Aller au contenu

Rechercher dans la communauté: Affichage des résultats pour les étiquettes 'poésie'.



Plus d’options de recherche

  • Rechercher par étiquettes

    Merci de saisir les tags en les séparant par des virgules. Les tags permettent de retrouver rapidement un sujet. Indiquez les mots clefs important pour votre sujet.
  • Rechercher par auteur

Type du contenu


Forums

  • Membres
    • Bienvenue
    • Trombinoscope
    • Près de chez vous
    • Célébrations
  • Actu et Débats
    • France
    • International
    • Société
    • Politique
    • Environnement
    • Economie
    • Sciences
    • Religion et Culte
    • People
    • Insolites
    • Actualités - Divers
  • Quotidien
    • Quotidien
    • Emploi
    • Amour et Séduction
    • Sexualité
    • Education et Famille
    • Santé
    • Etudes
    • Droits
    • Beauté - Mode
    • Animaux
    • Adozone
    • Aide aux devoirs
    • Inclassables
  • Culture
    • Cinéma
    • Arts et Artistes
    • Photographie
    • Philosophie
    • Musiques
    • Littérature
    • Histoire
    • Mangas
    • Théâtre
    • Langue française
  • Loisirs
    • Cuisine
    • Télévision
    • Séries
    • Chasse & Pêche
    • Voyages
    • Animés et Mangas
    • Auto - Moto
    • Jardinage
    • Bricolage et Déco
    • Esotérisme & Paranormal
    • Autres Loisirs
  • Informatique
    • Tutoriels
    • Hardware
    • Windows
    • Linux & Unix
    • Apple
    • Mobiles
    • Internet
    • Informatique - Divers
  • Jeux Vidéo
    • Central Jeux Vidéo
    • Jeux Online
    • PC
    • Xbox
    • PS3 / PS4
    • PSP / PS Vita
    • Wii / Switch
    • DS / 3DS
    • Jeux Mobile
    • Rétrogaming
  • Sports
    • Central Sports
    • Football
    • Rugby
    • Tennis
    • Basket
    • Sports Auto Moto
    • Sports de combat
    • Hand - Volley
    • Sports Extrêmes
    • Sports - Divers
  • ForumFr
    • Annonces
    • Aide et Suggestions
    • Recrutement
  • Sujets de Test Club
  • Deuxième forum de Test Club

Blogs

Il n’y a aucun résultat à afficher.

Il n’y a aucun résultat à afficher.

Calendriers

  • Community Calendar
  • Évènements de Test Club

Catégories

  • Actualité
  • Humour
  • Cinéma
  • Sports
  • Musique
  • Divers
  • Vidéos de Test Club

Catégories

  • Actualité
  • Cinéma
  • Sports
  • Musique
  • Jeux vidéo
  • Langue Française
  • Histoire
  • People
  • Divers

Rechercher les résultats dans…

Rechercher les résultats qui…


Date de création

  • Début

    Fin


Dernière mise à jour

  • Début

    Fin


Filtrer par nombre de…

Inscription

  • Début

    Fin


Groupe


Facebook


Twitter


Google+


Jabber


Skype


Website URL


Lieu


Intérêts

45 résultats trouvés

  1. Parce qu'aussi bien, c'est un exutoire comme un autre, si tant est qu'on ne se prenne pas trop au sérieux dans la chialure désolatrice... Je commence : J'ai des désirs d'orage et de désolation De surdité aveugle en lumière et en son Imposés De noyade et de respiration! Je veux le bruit solide et violent D'un tonnerre sans doute Des brulures de rétine A des éclairs blancs! Je mourrais sans voir le beau temps Comme j'aurais donc du coura-a-geuh Je mourrais sans voir le beau temps Moi derrière, moi derriè-è-reuh Je mourrais sans voir le beau temps Moi de hier et moi de vent! Tsoin-tsoin!
  2. Il existe de nombreux topics sur la poésie mais je souhaitais faire celui-ci pour permettre aux forumeurs qui le souhaitent de nous offrir un poème chaque jour. L'idée, c'est de créer le recueil de poèmes du forum. Faites-nous plaisir en vous faisant plaisir :). Allez, je commence. Victor Hugo, Les Contemplations, 1856
  3. gabibiluc

    Lecture

    Bonjour, j'aurais une question :La lecture d'un recueil poétique perd-elle son sens et sa beauté si elle est dans le désordre ? (pour les Contemplations et Romances sans paroles)Pouvez vous m'aider à trouver 3 parties pour répondre à cette question SVP ?Merci d'avance, Bonne journée !!!
  4. Bonsoir, J'ai deux question à répondre sur deux poésie différentes mais du même poète (François Villon) en français mais je n'y arrive pas: Voici le premier poème: Au retour de dure prison Où j’ai laissé presque la vie, Si fortune a sur moi envie Jugez s’elle fait méprison ! Il me semble que par raison, Elle dût bien être assouvie Au retour de dure prison, Où j’ai laissé presque la vie. Si si pleine est de déraison Que veuille que du tout dévie Plaise à Dieu que l’âme ravie En soit lassus, en sa maison, Au retour de dure prison Où j’ai laissé presque la vie. Si fortune a sur moi envie Jugez s’elle fait méprison ! Voici le second: Frères humains, qui après nous vivez, N’ayez les cœurs contre nous endurcis, Car, si pitié de nous pauvres avez, Dieu en aura plus tôt de vous mercis[1]. Vous nous voyez ci attachés, cinq, six : Quant à la chair, que trop avons nourrie, Elle est piéça[2] dévorée et pourrie, Et nous, les os, devenons cendre et poudre. De notre mal personne ne s’en rie ; Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! (…) La pluie nous a débués[3] et lavés, Et le soleil desséchés et noircis. Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés[4], Et arraché la barbe et les sourcils. Jamais nul temps nous ne sommes assis Puis çà, puis là, comme le vent varie, A son plaisir sans cesser nous charrie[5], Plus becquetés d’oiseaux que dés à coudre. Ne soyez donc de notre confrérie ; Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! Prince Jésus, qui sur tous a maistrie[6], Garde qu’Enfer n’ait de[7] nous seigneurie : A lui n’ayons que faire ne que soudre[8]. Hommes, ici n’a point de moquerie ; Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! et voici les questions: 1- Quel est le ton (tonalité, registre) du poème ? Comparez-le avec le ton du poème précédent. Puis, proposez une explication de ce changement de ton. 2- Quelle image de la « Fortune » nous propose Villon dans ce poème ? Essayez ensuite d’en proposer une interprétation.
  5. gabibiluc

    Poète voyant

    Bonjour, Pourquoi Hugo est un poète voyant dans Les Contemplations SVP ? Et dans quels poèmes ? Pourquoi Verlaine est un poète voyant dans Romances sans paroles SVP ? Et dans quels poèmes ? Pouvez vous m'aider SVP ? Bonne journée
  6. gabibiluc

    Poète guide

    Bonjour, Pourquoi Hugo est un poète guide dans Les Contemplations SVP ? Et dans quels poèmes ? Pourquoi Verlaine est un poète guide dans Romances sans paroles SVP ? Et dans quels poèmes ? Pouvez vous m'aider SVP ? Bonne journée  Multi-Citer Citer Éditer Partager Alerter
  7. Bonjour a vous j'aurai besoin d'aide pour mon devoir de francais juste pour la question 2 car je n'arrive pas a trouver des sous partie qui convient sa fait au moin 2h que je cherche mais je ne trouve rien 1) Une proposition de problématique qui guiderait l'analyse (et viendrait compléter l'introduction envoyée en guise de corrigé) ; 2) Trois exemples par sous-partie + leurs analyses (procédé + effet du procédé) Je vous remets en pièce-jointe le texte et le corrigé du plan et de l'introduction. MERCI D AVANCE Séance 7 - corrigé Marie de Romieu (2).pdf Séance 7 Un féminisme avant l'heure.pdf
  8. « Mais ce qui demeure, les poètes le fondent » (Hölderlin) Ce vers me donne une sensation de vertige : Dans la mesure où rien qui puisse être fondé par l’homme n’est éternel, comment alors le poète peut-il fonder une telle chose qui de plus si elle est réellement éternelle alors elle aurait de toute façon existé avant même d'être fondé par le poète ? Comment peut-on imaginer qu’une chose qui a existé depuis toujours puisse quand même être « fondée » par le poète à un instant donné ?
  9. Extrait de « L’homme habite en poète » de Martin Heidegger : « Aussi longtemps que dure cette venue des bonnes grâces, aussi longtemps est-ce avec bonheur que l’homme se mesure avec la Divinité. Quand une pareille mesure a lieu, l’homme est poète à partir de l’être même de la poésie ». Beaucoup ici écrivent aussi des poèmes, je voudrais alors vous demander ce que vous en comprenez de cette expression : « Être poète c’est mesurer » ?
  10. Gazouillis radieux Le grenat couvre le rose Prunier qui se vêt
  11. Tonnerre de feu Petit ourson dénudé L' amer a tes pieds Eucalyptus foudroyé Le gardien des forêts tué.es
  12. Invité

    "Plus rien ne s'oppose à la nuit"

    Topic : "Plus rien ne s'oppose à la nuit". Sous ce titre extrait des paroles "Osez Joséphine" de A.Bashung, je vous propose de poster vos textes, photos ou des mots d'auteurs que vous aimez en soignant la présentation des pages. Les suites peuvent être interactives ou ne pas et nous feront part de quelque chose de votre sensibilité du moment. _____________________________________________________________________________________________ « Comment doser en juste mesure le poids du monde sur ton front, esclave de la lumière? / Esclave de l’aube, / esclave des reflets qu’aiguisent nos regards sur ta face. / Esclave d’un désir qui a déchiré ton voile et le mien. / Comment doser en juste mesure le poids du monde sur ton front? » Titi Robin
  13. Partagez-le nous! Et dites-nous pourquoi vous l'aimez tant... Et merci d'avance !
  14. Mort tu ères Mortuaire mort-vivant Tout se décompose Et ta prose N'est plus que pâle éclair D'un soleil mourant Et te taire N'est que finissement De l'apothéose
  15. Ballades en Provence C'est tout un orchestre Sur le chemin de la vigne, Bien caché dans l'arbre. Au bout du champ, Trop à l'étroit dans son lit Le torrent gronde. Un bouquet de cannes Nacré d'ivoire au soleil Salue le torrent. Le soleil baisse, La forêt offre un écrin Aux bambous d'or blanc. Pendant la montée, Le soleil me brûle la joue, La sangle l'épaule. Les schistes du sentier Me racontent comment La Terre s'est faite. Les murs sont blancs, Les volets bleus tous fermés ; Le village dort. Une tourterelle Roucoule avec paresse ; On ne la voit pas. Dans une rue étroite, Enveloppé d'ombre douce Un beauceron dort. Au coeur des vignes Un drap blanc sèche à la fenêtre D'une maisonnette.
  16. J'ai reçu ce matin un cadeau merveilleux Qui s'est offert à moi, à peine ouvert les yeux. Il est entré sans frapper, m'a rejoint dans mon lit, M'a d'abord embrassé et puis, m'a investi. Quand il m'a fait l'amour Il a tout chamboulé, Et de tous ses atours Je reste impressionné. Comment s'y est-il pris ? Je ne saurais le dire Mais je vais le décrire Car nous avons bien ri, Et je veux partager Avec toi le bonheur De cette bonne humeur Dont il m'a gratifié. Il a tout balayé D'abord mes sales pensées Et puis mes idées noires Jetées dans un tiroir. Et c'est comme par magie que j'ai senti la vie Qui m'a tout envahi de sa belle énergie. Ce cadeau magnifique, je l'ai dépaqueté Et j'ai pu voir son nom, qui est... Vitalité !
  17. Leur empereur était petit Il leur fit faire de grandes choses Mais quand tout un peuple est meurtri Les lendemains ne sont pas roses Ils le honnirent Ils le bannirent Et d'un revers Le désavouèrent Que pourrait y faire ma prose Moi qui vais seul et sans patrie Moi dont les lendemains explosent Comme des bulles, tout aplatis Ils me honnissent Et d'un revers Ils me bannissent Me désavouent L'inconstance n'a d'égal chez lui Que sa tangible inconsistance Là où l'idée de peuple luit La liberté est en vacance On la honnit La désavoue Et d'un revers On la bannit.
  18. Le contresens Entre la vie et la mort Et dans la lie bien à tort, Aveugle fou possédé Je cherche mon hyménée. Vivre sans elle n'a plus de sens. Le sens, sans elle, n'a plus de vie... Car à la base de l'essence Tourne folie comme une toupie. Où me mènes-tu Ressort, Que mon âme s'évapore ? Quelle est donc cette puissance Qui fait de Moi... contresens !?
  19. Oh... Je dois m'absenter. J'ai un fâcheux contretemps... Figurez-vous qu'à la maison, J'ai un loup blanc ! C'est un loup-poète... C'est d'une fragilité ces bêtes, Vous n'imaginez pas... Il est rentré ce matin, Son pelage plein de sang ! Je ne sais à quel fourré plein d'épines Il est allé se frotter... Peut-être même s'est-il battu ? Il semblait si abattu... J'ai fait venir le véto, Il a mis son veto : Surtout n'essayez pas De cicatriser ses plaies... Il n'y a que lui qui puisse le faire : Laissez-le se lécher... Elles sont d'un genre... particulier. Il n'y a pas de pansements... Vous me devez quarante deniers Il faut payer... Me croyez-vous si riche Que vous voulez m'assassiner ? Vous l'êtes forcément Pour avoir tel animal... Savez-vous que c'est le premier Que dans toute ma carrière, Je peux enfin soigner ? Je vous comprends d'aimer ce genre de loup, Mais méfiez-vous... Ça a l'éclat du diamant, La fragilité du cristal... Êtes-vous bien assuré ? J'ai la CMU vous savez... Alors oubliez... Avoir pu l'approcher, Ma journée est bien gagnée ! Je suis retourné à mon loup, Je lui ai pris la patte... Elle tremblait comme de froid Il a levé les yeux sur moi Et il m'a fait pitié : On eut dit qu'il voulait s'excuser De me causer tant de soucis... Je l'ai embrassé... Il les a refermés. Les tremblements ont un peu diminué... Enfin, vous comprenez... Il me faut le soigner. Je reviendrai dès que possible, Dès qu'il ira mieux... Ne vous inquiétez pas : Je n'abandonne jamais les gens que j'aime. C'est juste une question de priorité.
  20. Tout embarrassé de mon corps adolescent, Ne sachant pas encore libérer dans l'instant Ses forces empêchées par mille traditions, Ténébreux tabous masquant viles punitions, J'allais et venais au gré des folles chimères Qui peuplent la jeunesse, insouciante des fers... Ainsi ballotté dans l'océan de la vie À qui j'offrais sans peur qu'elle fût jamais trahie, Innocente confiance, cette douce espérance Dans un monde meilleur, un monde sans souffrances, J'allais et venais au gré des folles chimères Qui peuplent la jeunesse, insouciante des fers... Ce n'est qu'après vingt-ans quand je fus confronté À mon premier échec dans cette lutte armée, Quand tu m'as lâché, quand tu m'as écartelé, Que j'ai pris conscience que dans cette galère, J'allais et venais au gré des folles chimères Qui peuplent la jeunesse, insouciante des fers... Je me suis révolté, j'ai brûlé tous les livres ! J'ai perdu tout espoir. J'étais fou, j'étais ivre... Mais je sais maintenant, oui, je sais, maintenant, L'impuissance de mon être à créer de céans Ce monde chimérique qui m'a tant fait rêver, Qui m'a tant fait t'aimer... Et j'y ai renoncé. Je vais et je viens, au gré de douces chimères Qui peuplent la vieillesse, libéré de faire...
  21. Au petit déjeuner, j'ai pris, Une tartine beurrée, sur qui, J'ai un peu dessiné, surpris, Comme dans une envolée... Tiki* ! Dans la douce coulée, j'ai mis, Une petite cuillerée, de riz, Que j'ai bien étalé, tamis, Pour enfin régaler... Souris ! Elle m'a fait grand sourire, merci, Car ce n'est pas rien dire, par qui, Que souris peut s'offrir, ainsi, Et ne pas en mourir, Ti-ki ! * Un tiki, ti'i en tahitien, terme qui signifie aussi bien « homme », « dieu » ou « homme-dieu », est une représentation humaine sculptée de façon stylisée que l'on trouve, en Océanie, sous forme d’une statue ou d’un pendentif, souvent en jade ou en os. (Wikipedia)
  22. Salut tout le monde, Voici la deuxième composition. J'ai plus fait attention aux liens entre les différents fragments. J'ai décidé de faire un cycle sur les saisons. En toute logique, deux autres devraient suivre pour compléter. Vos retours sont toujours les bienvenus. À plus tard, G.
  23. Buissonnière fut l’école de mes jeunes années M’éloignant de tout ce qui oblige à faire œuvre de géomètre, Fuyant les diktats, je tiens à échapper au contrôle des mètres. Désirant savoir ce que vaut un récit entièrement versifié, Si la chose plaisait, cela me permettrais de me diversifier. J’imagine que, pour celui qui bien l’y voit cela se conçoit, Mais sais que, pour le virgilien, la chose ne va pas de soi. Cela étant précisé, si se défaire des usages paraît déplacé, Je pense que qui tout accepte, un jour, finira par se lasser. Si rester muet comme carpe en ne pipant mot pose problème, Il demeure que ce que l’on sème est souvent ce que l’on aime… En rendant grâce à ceux qui me lisent de courtoises manières, J’espère vraiment que cette première ne soit pas la dernière. Autrement dit, à quoi me servirait d’avoir trop le bec-ouvert, Puisque celui qui trop en fait fini très souvent nu comme ver. Alors, si je me nourris en fuyant nombre de mes souvenirs, Cela veut dire qu’entre eux et moi il n’y a point d’avenir. Je n’inviterai personne à prendre cette petite histoire au sérieux, Sans dire que le ciel sera bleu quand viendra le jour de l’adieu. Puisque pour me consoler aucune entité célestielle n’est venue, À quoi sert la vertu si à aider âme perdue elle n’est plus tenue ! Avancer en gardant une juste ligne n’est point chose facile, Surtout lorsque l’on veut à se défaire de ses délires imbéciles. Aussi, pesant et malvenant serait de ne parler que de moi, Quand mon désir est d’abord de me faire connaître de toi. N’étant pas de haute lignée et guère plus habile d’esprit, J’ose dire que le savoir des érudits ne m’a que peu apprit. Je ne dirais pas que buissonnière fut l’école de mes jeunes années, Si à faire le passe-moi l’outil toute l’année je n’étais pas condamné. J’ai beau n’avoir n’y fortune, n’y certificat et n’y diplôme aucun, Je sais que l’important n’est pas d’être mais, de devenir quelqu’un… Riche de savoir, comment se fait-il qu’un lettré sur son piédestal posé, Ne sache pas encore que, couleuvre avalée, l’ouvrier n’est plus disposé ! Né d'une mère désolée de voir et de compter les ivresses d’Aquitaine, A fait que je ne me baigne et ne boit que l’eau des claires fontaines. Et si à demeurer haut perché fut une absolue nécessité, C’était sûrement pour faire un pied-de-nez à l’adversité. Pour ce qui est de ce savant qui s’étonne de ne me jamais voir, Entendra-t-il un jour que je n’ai rien à faire à la table du savoir. Fuir les lieux où l’on s’ennuie avec élégance, assurément courus, Ne m’a jamais empêché d’aimer mes amis et mes chers disparus. Si je ne dis plus que c’est dans mon cœur que logent maman et papa, C’est parce que, dit-on, les aimer en pareil endroit cela ne se fait pas. L’en voulant savoir davantage, on me questionne, on me bouscule, Il s’en trouve même qui disent que pareille attitude frise le ridicule. Bigre ! Ridicule ou pas ridicule, sur quoi repose leur avis, Puisque nous sommes tous accrochés à la patère de la vie. Excédé, j’objecte que si de l’absurde, j’en ignore le goût, C’est parce que de l’intolérance grand est mon dégoût. Destiné à être transbahuté de partout, c’est à l’âge de dix-huit jours, Que sans enfant, tante Yvonne pour ma frimousse fut prise d’amour. Si tu interrogeais mes culottes usées par les berges du canal St-Martin, Je sais qu’elles te diraient que j’étais un gamin dur à réveiller le matin… Plus tard, follement amoureux de mon beau Paris et de ses faubourgs, L’aimant sans détour, c’est au pied d’une tour, que j’ai connu l’amour. Aussi, quand fut venu le temps des prouesses dues à ma prime jeunesse, Le jouvenceau frais moulu que je fus, n’a-t-il pas montré sa hardiesse ? Je me souviens des billets doux et des rencontres sans lendemain, Ou filles et garçons enlacés s’osèrent enfin se prendre par la main. Que sont devenues ces attirantes midinettes aux cœurs désolés, Qui, seul un baiser doux sur bouche déposée les pouvait consoler. Pourquoi tairais-je qu’aux émois des troubles qui toujours affolent, Mes éveils amoureux ne duraient que le temps d’une étreinte folle ! Évoquant, sans fierté, ce que furent mes furtives rencontres, Est-ce indécent d’ajouter qu’à aimer fort je n’étais pas contre. M’osera-t-on reprocher d’avoir été un ardent câlineur, Après m’avoir dit qu’amour était une source de bonheur ! Douloureux est de repenser à la fille de la gérante du Familistère, Qui, de sa vénusté et de son besoin d’aimer ne faisait pas mystère. Cela étant sciemment évoqué, je ne sortirais pas grandi, En me refusant d’avouer, qu’un jeudi, sur le coup de midi, Celle que j’aimais, en la personne de la belle épicière, M’informa vouloir quitter Paris pour raison financière. Ma peine était d’égale valeur de ce que j’hésite à te dire, Et que, côté cœur, il ne me pouvait rien arriver de pire. Ne parvenant pas à accepter une aussi désagréable nouvelle, L’en sortir seul ne pouvait se faire qu’en agitant ma cervelle. Entendu, qu’entre nous, se dressait une infranchissable barrière, Et n’oubliant pas que sa décision excluait tout retour en arrière. Victime d’un vil abandon sans nom qui me laissa sans voix, Je savais que pour qui mal fait, la loi, aucune peine ne prévoit. Au sens humain du mot, peut-on encore qualifier de couple, Quand, sans raison, deux amants, plus jamais, ne s’accouplent ! Quand elle disait qu’il faut se séparer dès que l’on se déçoit, Peiné, j’objectais que la mort est préférable au chacun chez-soi. Lui avouant qu’immense serait ma déveine de ne la plus voir, Elle m’assura qu’un ignare sans savoir ne peut pas tout avoir. Vu que deux êtres pour se connaître n’ont besoin que d’un jour, Pourquoi ces mêmes seraient-ils contraints de s’aimer toujours ? Lui disant qu’une étreinte forte ne vaut que lorsque paraît un enfant, Je pense, que riant de cela, elle s’est privée du plus beau des diamants. En admettant que mieux vaut vivre seul que mal accompagné Personne ne dit que c’est dans l’opprobre qu’il faut se baigner. Après avoir un peu trop pleurniché sur ma petite personne, Je ne m’étonne pas qu’à ma porte, plus personne ne sonne. Comme cela ne suffit pas, prouvant qu’en moi il n’y a rien de méchant, Il se fait, qu’aucune belle ne me borde quand vient l’heure du couchant. Si, comme je l’espère, tu aspires à ce que vite j’oublie mes revers, Ne t'éloigne pas sans avoir lu l’entièreté de ces huit derniers vers… Quand l’on me dit que les mots sont faits pour notre seul plaisir, Je réponds qu’ils ne se gênent pas de m’empêcher de dormir… Plus tard, puisque indigent serait de ne parler que de moi, Pour éviter cela n’hésite pas à me dire si tout va bien pour toi. Venant juste de noircir ma dernière feuille de papier, C’est à regret que je vais te quitter sur la pointe des pieds. Si tu tiens à ce que perdure ce moment, je t’engage à me le dire, Car, plus fort que la soupe, c’est parler s'écouter qui nous fait grandir. Ayant fait au mieux, pour au mieux me décrire, J’espère qu’aussi résolu sera ton désir de m’écrire. Il se fait tard, puisque l’heure est venue de se quitter, Sache qu’à parler vrai je pense vraiment m’être acquitté. Cela étant dit, lorsque l’on me demande l’âge que j’ai, Je réponds que ce qui doit rester secret ne se dit jamais. Aussi, si tu souhaites d’autres plus tard dans la veine de ce soir, Avant un adieu où un au revoir, je te prie d’accepter mon bonsoir,
  24. N'est-ce pas la question de la nature, du sens de l'art que je pose ici ? Et poser la question, n'est-ce pas y répondre ? Je pense que vous connaissez déjà ma réponse*... Et vous, qu'en pensez-vous ? * Ci-dessous, pour l'illustrer, un poème que j'ai commis après la première grande défaite de Kovanien... À mon ami, à mon maître Tu ne sais pas tu ne sais plus Tes mains sont en colère Et te disent tout amères Je ne sais pas je ne sais plus... Faut-il donc se lever Chaque fois qu'injustice Arbitraire préjudice Sont commis perpétrés ? Quand à payer le prix Tu te retrouves seul Serré dans un linceul Étouffant tous tes cris ? Est-il sage de vouloir Sur ta page des tyrans Sans courage pour un temps Le ramage faire choir ? Qui es-tu pour ainsi, Volatile éphémère Dérisoire guéguerre Faire bousin que voici ? Ni ta voix ni tes mots Ne seront entendus Tu finiras pendu Ou banni, comme un sot ! Tu n'es rien ni personne À l'aune d'un quarteron De pédants tâcherons Battant le glas qui sonne. Ta révolte étourdie Et ton indignation Seront fermentations Avant qu'on les ait ouïes. Courbe-toi sous le joug Et rentre dans le rang. Si les armes tu prends, Tu en deviendras fou ! Ils te lapideront. C'est ainsi que les lâches, Sous couvert d'une bâche, Deviennent... mascarons. Ils vous macéreront... Toi, ta pensée, ton oeuvre Finirez dans la pieuvre. Moisis comme des troncs Vous serez dilués, Dans l'absolu silence La triste indifférence Vous serez oubliés, Car l'ignoble poulpe Qui des plus courageux Se délecte hideux, Jamais ne dit sa coulpe Et ses actes commet En tout impunité, N'ayant rien confessé, Comme crimes parfaits ! Au fin fond de la mer Quand l'arbre bien pourri N'aura plus moindre vie, Tu l'auras bien amer... Tu ne sais pas, tu ne sais plus. Moi je suis là pour toi Impuissant halibut, Les fonds malins me noient. Ô roi déchu, à croire Les belles Aphrodites, Sirènes de tes gloires, Ta fortune est maudite. Les dieux t'avaient offert Et la puissance du glaive Qu'eux mêmes avaient souffert, Et celle de la sève Qui nourrit ton esprit. C'était pour les servir, Pour asseoir leurs édits, Et non pour les trahir... Tu leur préféras l'homme À qui tu dispensas L'essence de leur somme Dans le plus bel éclat. Tu ne sais pas, tu ne sais plus. Aux abords du néant, Comme Ulysse perdu Tu cherches maintenant Dans les gouffres profonds De la vie qui s'éteint, Quel fut donc cet affront Que les dieux disent tien ? Ta vie n'eut qu'une cause, Celle de l'humanité ; Ta mort sera la pause, Celle de l'éternité. Ta souffrance à venir, Le prix qu'il faut payer, Feront ton devenir À jamais éployé. Condamné par les uns Renié par les autres, C'est donc le clou d'airain Qui te fera apôtre... Crucifié sur corymbe Pétrifié tel l'esprit Pourrissant dans les limbes, Tu porteras, maudit, Les mensonges savants Dont tu les as gavés, Jusqu'à la fin des temps. Ils n'y ont rien gagné... Tes paroles se perdront, Ton histoire s'oubliera, Paraboles suivront, Seule, la haine survivra. Ni les hommes ni les dieux Ne pardonnent à celui Qui sur eux pose les yeux Emplis d'amour qui luit. Tu t'es ainsi perdu Et puis abandonné Au grand malentendu De vouloir les aimer. Tu ne sais pas, tu ne sais plus, Tu survis en reclus T'enfonces chaque soir Davantage dans le noir. Les rayons du soleil Autrefois des merveilles, Tu ne les vois même plus, Tu n'en es plus l'élu. C'est l'ombre qui te gagne, Elle te sied comme un pagne Pour t'étouffer bientôt Et t'arracher la peau ! Ce message sublime Que du creux des abîmes Tu voulais faire naître, Cet espoir de voir l'être S'affranchir de ses chaînes Sans en subir la peine, Ils ne pouvaient l'entendre. Encor moins le comprendre... D'un âne flamboyant On ne fait un pur sang, Ni d'un esprit divin On ne fait un parpaing. Embellis une gouape Et prie-la pour l'agape, Ses rubans dans sa soupe Traîneront comme poupe... Tu as cru pouvoir faire Avec du bois du fer, Mais du fer la limaille Est redevenue paille. Profonde servitude Ancrée comme habitude Dans le coeur des humains, En trace le destin. Tu t'es illusionné Et des divinités Crus pouvoir te moquer, Elles t'ont abandonné. Tu ne sais pas tu ne sais plus Tu veux t'avouer vaincu. Et pourtant moi je vois Une nouvelle vie pour toi, Au loin de la démence D'une vaine vengeance, Un devoir que les cieux Dans un élan radieux Te confient, ô sublime : Combattre les abîmes ! Ils t'ont donné les mots Et c'est par le Chaos Qu'épaulé tu seras Pour faire jaillir l'aura De la lumière du jour, Comme celle de l'Amour. Tu dois leur pardonner, Et des dieux te méfier, Car ce sont les humains Qui ont inventé... "bien" ! Guillaume des CLAIRS SOLEILS ® 2019 / FCS (Texte publié sur différents sites sous différents pseudos)
  25. Mes parents sont source d’espoir… Né dans un siècle qui n’est point le mien, Pourquoi donc n’en dirais-je que du bien ! Comment savoir qu’avant c’était mieux, Avant même, que je ne devienne vieux… De nos jours, on aime de façon égotique, On butine de partout, de gauche à droite, Il n’est pire malheur que d’être romantique, Car, qui est cela, n’entre dans aucune boite… Heureusement que je me réjouis et m’enflamme, Lorsque j’observe que mes parents se réclament. Quand serpente la main chaude de mon père, Qui se presse de saisir celle de sa bien-aimée, A l’y voir défaire le froid de ma douce mère, Je sais que jamais ils ne se pourront désaimer. Lorsque, impudemment, j’étale mes rancœurs, En observant mes parents se dévorer des yeux, Les sachant heureux de vivre dans un seul cœur, Je rêve, qu’en moi, s’éloigne le poids de l’adieu. Bien que le temps soit à l’irrespect et au couche-partout, Il demeure que sans aimer d’amour on n’est rien du tout…
×