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Noisettes

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À propos de Noisettes

  • Rang
    Un manuscrit dans une main, une boussole dans l'autre
  • Date de naissance 02/20/1984

Informations Personnelles

  • Sexe
    Femme
  • Lieu
    Paris
  • Intérêts
    Le théâtre
    l'Histoire
    la géographie
    décortiquer la presse
    une grande passion pour la politique
    le roller
    la littérature
    les dessins animés et les séries télés anciennes

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  1. A l'heure actuelle, ce n'est plus ça. Pendant toute ma scolarité, à l'exception de deux profs, j'ai toujours entendu dire à mon sujet, que je n'aurais jamais le lycée et encore moins le bac. Pas à cause de mes capacités intellectuelles, mais parce que personne dans ma famille n'a dépassé la primaire et à cause de mon patronyme qui au mieux m'aurait envoyé vers je ne sais quel BEP. Mais comme je suis plutôt et que j'ai toujours refusé qu'on fasse les choix à ma place, je suis allée là où je voulais aller. Je suis détentrice de trois diplômes et ce n'est ni à l'Education nationale, ni à la société et encore moins à ma famille que je les dois, mais à ma seule volonté (et à mon entêtement).
  2. Plus rude, certes, mais durant laquelle l'ascenseur social fonctionnait. Ce qui n'est plus le cas actuellement où celle ce qui compte est le déterminisme social : si tes parents n'ont pas fait d'études, tu es destiné, au mieux, au bac pro même si tu peux aller plus loin dans les études.
  3. Faudrait peut-être que les recruteurs n'aient pas peur des parcours atypiques (ce qui est mon cas) et me donne une chance de faire mes preuves. Bosser 40h pour un smic (j'y inclus les heures supplémentaires) avec des horaires con sur une plate-forme téléphonique médical et paramédical sans la moindre reconnaissance, que ce soit des clients, des patients ou des responsables, ça commence à faire long. Avec un coût de la vie important et des salaires qui stagnent, pas étonnant que les locataires aient du mal à payer leur loyer et que les propriétaires aient du mal à rembourser leur emprunt.
  4. Si je reste sur Bordeaux, c'est parce que j'y ai mon boulot (mon mari ne peut plus bosser depuis sa dernière mission qui a été un enfer) et que l'on vit sur mon salaire. Sans moyens de locomotion personnelle, quitter l'agglomération bordelaise est compliquée et je ne peux pas me payer le luxe de démissionner sans rien avoir derrière
  5. Ce n'est pas par choix si je vis aux portes de l'agglomération bordelaise. J'habite à 10 minutes de mon boulot...en voiture. Mais comme je n'ai pas de voiture et je dépends des transports en commun, je mets plus d'une demi-heure pour y aller. Mais si je déménage en pleine campagne (ce qui ne me dérangerais pas en soit) où le prix des locations sont un peu moins chère que le loyer que je paie actuellement, je risquerais déjà d'avoir des problème pour aller travail, d'une part, et de devoir encore douiller pour faire garder mon fils, d'autre part. Et cerise sur le gâteau, avec les horaires à la con que j'ai il y a deux jours où je ne le verrais pas.
  6. On est d'accord sur ce point. Cependant, ce n'est pas moi qui ai choisi de venir ici, mon mari a sauté sur une opportunité professionnel qui n'a pas fonctionné.
  7. Je ne dis pas le contraire, sauf que moi, je ne suis pas une locataire indélicate et j'ai beaucoup de mal à boucler mes milieux de mois.
  8. Cela fait trois ans que j'ai quitté Paris pour Bordeaux, enfin, une commune proche de Bordeaux (une soi-disant opportunité professionnelle pour mon mari qui c'est transformée en galère sans non). Et Bordeaux devient aussi inabordable que Paris. Mais à Paris, du fait de mon cercle d'amis, je n'aurais 300 euros à sortir chaque mois pour faire garder mon fils.
  9. Après avoir payer mon loyer et mes factures, c'est-à-dire le 10 du mois, il me reste 250 euros pour tenir jusqu'au 5 du mois suivant. Dont je ne peux pas faire faire d'activités à mon fils de 6 ans qui en est demandeur (exit pour l'inscription au théâtre à la rentrée et à des cours d'anglais), je ne peux pas mettre d'argent pour passer le permis (et oui, je suis dans un coin où ne pas avoir de voiture peut s'avérer problématique pour se déplacer) et je ne pas faire face à un imprévu (changement de machine à laver si celle-ci lâche ou bien des soins médicaux pour le petit). Avec mon salaire, je devrais avoir le droit à la prime pour l'emploi mais pour une raison obscure, je ne peux pas y prétendre. Ensuite, je ne dis pas que tous les propriétaires sont des salauds mais il y a un système à revoir car il n'est pas normal de travailler plus de 40h par semaine et ne pas pouvoir vivre dignement. Je suis aussi consciente qu'il y a des locataires indélicats.
  10. Quand je parle de moyens, je ne parle pas de moyens financiers, mais de l'instruction et du bagage culturel des parents.
  11. Je ne parle pas de de repentance (ce qui a le don de me faire sortir de mes gondes) mais je parle de reconnaître des faits qui ont lieu lieu dans le passé sans pour autant se flageller. Au lieu de donner des leçons de morale au monde, la France devrait se pencher sur sa propre histoire et la voir en face. Mais il n'est pas non plus question de déboulonner les statuts de Colbert et consorts parce qu'ils ont permis le système esclavagistes. Cependant, l'Etat français doit des comptes aux enfants Réunionnais qu'il a arraché à leurs parents pour venir repeupler les campagnes et à des femmes qui ont été stérilisées de force pour les empêcher d'avoir des enfants car ces personnes sont encore en vie et une partie de ses vies ont été brisés. Sur ces faits, l'Etat français doivent prendre ses responsabilités au lieu de critiquer l'Etat américain sur sa gestion des violences envers les minorités ethniques.
  12. J'ai été sans domicile fixe pendant un temps alors que je cumulais deux salaires, mais pas assez pour avoir un toit sur la tête. Une fois payer mon loyer et mes factures, il doit me rester 250 euros pour faire le mois.
  13. J'ai été étudiante en histoire et il y a une chose que j'ai retenu de mes années de fac : on ne peut pas avancer si on ne regarde pas objectivement le passé pour ne pas réitérer de nouveau les mêmes erreurs. Ce aussi cette connaissance du passé qui peut expliquer bien des maux de notre société. Au passage, je ne suis pas pur la repentance à tout va pour des événements passés. Pour ce qui est de l'Allemagne, après la guerre, on a obligé les Allemands à voir en face les atrocités commises en son nom par Hitler et consorts alors que le 8 mai 1945, les armées françaises commentaient un massacre à Sétif.
  14. La France devrait regarder son histoire en face au lieu de faire la morale au voisin.
  15. J'espère que tu n'a jamais connu un accident de la vie qui t'a fait perdre tes moyens de subsistances.
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