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À propos de ce blog

Des écrits racontant mon vécu, expliquant la noirceur du monde, et sa lumière.

Billets dans ce blog

If you go away

Je tournais les pages du livre, d'un geste indécis, comme si j'avais peur de savoir ce que j'allais découvrir. Je ne voulais pas savoir. Je ne voulais plus savoir. Vivement, sans réfléchir, sans penser aux conséquences, je fermai le livre, claqua les deux parties distinctes et égales, et le jeta dans les flammes. Le crépitement du bois incandescent, la fumée blanche se dégageant des voies d'aération, l'odeur naturelle du pin brûlé... La parfaite scène de l'incompréhension, de la solitude, de la

Quentin13

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La lumière

Il ne suffisait que d'un message, un appel, un mot, une lettre... Un signe de vie. Pendant trois ans, je t'ai envoyé des messages ; pendant trois ans, tu ne m'as pas répondu... Mais pendant trois ans, rien n'a changé. Tu es encrée en moi au stylo indélébile, ou à l'encre de Chine. Rien ne s'est effacé. Nos voyages vers l'inconnu, nos conneries, nos larmes, nos amours... Rien n'est parti, tout est resté. Tu es restée là, dans mon cœur. Te rappelles-tu du socle de notre amitié ? Souvient-toi de

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Le temps meurtrier

Les souvenirs, ce sont ces bribes de notre vie sur Terre, ce sont les pièces du puzzle de notre existence en tant qu'être. Les souvenirs sont la source de nos émotions, de nos sentiments, de notre humanité. Ils peuvent, tout comme les mots, nous donner le sourire, nous faire pleurer, nous faire rêver, parfois... Les souvenirs nous ramènent à l'instant présent de ce passé révolu. Je me remémore souvent mes souvenirs d'enfance, synonymes d'union, de famille, de complicité, de sourire, de rêve...

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Une bouteille à la mer

Ton départ, ton voyage vers l'inconnu, vers les autres, les anonymes, sans nom, sans visage, sans identité... Un tissu de mensonges. Cette relation, cette amitié, cette lumière qui me subjuguait... Que représentait-elle pour toi ? Mais je te comprends. Tu as due comprendre mes pensées, tu as su décrypter cette ambiguïté. Tu as aperçu mon cœur, et mes sentiments. Malgré cela, je gardais cette distance entre toi et mes sentiments, car je ne voulais pas te perdre... Ta seule présence voilait déjà

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Les voix de l'Enfer

Je n'arrivais pas à dormir. Cette insomnie... Elle me rendait dingue. Elle me rendait violent. Ce n'était pas une violence physique, mais bien une violence mentale. Je me scarifiais mentalement, et ces mutilations m'arrachaient à la raison, et au peu de bon sens qu'il me restait. Les diverses remémorations, les différentes pensées perverses de mon passé, et les indescriptibles fantasmes de mon esprit dérangé m'écorchaient. J'étais à vif, nu, honteux. Mes démons et mes peurs m'enfermèrent dans

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Le messager d'outre-tombe

Une ville près de la cité des papes, un mouroir, une chambre... Des jours comptés, une liberté limitée, une vie sauvée... Peut-être pas. Cette femme, une grande femme, une femme vivante, et vivant chaque jour avec autant d'optimisme, était rattrapée chaque jour un peu plus par le temps, et ses ravages. Il lui volait sa vitalité, sa force, son esprit vif, et clair... Il lui volait son âme. En échange, l'horloge lui offrait rides, vieillesse, faiblesse. Si faible, si ridée, si vieille, elle lui

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Le coeur du chaos

Des questions, encore des questions. Des questions sans réponse, toujours sans réponse. Un semblant de réponse qui s'évanouit dans la mer tumultueuse de ce questionnement. Ces questions me font peur. Leur réponse m'angoisse. Ce questionnement m'effraie. Il perturbe mes sens, ma faculté de penser, mon habitude de vie. Depuis que cette première question est remontée à la surface de mon inconscient, l'enfer s'abbatit sur moi. Non, pas l'enfer, une chaotique spirale de culpabilité. Je le vois désor

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Toulouse sombre

Toulouse. Ma ville, ma maison, mon repère. J'ai vécu dans cette ville, j'ai aimé dans cette ville, j'ai mûris dans cette ville. Le métro, principal moyen de transport pour aller d'abord au lycée, puis à la fac, perdait de son charme. La sueur et les pensées perverses de ceux qui regardaient avec insistance les jambes des jeunes filles en jupe m'étouffaient. Le charme des grandes villes françaises n'est aujourd'hui que l'ombre d'un ancien souvenir joué sur un air d'accordéon. Les couleurs vives e

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La chute

Dans un lointain passé, où les hommes, la Terre et les pensées n'existaient pas, Deux entités s'affrontèrent au nom du destin de l'humanité, Ce dieu, sans nom, sans visage, sans caractère, arracha les noires ailes de son plus beau fils. Cette déchéance, cette honte, ce rabaissement caractéristique de sa faute, l'attira dans une chute sans fin. La chutte. L'attraction dans cette faille étroite, sinueuse, et profonde, devenait insupportable. Dans cet éternel saut de l'ange, il se remémora l

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Abysses

Je me réveillais, doucement ,lentement, le temps d'étirer mes membres. Apaisé, je regardais les étoiles qui culminaient dans le ciel. J'étais conscient de mon retard visuel sur ces astres inconnus, et incompréhensibles. Leur lumière me parvenait à ce moment précis, où j'étais affalé sur le sol sablonneux de la dune, mais je savais pertinemment - grâce aux cours de physique - que cette lumière a depuis longtemps disparu, et que ces étoiles sont depuis longtemps mortes. Les jambes croisées, je m'i

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Un amour déchirant

Le début de son histoire est celle d'une jeune lycéenne débarquant fraîchement dans sa nouvelle école. Elle a laissé tombé ses amis de Topeka, dans le Kansas, son petit ami de Denver, dans le Colorado, ses parents, qui eux, sont de Montgommery, dans l'Alabama. Elle a tout laissé tomber pour faire ses études dans l'ancienne et ensorcelante ville de Salem, dans le Massachusetts. Elle a rapidement tourné la page. Sauf pour l'un d'entre-eux, Pierre, son meilleur ami. Il l'avait suivi jusqu'à l'autr

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Possession

Connaissez-vous cette fachêuse impression, cette terrible impression, celle d'être emprisonné ? C'est une impression comme nulle autre pareille. C'est une impression blessante, douloureuse, insupportable. C'est une impression que j'ai vécu à une vieille et sombre époque ; une époque où je pensais que tout était possible ; une époque où j'étais à l'acmé de ma naïveté. Cette sombre époque, où j'ai basculé, douceument, lentement, sûrement, a permit à cet être immatériel, invisible, réel, de s'immis

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Cauchemar

Le ciel bleu, le piaillement des oiseaux, le grincement de la balançoire, les insultes quotidiennes entre frère et soeur... Cette pensée éternelle de l'ancienne vie de Diane a perdu, au cours des années, sa splendeur, son rayonnement. Elle pleurait toutes les larmes de son corps, affalée sur son canapé, écoutant ses enregistrements au piano. Elle avait composé des airs mélancoliques pour ce genre de situation. Ne pouvant plus rien faire, ni pour elle, ni pour les autres, elle se contentait de s'

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Verbum terrore

C'est en se baladant dans les rues pleines de monde que j'ai remarqué des faits étranges. Les gens venus de tous les horizons, la musique amenant toutes les cultures dans cet endroit, les attractions distrayant les petits et les grands, avaient un son sourd, un goût âpre. Le tableau était terne. J'ai ressenti la peur refoulée, permanente, qui envahissait les coeurs. Cette peur, c'est celle qui avait un sourd, un goût âpre, et qui ternissait la scène sur base joyeuse, festive, et ouverte à tous.

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Folie

Cet endroit, ce manoir, cette illusion définitive qui obsédait mon esprit, qui détournait mes yeux de la réalité, et qui revêtait ma chair de honte, de peur, voire même d'angoisse, était devenu mon foyer, ma prison, ma cellule perpétuelle. Chaque jour, je vivais la routine éternelle, en parcourant les couloirs longs et sans fin, putrides, et débordant de chagrin. Les portes condamnées et les échos déchirés me rappelaient ma solitude, ma folie, ma peine... Cet endroit me rappelait mes erreurs. L

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Lumière noire

La douce rêverie que j'entreprenais sur le retour me confrontais à mes pires peurs, mes plus grandes angoisses, comme si j'ouvrais le talisman de Black. Devant moi se dressait le voile insaisissable de l'invisible. Transparent, presque ectoplasmique, ce qu'il cachait était déformé par ses mouvements, causés par un courant d'air inexistant. Devant moi, je sentais la honte, la peur, l'angoisse. J'avais l'impression d'avoir la boîte de Pandore. J'avais la possibilité de découvrir ce qu'elle renfer

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Azur

On en change pas sa personne. On ne cache pas sa personnalité. On ne devient pas la copie conforme de la popularité. On ne cherche même pas à le devenir. On se contente de ce que l'on a, sans essayer d'avoir plus que les autres. Chacun de nous est unique, et a sa pierre à apporter à l'édifice. Pourquoi faire comme les plus entourés, quand on peut devenir le chef d'une meute. Ces personnes superficielles se délectent de notre soumission, tel un diable qui savoure notre faiblesse, et notre penchan

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Doux mal qui me ronge

Il m'arrive parfois de marcher pendant des heures sur les longs chemins de campagnes sans avoir de destination précise. L'odeur de l'herbe coupée, le bruissement des arbres, la brise sur mon visage sont des éléments qui comblent mon coeur, le fortifient. Le long du ruisseau qui longe ma maison, j'écoute leur mouvement onduleux. Ce mouvement illustre la détresse que je cache, et la colère que je refoule. Tant de sentiments m'envahissent par moments. La plupart sont un cancer pour moi. Cette maj

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Une réponse

On me reproche souvent de ne pa penser suffisamment à moi. Je ne comprends pas cette phrase, ou ce reproche. Le fait d'être généreux et bienveillant n'est-il pas une preuve de bon sens aujourd'hui ? Ou bien la seule raison de vivre réside dans sa satisfaction personnelle ? Certains - voire même beaucoup - ne sauraient pas avoir un début de réponses à ces questions des plus réthoriques. Mais je ne suis pas comme les autres, et je pense avoir une réponse commune à celles-ci. Je ne suis pas fou q

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Les méandres de la pensée

Il ne s'agissait pas d'un rêve. Mais il ne s'agissait pas non plus de la réalité. Peut-être était-ce le voile qui nous sépare de ceux qui nous sont chers. Diane était heureuse, ou du moins, ses blessures ne hurlaient plus. Elle pleurait. Encore. Depuis des années, elle était plongée dans une profonde et agonisante dépression. Elle ne voyait plus ses amis, ni même ses enfants. Elle ne se voyait plus elle-même. Ses cheveux ternes, autrefois si scintillants, dévoilaient son déséquilibre. Son regar

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Un souvenir d'antan

Je pense que je ne vais balancer que des extraits de mes créations pour savoir si vous appréciez ou non (n'hésitez pas à me dire que vous n'aimez pas, ça ne me dérange pas, à partir du moment où c'est argumenté :-) Je ne me rappelle pas vraiment de leur visage, ou de leur voix, mais je me rappelle de leurs mots, de leur sagesse commune, de l'amour qu'ils se portaient l'un pour l'autre. Je me rappelle de leur sourire lorsque ma petite soeur est venue au monde. Cette petite fille qui me combla de

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Le coeur des ténèbres

Ceci est un extrait d'un projet. Vos avis et vos impressions m'aideront à corriger certaines erreurs. Merci. Quand j'ouvris les yeux, j'aperçus des plaines qui s'étendaient à perte de vue. Le ciel était noir, recouvert de sombres nuages, dévorant chacun les dernières parcelles de lumière. L'horizon était plat, les eaux calmes, le tonnerre était doux. Vint ensuite la pluie. Les torrents d'eau noyaient mes chaussures, chaque goutte créant un chemin à travers le sable. Un petit ruisseau naquit et

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Perdu

Comment vivre avec de telles blessures dans l'âme ? Comment vivre une telle noirceur dans le coeur ? Comment vivre sans lui, et sans elle ? Que vais-je devenir ? Mon défunt père m'a transmit sa rage de vaincre. Mais son départ a fait naître en moi les graines de l'autodestruction. Ma mère, tant qu'à elle, m'a transmit son positivisme, et sa fachêuse manie de voir le verre à moitié plein. Tout deux m'ont laissés deux extrêmes opposés, qui permettent de maintenir dans ce chaos l'équilibre mental

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