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Elsa

Edito

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Bonjour à tous, et bienvenue sur ce 43ème Mag. Un Mag un peu spécial, puisqu'il s'agit du dernier numéro.

L'équipe tire en effet sa révérence après 43 mois de discussions, rédaction, corrections. Cette "fin" ne sera peut-être qu'une pause, mais pour l'heure nous avons pris la décision de nous arrêter.

Un gros merci à tous les lecteurs du Mag, fidèles chaque mois. Merci aussi à l'équipe de ForumFr qui nous a offert cet espace pour 43 numéros.

Et une grosse pensée enfin pour tous ceux qui ont participé au Mag, de près ou de loin, durant ces années.

Dans ce dernier numéro, vous retrouverez:

- l'article cuisine d'Eloba sur les repas de fête

- et celui d'Angeeeel qui nous aide à gérer... Les lendemains de fête

- une nouvelle artisterview de Zala,

- l'article cinéma de Noisettes

- le micro trottoir, les acrostiches et les paroles de star d'Eva.

Au revoir donc, et peut-être à bientôt,

L'équipe du Mag.

Certains rédacteurs ont tenu à rédiger un petit mot:

Bonjour

Comme vous l'aurez compris, le mag est en "stop" .. Il n'est évidemment pas exclu de reprendre par la suite, et croyez-moi, vous serez prévenus!

Je ne sais pas quoi dire.. Hormis que, pour moi, ça a été vraiment de beaux moments. Je ne suis pas là depuis les débuts contrairement à d'autres membres de l'EquipeMag, mais deux ans; ce n'est pas rien. En deux ans, tellement de choses changent qu'il est finalement difficile de me dire que le Mag est resté tous les mois de cette période là, articles après articles, mois après mois,..

C'est non sans émotion que je vous dis "au revoir". J'espère simplement que vous vous êtes autant amusés à me lire que moi à vous écrire et qu'on se "reverra" bientôt..

Et "merci", merci à certains de m'avoir lue, commentée, suivie, .. A d'autres d'avoir été mes "collègues" de Mag', ..

Merci à vous, merci pour tout.

Zala.

Bonjour,

Je n'étais pas non plus présente dès le début mais ça fait quand même 2 ans 1/2 :)

Merci à ceux qui m'ont lue, commentée et qui ont même partagé des recettes. J'espère avoir donné un ptit peu envie de cuisiner à certains et n'oubliez pas que la cuisine c'est aussi pas mal de tests :D

Merci à toute l'équipe et à tous les lecteurs. A bientôt :)

Elo

Coucou les gens ,

J'ai eu l'honneur et le plaisir de participer à ce Mag depuis le début de sa parution. Cela fait maintenant pas mal de temps donc que je prends plaisir chaque mois à vous divertir, comme toute chose, il faut parfois prendre du recul, souffler un peu ...Bref , c'est non sans émotion que je fais escale et prends un bol d'air frais :)

Merci à toute l'équipe, ça n'a pas été simple tout le temps, mais si c'était à refaire, je prends les mêmes et on recommence ! On ne change pas une équipe qui gagne ! ( Cali ;) )

Merci au forum de nous avoir permis cette belle aventure.

Je vous souhaite beaucoup de bonheur à tous !

Gros bisous, Evasive.

eloba

Cuisine

Recettes de fêtes

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Tout d’abord merci beaucoup à évasive de m’avoir remplacée le mois dernier car j’ai eu un souci de pc :coeur::bisou:

Les fêtes sont dans quelques jours et le repas est une des préoccupations principales de cette semaine.

La tradition veut que les repas des fêtes soient souvent constitués de foie gras, saumon fumé, plateau de fruits de mer, escargots, ou encore bisque de homard, suivis d’une dinde ou d’un chapon ou encore de gibier, et terminé par une bûche ou encore des treize desserts en Provence.

Le pain d’épices est également traditionnel de Noël, les chocolats… plein de bonnes choses mais il est parfois difficile d’innover.

Quelques exemples de recettes de fêtes :

Noix de Saint-Jacques au pain d’épice, carottes fondantes au sirop d’érable

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pour 4 personnes:

16 Saint-Jacques

1kg de carottes

3cl de sirop d’érable

20g de beurre

Sel, poivre, ciboulette

3cl d’huile d’olive

20cl de crème liquide

2 tranches de pain d’épice

Rincez les noix et séchez-les sur un linge

Épluchez les carottes

Préchauffez le four à 190 °C

Coupez les carottes en 2 ou 4 dans la longueur, puis effilez-les à l’aide d’un économe pour obtenir des lamelles régulières.

Mettez-les dans une casserole et ajoutez le sirop d’érable, le beurre et un verre d’eau. Assaisonnez avec du sel et laissez cuire jusqu’à évaporation complète de l’eau (les carottes doivent être fondantes et légèrement dorées)

Taillez 12 bâtonnets très fins de pain d’épices et enfournez-les 10/15 min au four afin de bien les sécher.

Dans une poêle avec un filet d’huile d’olive, colorez les noix sur une face et salez-les. Réservez-les et faire bouillir la crème et émietter dedans le reste de pain d’épice. Cuisez doucement pour obtenir une sauce légèrement liée. Réchauffez ensuite les noix dans cette sauce.

Dressage :

Rangez les bâtonnets de carottes au centre d’une assiette, dressez les noix dessus et nappez de sauce. Disposez les lamelles de pain d’épice séchées et quelque brins de ciboulette.

Terrine de fois gras au naturel

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pour 6 personnes :

1 foie gras de canard

7 g de sel fin par lobe

1 g poivre par lobe

1g de mélange 5 épices par lobe

3cl de porto blanc

20 cl de lait

20cl d’eau

Sortez le foie gras du réfrigérateur 1h avant de le travailler et mettez-le à dégorger dans un mélange de lait et d’eau

Préchauffez le four à 160°C (th. 5)

Préparez l’assaisonnement en mélangeant le sel, le poivre et les 5 épices.

Séparez les 2 lobes. Ouvrez les gros lobe avec les doigts dans le sens de la longueur, tout en écartant le foie sur les bords. Enlevez la veine principale en forme de Y en partant de la base du foie et faire de même avec le 2ème lobe.

Assaisonnez les 2 lobes avec 16g d’assaisonnement au kilo. Laissez l’assaisonnement se dissoudre sur le foie en utilisant le porto blanc. Laissez mariner plus ou moins selon la force souhaitée.

Tassez les lobes dans la terrine et les cuire au bain-marie (50°C à cœur) pendant 15/20 min.

Vérifiez la cuisson avec la pointe d’un couteau qui doit être tiède au toucher. Laissez ensuite refroidir à température ambiante, enlevez la graisse et laissez refroidir complètement au réfrigérateur en mettant un poids sur le foie.

Conservez idéalement 5 jours pour maturation avec de consommer.

Chapon rôti forestière

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Pour 4 personnes :

1 petit chapon (3kg)

12 petites brioches à tête

500g de champignons sauvages

Estragon

2 échalotes

1 gousse d’ail

25 cl de crème fraîche épaisse

70g de beurre

Sel, poivre

Préchauffez le four th. 6 (180°).

Salez et poivrez le chapon et posez-le dans un plat en le parsemant de 30g de morceaux de beurre. Enfournez 2h30 en l’arrosant souvent de son jus (ajoutez de l’eau si besoin)

Pelez et émincez les échalotes et l’ail et les faire revenir dans le beurre restant. Ajoutez les champignons et faites-leur rendre l’eau sur feu vif, salez et poivrez. Ajoutez l’estragon finement ciselé et la crème fraîche. Laissez réduire pour obtenir une sauce onctueuse.

Découpez les tête des brioches, creusez l’intérieur et garnissez-les de la préparation aux champignons. Récupérez le jus et les sucs de cuisson du chapon dans une casserole, ajoutez un peu d’eau et faites bouillir 5 min.

Servez le chapon entouré des brioches garnies, de petits légumes et servez le jus de cuisson à part.

Truffe chocolat champagne

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150g de chocolat noir + 100g

6 cl de crème liquide entière

8 cl de champagne

Cacao en poudre non sucré

Préparation de la ganache :

Hachez les 150g de chocolat au couteau. Faites bouillir la crème et ajouter le champagne. Versez le tout sur le chocolat haché jusqu’à ce qu’il fonde.

Mélangez à la spatule et réservez 15 min au frais

Roulez des boules dans les mains pour leur donner une forme arrondie et mettre au frais 1/4 heure.

Faites fondre le reste du chocolat au bain-marie ou au micro-ondes.

Enrobez les boules de ganaches dans le chocolat fondu, puis enrobez-les de cacao en poudre.

Conservez au frais.

Truffes chocolat blanc, pistaches et citron vert

recette-e7977-truffes-chocolat-blanc-pistaches-et-citron-vert.jpg

220g de chocolat blanc

10 cl de crème liquide entière

1 citron vert non traité

80g de pistaches concassées

50g de poudre d’amande

40g de beurre

Lavez le citron et râpez le zeste, concassez le chocolat blanc.

Faites tiédir la crème avec le zeste, puis versez sur le chocolat et mélangez. Incorporez la poudre d’amande et rajoutez le beurre pommade dans la ganache.

Réservez au frais 1h.

Réduisez les pistaches en poudre.

Faire des billes de ganache, roulez-les dans la pistache et mettez-les au frais.

Igloo

igloo.jpg

4/6 personnes

60g de noix de coco râpée

2 œufs

70g de sucre

50g de farine

25g d’amandes en poudre

4 biscuits amaretti moelleux

160g de litchis au sirop égouttés

15 cl de lait de coco

80g de sucre

4g d’agar-agar

15 cl de crème liquide

Biscuit :

Préchauffez le four à 180°C (th. 6)

Fouettez les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange double de volume. Ajoutez la farine, la poudre d’amande et les amaretti émiettés en mélangeant délicatement à la spatule.

Dessinez le contour d’un saladier à fond arrondi (diamètre 16/18 cm) sur une feuille de papier sulfurisé et, à l’aide d’une poche à douille, étalez la pâte sur ce disque.

Enfournez 12 à 15 minutes, puis décollez le papier du biscuit.

Mousse :

Mixez les litchis pour obtenir un coulis. Dans une casserole, faites chauffer le lait de coco avec le coulis, le sucre et l’agar-agar. Laissez refroidir en remuant régulièrement.

Fouettez la crème liquide en chantilly bien ferme et incorporez délicatement le coulis refroidi en soulevant avec une spatule. Donnez un petit coup de fouet très rapide à la fin pour lisser la préparation.

Montage :

Versez la mousse dans le saladier. Déposez le disque de biscuit dessus en le recoupant, au besoin, à la taille du saladier. Placez le tout au réfrigérateur pour 12h.

Pour démouler l’igloo, passez rapidement le saladier sous l’eau chaude, puis déposez délicatement l’igloo sur un plat. Poudrez-le de noix de coco râpée avant de servir.

Bûche très chocolat

buche_de_noel_glacee_aux_trois_chocolats.jpg

Pour 4/6 personnes :

3 œufs

110g de sucre

2 pincées de levure chimique

90g de farine

30g de cacao en poudre

140g de chocolat noir

140g de chocolat au lait

140g de chocolat blanc

6 feuilles de gélatine

30 cl de crème liquide

20cl de crème anglaise (faite maison ou tout prête)

Biscuit :

Préchauffez le four à 180°C.

Fouettez les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange double de volume. Ajoutez la levure, la farine et le cacao.

Faites cuire le biscuit et laissez-le refroidir sans le rouler. Découpez 3 morceaux de la taille du moule à bûche.

Mousses :

Réalisez 3 mousses avec les 3 chocolats : faites fondre le chocolat au bain-marie ou au micro-ondes. Faites ramollir 2 feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide. Dans une casserole faites chauffer 1/3 de crème anglaise sans laisser bouillir. Ajoutez la gélatine hors du feu et mélangez, puis ajoutez le chocolat fondu. Fouettez ensuite 1/3 de crème liquide en chantilly ferme et incorporez la chantilly à la préparation au chocolat refroidie. Placez au frais pour qu’elle soit légèrement prise avant utilisation.

Montage :

Versez la mousse au chocolat blanc dans le fond d’un moule, déposez un morceau de biscuit dessus, puis la mousse au chocolat au lait, encore un biscuit, ensuite la mousse au chocolat noire et enfin le dernier biscuit. Placez au frais 12 heures.

Au moment de servir, passez le moule sous l’eau chaude rapidement. Démoulez délicatement et décorez avec des copeaux de chocolat.

bonnes fêtes à tous :noel:

Elsa

Bonjour, chers lecteurs!

L'artisterview fait son re-come back!

Vous avez peut-être lu celle de Konvicted (ici) qui nous parlait en long en large et en travers de sa passion de la poésie, ou celle d'Adras (ici) qui concernait sa musique, que vous avez l'occasion de (re-)découvrir en ces murs..

Aujourd'hui, je vous propose une artisterview bien différente! Celle d'une "beauty blogueuse".

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Passionnée de mode, maquillage, mise en valeur, ... Et surtout, passionnée par l'écriture! Repérée sur la blogosphère et non sur FFR, Mélissa (notre artiste du mois) a tout de suite accepté ma proposition d'interview! Après avoir fait plus e-ample connaissance avec cette jeune femme petite, blonde rousse, naïve, pipelette, maladroite, (c'est elle qui le dit :p ), je vous propose de faire de même au détour de cette artisterview :)

- Bonjour Mel' ! Comme dans toute artisterview, nous allons commencer par cette question... Présentation? Qui es-tu, que fais-tu?

Hé bien, c'est à la fois simple et compliqué de répondre à cette question...

En bref, je suis Melissa, 23 ans, épouse et maman comblée, mais aussi blogueuse depuis mars 2013.

"GoldenWendy", ça pourrait faire très "j'me la raconte", genre "hé, j'suis une fille en or", mais en réalité... c'est un pseudo tiré de notre boule de poils: Wendy, un Golden Retriever. J’avoue avoir trouvé ce nom assez approprié, parce qu’il sonne plutôt « girly » mais qu’il n’en reste pas moins amusant !

J'aime énormément écrire, depuis toute petite. Après avoir écrit quelques romans, j’ai finalement mis de côté celui sur lequel je travaillais pour me consacrer à plein temps à Monsieur Bébé, qui demande trop d’attention pour que je puisse me permettre de passer cinq heures à maltraiter mon clavier.

En revanche, en créant ce blog, j’ai trouvé un moyen de satisfaire ma passion pour l’écriture : rédiger des articles demande nettement moins de temps et de concentration qu’un roman, et si mon loupiot me réclame, j’ai moins de mal à perdre le fil d’une chronique beauté que celui d’un chapitre capital !

Le reste, je l'explique en détail dans cet onglet de mon blog:

- Quelle place a ton blog dans ta vie? Quel temps lui accordes-tu?

Je dois avouer que mon blog commence à avoir une place considérable, bien que ce ne soit pas non plus ma priorité, évidemment. Je suis avant tout une épouse et une maman, j'ai un appartement à entretenir, des petits pots à cuisiner, un chien à sortir et mille autres activités personnelles qui passent avant. Mais je pense que je suis une personne plutôt bien organisée, et la plupart du temps, je blogue une fois le reste de mes tâches accomplies.

Après, avec un loupiot de 12 mois à la maison, je ne peux pas souvent rester plantée derrière le PC pendant des heures. C'est souvent entre une couche, un jeu, un câlin ou une promenade que je m'occupe de GoldenWendy Beauty. Et ça me convient bien! Du coup, en temps, je ne peux pas répondre précisément, malheureusement, puisque ce temps est toujours entrecoupé de mille autres choses: 5 min par-ci, 20 min par-là... c'est un peu aléatoire.

- As-tu des idées de changement(s) dans ton blog ou le vois-tu se ''peaufiner'' au fil des jours?

Sans hésiter, la 2e! Mon blog a encore du chemin à faire, j'en ai bien conscience. Et chaque semaine, mon homme et moi on lui apporte un petit +, on change une icône, on ajoute un détail qui rendra la lecture plus agréable, etc... bref, on agrémente tout ça au fil du temps et je suis certaine que d'ici quelques mois le blog sera nettement différent, et c'est pas plus mal, j'aime bien le progrès.

J'aimerai bien améliorer la qualité des images, par exemple, améliorer la mise en page, rendre la plateforme plus épurée, plus "pro" aussi, Mais je n'ai pas d'idée très précise pour autant... Mis à part celle d'investir dans un reflex, ce qui n'est pas prévu pour tout de suite (le porte-monnaie n'est pas très partant!).

- Fais-toi le offrir pour Noël! ( :p ) Quels articles représentent le mieux selon toi ton style? Si on ne devait en lire que 3, lesquels choisirais-tu?

Ha, je l'aime beaucoup, cette question!

- ( Merci :cool: )

Sans hésiter, celui dans lequel je me retrouve le plus, et c'est aussi celui que j'ai pris le plus de plaisir à rédiger, c'est celui-ci: "Grossesse: Top 10 des énormités les plus rabâchées aux futures-mamans" (ici). D'abord parce que j'ai adoré être enceinte, mais parce que je m'amuse beaucoup à faire tomber quelques clichés dans ce billet et que je laisse mon moi, celui qui est un peu culotté, parler librement.

Sinon, je choisirais aussi ces deux autres billets qui me concernent vraiment:

- "GoldenWendy vous présente sa tenue de Mariée" (ici), publié récemment et qui me touche énormément puisqu'il symbolise 5 années de mariage et de bonheur avec mon homme et que je suis carrément fière de ce parcours mais aussi de cette magnifique journée d'Octobre 2008.

- "Comment j'ai rencontré Sandrea26France - Ma Partenaire" (ici) qui retrace en une histoire la façon dont j'ai fait la connaissance de cette personne formidable qui en plus de m'avoir accordé son amitié m'a également donné ma chance, m'a poussée à ma lancer, à ouvrir mon blog et à partager mon amour des mots et de la beauté.

En fait, les articles que je préfère sont ceux qui retracent des moments joyeux de ma vie: mon mariage, ma grossesse, les jolies rencontres que j'ai pu faire... Du bonheur quoi! Ce sont ces billets-là qui me ressemblent le plus!

- Je pense que cette réponse va en émouvoir plus d'une ;) C'est vraiment adorable.. Quelles ont été/sont les personnes qui t'ont inspirée/inspirent?

Mon mari, sans hésiter. C'est de loin la personne qui m'inspire et me motive le plus au monde. Il a 5 ans de plus que moi et une sagesse impressionnante en stock! Il m'a appris mille choses, dans tous les domaines. Il m'a montré comment m'organiser pour travailler, il m'a formée à l'utilisation d'un ordinateur, d'un logiciel photo, d'une plateforme comme Blogger et à bien d'autres choses "techniques", puisque c'est son domaine. Mais il m'a aussi appris à me tempérer, à être posée, réfléchie, à ne pas réagir de façon excessive, en restant professionnelle et appliquée.

Quant aux beautystas, je ne peux que vous avouer que j'ai, bien entendu, été inspirée par ma partenaire Youtubeuse Sandrea26France (ici), qui mène de main de maître sa chaîne (qui compte à ce jour plus de 150 000 abonnés!). Mais j'apprécie aussi beaucoup les billets des blogueuses comme Lucie du blog Beauty&Gibberish (ici), Eloïse du blog DearRosmary (ici) et, depuis peu, celui de Natacha Birds (ici), dont l'univers sucré et poudré m'émerveille, même si je ne risque pas de lui arriver à la cheville. Après, ce sont des blogs que je fréquente, des pages entre lesquelles je me sens bien, mais personnellement, je n'aime pas m'inspirer vraiment d'autres billets de mes "collègues", au risque de ne pas être moi-même ou, pire, de copier sans le vouloir leur travail. Donc je me les garde pour me distraire, pour mes pauses de lecture, mais pas réellement pour trouver l'inspiration. Mes billets ne viennent que de moi.

- Bien sûr :) C'est vraiment chouette que ton mari t'aide à t'occuper de "l'envers du décor", il participe à sa manière dans ton e-univers "girly" :) Depuis quand écris-tu? Quelles ont été les hésitations à livrer des "bouts de toi" sur la toile? Qu'est ce qui t'a convaincue de le faire?‏

Depuis quand j'écris? Toujours. Dès que j'ai su aligner deux mots avec un stylo, je m'y suis mise, ça a toujours été une véritable passion. Mais ta question doit être plutôt "depuis quand blogues-tu?" j'imagine. Je blogue donc depuis mars 2013 (c'est donc tout récent, finalement!).

Pour répondre aux deux autres questions, je suis une personne assez ouverte mais tout de même très secrète. J'ai donc commencé par rédiger des billets assez généralistes, peu personnels, dans lesquels je donnais un avis de fille mais sans trop m'impliquer intimement. Au départ, je ne postais aucune photo de moi ou de mon univers, j'étais un peu effrayée à l'idée que des inconnues puissent me juger d'après des images, sans me connaître. Et puis au fil des mois, j'ai commencé à reconnaître les noms et pseudos de mes abonnées, à voir les mêmes lectrices me suivre régulièrement, me commenter, me poser des questions, etc... Je me suis aperçue que ces filles-là n'étaient plus des inconnues mais une petite communauté qui m'appréciait telle que j'étais, comme entre de bonnes copines. Je me suis donc sentie plus en confiance petit à petit et je me suis autorisée à poster plus souvent des images où j'apparaissais en "vrai". Je n'avais plus tellement envie de me cacher puisque je n'avais plus peur du regard des autres. Ce sont donc elles qui m'ont convaincue de me dévoiler un peu plus. Et je ne regrette pas, puisque j'ai remarqué que ça me rendait plus réelle, plus accessible aussi. Ce partage nous a rapprochées!

-Je me permets de rebondir à l'une de tes phrases, tu parlais plus tôt du fait que tu t'étais plus ouverte à tes lectrices au fil des mois. T'en es-tu rendu compte tout de suite ou est-ce avec un peu de temps et de réflexion que tu t'en es rendu compte?

Je m'en suis rendu compte quand j'ai osé poster des images où je me dévoilais plus, physiquement, j'entends. J'ai eu de si bons retours, de "c'est sympa que tu te montres un peu, on te découvre!", que je me suis aperçue d'une chose: les lectrices ont plus de facilité à s'attacher à une personne qu'elle peuvent "voir" qu'à une simple narratrice. Elles me l'ont fait comprendre à maintes reprises.

Au fil du temps j'ai aussi abordé des sujets plus personnels, comme ceux qui se rapportent à la grossesse ou à la maternité, et j'ai senti que je devenais plus "réelle" et plus proche de mes lectrices.

Depuis, je constate qu'elles me "cernent" mieux, que je suis un peu devenue leur bonne copine, celle à qui on fait part de nos petits doutes et de nos questions, et ça me convient bien! Moi qui suis fille unique, j'aime bien ce petit côté "grande sœur" que le blog me confère parfois. C'est sympa!

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- Ok d'accord, je vois^^ C'est normal finalement d'avoir l'impression de mieux connaître quelqu'un quand on le "voit".. Mettre un visage sur une personnalité qui s'exprime à l'écrit.. D'ailleurs, as-tu une idée bien précise de ce que va être ton article au moment de le commencer ou te laisses-tu "porter" au fur et a mesure de l'écriture de ton article?‏

Je me suis engagée dès l'ouverture de mon blog à poster 3 billets/semaine. J'ai donc intérêt à être bien organisée et à savoir à l'avance sur quoi je compte porter le prochain article, sinon ça deviendrait vite stressant de m'y prendre à la dernière minute. Puisque mes posts sont aussi illustrés, la plupart du temps, par des photos que je fais et retouche moi-même, je sais toujours plus ou moins quel sera le thème du billet suivant, puisque je fais le maximum pour traiter les images dans l'ordre. Une fois qu'elles sont prêtes, c'est bon, je rédige le texte et je publie.

Rédiger un article beauté n'a rien d'un roman: il faut être concise, précise, donner les détails que les internautes s'attendent à trouver, les références des produits, les tarifs, etc... ça ne marche pas au feeling ni à l'inspiration.

- As-tu une "marque de fabrique", une habitude, ce petit "+" qui fait que l'on te reconnaît en te lisant?

Hé bien oui, je signe toujours mes billets par "Have fun. You're beautiful". La signification de cette petite maxime est détaillée dans mon "A propos". Mais j'ai sûrement d'autres marques de fabrique un peu parasitaires... Je sais que j'utilise bien trop souvent des mots comme "franchement", "bref", "mignon", "voilà" ou "enfin". Mais de là à ce qu'on reconnaisse mon "style" grâce à ça... Peut-être pas, quand même.

- En plus de ta vie de famille et du blogging, as-tu d'autres passions? Liées ou non à tes écrits.

Oui! Bien sûr. Je suis une passionnée, je l'ai toujours été.

La première est, c'est une évidence, l'écriture. C'est même un peu dangereux parfois, parce que quand j'écris, je suis une autre personne, je me débride, je ne maîtrise plus vraiment tout, un peu comme si j'étais une droguée... des mots! Avant d'être maman, je pouvais passer 5h à écrire sans voir le temps filer. C'était très chronophage et très addictif. Depuis bébé, ça a changé, hihi. J'ai écrit plusieurs romans, et le plus conséquent a bien failli avoir sa chance avec My Major Company, un site participatif, il y a quelques années de ça. Mais j'ai préféré le remettre au chaud, parce que je rêve d'en faire une trilogie et que pour le moment, je ne peux pas me pencher sérieusement là-dessus. On verra d'ici quelques années. Quand les gosses seront à l'école...

Sinon, j'aime aussi beaucoup la musique: le punk-rock, je suis une accro à Avril Lavigne, Simple Plan et compagnie. Et aussi à Taylor Swift.

Enfin, j'ai toujours été passionnée par tout ce qui tourne autour de la grossesse. Nouveaux-nés, gros bidons de futures-mamans, accouchement, allaitement, et j'en passe. J'adore cet univers, ce miracle absolu qu'est la maternité.

- Où vois-tu le blog dans un an?

Dans un an? On sera donc en novembre 2014... Allez, je vais être honnête, je verrais bien le blog remporter la première place aux Golden Blog Awards, où j'étais invitée cette année. Bon, à vrai dire, c'est plus un petit rêve qu'un vrai projet, parce que c'est plutôt aléatoire comme classement. Mais j'aimerais vraiment pouvoir y retourner et me défendre face à d'autres blogueuses talentueuses!

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Son blog;

goldenwendybeauty.blogspot.be/

Son adresse e-mail: contactgoldenwendy@gmail.com

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Je transmettrai évidemment vos messages et commentaires :)

Noisettes

Cinéma

Coucou chers amis cinéphiles,

Comme un commun accord, l'équipe a décidé de mettre un point final (en espérant que cela soit provisoire) à l'aventure du Mag, je vous propose de vous transporter une dernière fois le cinéma de Méliès avec, ce mois-ci, un voyage à travers la Manche avec un film datant de 1907 traitant du sujet qu'est la construction d'un tunnel sous la Manche pour relier la France à la Grande-Bretagne Je vais vous présenter Le tunnel sous la Manche ou le cauchemar franco-anglais. La version que j'ai visionnée du film a cette particularité d'avoir la première partie en noir et blanc avec une bande bien dégradée, alors que la seconde est colorisée et la bande moins dégradée.

Le souverain britannique, le roi Édouard VII, est l'invité du Président de la République française, Armand Fallières. Les deux hommes se trouvent dans un salon au Palais de l'Élysée et ils ont une discussion animée à propos d'un projet de tunnel sous la Manche pour relier la France et l'Angleterre. Ils trinquent à ce projet avant de regagner leurs appartements respectifs pour la nuit. Il s'avère que leurs chambres sont mitoyennes l'une de l'autre et ils se préparent pour la nuit. Ils s'endorment pratiquement instantanément.

Dans leur rêve, les deux hommes se trouvent sur les rives d'une ville qui est sur la côte de la Manche : Calais pour le Président de la République et Douvres pour le souverain britannique. Et entre les deux villes, il y a la Manche peuplée de créatures marines. Sous l'eau, on voit des ingénieurs qui s'activent alors que la vie aquatique poursuit son cours sans être ennuyée par la présence des humains sous la croûte terrestre. Au-dessus des eaux, des drôles de machines volantes relient la France à l'Angleterre, alors qu'à la surface de l'eau, les navires font le même voyage que les machines volantes, mais en sens inverse. Les deux chefs d'État qui sont présents chacun dans sa patrie respective essaient de se tendre la main, mais la distante étant importante, ils ne peuvent pas aller au bout du geste. Pour pouvoir se rejoindre, les deux hommes décident de creuser le sol, mais n'y parvenant pas avec leur petit tire-bouchon, des ouvriers se chargent de la besogne avec des pioches. Des ouvriers des deux pays commencent à creuser le sol pour pouvoir construire un tunnel sous la mer. Au bout de quelques jours de travail, les mineurs britanniques parviennent à la fin du percement du tunnel de leur côté avant d'effectuer la jonction avec le côté français. Le roi arrive sur le chanter pour constater l'avancée des travaux. Il souhaite aussi donner le dernier coup de pioche avant la jonction, mais n'étant pas habitué à manier de lourds outils, on lui apporte une petite pioche en argent. L'ambassadeur le félicite. Après cette cérémonie, des tonneaux de sotch et de whisky sont ouverts et les personnes présentes boivent à la santé du roi avant de reprendre le travail. Du côté français, des machines fonctionnent à plein régime pour parvenir à achever cette partie-ci du tunnel. Comme son homologue britannique, le Président de la République arrive sur le chantier pour constater l'avancée des travaux. Chaque ingénieur du chantier est complimenté avant de recevoir une décoration honorifique de la main du Président. Dans l'allégresse, le chef de l'État décore son propre valet. Après cela arrive un tonneau de vin en provenance direct de la propriété viticole du Président. Après les festivités, les hommes reprennent leur travail pour achever leur partie du tunnel. Une fine paroi de roche sépare les Britanniques et les Français. Un tonneau de poudre est placé dans la paroi des deux côtés pour la faire sauter plus facilement. Les deux moitiés de tunnel sont enfin reliées, donnant ainsi naissance au Tunnel sous la Manche. Les deux équipes se rejoignent et s'embrassent dans la joie et la bonne humeur et des civils se joignent à elles. Au-dessus du tunnel, les poissons fêtent également l'événement. Le premier train empruntant le tunnel, en direction de l'Angleterre, a à son bord le Président de la République qui est accompagné d'une délégation officielle pour rendre visite au souverain britannique. Il n'y a aucun incident à signaler. Le train arrive à Douvres où la délégation française est accueillie par les notables de la ville avant de continuer son voyage jusqu'à Londres. L'arrivée du train est attendue par les Londoniens et ces derniers se font expulser de l'entrée de la gare par la police, pour laisser place à la suite royale, accompagnée par les femmes de l'Armée du Salut, et à la délégation française quant elle sera entrée en gare. Le roi et sa suite vont à la rencontre du Président de la République et de sa suite. Pour les deux chefs d'État, cette journée est historique. Cependant, dans le tunnel, deux trains roulent à vive allure et entrent en collision. Les deux trains prennent feu et le tunnel se fissure à plusieurs endroits, laissant l'eau s'infiltrer dedans.

Ayant fait le même cauchemar, les deux chefs d'État se réveillent en sursaut. Ils revêtent leur robe de chambre et le Président de la République accourt chez son convive, le roi d'Angleterre. Ils se racontent mutuellement leur cauchemar quand un valet fait irruption dans la pièce pour leur annoncer la visite d'un ingénieur pour leur soumettre un projet. Les deux hommes décident de le recevoir pour écouter sa proposition. L'ingénieur se met à dérouler des plans pour la construction d'un tunnel...sous la Manche. Après leur cauchemar, les deux chefs d'État jettent l'ingénieur hors de la pièce car pour eux, le tunnel sous la Manche ne se fera pas, ce qui est une bonne chose.

Merci à vous pour votre fidélité. :coeur:

Evasive

Micro trottoir

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Poursuivons les aventures hot de nos dames !

Là , ça été hot et je ne m'y attendais pas du tout !

Valérie, 37 ans: Je n'assume pas du tout.

Je pense que si j'en parlais à un psy, il pourrait m'expliquer.... Mon plus bel orgasme, ça été avec un homme que je ne calculais pas et qui m'énervait un peu même.

Après une soirée, j'ai été la première surprise de m'entendre lui proposer de venir à la maison...et encore plus de la suite !

Jamais je n'ai joui comme ça, ni me suis autant lâchée !

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Chloé 32 ans : Au téléphone.

Je suis peut être un peu coincée, mais les mots hot au téléphone, c'était pas mon truc. Un soir, j'y suis venue sans m'en rendre compte!

Mon homme était à l'étranger pour deux semaines et on s'appelait tout le temps.

Un soir, il a commencé par me demander si j'étais au lit et si j'étais toute nue....et on a fait l'amour par téléphone. J'ai adoré.

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Marie-Christine 39 ans: Au milieu des insectes.

Je ne suis pas très roots, alors autant dire que quand Philippe m'a proposé un week-end de camping sauvage en Corse, j'étais moyennement emballée. Sur place, il a vraiment ramé pour me convaincre de jouer à la bête à 2 dos en plein maquis.

Mon problème, c'était les autres bêtes autour justement : araignées, serpents.....

Je ne sais pas comment il s'y est pris mais, le temps d'un orgasme, j'ai oublié mes phobies.

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Suzie 26 ans: En nage...

Je rentrais tout juste de mon footing, dégoulinante de sueur, quand mon mec m'a sauté dessus sans préavis. Lui: " Viens par là, toi". Moi " Ça va pas non ? Laisse-moi au moins prendre une douche d'abord !". Je suis un peu maniaque de l'hygiène, je dois bien l'avouer.

Mais ce jour-là, il a été tellement insistant que je me suis laissée faire. Dégoûtant ?

Ben non, en fait, pas tant que ça. Juste animal. Et tellement chaud qu'on a remis le couvert....sous la douche, ensemble.

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Giulia, 32 ans : Entre le plat et le dessert.

On était très, très amoureux, d'accord, mais quand même. Ça faisait 3 mois que je sortais avec lui ( aujourd'hui, on vit ensemble)) et on ne pensait qu'à ça.

Un soir, il avait invité des amis à dîner chez lui et à table , on arrêtait pas de se jeter des regards de braise. On était chaud comme des acras, mais je pensais qu'on attendrait que tout le monde soit parti.

Eh bien, à un moment, en se levant il m'a lancé: " Tu m'aides à débarrasser? ". Une fois dans la cuisine il m'a dit " J'en peux plus" et il m'a entraînée dans la chambre.

Ça a duré 2 minutes, mais je n'en reviens toujours pas !.

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Valérie, 33 ans : Je n'y croyais pas.

Je peux remercier une copine qui m'a conseillé " d'aller voir". J'étais persuadée que ce type ne me plaisait pas du tout, quand j'ai accepté le dîner.

Et, comment dire, ce mec qui ne paie pas de mine, a suscité chez moi un léger intérêt.... qui m'a conduite dans son lit.

Et là, l'alchimie des corps a fonctionné. Ça surprend !

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Evasive

Paroles de stars

Bonjour ami(e)s lecteurs !

Alors, nous y sommes , j'en ai assez sous la dent pour faire un spécial homme ! Mais bon, nous n'allons quand même pas trop les blâmer, ils ne s'en remettraient pas !

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David Bechkam: " Quand Harper sera adolescente, elle ne sortira pas. Elle sera comme Raiponce: enfermée dans une tour !".

( tu crois aussi au père Noël ?)

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Mickaël Vendetta: " Je suis le précurseur de la connerie humaine ".

( c'est joliment dit pour un con !)

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Tomer Sisley :" Je viens de tourner avec Jennifer Aniston. Je pourrai mourir en disant qu'elle m'a fait un strip-tease".

( meurs quand même pas de suite !)

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Ben Affleck :" Jennifer ( Garner) est plus parfaite que je ne le suis."

( t'es clairvoyant quand même !)

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Justin Bieber :" J'aimerais faire un concert dans l'espace."

( et fumer la moquette , non ?)

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Bernard de La Villardière :" Toutes les putes sont des Miss. Moi qui ai fait le tour des putes de la planète, elles sont toutes belles....de l'intérieur".

( ah ? et de l'extérieur ?)

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Kanye West :" Je suis Picasso, je suis Michel-Ange, je suis Walt Disney, je suis Steve Jobs".

(méli mélo, help aux neurones !) )

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Ethan Hawke :" Angelina Jolie est née pour dompter les hommes, pour les rendre faibles. Quand elle vous embrasse, vous oubliez comment vous vous appelez."

( j'imagine même pas si elle fait plus.....)

Et la palme du connard revient à......

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Thierry Ardisson : " Les animateurs se regardent trop le nombril, sauf Laurence Boccolini,. Pour elle, il est trop loin".

( Muffle !)

Angeeeel

Mode/beauté - Mag 43

Coucou tout le monde , avant de commencer ce petit article je tiens à vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d'années

En ces périodes de fêtes de fin d'année je vous propose en quelque sorte un " double" article sur un thème de circonstance :

Les lendemains de fêtes.

Ce "double" article va être consacré à deux problèmes que l'on peut rencontrer aux lendemains des soirées endiablées de fin d'année : La mauvaise mine ( teint terne ) et la gueule de bois .

Les 5 " étapes" de la bonne mine.

Excès en tous genres, danse effrénée jusqu’au bout de la nuit, maquillage et autres produits un peu plus appuyés que d’habitude… On ne va pas se mentir les fêtes et surtout celles de fin d’année ne sont pas les meilleures amies de notre peau. Le lendemain, le réveil se fait souvent les traits tirés , la mine aussi déconfite que le canard de la veille ( :D ) et le teint terne , mais pas de panique les astuces de beauté ne connaissent pas la trêve de noël.Ce mois ci je vous propose donc de petites astuces pour avoir une mine acceptable un lendemain de fête :p.

Étape n°1 : même exténuée après des heures interminables de déhanchement et peut être même avec un taux d'alcoolisation légèrement élevé , on ne fait pas l'impasse sur la séance démaquillage. La peau a besoin de respirer et d'être débarrassée de ses impuretés. Alors en douceur, on applique un lait ou une lotion démaquillante (une lingette pour les paresseuses :p ) afin de libérer les pores de son excès de sébum, de ses traces de maquillage et autres mauvaises choses accumulées durant la soirée (fumée de cigarette, sueur …). Puis on applique si possible une crème spécifique nuit réparatrice, capable en même temps d'hydrater et de défroisser la peau, toutefois votre crème hydratante habituelle ,que vous appliquez bien évidemment matin et soir ( :p), conviendra aussi bien.

Étape n°2 : dès le réveil on boit de l'eau et on s’hydrate tout au long de la journée. Car si l'alcool nous rend guillerette, il a aussi la fâcheuse tendance de déshydrater l'organisme. Donc on s'offre les bienfaits du thé vert, connu pour son action purifiante, ou on boit un grand verre de jus de citron coupé avec de l'eau tiède et un peu de sucre. Un vrai remède de grand mère pour les foies endommagés résultats immédiats garantis (Kate Moss en boirait tous les matins…). On s'offre ensuite un bon petit déjeuner, exit les viennoiseries et produits acides comme le café, on privilégie les fruits frais, les laitages et le pain complet.

Étape n°3 : on applique, dès le saut du lit, quelques glaçons placés à l'intérieur d'un gant sec, ou bien des compresses d'eau de bleuet préalablement placées au réfrigérateur, ou un roll-on spécifique. Le froid permet de réduire les poches sous les yeux et de décongestionner ce qui un lendemain de fête est souvent très utile. ( :p )

Étape n°4 : on file dans un bon bain chaud dans lequel on verse quelques gouttes d'huiles essentielles ( notamment l'huile essentielle de Ylang-Ylang ). La chaleur du bain ouvre les pores et facilite l'évacuation des toxines. On en profite pour se laver les cheveux et faire un masque capillaire. Sans oublier le visage : on réalise un léger gommage et on applique un masque hydratant. Enfin on finit, si possible, par un rinçage à l'eau froide stimulante qui favorise la circulation.

Étape 5 : pour celles qui le peuvent, on s'offre les bienfaits d'un spa ou d'un massage relaxant. Rien de tel pour se ressourcer. On privilégie les soins à base d'huile de sapin, connue pour ses propriétés antispasmodiques (douleurs abdominales) et anti-inflammatoires, ou à l'huile de pépins de raisin, idéale pour ses qualités de régénération. Pour le hammam, on pense à se munir d'un gant de crin, afin de stimuler la microcirculation et faire peau neuve.

S.O.S gueule de bois

Maux de tête, nausées, ballonnement, les lendemains de fête sont toujours beaucoup moins réjouissants que la vieille. Ail, œufs ou thon , certains remèdes peuvent paraitre bizarres voir dégoutant , mais pas de grimace, ces drôles de remèdes sont les pires ennemis de la gueule de bois.

L'eau, Pourquoi?

L'alcool est diurétique et pompe donc nos ressources en eau. Le foie, qui mécaniquement l'utilise pour combattre les toxines de l'alcool, s'en retrouve ainsi complètement dépourvu. C'est pourquoi il faut vite remplacer l'eau éliminée. Boire en grande quantité de l'eau minérale est donc un excellent moyen de réhydrater correctement son organisme. Cela permet aussi de réduire le mal de tête. Le magnésium et le potassium contenu dans l'eau minérale aide en effet à lutter contre ces maux.

La banane, pourquoi?

Plus on boit d'alcool, plus on se déshydrate. Il faut donc pallier le manque de potassium et de magnésium contenu dans l'eau, afin d'éviter les crampes, les nausées, et les vomissements. La banane est alors un excellent remède contre ces carences. Elle est aussi d'un grand secours contre les maux de tête. Ses ressources en potassium et en magnésium sont en effet aussi très efficaces contre ce problème, lié à une soirée un peu trop arrosée.

Les jus de fruits, pourquoi?

Après une soirée alcoolisée, et avant d'aller dormir on boit un jus de fruits. Banane, goyave, fruits rouges, papaye, kiwi, on a le choix. Une bonne astuce qui permet, car les vitamines et minéraux contenus dans les fruits contribuent à éliminer le reste de l'alcool dans l'estomac. On peut ainsi commencer à récupérer plus rapidement des effets de l'alcool pendant la nuit. Quant à la vitamine C contenu dans les fruits, cela permet d'atténuer la fatigue. Petite précaution tout de même : on évite les jus de fruits trop acides tel que le jus d'orange ou de citron.

Le thon, pourquoi?

Ce n'est peut-être pas la façon la plus agréable de se débarrasser de la gueule de bois, mais c'est en tout cas très efficace. Le thon est riche en alpha-cétoglutarate déshydrogénase, une enzyme au nom bien barbare. Cette molécule imprononçable permet de se libérer du mal de tête. Un lendemain de fête, on déguste donc (même à contre cœur), un steak de thon, qui contient 40% des Apports Journaliers Recommandés de cet enzyme miracle.

La menthe poivrée, pourquoi?

Connue pour ses vertus contre le mal des transports, la menthe poivrée est aussi un excellent anesthésiant. Extrêmement douce pour les parois de l'estomac, elle est un antispasmodique qui évite d'arriver la tête en vrac au bureau. Trois fois par jours, on laisse alors infuser une cuillère à soupe de feuilles séchées dans de l'eau bouillante. Voilà une infusion qui permet aussi de retrouver une haleine fraîche.

Le romarin, pourquoi?

Après avoir lu ces quelques phrases, avant de partir faire la fête, on pense à faire le plein de romarin dans ses placards. On n'oublie pas de toujours en avoir quelques feuilles dans son sac. Elles sont très efficaces si l'on abuse de boissons alcoolisées. Le romarin stimule le foie, aide à la digestion, et en plus, c'est un remède tonique idéal un lendemain de fiesta. Le truc serait donc de mettre une cuillère à café de feuilles de romarin dans un bol d'eau chaude. Puis on laisse infuser 10 minutes. On filtre et on déguste ce breuvage 3 tasses par jour, jusqu’à l'amélioration des symptômes.

L'ail, pourquoi?

L'ail va lutter contre un des pires dérivés de l'alcool : l'acétaldéhyde, qui augmente la production de radicaux libres dans le corps. D'où une sensation de mal-être et des nausées. Pour combattre ces effets secondaires dus à quelques verres en trop, on s'empare d'un peu d'ail. Doté de propriétés antiradicalaires, il redonne des forces. On fait alors bouillir l’équivalent d’1 gros bol d’eau avec 5 ou 6 gousses d’ail pelées et coupées en deux (on retire le germe). Puis on laisse cuire 5 minutes à feu doux et recouvert. On ajoute ensuite 3 pincées de sauge, on pense à éteindre le feu, et on laisse infuser 5 minutes. On dépose une tranche de pain de campagne dans une assiette à soupe, on rajoute la préparation, sauf la sauge, avec une cuillère à soupe d'huile d'olive, du sel, du poivre, et on mange tout! Y compris l'ail !

Les œufs,pourquoi?

On ne reste pas le ventre vide après une cuite, et surtout on mange quelque chose. Cela stimule le métabolisme, augmente le niveau de sucre, et dilue le niveau d'alcool dans le sang. Dans son assiette, on pense à picorer des œufs avant de rejoindre les bras de Morphée. Remplis de cystéine, les œufs permettent ainsi de nettoyer le foie et l'estomac des toxines accumulées avec l'alcool.

Les haricots, pourquoi?

Grande source de fibres, d'acide folique, et de protéines, les haricots aide le corps à récupérer plus facilement. Une cure idéale contre la gueule de bois, car en plus on fait le plein de légumes.

Les cornichons, pourquoi?

Après avoir abusé des boissons alcoolisées, on se ressource avec…. des cornichons. Riches en nutriments dont les vitamines A et K, le fer, le potassium, et le calcium, grignoter quelques cornichons permets ainsi de se ressourcer avant d'aller se coucher. Certes, manger des cornichons peut sembler étrange et pas très appréciable, mais un lendemain de fête, ils permettent de surmonter le pire.

Evasive

Nous approchons de ce qui doit être festif , sortez vos boules et guirlandes, menus grassouillets à volonté ( cachez vos balances^^), aimez la vie, faites -vous plaisir !!!!!!!!!!!!!!

Une étoile, un passage,un regard,

Nuit, dorée au hasard.

Ciel offre ses flocons en verre,

Orateur plume ses muses en vers.

Ecrivain se permet de fantasmer,

Un peu d'encre déposée,griffonnée,

Rêve argenté,souhaité,exaucé.

Pluie de paillettes givrées,

Orne les tuiles enneigées,

Un peu de chaleur dans l'âtre,

Regarder présents en toute hâte.

Transir de tant de joie,

Offrir tant d'émoi,

Unir bonheur et douceur,

Se lover en vos cœurs.

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Elsa

Edito

Bonjour à tous, et bienvenue sur cette 42ème édition du Mag FFr.

Ce mois-ci, retrouvez:

- La suite de l'article "littérature" de Noisettes, après un petit souci technique le mois dernier

- Un article sur le parfum d'Angeeeel

- Le royaume des fées, pour l'article cinéma de Noisettes

- Nos habituelles Paroles de Stars

- Amazones qui nous emmène à la découverte du trompe-l’œil

- Eva et un micro-trottoir "hot"

- L'article cuisine, exceptionnellement rédigé par Eva

- Et enfin un article signé Jedino sur le système immunitaire.

Bonne lecture à tous !

Elsa

Vous pourrez retrouver le profil de Jedino

ICI :)

Le système immunitaire

Le système immunitaire, qu'est-ce que c'est?

De manière générale, le système immunitaire, dans nos esprits, c'est ça :

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C'est-à-dire un globule blanc, appelé, aussi, leucocyte. Nous le verrons, c'est là une façon de nommer un grand nombre de cellules bien spécifiques et aux fonctions différentes.

Pour ne pas faire dans les banalités, il faut d'abord expliquer à quoi sert ce système. Rien de bien nouveau, j'imagine, pour le lecteur averti qui passe un temps soit peu sa vie chez le médecin : il est, dans un premier temps, ce qui permet de reconnaître qu'un élément est étranger à l'organisme. Mais il est aussi, dans un second temps, la réponse face à cet élément qui est vu comme à éliminer.

Avant, donc, de voir ce qu'est le système en lui-même, il me semble bon de rappeler ce qui peut être vu par le corps (appelons cela ainsi pour le moment) comme n'appartenant à lui.

Qui sont les méchants?

Je vais vous présenter quelqu'un que vous devez sûrement déjà connaître, plus ou moins bien. Je veux bien sûr parler de la grippe :

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Qu’est-ce qu’un virus ? C’est, en général, une cellule n’appartenant à aucun organisme et n’ayant, donc, aucune fonction organique « utile ». Son seul rôle est d’entrer dans un organisme et de s’y multiplier afin de « survivre ». Elles ne peuvent cependant pas le faire sans les cellules de ce corps.

Pour la petite histoire, il existe un débat pour savoir si, oui ou non, le virus est l’entité biologique « vivante » la plus simple.

Le challenger suivant dont la réputation n’est plus non plus à faire, c’est bien évidemment, la bactérie, à savoir, par exemple, la peste que voici :

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Quelles différences avec les virus ? La première et essentielle différence est sa capacité à pouvoir se passer d’autres cellules pour se multiplier. Elle est donc une cellule à part entière. D’autre part, elles peuvent être bénéfiques, puisqu’il en existe dans notre corps qui sont utiles à son bon fonctionnement. Ce sont les autres, les non corporelles, donc les pathogènes, qui nous concernent et nous menacent.

Je ne peux pas développer l’ensemble des menaces, n’étant pas le sujet, mais je vais les laisser ici en spoil afin de réduire la longueur de l’article et répondre aux espoirs d’éventuels curieux :

Pour faire court, il y a :

- les champignons, qui sont ici des organismes en eux-mêmes et peuvent s’attaquer à des êtres vivants (le rôle d’un champignon est d’absorber les cellules qui ne sont pas siennes pour survivre), mais le risque pour l’homme est surtout d’en ingérer des nocifs, c’est-à-dire ceux en face de qui le système ne parvient pas à « gagner »

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- les levures (qui sont des champignons microscopiques, mais avec une seule cellule), qui sont de belles cellules bien rondes, rarement problématiques, sauf en cas de faiblesse immunitaire (en tout cas, à ma connaissance, je n’aimerais pas trop m’avancer cependant)

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- les helminthes, qui sont des « animaux », en général des vers, dont le « ver solitaire » est le représentant le plus connu

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- les arthropodes dans lesquels on retrouve puces et tiques (mais aussi, les scorpions, même s’ils ne nous concernent pas là) : bons nombres d’animaux y appartiennent, ce n’est donc que certaines espèces qui sont concernées ici

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- les prions, c’est-à-dire des protéines (la levure de boulanger en est un exemple parmi le groupe des levures), responsables, par exemple, de l’encéphalopathie spongiforme (même s’il y a apparemment un débat sur la nature de ce groupe, puisque certains pensent que le prion est une forme de virus)

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Bref, après avoir vu la gamme des méchants, regardons qui sont les gentils.

L’armée de gentils

La première, la célèbre, et la très connue… Peau (et muqueuses), qui ferme largement le monde intérieur du monde extérieur. Elle est naturellement « acide » et porte de « bonnes » bactéries (qui apprécient ne pas être trop lavés, d’où la recommandation de ne pas en abuser) permettant de supprimer et balayer une grosse partie de ce que nous rencontrons.

Mais elle ne recouvre pas tout, notamment sur le visage, d’où des réactions que nous connaissons (la toux, qui permet d’expulser, mais aussi la fièvre, qui permet souvent de détruire les cellules pathogènes arrivée à une certaine température).

En cas de blessure, du style s’égratigner un peu trop, il y a ce qu’on appelle l’inflammation, c’est-à-dire toute une armada directement déployée à l’endroit ouvert pour empêcher les intrus d’entrer (le combat étant féroce, ça fait mal), tout en lançant la réparation de la faille dans le mur qu’est la peau. Le pus, lui, est un cimetière de leucocytes.

Cependant, je ne vais pas le cacher, mon objectif n’est pas de parler de ces aspects-là, principalement, mais bien du gros monsieur du début, le globule blanc, qu’il est plus juste de mettre au pluriel sachant qu’il n’est pas unique tant en son nombre qu’en sa forme.

Je ne suis pas exhaustif, ici. Il est de toute façon difficile de l’être tant le sujet est vaste, et je n’ai de toute manière pas les connaissances pour aller si loin, n’étant pas franchement biologiste ou médecin (j’espère juste ne pas raconter d’âneries, ce serait embêtant pour vous).

Les globules blancs (et quelques extras)

Une fois que l’organisme se sait agressé, il y a la dite réponse immunitaire qui accompagne les réactions déjà évoquées précédemment. Mais je vais avant ça évoquer quelques aspects qui me semblent intéressants et importants.

Les réactions évoquées ci-dessus sont une partie du système immunitaire que sont les dites défenses « innées », c’est-à-dire présentes dès la naissance et opérationnelles dès lors. Cela se distingue des défenses dites « adaptatives », c’est-à-dire spécifiques. En effet, ces dernières sont plutôt le fait d’un nombre d’anticorps différents capables de reconnaître un certain nombre d’éléments étrangers différents.

Les anticorps ont une fonction importante : non seulement ils se lient avec les cellules étrangères, mais elles les paralysent pour éviter qu’elles ne se démultiplient. Ce sont, si l’on veut, des éclaireurs, mais des éclaireurs qui paralysent l’ennemi.

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Toutefois, ces protéines n’existent pas en « soi » : elles sont sécrétées par des cellules bien particulières que nous allons voir maintenant.

En effet, elles sont sécrétées par les lymphocytes B, c’est-à-dire appartenant à l’une des trois grandes familles de globules blancs que sont les lymphocytes, et généralement les plus « connus ». Les lymphocytes B sont essentiels dans le système : lorsqu’un agent pathogène entre dans le corps, il y a reconnaissance grâce à un anticorps que sécrète un lymphocyte appelé plasmocyte, c’est-à-dire une usine à anticorps spécifique à cet agent. Mais d’autres lymphocytes B se transforment en lymphocytes B « mémoire », c’est-à-dire qu’ils vont non pas être supprimés dès la fin du combat, mais ils vont être conservés pour prévenir plus rapidement si le même agent devait revenir dans les prochains mois (d’où l’idée des vaccins).

Les lymphocytes T, eux, sont en partie les tueurs. Ce sont eux qui vont détruire les cellules corrompues en les forçant à exploser (néanmoins, ce sont là une branche, les « cytotoxiques », mais je ne vais pas faire tout le détail). Mais ils sont aussi, pour une autre forme de lymphocytes T, ceux qui coordonnent la défense immunitaire en montrant ce qui est à détruire (elles sécrètent des protéines qui demandent aux autres cellules de se multiplier et ainsi attaquer). Ils sont spécifiques à l’agent en question.

Enfin, il existe un autre type de lymphocyte, à savoir les lymphocytes NK. Ceux-là, contrairement aux T, ne sont pas spécifiques : ils détruisent toutes les cellules, indistinctement. Néanmoins, il y a toute une machinerie complexe qui permet à ces dernières de ne pas détruire les cellules «saines ».

Pour ceux qui s’intéresseraient à la question, le meilleur exemple pour en illustrer l’importance est le VIH, et notamment des lymphocytes T (CD4) qui sont plus ou moins les seuls à pouvoir lancer une réponse immunitaire en les faisant reconnaître (le VIH les attaquant eux, ils finissent par manquer avec le temps, et le corps ne réagit donc plus face aux dangers pathogènes).

Mais il y a, par ailleurs, une famille de leucocytes appelée granulocyte dont le nombre est plus conséquent que les lymphocytes. Cette famille-ci est, contrairement aux lymphocytes, non spécifiques, c’est-à-dire qu’ils concernent tous les agents pathogènes indistinctement. Je pourrais décliner un certain nombre de distinctions au sein de la famille, comme pour les lymphocytes. Seulement, contrairement à ces derniers, cela me semble moins intéressant puisque ce sont essentiellement des cellules faites pour agir et détruire. Comment ? De manière générale, elles se fixent aux cellules concernées, les ingèrent en eux, et les annihilent (ce sont les phagocytes en particulier, voir schéma ci-dessous). Elles sont aussi vues comme les « éboueurs » de l’organisme, nettoyant le corps de ses cellules mortes.

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Enfin, il y a la troisième famille, les monocytes. Elle est la moins importante en terme de nombre dans le corps. Ces cellules sont plus « polyvalentes », mais non moins importantes : elles peuvent aider pour la fonction « phagocytaire » de recyclage et ont cet avantage d’avoir une durée de vie plus importante que les phagocytes. Mais elles mettent en vue également les agents pathogènes aux lymphocytes B, donc à ceux qui sécrètent les anticorps qui permettent de reconnaître l’ennemi.

Vous l’aurez compris, la défense immunitaire adaptative est en fait les lymphocytes parce qu’ils sont la réponse à des agents uniquement extérieurs et particuliers.

J’espère avoir été clair jusqu’ici. C’était de loin le passage le plus délicat en raison des mots un peu saugrenus de l’immunologie. Pour finir, je propose un petit « best of » d’informations utiles et inutiles.

Le n’importe quoi de la fin

- les monocytes sont les plus grosses cellules se mouvant dans le sang (15 à 25 micromètres, les lymphocytes ayant la même taille que les globules rouges, soient 7 micromètres)

- la moelle osseuse et le thymus créent les cellules immunitaires

- les lymphocytes T cytotoxiques déclenchent chez l’agent pathogène l’apoptose, c’est-à-dire le « suicide cellulaire »

- le cancer est un dérèglement des cellules saines qui ne se « suicident » plus lorsqu’elles le devraient et se démultiplient indéfiniment

- la greffe est la considération par le corps d’un élément qui lui est génétiquement étranger et est détruit par le système immunitaire en ce cas

Evasive

Micro trottoir

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Bonjour :) Comment allez -vous ? Moi ça va :D

Allez, on y go pour un moment léger et plaisant en lecture !

Là, ça a été hot....et je ne m'y attendais pas du tout ! Parce que le plaisir peut arriver par surprise....

Lou, 26 ans: Comme dans les "bronzés"...

En plein trip péruvien avec mon mec, on passe une nuit dans une auberge de jeunesse avec, comme d'habitude dans ce genre d'endroit, ronflements et effluves corporels à la clé.

Vers 2h du mat, nous sommes réveillés par les gémissements étouffés d'un autre couple. Exactement comme dans " les bronzés font du ski"!

Moi, je suis mi-choquée, mi-fascinée ( on est au moins 10 dans le dortoir!). Mon mec, lui, est carrément inspiré. Il se glisse dans mon lit et si , au début, j'étais paniquée, ce " câlin" aussi improvisé que risqué reste l'un de mes meilleurs souvenir sexe !.

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Judith, 34 ans : Du premier coup !

La première fois, avec un homme, c'est rare que j'aie un orgasme. En fait, ça ne m'était jamais arrivé jusqu'à Mathias.

Après le resto, il est venu chez moi, on s'est embrassés, déshabillés, couchés.

C'était délicieux et j'ai senti en moi cette espèce de truc comme une fleur qui s'ouvre, j'ai halluciné.

C'était la première fois ( et la dernière) que ça m'arrivait à une première fois. Après, j'ai ri et Mathias m'a demandé ce que j'avais, j'ai juste répondu " Je suis heureuse". Je n'allais pas entrer dans les détails, je ne lui ai dit qu'au bout de 3 mois.

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Angélique, 36 ans: Merci Noémie lvovsky !

L'autre, j'avais très envie de voir " Camille redouble" au cinéma. Mon mec, beaucoup moins, mais je l'y ai traîné de force.

Et là, monsieur commence à jouer de ses mains baladeuses. Je mets le holà très vite. Moi , c'était le film que je voulais voir, pas son désir pour moi. Qu'à cela ne tienne, le voilà qui m'attrape le poignet et se met.....à me lécher le poignet à l'intérieur !

On aurait dit un chiot .

Au début, j'ai ri puis bien obligée de convenir qu'il avait découvert une nouvelle zone érogène, on l'a dignement fêtée à la maison !

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Edith, 38 ans: Un vrai cliché .

Si on m'avait dit qu'un jour , j'aurais fait l'amour dans un train avec un inconnu, je ne l'aurais jamais cru.

Et pourtant, je l'ai fait. Je sais, ça fait mauvais scénario, mais c'était top.

En tout cas, un souvenir génial, j'ai juste laissé mon côté animal s'exprimer.

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Claire,31 ans : Pour fêter notre rupture.

On venait de rompre après 2 ans de vie commune et on était dans l'appart, au milieu des cartons en train de se répartir les choses.... Autant dire pas vraiment dans l'ambiance sexuelle.

Et pourtant, jamais jamais je n'ai fait l'amour comme ça.

Il n'y avait même plus de lit et on a fait ça sur le parquet. C'est monté assez rapidement et on a pas eu le temps d'enlever tous nos vêtements. On s'est complètement lâchés.

C'était fort et étrange, comme si on savait que c'était la dernière fois qu'on couchait ensemble.

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Sandrine, 30 ans : Avant un oral.

Ça faisait 15 jours que je potassais les oraux de l'agrég avec Sacha. Un mec brillantissime , idéal pour réviser. Côté gaudriole, en revanche, avec ses chemises boutonnées jusqu'en haut, il me faisait autant d'effet qu'une plante verte.

Eh bien, 2 heures avant mon premier oral, dans sa voiture et alors que je me tordais les mains en lui expliquant que je n'y arriverais jamais, que j'allais rater ma vie et que j'avais envie de vomir, la plante verte s'est montrée sensuelle à merveille.

Non seulement, il embrassait divinement bien mais en plus, il était très souple puisqu'il a réussi à me faire plein de trucs sans sortir de la voiture.

Grâce à lui, j'ai eu 14 à l'oral et un beau mariage, 2 ans plus tard !

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Evasive

Cuisine

Coucou ! Non ce n'est pas élo.... malheureusement, notre cordon bleu a des soucis informatiques et ne pourra donc vous mettre l'eau à la bouche pour cette fois :(

Mais, je peux vous confier ma tambouille de pâtes ( z'en avez d'la chance :D)

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Donc un jour de fin de mois de misère, il me restait au frigo : ( les photos sont d'illustration au vu que cette recette n'était pas prévue pour ce numéro de mag ;) )

-1 blanc de poulet de la veille

-1 barquette de lardons fumés

-1 poireaux qui payait pas de mine.

-parmesan.

- des pâtes.

et à cela s'ajoutait , ce qu'il y a toujours : de la crème , oignon, enfin, des trucs de base donc.....

J'ai fait revenir les lardons dans de l'huile d'olive , une fois une couleur dorée, j'ai ajouté le blanc de poulet émincé, juste histoire qu'il prenne un peu de couleur et ai ajouté un peu de poivre.

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J'ai laissé de côté le tout.

Ensuite, j'ai émincé le blanc du poireaux avec l'oignon , cuisson à feu doux jusqu'au temps que ça soit ramolo et ajouté la crème avec un peu de muscade. Ne pas trop réduire, il faut que ça reste assez liquide.

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J'ai laissé de côté de nouveau jusqu'à temps que les pâtes soient cuites.

Ensuite, j'ai mélangé les 2 préparations en réchauffant à feu doux et incorporé le tout dans les pâtes et j'ai parsemé de parmesan au moment de passer à table :)

Voilà :D

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Evasive

Paroles de stars

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Coucou tout le monde, voici des propos, des paroles....Encore une fois mal placées ou dingottes , à vous de classer ça dans votre tête ! Je pensais vous faire un spécial homme, mais y avait pas assez à se mettre sous la dent, je réserve donc ça pour plus tard.... ;)

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Victoria Beckham : " J'adore me mettre complètement nue quand je crée mes vêtements ".

( moi aussi....)

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Hélène Rolles: " On me traite de conne, on me fait passer pour une niaise sans arrêt".

( bah , tu m'étonnes...)

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Simon Baker: " Nabilla a un problème avec ses cheveux ? Qu'elle arrête de se les faire tirer par les mecs".

( ça c'est dit !)

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Cyril Hanouna :" Moi vivant, aucun de mes chroniqueurs n'ira chez Arthur !".

(possessif va !)

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Robert Kardashian: " A chaque fois que je me vois nu, je pleure, mon pénis est tellement petit......"

( t'es pas le seul va, c'est pas la quantité qui compte ! Arrête de vouloir pisser plus loin !)

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Zazie :" A 48 ans, on ne séduit pas comme à 20".

( ben oui.... Maturité de merde !)

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Rihanna: " J'ai un tempérament à devenir très accro..."

(sans blague....)

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Eva Mendes:" Je suis fatiguée d'être considérée comme quelqu'un de juste sexy, je suis plus que ça !".

( oui moi aussi , ça me gave ).

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Séléna Gomez :" J'ai fait pleurer Justin Bieber".

( vilaine va !)

Amazones

Trompe-l'oeil

Le trompe-l’œil ....

..... Doit provoquer ce premier contact de surprise .....

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La Condition Humaine de René Magritte en 1933

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Etude pour la condition humaine vers 1935, dessin 56x55 cm

Ce sont des tableaux dans le tableau. Ils représentent une fenêtre, ou une ouverture sur l'extérieur, et un chevalet sur lequel repose une toile. Celle-ci reproduit le même paysage que celui qui existe - théoriquement - dans la réalité, sur laquelle cette fenêtre ouvre.

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Magritte, pose le problème de la même façon en interposant un troisième niveau de réalité. Si le spectateur entre dans la Condition Humaine, il se verra confronté avec une toile qu'il ne pourra distinguer du paysage devant lequel elle se trouve. Ce qu'il contemple est un trompe-l’œil parfait. Pour le spectateur averti, qui garde ses distances, le jeu est trahi par l'arête blanche donnant l'épaisseur de la toile et par le haut du chevalet. Cette double représentation d'un monde extérieur et d'un monde intérieur, d'une vision et d'une réalité, qui, elle aussi, est factice, rend à ce thème la richesse d'interprétation infinie qui est celle du surréalisme. Nous avons touché ici un des aspects contemporains les plus subtils du trompe-l’œil, qui est, comme le dit F. Clerici, à la fois "étonnant, éblouissant et hallucinant".

"La main touchait une surface plane ; et l’œil, toujours séduit, voyait un relief : en sorte qu'on aurait pu demander au philosophe lequel des deux sens dont les témoignages se contredisaient était un menteur" ..... Diderot, Salons en 1761

"Il mène l'expérience jusqu'au bout. le spectateur n'a pas à faire le premier pas d'acceptation de l'œuvre en tant que représentation. il est surpris et trompé dès le premier contact. Sa perception lui dicte que ce qu'il a devant les yeux fait partie intégrale de son monde environnant et sa réaction n'est pas d'accepter ce qu'il sait n'être qu'une illusion, mais de toucher pour vérifier la réalité. La mystification est totale. Elle est certainement voulue par l'artiste qui établit un jeu avec son auditoire."

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La représentation de l'œuvre d'art

Le tableau et la sculpture

La grisaille a été utilisée depuis l'Antiquité pour imiter, à s'y méprendre, la statuaire en marbre. Nous avons déjà analysé la vogue et la grande réussite de cette technique dans la peinture murale et la décoration proprement dite. Dans la peinture de chevalet, il faut signaler l'emploi qu'en ont fait les Flamands du XVe siècle pour orner les volets extérieurs de leur polyptyques. initialement, dans l'optique de donner au retable l'aspect et la teneur de l'objet de culte complet, l'extérieur représentait, comme les porches d'église, des niches contenant des statues en grisaille. Ce fut aussi un moyen de donner libre cours aux recherches spatiales des peintres, liés encore, dans l'illustration des intérieurs, aux contraintes rigides de l’icône et de son monde céleste.

l'Ange et Marie par Jean Van Eyck, Diptyque de l'Annonciation

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Ce diptyque est représentatif de la peinture en grisaille. Van Eyck y a élaboré l’image par l’application de tons blancs et noirs, créant l’illusion d’une sculpture.

La peinture fait partie d’un ensemble d’œuvres aux petites dimensions qui pourraient avoir été destinées à la dévotion privée. Les inscriptions marquées sur les cadres sont très fréquentes sur leurs panneaux. Elles évoquent ici le thème du diptyque, citant les première et dernière phrases du dialogue entre Marie et l’archange cité dans l’Évangile selon saint Luc. Les cadres sont aussi peints par l’artiste, produisant un trompe-l’œil (illusion qui laisse voir ce qui n’est pas) et un superbe jeu de moulures .... Source

Un autre lien pour en savoir plus : Lien

Maitre de l'Annonciation d'Aix (actif en Provence vers 1445) - Le Prophète Isaïe

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Pour plus de renseignements : Lien

Merveilleusement moulés et d'aplomb sur leur socle, l'Ange et Marie de Van Eyck se détachent du fond précieux et poli qui porte leur reflet. Les statues sont confinées dans des niches, mais l'aile de l'Ange est un saillie et projette son ombre sur le cadre. La lumière venant de droite unifie et sanctifie l'ensemble. C'est peut être cette perfection raffinée de l'Annonciation de Van Eyck qui en a fit l'objet de culte principal d'un diptyque de dévotion privée. En effet, les revers de ces panneaux, décorés du même porphyre feint que le cadre, ne s'ouvrent sur aucune image. Par la suite, les statues en grisaille tombèrent dans le piège des libertés prises par leurs créateurs. Elles commencent à "vivre" et même à se colorer, comme le montrent les Prophètes des volets appartenant au retable l'Annonciation d'Aix. En recevant le souffle de vie, les représentations de ces statues semblent cesser d'être des trompe-l’œil.

L'Abondance de Giovanni Francesco Penni

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On connait une intéressante grisaille de Giovanni Francesco Penni, documentée comme ayant servi de volent de la Petite Sainte Famille de Raphaël. Elle porte d'ailleurs le nom de Raphaël gravé dans la partie inférieure. D'une très grande beauté d'exécution, cette Abondance se détache comme une statue de petite dimension au fond en faux marbre incrusté, démontrant, en Italie, la survivance de ces volets de tableaux exécutés en trompe-l’œil. Les panneaux peints, imitant les bas-reliefs, furent en grande vogue dès la fin du XVIIe siècle. En commençant avec De Wit - le hollandais qui amena en France la mode des witjes (blanc, en hollandais) - il faut citer la filiation de son école, Geeraerts, Sauvage, Doncre, Boilly qui décorèrent de grands panneaux les murs des églises et des palais. La réussite de ces œuvres est absolument saisissante, les artistes étant arrivés à représenter le haut-relief comme la ronde-bosse, la graduation de la profondeur comme le mouvement, avec une égale virtuosité.

Le tableau du tableau

En faisant la représentation d'un tableau en trompe-l’œil, l'artiste échappe à toute contrainte de vraisemblance quant au contenu de l'image. Ce n'est que le contenant, support matériel, qui doit tromper. Pour arriver à changer le tableau en tableau du tableau donc en trompe-l’œil, l'artiste doit créer un repoussoir visuel et intellectuel qui relègue son contenu dans le monde reconnu fictif d'une image. Il faut que le tableau devienne objet et que cet objet soit représenté en trompe-l’œil. Ce repoussoir peut être un coin de toile retroussé, un bord effiloché, un verre cassé, un encadrement feint ou, bien entendu, une mise en scène plus complexe.

Ecole Ferraraise (XVe siècle) Vierge Enfant avec deux anges vers 1480

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Le tableau de l'Ecole Ferraraise démontre, dès 1480, les potentialités suggestives du tableau d'un tableau. Il s'agit d'une image sainte conventionnelle peinte sur l'arrière d'un canevas, cette image étant recouverte d'un tissu retenu au cadre par des bandelettes clouées. Le tissu a été arraché et on n'en voit plus que les bords déchirés, révélant comme une vision, la Vierge et L'Enfant. La révélation a souvent été interprétée presque littéralement par les artistes comme la levée du voile. Dans cet extraordinaire trompe-l’œil, le spectateur est directement impliqué dans un acte de violence qui lui permet la prise de conscience de la Divinité. Cette œuvre - par sa puissance d'évocation - met l'ambiguïté du réel/fiction sur un plan d'une grande richesse spirituelle. Surprenante dans le cadre artistique de l'Italie du Quattrocento, elle anticipe de deux siècles l'utilisation de l'arrière du tableau, du tissu déchiré, des bandelettes clouées, comme alphabet du trompe-l’œil.

Vision de la Sainte Famille près de Vérone en 1581 d'Angolo del Moro, actif au XVe siècle

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Dans la Vision de la Sainte Famille près de Vérone, Angolo del Moro représente une toile partiellement tendue sur son canevas. Le haut de cette toile est détaché et enroulé sur lui-même, empêchant ainsi la lecture complète du tableau représentant la Vision sur le ciel nuageux surplombant une vue lointaine de Vérone. Le cartellino plié atteste, comme toujours, par contraste, l'appartenance de cette toile au monde des représentations picturales. Pourtant, derrière le bord déchiré et enroulé, on voit le reste de l'image que l'on perçoit comme une réalité dont le tableau n'est qu'une réplique. C'est en détrompant le spectateur que ce tableau devient un trompe-l’œil.

Le trompe-l’œil, le dessin et l'estampe

"Ces trompe-l'œil témoignent autant de la virtuosité de leur créateur que du goût d'une époque"

La représentation en peinture d'un dessin ou d'une estampe a certainement présenté, pour l'artiste, l'attrait de rendre avec le pinceau et la couleur, le graphisme du noir et blanc. C'était confirmer la victoire de la peinture sur le dessin, c'était également la liberté de choisir son sujet comme dans toute représentation d'une œuvre d'art, en simulant la profondeur de l'espace grâce au pouvoir évocateur du papier que l'on peut amonceler, plier, déchirer, à volonté. Ce type de représentation a permis d'établir tout un système de citations dans lequel sont peintes en trompe-l'œil des œuvres gravées par l'artiste - reprenant parfois ses propres tableaux - ou bien exécutées par un graveur de métier d'après des tableaux connus.

Trompe-l’œil de Gabriel Gresly vers 1750

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Le trompe-l’œil de Gresly reprend une mise en scène familière au peintre. Une estampe est fixée par des clous et des cachets à une planche de bois noueuse et veinée. Cette estampe en lambeaux, ayant perdu tout intérêt artistique, n'est là que pour servir de support à une enveloppe et à une plume. Pourtant, le Chirurgien avait dû connaitre la gloire car on le retrouve représenté dans plusieurs trompe l’œil. Sur la même planche est accroché un opuscule tout aussi ancien et écorné. La trame signifiante qui donnait un sens à ce trompe-l’œil, a été elle aussi détruite par le temps, et on reste aujourd'hui sous le charme de cette harmonie de tons effacés qui confond dans un tout les striures du bois et les papiers déchirés.

Autoportrait au verre brisé de Louis-Léopold Boilly vers 1795

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Passionné par les problèmes d'optique et innovateur des techniques du trompe-l’œil, Louis Boilly a laissé un intéressant Autoportrait au verre brisé en camaïeu de gris. Parfaite imitation d'une estampe, il aurait facilement pu tromper totalement. Le subterfuge du trompe-l’œil parfait pouvait, en théorie, passer inaperçu. C'est ici qu'intervient le verre brisé qui attire l'attention du spectateur, le fait s'approcher du tableau et lire la signature donnant la clef du mystère. le tableau est signé Boilly pinxit.

Biographie

Le tableau et son cadre

On peut considérer comme cadre d'un tableau aussi bien l'ornement qui l'entoure que l'endroit où il est exposé. Dans les deux cas, le trompe-l’œil pose des problèmes ambigus. Parfois, le tableau en trompe l’œil contient son cadre factice. S'il se présente comme une toile effilochée ou détachée de son châssis, il ne doit pas être encadré : la muséologie d'aujourd'hui devrait respecter cette conséquence logique de son iconographie. De la même façon, une œuvre d'art accrochée à un panneau de bois n'a pas besoin de cadre. Souvent, l'œuvre d'art est entourée d'autres objets dans une mise en scène qui es rarement laissée au hasard. Il arrive que celle-ci laisse entrevoir la personnalité de son commanditaire et deviner l'ambiance de l'endroit où elle était présentée.

Coin d'atelier de Benedetto Sartori

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Le soin d'atelier de Benedetto Sartori montre non seulement les outils du peintre mais deux étapes successives de la création artistique. C'est peut-être, comme la lampe éteinte, un rappel du temps qui passe, c'est aussi une affirmation de la polyvalence de l'artiste peintre et graveur.

La négation du tableau

Tableau retourné de Cornelis Norbertus Gijsbrechts vers 1670

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L'artiste de l'Ecole Ferraraise avait utilisé l'arrière d'un tableau pour révéler une vision céleste ; Gijsbrechts, dans son extraordinaire trompe-l’œil, représente l'arrière vide d'un tableau, une négation totale de l'œuvre d'art. Censé être exposé par terre, appuyé contre le mur, ce tableau provoque irrésistiblement le spectateur et l'invite à le retourner pour voir le côté peint, qui n'existe pas. Sommet du paradoxe cérébral, cette œuvre contient en elle-même sa négation et agit comme un soufflet à l'égard de l'amateur d'art. Elle est peut être aussi symbolique de l'oublie dans lequel avait sombré, pendant des siècles, tout l'œuvre de Gijsbrechts, face au mur, au fond des collections.

Tableau retourné de William M. David vers 1870

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William M. David n'a eu l'occasion de voir l'œuvre de Gijsbrechts. Pourtant, de l'autre côté de l'océan, ils sont repris le thème du tableau retourné. En y ajoutant des enveloppes portant l'adresse du peintre, en faisant des jeux de mots, ou en y épinglant le portrait de Lincoln, les artistes américains ont accentué le relief et ... l'anecdote, mais ont rompu la puissante magie du tableau de Gijsbrechts.

et pour finir ..... Le trompe-l’œil et le meuble .... Je vous avoue, une de mes préférées.

L'extraordinaire imitation du bois par la teinture a permis l'intégration du trompe-l’œil directement au meuble. Il servit donc souvent de porte d’armoire ou de placard. Il est d'ailleurs possible que de nombreux panneaux en bois, aujourd'hui présentés comme tableaux, furent, à l’origine, utilisés ainsi.

"Ce trompe-l’œil double face essaie non seulement de résoudre le problème de la troisième dimension, mais aussi celui de la face cachée des choses que l'oeil ne voit pas, mais dont la raison connait l'existence."

Le Violon de Jan Van Der Vaart, 1674.....

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..... Moins intéressant comme conception mais très habilement exécuté, peint sur un panneaux de porte pour la Devonshire House de Londres, a été transféré cent ans plus tard à Chatsworht. il est mainteneur inséré dans une porte condamnée qui ferme le salon de musique et que l'on entrevoit par l’entrebâillement d'une vraie porte. Le résultat de cette parfaite exposition d'un parfait trompe-l’œil est que le public non averti l'accepte comme une réalité et passe à coté sans lui accorder de l'importance.

Pour en savoir davantage : Lien

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Je vous souhaite une bonne lecture en compagnie de ce jeune garçon sortant du tableau de Pere Borrell del Caso vers 1874 ....

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Source :

- Livre Le trompe-l’œil par Miriam Milman

- Livre de Magritte par Jacques Meuris

Angeeeel

Mode/beauté - Mag 42

Bonjour les filles et les garçons qui lisent en secret ( :p ). Je vous retrouve ce mois ci pour un article qui ravira vos papilles ou plutôt votre odorat. Cette fois ci je vous propose un article orienté sur le parfum , ses «origines» , ses caractéristiques et la manière dont le choisir.

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« Définition » et histoire du parfum.

1. Qu'est ce que le parfum ?

A l'origine dérivé de l'expression "per fume", littéralement "par la fumée", venant sans doute des usages traditionnels et anciens comme la fumigation médicinale ou rituelle (par exemple l'encens, ou d'autres substances végétales), le parfum désigne couramment une odeur, ou une composition chimique. Ce mot n'apparaît que tardivement dans la langue française, et on n'en trouve aucune mention avant 1528. Dérivé du verbe fumer, il a d'abord servit à désigner une substance odoriférante (qui répand une bonne odeur) qui se brûlait, avant de prendre son sens actuel aux alentours du XVIIème siècle.

On trouve des parfums, ou des odeurs, à l'état naturel, émis par des plantes ou des animaux. Généralement, ce sont des messages chimiques ou biochimiques émis pour attirer un être d'une espèce similaire, en période de reproduction, ou pour repousser un prédateur (cela peut aussi être utilisé comme une méthode de chasse, par les animaux, pour se faire passer pour un individu d'une espèce similaire à la proie, proie qui "tombe dans le panneau", avant de se faire dévorer).

Dans le monde animal, le système olfactif joue un grand rôle, par exemple dans la reconnaissance d'individu d'une même espèce (d'une mère avec ses petits, d'un mâle et d'une femelle ...), dans les mécanismes de la reproduction, ou dans un système social (hiérarchie ou relations de dominances). Dans ce cas, ce sont souvent des hormones, des phéromones (substances chimiques émises par la plupart des animaux et certains végétaux, et qui agissent comme des messagers entre les individus d'une même espèce, transmettant aux autres organismes des informations qui jouent un rôle dans l'attraction sexuelle notamment.) etc. qui joue le rôle de parfum.

Dans le monde végétal, des molécules odorantes (attirantes et/ou repoussantes, ...) appelées phytohormones ( hormone produite par une plante. C’est une substance chimique organique qui régule la croissance végétale ou qui intervient dans la « communication » des végétaux. ) jouent également un rôle majeur. Par exemple, pour la pollinisation, entre les fleurs et les abeilles, les substances florales, par de subtils mélanges de molécules, permettent d'attirer les insectes qui, chargés de pollen, généralement sans le savoir, s'en vont aider à la fécondation d'autres plantes. Certaines plantes peuvent produire des substances du même genre, mais pour protéger leurs fleurs (ce sont donc des insecticides ou fongicides), et on a constaté que ces plantes sont nettement moins bien fécondée que celles ayant été génétiquement modifiées pour ne plus qu'elles produisent ces substances.

La notion de parfum désigne donc à l’origine une senteur, une composition odorante , plus ou moins persistante , émise naturellement par un végétal , un animal etc. Aujourd'hui , cette notion désigne, le plus souvent, une fragrance , fortement concentrée et proposée par différentes marques de parfums (Guerlain, Chanel, Dior…). Autrement dit , la notion de parfum désigne désormais davantage le produit que l’on commercialise. Par abus de langage, « parfum » va même designer aussi bien une eau de toilette , une eau de parfum qu’une eau de Cologne. En réalité il s’agit bien là de 3 termes différents qui correspondent chacun à un taux variable de concentration de fragrance dans l’excipient (substance qui intervient dans la fabrication du parfum mais qui n’en est pas le « principe actif ».). Je reviendrai sur cet élément un peu plus loin dans l'article.

2. Histoire du parfum

Dans l’histoire de l’Homme, le parfum a toujours été apprécié. Les sumériens déjà utilisaient et «commercialisaient ». De manière générale, le parfum est déjà très utilisé dans tous les peuples antiques. Par exemple l’Égypte en fait une grande consommation, Alexandrie dispose même d’importantes fabriques. Toutefois, à l’époque antique , les parfums sont majoritairement utilisés pour les pratiques religieuses. Les techniques de fabrication de ces derniers sont très rudimentaires , et le resteront jusqu’au Moyen-Age. Les produits, matières premières destinées à la fabrication de ces parfums, vont être broyés, pilés, bouillis, imprégnés de matière grasse et l’on utilisait surtout des écorces, des résines , des racines etc. L’un des parfums les plus utilisés de cette époque sera l’encens, qui fera notamment la prospérité de la ville d’Oman, son lieu de fabrication.

Par la suite, la commercialisation du parfum va permettre la prospérité de villes phéniciennes et grecques. Parmi ces villes devenues prospères grâce au parfum , deux vont se démarquer. Chypre , où l’on verra apparaitre de nouveaux parfums utilisant notamment les fleurs, et Corinthe réputée comme étant la ville ayant commercialisé les premiers flacons de parfum. Les romains , quand à eux, même s’il utilisent les parfums à leur tour n’innoveront pas vraiment. Il apporteront tout de même, des flacons de verre venant remplacer ceux en terre cuite inventés à Corinthe

Pendant le Moyen-Age, les parfums ne sont pas vraiment utilisés, en revanche à la fin des croisades on remarque une augmentation de l’utilisation des odeurs notamment sous forme de boules de savon ou d’eau de rose. Le grand bouleversement se produira à la fin du Moyen-Age et à la renaissance et ceci du à deux grandes innovations : le perfectionnement de l’alambic , et le système de refroidissement ce qui va permettre de faciliter la distillation. La découverte de l’alcool éthylique, avec cette découverte on va pouvoir donner au parfum un support autre que des huiles ou matières grasses.

Le parfum acquiert alors ses lettres de noblesse en Occident. On l’utilise notamment pour parfumer les vêtements et plus particulièrement les gants. Le métier de parfumeur sera associé à celui de gantier. Avec cet essor, la ville de Grasse va devenir la capitale du parfum. Grasse sera notamment le berceau de nouvelles techniques mises au point pour recueillir l’essence des fleurs fragiles. Au XVIIIème siècle , il sera excessivement utilisé, pour parfumer les corps, les vêtements , les accessoires et notamment le cuir. Malgré cette consommation grandissante il faudra attendre encore un siècle avant l'apparition des premiers vaporisateurs. La dernière révolution s’effectuera à la fin du XIXème siècle du fait de l’essor industriel et publicitaire qui auront d’importantes conséquences. On va assister au début du conditionnement fabriqué à la chaine , apparition également des grands magasins qui vont commercialiser en masse les parfums et surtout l'apparition des premiers produits de synthèse liée au développement de la chimie organique. Aimé Guerlain crée alors le premier parfum à éléments de synthèse en 1889. La parfumerie moderne est née.

Le parfum , auquel Suskind consacrera un roman, a donc acquis ses lettres noblesses au fil du temps pour devenir aujourd’hui un élément phare ( et indispensable ? :p ) de nos produits de beauté. Pourtant le choix de notre parfum ne doit pas se faire à la légère. Voyons alors ce que l’on doit savoir , connaitre d’un parfum pour bien le choisir.

Comment choisir son parfum ?

Un fleuri , un oriental ? Un parfum , une eau de parfum , une eau de toilette ? Comment conserver sa fragrance ? Pour se repérer dans l’épineux univers de la parfumerie il faut « décrypter » son parfum. Voici les 5 points importants qui permettent de mieux choisir et utiliser son parfum.

1. Comprendre sa composition.

La «personnalité» d’un parfum souvent complexe s’articule autour de ce que l’on appelle la pyramide olfactive, élaborée en 3 notes : blogentry-164356-0-38357800-1382723694_thumb.jpg

  • les notes de tête : ce sont les notes que l’on sent en premier et également les notes les plus volatiles des trois. Très éphémères , elle se dissipent rapidement, entre 10 min et 30 min après la vaporisation. Bien qu’elles ne durent que très peu de temps ces notes de tête sont déterminantes puisqu’elles constituent la première impression que l’on a du parfum. Ces notes de tête sont principalement des notes fraiches et toniques comme les notes d’agrumes , les notes « vertes» et les notes aromatiques.

  • les notes de cœur : il s’agit des notes qui se révèlent lorsque les notes de tête commencent à s’estomper. les notes de cœur sont constituées avec des composantes olfactives de volatilité moyenne, très affirmées comme par exemple les notes fleuries ( Jasmin , violette), les notes fruitées et épicées. Ces notes véhiculent en quelque sorte l’ « identité» et la puissance du parfum , elles peuvent perdurer plusieurs heures , jusqu’à au maximum 4h après la pulvérisation.

  • les notes de fond : Ce sont les notes qui se révèlent en dernier, peu volatiles, lourdes et tenaces. Constituées de composants olfactifs lourds tel le santal, le patchouli ( etc. ), elles ont une durée de vie beaucoup plus longue que les deux précédentes notes et peuvent donc perdurer jusqu’à 24h. Leur durée de vie peut même atteindre plusieurs jours lorsque le parfum a été vaporisé sur les vêtements ou autre textiles. ces notes sont souvent celles qui donnent la personnalité du parfum notamment grâce a des notes olfactives vanillées, boisées ou encore musquées.

Une fois la composition et donc sa personnalité déterminée nous pouvons cerner un peu mieux ce dernier. Un deuxième élément est important pour cerner au mieux le parfum : la famille du parfum.

2. Connaitre la famille du parfum

Cerner un parfum se fait aussi par le fait de savoir « d’où il vient », autrement dit savoir à quelle famille il appartient. Concernant ces familles on en distingue 3 majoritaires:

  • Les floraux : soliflores ( axé autour d’une seule fleur ex : diorissimo de Dior ) ou bouquet floral , les parfums floraux sont parmi les plus répandus dans l’univers de la parfumerie. Et pour cause, car ils figurent parmi les plus frais, les plus féminins. On retrouve principalement dans la pyramide : la rose, la violette ou encore le jasmin.

  • les héspéridés : particulièrement frais, les hespéridés sont réservés aux eaux dynamisantes comme les Colognes ou les Eaux Fraîches et font la part belle à tous les accords d’agrumes. on retrouve au programme de ses compositions olfactives : fleur d’oranger, zeste d’orange, pamplemousse, mandarine ..

  • les orientaux : souvent capiteux et empreints de sensualité, ces parfums sont plutôt conseillés aux femmes ultra féminines. Particulièrement chauds et voluptueux, ils sont souvent construits à partir de vanille, opopanax, musc et ambre.

Après avoir appris quels étaient les 2 éléments déterminants de la personnalité d’un parfum, il nous faut le tester.

3.comment bien tester son parfum.

Avant de foncer nez au vent vers la première parfumerie venue, on fait bien attention à une chose : les vendeuses ont parfois tendance à proposer à leurs clientes les nouveautés des grandes marques plutôt que chercher le parfum qui leur conviendrait vraiment. Donc on fait attention à ne pas se laisser embarquer vers la tête de gondole.

Ensuite, pour tester le parfum, on le vaporise non pas sur une mouillette en carton mais directement sur la peau, afin de voir la façon dont il réagit et évolue. Par ailleurs, on se limite dans ses choix. Quatre ou cinq maxi dans la journée, pas plus, car on finit par ne plus rien sentir. L’astuce pour remettre le nez à zéro entre deux essais de fragrances ? Respirer quelques grains de café. Ensuite, une fois les parfums sélectionnés, on demande aux vendeuses un échantillon, afin de pouvoir les tester pendant plusieurs jours ; non seulement pour vérifier leurs différentes interactions avec la peau, mais également pour analyser la réaction de son entourage.

Pour guider au mieux notre choix , il est important également de savoir quelle sera la formule la plus adaptée à nos attentes.

4. Choisir la formule de parfum adaptée

Un parfum est constitué d'une partie odorante (mélange d'huiles essentielles, absolues, concrètes...) souvent appelé "concentré", d'un support (alcool, huile, baume) et éventuellement d'un fixateur (comme la poudre d'Iris). Nous nous focaliserons principalement sur les parfums alcooliques car c'est ce que nous utilisons généralement pour nous parfumer.En choisissant son parfum, il faut également prendre en compte sa concentration. On distingue ainsi :

- Les Eaux de Cologne : elles sont particulièrement fraîches mais s’évaporent assez rapidement et sont donc difficiles à faire tenir sur la peau toute la journée… Elles contiennent environ 5% de concentré de parfum.

- Les Eaux de Toilette : elles contiennent en général entre 7 et 12% de concentré de parfum.

- Les Eaux de Parfum : plus intenses que les Eaux de Toilette assez légères, elles sont également plus concentrées qu’elles avec un taux d’environ 15%.

- Les Extraits de Parfum : ils possèdent la plus haute concentration en parfum… ce qui explique leur prix souvent très élevés. À partir de 20 %, on entre dans le domaine des extraits. Le taux de concentration peut atteindre 40 % dans le cas de parfums particulièrement prestigieux. L’extrait n’est toutefois pas un assemblage pur de matières premières (formule brute utilisée par le parfumeur, aussi appelée concentré ou concrète) puisqu’il contient également de l’alcool au même titre que l’eau de toilette ou de parfum.

- Les Parfums Solides : sous forme de baume, ils s’appliquent au doigt et sont généralement assez concentrés.

- Le « parfum en poudre » incorpore dans sa formulation 31 % d’essences de parfums dans un talc cosmétique compacté, sans présence d’alcool.

5. « Mode d’emploi» de son parfum.

Pour utiliser de façon optimale son parfum, on le conserve tout d’abord à l’abri de la lumière, dans un endroit sec et à une température ambiante optimale, loin de toute source de chaleur.

En ce qui concerne l’application, on le vaporise sur les points de pulsion du corps, les endroits " hot" ( :p ) , comme les creux des genoux, du coude ou de la poitrine, les poignets et derrière les oreilles.

Le geste à bannir : vaporiser le parfum sur les poignets et frotter ensuite. Cela brise les molécules présentes dans le jus et peut détériorer la fragrance d’origine.

Noisettes

Cinéma

Coucou chers amis lecteurs,

Suite à quelques imprévus d'ordre personnel (dont un mois de vacances forcées suite à une hospitalisation), je suis de retour pour de nouvelles aventures cinématographiques.

Ce mois-ci, je vais vous présenter une merveille du cinéma de Georges Méliès. Le royaume des fées est un film colorisé au pochoir datant de 1902 et c'est un film qui dure une vingtaine de minutes.

Le film s'ouvre avec l'entrée dans la salle du trône du roi Laurent XXIV de sa fille, la princesse Azurine, accompagnée de son fiancé, Bélazor. Les deux fiancés prennent place dans fauteuil avant de s'en relever et que Belazor fasse sa déclaration à sa fiancée en lui passant l'anneau au doigt. Un garde apporte un siège qu'il place au milieu de la pièce avant qu'Azurine y prenne place. Quatre fées bienfaisantes se présentent pour donner leurs cadeaux à la jeune fiancée avec sa marraine, Aurora qui lui donne un bouquet magique, symbole de la beauté éternelle, Puissance lui donne une couronne, la fée Fécondité lui donne un berceau avec un bébé et Fortune lui donne un coffret rempli d'or. Les invités sont en joie à la distribution des présents, mais cette joie est de courte durée avec l’apparition de la sorcière, que le roi et Bélazor avaient oublié d'inviter, qui est furieuse. Le roi et Bélazor s'excusent de leur maladresse envers elle, mais celle-ci est dans une telle colère qu'elle annonce à l'assistance qu'elle se vengera de cet affront. Bélazor se met en position pour se battre avec la sorcière, mais elle disparaît.

Après les événements, Azurine regagne ses appartements avec sa domesticité afin de pouvoir se reposer de la fatigue et de la peur que lui ont provoqué la présence et les menaces de la sorcière. Elle se prépare pour dormir et le sommeil la gagne aussitôt couchée dans son lit alors que la domesticité quitte les lieux. C'est le moment que choisit la sorcière pour réapparaître auprès de la princesse. Elle prend le bouquet qu'Azurine a dans ses mains et le détruit. Ensuite, elle fait appelle à quatre démons qui ligotent la princesse avant de l'enlever avec l'aide d'un char tiré par des animaux fantastiques. Azurine se débat de toutes ses forces contre ses ravisseurs, mais sans résultat. Bélazor, ayant entendu les plaintes de sa bien-aimée, accourt à son chevet et peut seulement constater son impuissance face à la sorcière. Les personnes présentes au palais accourent dans les appartements d'Azurine, effrayés par la nouvelle de son enlèvement. Ils se dirigent vers la fenêtre de la chambre pour constater que la fée maléfique et ses créatures emportent la princesse dans le ciel étoilé vers une destination inconnue. Bélazor est épouvanté par ce spectacle qu'il observe et se décide, avec les encouragements du roi et de ses proches, à partir au secours de sa fiancée.

Les hommes descendent à l'armurerie pour partir au secours d'Azurine. Alors que les hommes armés remontent, Bélazor les croise pour s'armer lui-même et prendre la tête de l'expédition. Ils enfile une armure et pendant ce temps, la sorcière réapparaît. Elle se moque de lui et de son action. Elle fait apparaître une vision, dans l'armurerie, dans laquelle on voit le cortège se diriger vers un château lugubre sans porte ni fenêtre. Bélazor, croyant la vision réelle, tente de libérer sa bien-aimée, la vision s'estompe pour laisser place à l'armurerie du château. Il commence à se battre contre la sorcière qui le ligote et part en riant. Cependant, Aurora, ayant assisté à la scène, apparaît, le libère de ses liens et lui promet protection dans sa quête. Elle fait appelle au génie Vulnérabilité qui apparaît sous les traits d'un nain difforme qui lui donne un bouclier et une épée qui doivent le rendre invulnérable.

Sur le port, les matelots de la marine royale préparent les derniers préparatifs pour l'embarquement pour que les hommes puissent prendre la mer. L'emplacement de l'endroit où la princesse est enfermée a été donné par Aurora à Bélizor. Alors que le vaisseau quitte quitte le port, la sorcière réapparaît en se moquant d'eux avant de déchaîner les éléments contre eux. Le navire se débat dans la tempête mais il heurte un récif et sombre dans les eaux noires de l'océan.

Des naïades, sur l'ordre du dieu Neptune, visitent l'épave des naufragés. Après peu de temps la fée Eaux est envoyée par Aurora, pour aider les naufragés. Les membres de l'équipage, abasourdis par leur naufrage et le monde aquatique qu'ils découvrent, se relèvent et suivent la fée sans difficulté. Leur chemin les conduit dans une magnifique grotte peuplée de créatures toutes aussi magnifiques les unes que les autres. La fée ouvre la voie en direction de la cour de Neptune, suivie par l'équipage du prince Bélizor qui est tiré par un équipage aquatique. Le fond de la grotte est habité par des crabes et des homards géants. Dans le fond de l'océan apparaissent des algues, coraux et autres flores marines formant un tableau irréel. Le tableau s'écarte pour faire apparaître une grotte de stalactites également à la beauté irréelle.

La cour de Neptune, dieu des Mers, fait son apparition. Il est assis sur son trône, entouré de belles jeunes femmes. Bélazor fait son entrée en compagnie de la fée, escorté par de deux langoustes géantes, qui font parties de la garde de la cour. Bélazor se prosterne devant le Dieu, lui demande d'avoir pitié de lui et de ses compagnons de voyage car ils sont partis libérer sa fiancée qui a été enlevée. Il demande l'aide du dieu de la Mer pour l'aider dans sa mission en les remontant à la surface. Le maître des lieux, sensible à la plaidoirie du jeune prince, ordonne l'avancement de l'omnibus qui est une baleine géante. Les hommes, ayant été rassurés par Neptune, se laissent avaler par le cétacé. Ils quittent la cour de Neptune sous les applaudissements et les encouragements.

La baleine les conduit à la surface et les hommes regagnent la terre ferme, et particulièrement à proximité de l'endroit où Azurine est prisonnière. Les hommes sont désemparés car ils n'ont aucun moyen d'atteindre le château dans lequel est retenue la princesse. Aurora réapparaît et leur indique un chemin souterrain pour atteindre au plus près l'île où se trouve le château. Les hommes suivent Bélazor, mais il s'avère que la sorcière est toujours à leur poursuite. Si le prince et ses hommes parviennent au plus près du château, ils ne peuvent pas l'atteindre car il n'y a pas d'accès à travers les rochers. Alors, Bélazor se jette à l'eau pour sauver sa financée, n'écoutant que son courage, bien que ses hommes tentent de l'empêcher de sauter à l'eau. Il doit quitter son épée et son bouclier protecteur. La sorcière voudrait bien suivre le prince, mais Aurora se met en travers de son chemin. Bélazor parvient jusqu'à l'île où est prisonnière sa bien-aimée qui secoue un mouchoir à travers les barreaux d'une fenêtre pour signaler sa présence.

Il défonce la porte du château avec, dans un premier temps, un bloc de pierre avant d'utiliser comme bélier un tronc d'arbre qui fait céder la porte. La sorcière, qui est furieuse de voir que le prince est sur le point de parvenir à ses fins, ordonne à deux démons qu'elle fait apparaître de brûler le château. Étant parvenu à libérer Azurine, ils doivent sortir du château en flamme en utilisant le seul escalier en bois encore disponible qui est léché par les flamme. Le plafond s'effondre avant que l'escalier, pris par le couple quelques secondes avant, ne s'effondre également. Bélazor et Azurine parviennent à quitter le château en flamme et à regagner la berge où les attentent le roi et sa suite pour accueillir la jeune femme. Bélazor, qui s'apprête à les suivre, est stoppé par la sorcière qui veut le jeter de la falaise. Dernière intervention d'Aurora qui fait apparaître un tonneau dans lequel Bélazor, dans un accès de colère, enferme la sorcière avant de jeter le tonneau à la mer. Au bas de la falaise, la sorcière se débat dans l'eau avant de disparaître dessous.

Les deux jeunes gens sont accueillis dans la cour du château du roi avec sa suite. Le roi et la reine sont présents, en habits de cérémonie, pour leur souhaiter la bienvenue aux deux jeunes gens, après les aventures qu'ils ont vécues. La princesse tombe dans les bras de ses parents. Bélazor la suit, plus glorieux que jamais suite à sa bravoure. Un bal est organisé pour le retour des deux jeunes fiancés qui sont les invités d'honneur de la fête.

Noisettes

Littérature

Coucou chers amis lecteurs,

Le mois dernier, il y a eu un petit souci avec mon article. Je vous le propose ce mois-ci en intégralité.

Avant les vacances d'été (et deux mois de vacances forcées en plus pour ma part), nous laissions Maryika, la cousine de Boro, qui avait accepté de cacher un jeune communiste, Dimitri, pendant que Boro se remettait de son voyage en Zeppelin et des informations qu'il avait reçues de la part de Julia Crimson et en attente de nouvelles d'Albina d'Abrantès qui était partie en voyage.

Alors qu'il est en compagnie d'Albina d'Abrantès, dont il a demandé l'assistance pour suivre le mari de celle-ci, Boro suit à distance raisonnable ce dernier. Il a appris de nombreuses choses sur cet homme, dont la fortune provient essentiellement de ses parts dans le secteur industrielle ainsi que son investissement dans l'immobilier parisien. En plus d'être un homme qui est capable de faire fructifier sa fortune, il est également proche des milieux de l'extrême-droite français et il est membre de cette organisation d'extrême-droite européenne qu'est l'organisation l'Ordre de Parsifal. Il tient ses informations de son enquête sur le personnage, mais également de Julia Crimson, le reporter britannique qu'il a rencontré lors de son voyage en zeppelin au Brésil, ainsi que d'Albina d'Abrantès, l'épouse délaissée. Lors de cette filature, Albina conduit Boro dans l'est du pays car elle a découvert, par le biais de sa fille Vanessa, que le Marquis a des activités plus ou moins louches et elle souhaite le faire tomber. Et pour cela, elle a besoin de Boro et de ses talents de photographe pour faire un reportage qui sera peut-être un scoop. Alors qu'ils suivent discrètement le marquis, Boro s'impatiente de ce jeu de piste et demande à la belle Albina où elle les conduit. Il se rend compte qu'ils pénètrent dans une zone militaire. Albina lui explique qu'elle a réussi a obtenir, après de son cousin par alliance qui est sous-secrétaire auprès du ministre de la Guerre, un laisser-passer à son nom ainsi qu'à celui de son mari pour pénétrer dans cette zone car le marquis avait, dans un premier temps, égaré le sien, avant d'être retrouvé par Albina qui s'est bien gardée de lui dire qu'elle en avait un en sa possession. Boro demande la marquise que ce son mari fait dans une zone strictement interdite aux civils et Albina lui répond qu'il dessine des plans pour officiellement, surveiller l'avancer des travaux dont l'une de ses sociétés de travaux publiques a réussi à avoir le marché, par le biais de son cousin par alliance. Boro, ne comprenant toujours la situation dans laquelle ils se trouvent et posant toujours autant de questions à Albina, celle-ci lui demande s'il a déjà entendu parler de la ligne Maginot.

Boro, qui est a bout de patience, demande à la marquise ce qu'ils font à plus de minuit passé sur la ligne Maginot, a épier son époux. Elle lui dit simplement : « Nous espionnons un espion qui espionne ». Elle dit à Boro qu'il a matière a faire un reportage sensationnel avec ce qu'ils ont découvert sur la personne du marquis d'Abrantès. Albina lui apprend que Vanessa, ayant appris des choses sur les activités de son père, lui en a fait part et elle a découvert le reste, mais ignore pour le moment pour le compte de qui travaille son mari. Mais ni elle ni Boro ne savent comment protéger le secret de la ligne Maginot, qui est censée protéger le pays en cas d'attaque de l'armée allemande. Alors qu'ils suivent toujours à bonne distance le marquis, Boro demande à sa compagne de voyage comment il va pouvoir prendre en photo la voiture de l'espion dans les couloirs sombres de la ligne, mais elle lui répond que ce n'est pas la voiture qu'il va prendre, mais le marquis lui-même en train de croquer et de mesurer les installations, et ce, avec une lumière artificielle et à l'intérieur des fortifications, et plus spécialement les canons 75 qui ont la particularité de tirer trente coups à la minute pour une portée de onze kilomètres. Elle explique à Boro que les souterrains relient entre eux les différents organes de tirs et les postes d'observation en précisant que les militaires préfèrent avoir de petites tourelles escamotables, avec les canons qui vont avec, et que ces tourelles ont été construites par le marquis. La découverte de ce secret par Albina peut les mener à leur perte, elle le comprend mais dit clairement à Boro que les photos qu'il va prendre sont leur porte de sortie vers la liberté. Après ces explications, le marquis stoppe sa Delage pour pénétrer à pieds dans les fortifications. Albina fait de même, à plus d'une centaines de mettre dernière lui, et Boro s'apprête à sortir de l'Aston Martin pour partir à la poursuite de sa proie, avec son cher Leica à la main, quand un militaire se présente. Sans perdre son sang-froid, la marquise présente le laisser-passer qu'elle a en sa possession, explique au militaire qu'elle est ici pour faire une surprise à son époux en compagnie de Boro qu'elle présente comme étant son beau-frère. Après les politesses d'usage, Boro et Albina prennent la route et en pénétrant dans le souterrain, ils découvrent le même univers que celui du métro parisien, avec de nombreuses et longues galeries pour aller à la rencontre du marquis, qui se trouve dans le poste de commandement. Il se promène dans le souterrain, rencontrant par moment des soldats. Boro arrive jusqu'au marquis, qui le prend pour l'un des leurs, ce à quoi répond Boro en sortant son appareil photos et qui commence à faire des clichés. Au cours de cette rencontre, Boro lui narre leur toute première rencontre au Select, mais également le fait qu'il connaisse ses activités. Le marquis est apeuré face à cet homme à la jambe boiteuse et ne sait pas quoi faire, à part obéir aux injonctions du jeune reporter.

Une fois avoir fait la morale au marquis, Boro regagne l'Aston Martin avec Albina qui est derrière le volant. Elle demande à Boro s'il a vu son mari. Non seulement il lui dit qu'il l'a vu, mais qu'en plus, ils ont discuté ensemble un petit moment et il lui précise que s'il donne des informations compromettantes à l'ennemi, il sera dans l'obligation de prévenir les autorités de son double jeu. Cependant, Boro s'inquiète pour la marquise car il est fort possible que marquis apprenne sa présence dans les environs, mais Albina rassure le jeune photographe sur ce point. Les deux compères regagnent Paris. Elle dépose Boro à proximité de son domicile et celui-lui demande si elle a acquis l'Aston Martin. Elle lui répond par la négative et aussitôt celui-ci annonce sa volonté de l'acheter, ce qui étonne la jeune femme car Boro ne peut pas conduire avec sa jambe invalide. Alors que la voiture est stationnée en bas de la rue où se trouve l'appartement de Boro, celui-ci hèle un taxi pour que la marquise puisse rentrer chez elle, en lui demandant de le prévenir quand elle aurait des nouvelles sur le canon 75. Une fois Albina partie, il reste un long moment dans la rue, l'air songeur avant qu'une voix familière le ramène à la réalité. C'est Prakash qui l'appelle depuis le dernier étage de l'immeuble. Boro lui demande de descendre avec les autres pour leur montrer son dernier achat, dont la finalité de la transaction se fera le lendemain. Ils sont étonnés par bolide, mais comme Boro ne peut pas la garer, il demande à Prakash de bien vouloir le faire. Il prend le volant en demandant à Boro, Gaucho et Ràth de prendre place à bord pour aller la garer... à Deauville.

Pendant quinze jours, Boro et Prakash parcourent la France à bord de l'Aston Martin. Après avoir passé quelques jours en Normandie, les deux confrères prennent la direction de la Côte d'Azur où ils passent des très bons bons moments. Cependant, Boro téléphone tous les jours à la marquise d'Abrantès pour avoir des nouvelles des mouvements de son espion d'époux. Mais après quinze jours d'évasion, ils doivent regagner les pavés parisiens où leurs activités les attends. A son retour, Boro se rend au Bourget pour faire un reportage sur les trois aviateurs qui vont tenter la traversée de l'Atlantique Sud à bord de La Croix du Sud, un Latécoère 300. Mais le directeur du Paris-Soir, Pierre Lazareff, lui demande de faire un reportage sur Léon Trotski, qui est réfugié à Barbizon. Boro travaillant avec un Leica, il sera plus facile pour lui de faire un bon reportage photo lors d'une conférence de l'ancien compagnon de Lénine. Trotski craignant un assassinat, refuse la présence de photographes lors de ses conférences. Mais à Copenhague, un jeune photographe travaillant sous le nom de Capa a fait un très bon reportage deux ans avant : celui-ci travaille avec un Leica. Boro accepte la proposition du directeur de Paris-Soir et il se rend à Barbizon en compagnie d'autres professionnels de l'information. Alors qu'il est de retour à Paris, éclate l'affaire Stravisky dont il prend des clichés des différentes manifestations et des débats passionnés au Palais-Bourbon. Cette affaire n'allait pas à faire sauter le gouvernement en place. Quelques jours plus tard, Boro reçoit un coup de fil d'Albina d'Abrantès pour l'informer que le marquis allait se rendre à Berlin car il a rendez-vous avec l'un de ses commanditaires. A cette annonce, Boro devient blanc, car il avait en tête la mise en garde de sa cousine. Mais il s'imagine déjà dans ses bras. La marquise lui donne l'heure du train départ à destination Berlin pour le soir-même. Il téléphone à Prakash pour venir le rejoindre chez lui avant de joindre l'Angleterre et Julia Crimson par téléphone.

A Berlin, Friedrich von Riegenburg, plus triomphant que jamais avec sa fonction d'adjoint auprès du ministre de la Propagande qu'est Joseph Goebbels, se présente chez Mariyka de manière très officielle. Avant d'aller rejoindre la maîtresse de maison, il discute avec frau Spitz pour avoir des nouvelles du l'individu qui a prit ses quartiers dans le grenier de la jeune femme. Il lui dit de continuer son travail de filature avant de se rendre dans le salon où se trouve Maryika. Cette dernière n'est pas surprise de le voir ici, en vue de sa fonction auprès du ministre de la Propagande. Il annonce à Maryika qu'elle est invitée par Joseph Goebbels en personne à la fête que celui donnera, le lendemain soir, pour célébrer les noces entre le cinéma allemand et le gouvernement national-socialiste dont elle sera le symbole, et Friedrich von Riegenburg s'est engagé auprès du ministre pour que la jeune femme soit présente. Maryika exprime son dégoût pour le régime, ses vus sur le cinéma allemand, et sa politique un peu trop nationaliste à son goût. Bien qu'il soit au courant de la chose, Friedrich von Riegenburg demande poliment, mais fermement, à la jeune femme de modérer ses propos sur le régime en place et d'obtempérer à sa demande. Il lui rappelle qu'il a les moyens de briser sa carrière en Allemagne en la faisant arrêter, chose dont la jeune femme est parfaitement au courant. Il quitte la jeune femme après que son chauffeur lui ait rappelé son prochain rendez-vous.

Boro arrive le lendemain dans une ville de Berlin enneigée et va prendre place au café Schön, le lieu où le marquis d'Abrantès a rendez-vous avec son commanditaire. Il lit tous les journaux qu'il trouve au café et il constate avec surprise que la presse allemande est très orientée pour le parti en place et elle le met en valeur, ainsi que les valeurs défendues par le parti national-socialiste. Mais à quinze heure trente, les hauts-parleurs font sonner une musique militaire et tous les occupants du café stoppent leurs activités. La musique fait place à un discours du Führer qui est écouté religieusement par l'assistance. Boro n'en crois pas ses yeux : les occupants du café sont en transe à l'étude du discours du Guide. Une musique clos le discours du chancelier avant que celle-ci fasse place à l'hymne national du parti nazi. Quelques minutes plus tard, Boro remarque que le marquis d'Abrantès se présente au café et se dirige vers une table à l'écart, mais dont la lumière plaît à Boro pour des questions de développement de la pellicule. Cependant, il est surpris de voir le marquis les mains vides. Quelques minutes plus tard, arrive un homme blond de grande taille qui s'installe aux côtés du marquis. Boro reconnu en lui l'inconnu qui figure sur le cliché qu'il avait chez le photographe Hoffmann lors de son passage à Munich. Boro les prend discrètement en photo, alors qu'ils sont en grande discussion sur un sujet dont il ne peux entendre les mots. L'homme laisse une liasse de billets avant de quitter les lieux, suivi du marquis. Boro leur emboîte le pas en dissimilant sa canne dans son long manteau. Il est surpris de voir que ce n'est pas le marquis qui prend place au bord de la Duesenberg et il remarque que le bouchon du radiateur de celle-ci était le buste de Rodin appartenant au peintre japonais Foujita et que Scipion, le chaufeur d'Ettore Bugatti voulait récupérer en prenant en poursuite la voiture de Gary Cooper, il y a de cela deux ans. Et ce buste,que Boro avait reconnu sur les gants du marquis, quand il s'était introduit dans ses appartements, est l'emblème de L'Ordre de Parsifal.

Comme Boro se trouve en Allemagne, il décide de rendre une petite visite de courtoisie à sa cousine, Maryika. Berlin est toujours couverte d'un manteau blanc et quand Boro se présente chez sa cousine, il est accueilli par frau Spitz qui refuse de le laisser dans un premier temps tant qu'il n'aura pas décliné son identité. Au lieu de cela, il annonce qu'il vient de Paris et cela met la puce à l'oreille de la gouvernante qui l'introduit alors dans le salon. En attendant la maîtresse de maison, Boro retire la pellicule de son Leica et pose de dernier sur la cheminée. Il se dirige vers la fenêtre pour observer la ville recouverte de son manteau de neige blanche. Maryika pénétré dans le salon, et ni l'un ni l'autre n'ont la force d'aller vers l'autre. Boro, qui connaît parfaitement sa cousine, sent que quelque chose ne pas pas en l'observant et à sa façon de l'accueillir. Elle dit à son cousin qu'elle lui avait demandé expressément de ne pas venir en Allemagne car ses jours sont en danger, avant de lui raconter ses mésaventures avec les SS à Munich et ensuite à Berlin, et du rôle de Friedrich von Riegenburg dans le processus. Elle dit aussi à son cousin qu'elle est surveillée par les nazis depuis qu'ils sont au pouvoir et que frau Spitz fait partie de cet appareil de surveillance. D'ailleurs, frau Spitz quitte son service pour aller faire son rapport, comme Maryika le fait constater à son cousin. Mais quand il lui demande de la renvoyer, elle lui fait comprendre que cela est impossible car une autre viendra la remplacer aussitôt. C'est à ce moment-là que Dimitri sort de sa cachette. Maryika fait les présentation entre les deux hommes, mais Boro fait mine de ne plus se souvenir de ce jeune homme qu'il avait aidé à Munich.

Maryika, pour briser la glace que les événements avaient mis entre eux, invite son cousin dans un restaurant hongrois, le pays de leur enfant que ni l'un, ni l'autre ne regrettait, bien que Maryika y a encore des attaches avec la présence de ses parents. Boro raconte à sa cousine l'enquête qu'il mène depuis quelques mois sur une organisation criminelle ayant des ramifications dans toute l'Europe et qui l'a conduit jusqu'à Berlin, sans oublier l'épisode de la ligne Marigot dont les plans doivent sûrement être dans la Duesenberg que le grand blond a prise pour quitter le café Schön. Il dit aussi à sa cousine qu'il connaît quelqu'un prêt à voler la voiture pour y récupérer un objet de précision pour lui. Maryika prend difficilement au sérieux le projet de vol de la voiture par son cousin, car non seulement il ne peut pas conduire avec sa jambe malade, mais qu'en plus, tous les nazis présents à Berlin doivent être à sa recherche, chose dont Boro ne se soucie guère. Boro demande à sa cousine où elle irait si elle devait quitter l'Allemagne, et celle-ci répond en Amérique où elle pourra poursuivre sa carrière. Boro lui propose de venir s'installer à Paris pour être de nouveau réunis. Arrive dans le restaurant Barbara Dorn, la doublure de Maryika qui lui ressemble beaucoup physiquement. Elle est accompagnée et Boro lui offre un siège, ignorant son compagnon. Comme il sait qu'elle a fait ses études à Paris, il lui parle de Paris et de la Côte d'Azur en France. Maryika, connaissant très bien son cousin, le soupçonne de vouloir séduire son amie en lui parlant dans une langue que ne connaît le compagnon de la jeune femme, et qui est irrité par la situation. Maryika, furieuse par le comportement de son cousin annonce sèchement qu'elle va rentrer et Boro, quittant la jeune doublure, sans vraiment faire attention que celle-ci a réglé la note du restaurant, qu'il voulait faire passer pour une note de frais auprès de l'employeur de sa cousine. Boro demande le gîte à sa cousine qui accepte qu'il passe la nuit dans le salon. En entrant dans l'appartement, et voyant de la lumière dans le salon, Maryika demande à Boro de se conduire convenablement car frau Spitz est présente. Quand ils pénètrent dans le salon, Boro est surpris de tomber nez-à-nez avec le grand blond du café Schön, qui joue avec son Leica.

Friedrich von Riegenburg, Maryika et Blèmia Borowicz dans la même pièce. Bien que la jeune femme soit étonnée de le voir à une heure aussi tardive, Boro est ravi de tomber sur cet homme qui fait des misères à sa cousine. Il leur explique que si l'Ordre de Parsifal est une organisation nationaliste ayant des ramifications dans de nombreux pays européens, il a mis en scène, avec la complicité du marquis d'Abrantès, la mission d'espionnage de ce dernier sur la ligne Maginot afin de conduire Boro sur une mauvaise piste pour le faire venir en Allemagne. Cette mise en scène a pour but de faire pression sur Maryika Vremler afin qu'elle participe à la fête d'intronisation d'Adolf Hitler, organisée par Joseph Goebbels, le ministre de la Propagande du régime, car la population de la jeune femme dans le cinéma allemand est important. Si elle refuse, la vie de son cousin est en jeu car Friedrich von Riegenburg, toujours avec l'aide du marquis qui aurait bien voulu se débarrasser du reporter, a monté un stratagème qui consiste à dire que les deux cousins, avec l'aide de Dimitri qui a été enfermé dans son grenier par frau Spitz, sont des espions à la solde des Soviets et qu'ils seront traités comme tel par leur deux pays de résidence. Si l'inquiétude de Maryika est palpable, Boro joue avec le Prussien, bien qu'il n'en mène pas large non plus. S'il sait qu'il est dans une situation délicate, rien n'est perdu pour lui car Friedrich von Riegenburg, s'il n'ignore pas la présence du jeune homme au café Schön, ne sait pas qu'il a des clichés pour le moins compromettants. Cependant, le jeune homme a conscience qu'il a perdu une manche, mais pas la bataille. Il dit à sa cousine d'accepter la proposition du Prussien et ce dernier demande à Boro de faire un reportage photo qui symbolise les fiançailles de la jeune star montante du cinéma allemand avec la Grande Allemagne. Après cela, Maryika demande à son hôte de quitter les lieux.

Les deux jeunes gens sont face à une impasse. Mais Boro ne se démonte pas. Il ne voit qu'une seule solution pour se tirer de ce mauvais pas, c'est de prendre la fuite le plus rapidement. Maryika proteste car elle ne veut pas abandonner Wilhelm Speer dans la tourmente, mais Boro refuse qu'elle reste un jour de plus dans ce pays et donner sa caution à un régime qu'elle répugne. Il réfléchit pour mettre un plan en place et il demande l'aide du jeune communiste, qui la lui accorde après que Maryika l'ai libéré de sa prison au grenier. Boro lui donne un morceau de papier sur lequel figure un nom et un numéro de téléphone et il précise au jeune homme de dire à son interlocuteur que « Borop'tit a retrouvé le bronze de Rodin ». Il comprendra le message.

Elsa

Edito

Bonjour, lecteur!

Bienvenue sur cette nouvelle édition du mag :)

Nathaniel nous parle de son idée dans la rubrique "jeux vidéos"

Evasive nous livre les confessions du micro-trottoir

Angeeeel décrypte 15 idées reçues sur le café

Amazones nous parle de Don Quichotte

Eloba nous met l'eau à la bouche, ou pain sur la planche, au choix

Evasive nous rapporte les paroles de stars.. Exclusivement féminines ce mois-ci

Zalazalée nous parle du yoga

Nathaniel nous offre une autre séance de japonais

Zalazalée se relance dans la jungle des Tumblr

Noisettes nous revient avec sa rubrique littérature

Bonne lecture! :)

Evasive

Micro trottoir

Bonjour le monde, nous allons poursuivre notre sujet !

Ça , je n'aurais jamais cru le faire !

Cécile, 38 ans : J'ai eu une aventure avec un homme marié.

On m'aurait dit un jour que, moi, je vivrais ça , j'aurais éclaté de rire.

Impossible ! Pas par principe, mais parce que je trouve la situation glauque !

Et pourtant , ça m'est tombé dessus, ça a duré 4 mois..... C'était fort mais, aujourd'hui, je ne recommencerais pas....Enfin, je crois .

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Anne, 41 ans : je suis devenue chef.

...Une vraie de vraie, avec 15 personnes sous mes ordres qui doivent faire gagner de l'argent à la grosse banque pour laquelle nous travaillons.

Jamais je n'aurais imaginé atteindre de telles responsabilités ! A force d'entendre mes profs répéter que j'étais bonne à rien et ma mère que j'étais trop gentille, j'avais bien failli les croire !

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Emma, 40 ans: J'ai blogué sur....des couches culottes.

Quand mes copines ont commencé à avoir des enfants et à ne parler que de ça, j'ai cru que j'allais devenir folle. Je me suis promis que lorsque je serais maman, jamais je n'infligerais cela à qui que ce soit.

Et puis, j'ai eu des jumeaux. Et je suis devenue pire que toutes mes copines réunies. J'ai même fait un blog sur lequel j'ai posté tous les détails de leur vie.

Je suis allée jusqu'à poster des photos de leurs couches pour avoir l'avis d'autres maman. Quand je regarde le blog aujourd'hui, j'ai honte. En même temps, j'avais plus de 2.000 visiteurs par jour, alors quelque part, ça ne devait pas être totalement inintéressant !

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Judith, 38 ans: J'ai arrêté de fumer .

Après 5 tentatives, d'accord....mais j'y suis arrivée ! Et honnêtement, je ne pensais pas pouvoir tenir, Je suis super fière....Et si moi j'ai pu le faire, tout le monde est capable de réussir, croyez-moi !

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Marilyne 34 ans: J'ai planté mon mariage.

Je crois que c'est à cause de la série " Friends"... Le tout premier épisode où Rachel s'enfuit de son propre mariage, j'ai dû le voir 10 fois, dont les 8 dernières durant les 3 mois qui ont précédé mon mariage.

Mon fiancé était un homme bien sous tous rapports mais en arrivant à l'église, dans ma robe à 2.500€, j'ai paniqué et j'ai fait un truc impensable. je lui ai envoyé un SMS pour m'excuser et j'ai demandé à ma demoiselle d'honneur de me conduire à la gare.

Je suis montée dans le premier train et j'ai atterri à Marseille, où je suis restée chez un ex pendant une semaine, le temps que mes parents se calment , enfin ....tout le monde !

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Nathaniel

Jeux vidéo

Amis lecteurs, amies lectrices.

Vous vous demanderez sans doute quel diable a piqué Nathaniel pour réinstaurer la défunte rubrique jeu vidéo, et surtout pourquoi il n'a pas écrit une seule ligne sur le sujet pour l'exemplaire du mag' que vous êtes en train de lire.

Ne vous affolez pas, gardez votre calme, toutes vos questions auront une réponse.

Pour cette rubrique un peu spéciale, Nathaniel aura besoin de votre collaboration. Je sais je vous entends d'ici :

BOUUUUHHH, on ne va pas écrire à ta place, tu es assez payé pour ça* . En fait, c'est plus simple que cela: vous n'allez ni plus ni moins que de choisir ** le thème de la rubrique: à votre charge de me proposer des thème généraux (les chiens, les chats, l'espace, etc... et je composerai autour ma rubrique. Pour me proposer un thème vous pouvez me contacter par MP ou en commentaire à la suite de ce sujet.

C'est fort, hein. Bon par contre, aussi fort sois-je, essayez de choisir des thèmes un peu généraux et pas trop pointus, histoire qu'il puisse y avoir de la matière.

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* En fait pas assez. Oui j'en profite pour faire passer un message au grand manitou et à la redactioneuse et tyran en chef. Sans blague, je ne peux plus payer le loyer, et j’achète mes raviolis en boîte par crédit. Je dois pédaler pour avoir de l’électricité et fifi mon serin empaillé est mort de faim (bon en fait le chat l'a bouffé, preuve que lui aussi avait la dalle)

**je suis pas sûr de la tournure de cette phrase mais je m'en fiche vu ce que l'on me paye

Angeeeel

Mode/beauté - Mag 41

Lecafé et ses idées reçues : Info ou Intox ?

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Bonjour à toutes et à tous.

Ce mois-ci je vous propose un petit article assez différent de mon"domaine" habituel. Adepte du café et de ses multiples saveurs j'ai voulu partager avec vous ce que l'on dit sur le café et faire la chasse aux idées reçues.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, faisons "connaissance" avec le café. Connu depuis l'antiquité , le café est une boisson obtenue à partir des graines du caféier. Considéré comme ayant son berceau au cœur de l’Éthiopie, le café pousse dans les régions tropicales et subtropicales, dans une zone comprise entre les tropiques du cancer et du capricorne.

Les européens découvrent cette boisson au XVIème siècle grâce aux ottomans et à leur expédition en Égypte en 1517. Son sucées sera total et immédiat.

Des1615, le café se diffuse sur l'ensemble du continent , 5 ans après le thé et de nombreuses années après le cacao. Venise sera incontestablement le lieu où la consommation du café sera la plus répandue . Il sera également fortement consommé à la Cour du roi Louis XIV où il fera son entrée officielle en 1669.

De la légende à l'Histoire, le café n'en demeurera ainsi pas moins une préparation répandue et appréciée. Après le cacao et le thé, le café acquiert lui aussi ses lettres de noblesse.

Après ce point « historique » sur l'apparition du café dans nos produits de consommation entrons dans le vif du sujet.

Info ou Intox : 15 idées reçues sur le café.

1/le café est mauvais pour le cœur

FAUX.Ce n'est pas parce qu'il contient de la caféine, substance reconnue pour accélérer le rythme cardiaque, que le café est mauvais pour le cœur. Plusieurs études américaines ont démontré que la consommation de café n'augmentait pas le risque d’arythmie cardiaque.Pour le docteur Bruno Schnerbert, cardiologue, « le café ne doit pas être interdit même en cas de pathologies cardiaques. Il faut simplement se limiter à 3 ou 4 tasses par jour.

2/le café fait maigrir

VRAI.On trouve de la caféine dans de nombreuses crèmes amincissantes… et ce n’est pas pour rien ! En effet la caféine active la lipolyse, c’est-à-dire la destruction des graisses. La caféine stimule l’organisme, qui brûle alors des calories, donc des graisses. Conclusion : la caféine, composante majeure du café, facilite bien la perte de poids.

3/le café contient plus d'antioxydants que le thé.

VRAI.Même si le thé est une boisson très réputée pour sa richesse en antioxydants (d’où ses bienfaits anti-âge, anti-cancer…), le café (plus précisément ses grains) en contiendrait encore plus !En effet, selon la Société française des antioxydants, une tasse de café en contiendrait 200 à 550 mg, contre 150 à 200mg pour la même quantité de thé.

4/le café améliore la mémoire

VRAI.Riche en caféine, le café stimule le système nerveux central ce qui améliore la vigilance mentale, l’attention et facilite la mémorisation ! Selon une étude publiée par l’Inserm en 2007 et menée auprès de 4 197 femmes, la consommation d’au moins trois tasses de café par jour réduirait de 30% le risque de déclin cognitif. ( A partir de 80 ans le taux de diminution des risques serait de 70% )

5/Le café rend dépendant.

FAUX.Même s’il a déjà été observé que l’arrêt du café pouvait entraîner l’apparition de symptômes caractéristiques du sevrage (maux de tête, irritabilité, sensation de fatigue), on ne peut pour autant affirmer qu’il rend (plus précisément la caféine qu’il contient) dépendant. Des recherches publiées en 2000 et 2001 ont d’ailleurs démontré que sa consommation (à des doses allant jusqu’à cinq tasses en une prise) n’activait ni le métabolisme, ni la libération de dopamine (molécule du plaisir) dans le cerveau.Un phénomène spontanément activé après la prise de drogues comme la cocaïne, l’amphétamine et la morphine.

6/Le café soulage les maux de tête.

VRAI.Mal de tête ou migraine, pour se débarrasser de ces douleurs, rien de tel qu’une tasse de café ! Pourquoi ? Un, parce que la caféine qu’elle contient favorise la constriction des vaisseaux sanguins, en opposition à la vasodilatation et à l’augmentation de la pression sanguine associées au mal de tête et à la migraine. Deux, parce que la caféine potentialiserait l’effet des analgésiques (aspirine, paracétamol…) pour un effet antidouleur optimal ! La caféine entre d’ailleurs dans la composition de nombreuses spécialités pharmaceutiques antidouleur.

7/le café facilite la digestion.

VRAI.Même si le café est souvent accusé d’entraîner des troubles digestifs, des scientifiques ont prouvé le contraire ! Ainsi,en 2001, une étude menée auprès de dix volontaires a démontré que l’ingestion de 280 ml de café n’entraînait ni douleurs, ni nausées, ni ballonnements. Une autre étude menée en 1990 auprès de 99 personnes a même annoncé que 29% des participants avaient rapporté une amélioration de leur transit suite à l’ingestion de café.

8/le café empêche de dormir.

VRAI.Parce qu’il stimule le système nerveux central, le café (plus précisément la caféine qu’il contient) maintient l’organisme en état d’éveil. En clair, si vous n'en buvez même qu’une à deux tasses avant le coucher, vous aurez des difficultés et des retards à l’endormissement… jusqu’à trois heures après la prise ! Si la consommation de café dépasse quatre tasses, ces difficultés d’endormissement seront associées à une mauvaise qualité du sommeil.L’impact de la caféine sur le sommeil peut varier d’une personne à l’autre. Les effets sont en général plus prononcés chez les consommateurs occasionnels.

9/Le café favorise l'hyper tension

FAUX.Même si la caféine présente dans le café peut augmenter temporairement la pression artérielle, ce n’est pas pour autant qu’elle favorise l’hypertension. "Une forte consommation de caféine, c’est-à-dire au-delà de cinq tasses par jour, augmente la pression artérielle mais de manière négligeable. Il n’y a donc aucune raison d’interdire sa consommation. On peut très bien boire du café tous les jours en quantité raisonnable (3à 4 tasses maximum) sans qu’il y ait de risque pour la tension artérielle" confirme le Dr Bruno Schnebert. D’ailleurs, à ce jour, aucune étude scientifique n’a significativement démontré que le café pouvait être responsable d’hypertension.

10/le café favorise l'ostéoporose.

FAUX.Parce que la caféine augmenterait la perte de calcium via les urines, le café a été accusé de favoriser la décalcification des os, donc l’ostéoporose. Or, au travers des multiples études menées sur le sujet, les chercheurs ont pu conclure que la perte de calcium était minime et qu’une consommation modérée de café (3à 4 tasses quotidiennes) n’avait pas d’impact significatif sur le risque de fracture ostéoporotique. Pour les gros buveurs de café (plus de 5 tasses par jour), "il est conseillé d’augmenter la consommation de laitages et d’aliments riches en calcium", préconisent Marie-France Six,diététicienne.

11/le café protège du diabète.

VRAI.En 2009, des chercheurs australiens ont démontré que boire une tasse de café par jour réduisait le risque de diabète de type 2 de7%, et en boire 3 ou 4 de 25% ! En 2006, des recherches menées sur 29 000 femmes ont avancé que celles buvant beaucoup de café diminuaient de 22% leur risque de diabète. La même année, une autre étude réalisée sur 17 413 sujets a démontré que consommer au moins 3 tasses de café par jour réduisait de 42 % le risque de devenir diabétique. Si les mécanismes d’action de ces bienfaits ne sont pas encore clairement identifiés, les scientifiques penchent pour une action conjuguée de la caféine et des polyphénols (antioxydants) du café.

12/le café « protège » du cancer.

VRAI.Riche en antioxydants, des composés qui combattent les radicaux libres favorisant la maladie, le café protègerait du cancer. Des chercheurs japonais ont ainsi souligné auprès de 61000 personnes que sa consommation, à raison d’une tasse par jour, réduisait le risque de cancer du foie. Une étude américaine publiée en 2009 a, elle, mis en évidence que les hommes buvant au moins six tasses de café par jour avaient 19% de risque en moins de développer un cancer de la prostate.

13/Le café prévient la maladie de Parkinson.

VRAI. Selon deux études américaines publiées en 2001, le café pourrait prévenir l’apparition de la maladie de Parkinson. La première,menée sur plus de 8000 sujets, a démontré qu’un taux élevé de caféine (au-delà de 4 tasses par jour) diminuait le risque de survenue de ladite maladie. La deuxième portant sur 200 malades parkinsoniens a souligné qu’il y avait un retard d’apparition des symptômes chez les gros buveurs de café. Enfin, en 2002, une compilation de 13 études a démontré que le risque de développer la maladie était inférieur d’un tiers chez les consommateurs de café. Pour les scientifiques, la caféine freinerait la disparition de la dopamine dans le cerveau, symptôme associé à la survenue de la maladie de Parkinson.

14/Le café améliore les performances physiques

VRAI.Parce que la caféine, substance principale du café, possède un fort effet stimulant et qu’elle augmente la force de contraction des muscles, elle est reconnue pour améliorer les performances physiques. "On observe qu’elle augmente les performances sur les épreuves de longue distance, comme le marathon [...] et qu’elle a un effet positif lors des efforts très intenses comme les courses de 1 500 mètres", explique le Pr François Carré, médecin du sport au CHU de Rennes dans un entretien accordé à la revue Santé et Café News.

15/Café : toujours la même dose de caféine ?

FAUX.Robusta, expresso, arabica… Selon son mode de préparation et son lieu de terroir d’origine, le café ne contient pas la même dose de caféine. Ainsi, selon l’Institut français de nutrition :

-une tasse de robusta de 150ml contient 150 à 250 mg de caféine

-une tasse d’arabica de 150ml contient 50 à 120mg de caféine

-une tasse de décaféine de 150ml contient 1 à 6mg de caféine

-une tasse de café filtré 150ml contient 60 à 180mg de caféine

-une tasse de café soluble de 150ml contient 40 à 120mg de caféine

-un expresso de 33ml contient 40 à 110 mg de caféine.

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Cuisine

Le pain

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Le pain est l'aliment de base de nombreuses sociétés. Il est fabriqué à partir de farine, de sel et d'eau.

Lorsqu'on ajoute levain ou levure, la pâte du pain subit un gonflement dû à la fermentation. On attribue généralement l’invention du pain au levain aux égyptiens.

La farine provient principalement de céréales: blé, épeautre, seigle et sarrasin. On peut y ajouter d’autres farines : orge, maïs, châtaigne, noix…

Sans ajout de levain ou levure, le pain est dit « azyme ».

Les Grecs ont développé le métier de boulanger et confectionnent plus de 70 variétés de pain, en utilisant, pour faire lever la pâte, des levures issues du vin et conservées dans de petites amphores.

Les principaux types de pains

L’Encyclopédie de Diderot recense une trentaine de noms de pains, parmi lesquels nous trouvons :

• Le boulot

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• la faluche, en Flandre

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• La fouée, en Touraine

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• la fougasse, dans le Midi

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• la gâche de Normandie ou la gâche de Vendée

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• Le pain au levain

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• Le pain azyme

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• Le pain bûcheron

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• Le pain de campagne

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• Le pain épi

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• Le pain Napoléon, à Cherbourg

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• Le pain polka

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Dans les pains fantaisies peuvent être incorporés des noix, des châtaignes, des morceaux de lard… Ils ont des formes variées.

Les pains sont classés en fonction des farines utilisées :

• Pain bis

• Pain blanc

• Pain complet

La législation française classe les pains selon leur composition et leur technique de fabrication : pain de tradition française, pain maison, pain au levain, pain cuit au feu de bois, pain à l'ancienne, pain de campagne, pain de seigle, pain de son, pain de froment, pain courant français.

Les pains spéciaux

• Bagel

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• Pain à la grecque : spécialité bruxelloise

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• Pain au gluten

• Pain au lait (il ne s'agit en fait pas de pain mais d'une viennoiserie)

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• Pain au son

• Pan bagnat

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• Pain brioché ou brioche : fabriqué avec une pâte contenant des matières grasses, du sucre et des œufs

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• Pain brun

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• Pain complet : pain fabriqué avec une farine complète, c'est-à-dire contenant tous les éléments du blé. Il est riche en fibres et en sels minéraux

• Pain crestou : recette ancienne de l'Aveyron

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• Pain d'épices

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• Pain d'épeautre

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• Pain de campagne : appellation commerciale générique

• Pain de gruau

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• Pain de maïs

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• Pain de mie : préparé avec une pâte additionnée de matières grasses et de sucre.

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• Pain de munition : pain que mangent les soldats selon les usages et règlements de leur armée

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• Pain de seigle ; pain de méteil ; benoiton

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• Mantou : petit pain chinois qui n'est pas cuit au four mais à la vapeur

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• Pain maya

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• Pain noir : nom donné soit au pain de seigle ou au pain de sarrasin.

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• Pain pistolet

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• Pain pita : pain à la levure

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• Pain sans sel : sans ajout de sel à la fabrication, le pain sans sel contient néanmoins de 0,2 à 2,2 g de chlorure de sodium par kg

• Pain suédois

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• Pain tabouna : pain moyen-oriental cuit sur les parois du four

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• Pain viennois

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Il existe différents types de pain au travers le monde :

1. Feuilles de pain non levées

Il s'agit de minces feuilles de pain préparées traditionnellement par les femmes à la maison. La pâte non fermentée, faite de farine complète et d'eau, est étalée en une fine feuille soit avec un rouleau ou entre les paumes des mains. La cuisson peut se faire sur une plaque métallique ou sur la paroi d'un four. On se sert d'un bout de feuille de pain pour saisir un morceau de nourriture pour le manger. La feuille peut aussi servir à envelopper divers ingrédients.

- yufka / börek : les yufka sont des feuilles de pain turque, confectionnées traditionnellement à la campagne, à partir de minces feuilles de pâtes non levées, composées d'un mélange de farine, d'eau et de sel. On malaxe bien l'ensemble et on laisse reposer une trentaine de minutes. La pâte est ensuite étendue avec un long rouleau fin en une mince crêpe de 50 cm de diamètre et cuite sur une plaque de fer très chaude, en quelques minutes. Les feuilles de pain non levées yufka constituaient jusqu'à récemment l'aliment de base présent à tous les repas, dans la plus grande partie de l'Anatolie rurale.

On confectionne des sandwichs appelés dürüm, en enroulant des frites ou des boulettes de viande dans la feuille yufka, ou des feuilletés au fromage ou à la viande hachée, cuits au four, nommés börek.

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- ouarka / brick : elle est faite d'une pâte composée de farine (de froment et semoule de blé dur), d'eau, d'un peu de sel et d'huile. Après avoir bien mélangé l'ensemble jusqu'à obtention d'une pâte semi-liquide, on la laisse reposer de 30 minutes à quelques heures. Elle est ensuite étalée uniformément au pinceau sur une plaque chaude (ou sur une poêle) pour la faire cuire à feu doux, sur une seule face, sans la laisser dorer.

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- lavash : feuille de pain moelleux (ou sec) d'Iran (nān-e lavāsh), d'Arménie et de Turquie (lavaş), faite de farine et d'eau, sans levure. Les minces feuilles de pâte sont cuites sur les parois d'un four creux.

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- nân : feuille mince de pain cuite sur les parois d'un four, couramment consommé en Iran, Afghanistan, Ouzbékistan, Pakistan et Inde.

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- chapātī / rotī (suivant la région) : galette indienne confectionnée traditionnellement par les femmes à partir de farine, d'eau et d'un peu de sel. Après avoir bien pétri la pâte, on la laisse ensuite reposer. Juste avant les repas, des boules de pâte sont prélevées de la masse, farinée et abaissée entre les paumes des mains. La cuisson se fait ensuite à sec sur une plaque en fonte.

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- pains plats bicouches : le baladi en Égypte et la pita en Grèce et Turquie, ont la particularité de subir une violente expansion dans un four porté à très haute température qui provoque la séparation du disque de pâte en deux couches qui se gonflent comme une grosse bulle. À l'issue d'une cuisson de quelques dizaines de secondes, le pain s'affaisse mais le consommateur peut rouvrir la poche pour y fourrer la garniture de son choix.

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- tortilla / taco : la tortilla est galette mexicaine préparée traditionnellement à partir de maïs. Les femmes font cuire le maïs le soir dans une eau chaulée pour obtenir le nixtamal. Elles le laissent refroidir la nuit dans leur eau. Au petit matin, elles broient manuellement les grains humides sur la pierre à moudre en pierre basaltique (le metate) ou dans un petit moulin de type artisanal. Après avoir laissé la pâte (la masa) reposer, on la façonne entre la paume des mains dans une forme de galette arrondie. Les tortillas sont mises à cuire juste au moment du repas, sur une plaque chaude. Le taco est confectionné avec une tortilla garnie de divers ingrédients puis roulée.

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2. Pains de blé croustillants

Confectionnés à partir de farine de blé ou de seigle ou d'un mélange des deux, ils sont cuits directement sur la sole réfractaire d'un four.

Ce sont les pains de l'Europe du Sud :

- France : baguette, ficelle, pain de campagne, boule, miche

- Espagne : bollu preñau (pain des Asturies garni d'un chorizo), pan de Cruz de Ciudad Real (miche bombée à croûte lisse de Castille-La Manche), etc.

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- Italie : focaccia genovese (Ligurie) faite de farine, eau, sel, levure, orge (malt) et huile d'olive; parfumée, avec une croûte ambrée, elle était l'aliment de base des pêcheurs

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ciabatta (pain à la croûte savoureuse et tendre, avec un taux d'humidité élevé, que l'huile d'olive transforme en véritable gâteau, créé en Italie du Nord près de la ville de Côme), et pour les sandwiches le panino (pl. panini) etc.

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- dans le pourtour méditerranéen, on trouve aussi des pains croustillants en Grèce (koulouri κουλούρι) pâte de blé, façonné en couronne, recouvert de sésame), en Serbie (Đevrek), Turquie (simit pain à croûte, en couronne, semblable au précédent, vendu par les marchands ambulants au coin des rues), Égypte (shamsi ou pain soleil) etc.

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3. Pain de mie

Pains sans croûte, fabriqués industriellement, à partir de farine enrichie en matière grasse et sucre et cuits dans des moules, servant à faire des sandwichs.

La famille s'est considérablement élargie avec le succès mondial des restaurants fast-food : petits pains, buns…

4. Pains noirs

Confectionnés à partir de farine de seigle et fermentés au levain, ils comportent une mie sombre, très dense qui se coupe en tranches minces.

- Allemagne : au pays des pains noirs, le bauernbrot est le terme générique des pains à croûte noire, mâte et crevassée et au goût prononcé, le berliner Landbrot (pain campagnard de Berlin), le pumpernickel pain de seigle complet, sans croûte, de couleur noir chocolat, cuit au moule pendant au moins 16 heures

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- Russie : le borodinski est fait de farine de seigle et de froment de seconde catégorie et additionné de malt, de mélasse et de graines de coriandre, le darnitski est un pain à mie grise, moulé en petites briques et au goût aigrelé.

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- Danemark : rugbrød est un pain parallélépipédique, confectionné au seigle (dont le tiers de grains entiers) ensemencé au levain, additionné de babeurre

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- Islande : le rúgbrauð est un pain de seigle sans croûte, à la saveur douce et le hverabrauð « pain de source chaude », pain noir de seigle moulé, initialement cuit dans le voisinage des sources chaudes, enfouis dans le sable ou la boue

- Pologne : le chleb Musiorkiego est un pain de seigle au levain, à la croûte savoureuse, le chleb pradnicki le pain de Pradnick est fait de seigle et de 25 % de froment, ensemencé de levain de seigle

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- Estonie : le rukkileib pain de seigle, ensemencé de levain de seigle (keet), cuit au moule

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- Suisse : le « pain de seigle valaisan » est une grande miche ronde et assez plate, faite de pure farine de seigle au levain; c'est le pain des montagnes qui se conserve pendant tout l'hiver

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5. Pains frits

Pains qui ne sont pas cuits au four mais frits, on les rencontre en Afrique et en Asie centrale .

- Tibet : le kura est un beignet sec, préparé à l'occasion des fêtes du Nouvel An ou d'un mariage, en forme d'un nœud sans fin.

- Mongolie : les boorcog sont des petits beignets frits en forme de boudin, fabriqué avec de la farine de blé, de l'eau et du beurre rance

- Hongrie : le langos est confectionné avec de la farine de blé et de la purée de pomme de terre; il est frit dans l'huile. Les petits langos sont servis en restauration rapide en Hongrie et Autriche

6. Les pains pochés à l'eau ou à la soude puis cuits

Pains pochés à l'eau très chaude avant la cuisson.

- Allemagne, en Suisse en Autriche et en Alsace, les bretzels sont des pains décorés et noués. Elles sont composées d'eau, de farine, de sel et de levure de boulange, On le fait d'abord pocher à l'eau additionnée de bicarbonate de soude puis on le saupoudre de gros sel avant la cuisson au four.

- États-Unis : les bagels sont des pains en forme d'anneau, dotés d'une mie très dense et caoutchouteuse. Ils sont originaires d'Europe Centrale et Orientale et ont suivi les immigrants juifs en Amérique du Nord.

7. Les pains à la vapeur

Petits pains ronds, très blancs, moelleux, fabriqués à partir de farine de blé et cuit à la vapeur.

- Chine : le mantou est un petit pain rond, sans croûte, très moelleux, cuit à la vapeur qui a été longtemps un aliment de base en Chine du Nord

- Tibet, Ladakh : le tingmo est un petit pain cuit à la vapeur, semblable au mantou,

- Pologne (Poznan) : le kluski na parze est un genre de beignet confectionné de farine, d'eau et de levure, additionnées d’œufs et de lait. Ils sont cuits à la vapeur au-dessus d'une marmite d'eau bouillante.

8. Les pains secs

Pains cuits deux fois, pour leur assurer une longue conservation.

- Suède et pays scandinaves : le knäckebröd est un pain croquant suédois; c'est une feuille de pain sec, traditionnellement à base de seigle, qui peut se conserver très longtemps. Après une première cuisson de 5 minutes, les knäckebröds sont repassés ensuite au four à chaleur basse (50 °C) jusqu'à complet dessèchement

- Croatie : le baskotin est un pain sucré, très dur, confectionné à l'origine par les Bénédictines du couvent Sainte-Margherite ; ce sont des tranches de pain de blé qui ont été remise au four

- France : la biscotte (de l'italien bis-cotto « cuits deux fois »), le terme de biscotte est attesté depuis le XIVe siècle; il est mentionné en 1873 par Jules Gouffé, dans son ouvrage de patisserie

- Allemagne : le zwieback (de l'all. zwei « deux » et backen « cuit »), originaire de la Prusse orientale, il fut emmené par les Mennonites en Russie.

- Grèce : le paximadi est un terme générique pour tout un éventail de pains cuits deux fois. Le paximadi crétois au seigle ou à l'orge est à la base du régime crétois. Une spécialité crétoise est l' eptazymo, pétri 7 fois et cuit deux fois, confectionné à partir de farine de blé et de pois chiche

- Sardaigne : le carasau était préparé par les femmes à partir de semoule, de farine de blé ou parfois d'orge. De fines feuilles de pâtes étaient cuites en deux fois.

9. Pains garnis et fourrés

- Italie (Naples) : la pizza ; la plus simple, la pizza margherita, est préparée en étalant sur la pâte à pain, une cuillère à soupe de tomates, de la mozzarella écrasée avec les mains, une ou deux feuilles de basilic frais, un soupçon d'huile d'olive; elle est cuite au four. Le plat des pauvres napolitains est devenu une gourmandise de pays riches du monde entier.

- France (Nice) : la pissaladière faite de pâte à pain, d'oignons cuits et de pissalat, crème de sardines et d'anchois salés

- Russie : pains fourrés bierrock

10. Pains sucrés et les pains rituels et ouvragés

Le pain pouvait s'enrichir d’œufs, de sucre, de miel et d'épices à l'occasion des fêtes civiles ou religieuses.

- Italie : le panettone est une brioche fourrée de raisins secs, confectionnée traditionnellement pour Noël

- Belgique : le cougnou était autrefois un pain viennois supportant la figurine « petit Jésus », confectionné pour la fête des enfants, la Saint Nicolas, le 6 décembre et à Noël

- Afrique du Nord : la mouna est une brioche en forme de dôme de la cuisine pied-noir, originaire d'Oranie, confectionnée pour les fêtes de Pâques

Les expressions

• Compagnon : littéralement, la personne avec (cum en latin) qui l'on partage son pain (panis en latin) ; de compagnon vient le mot « copain ».

• Mieux vaut pain en poche que plume au chapeau : tout ce qui est superficiel n'a pas de valeur réelle et ne nourrit pas.

• Être trempé comme une soupe : la soupe, à l'origine, ne désignait pas un bouillon, mais le pain que l'on trempait dedans, d'où l'expression.

• Manger son pain blanc : avoir le meilleur de quelque chose, sous-entendu en attendant l'arrivée du moins bon. L'expression opposée est manger son pain noir.

• Ça ne mange pas de pain : se dit d'un acte sans conséquence grave, ou qui consomme peu de ressources essentielles.

• Bon comme du bon pain : qualifie une personne incapable de malveillance.

• Retirer le pain de la bouche : empêcher de gagner sa vie.

• Gagner son pain [quotidien] : exercer son métier, plus familièrement gagner sa croûte.

• Je ne mange pas de ce pain-là : se dit par une personne refusant de se mêler à une affaire qui lui semble étrange (l'affaire = le pain).

• Mettre un pain : frapper quelqu'un.

• Prendre un pain : avoir une amende ou endommager quelque chose.

• Il n'y a ni pain ni pâte au logis : se dit de quand il est temps de faire les courses.

• Réussir mieux en pain qu'en farine : terminer heureusement une affaire qui avait mal commencé.

• Avoir mangé plus d'un pain : avoir beaucoup voyagé.

• Il vaut mieux courir à la miche qu'au médecin : avoir un bon appétit est signe de bonne santé.

• Du pain et des jeux : ce que réclamait le peuple romain (panem et circenses), de la nourriture et de la distraction.

• Faire son pain : en tirer des revenus.

• Emprunter un pain sur la fournée : avoir un enfant avant mariage.

• Pour une bouchée de pain : réaliser un achat à très bas prix.

• Ca se vend comme des petits pains : c'est très populaire, ça se vend bien.

Petits pains lardons - comté

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Temps de préparation : 30 minutes

Temps de cuisson : 30 minutes

Ingrédients pour 15 petits pains:

- 500 g de farine

- 250 ml d'eau tiède

- 1 sachet de levure de boulangerie express

- 1 cuillère à soupe de sucre

- 1 cuillère à café de sel

- 100 g de gruyère râpé

- 150 g de lardons fumés

Préparation :

Préchauffer le four à 200°C (th 6-7).

Mélanger à l'aide d'une spatule, la farine, la levure, l'eau et le sel.

Couvrir avec un linge, et laisser lever la pâte 50 min dans un endroit tiède.

Une fois la pâte levée, ajouter le fromage et les lardons. Travailler la pâte jusqu'à ce qu'elle soit bien élastique.

Façonner des petites boules individuelles.

Les disposer sur la grille froide du four, recouverte d'un papier aluminium, et laisser gonfler 30 min.

Glisser dans le four pendant 15 min.

Saucisson de Lyon brioché

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6 Personne(s)

Préparation 45 min

Cuisson 1 h 45 min

Ingrédients

• 1 saucisson de Lyon cru

• 355 g de farine + une petite poignée

• 10 g de levure sèche

• 25 g de sucre

• 4 œufs

• 170 g de beurre

• 7 g de sel

Préparation

La veille, préparez la pâte à brioche : faites ramollir le beurre à température ambiante. Mettez la farine, la levure, le sel, le sucre et 3 œufs dans un saladier.

Travaillez à la main jusqu’à obtention d’une pâte ferme et élastique. Pétrissez 5 min. Ajoutez le dernier œuf. Pétrissez 10 min.

Incorporez alors le beurre en parcelles et travaillez bien la pâte. Laissez reposer 1 heure puis emballez la pâte dans du film alimentaire et laissez-la doubler de volume. Pétrissez à nouveau quelques secondes, emballez-la dans du film et placez au réfrigérateur jusqu’au lendemain.

Plongez le saucisson dans l’eau froide et portez à frémissement. Faites-le pocher 45 min puis égouttez-le, séchez-le et épluchez-le.

Préchauffez le four th.6/7 (190°C). Étalez la pâte sur un plan de travail fariné en un grand rectangle. Posez le saucisson au centre et saupoudrez légèrement de farine.

Repliez la pâte sur le saucisson et souder-la bien. Posez le saucisson en brioche sur une feuille de papier sulfurisé et dorez-le au jaune d’œuf battu avec un peu d’eau.

Enfournez le saucisson et faites-le cuire 1 heure. Servez-le découpé en tranches épaisses dès sa sortie du four.

bon ap' :p

Amazones

DON QUICHOTTE

DON QUICHOTTE

L'un des plus grands chefs-d'œuvre de la littérature a connu une fortune iconographique extrêmement importante, qui va de l'illustration la plus simple à l'interprétation la plus sublime.

DonQuichotte4_zpsc323500e.jpg de Salvador Dali

"J'aime celui qui rêve l'impossible..."......... Johann Wolfgang von Goethe

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L'œuvre a connu dans les arts graphiques une fortune si extraordinairement abondante que l'on se bornera à citer ici les gravures fantasmagoriques de Francisco Goya et de Gustave Doré ainsi que les croquis stupéfiante de Pablo Picasso.

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Les peintres se sont attachés à représenter de nombreux épisodes du roman comme on peut le voir, par exemple, dans la série complète de tableaux préparatoires aux tapisseries commandées pour le palais royal de Naples au XVIIIe siècle.

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Manufacture des Gobelins, Don Quichotte consulte la tête enchantée chez Don Antonio Moreno, tapisseries d'après un carton de Charles-Antoine Coypel, 1714-1734

Un cas tout à fait à part est celui d'Honoré Daumier, qui revient sur le sujet de manière presque obsessionnelle, et qui a créé l'iconographie la plus célèbre du personnages. Plus généralement, le motif qui a, davantage que tout autre, attiré les artistes est celui de Don Quichotte dans sa bibliothèque, qui permet non seulement de saisir le point de départ narratif de toutes ses aventures, mais aussi de rendre l'un des aspects satiriques et psychologies les plus importants de l'ouvrage, à savoir le fait que la folie de Don Quichotte se nourrit de livres et prospère dans la méditation solitaire suscitée par la lecture. De la construction imaginaire d'un monde parallèle résultent tous les contrastes avec la réalité prosaïque, souvent représentée par l'étroit bon sens de Sancho Pança (Lien).

DonQuichotte6_zpsafcace78.jpgStatue à Madrid de L. Coullaul en 1930

Ce n'est pas un hasard si l'autre image qui domine l'iconographie est celle du couple formé du maitre et du valet juchés sur leurs montures et engagés dans de continuelles conversations où chacun suit sa pensée et ne cède pas à la "folie" véritable ou supposée de l'autre.

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Ballet

Le premier ballet à s'en inspirer fut créé dès 1740 à Vienne par Franz Hilverding (et vraisemblablement remanié en 1768 par Jean George Noverre). L'Opéra de Paris suivit en 1743 avec son Don Quichotte chez la Duchesse, et après encore deux nouvelles chorégraphies pour la Scala de Milan avant la fin du siècle, la popularité de l'histoire ne fit que s'accroitre avec les années...

Le thème sera repris en 1801 à l'Opéra de Paris par Louis Milon (1766-1845) qui présente Le Mariage de Gamache où avec Auguste Vestris dans le premier rôle il met en scène pour la première fois avec succès les épisodes comiques, et lorsque Auguste Bournonville (1805-1879) monte en 1837 à Copenhague Les Noces de Gamache, il utilisera très largement le ballet français. Chorégraphié en Russie par Charles Didelot (1767-1837) en 1808, Don Quichotte parait l'année suivante en Angleterre produit cette fois par James Harvey d'Egville, puis se retrouve en 1839 en Allemagne, oeuvre de Paul Taglioni (le frère de Marie) dont l'oncle Salvatore présente sa version de l'histoire à Turin, suivie en 1845 par celle de Bernardo Vestris.

La plupart de ces créations mettaient en scène divers épisodes des premiers chapitres du roman de Cervantés, et le seul à puiser dans la seconde partie de l’œuvre avait été Louis Milon qui, avec l'aventure de Kitri et Basilio, introduisit l'argument que reprit en 1869 Marius Petipa lorsque, le directeur des Théâtres Impériaux ayant demandé à son chorégraphe de créer un nouveau grand ballet, celui-ci s'inspira de cette histoire d'amour mouvementée devenue avec le temps la référence.

La commande était destinée au théâtre Bolchoï de Moscou, un public sans sophistication dont les goûts en matière de ballet différaient sensiblement de ceux de la cité des tsars, et Petipa ne ménagera pas de ce fait les éléments comiques fort appréciés par la province: un groupe de danseuses habillées en cactus, une lune qui pleure de vraies larmes, un arlequin qui poursuit les rossignols armé d'une cage à oiseau, etc.. l'ambiance espagnole étant évoquée par diverses danses de caractère dont la célèbre danse des toreros.

DonQuichotte7_zps02a3c14c.jpg Ludwig Minkus (1826-1917)

http://www.youtube.com/watch?v=0n2Wqb28iR8

Composé sur une musique de Minkus, le ballet en 4 Actes fut présenté pour la première fois le 26 Décembre 1869, avec Anna Sobeshchanskaya (Kitri) et Wilhelm Vanner (Basilio), et redonné ensuite avec les même décors et la même partition le 21 Novembre 1871 à Saint-Petersbourg. Il s'agissait maintenant de satisfaire les goûts plus raffinés de la capitale, et le chorégraphe opéra une véritable ré-écriture de son ballet afin d'en offrir une version élargie et beaucoup plus élaborée: Cactus, lune en pleurs et chasse au rossignol disparurent, tandis que Minkus reçut commande d'un cinquième acte où apparut dans toute sa somptuosité la cour du duc et de la duchesse qui clôturait le ballet à Moscou.

Don Quichotte New-York en 1983

Don Quichotte fait aujourd'hui partie des grands classiques, monté dans le monde entier par de très nombreuses compagnies car le thème continua d'inspirer les chorégraphes du XXème siècle

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Livre

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"Dans un village de la Manche dont je ne veux pas me rappeler le nom vivait il n'y a pas longtemps un hidalgo de ceux qui ont la lance au râtelier... Il passait l'essentiel de son temps à la lecture, des lectures dites d'évasion, avec un goût prononcé pour les romans de chevalerie. Il y consacra d'abord ses journées, puis ses nuits... A force son cerveau s'étiolait, si bien qu'un jour il eut une bien curieuse idée: il alla annoncer à sa vieille jument qu'il rebaptisa Rossinante qu'il se faisait chevalier errant et qu'il partait pour l'aventure sauver des pucelles en détresse et affronter leurs geôliers. A lui les dangers, les victoires, et la gloire éternelle! Il venait de se choisir un nom: il s'appelle maintenant Don Quichotte"...

Second livre le plus vendu au monde après la Bible, les aventures de L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche (El Ingenioso Hidalgo don Quijote de la Mancha) sont l'œuvre de Miguel Cervantes Saavedra, dit en français Cervantès, contemporain du "Siècle d'Or" espagnol : Né en 1547 à Alcala de Henares, petite commune de la province de Madrid, il décédera le 23 Avril 1616 le même jour que Shakespeare (en apparence seulement, car le calendrier grégorien de l'Espagne catholique avait 10 jours de décalage avec son homologue julien de l'Angleterre anglicane).

Ce premier roman moderne qui parut en deux parties, la première en 1605 et la seconde en 1615, était destiné selon son auteur à mettre en évidence la stupidité des romans de chevalerie à la mode et à en dégouter les lecteurs, mais se révéla finalement une extraordinaire version du genre avec ses anti-héros qui vivent des non-aventures qui les rendent à chaque page un peu plus sages ...

Triomphe de l'imagination et de l'originalité, cette quête du bien et de la lumière où se côtoient sagesse et folie à travers des personnages hauts en couleur eut un succès retentissant que le temps n'a fait qu'embellir.

L'œuvre a connu une extraordinaire fortune figurative dans le dessin et la gravure jusqu'au XXè siècle et dans la peinture du XVIIè siècle au XIXè.

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478. Cervantes. Don Quichotte. 1605. In-4, mar. r. chiffres sur le dos et aux angles des plats, dent. int. tr. dor. (Trautz-Bauzonnet, 1850). Précieuse et rarissime édition originale de la première partie de ce roman. 7.420 fr.

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481. Segunda parte de Don Quixote (1615). In-4, mar. r. chiffres sur le dos et aux angles des plats, dent. int. tr. dor. Première et précieuse édition de la seconde partie, infiniment plus rare que la première, dit Salva. Le titre porte la mention manuscrite « Ce livre est à Daniel Dumonstier ». 2.550 fr.

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"Là-dessus ils découvrirent trente ou quarante moulins à vent, et, dès que don Quichotte les vit, il dit à son écuyer : "La fortune conduit nos affaires mieux que nous n'eussions su désirer, car voilà, ami Sancho Pança, où se découvrent trente ou quelque peu plus de démesurés géants, avec lesquels je pense avoir combat et leur ôter la vie à tous. - Quels géants ? dit Sancho. - Ceux que tu vois là, répondit son maître, aux longs bras, et d'aucuns les ont quelquefois de deux lieues. - Regardez, monsieur, répondit Sancho, que ceux qui paraissent là ne sont pas des géants, mais des moulins à vent et ce qui semble des bras sont les ailes, lesquelles, tournées par le vent, font mouvoir la pierre du moulin. - Il paraît bien, répondit don Quichotte, que tu n'es pas fort versé en ce qui est des aventures : ce sont des géants, et, si tu as peur, ôte-toi de là et te mets en oraison, tandis que je vais entrer avec eux en une furieuse et inégale bataille." Et, disant cela, il donna des éperons à son cheval Rossinante."

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Toiles

Voici quelques œuvres proposées et décrites.

Je commence par celle de .....

Honoré Daumier, Don Quichotte à cheval, vers 1870

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L'intérêt très vif et très particulier que Daumier porte au roman de Cervantès est l'un des plus singulier dans l'histoire comparée des art et de la littérature, même si d'autres exemples ne manquent pas : dans tous les cas - que l'on pense à Füssli pour Shakespeare, à William Blake pour Milton -, les artistes ont concentré leur attention seulement sur quelques aspects du texte, ceux avec lesquels ils se sentaient le plus d'affinités, et ils leur ont donné une puissance expressive telle, qu'ils en ont fait pour l'imaginaire des lecteurs les caractéristiques dominantes de ces œuvres littéraires.

Paul Bonington, Don Quichotte dans son cabinet vers 1831

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La lecture des romans de la chevalerie est toute l'activité qui absorbe Don Quichotte jour et nuit jusqu'à le faire tomber dans la folie complètement plongé dans le monde fantastique que ces récits ouvrent à son ardente imagination, il décide de se faire chevalier errant.

La figure solitaire de Don Quichotte, entourée de quantité de vieux livres où il est à demi enseveli, constitue presque le pendant caricatural du sombre personnage de Faust travaillant dans son cabinet.

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Eugène Delacroix, Faust dons son cabinet,

lithographie, dans Johann Wolfgang von Goethe, Faust,

Paris, Charles Motte, 1828.

John Vanderbank, Don Quichotte s'adresse aux chevaliers en 1730

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Ce tableau illustre le passage du chapitre XI de la première partie où Don Quichotte et Sancho Pança sont accueillis par des chevaliers pour la nuit : cependant que Sancho se préoccupe de manger à satiété et de boire frais, Don Quichotte entretient ses hôtes de l'âge d'or et de la chevalerie.

"Il fut reçu par ce chevriers de fort bonne grâce, et Sancho, ayant accommodé Rossinante et son âme du mieux qu'il put, s'en fut après l'odeur que rendaient certains morceaux de chèvre mis à bouillir dans un chaudron sur le feu, et, encore qu'il eût voulu au même instant examiner s'ils étaient en état qu'on pût les transférer du chaudron à l'estomac, si s'en tint là, parce que les chevriers les ôtèrent de dessus le feu, et, étendant par terre des peaux de brebis, dressèrent fort promptement leur able rustique, et les convièrent tous les deux, avec des marques de bonne volonté, à partager ce qu'ils avaient ......"

Vanderbank a réalisé une abondante série de dessins, de gravures et de peintures sur l'œuvre de Cervantès en se contentant de réutiliser toujours les mêmes schémas, probablement à cause des difficultés constantes de sa situation matérielle.

Guiseppe Bonito, Don Quichotte attaque les moulins à vent en 1758-1760

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Il s'agit de l'un des épisodes les plus célèbres du roman, relaté dans le chapitre VIII de la première partie, où l'on voit fonctionner avec le plus d'évidence le mécanisme par lequel Don Quichotte confond réalité et imaginaire : en l'occurrence, il prend des moulins pour des géants et, couvert de son écu, sa lance en arrêt, il se précipite contre eux au plus grand galop de Rossinante.

"Là-dessus ils découvrirent trente ou quarante moulins à vent qu'il y a en cette plaine, et, dès que don Quichotte les vit, il dit à son écuyer : "La fortune conduit nos affaires mieux que nous n'eussions su désirer, ca voilà, ami Sancho Pança, où se découvrent trente ou quelque peu plus de démesurés géants, avec lesquels je pense avoir combat et leur ôter la vie à tous, et de leurs dépouilles nous commencerons à nous enrichir : car c'est ici une bonne guerre, et c'est faire grand service à Dieu d'ôter une si mauvaise semence de dessus la face de la terre ...... Regardez, monsieur, répondit Sancho, que ceux qui paraissent là ne sont pas des géants, mais des moulins à vent et ce qui semble des bras sont les ailes, lesquelles, tournées par le vent, font mouvoir la pierre du moulin ......"

Cette peinture de Bonito fait partie d'un ensemble qui avait été conçu pour des tapisseries destinées au palais royal de Caserta et que les Bourbons des Deux-Siciles avaient commandé aux plus actifs des peintres napolitains de l'époque, lesquels ne brillaient toutefois ni par leur génie inventif ni par leur maîtrise du métier pictural.

Alexandre-Gabriel Decamps, Paysage avec Don Quichotte en 1834

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Dans ce tableau, qui illustre un épisode relaté dans le chapitre X de la seconde partie, l'artiste écarte tout détail narratif pour se consacrer à un paysage avec figures selon le modèle suivi depuis le début du XVIIe siècle pour tous les sujets littéraires.

"Tu te trompes en cela, dit don Quichotte, car nous n'aurons pas été deux heures par ces carrefours que nous verrons plus de gens d'armes qu'il n'en vint devant Albraque, à la conquête de la belle Angélique ...."

L'épisode illustré ici est la rencontre de Dulcinée : à la demande de Don Quichotte, Sancho Pança est allé à la recherche de la dame de son seigneur et il ne trouve pas mieux à lui présenter qu'une laide paysanne montée sur un âne et suivie de deux compagnes juchées de même.

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"Il est bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu'on ne les a pas tentées"............ André Gide

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Les sources

http://www.gwu.edu/~...donquijote.html

http://histoire-bibl...utzolatres.html

Livre Don Quichotte I de l'édition Folio

et s'en omettre un support de qualité ..... Personnages et scènes de la littérature du Guide des Arts

Evasive

Paroles de stars

Bonjour vous tousss !

Cette fois, nous ferons un " spécial femmes" et nous pousuivrons avec les hommes dans le prochain Mag :)

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Marion Cotillard : " Je suis amoureuse de Jennifer Lawrence ".

( Guillaume est au courant ?)

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Kristen Stewart : " Robert aimait bien m'embrasser sous les aisselles".

( Ca , c'était avant !)

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Kim Kardashian : " Si j'étais un homme, je coucherais avec moi".

( ça va tes chevilles ???)

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Michelle Obama : " Ma frange ? C'est ma crise de la cinquantaine".

( On attend de voir à la soixantaine)

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Shy'm :" C'est trop puissant un cerveau. Tu m'étonnes qu'il y ait des gens qui deviennent fous tout seuls....".

( Ca va, t'a rien à craindre alors )

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Ophélie Winter: " Ca m'a toujours gonflée qu'on me définisse comme une bimbo. J'aimerais qu'on respecte mon talent. Faut arrêter de regarder la carrosserie de la bagnole et prendre le temps de découvrir la puissance du moteur et la qualité des freins ! ".

( en même temps, on ne voit que ça....la carrosserie !)

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Lorie :" Dans - Danse avec les stars- J'ai eu l'impression que le jury était plus sévère avec moi".

( Parano va )

Elsa

Le yoga

Bonjour!

Vous, qui pensez peut-être que le yoga ne peut être qu'une pratique reposante qui consiste à glander sur un tapis en joignant pouces&index en murmurant "hahouuuummm": détrompez-vous!

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Figurez vous, par exemple, qu'une séance d'une heure de yoga vinyasa vous fera dépenser 400 calories. Une séance d'une heure de Pilates en niveau "intermédiaire" vous en fera dépenser... 220! (pour une femme de 60kg). Il faudra être à un niveau avancé de Pilates pour pouvoir être ex æquo avec le résultat obtenu avec le yoga! En sachant ça, il n'est pas étonnant que cette pratique tout droit venue d'Inde gagne du terrain en Europe depuis quelques années. En bref, dans cet article, je vous parlerai des bienfaits du yoga, des différences entre plusieurs "types" de yoga, de son action sur les muscles, la tonicité du corps, la souplesse et également la cellulite* grâce aux yogas plus dynamiques qui misent tout sur le renforcement musculaire et jouent sur la tonicité.

(*: Jedino va m'engueuler, j'y reviens encore!)

Si ces quelques mots vous mettent la puce à l'oreille, installez vous bien :)

Avant de vous y mettre (ou non :p ), je pense qu'il est important en premier lieu de trouver LE yoga qui vous correspond. Il faut impérativement identifier ce que vous recherchez: de la détente/relaxation? Quelque chose de plus dynamique/sportif? Votre choix dépendra évidemment aussi de votre condition physique.

Il y a trois "grands types" de yoga:

- jnâna-yoga, le plus profond émotionnellement et intellectuellement parlant

- bkajti-yoga, celui qui est surtout penché sur l'union entre l'homme et dieu

- karma-yoga, celui qui est surtout penché sur l'union entre l'homme et sa propre conscience

Dans tous les cas, le yoga est basé sur une "union". Il en tire d'ailleurs son nom, yug = union.

l'Ashtanga vinyasa yoga est, je pense, le plus complet et celui qui englobe le plus de choses. Malheureusement, il y a une histoire de "paliers", en quelque sorte. On ne peut atteindre le palier 2 sans maitriser le 1... Et comptez ça jusqu'à 8 :p On peut traduire ashtanga par "yoga à 8 membres" et vinyasa par "synchronisation/harmonie des mouvements et de la respiration".

  1. yama --> en rapport avec les principes de moralité
  2. niyama --> l'auto-discipline
  3. asana --> gagner en stabilité
  4. praṇayama --> la respiration
  5. pratyahara --> faire abstraction des sens des choses
  6. dharaṇa --> la concentration, l'éveil de l'esprit
  7. dhyana --> la méditation
  8. Samādhi -->contemplation profonde

Lyengar yoga se base sur les points 3 et 4 qui représentent les postures et la respiration yoguique.

L'hatha yoga est, je pense, le plus "courant" et connu. C'est celui qui prépare à la concentration, à la méditation, la préparation de l'esprit en quelque sorte. Il joue sur les points 5 premiers points énoncés plus haut.

Le yoga nidra est plutôt compliqué à expliquer. De plus, sa pratique initiale et celle que l'on fait aujourd'hui ont des buts différents. A la base, ce yoga était pratiqué pour entrer dans un état de conscience différent en se plongeant quasiment dans un sommeil. Juste assez pour pouvoir visualiser les choses, en restant tout de même assez éveillé pour les ressentir et analyser. A l'heure actuelle, il se base toujours sur ce principe mais "se vante" d'aider à arranger les soucis de sommeil et anxiété. Après un yoga plutôt "dodoteur", passons au yoga power! Rien qu'au nom, vous l'aurez compris, c'est bien plus dynamique! C'est une version de l'ashtanga yoga, qui bouge plus (il y a d'ailleurs une musique en fond bien souvent ;) ), qui se focalise sur les règles de l'ashtanga, en moins "rigide", plus cool, ... Le renforcement musculaire en +.

Le bikram yoga est une variante du hatha yoga... Pratiqué dans une chaleur plus ou moins intense pour décupler les effets du yoga, mais attention tout de même... C'est assez physique et autant la température que le taux d'humidité peuvent être dangereux si la condition physique n'est pas vraiment adéquate et préparée.

Il y a énormément de salles de sport qui proposent des séances d'abdo yoga par exemple. Combiner des postures de yoga et les pratiquer d'une manière spéciale pour les combiner au fitness.

Je termine par l'accro yoga qui est un yoga... A deux! Ils sont fous, fous!^^ Point d'explications, je vous laisse avec une vidéo qui sera bien plus parlante que quelques mots jetés sur mon clavier...

Si vous ne savez pas vraiment vers quel "type" de yoga, vers quelle "variante", vous aimeriez vous diriger, voici des tests sur internet qui vous aident à mieux cerner ce qui vous conviendrait.

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J''espère que ça a été agréable pour vous de le lire, que ça n'a été ni trop long ni trop court pour vous.

A bientôt.