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Blaquière

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À propos de Blaquière

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  1. Je sais que je devrais pas le dire, ça, mais je le dirai quand même ! Les élucubrations de Heidegger sur le bâtir/habiter, qui cherche à dire le non-dit indicible, me font un effet très "bobo"! Tout ça fondé au départ sur une étymologie bien particulière d'une langue qui dans la langue voisine n'a plus cours et ne correspond à rien. Confronté à une "construction" réelle, le bâtir symbolique , je le trouve un peu dérisoire. Je me fais l'effet ridicule et trop rustique de Diogène qui devant l'explication absolument géniale de Zénon qui vient de démontrer qu'il est absolument impossible de rattraper la tortue, se lève et la dépasse en trois pas... Je ne comprends pas la signification de l'habiter-bâtir ? Mais j'ai vraiment bâti ma maison et j'y habite (et j'y travaille!). Qui comprend mieux et plus que ça ?
  2. QUI C'EST QUI EST AGENOUILLÉE ? QUI C'EST ? OU ELLE EST ?
  3. C'est bien vrai, ça ! Avant 81 je vivais à poil sous la pluie ! Je dirai même mieux : de 78 à 87 je construisais l'atelier, le magasin et ma maison l L'atelier était fini en 81 : je me souviens en mai, quand Mitte a été élu, sur l'étagère extérieure, j'ai sorti des pots bleus des pots blancs et rouges. La maison n'a été finie (habitable) qu'en 87... Pour moi, bâtir, habiter ça n'a rien d'une élucubration. Des centaines de tonnes de pierres, d'agglos, de ferraille, de poutres de tuiles, de sable et de ciment, tout seul avec mes petits bras musclés... Rien que ma charpente... à l'égoïne et au ciseau à bois... "c'est une forêt !" disaient les gens qui passaient... Pour moi (encore !) le Dasein Quadriparti il est simplifié en Biparti. La terre et le fait d'être mortel. Le ciel, c'est la terre ("En avion !" comme dirait Giscard*), et les divins n'ont jamais existé. Je suis là et je sais qu'un jour j'y serai plus. * J'explique "l'avion de Giscard" : un jour à la télé il racontait une blague et vous voyez comme il parle ? On n'y a rien compris du tout :" blô mlô, blô, mlo, blô..." sauf la fin : "EN AVION !" Depuis quand qq'un raconte un truc qu'on n'y comprend rien, y'n a toujours un pour conclure : "En avion !" et tout le monde éclate de rire ! Donc : "le ciel, le divin.... blô, mlô, blô, mlô, blô... EN AVION !"
  4. Je trouve ça qui correspond un peu à ce que je disais : https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=3&ved=2ahUKEwiin4DVosDoAhVF8eAKHSnRCh8QFjACegQICRAB&url=https%3A%2F%2Frespeth.org%2Frespeth1%2F1-Respeth-4Koffi.pdf&usg=AOvVaw2E3gzw9LpKiKPOFkC81XTJ
  5. Voilà ce qu j'en ai compris selon ce que j'ai vu dans le texte: J'ai l'impression que cette notion "d'habiter" pour Heidegger est un développement de son concept du Dasein. Qu'on traduit en français par "l'Être là". , Si pour nous, être sur "la terre" correspond bien à "être-là"on peut comprendre, qu'en y adjoignant déjà le ciel, mais aussi le divin et le fait d'être mortel, Heidegger, déborde largement du concept de Dasein tel qu'il a été repris pas les existentialistes comme Sartre à savoir l'existant brut, simple. Le Dasein de Heidegger n'est pas le Dasein existentialiste de Sartre. Enfin, je crois. Je vais chercher s'il existe une comparaison plus "officielle" ou érudite des deux..
  6. Je vins de lire le passage sur le pont : savoureux !!! Je voyais venir Heidegger de loin : le pont comme passage vers le divin en fin de compte, d'une rive celle de la vie mortelle, à l'autre, le divin ! Là je repense à Freud qui dirait : "pas du tout ! Le pont sur la rivière est symbolique du pont de chair qui relie le père (l'homme) à la mère (la femme) , autrement dit l'Être du pont (pour employer le langage de Heidegger), c'est... le phallus pour ne pas dire la b... ! Et je dis : Merci Freud ! Comme quoi, l'Être c'est bien nous qui le fabriquons, chacun à se sauce ! J'y retourne ! J'édite : confirmation !!! J'adore lire Heidegger !
  7. Gaffe ! tu risques de choper le VIRUS de Heidegger : voir des Êtres partout ! Les choses bâties comme tout ce qui existe n'ont que les êtres qu'on veut bien leur trouver, leur donner ; leur inventer. Les choses bâties on été bâtie pour une fonction ou une autre. Fair d ce pour-soi un en soi, un être, est presque un comble. A part ça, je suis au milieu du texte. Heidegger est obnubilé par l'être. Il voudrait faire d son texte un texte religieux comme dans sa répétition du (en bleu): répété 4 fois comme un texte religieux. Ces répétitions rythmantes font penser aux religieux musulman ou juifs qui se balancent d'avant en arrière pour leur prières. Une forme d'auto-hypnotisation... Je vais continuer ma lecture...
  8. Moi, je n'ai pas lu ! mais je vais le faire... Cette idée d'habiter me semble, vue de loin, à première vue, assez cohérente avec un certain nationalisme. Ne serait-elle pas une justification, une intellectualisation a posteriori de ce sentiment nationaliste et conservateur premier et déjà ancré ? Je vais lire !....
  9. Oui, il y a une unification de l'individu. Lacan parlait du stade du miroir vers nos 18 mois. (Ça vaut pour une constatation pas pour acceptation de l'ensemble des théories lacaniennes ! Encore que !) Mais je ne vois pas ça comme une "substance" du tout ! Plutôt comme une relation (une structure, un lien ) général orienté, dirigée, normalisé, (construit pas à pas) sous l'égide des "principes vitaux" de l'individu ; et même LE principe vital de l'individu (déjà lui-même unifié chez tout vivant). Donc tout ce qu'il y a de plus "existant". A mon avis, c'est ce principe vital (qui existe chez tous les animaux, peut-être chez tout vivant), cette force, cette énergie vitale ( qui pourrait se décrire ou se comprendre comme de simples mécanismes à son plus bas niveau ! ), C'est cet "en-soi du vivant" que Heidegger prend pour l'Être quand il a opéré sa "tabula rasa" par l'angoisse. Il a fait le vide autour de lui, mais il reste quelque chose : le vivant, la vie en lui. C'est donc à mon avis un contre sens absolu ! Que de prendre ce qu'il y a de plus existant, de plus contingent pour une essence, pour l'Être, un Être absolu, universel. C'est un Dasein (façon Sartre) d'une incomparable Bêtise ! Aveuglement, incroyablement borné... Une affirmation brutale d'être là. C'est pour le coup que l'esprit qui n'est que finesse, subtilité peut en prendre peur. L'angoisse, la nausée, l'impression d'absurde en découle plus qu'elle ne précède... (Bon, là je m'emballe un peu !) Je réalise la prétention qu'il y a de ma part à considérer ainsi un philosophe d'un telle réputation ! Mais je pense aussi que c'est un peu dans ce sens que Sartre va "transformer" les idées de Heidegger, pour en arriver à son "l'existence précède l'essence" : en caricaturant, "il n'y a aucun être au départ" ! L'Être est une construction intellectuelle qui vient nécessairement après, après que l'esprit (le nôtre) se soit constitué... plus ou moins de bric et de broc... Ceci dit j'ai trouvé aussi ton texte très poétique !
  10. En effet c'est bien mystique ! Et même religieux. Ça copie l'Ancien testament! Il n'y avait rien, puis, décision divine > le monde ! C'est sous entendre a priori que l'état "normal" est le vide, le rien. C'est en grande partie de l'anthropomorphisme : nous savons tous qu'avant d'exister (notre conscience) nous n'existions pas. Donc avant d'exister, le monde aussi n'existait pas. Il faut réformer cette façon de voir contaminée par les religions. L'état "normal", l'état "neutre" du monde, c'est l'existence. De même qu'aucune religion n'avait prévu, pensé qu'avant d'être homme, l'homme était animal. Ce qui pourtant est vrai (coucou, Marou !) Le principe directeur, de tout ça, c'est qu'il "faut" que tout existant soit redevable de son existence. L'existence n'est due à rien. Aucun commencement. L'existence, elle-même est à comprendre comme "le vide" de départ. (Et de redevable à coupable, il n'y a qu'un pas.) Puisque nous constatons qu'il y a quelque chose, pourquoi y aurait-il eu rien, avant ? Pourquoi pourrait-il n'y avoir rien ? L'idée est absurde. L'idée d'être est inventée imaginée pour justifier l'existence qui n'a pas besoin d'être justifiée. C'est une nostalgie de Dieu. Une nausée... quand on comprend que rien n'a se sens. Soyons plus précis : Cette maison n'existait pas "avant", il n'y avait qu'un terrain nu... Mais si ! elle existait quand même, en désordre ! Les briques, le ciment, les tuiles, les vitres... la calcaire, l'argile, la silice... il ne s'agit que de transformation et de déplacement de ce qui existait déjà ailleurs.
  11. Et c'est le mien que j'aime !
  12. Oui ! mais comme point de vue, et le plus grand en représentation (tout le monde). Une ouverture, une fenêtre. il y a le regardé (le monde), et le regardant qui n'est qu'un objet parmi les autres. C'est le regardant le Dasein. Le Dasein ne va pas nous refabriquer en être mystique, même si certain y croient ou se le joue... Plus grand il ne s'agira que d'une accumulation...
  13. Moi je pense que ce concept d'Être autour duquel on tourne sans jamais le voir est un substitut de l'âme. Il est imaginaire. L'âme hypothétique, notre âme qui serait sensée persister au delà de nos diverses réincarnations par exemple dont aucun souvenir ne persiste : du vent ! Pourquoi pas ? Pas de preuve, rien de concret, on peut tout dire ! Ce que l'on constate comme phénomènes, c'est les étants comme modes imaginaires ou volontaires d'apparition d'un être fuyant, inexistant. L'Être n'est que du paraître. Centré sur le Dasein. Dont le centre est le Dasein. L'existant. Ici et maintenant. Un point de vue du monde dans le monde. L'Être est une hypothèse pour donner du corps, du sérieux au paraître. Au phénomène. C'est le foisonnement des étants, des modes d'apparition qui fait croire qu'à leur origine il y a du "solide". Ce solide n'est que l'ensemble. Comme une structure. L'ensemble des relations entre les différentes apparitions. Pour être concret, on est l'ensemble de ce qu'on fait. L'ensemble de nos apparitions. (Pour ça je dis le paraître est le plus solide de l'Être !) Pour autrui et pour nous. On ne peut pas dire je fais ça, et même si ce n'est pas bien, mon être profond est différent... Ce serait un peu "facile" ! La métaphysique, c'est au delà de ce qui existe, ça n'existe pas. Ce qui ne veut pas dire que l'esprit n'existe pas. Que notre représentation du monde n'existe pas. mais seulement en tant que représentation.
  14. Habiter, bâtir, cultiver, on sait de quoi on parle. Définir ce qu'est l'homme on comprend aussi de quoi il s'agit. C'est l'homme qui est important. Qu'il faut définir. Mais "l'homme est le berger de l'Être" ? N'a de sens que si l'être est une chose ou une fonction différente de l'homme. Si l'on parle du fait d'être un homme ce sur quoi on applique notre pensée c'est" le fait d'être" ou la "qualité d'homme" ? C'est de la qualité d'homme qu'il s'agit : "l'être", "le fait d'être" comme entité a totalement disparu. Si dans "l"homme est le berger de l'Être", on remplace la fonction d'Être pas c qu'elle désigne à savoir "être un homme" on obtient : "l'homme est le berger de l'homme". Merci pour le dérangement ! Une tautologie. L'Être tout majusculé qu'il soit n'est qu'un vecteur grammatical qui permet d'attribuer la qualité d'homme à l'homme. De dire que l'homme est homme. L'Être identifie le même au même. Mon Être c'est moi, rien de plus !
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