sociale de la réalité ". Pour le dire différemment, ce à quoi on croit fermement nous vient des groupes de référence ou d'appartenance, et de par cet appariement entre individus au sein d'un même groupe, il se crée d'emblée une distinction, lourde de conséquences, entre " eux " versus " nous ", c'est-à-dire qu'il y aura une forte distinction entre ce qui semble vrai et juste suivant que le membre est de notre endogroupe ou d'un exogroupe ! Par exemple, il a été montré que l'on prête plus de qualités morales aux membres de notre groupe, aussi minimal et arbitraire soit-il, que vis-à-vis d'un individu d'un autre groupe extérieur, de même sur le plan individuel " pur ", il a été montré qu'une personne perçoit le " tout-venant " comme moins honnête et plus malhonnête que soi/elle-même, ou similairement que ses proches connaissances ( ce qui pose un problème manifeste de logique, en effet, tout le monde ne peut pas, par voie de conséquences, être supérieur à la moyenne, puisque chacun est persuadé de son point de vue que c'est " pourtant " le cas ). Dans un registre parallèle, des plus édifiant, quand deux groupes sont mis devant exactement les mêmes informations, disons qui donnent des vues sur les deux côtés " de l'histoire " ( des arguments pour et contre, faibles et forts, d'un côté comme de l'autre ), y compris quand les données proviennent de la science seule, et bien, à cause des idéologies sous-jacentes, chaque groupe perçoit, retient et interprète l'information d'une manière congruente avec leurs idéaux respectifs, c'est-à-dire, qu'ils font preuve, autant qu'ils sont, de raisonnement motivé, ils ne comprennent/interprêtent les choses que de manière favorable à leurs idées propres, et infavorablement quand elles s'y opposent, conduisant le plus souvent à une polarisation des positions antérieurs et non à une modération de celles-ci ! De tout temps, ce qui fonde l'union des gens ce sont des valeurs partagées, qui revêtent une forme de sacralité pour les membres de la communauté, quelle qu'elle soit, ces valeurs suivant les époques, les lieux et les cultures peuvent être fort différentes, au moins sur les modalités d'application, en effet, il a été mis en évidence par exemple, outre-atlantique, que les " conservateurs " et les " libéraux " peuvent être apparemment d'accord sur les concepts fondateurs, comme la " sécurité " et la " prospérité " du pays, en l'occurrence des USA, mais s'y prendre radicalement différemment pour y tendre pragmatiquement, l'un fervent défenseur du port-d'arme - public - contrairement à l'autre, sur le droit ou non à l'avortement, la façon de taxer les contribuables et sur quels secteurs, sur l'Éducation en particulier les préceptes religieux tel le Créationnisme à côté de l'Évolution, etc... Tout cela concoure d'une façon ou d'une autre à la non-résolution des problématiques d'injustice ou d'iniquité, sans compter bien évidemment, les intérêts en jeu, il est obvie que les gens veulent bien de plus de ceci ou de cela, mais jamais moins, donc, il vient naturellement que ceux qui ont des " privilèges " ne veulent aucunement s'en dessaisir, ce qui explique assez bien l'accélération que nous constatons du dérèglement climatique, car personne ne souhaite se restreindre ou se contenter de moins, que soit individuellement ou collectivement, il y a une sorte de courses à toujours plus ou davantage, que ce soit l'ultra-consumérisme, les dépenses énergétiques croissant exponentiellement, l'accumulation de " richesses " dans un but de souveraineté ou de d'accroissement de pouvoir, l'extraction de matière première ou de première nécessité comme l'eau, ou l'épuisement des ressources plus vite qu'elles ne se " reconstituent " si tant est que ce soit le cas, aujourd'hui " le jour du dépassement " se situe autour de juin ! C'est-à-dire que l'on a consommé/usé à mi-année ce qui devrait, pour une économie durable, tenir ou nous sustenter une année entière. Pour finir, même si mon propos n'avait pas vocation à l'exhaustivité, loin s'en faut, c'est de comprendre également, que pour un groupe quelconque, ce qui est " bien " est grandement synonyme de ce qui est " bon " pour ce même groupe, qui par ricochet l'est aussi pour n'importe quel membre dudit groupe, que ce soit pour maintenir sa perduration, sa cohésion, son sentiment de supériorité ou face à l'adversité des autres groupes perçus comme compétiteurs/rivaux/inférieurs, etc... Un seul exemple illustrera le propos également sur le caractère " consensuel " du bien et du mal, en Chine, il est non seulement admis mais même encensé lors d'une festivité annuelle, de manger " du chien ", de nos points de vue c'est immonde, pour la simple et unique raison, que nous n'y avons pas été accoutumé depuis notre plus jeune âge, en effet, ce qui est familier ou habituel, revêt un caractère de plus grande conviction sur la justesse du phénomène, l'humain peut facilement être sensibilisé ou désensibilisé si son entourage l'enjoint à agir ou ne pas agir d'une certaine façon, et ce, d'autant plus que ce conditionnement ou cette habituation a commencé tôt chez le petit d'homme... Ce ne sont-là que quelques pistes explicatives, bien que prépondérantes !
  4. Bonjour @L'illuminée, au risque de paraitre un tantinet bourru, il y a à la fois du vrai et des erreurs dans le détail du sujet, et aussi des oublis qui permettraient d'articuler tout ça, en l'occurrence les forces en jeu qui donnent ce qui est observé. L'erreur sans doute la plus patente est celle de penser que la communication verbale sans image est plus à même de révéler la vérité ou le vrai, en effet la mal-information, la mésinformation ou la désinformation se passent volontiers de tout support pictural, comme certains blogs ou sur les réseaux sociaux et même des forums comme celui-ci, ou bien encore des livres en-veux-tu-en-voilà ! Je précise quand même que la vision chez l'Homme est prépondérante, c'est le medium d'entrée par excellence, il n'est donc pas iconoclaste que le paraitre, trompeur ou non, tienne lui aussi, consécutivement, une place de première importance de prime abord. Toutefois, ce qui lui donne sa valence, c'est qu'il se présente comme un signe, c'est-à-dire que cela permet de signaler quelque chose, consciemment, intentionnellement ou non. Et les signaux les plus importants pour les êtres sociaux que nous sommes, sont en rapport direct avec notre identité sociale ! Cette dernière est largement négligée quand il s'agit de raisonner sur les raisons ou les causes de nos actions, choix ou prises de décisions, comme cela a été montré en psychologie sociale, en effet, quand on interroge les gens sur ce qui a, selon eux, motivé telle action ou tel choix, ils placent virtuellement à zéro, l'influence de leur identité sociale, alors qu'en réalité elle est à l'inverse prépondérante et la plus significative, elle représente la plus grande part de la variance pour l'effet observé. De plus, notre fonctionnement cognitif nous pousse à faire des catégories, la plus fondamentale étant celle dichotomique entre bon-mauvais, mais il y en a autant que l'on voudra en tant que de besoins, en effet, il est toujours possible de discriminer ce qui ne l'était pas, en insérant un facteur, pertinent ou non. C'est donc un phénomène qui s'impose à nous, sur lequel nous n'avons aucune emprise, un peu comme il nous est impossible de ne pas ressentir d'émotion en amont du stimulus. Enfin, bien que mon propos n'a pas vocation à être exhaustif, " the last, but not the least ", nous ne pouvons pas non plus, nous empêcher, de découper notre monde social en " eux et nous ", ce dualisme inné est ce qui va " corrompre " à peu près tout ce que l'on va chercher à comprendre et donc interpréter. En effet, il a là aussi été montré, que la même information donnée à deux groupes de personnes ayant des idéologies ou des visions du monde distinctes, " comprenaient " ou plutôt interprétaient les éléments informationnels comme cela les arrangeait et en droite ligne de leur propre appréhension, idéaux ou croyances, i.e. de manière congruente, y compris des articles scientifiques, que ce soit sur le dérèglement climatique, les OGM, les ondes-électromagnétiques ou dernièrement le COVID19, etc... Dit autrement de manière sélective et biaisée, en direction confirmant leur propre croyance ou aspiration, et en direction inverse infirmant les croyances de leurs " adversaires " ou contradicteurs. Si l'on comprend dès lors, que ce que chacun de nous recherche prioritairement, c'est à la fois l'affiliation - à son groupe réel/de référence - qui répond au besoin d'appartenance grégaire, et concurremment au besoin d'unicité via le phénomène de distinction/distinctivité, on ne sera plus surpris des comportements de nos congénères quand il est question d'observables collectifs et/ou individuels. Pour le dire différemment, et cela répondra à d'autres parties de l'exposé, nous humains, de part notre hyper-socialisation et le besoin sous-jacent, nous avons été conduits pour y répondre, à la construction sociale de la réalité, dont la culture fait partie par exemple, ce qui est " vrai " pour un membre d'un groupe - aussi grand ou petit soit-il, c'est ce qui fait foi ou consensus à l'intérieur de ce même groupe, et cela peut fort bien être sans rapport avec la Réalité, du moins celle objective qui pourrait être plus saillante pour quelqu'un d'extérieur à ce même groupe, qui lui verrait plus facilement la part subjective, arbitraire ou intersubjective afférente, nous avons le même pendant dans le monde " matériel ", par exemple pour les odeurs, si on rentre dans une pièce remplié de gens, on peut en y pénétrant sentir une odeur particulière, agréable ou non, mais si on y reste suffisamment longtemps, on finit par ne plus la sentir, même en prêtant attention par notre volonté, en revanche, de sortir de la pièce un bon moment puis y revenir, permet de re-sensibiliser notre odorat. Les valeurs partagées au sein d'un groupe, sont tout aussi réelles pour leurs membres que disons tout objet matériel physique, puisque apportant des contraintes dans un cas comme dans l'autre, difficilement contournables ou dont on pourrait facilement s'absoudre sans conséquence nuisible pour soi, comme individu éminemment social, l'exclusion du groupe étant une des pires sanctions qu'une personne puisse subir, pouvant conduire à une mort directe ou indirecte ! On peut même partager les mêmes buts, entre deux communautés, mais malgré tout, ne pas du tout s'y prendre de la même façon, conduisant à du mépris envers l'exogroupe, ou au contraire, un encensement dans l'endogroupe, suivant la situation et/ou les circonstances favorables ou défavorables, par exemple outre-atlantique, les conservateurs et les libertariens peuvent s'entendre sur l'objectif à atteindre, par exemple le bienêtre, la paix ou la prospérité, mais revendiquer des actions diamétralement opposées pour y parvenir ! Créant frictions et hostilités, voire des aversions patentées ou pire. Ainsi présenté, on voit alors qu'il n'y a pas directement ou frontalement contradiction entre être et paraitre, mais que le second exprime explicitement et/ou implicitement son identité sociale et aussi son identité individuelle, c'est-à-dire une expression du premier: son être - en tant qu'individu singulier tout comme collectif/social, cela représente une forme de réalité tout aussi tangible que celle dite physique/matérialiste, du simple fait qu'elle soit partagée, comme par ailleurs les choses sacrées le sont, pour la même raison, en effet, le groupe en tant que tout donne une aura grandiose ( inconscient collectif ) qu'un seul individu ne peut pas produire à lui seul pour les autres, ni pour lui-même, c.f.: E. Durkheim Les formes élémentaires de la vie religieuse par exemple. Bien évidemment l'apparence ne se limite pas à ces deux seules considérations supra, bien que cruciaux, on cherche aussi à plaire, et parfois simplement à ne pas déplaire à autrui. Par exemple, chacun à intérioriser " l'effet de halo " d'une manière ou d'une autre, où à partir d'une caractéristique saillante, disons la " beauté ", on en infère toute une palanquée de même connotation/valence, entre autres positives si la personne est perçue belle en première instance, on la jugera plus volontiers aussi, automatiquement/inconsciemment, intelligente, consciencieuse, amicale, honnête, compétente, etc... L'opposé étant tout aussi valide/valable, d'être perçu comme laid, conduit à des jugements extrapolatifs négatifs. Il y a aussi donc des effets " purement " psychologiques, mais je ne les détaillerai pas ici.
  5. Bonjour @SpookyTheFirst et @Auger, pour répondre au " pourquoi " de l'autrice du Topic, une trivialité nous dicterait que celle ou celui qui est satisfait de son parcours de vie ou de son état actuel, tendrait probablement seulement vers un changement superficiel ou mineur, une petite retouche en somme, quand celle ou celui déçu·e, désappointé·e ou amer vis-à-vis de son existence passée et/ou présente, opterait plus promptement pour un changement en profondeur, voire radical suivant son niveau de souffrance, de déception ou de ressentiment. Dit autrement, le grand gagnant à la loterie de la vie, ne retenterait certainement pas sa chance, alors que les perdants avérés ou qui se sentent ainsi ( la satisfaction ou le bonheur étant en partie relatif ) retenteraient plus volontiers leur chance, de plus, l'ampleur du changement escompté/envisagé seraient à la hauteur des insatisfactions rencontrées/vécues, sans doute. Il n'y a de " bonnes " réponses que relativement à soi, objectivement et/ou subjectivement. En effet, pour paraphraser Protagoras: " Chaque homme/femme est la mesure de chaque chose ! " pour simplifier à l'extrême.
  6. Bonjour, le sujet ainsi posé est très complexe à analyser car difficile à circonscrire, puisqu'il peut être abordé de différentes manières, disons pour simplifier et n'en retenir que deux, l'une logique et une autre concrète/pragmatique, cette dernière se retrouve dans tous les forumeurs qui regrettent leur rencontre conjugale ! Cependant, puisque nous ne pouvons jamais connaitre l'évolution future de nos choix présents, refaire de nouveaux choix différents de ceux qui nous ont déçus, ne fait que nous replonger dans cette même incertitude initiale, autrement dit, de jeter à nouveau les dés du " destin ", résultat qui donc, pourrait être pire comme meilleur, les chances du succès ou d'échec dépendant du " taux de base ", par exemple, si une femme se trouve désabusée parce que " son " homme l'a trompée, mais que l'on/elle ne tient pas compte de la fréquence de tromperie des hommes en général, on pourrait croire - à tort - que de trouver un nouveau conjoint serait une bonne chose et résoudrait sa déception passée, que ce soit rétrospectivement ou prochainement, car en effet, 8 hommes sur 10 avouent volontiers avoir trompé leur conjointe, et si on rajoute ceux qui n'ont pas osé le revendiquer, ce ratio serait alors pire et fortement défavorable à la gent féminine, dit autrement, retenter sa chance serait virtuellement absurde si on ne tient pas compte de cette réalité de base ( je ne cautionne pas l'infidélité cela dit en passant ). En dehors de ce cas " extrême ", si on se contente de quelque chose de plus sage ou commun, on peut se dire que recommencer est à double tranchant, ayant pour moitié de chances d'être mieux et pour moitié d'être pire, on a aucune garantie d'améliorer son sort, dans des évènements équiprobables ! Bien évidemment, il y a des conséquences qui dépendent essentiellement de nous et d'autres qui dépendent essentiellement des autres, son conjoint ou sa conjointe tombant dans ce deuxième registre, comme dit au-dessus, c'est la loterie ! En revanche, pour ce qui dépend plutôt de nous, rejouer l'histoire ne changerait pas grand chose, car nous tendons à réaliser ce que nous sommes ou ce à quoi nous aspirons, donc que ce soit cette vie ci ou une autre, le résultat serait globalement le même, sauf contingences de vie, par exemple la personne qui déteste la ville, sera encline quoi qu'il arrive de vivre à la campagne, de même celle ou celui qui est attiré·e par l'argent, le pouvoir ou la célébrité, cherchera assidument un moyen d'y parvenir, le chemin sera différent, la destination non rigoureusement identique, mais le résultat global très similaire in fine ! Les gens restent sensiblement les mêmes toute leur vie durant, ce ne sont que les situations, les contextes, les personnes rencontrées, les accidents, les hasards comme les circonstances qui nous poussent à penser et à agir différemment la plupart du temps, il est clair que le niveau de connaissances pèse peu face à toutes ces contraintes extérieures, nos besoins/envies étant enfant, jeune adulte, jeune parent, adulte mûr, puis en tant que personne âgée, ne réclament pas non plus le même traitement de notre part à ces différentes périodes, ce qui signifie que même avec la connaissance qui est la nôtre présentement, nous ne pourrions pas forcément en faire quelque chose d'utile ou de pertinent si nous devions revenir en arrière, sauf à exclure cette personne-ci particulièrement ou ce travail-là spécifiquement, laissant là encore toutes les chances que cela se reproduisent similairement en prenant contact avec une personne similaire ou un travail similaire en fin de comptes, même si les apparences étaient différentes de prime abord. Est-ce que l'adulte que nous sommes actuellement aurait grande latitude malgré ce qu'il sait de vivre autrement son adolescence, ce bouillon d'hormones ? On peut le croire " à froid ", mais en réalité, remis en situation réelle, donc " à chaud ", il est fort à parier que nous referions grosso-modo le même type de choix, même si il porte sur une autre personne, un autre lieux, une autre activité, etc... ils ne changeraient qu'assez superficiellement, car ce vers quoi on tend, ce qui nous motive au fin fond de nous est identique !
  7. deja-utilise

    La pensée positive

    Ce qui résumera - en grande partie - ce que j'ai distillé ci et là pendant ce fil de discussions, sera amplement mieux exposé - et justifié - dans cette synthèse scientifique, en particulier qu'il a une dichotomie, presque manichéenne, entre objectivité/pertinence et bonheur/bienêtre et sa réciproque, c'est-à-dire soit " normativement/normalement/majoritairement " on s'illusionne sur soi et on augmente nos chances de se sentir bien dans sa vie/tête, soit à l'inverse, parce que l'on se range du côté de la dépression - ou du pessimisme - légère à modérée, on se retrouve à avoir plus de chances ou une plus forte propension/inclination à l'objectivité sur soi, spontanément ou volontairement: Many prominent theorists have argued that accurate perceptions of the self, the world, and the future are essential for mental health. Yet considerable research evidence suggests that overly positive self-evaluations, exaggerated perceptions of control or mastery, and unrealistic optimism are characteristic of normal human thought. Moreover, these illusions appear to promote other criteria of mental health, including the ability to care about others, the ability to be happy or contented, and the ability to engage in productive and creative work. These strategies may succeed, in large part, because both the social world and cognitive-processing mechanisms impose filters on incoming information that distort it in a positive direction; negative information may be isolated and represented in as unthreatening a manner as possible. These positive illusions may be especially useful when an individual receives negative feedback or is otherwise threatened and may be especially adaptive under these circumstances. https://psycnet.apa.org/record/1988-16903-001 ( entièrement lu ) lien de téléchargement du document/article Alors consécutivement, si on (re)cherche délibérément à être encore davantage plus dans cet état d'esprit ou dans cette finalité, on comprendra que l'on aura l'un accompagné " mécaniquement " de l'autre en plus grande proportion dualement ! Dit autrement, plus on cherche d'être heureux en ayant une vision positive de soi, moins on est objectif sur sa nature réelle, tout comme plus on se voit au-dessus faussement de la triste réalité nous concernant, i.e. on s'illusionne positivement sur son compte, plus on a le sentiment de nager dans le bonheur ou de réussir par nos propres moyens, de part un effet auto-prophétique réalisateur, bien qu'au prix d'une bienheureuse méprise sur soi et ses véritables capacités...
  8. Bonjour, entre la quotation nietzschéenne et le clip vidéo, il me semble qu'il y a un monde ! En effet, cette dernière repose a priori sur la notion de volonté de puissance, à la fois verbalisée et lexicalisée dans la vidéo, sans commune mesure avec le fait que - éventuellement - d'éprouver des " désordres " intérieurs puissent produire de nouvelles idées disons originales, rappelant quand même au passage que sieur Nietzsche n'avait plus toute sa raison à la fin de sa vie, il faudrait ainsi faire le tri entre pensée profonde et pensée délirielle ou ce que l'on appelle en science cognitive une pensée pseudo-profonde reposant en partie sur du " bullshit " ou pipi-d'chat ( traduction libre ). Dans ce genre de formulation, vague et ambigüe, on aura tôt fait d'y insuffler un peu ce que l'on a envie d'y mettre, c'est-à-dire de l'interpréter à sa sauce, peut-être, sans lien ou sans filiation avec ce que l'auteur avait lui à l'esprit au moment de la coucher par écrit, un peu comme une œuvre d'art, laissée à l'appréciation de l'observateur in fine... Le court-métrage lui-même, ne " traite " pas à mon sens de la volonté de puissance, c'est-à-dire de l'élan vital qui habite un organisme vivant ( ce que l'on peut aussi appeler l'homéostasie en un sens ), et en particulier un être humain pour lequel celui-ci est très souvent et majoritairement hypertrophié ! Cela ne ressort pas franchement du script et la scène visuelle correspondante, faisant écho aux émotions, en particulier la tristesse ou le chagrin, autrement dit des tendances qui éteignent l'envie de vivre, plus qu'ils ne la stimulent, comme attendu, bref c'est un contre-sens interprétatif, la volonté de puissance représente plus volontiers la non-satiété, l'insatisfaction chronique, de ne pas savoir se satisfaire ou se contenter, et encore moins de se restreindre, comme l'illustre magistralement le sur-consumérisme ou l'ultra-consommation...
  9. deja-utilise

    La pensée positive

    Bonjour @sirielle, je te remercie également pour cette précision de ta part, effectivement je l'ai/avais entendu au sujet de ma personne et non en tant qu'objet dialogique, étant donné que les deux sens/acceptations existent, l'un renvoyant à la prétention en tant qu'individu et l'autre, de ce qui est vain ou sans intérêt pour le sujet abordé en lui-même, comme tu me l'as répondu jeudi dernier: https://www.cnrtl.fr/definition/vanité https://www.cnrtl.fr/lexicographie/vaniteux Il y avait donc eu confusion ou collusion, en réponse justement à nos divergences, entre autres, de point d'attaque ou de vision du monde ( worldview ) des problématiques que tu avais bien voulu soumettre à " dispute " ( la disputatio ). Et si j'ai autant participé à tes topics, contrairement à d'autres forumeurs, c'était justement parce qu'il y avait matière à réflexion - c'est tout à ton honneur, ce qui est rarement le cas habituellement, quand bien même, mon très haut niveau d'exigence aura certainement plus d'une foi dépassé, sans doute, les limites de ta patience ou autres... Merci pour tes interventions. Bonne route alors, dans tes prochaines pérégrinations, ici ou ailleurs y compris Irl, bien à toi, D-U P.S.: Ce qui m'avait " contrarié " essentiellement, c'était de m'avoir appris, dans ce dernier échange, que tu lisais en diagonal et succinctement les réponses, c'était très désappointant selon ma conception des échanges, en opposition avec une dimension constructive, voire pédagogique ou au moins informatifs de ceux-ci.
  10. deja-utilise

    La pensée positive

    Bonjour Sirielle, je ne cherche pas tant ou spécialement à relancer nos échanges, qu'à apporter quelques éclairages sur le point ci-dessous, nous avons je pense passé un point de bifurcation, néanmoins, si tu as un réel désir de compréhension - objective, tu trouveras matière à réflexion dans l'article scientifique joint - que j'ai lu entièrement, et qui permettra de se faire un jugement plus juste de ce que j'ai fait ou ce que je fais sur le forum, que l'on ne peut qualifier ni de vanité, ni de prétention, ou le laisser entendre : Recent scholarship in intellectual humility (IH) has attempted to provide deeper understanding of the virtue as personality trait and its impact on an individual's thoughts, beliefs, and actions. A limitations-owning perspective of IH focuses on a proper recognition of the impact of intellectual limitations and a motivation to overcome them, placing it as the mean between intellectual arrogance and intellectual servility. We developed the Limitations-Owning Intellectual Humility Scale to assess this conception of IH with related personality constructs. In Studies 1 (n = 386) and 2 (n = 296), principal factor and confirmatory factor analyses revealed a three-factor model – owning one's intellectual limitations, appropriate discomfort with intellectual limitations, and love of learning. Study 3 (n = 322) demonstrated strong test-retest reliability of the measure over 5months, while Study 4 (n = 612) revealed limitations-owning IH correlated negatively with dogmatism, closed-mindedness, and hubristic pride and positively with openness, assertiveness, authentic pride. It also predicted openness and closed-mindedness over and above education, social desirability, and other measures of IH. The limitations-owning understanding of IH and scale allow for a more nuanced, spectrum interpretation and measurement of the virtue, which directs future study inside and outside of psychology. https://psycnet.apa.org/record/2018-01016-033 Pour " preuves ": " Enfin l'humilité ce n'est pas taire ses capacités quand on les possède, au mieux c'est une forme de modestie, l'humilité s'oppose à la prétention, c'est-à-dire prétendre quelque chose qui n'est pas, il y a souvent amalgame entre lucidité et manque d'humilité là où cela ne devrait pas se produire, en quoi est-ce faire montre d'un manque d'humilité de dire que l'on a eu 20/20 à un devoir de math si c'est réellement/effectivement le cas, et que disons, tous les autres ont eu en-dessous de 10/20 ? Cette même personne peut par ailleurs être tout-à-fait consciente que cette excellente note est relative, et que si elle est en classe de seconde, être lucide sur l'idée que si on lui donnait un exercice de terminale S, elle échouerait à le traiter, elle ne ferait donc pas preuve " d'immodestie " ( entendre " non-humilité " ), n'est-il pas ? " https://www.forumfr.com/sujet982535-peut-on-se-mentir-à-soi-même.html?do=findComment&comment=14320730 " Comme dit à Sirielle sur un autre Topic à elle, je m'efforce de ne pas sombrer dans l'excès du trop peu ou du trop, c'est-à-dire ni de faire semblant d'être humble, ni d'être prétentieux, il m'importe d'être et de paraitre exactement ce que je suis, dans notre cas, reconnaitre là où je suis peu informé, tout comme les endroits où je le suis plutôt bien, comme notamment l'épistémologie dont nous discutons en taisant son nom ! " https://www.forumfr.com/sujet983978-le-dégoût-intellectuel.html?do=findComment&comment=14388097 " Pas tant que cela à vrai dire, si on accepte que l'humilité s'oppose à la prétention, il suffit alors de ne pas être prétentieux ( c'est-à-dire prétendre des choses qui ne sont pas, pour être humble ), point besoin d'en venir ou de recourir à la modestie, qui elle serait " contraire " à la prétention. Tout comme, il suffit de ne pas être infidèle, pour être... fidèle ! L'humilité serait en quelque sorte proche d'un état intermédiaire, presque neutre, entre modestie ( positive ) et prétention ( négative ). " https://www.forumfr.com/sujet983978-le-dégoût-intellectuel.html?do=findComment&comment=14391775 " Essaie simplement d'imaginer et entendre, si possible, que je ne cherche ni à être humble, ni à être prétentieux, uniquement à dire ce qui correspond au plus juste à ce qui est, à ce que je suis, et pareillement relativement aux autres. " https://www.forumfr.com/sujet1000739-lingratitude.html?do=findComment&comment=14679926 Comme on pourra/pourrait s'en rendre aisément compte en lisant l'intégralité de l'article fourni pour les détails et précisions ( mais à télécharger ailleurs pour se le procurer ), tout ce que j'ai dit se retrouve quasiment trait pour trait dedans à un moment ou à un autre, illustrant la lucidité/clairvoyance que j'ai à mon endroit et sur les autres, sans vice... Bonne continuation à toi, D-U
  11. Bonjour, ne pas voir l'arbitrarité dans la résolution ou la fixation de qui " dirige " et qui " suit " donne l'illusion d'avoir résolu les paradoxes. Dans le premier exemple, c'est une suite chronologique - à un point de l'Évolution - qui ne permet pas de déterminer qui est la source, puisque justement l'œuf deviendra poussin, puis si c'est une femelle, une poule, on pourrait fort bien commencer " l'histoire " chronologique avec l'œuf, qui deviendrait " dirigeant " pour le coup. On voit ainsi que ce n'est qu'un jeu de langage, insoluble en l'état ! Et surtout l'état actuel des choses provient d'une évolution qui n'est plus visible ou accessible au moment du jugement, d'où l'apparente aporie. Pour Achille et Zénon, il faut avoir quelques notions de Physique élémentaire, pour comprendre là aussi, que cela ne se résout par ainsi, en effet, c'est à cause ou grâce à l'inertie, et donc à la Quantité de mouvement, que les déplacement sont possibles - pour simplifier les problèmes, et cette propriété physique est justement la réunion du Temps et du Mouvement de part la Vitesse qui en est un constituant essentiel ! De plus, le paradoxe a été levé, quand on a compris que la " difficulté " venait d'une approche finie des déplacements, et qu'en ces temps-là, on ne savait pas qu'une sommation infinie de termes pouvait converger et donner une limite déterminée, tout cela a également disparu en passant aux mesures continues, n'importe quel bachelier est capable de calculer le point de rencontre via des formules de cinématique ! Enfin, pour la bateau mythologique, si conceptuellement, le bateau est toujours un bateau et similaire à l'original, on peut aussi rétorquer comme Héraclite que l'on ne se baigne jamais deux fois dans la même rivière, quand bien même par un abus de langage, elle porte le même nom, les éléments qui la constituent, les molécules d'eau ne sont pas celles de notre première baignade, elles ont été remplacées par d'autres, dites interchangeables; l'indiscernabilité entre deux objets ne sous-entend pas ou n'implique pas l'identité de ces mêmes objets, matériellement parlant, on peut s'en rendre compte, avec de vrais jumeaux par exemple, mettre l'un à la place de l'autre ne signifie aucunement que l'un est l'autre ! Ce que désigne un mot, le signifiant, n'est pas identique à la chose signifiée ! À partir du moment, où la moindre pièce du bateau a été changée ou remplacée, ce n'est plus - rigoureusement/strictement - le même bateau, et a fortiori encore moins, si plus une seule pièce n'est d'origine... Désolé de briser des rêves ou plutôt un abus d'abstractions !
  12. Bonjour, cela dépend de ce que l'on entend par " folie ": https://www.cnrtl.fr/definition/folie Néanmoins, que cela soit entendu comme maladie, comme irrationalité ou déraisonnabilité ou encore comme excès, selon des normes statistiques, sociales ou de convenance, il est peu probable qu'une personne puisse échapper à une quelconque dérive, un écart ou de subir un revers de fortune de sa santé mentale quelles que soient les raisons, vis-à-vis d'un jugeur/observateur externe, seule sans doute une machine pourrait peut-être ne pas être taxée de folle par quiconque, bien que détraquée lui soit quelque peu synonyme puisque s'écartant de ce qui est attendu. D'une manière générale, à partir du moment où il y a deux individus, si l'un ne comprend pas l'autre, soit de manière épistémique soit parce qu'ils ne partagent pas la même vision/approche du monde ou encore, n'ont pas les mêmes valeurs, alors la solution de facilité, est d'étiqueter l'autre, son choix ou son comportement, de fou, quand bien même, cela n'explique rien du tout, cela a l'avantage pour le commun des mortels, de placer l'autre dans une catégorie, et donc de lever une incertitude ( c.f.: need for closure ), ce qui est en soi rassérénant, un peu finalement comme pour son pendant somatique " l'inhibition de l'action " d'H. Laborit, où le fait de pouvoir se défouler sur un congénère soulage - complètement - du stress, même il n'y aucun lien de cause-à-effet entre l'individu agressé et le choc électrique reçu par l'agresseur en amont, et ce, même de manière itérative !
  13. Bonjour, cette réflexion pour une personne de 12 ans est assez impressionnante ! Chapeau bas ! La notion de " logique " est avant tout une abstraction, c'est-à-dire qu'elle porte sur des objets qui n'ont pas nécessité à être réels, comme dans un lancer de dé notamment, en logique il est surtout question, selon des règles définies et acceptées, de savoir si une proposition en suit une ou plusieurs autres en amont nécessairement. Dans le lancer de dé, il est avant tout question de Lois, en l'occurrence Physiques, du monde réel, c'est donc la Nature qui impose lesdites règles, sur certains objets soumis à ces actions, nous n'avons pas la liberté d'appliquer ces lois à d'autres objets ou dans d'autres circonstances, alors qu'en logique en s'affranchit grandement de ces supports matériels, on peut même " défier " l'ordre naturel des choses, par exemple avec les fameux syllogismes, qui ne reflètent pas toujours un évènement ou un phénomène naturel ou une succession de ceux-ci, la logique transcende la transposition à la réalité factuelle. Ceci étant dit, dans le lancer de dé, toutes les lois, contraintes et facteurs sont connus, et si on n'avait pas de limitation sur les mesures ou les précisions sur les appareils employés, tout comme on aurait affaire à des corps indéformables en l'absence d'atmosphère, on pourrait non seulement prédire le résultat du lancer, mais aussi garantir que dans ces mêmes conditions exactes, qu'il soit toujours le même, c'est-à-dire reproductible, raison même de l'existence des Sciences ! Néanmoins, même dans des conditions moins drastiques, et plus réalistes, on pourrait s'en approcher, soit en s'écartant le moins possible de la " linéarité " si j'ose dire, soit tout bonnement, parce que le résultat ne serait plus aussi équilibré entre toutes les occurrences/possibilités, une des faces reviendrait plus souvent que les autres, si tant est que le dé est toujours positionné de la même façon dans la pince qui le relâchera, ce serait l'équivalent d'un dé fortement pipé. D'une manière générale, dans le monde macroscopique, si on est obligé d'avoir recours aux probabilités, c'est du fait essentiellement, de notre incapacité à connaitre les choses avec autant de précisions que nécessaire - intensivement et extensivement, dans un laps de temps raisonnable et compatible avec les effets en jeu. Malgré le fait que la météo soit un phénomène soumis à des phénomènes chaotiques, cela n'a pas empêché que les prédictions se soient malgré tout améliorées en 50 ans, ce que la Théorie du chaos dit d'un côté, et ce que l'on peut faire de l'autre concrètement, sont deux choses différentes dans une certaine mesure, par exemple, si historiquement, le Système des 3 corps, que sont le Soleil, la Terre et une autre planète du système solaire, nous enseigne qu'arrive un moment où le moindre écart ( imprécision ) sur les données de départ, finit par rendre imprévisible le résultat, il faut quand même compter sur des ( centaines de ) millions d'années, pour que cet effet se fasse jour. Bien souvent également, c'est la quantité d'éléments à prendre en compte, qui nous oblige à recourir à des analyses statistiques et non systémique, comme avec la Température ou la Pression d'un gaz par exemples, bien qu'à l'heure actuelle des puissances des superordinateurs, cela soit moins vrai et inévitable ou obligé. À cause de phénomènes émergents, il y est virtuellement impossible de prévoir ou prédire tout et n'importe quoi, sans oublier que nous ne pouvons retenir qu'un nombre fini d'éléments de calcul, soit en quantité, soit en précision, soit par ignorance encore, ce qui nous empêche de pouvoir tout prédire, comme le disait un illustre intellectuel dont le nom m'échappe, " Les prédictions est un art difficile, surtout quand elles concernent l'avenir ! ", en effet, nous avons bien plus de facilité à expliquer ce qui s'est déjà produit et à en rendre compte...
  14. deja-utilise

    Vérité et Parole

    Bonjour à toi, navré pour la tardivité de ma réponse. Je ne sais pas si ce que je vais t'écrire te sera utile ou non dans ta réflexion. Si tu cherches un " foyer " à la Vérité versus le Mensonge, tu devrais je pense remonter encore plus en amont, étant donné et tu le reconnais d'une certaine manière, que l'individu est toujours pris dans un tissus social, au même titre qu'un atome - isolé - n'existe pas naturellement, il serait donc bon de se demander si le concept de confiance ne serait pas plutôt premier dans la vie ordinaire, de même plus individuellement mais aussi collectivement, les notions de bon/mauvais. En effet, il a été clairement montré, que la vérité en soi entre deux individus qui s'apprécient était de seconde importance, et que le défaut de cette personne appréciée était soit ignoré, soit minimisé, par rapport à une autre personne, quant à elle non appréciée par exemple, et qui aurait pourtant ce même travers, toute chose étant égale par ailleurs, c'est ce que l'on appelle l'effet de halo, mais aussi un biais d'endogroupe quand il y a plusieurs personnes en jeu. Bref, les Valeurs que les personnes partagent sont plus importantes que de savoir le vrai du faux, " l'esprit de famille " ( kindship ), l'esprit de groupe ou de corps, la loyauté ou les allégeances en sont des prototypes quotidiens et chroniques. On peut facilement le voir quand une mère défend son enfant, pourtant fautif, devant son professeur par exemple, allant jusqu'à inverser la culpabilité parfois, ou pire. Encore une fois, la vérité est surtout un moyen, si elle abonde dans le bon sens, alors on en fait usage, si elle menace le groupe ou l'individu sur des valeurs importantes, elle sera bafouée, combattue, travestie, déformée ou métamorphosée... ( fakenews, bullshit, " vérité alternative ", croyances, etc... ). La créature sociale qu'est l'humain, préfère largement préserver et prioriser la cohérence et l'harmonie de son groupe, qu'il soit micro ( famille ou amis ), méso ( quartier, institution ou lieu de travail ) ou macro ( région ou nation ), que tout autre chose, c'est pourquoi les signes de trahison seront traqués et analysés, et bien évidemment mentir à l'encontre du groupe d'appartenance est une action tabou ou sacrilège, passible des pires sanctions, alors que de mentir à l'exogroupe est perçu comme indifférent ou de bien moindre importance, voire même recherché en tant que de besoin. Sur un plan plus objectif ou matérialiste, tout comme utilitariste, le bon/mauvais a ses propres vertus, de toute évidence, il est peu rationnel de rechercher et user de ce qui est mauvais pour soi et les autres qui nous sont liés, et d'éviter inversement ce qui serait bon, ce n'est bien évidemment pas comme cela que les organismes vivants fonctionnent, comme l'a expliqué A. Damasio en référence aussi bien à l'homéostasie que le conatus spinosiste. Je pense qu'avec ces deux entrées que sont la confiance interpersonnelle groupale et le bon/mauvais individuel et collectif, on peut expliquer une certaine - portion d' - inclination des humains vers le vrai et le faux originellement, bien que ce ne soit que très rarement une fin dernière en soi, c'est à dire une finalité. Bien sûr, si cela concerne des choses sans valeurs egotiques fondamentales, comme son identité ou son intelligence, intégrité ou encore honneur, alors les animaux humains peuvent effectivement faire preuve d' - une certaine - objectivité et donc d'énoncer des vérités, bien au-delà de la seule chance. Par ailleurs, l'humain est assez bon observateur et rapporteur des faits bruts dans leur plus simple expression, n'importe qui est capable de rendre compte des phases lunaires, des marées ou des saisons ( pour les habitants au-delà des tropiques ), là où ça pêche assez complètement, y compris pour des personnes très instruites comme des ingénieurs, c'est de donner des explications valides/exactes/vraies de ces mêmes faits bruts. Il en va de même sur les attributs ou les attitudes que l'on prête à autrui à partir de son comportement observable, puis de faire des jugements et des inférences peu assurées à partir de là: erreur fondamentale d'attribution que chacun pratique à longueur de journée ! Que l'on puisse donc dire que l'on fait ceci ou cela, en même temps qu'on l'exécute ou après, ne pose pas trop de difficultés à la majorité d'entre nous, puisque l'on expose/relate des faits observables, là où cela se gâte sérieusement, encore une fois, ce sera lors de l'élaboration du pourquoi et même du comment, voire également du pour quoi, en effet, la plupart de nos motivations proviennent d'une forme de mimétisme ( désir mimétique ), c'est-à-dire que ce que l'on veut, c'est reproduire ce que l'on a vu ou entre-aperçu ailleurs à propos d'un autre; comme je m'amuse à le dire à qui peut l'entendre et le comprendre, pour s'en rendre pleinement compte, il suffit de faire une " expérience de pensée ", à savoir, s'imaginer seul·e au monde, par exemple sur une île déserte sans espoir de retour à la civilisation, que ferions-nous ? Et bien, pratiquement aucune des choses que nous nous plaisons ou cherchons à faire, que ce soit écrire un livre, faire du sport, créer une " œuvre d'art ", se faire beau/belle, développer telle ou telle compétence en vue d'une comparaison ou compétition avec autrui, quêter une reconnaissance, etc... aucune de ses choses n'auraient encore un quelconque sens pour nous, nous sommes la résultante et même la réaction à notre environnement social, sans lui, nos activités, y compris fétiches ou individualisantes, s'évanouissent complètement. Une fois compris ce déterminisme social, il importe peu de savoir quel objectif, quelle fin tel individu poursuit, cela dépasse de toute façon sa " liberté de vouloir ", il ne fait qu'accomplir/réaliser la volition inconsciente qui le pousse dans telle ou telle direction, un peu finalement comme le drogué qui recherche frénétiquement sa dose afin de se sustenter, je n'y vois aucun mérite, aucune gloire, seulement l'expression comportementale d'un automate biologique programmable, certes particulièrement complexe dans son fonctionnement interne, mais pas beaucoup plus intéressant que d'autres éthologies animales en fin de compte, puisque ce qui est recherché chez les uns et les autres, est sensiblement la même chose: jouir de la vie tout en se préservant des malheurs, et à ce jeu, nous avons développé des myriades de moyens - artificiels ! Grosso-modo, il suffirait de priver n'importe qui de ses émotions ou affectes, et il deviendrait un être orienté vers sa seule survie, et encore c'est pas complètement certain, c'est-à-dire, à un niveau proche du végétatif... La seule véritable différence entre une I.A. et un humain se situe donc dans la sensibilité ou émotivité ressentie, autrement dit une " force vitale " ! Tout le reste n'est que mécanisme...
  15. deja-utilise

    Vérité et Parole

    Bonjour Loufiat, il semble effectivement que la vérité et la parole soient des idées qui captent assez ton attention et ce, de manière récurrente. Ce n'est pas un reproche, un simple constat conjoint. Il existe une foultitude de définitions de la " vérité ", tu en cherches ou en retiens une qui a une orientation pragmatique, même si elle n'est pas sans difficulté non plus. On pourrait fort bien y adjoindre les inclinations d'honnêteté ou de sincérité comme l'a fait un forumeur, comme celle d'intentionnalité, fondamentale quand on en vient à procéder à des jugements. De même, il est primordial du moins au sujet de l'émetteur de retenir la notion de " sentiment de rectitude " ( c.f. " feeling of rigthness ", V. Thompson ), c'est-à-dire de croire que l'on dit ou détient une vérité et cela avec grande confiance, par exemple il a été montré que des sujets pouvaient être 100% confiants - donc parfaitement certains - sur la " vérité " d'une chose et quand même se tromper dans un tiers des cas ! Ensuite, on devrait également faire le distinguo entre vérité objective, comme l'exemple que tu donnes du paysan et de la limite de son terrain et des vérités subjectives, reposant sur des appréciations personnelles, des valeurs, des préférences et ou des idéaux, conduisant à ce que l'on appelle des raisonnements motivés ( e.g.: https://www.semanticscholar.org/paper/Biased-Assimilation%2C-Attitude-Polarization%2C-and-in-Munro-Ditto/bd737fab377a63949ba1a2563a457b017df03b07 ) et même à de l'ignorance motivée. Les a priori que l'on a transfigure la compréhension et les interprétations que l'on peut avoir sur les mêmes faits, pirement, une fois que l'on a élaborer une théorie, elle devient réfractaire à la rectification, d'autant plus que la personne s'y est engagée personnellement et émotionnellement. Dans la continuité de ce que j'énonce, il a aussi été montré que ce qui nous est familier nous parait plus vrai ou plus positif que ce qui ne l'est pas, en particulier la répétition d'une fausseté semble plus vraie qu'une vérité non répétée, que cette influence soit volontaire - pub - ou involontaire, comme dans d'interroger un témoin, comme un autre forumeur l'a aussi soulevé, dans la façon même de poser des questions. La rapprochement que tu fais entre vérité et justice, se voit comme je l'avais également noté dans la terminologie de justesse, c'est-à-dire de ce qui est juste, renvoyant effectivement à la vérité et à ce qui n'est pas injuste moralement ou légalement. Comme je le vois clairement aujourd'hui, à force d'étudier en long et en large les Sciences Cognitives, la vérité n'est bien souvent qu'une outil ou moyen pour arriver à ses fins, non une fin en soi ! Ce qui signifie par exemple, que pour une personne, tout particulièrement si l'identité sociale est sur la sellette, ou une menace pour l'ego se fait jour comme sur son intelligence, ses compétences ou l'image de soi, cette même personne sera très encline et prompte à dévier du vrai et du faux, pour préserver son estime d'elle-même, elle utilisera la vérité si cela converge vers son objectif et d'autres moyens ou stratégies si nécessaire, quitte donc à tromper les autres et elle-même, pour parvenir au même but si la vérité est divergente ! Le conflit peut provenir d'intérêts antagonistes, d'antipathie, de blessure égotique, de sentiments bafoués, d'un ressentiment d'une cause antérieure, de loyauté envers sa communauté ou son groupe d'appartenance/référence, etc... Il peut se résoudre par le Droit, les règlements de comptes personnels jusqu'au meurtre, la vengeance, le compromis, l'abandon d'une des parties, le dédouanement sur une autre affaire en guise de compensation, par un médiateur, voire la compréhension mutuelle via la Raison à têtes reposées, par l'imposition d'une autorité d'une " solution " par exemple le référent religieux, ou le chef du village, le père des enfants en disputes, etc... La Rationalisation est un exemple emblématique d'un moyen où une vérité est reconstruite après coup, au travers un récit narratif convaincant, seulement cette vérité n'est que vraisemblable ou potentielle, non effective ou réelle, d'où la confusion quand on en passe par la narration et la création d'un sens aux évènements, pour convaincre/persuader/enrôler autrui de ceci ou cela. Un exemple historique pourrait être celui de l'infériorité raciale ou encore la phrénologie, qui étaient persuasifs abstraitement selon l'argumentation bien ficelée qui accompagnaient ces théories, en effet, tant que l'on n'a pas une méthode d'investigation similaire à celle scientifique ou judiciaire, des faits bien établis ou des données fiables, et des moyens de contrôle ou de vérification, tout comme les intervalles de confiances crédibles qui les accompagnent, on peut dans le cas contraire adhérer à toutes sortes de pseudo-vérités, comme cela peut être gentiment le cas, quand les parents font croire au " père-noël " ou historiquement que les comètes étaient des signes de mauvais augures ou bien encore la sorcellerie et la mise au bucher qui-va-bien. Pour le commun des mortels, croyances et vérités vont de paires, comme ça les arrange dans le contexte social, culturel, historique et la situation en jeu, sauf si ils ne peuvent pas faire autrement, c'est-à-dire de s'accommoder du vrai et du faux, si tant est qu'ils connaissent l'un et ou l'autre de bout en bout, l'ignorance crasse n'étant jamais très loin. Les gens sont avant tout gouvernés par des peurs, inconscientes, en tout genre, on peut le voir aisément chez les sujets qui n'ont pas la paralysie de leur corps pendant la veille, il suffit donc d'observer ces personnes pendant leur sommeil pour voir ce à quoi elles rêvent, il s'avère que les 3/4 des " rêves " sont à propos d'insultes, de luttes, de combats ou de fuites ! À n'en pas douter, même si nous n'en avons aucune conscience éveillé, que ces motivations profondes affectent drastiquement notre façon d'aborder ou d'appréhender le monde, en particulier celui social, conduisant à l'ensemble des subterfuges de notre cervelle à composer dans ce monde social, comme sommairement décrit dans le texte au-dessus. Dans la même veine, il a été depuis longtemps montré que les individus étaient incapables de sonder ce qui a motivé ou a causé leur comportement, personne n'est doué pour l'introspection, ce qui fait que nous reconstruisons là aussi une histoire plausible à notre sujet, avec autant d'acuité que de se prononcer au hasard finalement ! ( https://psycnet.apa.org/record/1978-00295-001 )
  16. Bonjour, il est vrai que d'avoir un " ennemi " commun a tendance à renforcer l'adhésion entre membres d'un même groupe, mais cela n'en est qu'une occurrence parmi d'autres. D'ailleurs chacun peut aussi constater à son échelle que d'avoir un adversaire/rival/non-ami en partage factuellement avec une autre personne, ne signifie pas ipso facto, que nous apprécions forcément cette personne-là, elle peut elle-aussi se ranger pour les mêmes ou d'autres raisons dans la même catégorie de " non-soi " ou de " non-nous " que la première ! Autrement dit, le " eux versus nous " peut se décliner en autant de sous-groupes que nécessaire et qui représentent " eux ", dans le cas précédent, 3 personnes se trouvent dans 3 groupes de 1 personne chacun, tous ennemis les uns des autres. John Stuart Mill a brillamment décrie le processus en jeu, dans les sentiments moraux, tout repose en premier lieu sur la sympathie. Cette accointance se fait naturellement, sans en passer par la raison ou même un raisonnement, c'est un processus spontané, qui repose en grande partie sur les ressemblances ( physiques, goûts/préférences, religieuses et/ou idéologiques ), et accessoirement sur les attirances, réciproquement " l'étrangèreté " est de manière innée quelque chose de révulsif car instinctivement apeurant, qui peut donc automatiquement et inconsciemment conduire à l'antipathie, tout comme cela peut aussi se produire par la réflexion ou de manière consciente, entre autres par la rationalisation ou la répétition ad nauseam, comme on pourrait le voir dans la propagande ou plus simplement dans l'habituation, en premier lieu culturelle - mais aussi éducative ou idiosyncratique ! Pour le dire autrement, ce qui permet de faire corps c'est avant tout cette sympathie naturelle première, après tout l'humain est éminemment une créature sociale, ce qui signifie que les autres comptent intrinsèquement pour chacun de nous, ils nous sont essentiels, et d'avoir un obstacle commun ou une adversité commune, ne fait essentiellement que resserrer ou renforcer ( ou simplement de les mettre en évidence, ou de les conscientiser ) la plupart du temps ces liens existants, non de les créer de toutes pièces, comme pour la bouc-émissairisation. Tout-à-l'inverse, il existe une exception quand la coopération active et réelle permet de parvenir à un but commun jugé important, alors même que les membres soumis à coopérer appartiennent à des groupes antagonistes ou habituellement en conflit/désaccord, ils apprennent dès lors à s'apprécier en dépassant leurs préjugés ou a priori ( par exemple, des hommes blancs et noirs, étatsuniens 70-80's, dans la même équipe de basketball/football pour représenter leur école dans une compétition ). " l'amour commun " pour quelque chose entre membres, risque fort d'être plus un effet secondaire/corolaire, de type désir mimétique, renforcé par l'allégeance ou la loyauté au groupe et l'envie d'appartenance, qu'un point de départ qui rassemble, grosso-modo: " j'aime les choses que les personnes que j'apprécie " ( e.g. il y a une filiation ou une corrélation forte entre le positionnement politique d'un enfant et celui des parents, par le passé, surtout celui du père ), que le partage de la même passion pour tel objet ou telle activité, d'autant plus qu'il n'y aurait pas d'interaction directe entre les individus concernés, cette appartenance peut être très superficielle comme avec la communauté des motards par exemple, ou pirement des " femmes enceintes " - comme groupe - qui ont en commun l'amour de l'enfant à naitre pour la majorité. La valence la plus grande va je pense d'abord, dans la majorité des cas, aux groupes formés par sympathie qui finissent pas se ressembler dans leurs préférences à terme, et une moindre valence pour les personnes rassemblées par une même cause initiale extérieure - sans affinités premières, les sentiments qui en résultent sont formés secondairement.
  17. deja-utilise

    Religion et Science

    Bonjour, je pourrais résumer succinctement la distinction fondamentale entre Science et Religion qui réside, pour bonne part, dans le fait que la première est Prédictive/descriptive quand la deuxième est Prescriptive, pour le dire le plus simplement et concisément possible ! Il en résulte que si un passage religieux tente d'expliquer ou prédire quelque chose, elle tombe ipso facto dans le giron de la Science, et donc elle prend le risque de la réfutation factuelle, à l'inverse, la société s'appuie - en France - de plus sur les résultats scientifiques pour prendre des orientations ou des décisions, voire de suivre les préconisations des auteurs, comme dans l'Éducation par exemple. De même, si il y a vingt ou trente ans en arrière, on pensait que l'Éthique ou la Morale, tout comme les sentiments/émotions ne pouvaient pas être étudiés scientifiquement, ce n'est plus le cas aujourd'hui, en réalité, il existe de nos jours peu de choses ou de domaines où la Science n'aurait pas quelque chose à en dire, comme le sentiment religieux, la foi ou la croyance en particulier, soit sur un plan psychologique, soit sur celui neurologique, voire psychosocial ! Dit autrement, il n'y a rien d'hasardeux là-dedans, les gens pensent que cela repose sur un soit-disant libre-choix, mais il n'en est rien, et à ce titre, les expériences personnelles ( phénomène d'empreinte de type de ceux de K.Lorenz ou encore les fameux marqueurs somatiques de A. Damasio ) - et donc hautement subjectives - pèsent très lourd dans la balance de ( conditionnent, en réalité ) la croyance religieuse ou non... ( certains esprits - les plus nombreux - d'une certaine configuration/inclination seront plus prompts à croire que d'autres ! ) e.g.: https://humphrey.org.uk/leaps-of-faith https://michaelshermer.com/weird-things/
  18. Bonjour, disons que c'est un peu plus complexe que ça ! Déjà en tant qu'espèce animale, nous nous comportons qu'on le veuille ou non de manière assez semblable, du moins, dans nos besoins, envies et aspirations, quand bien même nous pouvons nous y prendre différemment en première instance, on vise sensiblement tous les mêmes objectifs ou résultats, sans oublier le mimétisme, le conformisme, l'obéissance, l'éducation, etc... Ensuite, plus on connait une personne très intimement, et ce, dans des contextes et des situations différentes/variées, plaisantes comme déplaisantes, plus on aura une vue cohérente et constante de cette personne, c'est pourquoi dans un vieux couple marié depuis plus de 50 ans, l'une des parties connait l'autre relativement par cœur et réciproquement. De plus, la plupart des sciences humaines s'attachent à déchiffrer l'humain, certes, en ce cas, cela reste un être humain moyen, cela ne s'applique pas en particulier pour telle ou telle personne singulière en tout point, que ce soit au niveau comportemental ou psychologique ou réflexif, au travers des mesures psychométriques par exemple, on peut malgré tout dégrossir sacrément ce que telle personne est pour les cas envisagés à travers ce type de tests et donc ce qui est semblable dans sa vie ordinaire, il a été à de multiple reprises montré qu'avec un QI plus élevé on réussissait mieux ses études et en général " sa vie " également, toutes choses étant égales par ailleurs, de même quelqu'un ayant le trait de l'imprudence aura la fâcheuse tendance à prendre des décisions hâtives, ou encore que les " croyants " en tout genre, avaient beaucoup de mal à accepter la notion de " hasard " dans les évènements, ils se raccrochent un peu trop à " il doit il y avoir une bonne raison à cela ", leur faisant prendre des vessies pour des lanternes la plupart du temps, comme on le voit aisément avec les complotistes, qui ne manquent pas de jugeotte tout au contraire, trop obnubilés par le fait de tenter de rendre compte d'une conspiration avec un tel acharnement, qu'ils finissent pas donner du sens à ce qui été purement contingent, etc... Enfin, aujourd'hui, grâce notamment aux data-sciences, on peut savoir ce qu'une personne ne révèle à personne d'autre qu'à elle-même et encore pas toujours de manière bien conscientisée ( comme par exemples une forme latente de racisme, d'homophobie ou d'islamophobie ), hormis à son moteur de Recherche Internet fétiche, e.g. Google Search, il suffi/t/rait d'espionner suffisamment tel ou tel individu par ses clics sur la Toile, pour savoir ses véritables préoccupations, ses vraies pensées, qu'il n'ose(rait) pas révéler à qui que soit dans le monde physique.
  19. Bonjour, disons que la plupart du temps c'est vrai, mais pas exclusivement, récemment par exemple, il a été montré que les actes altruistes produisaient du bienêtre, et ce, de manière bien plus durable qu'un acte égoïste, il n'est donc pas difficile d'imaginer vie le circuit de la récompense un renforcement de ce type de comportements, consciemment ou non. Néanmoins, en particulier, pour celle ou celui qui a été mère ou père, notre enfant, cet autre que soi, passe avant notre propre bien, confort ou satisfaction, on peut facilement souffrir plus qu'il ne souffre lui-même, ici il n'y pas de recherche d'accroitre sa propre force ou son pouvoir ou encore sa volonté de jouir de la vie, ou bien en des termes plus modernes " une plus grande homéostasie " si je puis dire, c'est-à-dire une sur-efficience fonctionnelle métabolique, physiologique ou en l'occurrence psychique, cela peut même se produire à son encontre, en l'affaiblissant, y compris jusqu'à la mort le cas échéant pour protéger sa progéniture...
  20. Bonjour, la créature humaine en particulier, mais elle n'est pas le seule, est à la fois un être de Nature et de Culture, ce deuxième volet prend en général une place prépondérante dans nos vies d'homo sapiens, d'ailleurs la plupart d'entre nous ne se rendent pas compte que nous sommes quasi exclusivement socialement déterminés, une fois passées les premières années de l'adolescence, au point d'aller même, parfois, à l'encontre de l'instinct de survie, l'un des plus fort qui soit, par exemple anciennement par l'usage de l'hara-kiri chez les japonais ou bien l'immolation de certains bouddhistes. Mêmes certains biais cognitifs sont appris ! Comme ceux des stéréotypes par exemples, inexistants avant 5-7 ans. Nos héritages historiques, individuels comme collectifs, pèsent de tout leur poids sur nos orientations et notre devenir, tout comme sur ce que nous sommes à l'instant T...
  21. Bonjour, je suis navré, même si bien évidemment cette expression " parler pour ne rien dire " n'est pas à prendre en un sens littéral et donc sous une dimension de logique formelle dans un usage quotidien, c'est que le fait est que " mal " ou " bien " ce n'est déjà pas rien, que ce soit en tant qu'adjectif ou nom: de mal parler ou parler du mal par exemples. De plus, en introduisant ces notions morales, on oriente ou réduit la portée de l'expression, à cette seule dimension, ce faisant, il se produit un glissement axiologique qui n'existait pas forcément auparavant, qui explique ensuite le recours à la " logique du pivot ", dont j'ai du mal à suivre " la logique " dans le lien fourni - surtout en B 3) et 4) [ Il suffit de remplacer x par 2 et y par 3 pour y voir une incohérence flagrante ], néanmoins, ce que je peux en dire pour le moment repose sur le fait que la Logique dite classique est bipartite ( vrai-faux ), alors qu'avec une Logique tripartite avec un élément Neutre ( vrai-neutre-faux ), cela change la donne et bien évidemment, cette dernière englobe la première, elle est plus générale, qui plus est, plus proche du monde réel moins dichotomique. Comme pour toute chose, tels que d'être curieux ou intelligent, cela peut fort bien devenir une critique sévère quand dans d'autres circonstances c'est loué, encouragé et/ou recherché. On peut même introduire une autre façon d'aborder la question de la forumeuse, que celle que j'ai adoptée auparavant, on peut par exemple se demander si le " rien " est partagé/perçu par les deux protagonistes en jeu, par un seul des deux, ou par un ou des observateurs extérieurs à l'échange. Par exemples, un collégien qui parlerait d'une leçon ou d'un exercice de math devant un professeur de Math-sup ou Math-spé, ce dernier pourrait juger qu'il parle pour ne rien dire, vu que ce qu'il dit est évident, trivial, archi-connu, ou bien un observateur expert d'un domaine d'écouter deux profanes s'épanchant sur le sujet, là aussi, il jugerait qu'ils parlent pour ne rien dire - de notable, pertinent ou de nouveau, ou dans la même veine un zététicien scrutant la conversation de deux superstitieux ou adeptes de la cartomancie, etc... D'où peut-être l'adage " le silence est d'or " !? Il est donc évident que l'on parle ici pour quelque chose: ne pas nuire, maintenir du lien, la paix, etc..., cela n'est donc encore une fois pas " rien ", étant donné l'objectif sous-jacent. C'est la suite même, inévitable, de la restriction de départ: " le parler bien pour ne rien dire de mal " ! Le contraire eut été plus qu'étonnant ! C'en est même tautologique... Plutôt que de développer une réponse formelle, rébarbative déjà pour moi, je vais me contenter de donner " un " exemple, qui illustre la Logique tripartite à élément Neutre, évoquée au-dessus, si je dis par exemple " je ne suis pas pauvre " ou " je ne suis pas malheureux ", il ne s'en suit pas nécessairement ( logique binaire ) que " je sois riche " ou que " je sois heureux ", tout bonnement parce qu'il existe un état intermédiaire plus ou moins large, disons d'une certaine épaisseur ou encore d'un ensemble non vide, où je peux être ni-riche-ni-pauvre, ni-heureux-ni-malheureux, puisque neutre ou indifférent ! Par extension il en va ainsi dans bien des domaines sociométriques ou biologiques, un intervalle dans lequel les gens sont considérés comme dans la normalité, si c'est une courbe gaussienne: + ou - 2 écart-types, il en va ainsi de l'Intelligence telle que mesurée par le QI, un QI entre 70 et 130 est considéré comme normal, en-deça comme une insuffisance/déficience au-delà comme une surefficience, d'où l'on voit que l'élément neutre/indifférent peut même recouvrir une majorité d'individus, dans le cas précédent 95% de la population tout de même. Dit autrement, la négation d'un terme négatif, ne donne pas forcément le terme opposé positif et réciproquement ! C.f.: supra ! ( avant-dernier paragraphe )
  22. Bonjour @MadameRosa ( " Pour moi, la première utilité est de créer un lien entre celui qui émet et celui qui reçoit. " c.f.: la généralisation du langage phatique ) et Tout dépend, principalement, en réalité du contexte ou de la situation, par exemples soit dans la vie de tous les jours en dehors du travail et/ou de l'école, soit au contraire lors d'une épreuve orale de Math ou de Physique ! Dans une situation banale ou non formalisée, il a été montré, par exemple à côté d'une machine à café, que 80% du contenu des conversations était à vocation/finalité sociale. Il a aussi été montré que l'essentiel du message - retenu - ou de la communication pouvait être non-verbal et/ou non-sémantique, et c'est d'autant plus vrai que la personne avec qui on va converser on ne la connait pas, elle sera jugé au faciès quasiment instantanément et inconsciemment, le reste risque alors fortement de suivre cette première impression inintentionnelle, d'autant plus que l'on n'aura pas l'occasion d'approfondir davantage le propos ou la discussion, quelle qu'en soit la raison ou la cause. À l'inverse, quand deux ingénieurs discutent d'un projet précis, les idées et les concepts, les process en jeu seront prépondérants, il y aura alors peu de place au superflu ou à l'inessentiel, y compris des règles ou finalités sociales, et ce d'autant plus qu'il y aura empressement/urgence à trouver une solution le cas échéant et qu'ils se connaissent bien de surcroit. Bien sûr il y a toujours un minimum à respecter quand 2 personnes communiquent, et ces minima sont plus élevés en même temps que les protagonistes sont étrangers l'un à l'autre, des amis peuvent plus facilement se dire leurs quatre vérités que deux parfaits inconnus, sans en même temps déclencher une animosité peu ou prou pérenne et récalcitrante à toute mise au point future ( peut-être pas n'importe quand ni n'importe comment ceci-dit). Il existe donc tacitement ou implicitement, des priorités ou des valeurs " sacrées " à ne pas bafouer, en effet, la plupart des gens préfèreront préserver cahin-caha le lien social quitte à jouer la comédie, les hypocrites ou à mentir, sauf si il existe en amont déjà des conflits d'intérêts ou identitaires ( eux vs nous, i.e. le " dualisme psychologique " ) en l'occurrence, c'est pourquoi les autistes ont autant de mal à s'intégrer avec les " neurotypiques " et vice-versa, cette surcouche sociale leur étant très peu-naturelle voire incompréhensible, creusant un gouffre axiologique incompatible avec le-plus-grand-nombre, en particulier et conjointement un parrèsiaste a toutes les chances d'être mal perçu, mal vu et rejeté, voire discrédité/dévalué d'une manière ou d'une autre, parce qu'il est à rebours ou à rebrousse-poil de cet a priori social de bienséance/convenance culturellement sélectionnée - quelque peu arbitrairement... C'est-à-dire que la Vérité est placée en-dessous de considérations affinitaires/affectives/identitaires, dit autrement de la Sympathie ( c.f.: J.Stuart Mill, " Les sentiments moraux " ), quelle bizarrerie !
  23. Bonjour Frédéric, de ce qu'il est dit ici, il n'est pas facile d'apporter une simple réponse, en effet il manque une foultitude d'informations, comme de savoir quel est, entre autres, l'objectif ou la finalité de cette entreprise philosophique ? Est-ce une fin en soi ou un moyen pour autre chose, en faire son métier ou comprendre le monde, etc... Toutefois, il y a aussi plusieurs niveaux/strates pour appréhender la Philosophie, celui qui s'apparente à une philosophie de vie ne réclame pas une érudition, une éducation ni même une grande culture générale, seulement une certaine sensibilité ou lucidité de la réalité du monde ou de sa propre existence, comme on peut le retrouver chez certains auteurs/écrivains non rompus à la Philosophie en elle-même, par exemple. En tous les cas, il faut pratiquer - quasi-quotidiennement, comme en toute chose, tels le sport ou les échecs, quand bien même le but recherché se limiterait à être une meilleure version de soi-même au fil du temps, sans viser nécessairement une reconnaissance extérieure, ni de pairs, ni d'un public, ni d'une institution diplômante, pas plus que de son entourage. Ce qui renvoie ipso facto à " qu'est-ce que l'on cherche à faire ou à en faire ". Bien évidemment, il existe des degrés plus exigeants quant à la rigueur ou les connaissances préalables, pour envisager un parcours de formation diplômant; sans le Bac, il n'est pas possible d'intégrer un enseignement universitaire/supérieur, ce qui obligerait dès lors à obtenir en premier lieu à une équivalence, soit en candidat libre soit via un enseignement à distance, et donc d'ingurgiter un cursus scolaire peu ou prou éloigné de la Philosophie elle-même. Il existe différents courants philosophiques, ce qui peut être déroutant également, d'autant plus, si on a du mal non seulement à comprendre de quoi il s'agit, mais aussi parce que cela s'éloigne trop de son propre " état d'esprit " ou " sa propre vision du monde ", on a toutes les chances d'être plus en phase ou à l'aise avec une doctrine plutôt qu'avec d'autres, ce qui peut être en soi perturbant et même démotivant. Néanmoins, dans un même filon philosophique, hormis le cas où cette philosophie coïncide avec un seul philosophe et encore on pourra toujours trouver des rapporteurs ou même des vulgarisateurs, il y a de fortes chances que l'on puisse malgré tout trouver un auteur plus accessible, digeste ou compréhensible que d'autres, ou encore historiquement/chronologiquement plus pertinent ( e.g. Épictète versus M. Aurèle ). D'un autre côté, il faut lire, et beaucoup pour prendre connaissance du foisonnement de la Philosophie, et les relations entre les différentes écoles ou styles, car bien souvent une " nouvelle école " tente d'une certaine manière de " dépasser " une ou plusieurs autres critiquées, du moins perçues comme critiquables. Les livres de philosophie sont des guides pour la pratique de la Philosophie, ils ne sont pas à proprement parler La Philosophie, tout comme des livres de cuisine ou sur le sport ne seraient pas cette activité-ci ou celle-là. D'un autre côté, on ne peut pas exclure que certains croient faire de la philosophie alors qu'ils ne pondent ou génèrent que du gloubi-boulga d'idées, quasiment sans queue-ni-tête factuellement, perdus dans des narrations/élaborations fictionnelles sauf à leurs propres yeux bien évidemment ! Un autre moyen, grandement perdu, pour pratiquer la Philosophie est l'échange dialogique ou la discussion directe, i.e. avant l'avènement de l'écriture ! Je ne donnerais qu'une seule référence textuelle, synthétique et introductive: Philosophes et PHILOSOPHIE, vol.1 et 2, édit. Nathan ( aspect couvertures: https://fr.shopping.rakuten.com/pictures/0199af10-18a9-7bb7-8c1c-81d570fe2895_L_NOPAD.jpg )
  24. Bonjour, La Schadenfreude ne se résume pas, bien évidemment, à la question de la mort de quelqu'un, l'exemple - via le lien - retenu étant assez extrême pour en rendre compte, toutefois, c'est aussi le titre du sujet. Cette notion n'est pas à confondre avec la haine ou la colère ou encore le sadisme, au contraire c'est une joie subtile se référant à un évènement de vie ordinaire qui arrive à quelqu'un, sans préavis, en particulier que l'on n'apprécie pas, néanmoins, ce n'est pas non plus quelque chose qui avait été souhaité au préalable, ni un désir qu'il arrive ce quelque chose à cette personne mal-aimée par nous, c'est un sentiment qui ne peut pas facilement s'expliquer ou pire à ne pas confondre avec d'autres émotions indépendantes, raison pour laquelle il a gardé son signifiant allemand ! À la base, c'est une émotion spontanée qui déboule à la découverte - imprévue - d'un fait négatif survenu, sans volonté de notre part en amont, à une personne que l'on n'apprécie pas ou à l'inverse qui ne nous apprécie pas. Si il arrive une déconvenue à cet individu, nous ressentons spontanément une petite joie intérieure, qu'on le veuille ou non, qu'on la reconnaisse ou non, qu'on y prête attention ou pas, car elle peut être très fugace et évanescente. Cette réaction automatique interne, n'est pas en soi malsaine ou bienfaisante, elle est, au même titre que l'on peut ressentir de la colère, du dégoût ou une envie de rire ou encore de la peur à tel moment, vis-à-vis de telle personne pour telle raison/cause, etc. Bien sûr, on peut se poser la question, si cette sensation perdure quelque peu ou se transforme en autre chose de plus tangible, et se demander, ce que l'on en fait par la suite, quelles actions vont-être entreprises ensuite éventuellement, d'où les différentes réponses des autres forumeurs et même de ce qui écrit dans le mini-article du lien proposé. Au même titre que l'on peut se poser la question, une fois ressenti de la colère, ce qui est advenu de celui ou celle qui l'a ressentie, ce qu'iel a fait à la suite, action qui peut être suivant le contexte et la situation, perçue comme bonne ou mauvaise, et selon le point de vue du jugeur et le cadre qu'il a adopté pour juger, religieux, politique, idéologique ou éthique/moraliste, voire culturel, dogmatique ou selon des traditions/mœurs locales ou globales, ceci est valable quel que soit l'affect nous ayant touché ou bouleversé, y compris donc la Schadenfreude. Je précise également qu'il existe son pendant inverse, mais qui à ma connaissance ne porte pas non plus de nom, ni dans notre langue, ni dans celle allemande, je l'appelle à défaut, l'anti-schadenfreude, c'est-à-dire qu'à l'opposé, nous ressentons une gêne, un désagrément, un malaise ou pire, quand on apprend soudainement que telle personne mal-aimée, voire quelque peu détestée/méprisée, lui arrive quelque chose de bien/bon, cela nous fait un peu mal cette fois-ci ! Une petite tristesse ou une petite douleur se fait jour, qui peut être tout aussi éphémère et de courte durée que l'autre, ou bien donner naissance à quelque chose d'autre de plus profond et durable, comme une envie de " rendre justice " car on ne trouve pas ça " juste ", puisqu'elle ne le mérite pas selon notre appréciation, construction mentale plus élaborée que la simple émotion antérieure, notre esprit fait quelque chose de cette émotion - l'anti-schadenfreude - il construit toutes sortes de pensées, et accessoirement agit en conséquence. C'est donc une sorte de cascade d'évènements dont il est question, comme dans sa version historique qu'est la Schadenfreude: l'émotion en elle-même, la réflexion à partir de cette émotion suivant les dispositions et inclinations de l'individu qui la ressent, puis les actions qui s'ensuivent.
  25. deja-utilise

    La pensée positive

    Bonjour @ashaku, je vois, on ne s'en sort pas effectivement, ce que tu dis est intelligible mais renvoie directement à ce que je t'ai dit dès le début, et que tu n'avais pas là non plus compris, quand j'ai fait l'analogie de la réflexion avec cuisiner, que le résultat dépendait à la fois de la qualité des ingrédients, de leur nombre et des modes opératoire pour le faire, ou je-ne-sais-plus comme de résoudre une équation algébrique, si celle-ci n'a que 2 ou 3 coefficients ou si elle en a 8 ou 10, on se doute bien que l'on ne trouvera pas la même chose au final, il est peu probable qu'elles se recoupent et ce sur une grande étendue. Et bien c'est exactement ce qui se passe, y compris comme au-dessus avec ta contre-argumentation, tu ne prends que les éléments qui t'arrangent et tu arrives - ô miracle - aux conclusions auxquelles tu voulais aboutir, ainsi tout te semble valide et bien ficelé ou même " logique " dans ton vocable, or, de mon côté mon choix écologique est bien moins restreint ou moins simplifié, ce qui me conduit à d'autres conclusions que les tiennent, parce que je tiens compte de la complexité multifactorielle des situations. Tu es quelqu'un manifestement de raisonnable, disons alors que c'est un problème de " mémoire de travail " ou pour l'expliquer naïvement, c'est comme si tu n'utilisais que 2 ou 3 briques différentes de Lego, là où je m'en sers d'un grand nombre de distinctes, forcément ce à quoi on aboutit est différent par la force des choses, et j'en reviens une énième fois au fait d'être capable de sortir de ce que l'on s'est donné et pas seulement de s'en servir, de prendre de la distance, de se découpler des(de ses) choix initiaux ou " prémisses " ou matériaux de départ pour construire son raisonnement. Effectivement, dans le cadre que tu t'es donné, tu y trouves une cohérence et même une certaine correspondance avec la réalité, au travers de ce formalisme, tu expliques les choses ou les évènement à travers celui-ci, et comme tu aboutis à une " solution ", tu en déduis qu'elle est valable, te confirmant dans ta démarche. Néanmoins, quand on inclut beaucoup d'autres facteurs interagissant, comme les émotions, la motivation, l'Ego, l'Éducation, la culture, les connaissances préalables, ses préférences, ses Croyances idéelles/idéales/idéologiques et spirituelles, ses affinités sociales et intimes avec ses proches ou avec son endo-groupe tout comme le biais dualiste " eux versus nous ", les facultés cognitives et mnésiques, le style cognitif de tout un chacun, les soubresauts métaphysiques et autres héritages historiques individuels et collectifs, le Système de Valeurs, le conatus ou la recherche du plaisir et l'aversion/évitement de la souffrance, le mode automatique ou intuitif de l'esprit humain, l'inconscient collectif sur ce qui est " sacré " par exemple, les habitudes, les problèmes identitaires et d'image de soi, nos pulsions biologiques de grand-singes, les ravages et déformations que le pouvoir provoque, le jeu des hormones, nos conditions de vie ou notre place socio-économique, le besoin de reconnaissance ou d'accomplissement de soi, notre propension au mimétisme, au conformisme et à l'obéissance, notre panoplie de scripts intériorisés, etc, etc..., la " solution " résultante est très dissemblable de la première. Tout cela pèse dans la balance, et donc module les réponses qu'une personne ou un groupe de personnes peuvent produire ! En somme, nous ne résolvons pas la même équation, comme je te l'ai dit dès le départ de notre discussion ! Et comme tu simplifies à outrance - désolé - ton appréhension de la Réalité, toutes ces subtilités et leurs influences peu ou prou majeures passent sous ton radar, ce qui conséquemment te donne l'impression que je divague ou m'égare, voire que je ne suis pas " logique ", mais uniquement dans ou à partir de ton système de représentations ! Imagine une seconde, que si tu regardais ce qui se passe sur un tapis de billard avec seulement 2 boules, ou au contraire avec une vingtaine de boules en train de s'entrechoquer, tu te doutes bien que la modélisation et ce que l'on arrive à rendre compte sera assez différent dans les deux cas, croire que 2 ou 3 paramètres suffisent à " expliquer " le Monde, comment dire... on est très loin du compte, pour ne pas faire de propos connoté. Ce ne sera pas très agréable à entendre j'en ai bien peur, mais c'est comme la différence entre un adulte lambda et un enfant de 5 ans, la compréhension que l'un a du Monde est certainement - globalement - plus précise car plus riche que l'autre, chacun peut s'en rendre compte, sans recourir à une quelconque théorie de la connaissance, chaque adulte peut simplement l'expérimenter, ça lui tombe sous le sens, l'adulte serait bien sûr assez dubitatif de s'entendre dire par cet enfant qu'il ne comprend pas bien. En effet, pour le jeune enfant, il y a tellement de choses qui lui échappent ou qui sont inintelligibles, ou inconnues, que l'adulte lui paraitrait un peu comme un extra-terrestre selon ce que lui peut entendre ou soumettre à son entendement. Et bien, je suis au regret de te dire, qu'il en va sensiblement pareillement entre nous deux, mais que je te rassure, tu n'es pas un cas isolé, l'écrasante majorité des gens atteignent/montrent rapidement leur plafond de verre intellectif avec moi. Tu es confronté à la zone distale de développement vis-à-vis de ma position et mes explications, il n'y a pas malheureusement de solution évidente, si ce n'est que d'accéder à une somme chronophage de connaissances semblable à la mienne - qui pour l'heure te fait défaut, dans le cas contraire, on ne pourra pas " se comprendre " à l'instar du bambin et de l'adulte, dit autrement, nous ne faisons pas les mêmes recettes de cuisine. Remarque bien que l'on a similairement la même chose avec les témoins de Jéhovah qui ne comprennent les choses uniquement qu'au travers du crible des Évangiles ou je-ne-sais-quoi-exactement, ils ne se réfèrent et (ré-)interprètent le Monde que via le Système de leurs Saintes-Écritures... En procédant ainsi, cela leur donne malgré tout du sens - un besoin inné et fondamental de la nature humaine ! Comprends bien que je ne t'en veux pas, que je ne te juge pas non plus, je ne fais que constater les choses comme elles sont, aussi désagréables puissent-elles être à entendre à tes oreilles, bien évidemment tu peux toujours te rasséréner en pensant que je suis à côté de la plaque si tel est ton désir ou ton besoin ou même que j'élude tes objections, c'est une réaction on ne peut plus naturelle, c'est malgré tout déjà assez remarquable que tu ne te sois pas mis en colère ou d'avoir commencé - hormis le déni, bien que je dénie - à m'énumérer des défauts - présumés/inférés/supposés - personnels, c'est donc un bon point pour toi: ta patience. Ne désirant pas te contrarier davantage, ce n'est peut-être pas un adieu qui-sait, mais ça pourrait s'y apparenter étant donné la raison de ta présence en ce lieu - qui ne match pas avec mes prérogatives, je te souhaite malgré tout que tu puisses trouver un ou des compagnons/partenaires de jeu, qui correspondraient à tes attentes très spécifiques. Bonne continuation à toi, D-U. P.S.: Ton allusion verbale à la " grammaire " me fait songer à la grammaire générative de Noam Chomsky, très spéculative. Les neurosciences et tout particulièrement la neuro-imagerie nous sont très utiles dans ce genre de scénarios, selon moi. Twain/Maslow: " To a man with a hammer, everything looks like a nail ": Pour un Homme ne possédant qu'un marteau, tout lui apparait sous forme de clou ! P.S. bis: " Ma mère m'a bien appris à distinguer "je n'aime pas" et "c'est pas bon". ", du point de vue du protagoniste qui émet le jugement c'est tout-à-fait interchangeable, d'un point de vue extérieur et contraire, ces deux assertions ne sont pas acceptables car il y a dissonance avec ses propres goûts, ce serait " moi j'aime ça " et " je trouve que c'est bon ", bien qu'il n'y a pas à proprement parler d'aporie, en réalité il y a simplement redondance dans les formulations respectives, le " c'est pas bon " est implicitement par rapport à soi, on ne voit pas comment il pourrait en être autrement, sauf à considérer " c'est pas Bon " dans le sens " ce n'est pas comestible pour les humains " ou " c'est pas bien de manger ça dans notre culture/société ", en ce cas, ça n'a plus trait aux préférences individuelles, car ce serait soit universellement vrai, soit localement consensuel, donc il vient, que " je n'aime pas " et " c'est pas bon " sont interchangeables car synonymes, ce serait une erreur que de prendre une des expressions et l'opposer à son inverse de l'expression équivalente, c'est-à-dire de vouloir confronter le " c'est bon " pour unetelle et " je n'aime pas ça " d'untel, ce serait là illogique, puisqu'au final, tout cela ne repose que sur des préférences ou des goûts différents, il ne peut y avoir de contradiction dans ces conditions. ( Il en irait de même et plus logiquement encore, entre " 1+1 et 2 " d'un côté et " 1+2 et 3 " de l'autre, si 1+1 est différent de 1+2, ça l'est aussi obligatoirement de 1+1 et 3 par exemple, ce n'en est qu'une conséquence inévitable, il n'y a pas de discrimination à faire là-dedans, il suffit de remplacer " je n'aime pas " par " 1+1 " et " c'est pas bon " par " 2 ", etc... ).
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