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  1. Dernière heure
  2. Il y a une autre querelle à propos de cette conférence devenue texte imprimé à la demande de je ne sais plus qui, dans quelles circonstances. Une I.A. me résume très bien ça en deux secondes, I.A : " Pour replacer les choses dans leur contexte : À l'origine, c'est une question : Le 29 octobre 1945, lorsque Sartre donne sa célèbre conférence à la salle des Centraux (organisée par le Club Maintenant), le thème exact proposé et affiché partout est une interrogation : « L'existentialisme est-il un humanisme ? » (avec un point d'interrogation). Le passage à l'affirmation : Lorsqu'il publie le texte sous forme de petit livre l'année suivante (en 1946 aux éditions Nagel), le point d'interrogation disparaît au profit d'une affirmation péremptoire : L'existentialisme est un humanisme. Pourquoi cela a grincé (et agacé Sartre) : Ce changement de titre a provoqué une immense quiproquo philosophique et une vraie polémique, d'abord avec les lecteurs, mais surtout avec Sartre lui-même par la suite. La contradiction interne : Dans L'Être et le Néant (1943) et dans le cœur de sa pensée athée et radicale, Sartre combat l'idée d'un humanisme traditionnel (qu'il juge abstrait, bourgeois et bébête, qui consiste à ériger « l'Homme » en valeur sacrée). Pendant la conférence, il nuance d'ailleurs beaucoup : il dit en gros « oui, à la rigueur, on peut appeler ça un humanisme, mais pas au sens classique ». Le regret de l'auteur : En transformant la question en affirmation pour des raisons commerciales ou de provocation, l'éditeur (et Sartre en acceptant la publication) a figé une formule que Sartre a finie par regretter amèrement. Le désaveu : Plus tard dans sa vie, Sartre a quasiment renié ce petit livre (le qualifiant parfois de « connerie » ou de texte de circonstance qu'il regrettait d'avoir publié si vite). Il estimait que ce texte avait complètement dénaturé sa pensée en faisant croire qu'il remettait l'Homme (avec un grand H et une essence éternelle) au centre, alors que toute sa philosophie consiste précisément à dire qu'il n'y a pas de « nature humaine » préalable. C'est donc bien le passage du point d'interrogation à l'affirmation abrupte lors de la publication qui a transformé une nuance tactique en un slogan que Sartre a traîné comme un boulet toute sa vie ! " Sartre était extrêmement informé sur le ou les existentialismes, bref, il a, philosophiquement, fait une énorme connerie en acceptant la suppression du point d'interrogation, et c'est bien en philosophe qu'il l'a regretté.
  3. Alors qu'à droite, il y en a qui voyait déjà les chars du Pacte de Varsovie défiler aux Champs Élysées, Mitterrand a du demander aux américains de faire " circuler " ("bouges de là ! ") le sous marin qui croisait au large de Toulon ou encore le soi-disant avion espion qui traversait la France toutes les nuits avec une régularité d'horloge atomique, Giscard n'ayant pas estimé devoir réagir. Et c'est Mitterrand qui a eu un infiltré de classe mondiale au Kremlin (il a été exécuté). Mitterrand a aimé les communistes comme le python " aime " sa proie. J'ose. Il y a du De Gaulle dans Mitterrand : la France d'abord, et souveraine. Hé oui : il fallait. C'est que " quelque chose " de bien plus radical, " profond ", c'était noué. Les Dieux et Consorts, ça existent. Point. Alors comme (tout aussi rigoureusement) avec tout le " reste ", on s'y colle (1). Les a priori restant au vestiaire. Je viens d'une famille qui a toujours été socialiste. Ils n'ont jamais pu être communistes à cause de (grâce à) leur héritage chrétien. C'est la gauche chrétienne de la France du XX° siècle (et tombée dans les oubliettes de l'histoire). (1) Donc : ontologie, dialectique, philosophie, épistémologie, métaphysique, théologie. Et je vais sur l'autre fil, faire une petite remarque.
  4. "Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage" L'adage vaut aussi bien pour la monoculture du pin maritime que pour les marécages de landes de Gascogne, c'est pourquoi je préfère garder un peu de recul, pour les uns comme pour les autres. Insalubres pour l'homme ces zones humides seraient peut être considérées aujourd'hui comme une merveille pour la bio diversité, question de point de vue. Le point de vue de la plupart des scientifiques est que nous avons besoin de zones humides et ça n'a rien d'une mantra Le pin maritime a montré ses vertus pour la protection de l'espace dunaire, sa monoculture sur un immense espace forestier n'a pas que des avantages. Cet espace est particulièrement sensible aux incendies comme aux tempêtes et ce alors même que sa gestion pour la prévention des incendies est citée à juste titre comme un modèle. Un jour ou l'autre, bien qu'on ne puisse prédire quand une maladie, un parasite ou je ne sais quel ravageur viendra le ruiner. En attendant les pins stérilisent la couche arable du sol https://fr.wikipedia.org/wiki/Forêt_des_Landes D'autant que les pratiques d'exploitation sont de nature à aggraver les dégâts https://fr.wikipedia.org/wiki/Podzosol Sans juger le passé ni nier les richesses apportées par cette forestation il serait bon aujourd'hui, compte tenu des évolutions climatiques de revoir la copie et de ne pas imaginer qu'un simple renforcement des mesures de prévention et de lutte contre les incendies soit la solution la plus opportune
  5. "Le racisme n'est pas une opinion" Anticipant une défense portant sur l'ivresse des personnes figurant sur la vidéo ou sur leur "liberté d'expression", il répond d'ores et déjà que la première est une circonstance aggravante, avant de marteler: "Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit." Selon les informations de BFMTV, la mairie de Marboz a également effectué un signalement auprès du parquet de Bourg-en-Bresse, au titre de l'article 40 du Code de procédure pénale - selon lequel "toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire" qui a pris connaissance d'un crime ou d'un délit dans l'exercice de ses fonctions doit le rapporter au procureur de la République. "Ils devront en répondre" "La mairie condamne très fortement ces propos et se dissocie de ceux qui les tiennent, ils ne reflètent en aucun cas l’image de la commune et l’esprit de tolérance et de convivialité de la Féria de Marboz", a écrit la municipalité sur Facebook. La suite sur le lien : https://www.bfmtv.com/police-justice/on-n-aime-pas-les-bougnoules-apres-des-chants-racistes-lors-d-une-feria-a-marboz-la-licra-a-depose-plainte_AN-202607290402.html Idem ici où le racisme s'accentuent par ceux d extrême droite et certains qui étaient de droite mais badculent petit à petit vers l'extrême droite. Ils tiennent les mêmes propos.
  6. La meilleure joueuse de tous les temps qui a été, à son meilleur niveau, sixième meilleur joueur de son temps. Faire carrière dans ce jeu suppose de gros sacrifices qui sont, culturellement, plus compliqués pour les femmes (et accessoirement ne prédisposent pas à la politique).
  7. Probablement moins fou que ses adversaires , adeptes de fantasmes , grand théâtre et escalades destructrices sans contrepartie et le moindre signe d'une démocratie respectueuse de la volonté de ses citoyens Qu'est ce l'Europe est allée faire dans cette galère , hors diplomatie et humanitaire , alors que les lesorigines de ce conflit sont connues de tous depuis longtemps ? la reconstruction et les ressources naturelles ?? le suivisme docile des US dans cette guerre évitable et arrêtable dès le début ?? les flux de centaines de milliards avec jackpot à tous les étages ?? .... l'ensemble ? Il parait que l'UE , c'était la paix ... mais ça c'était avant
  8. Ximène bonjour, beaucoup de ceux là savent déjà, et "pratiquent" .....l'humanité, certains même lorsque l'horreur n'est pas atteinte à ce point belle après midi à vous
  9. L'IA Pratika se devrait de faire relire ses lignes de code textuel, quand l'on sait que les confabulations générées gagnent du terrain et qu'elles n'ont pas sitôt fini de définitivement nous fatiguer en réseau ...
  10. Oui le peuple se soladirise pendant que d autres continuent leurs petite gueguerre politicienne.
  11. Alors qu'une vidéo montrant des participants d'une féria dans l'Ain répétant des chants racistes est devenue virale, le président de la Licra de l'Ain annonce avoir déposé plainte. La ville de Marboz et la préfecture ont également saisi la justice. "On n'aime pas les bougnoules et on s'en fout." La vidéo, enregistrée le week-end dernier avant d'être publiée sur X, a été visionnée 2,7 millions de fois. Elle montre plusieurs jeunes hommes lors d'une féria dans la commune de Marboz, près de Bourg-en-Bresse, bière à la main, répétant le chant raciste. Ce mercredi 29 juillet, le président de la Licra de l'Ain, Philippe Marga, annonce avoir saisi la justice. Auprès de BFMTV, il déclare que la Licra de l'Ain a saisi ce mercredi la procureure de la République de Bourg-en-Bresse, avoir déposé plainte et se constituer partie civile. Il dénonce des "injures publiques à caractère raciste, voire [une] incitation à la haine". "Nous estimons que ce type de comportement, qui se répand de plus en plus, doit être sanctionné", déclare le président de la branche départementale. "Le racisme n'est pas une opinion" Anticipant une défense portant sur l'ivresse des personnes figurant sur la vidéo ou sur leur "liberté d'expression", il répond d'ores et déjà que la première est une circonstance aggravante, avant de marteler: "Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit." Selon les informations de BFMTV, la mairie de Marboz a également effectué un signalement auprès du parquet de Bourg-en-Bresse, au titre de l'article 40 du Code de procédure pénale - selon lequel "toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire" qui a pris connaissance d'un crime ou d'un délit dans l'exercice de ses fonctions doit le rapporter au procureur de la République. "Ils devront en répondre" "La mairie condamne très fortement ces propos et se dissocie de ceux qui les tiennent, ils ne reflètent en aucun cas l’image de la commune et l’esprit de tolérance et de convivialité de la Féria de Marboz", a écrit la municipalité sur Facebook. La suite sur le lien : https://www.bfmtv.com/police-justice/on-n-aime-pas-les-bougnoules-apres-des-chants-racistes-lors-d-une-feria-a-marboz-la-licra-a-depose-plainte_AN-202607290402.html
  12. Alors si je peux me permettre : si, tu l'as bien laissé penser. Tu as cité " ce n'est pas de la discrimination " mais la phrase initiale était " pour un mariage, les organisateurs ont le droit d'interdire les enfants et ce n'est pas de la discrimination " (Bon c'est pas grave, on a compris ce que tu voulais dire). Donc quand tu rebondis en disant : Tu laisses penser qu'ils sont juridiquement condamnables puisque ta réponse était clairement ciblée sur la phrase liée aux mariages. Afin d'éviter tout malentendu, je te suggère à l'avenir de citer la phrase dons son intégralité (et en plus ça serait plus lisible pour tout le monde)
  13. Aujourd’hui
  14. Salut ! 😊 Je suis du Bénin 🇧🇯 et je cherche des amis du monde entier pour échanger sur nos cultures, pratiquer l'anglais et faire de belles rencont

  15. Et tu tombes là parfaitement d'accord avec lui. Il étudie le renversement des valeurs chrétiennes dans "La subversion du christianisme" et se trouve en complet décalage. Il tente de réorienter l'église reformée, mais doit constater son échec... Il aura essayé. Je sais ce que tu en penses, ça fait un moment que je te lis ! Mais en l'occurrence, je t'assure qu'on a affaire à quelque chose de très singulier.
  16. Car ce ne sont plus les politiciens qui dirigent ce monde
  17. Le plus grand ennemi de l'Europe est ... l'Europe
  18. le religieux c'est pas de l'atavisme c'est un enfermement culturel. Des barrières de partout... et pas les bonnes ! Ce convertir à 17 ans, pour moi c'est surréaliste... OK j'exagère ! mais ça t'infuse des a priori qui ne devraient plus avoir cours... Pur ce qui est de l'éthique chrétienne, pour nous (quand j'étais petit !) l'évidence absolue c'est que le genre grenouilles de bénitier, ceux qui étaient les plus assidus à l'Eglise c'étaient ceux qui disaient toujours du mal de tout le monde, (et ceux qui avaient dénoncé pendant l'occupation !...) Alors pour moi, "l'Ethique chrétienne" ce n'est qu'un oxymore ! On pourrait croire que je blague, mais vu l'attitude du pape Pie XII pendant la guerre il ne s'agit pas d'un concours de circonstance ni de hasard ! Il y a quelques jours m'est venue l'inspiration d'un couple d'alexandrins : "Si vous voulez si fort un dieu qui vous pardonne, C'est bien que vous sentez votre âme pas si bonne !" Bon, c'est pas du Victor Hugo mais ça dit ce que ça dit !
  19. Oui voilà, et les soirées bridge des mamies seraient tellement plus fun avec des gamins qui jouent à cache cache autour des tables !
  20. bonjour @Don Juan merci pour ce partage auquel je vais m'empresser de répondre tellement cela m'inspire. La lampe à huile dessinait autour d’eux un cercle de lumière étroit au-delà duquel les arbres semblaient se dissoudre dans la nuit. Musashi attendait toujours la réponse complète du maître. Mais le vieil homme paraissait écouter autre chose. Le vent peut-être, ou ses propres souvenirs. Finalement, il reprit. — Beaucoup d’hommes passent leur existence à éviter cette question. — Parce qu’ils craignent le vide ? Peut-on vraiment parler de vide lorsque nous sommes vivants? La pensée ne nous remplit-elle pas même si elle reste à elle seule insuffisante pour combler le vide car nous restons avant tout des "animaux sociaux"? Ce qui peut combler le vide n'est-il pas justement des relations sociales de qualité j'entends par là dans l'authenticité? L'humanité ne recherche-t-elle pas avant tout l'amour quelle que soit sa forme (amicale, filiale, paternelle, etc)et quelle autre manière de se sentir aimé pour ce que l'on est qu'à partir du moment où on a fait tomber le masque? A-t-on vraiment envie de se faire aimer pour notre façade? La façade affichée n'est-elle pas que la manifestation de notre ego? Notre ego n'est-il pas une manière de nous cacher de nous-même? N'est-ce pas justement quand l'ego tombe qu'on amène alors l'authentique? L'authentique correspondant alors à nos qualités, nos défauts, nos succès, nos échecs, nos vertus, nos pêchés. N'avons-nous pas tous tout cela à la fois? Le problème n'est-il pas que nous ne voulons pas voir les défauts, les échecs et les pêchés chez autrui parce que cela nous ramène aussi aux nôtres? Le problème n'est-il pas en fait que certain(es) ne savent pas faire preuve d'auto-compassion envers eux-mêmes, ne savent pas se pardonner, ne savent pas s'aimer et de ce fait pensent ainsi que s'ils faisaient tomber le masque alors autrui ne pardonnerait pas non plus? A toutes les époques on a beaucoup cultivé le culte de la force n'est-ce pas là où on s'est fourvoyés? N'aurions-nous dû pas plutôt accepter l'humain dans son intégralité, dans son authenticité y compris avec ses faiblesses, faiblesses dont nous sommes tous(tes) pourvu(es)? Ne pourrions-nous faire plus facilement tomber le masque si nous étions plus enclins au pardon? Je vous invite à réfléchir sur cette phrase de mon crû : "le pardon lorsqu'il est sincère apporte autant à celui qui le reçoit qu'à celui qui l'accorde". — Oui. Mais pas seulement. Le maître prit une lente inspiration. — Ils craignent surtout de découvrir que le personnage qu’ils défendent depuis des années n’a jamais été aussi solide qu’ils le croyaient. Parce que cela les renvoient à leur propre vulnérabilité? Musashi hocha la tête. Ces paroles trouvèrent immédiatement un écho en lui. Lorsque Takuan poursuivit, le son de sa voix l’arracha à son état de contemplation intérieure. — Regarde attentivement les hommes lorsque leur masque commence à se fissurer : un guerrier humilié, un père rejeté, un vieillard oublié, une femme abandonnée, un homme dont la gloire disparaît. Qui est réellement fautif ou devrait être humilié? - Le guerrier humilié : qui devrait avoir honte? Le guerrier qu'il soit vainqueur ou vaincu ou les chefs d'Etats d'avoir utilisé des individus pour se battre à leur place ou plutôt pour avoir échoué dans des traités diplomatiques qui auraient alors épargné bien des vies? - Le père rejeté : Qui peut prétendre qu'il s'agit d'un mauvais père? Peut-être n'est-il coupable que d'avoir trop gâté ses enfants et d'avoir à faire à des enfants ingrats à l'âge adulte. Les parents parfaits n'existent pas et les enfants parfaits non plus. - Le vieillard oublié : Qui est coupable? Le vieillard ou ceux qui le délaissent? - Une femme abandonnée : Qui dit qu'elle était une mauvaise épouse? Le mari était peut-être juste un coureur de jupons qui ne savait pas se contenter d'une seule femme. - un homme dont la gloire disparaît : est-ce si grave? Ne sommes-nous pas de toute façon condamnés à l'oubli à plus ou moins brève échéance quand la vie sur terre ne sera plus. Il tourna légèrement la tête vers Musashi. — Tu verras alors apparaître des réactions parfois très proches de celles des animaux blessés, agressivité, repli, désespoir, quête désespérée de reconnaissance, ou besoin soudain de domination. C'est vrai pourtant il suffirait juste d'être pardonné et se pardonner pour ne plus avoir de telles réactions Le maître laissa passer quelques instants avant d'ajouter plus bas. — L’ego humain est souvent beaucoup plus fragile que les hommes aiment le croire. Tu ne crois pas si bien dire le mien a été tellement malmené par des violences, harcèlements et tutti quanti dans ma jeunesse que cela a été une des causes pour lesquelles j'ai perdu la raison. Et aujourd'hui c'est parce que j'ai perdu mon ego que je peux me permettre d'être authentique et en étant ainsi j'ai noué de belles relations que je n'échangerais pour rien au monde. Musashi resta pensif. Quelque chose en lui résistait encore. Pas seulement par orgueil, mais parce qu’il pressentait une conséquence vertigineuse. Si le « moi » lui-même était en partie construit, alors que signifiait réellement devenir quelqu’un ? Comme si le vieil homme avait suivi ce mouvement intérieur, il reprit doucement : — Tu vois maintenant pourquoi tant d’hommes cherchent désespérément à être admirés. Nous avons tous(tes) en nous quelque chose (un ou des talents, des qualités...) digne d'être admiré et de cela j'en suis certaine. Il suffit de savoir mettre ce quelque chose en avant. Musashi leva les yeux. — Pour renforcer cette construction ? — Oui. Les regards des autres agissent souvent comme des piliers invisibles soutenant l'identité. Nous avons tous(tes) besoin de "validations" d'autrui c'est certain mais ce qu'il faut surtout c'est "valider" nos propres actes pour nous-mêmes, pour être en accord avec notre propre conscience. Nous restons tous et toutes des pêcheurs sur certaines choses mais il ne faut pas oublier que lorsque l'on s'est trahi soi-même et que notre conscience nous travaille nous avons toujours la possibilité d'en tirer les leçons qui s'imposent et réparer ou si on ne peut pas réparer on peut au moins faire en sorte de ne pas répéter cette erreur et là on connait la rédemption Takuan prit la lampe et observa la flamme à travers le verre légèrement fumé. — Certains ont besoin d’être désirés. D’autres d’être respectés. D’autres encore d’être craints. Mais derrière ces différences, on retrouve souvent la même peur, celle de ne plus sentir clairement leur propre existence intérieure. Musashi murmura presque pour lui-même : — Alors les hommes utilisent les autres pour se sentir réels. Le maître esquissa un sourire du bord des lèvres. — Très souvent. Puis son visage redevint plus grave. — Et c’est là que commencent beaucoup de souffrances. — Car lorsqu’un être devient le support principal de ton identité, tu ne l’aimes plus seulement pour lui-même, tu commences aussi à lui demander de maintenir ton propre équilibre intérieur. Cette phrase pénétra en lui avec une précision douloureuse. Il revit soudain certaines attentes, certaines jalousies silencieuses, certains besoins de présence qu’il avait refusés de reconnaître. Le maître l’observait calmement. Sans dureté. Sans triomphe. Comme quelqu’un regardant un homme découvrir progressivement ses propres chaînes. Après un court silence, il poursuivit. — C’est pourquoi tant de relations finissent par devenir des négociations invisibles entre deux fragilités qui cherchent mutuellement à se stabiliser. Musashi ferma lentement les yeux. Le thé avait refroidi entre ses mains, mais il ne s’en était même pas aperçu. Depuis le début de l’entretien, le maître semblait retirer une à une certaines protections invisibles auxquelles il n’avait jamais réellement réfléchi auparavant. Et ce qui le troublait le plus n’était pas seulement la logique des paroles du vieil homme. C’était la quantité de souvenirs qui commençaient à leur répondre silencieusement en lui. Des regards. Des attentes. Des blessures anciennes. Même certaines ambitions de jeunesse lui apparaissaient soudain sous une lumière différente. — Si les hommes sont aussi dépendants les uns des autres, dit-il finalement, pourquoi cherchent-ils sans cesse à paraître forts et autonomes ? Le maître cligna des yeux. — Parce que la dépendance effraie profondément l’ego. Il ajouta quelques morceaux de bois dans le petit brasero près du mur. Une lueur plus chaude monta doucement dans le jardin. Il observa un instant les flammes. — Certains deviennent alors soumis pour conserver ces choses. D’autres cherchent au contraire à devenir dominants afin de ne plus jamais ressentir cette vulnérabilité. Musashi pensa immédiatement à plusieurs hommes qu’il avait connus. Des guerriers surtout. Certains brutalement arrogants. D’autres incapables de supporter la moindre humiliation. Le maître poursuivit : — Beaucoup de comportements humains apparemment opposés naissent parfois de la même blessure. Son regard revint vers Musashi. — Le besoin de séduire et le désir de puissance peuvent provenir du même vide intérieur. La générosité excessive et la domination également. Même certaines formes de sagesse peuvent parfois devenir des refuges pour un ego fatigué. Musashi n’était pas sûr de tout comprendre. Il était à la fois sceptique et rempli de curiosité à propos de ce que Takuan ne lui disait peut-être pas entièrement. — Vous voulez dire que même la quête spirituelle peut être une fuite ? Le vieil homme acquiesça d’un mouvement de la tête. Il prit le temps de choisir ses mots et répliqua ainsi : — Bien sûr... certains hommes ne cherchent pas l’éveil. Ils cherchent une manière plus élégante de ne plus souffrir. Le feu crépitait doucement désormais. La lumière mouvante donnait au visage du maître une expression presque irréelle. — Et vous, avez-vous fui ainsi ? demanda le jeune disciple. Takuan regarda les flammes sans bouger. Puis il répondit avec une honnêteté presque désarmée : — Oui. Musashi resta immobile. — Pendant longtemps, je croyais rechercher la vérité. Mais une partie de moi voulait surtout ne plus être blessée, ne plus dépendre, ne plus craindre la perte. Il eut un faible sourire, presque un pincement de lèvres. — J’appelais cela sagesse. Le jardin demeura silencieux autour d’eux. Je répondrais plus tard au reste car là je fatigue un peu.
  21. Quand tu ne regarde pas la vidéo voici ce qui peut arriver (archives) Nous voulions aller à la Tour Vauban « Nous voulions aller à la Tour Vauban », mais la tempête s’est levée. Récit d’une sortie de pêche bretonne entre vent, vagues et adrénaline nocturne. capitaine-jack.blogspot.com
  22. c'est beau de voir la solidarité qui s'est mise en place : habitants , touristes , agriculteurs , protecteurs des animaux ......face à l'horreur les hommes retrouvent leur parcelle d'humanité !
  23. A ce sujet, c'est Schaelchli qui a écrit, je crois, les lignes les plus percutantes.
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