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  1. FFr Mag'

    Elsa
    Dernier billet

    Par Elsa,

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    Bonjour à tous, et bienvenue sur ce 43ème Mag. Un Mag un peu spécial, puisqu'il s'agit du dernier numéro.

    L'équipe tire en effet sa révérence après 43 mois de discussions, rédaction, corrections. Cette "fin" ne sera peut-être qu'une pause, mais pour l'heure nous avons pris la décision de nous arrêter.

    Un gros merci à tous les lecteurs du Mag, fidèles chaque mois. Merci aussi à l'équipe de ForumFr qui nous a offert cet espace pour 43 numéros.

    Et une grosse pensée enfin pour tous ceux qui ont participé au Mag, de près ou de loin, durant ces années.

    Dans ce dernier numéro, vous retrouverez:

    - l'article cuisine d'Eloba sur les repas de fête

    - et celui d'Angeeeel qui nous aide à gérer... Les lendemains de fête

    - une nouvelle artisterview de Zala,

    - l'article cinéma de Noisettes

    - le micro trottoir, les acrostiches et les paroles de star d'Eva.

    Au revoir donc, et peut-être à bientôt,

    L'équipe du Mag.

    Certains rédacteurs ont tenu à rédiger un petit mot:

    Bonjour

    Comme vous l'aurez compris, le mag est en "stop" .. Il n'est évidemment pas exclu de reprendre par la suite, et croyez-moi, vous serez prévenus!

    Je ne sais pas quoi dire.. Hormis que, pour moi, ça a été vraiment de beaux moments. Je ne suis pas là depuis les débuts contrairement à d'autres membres de l'EquipeMag, mais deux ans; ce n'est pas rien. En deux ans, tellement de choses changent qu'il est finalement difficile de me dire que le Mag est resté tous les mois de cette période là, articles après articles, mois après mois,..

    C'est non sans émotion que je vous dis "au revoir". J'espère simplement que vous vous êtes autant amusés à me lire que moi à vous écrire et qu'on se "reverra" bientôt..

    Et "merci", merci à certains de m'avoir lue, commentée, suivie, .. A d'autres d'avoir été mes "collègues" de Mag', ..

    Merci à vous, merci pour tout.

    Zala.

    Bonjour,

    Je n'étais pas non plus présente dès le début mais ça fait quand même 2 ans 1/2 :)

    Merci à ceux qui m'ont lue, commentée et qui ont même partagé des recettes. J'espère avoir donné un ptit peu envie de cuisiner à certains et n'oubliez pas que la cuisine c'est aussi pas mal de tests :D

    Merci à toute l'équipe et à tous les lecteurs. A bientôt :)

    Elo

    Coucou les gens ,

    J'ai eu l'honneur et le plaisir de participer à ce Mag depuis le début de sa parution. Cela fait maintenant pas mal de temps donc que je prends plaisir chaque mois à vous divertir, comme toute chose, il faut parfois prendre du recul, souffler un peu ...Bref , c'est non sans émotion que je fais escale et prends un bol d'air frais :)

    Merci à toute l'équipe, ça n'a pas été simple tout le temps, mais si c'était à refaire, je prends les mêmes et on recommence ! On ne change pas une équipe qui gagne ! ( Cali ;) )

    Merci au forum de nous avoir permis cette belle aventure.

    Je vous souhaite beaucoup de bonheur à tous !

    Gros bisous, Evasive.


  2. Bonsoir tout le monde.

    Comme dit le titre certaine choses vont changer et veuillez m'en excuser d'avance. Je vais me focaliser sur le combat universe future sur ce blog rien de plus ainsi que quelques fanfictions assez sympathiques qui ont un rapport avec la vie réel ou certains mangas.

    Les autres mangas tel que Combat universe appelé " Chapitre univers". "GOW" " Portals" ou "Autres" Seront mis sur transmis sur les fichiers Textes de google mais je ne suis pas sûr si que ça.

    Si vous voulez plus d'avis à ce sujet, vous êtes libre de poster chaque commentaires tant que ça concerne le blog.

    Bien entendu !.

    Rappel : Les trois prochains chapitres de combat universe future sont annoncé pas aucun titre ne sera annoncé pour éviter le spoils !.

    Chapitre 09 : 16-17 Novembre 2016

    Chapitre 10 : 23-24 Novembre 2016

    Chapitre 11 : 1 Décembre 2016

    Petit rappel concernant le blog : Le blog est le centre de divertissement pour les lecteurs qui veulent avoir le besoin de lire mes petits mangas sous forme "écrit". Ils sont libre de poster leur commentaire tant que ça concerne le blog !. Les pubs ou autres sont interdit et vous avez d'autres endroits pour le faire. Attention si vous persistez à continuer sur cette voie, je serai contrait d'interdire la publication de ce genre de pub en bloquant les commentaires !. Merci de votre compréhension. Ce que je veux c'est un blog oû les gens peuvent poster leur commentaire tranquillement sans avoir le besoin d'être harceler par les pubs !.

    Je m'excuse de me montrer agressif. Bonne soirée et à mercredi !.


  3. Dans de nombreux sujets du forum, j'ai pu constater que beaucoup reniait l'anticléricalisme français, l'anticléricalisme de nos ancêtres. Mais il fait partie intégrante des valeurs et des racines de la France.

    :France: :France: :France:

    L'anticléricalisme a été source de nombreux progrès en France, en voila quelques exemples :

    • L'école obligatoire, qui fut un combat de l'instituteur contre le curé
    • La Laïcité, une valeur dont nous pouvons être fier. Certes, les anticléricaux ne sont pas les seuls à avoir permis la laïcité, mais ils y ont grandement contribué.
    • De nombreux écrivains/philosophes qui contribuent rayonnement intellectuel de la France, qui ne nous envierait pas Voltaire ?
    • etc...

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    "Dieu ne doit point pâtir des sottises du prêtre."

    Voltaire

    Le rejet de l'anticléricalisme vient souvent de la volonté de trouver une racine unique (religieuse et chrétienne) à la France. Du coup, on ignore la très riche pensée anticléricale, athée ou déiste.

    Faire des "racines chrétiennes" de la France les seules racines de notre pays et effacer le reste de l'Histoire est dangereux.

    Cette volonté vient d'un catholicisme fantasmé, idéalisé, qui aurait existé dans notre passé.


  4. konvicted
    Dernier billet

    La lune est d'astreinte et il pleut des cordes,
    Personne ne bat le pavé pluvieux
    Sinon des joggeurs qui courent en hordes
    Et des clébards qui promènent des vieux.

    Sous le reflet dansant des réverbères
    La rivière donne l'air de pétiller,
    Un couple de cygnes pour tous cerbères,
    Qui le veut y entre sans s'habiller.

    Un quignon de pain sème la discorde
    Chez des palmipèdes plus belliqueux,
    Des corbeaux en ayant scruté l'exorde
    Entendent bien ne l'être pas moins qu'eux.

    Un vieux manque finir le cul par terre
    Comme en cette saison les peupliers
    Jettent sur l'allée où le passant erre
    Feuille après feuille leurs calendriers.

    Le vent menace d'un ton monocorde
    Les troncs à l'équilibre périlleux
    Et pour que le cours d'eau bientôt déborde
    Comptez sur un Jupiter sourcilleux.

    Tous alors, coureurs, cabots, grabataires,
    Pressent le pas pour s'en faire oublier,
    Sauf un jeune galvaudeux solitaire,
    Trouve-t-on meilleur temps pour se noyer ?


  5. Je réponds ici aux 18 premiers points proposes par Jean Robin, qu'il a également publie sur son blog : Réponses à nos preuves 1 à 18

    1. La Bible est le livre à être traduit dans le plus de langues du monde

    J.E (existence) : Qu’un livre soit traduit ne constitue pas une preuve de sa véracité, donc de l’existence Dieu. Cela montre que des moyens importants ont été mis en œuvre pour promouvoir le christianisme et que le christianisme a eu une influence culturelle importante.

    Jean Robin : Certes, mais comment expliquez-vous qu’il soit le livre le plus traduit au monde de tous les livres au monde depuis que les livres existent ? Il n’y a aucune concurrence entre la Bible, traduit dans plus de 2000 langues, et les autres livres les plus traduits, dans une centaine de langues maximum. Des moyens importants ont été mis en œuvre pour promouvoir des milliers d’autres livres, de Harry Potter à 50 nuances de gris pour les plus récents, pourtant il ne sont traduits que dans une centaine de langues, malgré tous les moyens modernes. L’argument selon lequel le christianisme a eu une influence culturelle importante donc la Bible est le livre le plus traduit me paraît un raisonnement circulaire car on pourrait tout aussi bien prétendre l’inverse : la Bible est traduite dans le plus de langues donc etc. Et cet argument ne tient même pas compte de la longueur de la Bible, qui est beaucoup plus longue que la plupart des autre livres traduits et qui devrait donc freiner sa traduction vu les coûts que cela représente.

    J.E : Les raisons de la réussite du christianisme sont sans doute complexes. Un élément important est que l’empereur Constantin a promu le christianisme. Or l’empire romain était un grand empire. D’autre part, le christianisme a favorisé les traductions ne serait-ce que parce que tout le monde ne parlait pas araméen ou grec. Au contraire, dans l’Islam, l’étude du Coran en arabe a été promue parce que la langue arabe était considérée comme supérieure. Le christianisme a donc eu une plus grande capacité d’adaptation. Quant au judaïsme, il a moins vocation à convertir tout le monde.

    1. La Bible est le livre le plus imprimé de l’histoire de l’humanité

    J.E : C’est un argument semblable au précédent. Il s’agit d’une performance mais pas une preuve que le contenu du livre soit vrai. Cela peut éventuellement montrer que la religion chrétienne a beaucoup séduit ou bien qu’elle a été soutenue par des gens ayant des moyens financiers.

    J.R : Certes mais d’où vient selon vous cette performance ? Si elle a beaucoup séduit ou qu’elle a été soutenu par des gens ayant des moyens financiers, comme vous semblez le croire, pourquoi celle-là et pas une autre ? Il existe des milliers de religions dans le monde depuis des milliers d’années. Sachant que les 50 preuves sont cumulatives et prétendent prouver toutes le même Dieu, ne l’oubliez pas.

    J.E : On en revient à la promotion par le puissant empire romain et aussi à l’ingéniosité des missionnaires. D’un point de vue athée, qu’une religion soit plus répandue qu’une autre ne prouve pas qu’elle est vraie, puisqu’aucune n’est considérée comme vraie. Cela serait éventuellement un argument seulement si l’on présupposait qu’il y avait une religion vraie.

    1. Il n’existe aucun autre manuscrit de l’Antiquité que ceux de la Bible qui soient aussi précis et concordants

    J.E : La Bible n’est pas aussi cohérente que cela. Les gens qui étudient la Bible dans le détail reconnaissent que les différents récits y sont un peu contradictoires. Concernant les points communs entre les récits, ils peuvent s’expliquer de diverses façons : que les auteurs se soient entendus ou bien aient copiés les uns sur les autres, ou encore que des éléments aient été rajoutés postérieurement.

    D’autre part, à ma connaissance, les historiens considèrent que même si la Bible cite des éléments historiques, elle contient aussi beaucoup d’affirmations fausses. N’étant pas historien, je ne peux pas développer plus que cela.

    J.R : La preuve ne concerne pas la cohérence de la Bible mais la cohérence des manuscrits bibliques entre eux. Aucune comparaison possible entre les manuscrits bibliques entre eux et tout autre manuscrit de n’importe quelle œuvre de l’antiquité. Pourquoi selon vous ?

    J.E    Il me semble qu’il y avait d’autres écrits a l’époque. Notamment des récits extraordinaires comme l’Illiade. Après, n’étant pas historien, je ne peux pas trop développer cela. Pour ce qui est de la conservation de l’Ancient Testament, cela s’explique par le travail des communautés juives.

    1. Les Prédictions Messianiques de la Bible

    J.E    Il n’est pas étonnant que des gens ayant écrit des récits pour décrire un messie y ait mis des éléments qui étaient dans l’Ancien Testament. Ce qui serait étonnant, c’est que les faits relates soient avérés et correspondent aux prédictions. Mais c’est justement ce que cette affirmation cherche à démontrer.

    J.R : En fait pour tenter de prouver que cet argument est faux, il faut selon moi :

    – prouver que Jésus n’a pas existé, donc qu’aucun historien, chrétien ou non chrétien, ni qu’aucune personnalité chrétienne ou pas ait jamais parlé de lui en son temps ;

    – prouver que ceux qui ont cru dans l’Ancien testament ont aussi cru dans la venue du messie et ne l’ont pas fait crucifier

    Hélas je cite dans mon livre et dans ma réponse aux athées en action toutes les sources du contraire. Qu’en déduisez-vous ?

    J.E    Je ferais une différence entre l’existence d’un Jésus historique et l’existence d’un Jésus faisant des miracles et correspondant vraiment aux prédictions de l’Ancien Testament. Même si je ne suis pas convaincu qu’un Jésus historique ait existé, je ne pense pas avoir la charge de prouver son inexistence. Et puis c’est une débat d’historien.

    Ce qui importe plus, c’est si un Jésus faisant des miracles a existé. Il me semble que les sources historiques autres que la Bible ne relatent pas les miracles en question. De mon point de vue, la charge de la preuve est au niveau des miracles. Il ne me semble pas que les miracles soient relatés dans des écrits considérés comme fiables. Là encore, on en revient à un débat d’historien.

    Sinon, que quelqu’un ait été crucifié ne démontre pas sa divinité.

    1. Jésus est l’être humain le plus connu et le plus influent au monde.

    J.E :   Le personnage de Jésus est connu parce que la religion chrétienne a eu beaucoup d’influence. Cela ne prouve pas que ce qui est dit a propos de ce personnage soit vrai. En l’occurrence, cela ne prouve pas que Jésus existe au XXeme siècle et qu’il soit un aspect de Dieu. L’idée de Jésus en revanche est très présente, dans l’esprit des chrétiens notamment.

    J.R : Si vous dites « personnage » c’est que vous avez la certitude qu’il n’a pas existé. Or son existence est plus attestée historiquement par des chrétiens et non-chrétiens que des empereurs de l’époque. Dès lors, il faudrait expliquer pourquoi vous croyez dans quelque chose qui est faux et que vous vous basez dessus pour croire que ce qu’il a dit ne serait pas vrai. D’ailleurs là n’est pas la question posée. Jésus est-il oui ou non l’être humain le plus connu et le plus influent au monde, alors qu’il n’a jamais rien écrit et qu’il était pauvre et mort à 33 ans ? Si oui, comment l’expliquez-vous d’un point de vue rationnel ? Je ne reviens pas sur l’argument circulaire du christianisme qui a eu beaucoup d’influence.

    J.E    Non, j’utilise le mot personnage parce que je considère qu’il s’agit d’un agrégat de considérations historiques et spéculatives. L’être humain Jésus d’il y a deux mille an, en supposant qu’il a existé, est mort depuis longtemps. Je ne sais pas si quelqu’un nommé Jésus a existé.

    C’est vous qui vous basez sur son existence historique. Moi je n’ai pas besoin de cette base.

    Pour revenir à la question, il y a plusieurs facteurs explicatifs comme : la puissance de l’empire romain et la psychologie (Jésus est sympathique et il est un bouc émissaire parfait puisqu’il prend tout sur lui).

    1. Jésus est différent de tous les autres hommes

    J.E    Oui, et ?

    J.R : Si c’est le cas, comment l’expliquez-vous rationnellement ?

    Il est le seul à ne jamais avoir menti, d’après tout ce que ses amis et ennemis ont dit de lui. Il est le seul à avoir parlé et agi comme étant l’égal de Dieu. Il est le seul à être mort dans une passion terrible, pardonnant et offrant sa vie pour la multitude. Il est le seul à avoir dit qu’il ressusciterait au bout de 3 jours, ce dont il existe des preuves (voir ci-dessous). Il est le seul pour lequel d’autres hommes ont témoigné au prix de leur vie que Dieu lui a fait traverser la mort (autrement dit qu’il est ressuscité).

    J.E : Une explication plausible est que cette perfection a été inventée. Encore une fois, il se peut qu’un personnage historique ait existe mais qu’il n’ait pas été aussi parfait. Ensuite, que des gens ait risque leur vie pour affirmer leur croyance montre leur attachement pour cette croyance, pas que la croyance en question soit vraie.

    1. Jésus est ressuscité

    J.E    Dans les cœurs des humains qui croient en lui. Ce qui est un point de vue subjectif. Chacun est libre de croire ce qu’il souhaite. Y compris de croire que Jésus est seulement un personnage conceptuel.

    J.R : Je vous renvoie à ces faits historiques : http://www.reasonablefaith.org/french/cinq-raisons-qui-font-que-dieu-existe

    J.E    Ce ne sont pas des faits historiques mais des raisonnements métaphysiques.

    1. La probabilité pour que l’Univers existe est nulle

    J.E    Il est vrai que les paramètres de l’Univers ont des valeurs pratiques pour que la vie existe. Pour moi, cela suggère qu’il y a d’autres Univers avec d’autres paramètres. Dans tous les cas, cela ne prouve pas l’existence de Dieu, puisque Dieu lui-même a une probabilité nulle d’exister, ce n’est donc pas une hypothèse plus probable.

    J.R : Dieu est défini comme en dehors de l’espace et du temps, infini et incréé, sa probabilité n’est donc pas nulle d’exister puisqu’il ne se plie pas aux lois qu’il a créées dans l’espace et dans le temps (sauf quand il décide de s’incarner dans sa création, en la personne de Jésus).

    Par contre la probabilité pour que l’Univers existe est nulle car le néant ne donne pas naissance à rien. Or il a été démontré scientifiquement depuis quelques dizaines d’années (ce que les auteurs de la Génèse ignoraient) que l’Univers n’a pas toujours été. Auparavant tout le monde, scientifiques compris, croyaient en un Univers éternel.

    Si la loi de la causalité est vraie, il est impossible que l’Univers soit né à partir de rien. Mais pas qu’il y ait une cause première qui elle-même n’ait pas de cause. Si ?

    J.E    Je ne reviens pas sur votre conviction de l’existence de Dieu.

    Pour la question de la causalité, je pense que plus l’on approche du Big Bang, plus les circonstances sont particulières et moins les lois de la causalité telles que nous les connaissons s’appliquent. Les connaissances scientifiques actuelles suggèrent que le contenu de l’Univers provient des fluctuations quantiques aléatoires. Voir par exemple Lawrence Krauss.

    1. La probabilité pour que la vie existe sur Terre est nulle

    J.E    Je ne pense pas. La Terre a des paramètres adéquats pour l’apparition de la vie. Cela peut paraître une bonne coïncidence, mais en considérant l’ensemble des planètes qui existent dans l’Univers, il y a une telle multitude que trouver un certain ensemble de paramètre est en fait une certitude. Simplement, nous sommes la vie en question, et donc, nous pouvons nous émerveiller des conditions favorables. Sur les planètes ou il n’y a pas la vie, il n’y a personne pour se poser la question.

    J.R : « Le chercheur américain Michel Hart, du Trinité collège, a montré que la probabilité pour qu’une molécule organique susceptible de se dupliquer apparaisse spontanément à la faveur de collisions aléatoires est quasi – inexistante. C’est lui qui a calculé cette valeur de 10-30. La probabilité d’apparition de la vie est infiniment petite, voire nulle ! Mais comparons… Quelle est la probabilité que le journal d’aujourd’hui contienne 1200 fois la lettre  » a « , 867 fois la lettre  » b « … Réponse: Quasi – nulle. Mais, la vie, comme ce numéro d’un journal, comme tout autre événement décrit avec précision n’est pas improbable, mais… imprévisible. »[1]

    [1] http://villemin.gerard.free.fr/aScience/Biologie/aHOMME/Vie.htm

    J.E : Une faible probabilité n’est pas une impossibilité. Encore moins quand il y a des innombrables planètes. La comparaison avec un journal n’est pas valable puisqu’un journal est écrit par un être humain qui n’a pas un comportement aléatoire.

    1. Seul Dieu explique le passage de l’inerte à la vie, de l’absence d’intelligence à l’intelligence, de rien à quelque chose

    J.E :   Voilà une affirmation péremptoire. Autrement dit, est-ce qu’il y a un débat ou pas ?

    J.R : A vous de démontrer scientifiquement comment, sans faire appel à Dieu, on peut passer de la matière inerte à la vie, de l’absence d’intelligence à l’intelligence, de rien à quelque chose. C’est ce que vous croyez a priori. Et vous ne croyez pas quelque chose sans preuve, a priori.

    J.E :    En supposant que je n’ai pas de preuve, cela ne prouverait pas l’existence de Dieu. Au cours de l’histoire, un nombre de phénomènes a été explique par « Dieu l’a fait ». Au fur et à mesure de la compréhension scientifique des phénomènes, des explications alternatives ont été trouvées et l’explication « Dieu l’a fait » a été abandonnée.

    Sinon pour l’essentiel, la réponse a votre question est : l’Évolution.

    1. La cote est le seul os humain qui se reconstitue quand on l’enlève

    J.E :    Peut-être, et ?

    J.R : Ceux qui ont écrit la Génèse n’avaient aucun moyen de le savoir. Sinon comment expliquez-vous cela ? Simple coïncidence ? Autre raison ?

    « Dans une nouvelle étude du Journal of Bone and Mineral Research, une équipe dirigée par la chercheuse de l’USC Stem Cell Francesca Mariani a étudié le phénomène.  Utilisant l’IRM, l’équipe a étudié la guérison d’une côte humaine qui avait été partiellement ôtée par un chirurgien. Les 8 centimètres manquant de l’os et le centimètre manquant de cartilage se sont partiellement réparés après 6 mois. »[1]

        [1] http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2756968/We-regenerate-Researchers-reveal-ribs-regrow-damaged-say-true-entire-skeleton.html, traduit en français par l’auteur

    J.E :    Il ne me semble pas que la Genèse dise que la cote se soit reconstituée. D’autre part, il y a d’autres traductions possibles du texte hébreu :

    http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/07/11/quel-os-dieu-vraiment-pris-a-adam-pour-creer-eve/

    1. *L’idée du Big Bang est dans la Bible

    J.E    Faux. La Genèse parle d’une création de la Terre. Les étoiles y sont des sortes de lampions pour éclairer la nuit.

    J.R : « La plupart des cosmologistes (les scientifiques qui étudient les structures et l’évolution de l’univers) s’accordent que la création de la Genèse, dans la rêverie d’un vide initial, peut être incroyablement près de la vérité. » Time, décembre 1976

    « L’univers subitement naît d’une explosion… Le Big Bang a une ressemblance mystérieuse à l’ordre de la Genèse. » L’écrivain scientifique Jim Holt, Wall Street Journal

    « De nouvelles révélations scientifiques des supernovas, des trous noirs, des quarks et le big bang suggèrent même à certains scientifiques qu’il y a un « grand architecte » dans l’univers. » Les Nouvelles Américaines et le Rapport Mondial, 31 mars 1997

    J.E    Des gens ont envie de faire des rapprochements, et ?

    1. La Bible et la suspension libre de la Terre dans l’Espace

    Pas de réponse

    1. La Bible et la science de l’Océanographie

    J.E    Si je comprends bien, vous parlez de phrases de ci de la que vous interprétez comme des affirmations scientifiques. Étant donne les nombreuses phrases, et en l’occurrence ayant une teneur poétique, il est probable que certaines puissent être interprétées comme cela. Cela ne prouve pas que cela en était l’intention au départ. Par exemple le livre de Job est plutôt une réflexion sur le Bien et le Mal et sur la vie et la mort.

    Et quand bien même un auteur aurait eu une intuition vérifiée scientifiquement, cela ne prouve pas l’existence de Dieu. En effet, cela revient à dire : il y a telle phrase qui est vraie dans la Bible, donc par généralisation la Bible est vraie, donc Dieu existe puisque la Bible le dit.

    J.R : « Matthew Maury (1806-1873) est considéré le père de l’océanographie. Il a remarqué l’expression « les sentiers de la mer » dans le Psaume 8:8 (écrit il y a 2,800 ans) et a dit, « si Dieu a dit qu’il y a des sentiers dans la mer, je vais les trouver. » Maury a alors pris Dieu aux mots et est allé chercher ces sentiers et nous sommes redevables à sa découverte des courants continentaux chauds et froids. Son livre sur l’océanographie reste un texte fondamental sur le sujet et est toujours utilisé dans les universités. » Ray Comfort, Faits scientifiques dans la Bible

    J.E    Des gens se justifient par des passages bibliques. Cela est peut-être lie au fait que la Bible étant une référence culturelle, cela donne un sentiment d’appartenance et de légitimité.

    1. La Bible parle d’un ancêtre commun

    J.E    Mais encore ?

    J.R : « Les chercheurs suggèrent que pratiquement tous les hommes modernes, dont 99 % d’entre eux, nous dit un scientifique, est rattaché de près génétiquement et partage des gènes avec un ancêtre mâle surnommé chromosome-Y Adam. Nous constatons que les humains ont des racines génétiques très peu profondes qui viennent d’un ancêtre très récent… Cela indique que l’origine a pris naissance à un endroit spécifique sur le globe et ensuite il s’est répandu de là. » US. News & World Report, 4 décembre, 1995

    J.E    C’est encore une utilisation de la Bible à des fins de communication. Si j’ai bien suivi, au cours de l’évolution, il y a eu un groupe assez restreint d’humains : peu avaient survécu. Ce petit groupe s’est ensuite remultiplié. Il ne s’agit donc pas d’une origine génétique récente mais d’une réduction temporaire du pool génétique.

    1. Le christianisme a donné la science moderne

    J.E    La science est certes apparue dans un milieu où les gens étaient pour la plupart croyants. Cependant, ce qui a produit la science moderne, c’est la rigueur de raisonnement, la volonté d’apprendre sur la réalité en réalisant des expériences pour vérifier les hypothèses. Avoir la foi en Jésus n’est pas une garantie de faire du travail scientifique de qualité.

    J.R : Il faut croire que ce que vous dites est faux, puisque les principales branches de la science moderne ont toutes été créées par des créationnistes :

    « Beaucoup de grands scientifiques du passé qui ont fondé et ont développé les disciplines clés de la science étaient créationnistes. Notez les exemples suivant :

    En physique : Newton, Faraday, Maxwell, Kelvin

    En biologie : Ray, Linnaeus, Mendel, Pasteur

    En géologie : Steno, Woodward, Brewster, Agassiz

    En astronomie : Kepler, Galiléo, Herschel, Maunder

    Ces hommes, ainsi que plusieurs autres qui pourraient être mentionné, étaient créationnistes, pas des évolutionnistes et leurs noms sont pratiquement synonymes avec la progression de la science moderne. Pour eux, l’entreprise scientifique était la plus haute vocation, c’est être dédié aux pensées de Dieu. » Henry M. Morris et Gary E Parker, What is Creation Science ?

    J.E    Les scientifiques sont des êtres humains qui font partie d’une culture et donc ils s’expriment dans les termes de leur culture. Rien de bien étonnant. Ironiquement, leur travail a permis la progression de l’athéisme. D’où le rapport assez ambigu que la religion a entretenu avec la science.

    1. Plusieurs des meilleures universités au monde ont été fondées par des protestants

    J.E    C’est possible. L’occident a donné le protestantisme autant que la science moderne. Je ne vois pas en quoi cela prouve l’existence de Dieu.

    J.R : Je sais que vous ne le voyez pas, mais là n’est pas la question que je vous pose. Le défi consiste à expliquer pourquoi ces faits ont eu lieu en terre chrétienne et pas ailleurs, sans faire référence à l’idée de Dieu.

    J.E    Eh bien par exemple, il me semble que dans l’Islam la science a été considérée comme maléfique pendant un temps. Et puis d’autres régions du monde n’ont pas eu les mêmes avancées technologiques. L’occident n’est pas que le berceau du christianisme, il est aussi le lieu des philosophes grecs par exemple. Le christianisme est un élément parmi d’autres, il n’est pas la cause de tout dans la civilisation occidentale.

    1. Le protestantisme a permis le développement du capitalisme comme nulle autre religion

    J.E    Oui, et ? Le capitalisme est une preuve de l’existence de Dieu ?

    J.R : Le capitalisme a sorti des milliards de gens de la pauvreté, en a guéri autant, grâce à la science médicale. Or Jésus a guéri quand il est venu sur terre, et Dieu souhaite le bien pour sa création. La pauvreté est-elle une bonne chose selon vous, ou une mauvaise chose ? Et la maladie ? Et de toute façon, la question est la suivante : comment expliquez-vous ce fait autrement que par Dieu ?

    J.E    Est-ce bien sérieux comme question ? La pauvreté est négative évidemment.

    Je ne considère pas que le capitalisme soit bon ou mauvais en tant que tel. Il est assez ambigu par rapport à la pauvreté. Le résultat en Afrique n’est pas aussi glorieux que cela. Et je ne parle même pas de l’industrie de l’armement qui fait du lobbying pour favoriser les guerres.

    Ce n’est pas qu’une question de capitalisme, il y a la problématique des monopoles et des intérêts nationaux, mais aussi de la fabrication du consentement dans l’opinion publique, la question de la démocratie aussi.

    On garde par exemple des impôts élevés pour les petites entreprises parce que les grandes entreprises sont puissantes et même si on pouvait baisser les impôts des petites entreprises et augmenter les impôts des grandes entreprises, on ne le fait pas.

    Donc, nous ne sommes pas d’accord sur la prémisse que le capitalisme est en soi une bonne chose. C’est plus compliqué que cela.

    J.R : Je vous laisse le dernier mot sur chaque réponse, mais je fais une réponse globale cette fois, libre à vous d’y répondre.

    Ce qui est intéressant dans vos réponses, c’est qu’elles font totalement fi du fait qu’il y a des milliers de religions sur terre, ce que les athées nous servent pourtant matin, midi et soir. Là bizarrement, cet argument n’est jamais invoqué. Pourquoi pas ? Sachant qu’il y a des milliers de dieux et de religions dans l’histoire, il est contraire aux probabilités qu’une seule religion et qu’un seul Dieu ressortent parmi tous, dans autant de facteurs vérifiables comme étant positifs (notamment les preuves 16 à 50) ou largement à l’écart de tous les autres (notamment les preuves 1 à 7).
    Par exemple vous cherchez à expliquer comment le christianisme est devenu la première religion, mais pas pourquoi. S’agit-il du hasard, comme les athées le croient généralement ? Pourquoi ne croyez-vous pas qu’il s’agit du hasard ? Croyez-vous que l’univers a un sens ? Non, donc il ne peut s’agir que du hasard n’est-ce pas ? Pourquoi ne l’invoquez-vous pas ? A moins de considérer que ce serait une défaite en rase campagne que de l’invoquer, ce que je pourrais comprendre. Mais les athées adorent évoquer le hasard quand il s’agit de la théorie de l’évolution, de la naissance de l’univers ou de tant d’autres choses. Quand il s’agit de 50 faits qui convergent vers une seule croyance en Dieu, et même 51 quand on ajoute le fait que les Etats-Unis soient devenus 1ère puissance mondiale à partir de rien en moins de 3 siècles en étant majoritairement protestants, ce n’est plus le hasard.
    J’ai été athée 36 ans, je connais votre point de vue. Je croyais au hasard et à l’absence de sens dans l’Univers moi aussi. Personne ne m’a présenté ces 50 preuves quand j’étais athée et je ne sais donc pas comment j’y aurais réagi. Mais normalement j’aurais pu comprendre ce qui était dit là, car ce sont des preuves factuelles, physiques, et non surnaturelles. Oui il existe des dizaines de contemporains de Jésus, non-chrétiens, qui ont dit qu’il a existé, voire qu’il a été crucifié et qu’il a prétendu être ressuscité. Oui, la Bible est le livre le plus vendu, imprimé, et traduit au monde. Des milliards de livres humains différents, mais un seul à être le plus vendu, imprimé et traduit. Hasard ? Coïncidence ? Peut-être. Mais alors le fait que Jésus soit l’homme le plus connu et influent aussi. Et le fait que les pays scandinaves et Israël soient premiers dans tout un tas de domaines très importants (pour ne pas dire fondamentaux) alors que les éléments climatiques leur sont très défavorables, et dans le cas d’Israël qu’il soit entouré d’ennemis depuis sa création, aussi. Etc.
    A partir de combien de faits de ce genre commencerez-vous à douter qu’il s’agit du hasard ou d’une autre raison que le Dieu de la Bible ? En d’autres termes, quel est votre niveau de preuves exigé ? Si 1000 preuves comme celles-là ne suffisent pas à vous faire changer d’avis, êtes-vous sûr d’être rationnel ? Ou bien demandez-vous que Dieu se présente à vous physiquement pour y croire, ou bien faut-il qu’il déplace des montagnes devant vous ? Les protestants comme moi croient que seul Dieu peut nous faire croire à lui. Et vous, quelle est votre croyance ?

    J.E : Je réponds ici a votre réponse globale.

    Le fait qu’il y ait des milliers de religions sur Terre me semble un argument intéressant, cela dit, je ne pense pas qu’il vous convainque parce qu’il me semble que votre argumentation repose sur la performance du christianisme, et donc en quelque sorte, que cette religion ait gagné la compétition de la suprématie mondiale est pour vous une sorte de preuve de sa supériorité, qui serait une preuve de vérité. Or quand bien même tout le monde serait devenu chrétien, cela ne me semblerait pas un argument valable pour dire que ce soit une vérité autre que psychologique et sociale.
    Pour ma part, je pense qu’il y a de l’arbitraire dans les religions, et les religions multiples sont un argument dans ce sens. Mais ce qui me semble plus convaincant, c’est de se demander : si l’on effaçait tous les livres religieux et que les gens oublient, est-ce que la religion chrétienne réapparaitrait telle quelle ? Comparez par exemple avec la recherche scientifique : si l’on jetait toute la science et qu’on recommençait de zéro, on retrouverait les mêmes vérités, parce qu’elles sont testées, confrontées a la réalité. Une telle remise en question fondamentale n’est pas présente dans les religions, ce qui fait qu’elles sont moins crédibles pour dire des vérités universelles.
    Cela dit, je ne considère pas pour autant qu’il n’y ait pas de valeur dans les religions. Libre à chacun d’utiliser sa religion pour son émancipation ou son bonheur. Pour moi, il s’agit d’une méthode, qui n’est pas en soi vraie ou fausse.
    Concernant le pourquoi, je vois un peu ou vous voulez en venir. Le hasard est effectivement une base fondamentale, cependant, il n’explique pas tout. La réalité a une forme de cohérence, qui fait que l’on peut appliquer de la logique sur les événements. On peut donc trouver des explications historiques, politiques, culturelles, psychologiques et sociales pour l’émergence d’une religion. Cela dit, même si l’on trouvait toutes les raisons, on pourrait encore se demander pourquoi ces raisons ont eu lieu. Plus on revient dans la chaine causale, plus on trouve du hasard.
    C’est un peu comme l’effet papillon. Si l’on remonte dans les causes, on trouvera des causes anodines, qui n’ont plus de lien évident avec ce qu’on cherche a expliquer, et ou les acteurs éventuels n’ont pas fait de choix particulier. Par exemple, le symbole de la croix découle du fait que c’était un instrument d’exécution dans l’empire romain. Lorsque les premières croix ont été construites, il n’y avait pas d’intention vis-a-vis de ce que deviendrait le christianisme. Il s’agissait simplement d’une façon d’accrocher les bras.
    Donner un sens a posteriori est une attitude humaine qui permet d’organiser ses pensées, faire des associations d’idées. Ce sens est une construction personnelle ou partagée, et dans une certaine mesure arbitraire. Chacun est libre de donner le sens aux choses comme il le souhaite. Je ne pense pas qu’il n’y ait pas de sens, mais que le sens est plutôt subjectif. C’est d’ailleurs pour cela que souvent les gens ne sont pas d’accord. Ils ne définissent pas les mots de la même façon, ne font pas les mêmes associations d’idées, etc.
    S’il y avait mille arguments qui me convaincrait que le christianisme en tant que tel est en soi plus convaincant et plus à même d’être influent que les autres religions, pour moi ce ne serait pas une preuve de la vérité métaphysique du christianisme, mais cela dirait quelque chose de la psychologie humaine. Prenez par exemple la rhétorique. Les meilleurs arguments ne le sont pas nécessairement parce qu’ils sont objectifs et conformes à la réalité.

    Il s'agit des 18 premiers points parmi les 50 proposés par Jean Robin dans son livre 50 preuves que Dieu existe.


  6. soyons très lucide : le vote de dimanche va au-delà d'un simple projet contre projet : il s'agit d'un choix de vision du monde. D'un côté un candidat que l'on trouve benêt mais qui propose d'unir son peuple autour d'une vision d'un monde ouvert, progressiste parce que juste socialement et financièrement, qui sait ce qu'est la souffrance d'autrui, qui comprend que depuis 5 ans la France s'est dégradée. L'autre candidat est depuis une semaine et demie celui de la haine d'autrui, de la division, du clivage, qui ne voit que son poste, qui ne croit en rien sauf en lui et qui divise pour mieux régner.

    Le choix est là : le second m'horrifie parce qu'il aime à véhiculer la xénophobie, le rejet d'autrui, l'idée qu'il y a des vrais travailleurs et des feignasses et que tout ce qui n'est pas dans le privé est nuisible à la société. Il me fait peur parce qu'il n'a aucune vergogne, aucun principe sauf celui d'arriver à ses fins par n'importe quel moyen...

    Soyons clair : si le second candidat passe, nous pourrons dire adieu à un mot : solidarité.


  7. Jedino
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    Vous n'avez jamais souhaité être immortel, comme éternel ? Eh bien moi, voyez-vous, mon problème est là : malgré ma persévérance, impossible de mourir. J'ai pourtant tout essayé, récentes comme anciennes méthodes. Je vous épargne les quelques détails morbides, mais les faits sont là. Pourtant, ce n'est pas la motivation qui manque. Parce qu'en réalité, vivre cent ans, deux ans, passe encore. Mais quand vous atteignez le millénaire, que vous avez plus que rêvé tourné en rond, et que la dernière chose qui vous amuse est d'essayer tous les moyens de mise à mort qui ont pu être inventées, l'immortalité devient un problème.

    Alors certes, j'ai du coup eu le temps d'expérimenter tout ce que je pouvais imaginer expérimenter. Il est vrai qu'au début, tout cela est fort agréable, d'être à ce point libre de ne pas se demander s'il ne faut pas tout faire aujourd'hui au risque de ne pas voir le lendemain. Certes, je n'ai de fait jamais connu les regrets que vous pouvez avoir en fin de vie, quand vous sentez que quelque chose va bientôt lâcher. Mais j'ai eu au contraire le temps de faire le constat véritable qui s'impose : en réalité, j'ai beau vouloir faire ceci ou cela, ce ceci ou ce cela finit bien vite par se vider.

    Ainsi s'installe l'ennui absolu, celui qui n'a aucun échappatoire, pas même la mort. Bien sûr, nombreux sont ceux qui m'argueront que je fais erreur, que je ne suis finalement qu'une personne sans curiosité et qu'eux auraient mille fois plus à faire que ce que j'ai pu faire moi. Admettons-le : un jour viendra où tout ceci s'épuisera malgré tout.

    Rassurez-vous cependant : vous ne saurez jamais que cela existe et que vous auriez pu l'être. D'ailleurs, si vous me demandiez comment, je ne saurais pas vous dire pourquoi. J'ai en revanche eu plus d'une occasion de me demander pourquoi le "pourquoi" était la réponse mise devant le "comment", mais de ceci, vous n'en aurez rien à faire et c'est bien normal. Nous n'avons pas de temps à perdre avec les pertes de temps. Jusqu'au moment où le temps n'est plus à gagner, en tout cas. Mais cessons là ces répétitions inutiles car si j'ai toutes les heures qu'il faut pour les écrire, vous ne les avez pas pour les lire.

    Certains iraient dire que l'éternité c'est long, surtout vers la fin. D'autres que l'éternité commence là où le temps s'arrête. Et d'autres encore, comme moi, que l'éternité c'est bien, surtout vu de loin.

    Mis à part ça, je suis en route actuellement vers la limite de l'univers connu pour voir ce qu'il se trouve au-delà. Certains rêvent de voyager petitement à l'autre bout du monde, je me limite à l'univers. Chacun son domaine, je ne juge pas. Le pire étant que, si je finissais par trop tarder en vie, je risquerais de finir par avoir des réponses à vos questions. Sait-on jamais, il peut m'arriver de croiser quelques peuplades exotiques. Rien de bien exceptionnel, en réalité. Tout comme nous, banales créatures. Même si nous sommes uniques dans notre arrogance.

    Tu l'auras donc compris : le meilleur moyen de finir dans l'ennui est de se fixer des objectifs, de chercher du sens. Lorsque tu te fixes des arrivées, une fois le chemin terminé, il te faut te redonner incessamment d'autres directions. Il est tellement plus simple de ne pas s'empoisonner l'existence avec cela. Cela, je l'ai bien compris. Mais, trop humain que je suis, je suis bien incapable de m'en détacher. Vous me direz, j'ai l'éternité pour m'y faire. Bande de cons.

    Au fait, dernière chose : mortel, immortel, tout ceci tient du même combat. Se battre contre les heures ou leur absence, cela ne change rien tant qu'elles nous emprisonnent. Vivre libre, ce n'est pas vraiment vivre assez longtemps pour être libre d'achever sa liste de buts existentiels, donc se défaire des contraintes. Ce n'est pas davantage la fuite du temps, qui n'est que le sens contraire du sens de l'aiguille. Reculer l'heure n'est pas s'en soustraire. Non, si je devais considérer que la liberté est un sujet qui mérite d'être évoqué, que le temps l'est aussi, et si je devais en conclure que les deux sont ou peuvent être, ce n'est que par la négation et non par l'acceptation ou l'oubli qu'il est possible et raisonnable de vivre avec, ou plutôt sans.

    Que je sois en vie dix ans ou dix-mille ans, cela n'a pas la moindre importance si du temps, je n'en ai cure. A quoi bon se contraindre par des rêves ou des préoccupations nécessaires comme le ferait un patron à l'égard de son salarié ? A quoi bon s'imposer une productivité minimale et se condamner, se damner, si elle n'est pas atteinte ? Ne soyez pas les tyrans de votre existence. Sinon, vous attendrez toute votre vie une rallonge sur vos heures comme vous attendriez une rallonge sur votre salaire. Mais il est du temps comme de l'argent : quand vous en avez plus qu'à satiété, vous ne pouvez plus faire qu'une seule chose raisonnable, à savoir le gâcher.


  8. Adras
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    Où sont passés mes talents d’écrivain ? mes poèmes qui sortaient tout seul en une dizaines de minutes ?

    Ou est passée ma musique ? ma facilité de composer ?

    Où est passée mon âme ? Pourquoi plus rien ne sort de moi comme avant ?

    J'ai relue les choses que j'avais déposées ici.. et je ne me reconnais plus.

    Plus de belles paroles, plus de pensées profondes, plus de musique non plus, tout ce que je commence me fatigue à l'avance...

    Si vous la croisez... merci de rendre l'âme.

    RIP Matt.



  9. Connaissez vous AVM,

    C'est un acronyme d'un genre nouveau. Il n'est pas l'abréviation d'une expression, mais celui d'une personne, en qui je porte une estime sans restriction, et qui sonne le renouveau des producteurs de valeurs nettes à cours et long voir très long terme.

    Il n'y pas meilleure personne pour vous confronter vous les politiques ( successifs ) à vos erreurs, vos errements, vos gabegies, vos incompétences, votre malhonnêteté intellectuelles et votre capacité de nuisance pour satisfaire vos petits égaux de marquis en quète de reconnaissance par la haute sphére dirigente qui se serre du caviar à la louche tout en réclamant plus d'effort, plus de sacrifice, plus d'endormissement quand à la véritable dynamique que devrait nous inspirer nos élites il n'en reste rien...

    Je vous donne son nom, " Agnès Verdier-Molinié " c'est avec de telle pointure que la France pourrait se relever et briller au firmament des nations

    A bon entendeur salut

    Le musicien qui aime les gens qui pense et agissent


  10. Tandis qu'elle lui tourna le dos, Navyd lui prit les mains d'un mouvement prompt. En quoi abandonner cette proie à laquelle il tenait tant?

    En fin rusé, il joua sur son humour en parlant de vive voix de sujets inadéquats; Le problème est que Claire s'était détaché tendrement de ce cercle vicieux. Bien qu'elle avait le sourire au coin des lèvres; Sa lucidité s'était éveillée avec impétuosité. D'un pas ferme, Claire s'avançait dans le sentier alors que Navyd faisait des efforts titanesques pour garder sa cible. Il était encore temps de la retenir mais Claire, après lui avoir lancé un regard furtif, lui dit sèchement: " Je vais y réfléchir mais je ne te promet rien du tout, rien du tout"

    Bien sûr, elle ne pensait pas un mot de ce qu'elle disait. Claire, qui aspirait à l'amour, ne voulait pas se livrer de cette façon, à un homme brutal et incompréhensif. Cependant, elle ne voulait pas non plus perdre celui qu'elle avait tant rêvé. Claire avait atteint un sommet mais il n'était pas des plus prodigieux.Elle avait découvert des zones d'ombre à celui qu'elle croyait le plus fascinant et le plus admirable.


  11. Amazones
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    Un parterre printanier

    Une beauté s’offrit

    Où d’un pas mesuré

    Le corps en délit

    Et d’un regard posé

    Sur l’envol délicat

    D’une fleur entreposée

    Le pétale s’envola

    Douce journée

    Et merveille balançant

    Comment peux-ton envisager

    La contemplant, se vidant

    L’acte qu'il faut mesurer

    Moindre vivacité, moindre éclat

    C’est de l’emprisonner

    A se l’accaparer et passa

    Le regard posé

    Sur autre envol délicat

    D’une fleur supposée

    Le pétale naitra

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  12. echoo
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    L’année 2015 tire sa révérence pour laisser place à une nouvelle.

    Elle a emporté avec elle bon nombre d’âmes innocentes dont le seul tort est d’être au bon endroit mais à un mauvais moment face à des « tangos » barbares sans foi ni loi.

    Beaucoup d’autres, dans leur fuite éperdue vers l’exil forcé, seront rattrapés par le mauvais sort pour payer le tribut de la bêtise humaine. Bon nombres seront engloutis par les flots et , ceux qui auront la chance d’échapper au naufrage seront marqués à vie du sceau de la fatalité.

    Rien ne va plus en ce bas monde ! Telle est la décision irrévocable prise par « ceux d’en haut », le tout financé sur fonds des « pétro-péteux »gardiens autoproclamés du temple, auto-investis d’une mission sacro-sainte consistant à faire chier« ceux d’en bas ».

    Une nouvelle page vierge s’ouvre devons nous et s’offre toute blanche pour recueillir d’autres faits inattendus,d’autres histoires inédites, d’autres bêtises humaines toutes faites pour contrarier nos aspirations au bonheur. Beaucoup paieront le non dû, parfois sous l’œil indifférent d’un « pseudo humanisme » qui a perdu ses principes les plus basiques.

    Au douar, nous sommes toujours là, qui debout,qui assis parfois sur des pierres ou autres sièges de fortune, scrutant l’horizon bouché à attendre quelque chose qui tarde à venir et qui ne viendra surement jamais : cette chose virtuelle à laquelle les déprimés s’accrochent en dernier ressort quand rien ne va plus : l’espoir.-

    « L’espoir fait vivre »,dit-on ! Certes, mais à condition d’être porté par un combat juste et mené sans relâche. Et la partie est loin d’être gagnée !

    Certains désespèrent de rencontrer un jour « l’espoir », ce petit mot inventé par l’homme pour lui permettre de tenir le coup en attendant de voir plus clair. Une sorte de bouée de sauvetage que l’on tire du fond de soi-même pour éviter de sombrer corps et âme et continuer à survivre dans ce « douar merdique », les yeux rivés sur le rivage brumeux.

    Au fur et à mesure que s’estampent les dernières lueurs du soleil pour passer le relai à cette soirée du 31 décembre,nos sombres silhouettes se détachent en contre-jour pour renforcer encore plus les traits de notre misérable condition de « douariens »frustrés évoluant au gré de la « médiocratie »régnante. Ici, même le père Noel, ce personnage virtuel de circonstance, inventé pour offrir des rêves aussi virtuels, est interdit de citer. Il est strictement interdit de rêver, seuls les cauchemars sont tolérés !

    Pour « tuer le temps » qui finira tôt ou tard à avoir notre peau,nous discutons sur n’importe quoi et ,dans notre « tchatche », le sujet favori porte toujours sur « ceux d’en haut » et « ceux d’en bas ».

    - « Ceux d’en haut » ont bloqué l’ascenseur pour nous empêcher de monter ! – disent certains.

    -Non !, pire encore !, comme promis dans leurs mensonges, ils nous ont bien lancé une corde pour monter, mais ils ont mis plein de graisse !

    -Même Dieu le « très-haut » est avec «ceux d’en haut », puisque son siège est en haut dans les cieux !

    -Oui, on monte bien au paradis et, on descend aux enfers ! C’est clair, net et précis !

    Ils sont très nombreux à travers le monde «ceux d’en bas » et leur nombre ne cesse d’augmenter d’une manière exponentielle, eux qui s’octroient le privilége d’être en accointance avec la misère constante et persistante.

    Les conditions sociales et les préoccupations communes qui les animent déclenchent en eux cet instinct grégaire qui fait rapprocher les êtres de même espèce.

    L’instinct communautaire se renforce et trouve toute son expression, la force de sa dynamique, dans le principe : se fondre dans le groupe pour mieux accepter sa condition et assurer sa survie.

    Un jeu d’équilibre entre les forces du « mal-être » et celles sous-tendues par l’espérance légitime au « bien- être ».

    Malgré les vicissitudes de la vie,certains trouvent toujours un palliatif pour rire de leur propre malheur ;doux paradoxe imposé par le souci de trouver un « placébo » dans la formule: rire du malheur des autres pour mieux supporter le sien. Supporter le fardeau et s’accrocher à la vie en se persuadant qu’il y a pire et plus pire que pire.

    Dans ce jeu, Ils s’inventent des sobriquets quelquefois cocasses.

    Celui-ci est surnommé « le vélo » ;un sobriquet qui lui colle bien, vu sa « carcasse » arc-boutée qui rappelle celle d’un cycliste. A le voir venir de loin, il donne l’impression de chevaucher un vélo invisible. La réalité est que la « carcasse » du « pôv-type » n’arrive plus à supporter le fardeau du chômage. Usé moralement et biologiquement par le désespoir, il est bon pour la retraite anticipée avant même d’avoir goûté au labeur d’un job. C’est aussi très pénible de ne pas travailler !

    Celui-là a été baptisé « le sphinx » à cause de sa position inerte, toujours au bar assis devant une bouteille de bière pour noyer ses chagrins, les avants bras tendus, paumes des mains bien à plat sur la table. Lui, sa « carcasse » est là, bien installée, mais son esprit vagabonde ailleurs pour visiter les contrées lointaines, hors des frontières du« douar » ; ses yeux brouillés par les vapeurs éthyliques vous regardent sans cligner, mais lui, il ne vous voit pas. Il ne bouge occasionnellement que pour chasser une mouche devenue trop agaçante ou pour appeler le serveur pour « remettre çà ». Il peut rester des heures durant dans cette position sans brancher et sans dire mot.

    « Le sphinx » ne fume pas, ne chique pas et surtout ne crache pas. UnD.E.S en poche, çà fait presque deux ans qu’il se « roule les pouces » et survit de petits boulots occasionnels. A voir sa « tignasse » ébouriffée, il commence à déprimer et ne tardera pas à disjoncter.

    Un autre a été surnommé « le lion de la soupente ». Je ne sais où ils sont allés chercher ce sobriquet pour le coller sur un « gusse » dont l’allure générale n’a rien à voir avec celle d’un félin, plus particulièrement le lion, le roi des animaux.

    Il passe son temps adossé au mur, debout sur une jambe, l’autre pliée à angle droit pour prendre appui pour mieux renforcer sa posture. Coiffée d’une casquette flambant neuve griffée d’une « virgule », sa cervelle est restée intacte et n’a jamais fonctionné depuis qu’elle a été éjectée de l’école primaire. Et, Il tient absolument à la préserver de l’usure et la maintient jalousement tout le temps en veilleuse. De temps en temps, il détache son pied du mur pour assurer la relève de son autre jambe et profite de cet « entre acte » pour jeter un coup d’œil sur la « virgule » apposée sur sa casquette « made in china » contre faite pour imiter une grande marque. Il en tire une grande fierté et toute sa vision des choses s’arrête à sa casquette.

    Il siffle sans cesse un refrain interminable connu de lui seul et, quand il parle, il ne termine jamais ses phrases…..ilbug ! Ses neurones se déconnectent et, à vous de déchiffrer la suite dans la gestuelle.

    A le voir de loin dans ses fringues, il donne l’impression d’un grand « sprinter » en attente du coup de starter pour débouler en trombe sur le parcours olympique du «douar »,tracé par la seule et unique ligne droite entre l’épicier et la mosquée. Plus loin, la piste poussiéreuse plonge directement dans un oued assoiffé.

    A regarder notre félin de plus prés, la déprime vous envahit soudainement et une sorte de morosité s’installe face à la réalité amère : notre champion a marqué son petit territoire par un tas de mégots et la dernière bouffée de sa cigarette encore fumante est accompagnée d’une « quinte », signe évident de mauvais présage pour la santé de notre « lion de la soupente ».

    Il n’a jamais travaillé, ni songé à travailler et, il est pour lui, hors de question de trimer tant que la pension de sa « vieille mère » couvre ses besoins vitaux. Il ne quitte son mur que pour se diriger directement vers la « mangeoire »,assurer le plein et revenir illico-presto « faire le pied de grue » dos au mur.

    Un tas de projets lui tient à cœur pour la nouvelle année 2016 :

    -conserver sa cervelle plombée intacte,

    -astiquer la « virgule » de sa casquette,

    - vivre pour manger aux frais de « la vieille »,

    -se « délester » et tirer la chasse !

    -Rien d’autre !

    -Et la boucle est bouclée !

    A l’allure où vont les choses au « douar » comme ailleurs de par le monde, point de salut pour les règnes animal et végétal et, pour berner une fois de plus nos illusions, nous nous adressons mutuellement nos meilleurs vœux pour souhaiter une bonne année 2016 , alors que les 2015 séquelles qui ont ravagé nos quotidiens ont déjà hypothéqué l’espoirde voir un jour l’humanité toute entière baigner dans le bonheur sans exclusion aucune .

    Dans l’attente de réaliser ce rêve insensé, rien ne nous empêche d’offrir juste un petit sourire, une petite caresse ou tout simplement une douce petite parole.

    Si non, faisons semblant de vivre en paix sur nos vœux pieux !

    Sur ce, à vos souhaits et « bounannie » 2016 !


  13. emasik
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    Exactement 4 mois maintenant qu'elle m'a laissé en proie à ma pire peur, celle d'être abandonné et de ne compter pour personne. 4 mois que je tente de rester la tête hors de l'eau entre le manque d'argent, d'emplois, de stabilité familial, et surtout d'amour. Tout s'effondre autour de moi, je ne sais plus sur qui compter, ni vers quoi me tourner.

    Elle s'amuse bien, elle est heureuse, heureuse sans moi. J'ai juste été le bout de chiffon qui a essuyé ses vieilles douleurs. Tant mieux pour elle, elle peut aller de l'avant. Pas moi. Je ne sais ni quoi faire ni quoi penser quand je la voit avec ce mec... Lui si un jour je le rencontre il risque de se demande qui c'est, ce type froid qui lui fait la gueule sans raison. Désolé vieux, mais il arrive que dans la vie il y ai certaines choses avec lesquels on ne peut pas agir rationellement.

    En parlant de rationnelle, une espèce d'abruti hautain et imbu de lui même m'avait certifié que ça durait 3 mois l'état de tristesse amoureuse, comme quoi c'est scientifique et tout ça. Bah putain, t'es sans nul doute triplement plus intelligent que la majorité de la population, mais t'es vraiment un sale type si tu peux oublier quelqu'un en si peut de temps. De toute façon les gens qui érigent l'intelligence en véritable culte j'ai jamais pu les encadrer. Pas d’exception pour toi.

    Aller, filez moi deux ou trois bouteilles de rhum et quelque potes marrants, que je puisse oublier un peut.



  14. Tequila Moor
    Dernier billet

    Suis les sens interdits
    Suis ce que l'on te dit
    Suis ce que montre un doigt
    Suis le chaud ou le choix

    Suis l'envers du décor
    Suis le contre en accord
    Suis l'odeur lycaon
    Suis la sur le clayon

    Suis de précieux conseils
    Suis ceux de ton oreille
    Suis si des fois en l'autre
    Çui-ci trouve un apôtre


    Quoi que ce soit
    Caché en bas, fin fond du soi
    Ce sera soie
    Et moi-je ?
    Suie


    Suis aux confins du sombre
    Suis là où meure l'ombre
    Suis l'abus de bévues
    Suis là d'où vient la vue

    Suis l'haro sur les mots
    Suis le frais ou le faux
    Suis ta mort le sachant
    Suis la chair ou le chant

    Suis ton coeur en sa gangue
    Suis le yeah ou le yang
    Suis cette anthologie
    Suicide ontologie


    Qui que ce soit
    Caché en bas, fin fond du soi
    Ce sera soie
    Et moi-je ?
    Suie


  15. Blogamiq

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    Noir.

    Aujourd'hui sera un jour Noir. Mais peut-on alors parler de jour ?

    On dit que c'est la couleur qui les autres contient toutes,

    pourtant j'ai tant de peine à les y percevoir que j'en doute.

    Peut-être est-ce la saturation d'une autre teinte :

    trop de faiblesse, trop de colère ou trop de douleur ;

    écrivant en nos êtres de si profondes empreintes

    que leurs maturations se ternissent en nos pleurs ?

    Quel est ce déséquilibre qui sentimentalement nous assombris ?

    Pourrais-t-on être définitivement libre de ses aléas, de ses bris ?

    Ou sommes nous voués à n'en être sempiternellement que les débris ?

    Non, Noir, ce n'est ni une saturation, ni un mélange,

    car l'un comme l'autre impliqueraient la présence d'une vie.

    Noir, c'est un néant de couleur et c'est bien ce qui tant dérange !

    Dans le panel des sentiments il n'y a pas d'équivalence,

    c'est une obscurité qui de notre essence a tout ravi.

    Aujourd'hui, non, ce ne sera pas un jour. Ce sera juste une absence.


  16. A l'Institut du monde arabe, une fastueuse exposition donne à voir et à admirer plus de 300 oeuvres que ces contes ont inspiré dans tous les domaines de l'art. Voyage en Orient.

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    Institut du monde arabe, 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, 75005 Paris, jusqu'au 28 avril 2013.

    30 décembre 2012, par Frédéric Joignot

    Les Frères musulmans font taire Schéhérazade

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    "Les femmes qui accompagnaient la sultane se découvrirent le visage et quittèrent de longs habits qu’elles portaient par dessus d’autres plus courts. Mais Schahzenan, roi de Grande Tartarie, fut extrêmement étonné de voir que dans cette compagnie(...) Les plaisirs de cette troupe amoureuse durèrent jusqu’à minuit." Nous sommes au début des Contes des Mille et Une Nuits, dans leur traduction Galland. Témoin de cette scène, le roi Schahzenan révèle à son frère le sultan Schahriar les orgies de la reine. Celui-ci, fou de colère, décide d’épouser chaque jour une jeune vierge, puis de l’immoler au matin. Alors, ayant "dessein d’arrêter le cours de cette barbarie", Schéhérazade, la fille du grand vizir, "heureusement appliquée à la philosophie, à la médecine, à l’histoire et aux arts" s’offre au sultan. Nous connaissons la suite, Les Mille et Une Nuits étant un des livres les plus lus au monde : chaque soir, Schéhérazade commence le récit de contes si captivants que Schahriar renonce à l’exécuter...

    LITS MAGIQUES, LIBIDO EFFERVESCENTE

    Les Mille et Une Nuits servent de trame à la grande exposition proposée par l’Institut du Monde Arabe jusqu’au 28 avril, annoncée par une magnifique affiche tirée d’une aquarelle inspirée par le Schéhérazade de Rimski-Korsakov, interprété par les Ballets Russes en 1910 à Paris. On y voit Nijinsky en "Nègre d’Or" jeté aux pieds de la sultane Zobéïde à moitié déshabillée. Cette affiche est sans doute la pièce la plus audacieuse de l’exposition, enfin c’est l’avis du fin connaisseur des lettres arabes, l'algérien Malek Chebel, qui voit là l’occasion de donner sa vision des Mille et Une nuits – selon lui le plus formidable manifeste anti-intégriste jamais écrit. "Les Mille et Une Nuits sont pleines d’histoires de désir fou et de maris trompés, de lits magiques et de scènes lubriques, rappelle-t-il. Le grand historien de l’art Elie Faure, disait que "l’adultère et le cocuage en sont le sujet permanent, et à peu près unique". Il a raison. C’est la rançon de la polygamie, la face cachée d’un monde viril où les femmes rusent sans cesse pour satisfaire leurs désirs." Rieur, le regard pétillant, toujours intarissable dès qu'il s'agit d'évoquer la littérature amoureuse, il reprend : "L’affiche montre bien cette libido effervescente, tout comme la traduction plus littérale faite ces années-là par Joseph-Charles Mardrus, l’ami d’André Gide, beaucoup moins édulcorée que celle d’Antoine Galland."

    Anthropologue des religions, traducteur du Coran (Fayard, 2009), Malek Chebel a publié un fourmillant Dictionnaire amoureux des Mille et Une Nuits (Plon, 2010, 920 pages), qui lui a valu d’être consulté par le comité scientifique de l’IMA. Il publie ces jours-ci deux essais percutants "L’islam de chair et de sang", consacré aux manière dont le Coran parle du corps, tout juste sorti (Librio), et Changer l’islam en janvier, un dictionnaire des grands réformateurs de l'islam (Albin Michel).

    Remontant le vaste labyrinthe de l’exposition, parfois enchanteur, où se mêle l’univers arabe des contes (les dédales palais des sultans et des villes médiévales, les artisans des souks, les harems revus par les orientalistes, les portraits d'Aladin et de Sinbad, les génies fusant des lampes, les danseuses du ventre...) et ses interprétations européennes (cinéma hollywoodien ou italien, délire foutraque de Méliès, chorégraphie des années 1920...), il regrette qu’il n’y ait pas eu assez de place pour montrer toute "la gourmandise érotique et l’impertinence des Nuits". C’est-à-dire ? "L’éphèbe 'beau comme la lune' aimantant des jeunes filles de l’Histoire du Portefaix, Myriam qui donne du haschich à son mari pour rejoindre le séduisant Nour-Eddin, les amours et les cajoleries entre femmes comme dans l’histoire du Capitaine Moïn, devant qui l’adolescente s’écrie : 'Sache, que je suis une femme éperdument éprise d'une jouvencelle. Et son amour est dans mes entrailles à l'égal d'un feu pétillant.' Sans oublier les coups de foudre entre garçons, entrecoupés de poèmes lyriques, comme dans l’histoire de Kamar ou de Grain de Beauté..."

    POURQUOI "LES NUITS" DÉRANGENT LES INTÉGRISTES

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    A entendre Malek Chebel parler des Mille et Une Nuits, "un chef-d’œuvre universel qui ne finit pas de s’écrire et a influencé le Voltaire de Zadig, le Diderot des Bijoux indiscrets, mais encore Shakespeare, Poe, Borges ", nous assistons depuis trente ans, dans tout le monde musulman, et désormais dans une certaine élite européenne, à un gigantesque "refoulement" de la grande culture arabe classique et populaire, érotique aussi, une véritable démolition d’un passé brillant – "celui de la dynastie des Abassides [sunnites, VIIIe-XIVe], du monde arabo-andalou [Xe-XVe] et des grands réformateurs de l’islam du XIXe et XXe siècle".

    Selon lui, les puristes et les piétistes actuels de l’islam, les salafistes et la plupart des Frères musulmans veulent revenir à la religion du IXe siècle – une véritable "régression intellectuelle", qui, en retour, alimente la virulence des nationalistes européens contre tous les musulmans.

    Manuscrit syrien des Mille et Une Nuits (XVe siècle)

    Nous continuons notre visite après un aparté moqueur sur l’Union des organisations islamiques de France, proche justement des Frères musulmans, qui ont affirmé le 14 novembre dernier que le mariage homosexuel risque de mener la France à reconnaître "la polyandrie et la zoophilie" : "Ils devraient relire les Mille et Une Nuits, qui s’ingénient à montrer, s'amuse Malek Chebel, toutes les formes d’amour imaginables, orgie, homosexualité, bisexualité, sado-masochisme, fétichisme, narcissisme, usages d’aphrodisiaques, travestissement et même la zoophilie dans l’histoire de Wardan le boucher. Ces vieux barbons apprendraient peut-être la tolérance !"

    Il rappelle qu’en 1980, la version arabe populaire des Nuits dite "de Boulaq" (un quartier du Caire) a été interdite à la demande des Frères Musulmans, puis brûlée en place publique en 1985. Une seconde version édulcorée, publiée par le gouvernement Moubarak en 2010, fut attaquée par des avocats islamistes pour "offense à la décence" et "encouragement au vice et au péché". Un autre fin connaisseur des Nuits, Jamel Eddine Benckheikh, co-traducteur de l’édition La Pléiade (Gallimard) estime que les Mille et Une Nuits choquent les officiels et les religieux arabes depuis leurs premières publications (sans doute au XIIIe) : "Les clercs ont qualifié de futile un texte pervers pour en annuler les effets."

    Devant le tableau orientaliste de Paul Emile Destouches représentant une toute jeune Schéhérazade ensorcelant le sultan (1824), Malek Chebel reprend : "Des versions réécrites des Nuits circulent aujourd’hui dans le monde arabe, où on a ajouté un narrateur masculin à Schéhérazade. Ils veulent rétablir l’autorité du roi berné. Ils ne supportent pas qu’une femme se montre plus intelligente, cultivée et rusée qu’un homme. Ils détestent qu’elle raconte des histoires d’amour qui dissocient la jouissance et la maternité, l’amour du devoir, et se gaussent des maris." D’ailleurs, l’extraordinaire personnage de Schéhérazade, au nom "immortellement familier" selon Proust (qui a dévoré les contes enfant), continue de séduire les féministes de culture arabe (et pas seulement), qu’elles se réclament de sa parole émancipatrice – comme Assia Djebar, Leïla Sebar en France –, ou qu’elles veulent se libérer de toute tutelle, comme la libanaise Joumana Haddad dans J’ai tué Schéhérazade (Actes Sud, 2010).)

    LE GRAND REFOULEMENT

    Après une pause devant une scène de danse au harem (une laque iranienne du XIXe), Malek Chebel constate que partout où les islamistes – en Arabie, au Yémen, en Egypte, au Soudan – font pression pour interdire l’étude des Mille et Une Nuits et les bannir des bibliothèques, ils font aussi la chasse aux homosexuels (très presents dans les Nuits) et condamnent un des plus vieux arts d’Orient, la danse du ventre, l’ancienne "danse de fertilité" (mais aussi le maquillage, le maillot de bains et les tenues occidentales). Aujourd’hui en Egypte, après un âge d’or lié à l’essor du cinéma dans les années 1930, puis après-guerre, seules quelques dizaines de professionnelles de danse classique exercent encore dans les lieux touristiques, la plupart étrangères (Brésiliennes ou même Coréennes), alors qu’il y en avait plus de 5 000 dans les années 1950. Les islamistes, sait-on, les maltraitent sans cesse. Il y a quelques jours, Sama al-Masri, une danseuse égyptienne partie exercer à Londres, a même posté sur YouTube une vidéo dansée où elle dénonce la nouvelle constitution des Frères Musulmans, qu’elle traite de "marchands de religion" et de "terroristes".

    Cette peur des musulmans radicaux pour la danse du ventre et ses jeux de voilages fait sourire Malek Chebel. Formé à la psychanalyse (il a exercé un temps), auteur d’une Encyclopédie de l’amour en islam (Payot, 2003), il sait bien que le désir de liberté et l'Eros refoulé ressurgit toujours : "On vient de s’en apercevoir pendant le printemps arabe, s'exclame-t-il, redevenant grave, et le retour d’une opposition laïque, qui a commencé de résister !"

    Il propose encore cette analyse nuancée de l’Eros islamique, qui fait autant grincer des dents les talibans de tous les pays que les pourfendeurs de toute culture islamique. "Depuis des siècles, le voile traditionnel oriental, le simple hijab qui encadre le visage, est un code dans un monde qui se veut vertueux, familial et patriarcal. Longtemps, le voile a protégé les femmes des désirs trop violents des hommes, mais il n’a jamais empêché toute une stratégie de séduction. Les yeux doux, les clins d’œil, les paroles troubles, les billets, les signes secrets, sans compter tout l’art de le broder, le décorer, et celui de se dévoiler. Cet Eros arabe a toujours existé dans les grandes villes comme Le Caire, Bagdad, Damas, Téhéran, Marrakech. D’ailleurs, une femme qui se cache de tous sous un grand châle va peut-être, comme dans les Mille et Une Nuits, retrouver son amant en dessous affriolants. Allez aujourd’hui à Casa, à Beyrouth, à Alexandrie, à Amman ou à Tunis, vous trouverez des magasins de dessous sexy devant lesquels les femmes se bousculent."

    "Les Fleurs des Mille et Une Nuits" de Pier Paolo Pasolini (1974).

    Il faut se plonger dans Le Kama Sutra arabe, 2000 ans de littérature érotique en Orient, une anthologie réalisée par Malek Chebel en 2006 (chez Pauvert), pour comprendre son profond rejet du rigorisme musulman, tout comme des discours anti-islamistes brutaux - "Que d’ignorance crasse !", dit-il, haussant une épaule. En effet, la littérature érotique persane et arabe, lyrique ou crue, est riche et foisonnante. Il faut se rappeler qu’à la fin du VIIIe siècle, Bagdad comptait un million d’habitants, 70 000 juifs y vivaient, la ville connaissait une vie nocturne agitée, il y avait des salons littéraires, athées et réformistes religieux s’exprimaient, on buvait du vin dans les tavernes. Cette effervescence intellectuelle et des mœurs, parfois soumise à des répressions dures, mais jamais démentie, va durer cinq siècles.

    L’AGE D’OR DE L’ISLAM

    Malek Chebel n’est pas seul à remettre à l’honneur cette époque. L’universitaire marocain Driss Belmlih, spécialiste de littérature abasside, Abdelfattah Kilito, le professeur de Rabat qui a enseigné à Harvard le font aussi. Ils nous parlent des odes à l’amour du poète Omar Ibn Rabia (644-712), lues dans les mosquées. De l’écrivain Abû Nuwâs (mort en 815), un des plus grands poètes classiques, qui a passé sa vie à défier la religion : grivois, libertin, plein d’humour, ivrogne, chantant l’homosexualité, la masturbation et la débauche féminine, il fut soutenu par le calife Al-Amin. Du sceptique Al Maari (973-1057), qui écrivait "Tous les hommes se hâtent vers la décomposition. Toutes les religions se valent dans l'égarement", et rendait les oulémas responsables de la corruption et l’ignorance. Et, bien sûr, du mathématicien et poète perse Omar Khayyam (1048,1131), hédoniste et d’esprit libre, qui disait : "S’il existait un enfer pour les amoureux et les buveurs, le paradis serait désert."

    L’épisode arabo-andalou, du XIe au XV siècle, a lui aussi donné de grands écrivains irrévérencieux, des réformateurs, une musique langoureuse et des libres-penseurs. André Miquel, co-traducteur des Mille et Une Nuits pour La Pléiade, a montré combien Ibn Hazm (994-1064), le poète de Cordoue, a contribué à fonder l’amour courtois français, lyrique et passionnel, et développé un scepticisme philosophique. Malek Chebel reprend : "Aujourd'hui, l'islam et le monde arabe paient encore le prix de la disparition de la société arabo-andalouse, urbaine, inventive, tolérante et amoureuse, détruite au XVe siècle par la Reconquista catholique, oubliée par tous les radicaux musulmans."

    La dernière fois que je l’ai rencontré, Malek Chebel revenait d’une visite au département permanent des Arts de l’islam, au Louvre. Ce jour-là, il était très remonté par tous ceux qui, en Europe, rejettent la civilisation de l’islam - "les islamophobes, les frères ennemis des fondamentalistes, leur miroir inversé " dit-il -, la considérant comme intolérante et agressive depuis toujours, ou alors anachronique et incapable de s'adapter à la modernité, sans en rien savoir, ignorant ses plus grands chefs d'oeuvre : "En déniant au monde arabe et à l’islam toute incursion dans le domaine du beau, des arts et de l’érotisme, hier comme aujourd’hui, ces artificiers entretiennent la haine et la suspicion du musulman, où qu’il se trouve."

    Pourtant, l’exposition du Louvre révèle de nombreuses œuvres "admirables", que ce soit, s'enthousiasme Malek Chebel "les miniatures, les calligraphies, l’art extraordinaire du tapis, le métal incrusté, la mosaïque, la céramique, le travail de l’or, du verre et de l’argent, mais encore les armures, les frises murales, la sculpture sur ivoire, j’en oublie..." Il ajoute non sans tristesse d'un coup : " A titre personnel, je prétends que la beauté est une arme contre l’oubli et le déni de soi. Elle permet aux jeunes Français issus de l’immigration de se connecter à une histoire plus flamboyante. L’oubli des chefs-d’œuvre de sa propre culture, encouragée par des intégristes bornés, contribue à isoler les populations immigrées dans leurs cages d’escalier, y compris celles qui sont nées en France."

    (une version courte de cet article a été publié dans Le Monde Week-end de vendredi)

    On trouve "Les Mille et Une Nuits" en "bouquins" Laffont (traduction Mardrus, plus crue, plus érotisée, avec les poèmes), en Folio (traduction Galland, très littéraire et réécrite) et à La Pléiade (plus proche de l'original).

    http://sexe.blog.lem...e-scheherazade/

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    Institut du monde arabe, 1, rue des Fossés-Saint-Bernard, 75005 Paris, jusqu'au 28 avril 2013. L'excellent catalogue de l'exposition est une édition IMA/Hazan. Voir aussi Les Mille et Une Nuits par les commissaires dans la collection «Découvertes» de Gallimard. Une récente traduction des Nuits par André Miquel et Jamel Eddine Bencheikh, qui fait déjà référence, est parue (en trois volumes) dans La Pléiade. Les Mille et Une Nuits dans une version très richement illustrée, Editions Citadelles & Mazenod.


  17. Lina57
    Dernier billet

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    Bienvenue Si vous aimez mon blog pensez à laissez un com' Merci :coeur: :coeur: :coeur: Vive noël et ses gourmandises :coeur: :coeur: :coeur:

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    Temps de préparation : 30 minutes

    Temps de cuisson : 60 minutes

    Ingrédients (pour 6 personnes) :

    - 250 g de miel

    - 250 g de farine

    - 100 g de sucre en poudre

    - 1 sachet de levure chimique

    - 1 sachet de sucre vanillé

    - 1 cuillère à café d’anis vert

    - 1 cuillère à café de muscade râpée

    - 1 cuillère à café de cannelle en poudre

    - 1 cuillère à café de gingembre en poudre

    - 1 cuillère à café de quatre épices

    - 2 œufs

    - 10 cl de lait

    Préparation de la recette :

    Faites chauffer 250 g de miel à la casserole ou au micro-ondes, puis versez-le bien chaud dans un saladier sur 250 g de farine, mélangée à 1 paquet de levure chimique, les deux sucres et 1 cuillère à café de chaque épice : anis vert, muscade râpée, cannelle, gingembre.

    En remuant cette préparation avec une cuillère en bois, incorporez petit à petit 2 œufs, puis un peu de lait juste tiède pour amalgamer le tout.

    Préchauffez le four à thermostat 5/6 (160°C).

    Versez la préparation dans un moule à cake bien beurré et fariné ou un moule flexipan :bo:(sans beurre et farine).

    Enfournez et laissez cuire pendant 1h à 1h15.

    Démoulez le pain d'épice lorsqu'il a totalement refroidi. Attendez 24 heures au minimum avant de le déguster.

    Il se garde une semaine, enveloppé dans du papier d'aluminium.

    Une vraie recette, elle est excellente très aéré et léger Les épices et le miel un pur bonheur :bave: :bave:

    Nougat glacé :coeur: C'est méga bon :coeur:

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    Ingrédients (pour 8 personnes) :

    - 3 œufs

    - 40 cl de crème fleurette ou crème entière semi épaisse Président

    - 120 g de sucre

    - 100 g de miel d'acacia

    - 150 g d'amandes ou noisettes

    - 75 g de pistaches

    Coulis de fruits rouge :

    - 300 gr (fraise et framboise)

    - 1/2 de citron

    - 75g de sucre environ + ou - selon goût

    Préparation de la recette :

    Faire griller les pistaches ou noisettes (vous pouvez faire 50/50) et les amandes dans une poêle ( les poudrer de sucre pour laisser caraméliser selon goût).

    Séparer les blancs des jaunes monter les blancs en neige.

    Faite chauffer à feu moyen le miel environ 3 minutes .

    Puis les versez le miel bouillant dans les blanc en neige.

    Mettre les 120g de sucre aux jaunes et fouetter jusqu’à que le mélange blanchisse et incorporer les blancs.

    Monter la crème fleurette en chantilly et l'ajouter au mélange précédent (sucre, œuf et blanc en neige miel).

    Puis enfin mettre les pistaches les noisettes et les amandes concassées.

    Mettre dans un moule à cake de préférence en silicone sinon mettre un film alimentaire au fond du moule afin de pouvoir démouler le nougat plus facilement.

    Mettre au congélateur au moins 12 h avant de servir.

    10 minutes avant le service sortez le nougat glacé du congélateur Otez le film étirable.

    Pour le coulis de fruits rouge :

    Mixer les fruits crus ou décongelés, le sucre et le jus de citron.

    Servir le nougat glacé accompagné du coulis de fruits rouge.

    Quelque conseils de dressage :

    Pour les fruits sec, vous pouvez utiliser aussi bien des pistaches des noisettes et des amandes. Quelque framboises ou des fraises peuvent également être ajouter à la préparation du nougat.

    Pour le dressage, coupez le nougat et arrosez le du coulis puis ajoutez autour des pistaches ou autre concassées pour décorer.

    Petit conseil très important :

    Avant de monter en chantilly la crème fleurette ou la crème président. La mettre au congélateur dans un plat en alu ou en verre qui adhère au froid pendant 30 minutes. C'est super important pour que la chantilly prenne.

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    casper2
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    Je suis fatigué. J'ai marché un peu trop longtemps, mais la randonnée était belle. Je sens les muscles de mes mollets et de mes cuisses se durcir davantage à chaque nouveau pas. Je ressens maintenant la moindre irrégularité du sol depuis la plante de mes pieds jusque dans mes os. Une douleur diffuse se propage depuis mes orteils jusqu'à mes hanches. Mes genoux fragiles commencent réellement à me faire souffrir. Je crois qu' on dit que c'est le poids des ans...

    Heureusement, je suis de retour et la fin du parcours est tout proche. Cependant, je ne peux pas m'empêcher de faire une dernière halte en apercevant un petit banc de bois. Je suis tellement fatigué. Avec un peu de chance, il est parfaitement bien exposé aujourd'hui, pile sous ce pâle soleil d'Avril, à peine voilé par quelques fins nuages qui passent. A présent, je suis assis, enfin plutôt affalé même, les jambes bien allongées. Accoudé au dossier et la tête penchée en arrière, je sens sur la peau de mes joues la douce chaleur des rayons de l'astre habituellement si brûlant. Je savoure ces quelques instants de repos comme un délice. Je ferme les yeux...

    J'essaye de faire le vide dans ma tête. Je respire très profondément. Je veux profiter au maximum de l'un de ces instant de paix et de repos si rares mais qui ne durent jamais assez longtemps. Je suis à l'écoute de la nature qui m'entoure. Je devine les oiseaux qui passent d'un arbre à l'autre d'un seul coup d'aile, au loin un chien qui aboie ou le moteur d'une voiture qui s'éloigne et enfin l'eau qui roule sur les cailloux du petit ruisseau tout à coté. J'entends tous les bruits ordinaires d'une vie paisible dans cet endroit si tranquille. Alors pourquoi et immanquablement la noirceur de mes pensées resurgissent du fond de mon esprit pour m'engloutir à nouveau...

    C'est une montée soudaine de dégoût qui m'envahit la tête comme une envie de vomir que l'on sent venir doucement et qui remonte brutalement de mes entrailles. D'un seul coup, je rouvre les yeux. Eblouis par la lumière éclatante du soleil, je redresse mon torse et me penche alors en avant. Maintenant, je baisse la tête entre mes mains, accoudés sur mes cuisses, et je regarde fixement le sol à mes pieds. Je fais le dos rond sous le poids de mon existence. Il est si lourd, si accablant. Je suis si fatigué...

    Je ne vois plus qu'un peu de cette terre brune, poussiéreuse, parsemée de tous petits cailloux, avec une rare touffe d'herbe ici ou là. La terre semble si pauvre, si peu fertile. Pourtant on dit que c'est elle notre mère à tous. Chaque être n'est que poussière et redeviendra poussière...

    Puis soudain mon oeil est attiré par une bestiole qui avance laborieusement dans ce pauvre décor. Au départ, j'ai cru y reconnaître un petit ver luisant. Je n'en avais plus revu depuis très longtemps, depuis mon enfance plus précisément. Il faut croire qu'ils font partie des espèces disparus par ici. La pollution des hommes sans doute...

    Mais en fait, il ne s'agissait que d'une petite larve de coccinelle. Elle me parait si petite, si fragile dans ce monde immense qui l'entoure. Pourtant, elle semble si déterminée. Elle continu à avancer et poursuit sa route en se frayant un chemin malgré tous les obstacles qui se dressent au devant d'elle. A chaque fois, elle s'arrête devant le moindre petit caillou qui devient une montagne infranchissable, et la moindre touffe d'herbe apparaît comme une immense forêt impénétrable. A chaque fois, elle semble hésiter un instant puis elle fini par contourner l'obstacle soit par la droite soit par la gauche. Ce qui ma frappe, c'est qu'elle ne fait jamais demi-tour. Pourtant son chemin semble si laborieux, mais elle persiste dans la même direction. Elle semble savoir exactement où elle va dans son vaste monde à elle. Je ne sais pas où elle va mais elle y va. Alors que moi...

    Je ne sais même plus où j'en suis. Je me sens tellement perdu. Le monde est devenu bien trop grand. Il m'écrase. Ma vie est si vague. Je n'ai plus d'envie. Je n'ai plus de but. Je suis si fatigué. Je n'ai plus envie d'avancer. Je ne sais plus où je vais. Je suis un de ces êtres de cette espèce dite supérieure, douée de pensée, qu'on dit même intelligente, et je me sens totalement en dessous de cette pauvre petite bestiole qui court sous mes yeux. Je l'envie tellement. Si seulement cela pouvait être enfin la fin. Je me réincarnerais volontiers en cette petite larve de coccinelle si volontaire et déterminée...

    La fin, un peu de poussière, puis une nouvelle et belle vie en larve de coccinelle. Se réincarner, c'est une drôle d'idée. Pas si folle finalement. Tout se recycle ici sur cette Terre, notre mère à tous. Nous ne sommes finalement que de passage sous cette forme. Et reviendrons un jour sous une autre, selon la recombinaison d'atomes. Mais peu importe. Car ma vie est vaine. C'est le vide qui l'emplie...

    Quand soudain un bruit me sort de mes turpitudes. Des cloches sonnent, il est déjà dix huit heures. Je n'ai pas vu le temps passé. J'ai un peu froid. Je suis toujours aussi fatigué. Mais il me faut quand même rentrer. Je me lève tout courbaturé. Je repars rejoindre ma voiture sur le parking en traînant les pieds. Car maintenant, je sais où je vais...


  18. Kégéruniku 8
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    Délicat funambule aux ailes bariolées
    Qui virevolte d’un pas semblant tout fait d’air,
    Tu distilles ta grâce dans un rire amusé,
    Insouciant onirisme à la gloire éphémère.

    Généreux donateur aux mille et une couleurs
    Qui offre aux fleurs leurs parures printanières ;
    Tu fais du monde un tableau dénué de noirceur,
    D’un éclat que même les cieux révèrent.

    Danseur frénétique à l’incomparable splendeur,
    Tu fais plus que ta part pour que luise l’univers.
    Quand d’autres s’enlisent dans leur profonde torpeur
    Tu meurs pour que naisse le monde dont ils rêvèrent.


    Glorieux héritage que tu nous as laissé,
    Qui enjôle les uns et qui les autres fédère ;
    Fruit d’un petit peintre pour sa taille moqué
    Dont la grandeur d’âme ferait pâlir Jupiter.


  19. Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France

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    Petit retour sur cette loi qui était de 3 ans mon ainée et qui aura mis presque 38 ans à parvenir à ma connaissance.

    Je ne la découvre que très récemment, nous n'en parlons pas et pourtant c'est l'illustration parfaite que la problématique actuelle n'est pas pour nous systémique mais bien doctrinaire.

    Petit rappel de l'article concerné :

    L'article 25 : "le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France."

    Ca parait tout con comme ça, mais en une ligne, on vient de se couper la tête.

    Petit rappel contextualisé, en 1973 Giscard alors Ministre des finances, modifie radicalement notre façon d'aborder l'économie. Jusque là, la France, quand elle avait besoin d'argent, empruntait à la Banque de France. Cette dernière étant principalement pourvu grâce à ce que nous français faisons tourner dans l'économie nationale, c'était une sorte d'emprunt interne dont nous avions la responsabilité. Ces emprunts étaient alors réalisés, et c'est là ce qui nous intéresse, à 0%. Oui, on empruntait à l'époque à 0%.

    L'arrivée de cette loi 73-7 a alors rendu impossible cette opération et a donc transposer l'emprunt auprès d'organisme privés, les banques, nos amies à 3% d'intérêts (dans les bons jours). Au final, c'est bel et bien le système économique qui va changer mais surtout l'arrivée d'une doctrinaire où on sera à terme forcément perdant : nous ne sommes maintenant plus maître du coût de nos emprunts.

    Il y a un choc pétrolier cette année 1973, nos économies chancèlent et on est devant une des premières problématiques de la fin des 30 glorieuses. Les finances inquiètent, l'économie sera modifiée, un premier emprunt sera effectué. "L'emprunt giscard" est alors contracté, 7,5 milliards de francs, et comme on n'est plus à la banque de france, on le prend à 7%... en 15 ans, des 7,5 milliards empruntés, nous rembourseront plus de 90. Cela illustre bien la problématique à venir.

    Sur le moment, il est intéressant de voir que ces mesures ont été prise pour éviter une inflation galopante, là où nous serons moins enclin à être conciliant c'est que cette loi sera réaffirmée lors du traité de Lisbonne et de Maastricht alors même que nous connaissons ses effets pervers. C'est en ça que cela devient doctrinaire, on maintient en état un système spoilatif indirect pour les populations (car maintenant ce n'est plus seulement nationale mais communautaire au sein de l'union européene).

    Pourquoi spoilatif ? Tout simplement car on transfert par les impacts et les responsabilités le poids financiers sur les populations qui doivent tout de même réinjecter sans cesse dans les banques d'une manière ou d'une autre. Sans cette loi, on aurait du lutter contre l'inflation, avec, ce qu'on ne paye pas en inflation on le paye en dette et donc c'est autant d'amputation dans les réalisations et les domaines gérés par l'état, au final, ce qu'on ne nous prendra pas sur notre pouvoir d'achat, on nous le prendra de toute façon en impôts.

    Il faut payer, coute que coute. A.J Holbecq indique que la dette est constitué aujourd'hui à 90% d'intérêts. En 2009, nous devions autour de 1500 milliard d'€ dont la pars d'intérêt s'élève alors à 1340 milliards. Rien n'est solutionné, tout est exponentiel, tout ceci s'aggravera encore avec le temps. Même en étant les plus rigoureux possible, nous ne pourrons pas sortir de ce cercle vicieux.

    Alors quoi ? Si nous arrivons à un point où nous nous rendons compte que c'est totalement fou, pourquoi continuer ? Probablement car en définitive c'est maintenant voulu. Les banques sont donc devenues plus puissantes que des états. Elles nous siphonnent, elles jouent en bourse et nous les re-finançons quand elles sont à terre.

    La spirale dans laquelle on se trouve va continuer de s'engouffrer, on risque d'être prochainement confronté à une grave inflation, que notre système ubuesque ne parvient plus à endiguer. Du fait de son endettement, on est contraint de commencer à impacter notre dette sur notre mode de fonctionnement, elle prend actuellement le second rang au niveau des dépenses publiques (en terme de porte feuille).

    Nous avons voulu (nous étant nos dirigeants) cette échappatoire à l'inflation dans les années 70, nous avons constaté rapidement que c'était un système pervers, nous l'avons périclité en élaborant l'Europe sur les mêmes bases, que nous savions mauvaises.

    La suite ? C'est très simple à visualiser, il n'y a qu'à regarder comment celà se produit pour un ménage sur endetté, car nous le sommes maintenant dans la mesure où nous n'avons plus les moyens de relancer la machine à hauteur de ce qu'il nous faudrait pour résoudre le problème de la dette. Nous aurons 3 options : faire fie de cette dette, à l'Américaine ; faire fie de cette dette, à la Grecque, ou rogner sur nos dépenses publiques pour pouvoir continuer à emprunter et insister un peu plus sur notre lancée. Dans les trois cas, c'est bien le déclin doctrinaire, systémique et sociétal auquel on est en train d'assister.

    Aujourd'hui, nous sommes dans un merdier sans nom, essentiellement à cause de cette toute petite ligne aux conséquences si désastreuses pour notre devenir.Il est fort probable que dans les années qui viennent une forte inflation vienne considérablement aggraver les choses.


  20. <em> ( 18 décembre 2008 )</em>

    <p>La gloire et la malédiction de l'espèce humaine, C'est sa faculté à se projeter dans l'avenir.<br/>

    Rien ne peut être construit sans cela. C'est la source de notre pouvoir sur le monde.<br/>

    Mais transcender le temps nous éloigne de la nature même de la vie. et c'est notre malédiction pour avoir obtenu ce pouvoir.<br/>

    Notre capacité à nous projeter dans l'avenir, le passé, ou même d'autres mondes par notre imagination, nous empêche de vivre notre vie.

    </p>

    <p>

    Mais il existe un pouvoir à notre porté qui nous permet d'enrayer cette malédiction.

    Un pouvoir que malheureusement nous ne cherchons à maîtriser que trop rarement par nous même. C'est le pouvoir de décider quand nous nous projetons, et quand nous vivons notre vie réellement.

    </p>

    <p>

    Le problème, c'est que nos sociétés, ces entités que nous avons créé et qui nous dépassent, pour nous exploiter, ont besoin que nous leur cédions ce pouvoir. Et comme notre vie n'a que peut d'intérêt pour leur survie, seul nos réalisations et notre travail leur étant nécessaire, (ou notre consommation), elles nous poussent constamment à nous projeter.<br/>

    Et de cette carence en vie que nous ressentons, elle en tire l'énergie qui nous fait travailler.<br/>

    Bien sur, il serait immature de croire que nous pourrions vivre sans société. Mais il nous faudrait peut être réfléchir de temps à autre au pouvoir qu'il nous est réellement nécessaire de leur déléguer pour établir un équilibre en symbiose avec elles.

    </p>



  21. Les derniers chars se retiraient, laissant derrière eux un amas de ruines et de désillusions. Des bâtiments étaient complétement explosées, les vitrines des magasins avaient la façade détruites par les éclats d'obus. Plus aucun son n'émanait de cette ville devenue fantôme. On ressentait seulement la crainte, et la colère de ce million d'habitants enfermés dans son enclos de 360 km2. C'était la taille de ma cellule, condamné dès la naissance à perpétuité. Le grillage qui bâillait notre avenir mesurait 10 mètres de hauteur et était fait de béton, de ciment et de haine.

    Les raids aériens avaient cessés de faire pleuvoir sur nos têtes des bombes, nous laissant enfin entrapercevoir le ciel bleu azur. Le Hamas avait également cessé d'envoyer ses roquettes inefficaces qui ne nous protégeait aucunement. Au contraire, les représailles étaient de plus en plus terribles au fur et à mesure que les tirs de roquettes s'intensifiaient. Comment voulez-vous parvenir à un accord de paix avec un mur de séparation de 700 km, qui encerclaient les terres palestiniennes de la bande de Gaza et de Cisjordanie. On ne trouve pas la paix en enfermant les hommes dans des camps de concentration à ciel ouvert, on contourne juste le problème. C'est comme quand un robinet fuit et qu'on y place un récipient en dessous. Nous sommes débarrassés du problème quelques temps, mais le récipient finira par déborder. À quelle allure, avec quelle force et dans combien de temps, nous n'en savons rien, mais il finira bien par déborder.

    "Viens Nayef, il faut y aller maintenant, dépêche-toi". Ghassan, mon père, portait sous son bras un volumineux paquet contenant quelques victuailles, de quoi tenir quelques jours. Il portait également une imposante besace dont j'ignorais le contenu. Nous fuyons vers le sud de la bande de Gaza, espérant l'ouverture prochaine de la frontière égyptienne. Ma mère, Chirine, et ma sœur Dounia de 8 ans avaient fuies il y a déjà 15 jours. Mon père leur avait donné toutes les économies du foyer pour s'assurer qu'elles ne manquent de rien. Deux cousins avaient fait le voyage avec elles. Nous ignorions ce qu'elles étaient devenues, l'armée israélienne avait coupée l'électricité à Gaza. Mon père s'inquiétait énormément. Il taisait sa crainte, mais elle transpirait. Je la voyais dans ses yeux. Il n'était pas tranquille. Quelque chose n'allait pas. Ces derniers jours, pendant que nous dormions tous les deux dans un petit garage abandonné, il faisait les 400 pas devant la porte d'entrée. Il n'était assurément pas tranquille. Pendant les premiers jours, après que notre maison fut détruite par un raid aérien, nous avions mis plusieurs jours avant de trouver ce vieux garage défoncé, situé dans une cour bordé de bâtiments en ruines. L'autorité palestinienne voulait que tous les habitants ayant perdus leurs maisons rejoignent un camp de réfugiés plus au sud. Il en était hors de question pour mon père. Il m'avait répété encore hier qu'on ne pouvait pas vivre dans ces camps de réfugiés, où les pauvres gens s'entassaient les uns sur les autres, à plusieurs milliers dans un seul kilomètre carré. Les conditions y étaient épouvantables, surtout l'hiver, où la boue venait se mêler au manque d'hygiène et aux habitations de fortunes. Les familles s'entassaient et attendaient des jours meilleurs. En vérité, très peu sortaient de ses camps, car très peu en avaient les moyens, et les bâtiments étaient reconstruits après des années, si ils étaient un jour reconstruits. Nous maudissions le drapeau bleu à l'étoile de David. Il était responsable de tous nos maux. Je me mettais parfois à rêver de ce que serait une Palestine arabe et juive. Sans murs, sans checkpoint, sans que mon père est à attendre deux heures avant d'aller travailler pour un salaire de misère en Israël.

    "Maintenant, il faut y aller Nayef". Il me montra du doigt une grosse valise à prendre. Je la pris à deux bras, elle était sacrément lourde. "Où allons-nous ?". "Loin". Je le suivais, il marchait rapidement d'un pas sûr. Nous passions près de l'école qui servait maintenant d'hôpital. Des urgentistes de l'autorité palestinienne et quelques médecins bénévoles d'ONG étrangères étaient devant l'"hôpital". L'épicerie d'un ami de mon père affichait rideau clos. Certaines rumeurs couraient comme quoi son fils serait un membre du Hamas. Les troupes israéliennes étaient venus le chercher. Certains disaient qu'il avait été exécuté, d'autres qu'il se serait enfui à temps et que l'armée israélienne aurait saccagé le magasin par vengeance. Je n'en savais rien, nous n'avions aucune information. Mon père commença à forcer l'allure. Je n'en pouvais plus. Cela faisait maintenant près d'une heure que je marchais avec un énorme sac, et mon épaule commençait à devenir douloureuse. Mon père s'approcha près d'un groupe d'hommes regroupés autour d'un vieux pick-up blanc. Un homme nous pointa du doigt.

    "Qui êtes-vous ?" nous interrogea un homme à la stature impressionnante

    "Ghassan et Nayef" répondit calmement mon père

    "C'est bon, ils font partis du convoi" répondit un homme d'une trentaine d'années portant barbe et moustache

    "Papa, où est-ce qu'on va ?"

    "Tais-toi Nayef, je t'expliquerais plus tard"

    Mon père me fit signe de me coucher à l'arrière du pick-up. Je l'entendis discuter d'argent. Il devait donner une grosse somme à notre passeur. Il ouvrit sa besace, et fouilla dedans pendant plusieurs minutes. Je le vis sortir un petit paquet, contenant plusieurs billets. Il les donna au passeur, et me rejoignit à l'arrière du pick-up. L'homme à la stature imposante referma l'arrière d'une bâche noire. Seuls quelques rayons de soleil nous permettait de nous voir.

    "- Écoute, Nayef, soit attentif à ce que je vais te dire. J'ai vendu la petite boutique de vêtements que ta mère tenait tant bien que mal. J'ai réussi à en tirer un bon prix, j'ai revendu la marchandise à des membres du Hamas et..."

    - Mais tu avais dit qu'ils étaient mauvais ?"

    - Écoute Nayef, je te dis d'écouter. Peut-être que ta mère et moi, nous n'avons pas toujours été d'accord avec le Hamas. Mais en ce moment même, ce sont les seuls qui peuvent nous aider.

    - Ce sont des personnes du Hamas ?"

    - Oui, mais laisse-moi t'expliquer. Ta mère et Dounia ne sont pas allées rejoindre l'oncle Abdel dans le sud. Elles ont réussies à passer en Israël. Elles sont actuellement chez un collègue de travail juif, à Jérusalem. Il va essayer de nous procurer de faux-papiers, et je continuerais mon travail en Israël, puis dans quelques années, nous partirons. Je voulais aussi te dire que tes cousins sont morts, et ta tante et ton oncle aussi. Leur maison a été bombardée. Ils n'ont pas eu la chance d'être prévenus par téléphone comme nous. Beaucoup de personnes de notre quartier ont été tuées pendant les bombardements. Nous ne pouvons plus vivre ici. Il n'y a plus rien, plus d'école, plus de travail, plus d'avenir. Pour ne pas arranger la chose, les partis extrémistes montent. Il faut que nous nous en allions, à tout prix Nayef. Ces gens vont essayer de nous faire passer en Israël par un des rares tunnels qui n'a pas été détruits. Mais ce sera compliqué, et très dangereux."

    Je l'écoutais parler. J'avais en même temps très envie de commencer cette nouvelle vie qu'il me promettait, mais j'avais en même temps extrêmement peur, c'était terriblement dangereux de passer clandestinement en Israël. Et si on se faisait remarquer par l'armée israélienne, c'était soit 20 ans de prison, soit la mort, au choix. À mesure que les minutes passèrent, mon père paressait de plus en plus inquiet. Il ferma les yeux, longtemps, très longtemps même. Ça devait bien faire une bonne demi-heure qu'on roulait. Un des trois hommes qui étaient montés à l'avant cria "Plus que 10 minutes", et quelque chose d'autre que je n'avais pas bien entendu. Je regardais mon père. Il n'avait pas ouvert les yeux. À croire qu'il dormait. Ou qu'il s'était évanoui. Mais une question me taraudait l'esprit : 10 minutes avant quoi ?

    Le pick-up s'arrêta. Mon père ouvrit les yeux. Un homme retira la bâche noire. Le soleil me fit cligner les yeux. L'homme nous informa qu'il fallait continuer à pied pendant deux heures. Deux heures éprouvantes sous un soleil de plomb. Ces deux heures furent silencieuses, les combattants du Hamas et mon père semblaient appréhender ce moment où nous passerions la frontière. Après quelques efforts, nous arrivions enfin. L'entrée du tunnel se trouvait derrière des broussailles, sous un vieux rocher remplie de mousse. Un homme aida mon père et moi à descendre. La galerie était étroite et humide. L'homme barbue et l'homme à la stature imposante ne nous suivirent pas. La galerie avait l'air de faire des kilomètres de long, et avait été construite rapidement, certains endroits étaient vraiment bas de plafond. Après près d'une heure de marche, j'étais épuisé, je ne tenais presque plus debout. J'ignorais l'heure à laquelle nous étions partis, ni l'heure qu'il était. L'homme nous fit signe de nous accroupir et de rester silencieux, et surtout de ne pas bouger. L'homme continua quelques mètres, et disparu. On attendit bien dix bonnes minutes qu'il revienne. Il revînt armé d'une vieille kalachnikov : le bois était moisi, et le canon rouillé. Il nous fit signe de le suivre à genoux. Il donna un coup à l'aide du canon de son arme dans une plaque métallique. Elle s'ouvra. Nous tombions dans un vieux hangar. L'homme aide à nouveau mon père et moi à remonter à la surface. L'homme alla se poster à l'entrée. Il surveilla pendant deux bonnes minutes que personne n'était posté aux alentours. Il nous fit signe de le suivre. Il pointa du doigt une colline en face. "Il faut se dépêcher, il y a souvent des patrouilles ici.". Il nous donna le signal. Nous commencions à courir. Nous courrions le plus vite que nous pouvions. Il faisait bientôt nuit, le soleil commençait à se coucher.

    Soudain, une balle perça la poitrine de l'homme. Il tomba à terre, mort sur le coup. Mon père était pétrifié. Son plan avait échoué. On ne pourrait jamais entrer en Israël. Les soldats nous avaient repérés depuis l'entrée du tunnel en Palestine. Mon père ne bougeait plus. Il ne fallut pas attendre plus longtemps pour qu'une balle lui transperça le crâne. Cet évènement marqua la fin de mon enfance, et le début de ma vie d'adulte qui commença dans un déluge de haine et de tristesse. Ma haine se nourrissait de toutes mes peines, c'était la seule qui dorénavant me ferait avancer. Ni bien ni mal, ma colère était spéciale, elle était palestinienne. Et ce qui la nourrissait ne l'était pas. Mes jambes ne pouvait plus supporter ma fatigue et ma peine, je tomba à genoux devant la dépouille de mon père. Les soldats m'arrêtèrent. Je fus menotté, et mis en prison malgré mon jeune âge. Je sortis finalement miraculeusement au bout de 6 ans. J'étais devenu grand. J'avais maintenant 22 ans. Mes 22 années n'auront été que enfer, tristesse et haine.

    Tout ce dont à quoi nous aspirons, nous, les enfants de Palestine, c'est à un avenir serein et sûr. Pendant la guerre, j'ai vu des fillettes écrasées sous les décombres, les os brisés, des mères en sueur et en larmes devant les dépouilles de leurs fils. De jeunes frères ayant trempé leur désespoir dans la haine, s'armant et allant combattre contre l'envahisseur. Les sirènes d'ambulances remplaçait au fil des saisons les cloches des écoles, l'appel des instituteurs étaient remplacés par des appels au combat.

    Un mur ne pourra jamais concilier deux peuples. C'est justement ce même mur qui divise, et en plus de cette barrière, il faudra également franchir la barrière de toutes ces années gâchées par les tirs d'obus et d'armes lourdes qui ont étouffés les appels au calme. En vérité, les politiques israéliens n'ont pas peur des palestiniens, ils ont peur que les israéliens s'unissent avec les palestiniens contre eux.

    Hommage aux 2310 morts palestiniens, à ses 300 femmes et à ses 530 enfants morts, ainsi qu'aux 10 626 blessés. Une pensée aux 6 civils israéliens morts et à ses 87 civils blessés.

    Paix en Israël ✡, Palestine libre ★ Unissons-nous !


  • Commentaires des blogs

    • Bah tiens... puis aussi une taille de guêpe, une crinière de lion et tout le monde te dit que tu as du chien...  Quelle honte : ce blog est en train de virer promotion de la zoophilie.
    • Moi pas savoir ce que tu as écrit : je disais déjà en octobre 2013 sur FFr que Cantat était au mieux un honnête parolier, mais qu'il était très peu poète. J'étais tombé sur l'habituel fan de service qui croit sérieusement que le Bertrand fait partie des 7 merveilles du monde, donc il m'a fallu l'asticoter un peu : mais ça a très vite arrêté de m'amuser, car l'inculture ne m'amuse pas longtemps. Ce n'est point grave, au final : si des gens ont envie de s'astiquer sur un faux poète faux révolutionnaire vrai bankable du rock vrai patron de restaurant, c'est leur vie. Jusqu'à un certain point je comprends : il fait quand même partie des gens qui m'ont donné envie d'écrire. Sauf qu'on peut être critique concernant un amour de jeunesse sans pour autant se renier, m'enfin bon... Et bien tant mieux, si ce blog peut donner un peu de plaisir à quelqu'un, c'est plutôt une bonne nouvelle : il faut bien que le barde paye son dû à l'ovate. [EDIT] merci @Lucy Van Pelt
    • Alors toi... soit tu m'as lu... soit je t'épouse! (c'est une plaisanterie hein, parce que le mariage, je laisse ça aux autres) Tout à fait! Il est dans la crasse magnifiée... Je continuerai la lecture de tes pages.. tu es surprenant, moitié poète, moitié mage, et un peu dragon noir... (j'espère que tu as remarqué mes dons d'ovate  )
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