• billets
    23
  • commentaires
    30
  • vues
    4 119

Le coeur des ténèbres

Quentin13

91 vues

Ceci est un extrait d'un projet. Vos avis et vos impressions m'aideront à corriger certaines erreurs. Merci.

Quand j'ouvris les yeux, j'aperçus des plaines qui s'étendaient à perte de vue. Le ciel était noir, recouvert de sombres nuages, dévorant chacun les dernières parcelles de lumière. L'horizon était plat, les eaux calmes, le tonnerre était doux. Vint ensuite la pluie. Les torrents d'eau noyaient mes chaussures, chaque goutte créant un chemin à travers le sable. Un petit ruisseau naquit et sembla montrer le chemin à prendre.

Ainsi je m'entreprenais à suivre le courant d'eau. Pendant mon voyage à travers ce désert, un détail percuta mon esprit : le silence. Il était à la fois apaisant et assourdissant. Ce silence me rappelait la relation que j'entretenais avec ma mère de son vivant. Elle était douce comme une brise, mais parfois cette douceur était brisée par une tempête, laissant place à une tornade de violence et de rancoeur. Elle agissait comme les vagues de la mer que je longeais. La colère s'élevait dans notre âme, avant de se briser contre le sol sableux, et de déferler sa puissance. Nous avions une relation tumultueuse, car passionnelle.

Des heures durant, je marchais, espérant trouver une issue à cet effort superstitieux qui animait mon être. Chaque pas devint plus fatiguant que le précédent, mais la mécanique me retint debout. Une force surnaturelle me fit avancer, et une voix me motivait à continuer. Peut-être était-ce la folie qui envahissait mon corps, ou bien était-ce ma fierté démesurée. Quoi qu'il en était, j'avançais, encore et encore, sans ne jamais m'arrêter.


   Alerter


2 Commentaires


Commentaires recommandés

"Un petit ruisseau naquit et sembla montrer le chemin à prendre."

C'est plus correct, désolée, un peu la flemme d'expliquer pourquoi.

"une chose percuta mon esprit"

Là, au lieu d' "une chose", j'aurais plutôt mis "un détail" (ou "quelque chose" au pire). Après c'est moi, je trouve que c'est plus élégant.

"mais parfois cette douceur était brisée par une tempête"

Même raison qu'au-dessus. Toujours la flemme d'expliquer.

"Le sol sableux"

Pas "sablée" parce que "le sol" et pas "la sol" et de toutes façons "sableux" parce que c'est comme ça qu'on dit.

J'aime bien ton texte, je le trouve un peu maladroit. J'aime surtout comment tu images ta relation avec ta mère (ou la relation de ton personnage avec sa mère).

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Merci pour la correction :-)

Le côté maladroit du texte est tout à fait volontaire. Par ce style d'écriture, j'ai envie d'illustrer la confusion qu'il y a dans l'esprit de mon personnage, causée par sa solitude (illustrée par le lieu choisi, un désert) et par son manque de spiritualité. Il avance, sans savoir pourquoi, ni où il va, mais il sent qu'il doit avancer, sans arriver à mettre de mots sur la force qui le pousse à continuer.

A vrai dire, il s'agit d'un petit extrait, car chaque passage à un style d'écriture différent, parce que je cherche à ce que le lecteur ressente chaque émotion, chaque sentiment du personnage en même temps qu'il en train de lire, afin de créer un certain lien entre le lecteur, et le personnage.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant