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  1. Plouj

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Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 26/04/2021 dans toutes les zones

  1. Je mets le lien : Lire ici On ne peut leur donner tort.
    5 points
  2. disons que tu vois à quel point l'injustifiable peut être utilisé pour s'en donner à coeur joie...la communauté juive n'est pas parano et tu n'es pas parano, il y a un réel antisémitisme en France et franchement cela devient indécent de tout dire sur n'importe quel sujet juste pour se faire plaisir ton argumentaire est le bon, crois moi, ce massacre est antisémite et la part psychiatrique là dedans est juste tout sauf une explication unique...il s'agit d'un crime antisémite, il n'y a pas à ergoter sur quoi que ce soit pour tout justifier
    4 points
  3. En fait il y a plusieurs propos qui me font dire que l'antisémitisme a finalement de beaux jours devant lui : le "démon juif" justifié et généralisé, la notion de "tribu" pour désigner une communauté qui est loin d'être la seule à s'être montrée indignée, soit dit en passant. Je dois être naïve, mais ça me surprendra toujours.
    4 points
  4. C'est pas un quarteron, y a du monde! Quand la "Grande muette" rappelle ainsi le pouvoir à l'ordre, c'est que la situation est vraiment alarmante.
    4 points
  5. je viens de lire la lettre , et je suis d 'accord avec l'analyse qui est faite sur la situation en France ! certains révent de le détruire en utilisant le racisme et autres prétextes !
    4 points
  6. DD ne supporte pas que des musulmans ( musulmane en l'occurrence) pensent autrement que via la caricature des musulmans distillée par la France Insoumise et son gourou. C'est du néocolonialisme et rien d'autre avec un racisme sous jacent qui voudrait qu'un musulman,une musulmane française ait une pensée indépendante et personnelle. Bon le personnage est âgé ça doit ètre un peu une des raisons de sa déraison !
    4 points
  7. Pas forcément "vite" , on prend soin des gens ici, même des trolls. ( ça veut dire qu'on ban avec classe )
    3 points
  8. Un général de corps d'armée ou un pilote ont surement bien plus de capacités intellectuelles que quelques alcolos-camés qui hantent les partis politiques depuis des lustres et dirigent le pays entre la buvette de l'assemblée et le resto du Sénat.
    3 points
  9. Merci pour votre retraite. Vous ne comprenez pas qu'en cette période les jeunes se sacrifient pour vous, qu'ils souffrent à cause de vous et que dans toutes autres périodes de l'histoire vous auriez été sacrifié
    3 points
  10. Vous n'avez plus l'age de comprendre la société qui vous offre une retraite grace au travail de jeunes. Pensez à votre santé
    3 points
  11. En plus d’être influençable il est dangereux pour les personnes qu’il accuse. Et l’imam a une responsabilité là dedans c est là où je parle de croyances à la con. Il a du lui faire une séance de chamanisme et le renvoyer chez lui comme si de rien n’était. Non chacun son métier.
    3 points
  12. la bouffée délirante augmente la violence de l'acte mais son antisémitisme n'est pas né avec la bouffée délirante...pour qu'il réagisse ainsi c'est qu'il avait déjà l'envie de s'en prendre aux juifs.
    3 points
  13. salut à toi! oh tu sembles ne pas être au courant de certains faits... tu omets et c'est malheureux, l'immigration forcenée des allemands, des suédois, des russes, des baltes, des hollandais pas volants mais fort nombreux... bref, de toutes ces populations qui achètent comme des forcenés maisons, villas, hameaux, maisons de maîtres etc etc et qui font monter les prix des biens à la vente d'une façon éhontée pour le natif plus que moyen du coin. ils ne comptent pas, eux? car parler de conquêtes, c'est fort bel et bon mais il faut voir aussi celle qui se fait sous ton nez. par exemple, mon pays d'origine est Plouer sur Rance, Côte du Nord, eh bien, tu vas rire mais ce petit bourg de rien du tout est hors de mes possibilités d'achat tellement tout y est very expensive, so much!
    3 points
  14. Tant que l'on assume la grosseur de ses seins , ce qu'en pense les hommes ont s'en tape non ? Toute façon il y aura toujours quelqu'un pour te dire ta une grosse poitrine ou pas. Que vous aimez les petites poitrines ou les grosses poitrines c'est votre choix tant vous vous moquez pas de celle que vous aimer pas c'est l'essentiel.
    3 points
  15. Moi non plus, mais ça me fait penser à des "potes" qui m'ont déjà sorti qu'il y avait une raison à tout, pour justifier de la Shoah.
    3 points
  16. Tu serais satisfait, toi, si un des tiens ou de ta "tribu" passait par la fenêtre parce son bourreau a décidé qu'il lui foutait les jetons?
    3 points
  17. Ah bon ? Première nouvelle. Quid des Italiens, Espagnols, Portugais, Polonais, Chinois, Vietnamiens, Philippins, des Est-Européens, des Sud-Américains, Indiens, Bangladeshis ... Ils viennent aussi du continent africain ?
    3 points
  18. "Dédé fait de la résistance" un remake d'un autre film où il joue aux cotés d'Adolpho Martinez !
    3 points
  19. Cites moi le passage dans lequel ils appellent au meurtre. Ca ne va pas être simple mon Dédé.
    3 points
  20. Si la démocratie consiste à laisser entrer des barbares sanguinaires sur notre sol pour qu'ils égorgent ensuite les honnêtes gens, le péril n'est pas bien grand. Ces militaires ne font que dresser un constat édifiant de notre société prête à toutes les compromissions avec ses pires ennemis, soutenus en cela par une frange de la population inconsciente.
    3 points
  21. je suis ravie de le savoir, zébu... mais quels scientifiques au juste? furent-ils heureux de la création du cyclotron? pas du tout, certains étaient vent debout contre le projet à l'époque... en disant que cela risquait de faire imploser la terre elle-même... jamais je n'ai autant rigoler! ce sont les mêmes qui sont pour les énergies renouvelables du moment qu'elles ne polluent pas la vue et l'ouïe. je pense là aux éoliennes... et que dire du tout électrique pour les voitures, pour faire des batteries et l'équipement hight tech, il faut des "terres rares" et tant pis pour les pays qui acceptent ce juteux trafic... cela ravage des régions entières mais tout le monde s'en fout! écologistes-bobo inclus.
    3 points
  22. Sauf que dans le cas des conclusions de ce procès si les Psys de l'Hopital ne diagnostiquent pas une maladie mentale pré-crime chronique et avérée donc sain d'esprit quand il n'est pas sous cannabis et bien il ressortira dans peu de temps de l'Hopital et sera libre vu que les juges ne l'ont pas reconnu coupable mais irresponsable sous bouffées schizophrène dû au cannabis ! Un automobiliste sous cannabis ou alcool qui créé un accident mortel est lui condamné dérechef coupable et condamné ! Deux poids deux mesures d'autant que pour l'assassin de Mme Halimi il y a aggravation pour coups répétés violents et relevant de l'antisémitisme (il a fallu des mois pour que le Tribunal accepte l'acte antisémite) !!! Hier j'ai écouté le frère, Mr Attal ... reconstitution très bien construite, cela laisse un gout amer ...
    3 points
  23. Pour moi c'est juste un assassin, le reste c'est du charabia indigeste. Si une crapule pareille n'est pas jugée, c'est la porte ouverte à qui mieux mieux. Et dire que certains parlent de dictature, rire jaune....
    3 points
  24. Voila,Muzz c'est comme Feuj ce n'est pas une injure c'est une façon de parler ,même moi à 68 ans j'essaie de suivre l'évolution c'est pas compliqué pourtant .
    2 points
  25. Il peut arriver à des gamins de n’importe quelle confession d’avoir des soucis dans une école/collège/lycée de l’éducation nationale bien sûr. Pourquoi tu extrapoles? Tu vois tout de suite le truc de fou. Je parle de problèmes simples qui peuvent être solutionnés par le privée. Ex la maîtresse du CM2 qui met un avis défavorable à mon gamin pour la section foot dans le public qui me reçoit 50 fois pour me le dire tout en puant l’alcool. Ben au lieu de s’agacer avec elle il y a des collèges privées qui proposent la section foot sans tenir compte de l’avis de la maîtresse mais seulement du dossier et des compétences au foot. Donc son avis elle se l’est mis où je pense. D’ailleurs les gamins auxquels elle avait mis avis favorable n’ont pas été pris. Je lui ai bien remis dans la gueule d’ailleurs. Et les muzz s’appellent muzz entre eux maintenant mets toi à la page ce qui était péjoratif hier ne l’est pas forcément aujourd’hui. Les cours religieux sont en option ici, seuls les gamins qui choisissent les options, ont des cours religieux et dés la maternelle. D’ailleurs ils sont bien moins bourrins que l’éducation nationale pour certaines choses.
    2 points
  26. C'est le quarteron ou les généraux qui se rebiffent ?
    2 points
  27. Le marcheur exténué dut prendre une décision. Soit s'arrêter et mourir ; soit continuer jusqu'à ce que ses jambes flanchent, refusent de le porter, choir et puis mourir ; entre les deux l'issue serait la même... c'était davantage le choix de ce qu'il voulait faire de son esprit et de sa douleur. En quelque sorte, sacrifier l'un pour l'autre ou vice versa. — Il regarda autour de lui avec des yeux neufs, le temps de quelques pas. L'étrange contrée à perte de vue. La terre ocre et grise ; les sols stériles ; quelques buissons d'épines çà et là, des rochers poussiéreux mais aux couleurs fantastiques — gris, bruns, marrons et rosâtres... — et puis, là-haut, au loin, la grande chaîne des montagnes. Passant de colline en colline, il pensait voir en chaque relief qui avait l'air un peu irrégulier la main de l'homme. Peut-être était-ce vrai ; la trace de civilisations anciennes... — mais à chaque fois, point de hameau, point de ville. Seuls les indices d'un passé. Oui. Il faudrait continuer. Il ne pouvait pas s'arrêter comme ça, et capituler. Les muscles de ses jambes en auraient peut-être été réconfortés, mais s'il cessait de marcher ils deviendraient durs comme la pierre — et lui deviendrait une statue, s'ankylosant, desséchant au soleil pendant que son esprit apprendrait à se haïr. Impossible. Il était un homme qui n'arrêtait jamais. Son âme n'aura point à rougir. — Là-bas, par-delà la prochaine butte, il y a peut-être un village. — — — Il se réveilla en pleine nuit. L'air était frais ; il se tenait enveloppé dans un tissu fin — vermeil et brodé de fils d'or. Derrière lui, il sentait la fermeté d'un grand mur de terre cuite... Ses pieds, ses mollets, ses cuisses étaient encore endolories, pleines de courbatures ; pourtant, il réalisait qu'il était sauvé. Il n'avait plus faim. Avait-il mangé ? Avait-il bu ? Il n'en avait plus souvenir ; sans doute... Il se sentait très bien, juste si fatigué... Il n'était pas mort. Essayant de jouer avec sa mémoire, il ne put qu'apercevoir à nouveau les étendues presque désertiques où il avait tant marché... Quelque part non loin de lui, il entendait le clapotis de l'eau, comme une source qui riait dans le langage des ondines. Sa mélodie le berçait — son corps si affaibli — les paupières lourdes — et il se rendormit aussitôt... Il se réveilla à nouveau. Le premier rayon de soleil l'accueillait ; était-il donc couché vers l'Orient ? — c'était là-bas un magnifique point de lumière, qui surgissait au-dessus de la montagne, et baignait petit à petit toute la plaine de son agréable chaleur... Le point semblait être une gemme qui projetait ses reflets d'ambre. Il ne savait pas s'il avait dormi quelques heures ou pendant des jours entiers. Mais maintenant à la lueur du matin, il découvrait le lieu où il s'était comme transposé. Le mur était décoré de motifs irréguliers en lignes droites et en angles, comme si on y avait gravé un immense labyrinthe — ou un texte avec un alphabet secret. À côté de lui, un bol fumait... Un thé herbal que quelqu'un avait dû venir de lui verser, juste avant l'aube. Il y posa les lèvres. L'arôme était délicieux, aux notes terrestres... Il y reconnaissait l'odeur des arbustes qui poussaient là-haut, loin dans la montagne... Un peu plus loin, quelques habitations, de la même couleur que le sol ; peut-être était-ce pour cela qu'il n'avait pas réalisé qu'il s'était approché d'un endroit peuplé. Il devait se trouver dans un village. Le mur contre lequel il s'était assoupi, c'était celui d'un temple. Un homme apparut et s'approcha de lui. Il était vêtu très simplement, d'un vêtement rouge bordeaux, taillé à la manière d'une tunique longue. Il était difficile de lui donner un âge ; sa barbe et ses cheveux étaient courts, et parsemés de noir, de gris et de blanc. C'était comme s'il se tenait entre plusieurs mondes. Il avait la peau hâlée de quelqu'un qui avait résisté de longues années au soleil, et le regard bienveillant, le visage calme et immobile : l'air d'un homme qui a beaucoup vécu. — "Bienvenue au temple de Soukoun, voyageur." Ils parlèrent. — Qu'était ce village ? Il n'avait pas de nom ; c'était simplement le village du temple, où vivaient quelques personnes, et où passaient les paysans et les marchands en route vers Aksor. Ainsi il n'était pas perdu... Mais il avait dû marcher des semaines... Tôt ou tard, d'autres voyageurs feraient halte ici, ou à l'autre village, un peu plus grand, qui se trouvait juste derrière la prochaine colline. Il soupira, soulagé, et remercia le prêtre — car il devait être une sorte de prêtre ? — en devinant qu'il lui devait d'avoir survécu. L'homme le guida tout autour du lieu. Il n'y avait que quelques habitations, et cette grande bâtisse : le temple, dont tous les murs étaient gravés. Du dehors, les murs étaient clairs, simples, de la même couleur que la terre de la région ; à l'intérieur pourtant ! — que de richesses et que de couleurs ! Ils se déchaussèrent et entrèrent. Les murs intérieurs étaient drapés de tapis aux motifs géométriques, certains aux tons rouges, d'autres aux tons verts des plus riches prairies ; le long des cloisons de la pièce principale étaient disposés de riches coussins brodés d'or, formant une longue file de fauteuils sans pieds, à la manière d'un diwan. Plusieurs autres personnes vêtues similairement conversaient à voix basse, très posément, comme s'ils avaient tout le temps du monde. Avant de les rejoindre, le voyageur remarqua la grande colonne qui semblait plantée là, vers le milieu du mur du fond, mais qui n'y était pas pour supporter la toiture en toile, mais plutôt un autre tapis encore plus richement décoré, et scintillant d'innombrables broderies en or et en métaux précieux. — "Qu'est-ce là ?" demanda-t-il en découvrant le tapis tant mis en valeur. — "Venez, je vais vous montrer." Ils se dirigèrent vers la colonne. D'ici, l'on pouvait voir qu'au centre du tapis étaient également tissées des petites pièces de métal, trouées, et serties de pierres précieuses. Elles étaient magnifiques, et luisaient de couleurs étonnantes à chaque nouvel angle. Pourtant — malgré ce spectacle — on ne voyait qu'elle : au centre, parmi tout cet entourage, l'une des lueurs scintillait encore plus. Un diamant immense. Taillé si finement que chacune des innombrables facettes capturait le moindre brin de lumière. Il n'avait jamais rien vu de semblable. Et là, à l'intérieur de la gemme, comme un portail vers un autre monde, un monde de lumière. Celle-ci y prenait un léger reflet vert. Ce n'est pas le vert de l'herbe ou des arbres ; c'était le vert pur, franc, qui devenait presque une autre couleur transcendante, au-delà de l'arc-en-ciel. Avec comme une phosphorescence. — "Voici Soukoun." — "C'est donc votre Dieu ?" Le prêtre rit. La remarque avait dû lui sembler ridicule ; le voyageur se prit à espérer qu'il ne lui avait pas fait offense. Mais la réponse fut bienveillante : — "Vous avez dû explorer trop de pays ravagés par l'idolâtrie. Il n'y a de Dieu que Dieu. Ses créatures et ses gemmes sont à Lui/Elle, sont de Lui/Elle, mais elles ne sont pas Lui/Elle. — Non, cette pierre s'appelle Soukoun, elle fut la fondation de ce temple. Venez — si cela vous intéresse, il y a un grand homme ici qui pourra vous en raconter toute l'histoire. Venez donc." Ils rejoignirent les autres hommes dans un coin de la pièce. Tous l'accueillirent avec joie : ils lui dirent qu'il était leur vénérable invité. Ils lui offrirent la place d'honneur : le fauteuil juste dans l'angle. Ainsi, il avait vue sur toute la pièce, et pouvait s'entretenir autant avec ceux à sa gauche qu'à sa droite. Tous lui montrèrent maints égards ; tous l'assurèrent de leur hospitalité. S'il souhaitait manger — s'il souhaitait boire — il n'aurait qu'à le dire. — "Vous êtes arrivé à nous au seuil de la mort, comme si vous nous fûtes confié..." La voix féminine le surprit. Il s'aperçut que parmi tous ces hommes, il y avait aussi une femme, et c'était elle qui venait de parler. Son visage aux cheveux courts était très androgyne ; ses traits étaient fins et anguleux et laissaient planer le doute. Elle revêtait la même tenue que les autres, rien ne la différenciait d'eux. Ça n'étaient que la voix, les joues glabres, le pli de l'œil qui le révélaient. À côté d'elle était assis un vieil homme dont la barbe était devenue d'un blanc éclatant, et à l'air vénérable, mais aux yeux toujours aussi vifs et bienveillants que ses compagnons plus jeunes ; cela rendait son âge impossible à évaluer. Celui-ci fut présenté comme étant Rasham, le sage aux cent histoires. — "Nous avons une manière particulière de raconter les histoires sacrées", prévint-il. Deux hommes et la femme se levèrent sans un mot, et se tinrent au milieu de la pièce, immobiles, les bras de long du corps. Un long silence se fit. — Lorsque Rasham reprit la parole pour me conter l'histoire de la gemme, je compris. Il disait quelques phrases, dont certaines avaient dû être mémorisées depuis l'autre bout de sa vie. Après quelques mots, le silence était complet durant un instant — mais les trois personnes qui étaient debout dansaient... Ils alternaient postures et déplacements... Avec des mouvements qui, bien plus que faisant écho à l'histoire, la poursuivaient, la continuaient — et y ajoutaient une incroyable subtilité qui n'avait bel et bien besoin d'aucun mot. Car ça n'était pas une simple histoire ; c'était une danse. Le récit alternait entre les mots du sage, et les pas des danseurs. Les gestes, selon un alphabet inconnu, comme les motifs des murs gravés, valaient chacun mille mots. Ce fut ainsi que fut contée l'origine de Soukoun — moitié phrases moitié mimes. Elle se déroulait à peu près ainsi : Il était une fois un paysan pauvre dans un village perdu dans ces montagnes. Une nuit, il rêva qu'un message lui serait confié. Il pensa le voir dans le reflet de l'herbe, dans le chuintement du vent, dans le cri d'un animal, dans les danses d'un arbuste en feu ; mais à chaque fois subsistait le doute — il ne savait pas si ç'eût vraiment été là le message qu'il attendait. Ainsi passèrent les années... Au fur et à mesure du dur labeur les illusions se dissipèrent ; il croyait de moins en moins souvent entendre l'appel, voir quelque chose, bien qu'au fond de son cœur il demeurait convaincu de la réalité de son rêve. — Ce fut vers la fin de sa vie que soudain, un soir, promenant son regard vers l'horizon, il aperçut un signal qui immédiatement lui parut évident. Cet éclair soudain ; ce grondement sans tempête ni orage ; l'aveuglante lumière et la longue griffure dorée, en ligne droite, tracée le long du ciel ; c'était l'évidence même. Alors, il abandonna tout ce qu'il était en train de faire, et marcha, marcha, marcha jusque là vers où la lumière avait touché la montagne. Son corps âgé n'eut aucun mal à aller de lieue en lieue — car n'avait-ce pas été ça, la mission pour laquelle il s'était préparé toute une vie ? Là-bas, dans un grand cercle de terre brûlée, noirâtre, flottait une odeur de soufre et d'ozone. D'autres fragrances indescriptibles aussi, qui prenaient à la gorge, et parlaient d'autres mondes. Et, au milieu du rond noir : un gros cristal opaque, blanc et aux reflets verts. Il y posa la main : la pierre était encore chaude. Un groupe de villageois l'avait suivi et l'aida à ramener l'étrange cristal. Tous étaient fort impressionnés par l'aspect de la roche tombée du ciel. Il en émanait quelque chose qui ne paraissait pas de ce monde. Le paysan âgé décida qu'il s'agît là d'un présent divin, destiné à la plus personne la plus éminente qu'il connût : leur Roi, leur Guide, leur Prêtre — car il était tout cela à la fois : le grand Solom. Recevant cette pierre, le roi couvrit le paysan et sa famille de richesse, ainsi que tout son village, afin qu'il prospère. Mais, bien au-delà des matériaux qui ne facilitent que ce monde, il leur fit un don en retour : il inscrivit leur nom dans le Grand Livre de leur Histoire. Nul n'oublierait Arz du village de Marab. Réunissant les sages de leur contrée, le roi écouta tous les conseils quant à ce qu'il conviendrait de faire de la pierre. On s'aperçut vite que derrière la surface rendue opaque par le feu et la poussière, il s'agissait en fait de la gemme la plus précieuse que l'on eût connue. Il fallut dépêcher des messagers dans les montagnes les plus reculées pour trouver l'artisan possédant le plus grand don, afin de tailler la pierre pour lui faire revêtir sa véritable splendeur. L'ouvrage prit plus de trente ans. — Ce fut un Solom âgé, au faîte de sa gloire et au crépuscule de sa vie, qui retrouva enfin la pierre magnifiquement taillée et put y lire, face-à-face, les lettres secrètes. Il en découvrit le Nom ; il le confia à un temple secret. Ce temple, cet ordre, c'était eux — et c'était ici. Le Soukoun. Le récit terminé, les danseurs se retirèrent. — Ils revinrent un peu plus tard, accompagnés d'autres personnes qui portaient un grand récipient en métal. Ils le déposèrent dans le coin de la pièce, au milieu de tous les hommes assis sur le sol ; alors chacun se plaça en cercle tout autour. L'histoire avait-elle duré des heures ? Lorsque le couvercle du récipient fut soulevé, ils s'aperçurent tous d'à quel point ils avaient faim. Un arôme de cardamome et de carvi s'invitait dans la pièce ; il provenait du riz parfumé, lequel entourait une sorte de pâte brune. Quelques-uns marmonnèrent quelques mots à voix basse ; peut-être une prière, ou simplement un remerciement envers la terre et le monde ; puis tous commencèrent le repas. On prenait le plus simplement du monde un peu de nourriture dans la main droite, et on mangeait ainsi ; le tout se faisait en silence. La pâte se révéla être une sorte de mélange, rappelant l'houmous mais contenant certainement de la viande pilée et des olives. Le tout était épicé et délicieux. Chacun mangea à sa faim. Après le repas, ils firent passer quelques bols d'eau pour s'y rincer les mains, puis une sorte de bout de tissu pour les essuyer. Puis on amena le thé à nouveau, et les grandes branches d'arbustes très feuillus ; tous en roulèrent quelques feuilles pour les mâcher. — "C'est une plante qui aiguise l'esprit", lui dit-on. Il faut la garder du côté de la bouche, et par intermittence, mâcher ce qui devenait une petite sphère pour en extraire petit à petit toutes les bénédictions. Il goûta au feuillage — étrangement cela n'avait pas tant que cela le goût de la chlorophylle ; mais davantage, celui du café et de l'anis. — Les esprits vivifiés, leurs conversations reprirent. On indiqua au marcheur qu'il pourrait se rendre le lendemain à l'autre village par-delà la colline, où les marchands se déplaçaient plus souvent. Ce n'était pas très loin, et s'il avait survécu jusqu'ici en passant par les plus grandes montagnes, les déserts et les regs du pays, il lui serait enfantin de s'y rendre. Ils lui dirent aussi que parfois venaient jusqu'ici toutes sortes de personnes en recherche spirituelle, et souvent par d'étranges hasards ; à certains de ceux-là, ils apprenaient le langage secret des pas de danses, et les exercices qui, en domptant le souffle, domptent l'esprit. S'apercevant que le mystérieux marcheur possédait lui aussi cet étrange signe — comme un aimant dans le cœur vers les choses cachées — ce qui s'était même inscrit dans sa chair par une ligne naturelle particulière au niveau du poignet gauche — les prêtres lui révélèrent quelques bases sur cet alphabet des mouvements. Ils lui apprirent que la plupart de ces gestes étaient en fait des hiéroglyphes vivants ; et, comme les hiéroglyphes, ils pouvaient parfois s'interpréter de manière symbolique, et d'autres fois signifiaient une syllabe précise, ou encore un son ; d'autres fois encore, chaque positionnement d'une partie du corps correspondait à une consonne précise et le danseur alors devenait lui-même, en entier, un trilitère... L'apprentissage complet de ce système demandait neuf ans. — Il manifestait beaucoup d'intérêt, et écoutait avec attention ce que les autres lui révélaient. Il était plaisant d'entrevoir une lueur de leurs mystères, contée par leurs voix calmes et sereines. Ce fut ainsi jusque bien tard dans la nuit que la conservation continua... L'entière journée était déjà passée, sans que quiconque ne pensât à la mesurer... — Il s'endormit au-dehors, bercé par les sons du vent ; les muscles relâchés, entièrement re-vivifié par son escale. Il pourra repartir dès l'aube... même avant. ...Au petit matin, l'on se rendit compte que le destin se poursuivait. Que rien n'arrivait véritablement par hasard. Que derrière des coïncidences se cachaient des lignes qui auraient pu paraître parallèles, mais qui véritablement s'entrelaçaient depuis longtemps. Le marcheur était déjà reparti. Malgré le visage horrifié de certains hommes, celui du vieux sage restait calme... — lui plus que tous les autres, l'avait depuis longtemps vérifié et vécu. Il ne subsistait déjà plus une seule trace de doute en lui. — Car, au faîte de la colonne portant le somptueux tapis aux pièces précieuses, il manquait quelque chose. Le diamant vert, le Soukoun, n'était plus là.
    2 points
  28. Merci à l'auteur pour sa réaction mesurée face à mon hors sujet. PS : ce sujet n'est-il pas une lettre ouverte à l'inconnu qui m'a aidé ?
    2 points
  29. https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/doubs/besancon/besancon-affaire-sarah-halimi-desarroi-de-la-communaute-juive-jusqu-en-franche-comte-2060176.html Gratuitement, c'est vite dit!
    2 points
  30. Merci à tous de vos partages ! Et d'être les garants d'un sujet bienveillant et tranquillou
    2 points
  31. Euh c'est bien ce genre de crime qui est franchement dégueulasse, non? Encore une fois juive ou pas, massacrer gratuitement une personne soulève l'émoi populaire, oui, et encore heureux.
    2 points
  32. J'ai des dizaines de remerciements à formuler et je ne les citerai pas tous... Merci à ce prof de fac qui un jour m'a passé l'engueulade de ma vie, presque la honte de ma vie, pour me faire comprendre qu'il n'y avait pas que la fête en première année. Résultat j'ai fini mes 4 années de fac dans le top classement. Merci à cet inconnu qui m'a offert un bouquet de fleurs alors que j'étais inconsolable sur un banc public. Je venais d'apprendre une terrible nouvelle. Je me suis littéralement effondrée sur ce banc et à quelques pas de là un fleuriste témoin de mon désespoir m'a apporté ce bouquet, s'est assis à mes côtés et m'a consolée de longues minutes. Merci à ce papy agriculteur qui m'a sauvé la mise alors que je venais de me faire attaquer par ses vaches et que je m'étais retrouvée à moitié dénudée au beau milieu de nul part. J'ai encore d'autres remerciements mais ce serait trop long...
    2 points
  33. Bonjour à toutes et tous, DD tu racontes vraiment n'importe quoi ! mes enfants ont fait les scolarités maternelle, primaire et collège en privée, le catéchisme n'était pas obligatoire mais mon fiston aimait y aller..... "futur terroristes" dis-tu ! mon pôvre DD, tu vis un délire perpétuel, que dire de ton gourou qui défile bras dessus, bras dessous avec le frères musulmans ? Que dire de ton gourou qui ne peut survivre au milieu de blonds aux yeux bleus ?
    2 points
  34. L'album Smiley Smile, des Beach Boys
    2 points
  35. 2 points
  36. Sacré Devendra ! Déjanté mais géant.
    2 points
  37. L'album Rejoicing In The Hands, de Devendra Banhart
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  38. Rebond ! Vagues ! Épisodes .. Covid Saison 2 Comptabiliser les cas est inutile si ce n'est pour le gouvernement , afinde pouvoir garder - un peu - la main sur l'évènement . Si l'on testait en masse pour la grippe il y en aurait quasiment toute l'année , au gré des évènements météo ( courants d'air ) . Avec ce critère là , Macron et ses moulins à paroles en ont jusqu'à leur retraite . Quand 40 à 50 millions de personnes seront vaccinées , il y aura toujours autant de cas , mais on aura jugé désormais inutile de tester . Les virus sont partout en permanence . En quoi la contagiosité , la diffusion , la transmissibilité , la propagation de ce virus serait - elle différente des autres ? Certes plus mortel ... au gré des terrains individuels qu'il rencontre . Or insister médiatiquement sur cette vérité reviendrait à évoquer et désigner ceux qui les constituent . C'est à dire , à délivrer les chiffres des cas graves et des morts par types de prédispositions .. quels que soient les âges . Étant toujours acquis , que l'âge est leur facteur commun aggravant . Puis retrancher les présumés morts de la grippe , car évidemment personne ne croit aux seuls 73 ou 77 décès qu'elle a provoqué en 2020 . Autre dérivatif , les variants ; liste non exhaustive s' '' ils '' veulent tenir jusqu'aux présidentielles dont '' ils '' nous préparent probablement le discours de sortie de crise pour la campagne électorale , et dont le but sera de faire l'apologie des bienfaits de leur stratégie . La population sent bien et de plus en plus , qu'elle a été intellectuellement bernée . D'après ce que je lis , les vaccins n'en sont pas vraiment . Le sens commun et la réalité associent celui de la grippe à une seule injection pour les 6 à 8 mois qui suivent . Ceux de C19 semblent n'être que des atténuateurs à durée indéterminée , mais pas longue .
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  39. Ce qui est choquant dans cette affaire en tout premier c'est l'acharnement de ce type sur cette femme de 70 ans . Que ce type n'a pas été condamné malgré que le crime soit reconnu mais pas sa culpabilité pour cause que de se chouter rendait fou donc irresponsable ... alors qu'il se pavane dans les jardins de l'hopital faisant des selfies avec les copains qui viennent nombreux tous les jours ... il ne semble pas fou ! Le pire c'est que si le jugement en reste là, probablement qu'aucune maladie psychiatrique ne sera reconnue et alors il sera libre ! Si New il faut que la loi change et après cette journée le garde des sceaux a fait savoir qu'elle sera a l'étude vers la mi-mai ... mais malheureusement la rétroactivité ne sera pas de rigueur ! Ce type doit être rejugé .... et condamné pour l'assassinat sauvage de Sarah ... aggravé par l'antisémitisme ! (d'ailleurs beaucoup de trou dans la raquette ... en autre pourquoi la juge d'instruction n'a pas voulu faire reconstitution ?) ... Cette femme a été rouée de coup au visage et au corps pendant une heure voire plus gratuitement, pas pour vol .. juste parce qu'elle était juive et femme ... Peut-être même cet après-midi était-il devant sa télé et narguait-il se prenant pour une star devant ses copains ... j'aurais aimé être petite souris pour le voir ....
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  40. Ce sont ceux qui ne l'ont pas enfermé qui auraient dû être jugés...
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  41. Le cannabis crame le cerveau...mais bon, il y aura toujours ses défenseurs...
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  42. Évidemment qu'il faut être dingue pour aller défenestrer sa voisine ou égorger une mère de famille sur son lieu de travail. Raison de plus pour les enfermer et jeter la clé au lieu de chercher à tout prix des circumstances atténuantes : folie, enfance malheureuse, hallucinations.... ben merde alors.
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  43. Oh, mais une bonne partie de ces terroristes sont authentiquement dingues (suivant nos critères), ils n'ont pas besoin de se forcer. A cet égard je trouve que nous sommes d'une naïveté qui confine à l'imbécilité. On se demande quand même qui sont les plus fous, ces islamistes ou nos juges.
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  44. Deux choses : 1) Jusqu'à présent, en cas de meurtre, on considérait plutôt la prise de drogue ou d'alcool comme une circonstance aggravante. Ça a donc changé? 2) Suivant nos critères rationnels occidentaux, une bonne partie des terroristes islamistes peuvent être considérés comme déments. C'est un peu généreux. L'Islam place la croyance religieuse au-dessus de la raison, et donc ce que l'on prend pour la folie n'est peut-être souvent que le résultat d'une démarche religieuse. En plus maintenant les terroristes savent qu'il suffit de simuler la folie pour que les tribunaux des mécréants, dans leur aveuglement, les traitent avec une grande mansuétude. En tout cas le seul mot qui me vient à l'idée pour qualifier cette décision de la Cour de cassation c'est : odieux.
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