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À propos de ashaku
- Date de naissance 22/11/1981
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Est-ce que tu penses à un problème de récursivité ou de réflexivité, genre "pourquoi je pense à ça ?" -> "Pourquoi je me demande pourquoi je pense à ça ?" etc à l'infini. Ca ou autre chose, je serais intéressé de savoir comment tu en es sorti.
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Heu ... Effectivement, cela n'a pas l'air enviable, merci de ce conseil. Mais je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi je tomberais spécifiquement dans la roue IA. J'ai eu ma phase IA de mai à juillet 2024, j'ai construit ma propre vision de ce que devrait être l'interaction humain-IA pour des résultats synergiques positifs et je m'y tiens avec succès. Je ne l'avais pas utilisé depuis des mois quand je m'y suis remis cette semaine. "Qu'est-ce que la trionique apporte de plus que la dialectique ?". Ce fut une très bonne conversation, j'ai amélioré mon modèle personnel de compréhension de la réalité. Si je suis motivé, vous aurez bientôt un nouveau billet à lire sur le blog "Trionique". Mes interventions sur ce même fil consistaient à dire que je préfère réfléchir par moi-même et me tromper, avancer lentement, que d'acquérir superficiellement des codes finaux crées par d'autres. J'accorde plus de valeur au processus qui permet d'avoir des idées qu'aux livres qui contiennent les idées. Je développe un parallèle entre "création de l'univers", "création de la vie" et "création d'idées", comme mécanisme qui se répète sur des échelles différentes. Avec la trionique, je n’ai pas cherché à expliquer le tout, j’ai cherché un moyen de me déplacer dans ce qui existe. Et quand le sens a disparu au fond du réel, ce ne sont pas les explications qui ont survécu, mais les histoires que nous choisissons d’habiter. Le réel n’est pas une histoire vraie, c’est une histoire suffisamment vivable pour continuer à être racontée. Ma trouille maintenant, ce n'est pas de tomber dans une roue (j'ai conscience d'être déjà dans une boucle ontologique avec le reste du monde et de l'existence), c'est de ne pas créer assez de liens ou au contraire de laisser se dissoudre trop de liens, ce qui rendrait mon histoire moins vivable et moins racontable.
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Est-ce que la foi est à l'idéel ce que le devoir est au réel ?
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Qu'est-ce qui fait qu'une chose est vivante ?
ashaku a répondu à un(e) sujet de Leverkuhn dans Philosophie
Le robot perdrait pour moi sa nature artificielle s'il n'était plus conçu par l'humain, que sa reproduction ne soit plus prise en charge par une usine mais par des processus naturels. Et le robot acquerrait un caractère vivant s'il se conformait à ce que ma propre forme de vie a connu : une évolution naturelle, une émergence de conscience, la définition d'une culture au cours du temps et des usages de multiples individus robotiques. Alors "dans la vraie vie", je ne pense pas que ce soit une bonne chose pour nous, mais des IA qui évoluent collectivement dans un espace informatique virtuel, oui je pense que ce serait riche d'enseignements. -
Au vu de ce qui a été dit par d'autres, j'aimerais revenir sur ma définition, en particulier pour le point ci-dessus. En lisant l'énoncé de départ, j'ai pensé que l'auteur mettait le Devoir en opposition à la Liberté et j'ai trouvé que c'était une erreur. Nous sommes Libres de nous imposer un Devoir à nous-même. L'opposition de la Liberté, c'est la Contrainte. Ce dont vous parlez n'est pas un Devoir, c'est une Contrainte. Le monde extérieur nous noie sous les Contraintes, lorsque dans notre intérieur de Liberté nous acceptons ces Contraintes, alors apparait le Devoir. Si nous les rejetons, elles restent des Contraintes, en tension avec notre Liberté. Nous sommes libres de déserter et contraints d'aller en prison, si la loi du pays le dit. Et donc le Devoir est une sorte de contrat entre intérieur et extérieur, entre contrainte et liberté. Il faut les deux parties actives pour que l'émergence se produise. Le Devoir, c'est un lien entre ce que le monde demande d'être fait et ce que nous pouvons/voulons y faire.
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(Un poète jugeant sur les réseaux sociaux un détracteur)
ashaku a répondu à un(e) sujet de Spleen nostalgique dans Philosophie
L'épice de la joie a vite conquis l'assemblée, notamment grâce à ses slogans révolutionnaires comme "l'épice de la joie, c'est plus fort que toi", bien plus percutants que les réclames de sa concurrente : "La poudre de perlipinpin combat le mauvais oeil, guérit les rhumatismes, donne la santé du travail et fait revenir l'être aimé". Mais cette épice n'arrivait dans nos contrées qu'en faible quantité après un très long voyage dans des territoires glacés. On raconte que cette épice n'était produite que dans un désert lointain et son exploitation n'était possible qu'après d'énormes complications politiques et climatiques. Sans parler des vers des sables. L'Ordre n'a eu qu'un accès temporaire et limité à l'épice mais il a su en profiter. De bourgogne en Acquitaine ils cavalaient Partout où le boulanger ne faisait pas de mini-baguette, partout où le maire n'ouvrait pas de bal musette. En altitude, ils ont formé les bataillons pour qu'à jamais fleurisse le reblochon. Et puis ils se sont calmés, les réserves vides, les yeux non épicés. Sans leur œuvre, a repris le règne de la malbouffe ... Jusqu'à ce que l'Ordre tombe sur la schnouff. Après rapide débat de pleine conscience ils décidèrent quoi faire de cette substance. Les années 70 valaient vraiment le coup d’œil quelle rigolade malgré les nombreux deuils. La décennie suivante fut rude à plus d'un titre mais ils continuaient de faire les pitres. Et de bouteille de la victoire en apéro de consolation, les membres de l'Ordre oublièrent le but de leur organisation. -
Qu'est-ce qui fait qu'une chose est vivante ?
ashaku a répondu à un(e) sujet de Leverkuhn dans Philosophie
La dernière fois que j'ai regardé, non, il n'y a pas un ou plusieurs critères formels pour déterminer qu'un être est vivant. Mais il y en certains qui sont incontournables, comme l'homéostasie par exemple. Et à partir du moment où il y a un métabolisme et des échanges avec le milieu extérieur, tout le monde est d'accord pour dire qu'on a du vivant. C'est pour les étapes précédentes que les avis divergent. C'est un sujet philosophiquement fécond. Quand est-ce qu'un amas de matière n'est plus considéré inerte ? Aux acides aminés qui bougent ? Au brin d'ADN qui planifie ? A la cellule qui agit ? Le questionnement est ouvert et il rejoint d'autres questionnements ontologiques. Comment combiner le corps et le comportement pour définir l'individu ? Comment combiner la mécanique et les fonctionnalités pour définir le vivant ? Peut-on étendre cette définition au quartz par exemple, qui vibre de lui-même à une fréquence qui lui est personnelle. Je crois qu'on s’emmêle encore les pinceaux pour concilier la partie matérielle de la définition et sa partie idéelle. L'être est pourtant un seul objet qui encapsule les deux aspects. Mais chaque aspect est étudié dans un domaine distinct. -
D'accord, merci de cet avertissement. Sans vouloir juger plus que nécessaire la pertinence des sujets, j'ai trouvé plus de grain à moudre avec les appâts de timot que ceux de marceau par exemple.
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(Un poète jugeant sur les réseaux sociaux un détracteur)
ashaku a répondu à un(e) sujet de Spleen nostalgique dans Philosophie
Certes, ce groupe connût une dynamique particulière. L'Ordre a été fondé par Merlin Pinpin, qui était une femme. C'était l'épouse de Perlin Pinpin mais personne ne l'écoutait jamais celui-là, ses propos étaient marqués par la consommation excessive de poudre de fée. Après des débuts difficiles et des écueils (si infiltrer les mousquetaires était un tour de force, imposer la culture du bon vivant par les armes s'est révélé inefficace), l'Ordre a su trouver ses marques de noblesse. Il a accueilli Voltaire et Napoléon. Il a construit le Concorde et le Panthéon. Et si on a vite oublié le minitel, c'était déjà eux, les prises peritel. Mais aujourd'hui ses rares descendants ne sont que des rentiers oisifs et solitaires. Ils se prélassent dans d'immenses villas désertées. Leur seul moment d'activité cérébrale pertinente entre deux phases de plaisir est l'inquiétude pour cette rumeur. Il parait que certains voudraient quitter leurs rangs, considérant que l'Ordre est dans un cul-de-sac. Ils veulent devenir youtuber pour répandre la cordialité par écran interposé, quand chacun reste chez lui. Mais non, ça ne marchera jamais. -
(Un poète jugeant sur les réseaux sociaux un détracteur)
ashaku a répondu à un(e) sujet de Spleen nostalgique dans Philosophie
Suite à cet éloge vibrant, les convives rentrèrent, partagés. La première faction était outrée qu'on puisse les moraliser de la sorte et ne gardait pas un bon souvenir de Tartempion. Mais le deuxième groupe avait été touché par la justesse des mots et entrevu un avenir lumineux d'entente et de cordialité entre les humains. En voyant les réactions de la première faction, les membres du deuxième groupe décidèrent de passer à l'action. En fondant le désormais célèbre Ordre de Merlin, agissant en secret pour instaurer l'entente et la cordialité partout où elle était nécessaire. On leur doit les rillettes, le tire-bouchon, le camembert et le saucisson. -
Merci, c'est en effet mon but, trouver du sens et peut être trouver ce qu'est le sens. Il faut bien s'occuper
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D'accord, on est dans le concret, on constate que les conditions de santé, dont dépend la vie, sont moins bonnes pour des gens moins fortunés que d'autres qui au contraire le sont particulièrement. C'est déjà plus clair, parce qu'autrement : On peut tout à fait prendre "pauvreté" pour une autre ressource que l'argent. De plus : On peut facilement voir l'inadéquation en pratiquant le raisonnement par l'inverse. La mort n'est pas directement liée à la fortune, il y a des intermédiaires comme par exemple la santé. Tu es donc face à un système complexe qui inclut "l'organisation économique/la répartition des richesses", "l'organisation sociale/l'accès aux soins", "l'individu" qui interagissent entre eux pour former le résultat que l'on constate. Oui, l'humain a développé la médecine et amélioré sa santé. Mais oui il y a des cliniques privées et des hôpitaux publics, ces derniers étant financés d'une façon qui évolue, qui peut pencher et se déséquilibrer. Oui, la fortune permet le meilleur accès aux soins mais non elle ne garantit pas une vie exempte de maux. Et si on regarde la dynamique de plusieurs facteurs comme ceux-là, il y a des choses qui s'équilibrent. Pour être cocaïnomane, il faut avoir accès à la cocaïne, qui a un coût. Du coup, il est difficile de trancher par un questionnement comme pauvreté = mort. Je pense que tu voulais explorer des détails mais il y en a tellement qu'il faudrait que tu donnes un vecteur de départ pour ce thème.
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S'il y a des éléments sociétaux qui auraient instauré un lien entre pauvreté et mort, il faudrait les énoncer comme thèse de départ afin qu'on la discute. En l'état, non la pauvreté c'est la contrepartie de l'abondance. A distinguer de la mort qui est la contrepartie de la vie.
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Cette capacité s'explique par le fait que lorsque nous sommes obligés, c'est qu'il n'y a plus qu'une seule option possible et plus aucun choix, notre système décisionnel nous signale qu'il préfère un nuage d'options possibles. Cette capacité peut être accompagnée d'une égale capacité intrinsèque à vouloir un résultat précis dans le monde qui implique mécaniquement un devoir précis au niveau personnel. Le devoir est endogène pour s'aligner avec le monde. intérieur / extérieur
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Quel plaidoyer convainquant, je pense que je devrais mettre de l'eau dans mon vin, ce que tu dis résonne effectivement. Après réflexion, j'ai peur que ce ne soit le contraire. Je peux m'identifier à ce que tu dis, j'ai été en quête de réponses et la science a littéralement changé mon regard sur le monde. Mais au bout d'un moment il restait des questions sans réponses. J'ai donc entamé l'aventure en tant que froide philosophie et j'ai plutôt l'impression d'avoir découvert que l'arc-en-ciel est impossible à détisser. Le mystère -et sa beauté- sont intacts. Nous avons parlé d'un système sans pour autant l'identifier complètement. Si je devais suivre la tournure poétique de l'échange, je dirais qu'un voile a été partiellement levé pour moi et que j'ai été émerveillé par ce que j'ai vu. Puis je me suis dit "c'est donc ça et c'est tout ?". Mais ce n'est pas tout, la route n'est pas finie. C'est exactement sur ça que je voulais enchainer avant de lire ta réponse. Concevoir et raconter des histoires, créer une narration. C'est un thème qui m'a semblé fortement lié à une théorie du tout ce qui est étrange étant donné son apparente simplicité. Les histories, c'est pour les enfants n'est-ce pas ? Mais ce dont nous avons parlé, soi-disant le fondement de l'existence, le temps comme trace d'une série de réduction de possibles, c'est une histoire. Une simulation réussie de l'univers, c'est un générateur d'histoire avant d'être un générateur de matière et de vie. J'avais mis ça de coté pour me concentrer sur potentiel-actuel et ça revient sur le devant de la scène. Prenons cette phrase par exemple, "l'ensemble des livres que je vais lire à partir d'aujourd'hui" est un espace de possibles qui va se réduire petit à petit vers une version finale. En soi c'est une histoire, tu en a écrit l'introduction en citant plusieurs auteurs. Je peux préciser que j'aime bien lire, j'ai bien sur lu des fictions avec plaisir, Asimov, Damasio, Herbert, Murakami, j'ai lu des scientifiques comme Feynman et des hybrides philo/sciences comme Dawkins ou Rostand. J'ai juste boudé les ouvrages spécifiquement philosophiques, ils me semblaient typiquement tomber dans le piège des codes à apprendre par coeur pour ne pas avoir à réfléchir. La vérité étant probablement que j'ai un rapport conflictuel avec le conformisme et qu'entrer dans ce domaine plutôt dense est intimidant. Ton intervention fait une différence, j'ai envie de sauter. Et ton texte est d'ailleurs tout à fait profitable au posteur d'origine de ce fil de discussion, j'espère que lui aussi.
