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Quentin13

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À propos de Quentin13

  • Rang
    Forumeur en herbe
  • Date de naissance 04/10/1997

Informations Personnelles

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    Homme
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  1. Je tournais les pages du livre, d'un geste indécis, comme si j'avais peur de savoir ce que j'allais découvrir. Je ne voulais pas savoir. Je ne voulais plus savoir. Vivement, sans réfléchir, sans penser aux conséquences, je fermai le livre, claqua les deux parties distinctes et égales, et le jeta dans les flammes. Le crépitement du bois incandescent, la fumée blanche se dégageant des voies d'aération, l'odeur naturelle du pin brûlé... La parfaite scène de l'incompréhension, de la solitude, de la mélancolie, de la peur... Assis sur mon nouveau canapé, au bord de la cheminée, contemplant l'horizon à la fois invisible, et éternel, j'admirais intérieurement la valse nostalgique de mes démons. Majestueuse, je me mis à fermer les yeux, pour ne focaliser mon regard que sur cette fabuleuse hallucination. Aucun faux pas, aucune fausse note, mais une musique, et des sons que je n'avais encore jamais entendu. Ce rêve me transportait peu à peu vers une autre dimension, une autre réalité de ce monde vide, sale, sans espoir d'un avenir meilleur, et hypocrite. Depuis toujours, j'aspirais à un monde plus juste, plus idyllique... Un monde qui était le reflet de mon âme. Un monde rêveur. Ce jour là, les créatures nées des fantasmes de mon esprits se réveillèrent, pour me plonger dans un profond sommeil. La passerelle entre la réalité et mon imaginaire me permis de traverser ce voile à la fois impénétrable, et opaque. J'ai enfin pu découvrir le bonheur. Ce bonheur qui ne porte aujourd'hui qu'un seul nom : le tien. Le jour où mon rêve sera éternel, je pourrai tout te raconter, et alors tu comprendras pourquoi les cicatrices de mon âme ne se sont jamais effacées, et pourquoi elles ne s'effaceront probablement jamais. Quand ce jour arrivera, nous serons Tout les deux près : toi, tu auras la capacité d'écouter, et de comprendre, et moi, j'aurai la capacité de parler, et d'expliquer
  2. Quentin13

    La lumière

    Il ne suffisait que d'un message, un appel, un mot, une lettre... Un signe de vie. Pendant trois ans, je t'ai envoyé des messages ; pendant trois ans, tu ne m'as pas répondu... Mais pendant trois ans, rien n'a changé. Tu es encrée en moi au stylo indélébile, ou à l'encre de Chine. Rien ne s'est effacé. Nos voyages vers l'inconnu, nos conneries, nos larmes, nos amours... Rien n'est parti, tout est resté. Tu es restée là, dans mon cœur. Te rappelles-tu du socle de notre amitié ? Souvient-toi de cette rivalité, presque addictives, presque cruelle, mais tellement amusante. Les chamailleries incessantes de notre enfance ont fait de cette période un souvenir magique, étincelant, rayonnant. Et toi, tu es la protagoniste de ce souvenir. Tu es celle qui as fabriqué le plus beau de mes souvenirs. Tu as fabriqué un système, un soleil, un monde, sans ténèbres, sans peur, sans problèmes. Tu as photographié un moment de ma vie sans chagrin, ni larmes. Mais quand je repense à ce souvenir, à ce monde - notre monde - je te revois. Ce souvenir me permet de te garder auprès de moi. Bientôt nous nous reverrons, après toutes ces années, à Paris, où nous pourrons déguster un fabuleux repas, nous raconter ces années de séparation, tout en contemplant le feu d'artifices de cette fin d'année... V.
  3. Les souvenirs, ce sont ces bribes de notre vie sur Terre, ce sont les pièces du puzzle de notre existence en tant qu'être. Les souvenirs sont la source de nos émotions, de nos sentiments, de notre humanité. Ils peuvent, tout comme les mots, nous donner le sourire, nous faire pleurer, nous faire rêver, parfois... Les souvenirs nous ramènent à l'instant présent de ce passé révolu. Je me remémore souvent mes souvenirs d'enfance, synonymes d'union, de famille, de complicité, de sourire, de rêve... Ils sont mes plus beaux souvenirs. Ceux que je retiens le plus sont ceux avec mes parents, amoureux et ensemble à cette époque. Je me rappelle quand mon père venait me chercher à l'école, après les huit heures de boulot quotidiens ; je me rappelle de ma mère qui préparait le repas du soir, et de la bonne odeur provenant des fours ; je me rappelle des chamailleries permanentes de mes deux grands frères... Je me rappelle de cette enfance idyllique, somptueuse, sans faux-semblants. Chaque odeur, chaque date, chaque film et série me rappellent cette période de ma vie. Dans chaque action que j'entreprends, je reconnais la détermination de mon père, et la réflexion de ma mère. Mais avec ces souvenirs d'enfance, je ne peux m'empêcher de penser à la division familiale qui s'en est suivi... J'avais dix-huit ans, quand mon père est mort, emporté par la maladie... Par le cancer. La maison est devenue silencieuse, les fleurs se sont fanées, les rires se sont tus, et l'horizon que l'on voyait par-dessus le balcon, est devenu impassible, sans émotions, sans panache, sans vie. L'année suivante, ma mère, laissée seule par ses trois enfants, alors étudiants, ou travailleurs, a laissé le temps faire les choses. Sa manie de tout prévoir un mois à l'avance s'en est aller avec l'âme de mon père. Elle fut emportée par le chagrin, sans que personne ne s'en aperçoive. Plus jeune que mes frères, la nouvelle a eu le goût de la belladone... J'ai eu l'impression d'avaler des clous... Le temps est le plus grand criminel que l'humanité est jamais connu. Il nous est soumis, et nous ne pouvons rien y faire. Il arrache avec notre jeunesses, nos rêves. Il nous affaiblit, nous rend malade, vieux. Le temps nous tue, tous, lentement, sûrement, délicatement... " Le temps est assassin, et emporte avec lui, les rires des enfants..."
  4. Ton départ, ton voyage vers l'inconnu, vers les autres, les anonymes, sans nom, sans visage, sans identité... Un tissu de mensonges. Cette relation, cette amitié, cette lumière qui me subjuguait... Que représentait-elle pour toi ? Mais je te comprends. Tu as due comprendre mes pensées, tu as su décrypter cette ambiguïté. Tu as aperçu mon cœur, et mes sentiments. Malgré cela, je gardais cette distance entre toi et mes sentiments, car je ne voulais pas te perdre... Ta seule présence voilait déjà ma solitude. Ton aura réchauffait mon âme. À ton contact, je ressentais le bonheur. Cette relation, cette amitié, je n'ai pas su y mettre fin... Je n'ai pas pu y mettre fin, bien qu'il eut été nécessaire. Aujourd'hui encore, je n'arrive pas à t'oublier. J'aimerais tant avoir ta facilité à tourner la page. Je les tourne, moi aussi, mais pas dans le bon sens. Je relis chaque détail, chaque couleur, chaque moment... Je relis notre histoire, sans aller plus loin que cette page, de peur d'y découvrir de mauvaises choses... De tristes choses. Depuis ma venue dans cette ville, j'ai l'habitude d'aller dans ce genre de bars vieillots des années soixante-dix que tu aimes. L'ambiance terne, les regards fixés sur les nouveaux arrivants - dévisageants - et la musique rappelant les bonnes vieilles bastons de bistrots entre deux trois alcooliques... C'est de ce genre de bars, dont je parle. Un jour - s'il est écrit - tu me pardonneras, et te remémoreras cette relation, cette amitié, cette lumière qui nous subjuguait... A moins qu'elle n'eut été elle aussi un mensonge, une illusion, un songe, une désillusion.
  5. Je n'arrivais pas à dormir. Cette insomnie... Elle me rendait dingue. Elle me rendait violent. Ce n'était pas une violence physique, mais bien une violence mentale. Je me scarifiais mentalement, et ces mutilations m'arrachaient à la raison, et au peu de bon sens qu'il me restait. Les diverses remémorations, les différentes pensées perverses de mon passé, et les indescriptibles fantasmes de mon esprit dérangé m'écorchaient. J'étais à vif, nu, honteux. Mes démons et mes peurs m'enfermèrent dans une cellule capitonnée. Loin, à l'abri de tous, je commençais à entreprendre ma descente. Je savais que je n'allais pas entrer par la grande porte, et que mon accueil n'aurait rien de chaleureux, mais je n'avais pas le choix... Je n'avais plus le choix. Dans cette chambre, le temps s'écoulait différemment... Une seconde semblait être une minute ; une minute, une heure ; une heure, un jour ; un jour, un mois... Je n'avais plus d'heures, je n'avais plus la notion du temps. Son fil se mêlait à la confusion de mon être, l'affolant. Puis je commençais à les entendre. Au début, elles agissaient comme des hallucinations de l'esprit, lorsqu'il est privé de conscience, et de raison. Elles n'étaient pas des hallucinations. Elles étaient réelles. Les voix de l'Enfer, un chant infernal qui nous entraînent dans une danse démoniaque, nous enfonçant dans les tréfonds de la folie, de la discorde personnelle, de la confusion... Elles ont été les dernières voix que j'ai entendu... Désormais, mon âme est à l'agonie, suffoquant dans ce corps de chaire, et de sang, criant, hurlant à travers ces muscles inertes. Conscient à l'intérieur, les voix de l'Enfer m'ont submergées. Je suis paralysé par la peur, l'angoisse, la honte...
  6. Une ville près de la cité des papes, un mouroir, une chambre... Des jours comptés, une liberté limitée, une vie sauvée... Peut-être pas. Cette femme, une grande femme, une femme vivante, et vivant chaque jour avec autant d'optimisme, était rattrapée chaque jour un peu plus par le temps, et ses ravages. Il lui volait sa vitalité, sa force, son esprit vif, et clair... Il lui volait son âme. En échange, l'horloge lui offrait rides, vieillesse, faiblesse. Si faible, si ridée, si vieille, elle lui était méconnaissable. Si méconnaissable qu'il l'a confondit avec une autre patiente. Cela faisait cinq ans qu'il ne l'avait pas vu. Cinq ans, cela peut paraître peu pour une personne de dix-neuf ans, mais cela peut représenter des dégradations physiques, psychiques, et mentales pour une personne de son âge. Elle ne pouvait plus marcher ; elle ne pouvait plus parler ; elle n'entendait presque plus. Ce qu'il l'avait le plus choquée en rentrant dans la chambre de sa grand-mère maternelle, c'était son corps. Un corps maigre, presque squelettique. Sa peau pendait, retenue par ses seules maigres os. Ses orifices oculaires s'étaient creusés, ses dents étaient tombées, son sourire était scellé. Son regard était plongé dans le vide. Ils semblaient être voilés, comme si elle voyait quelque chose... Quelque chose qui ne lui appartenait qu'à elle de voir. Mais lui, il savait ce qu'elle voyait. Il le savait car lui aussi l'avait vu quelques années plus tôt... Elle voyait la mer étoilée de l'espace, étincelante, chaude, chaleureuse, magnifique. Elle voyait sa vraie forme, celle d'un être hautement supérieure, et pure. Elle se voyait délivrée de sa tourmente humaine, de ses péchés sans cesse répétés, de sa peur de l'avenir. Elle voyait l'éternité sous la forme d'un cristal bleu, scintillant, avenant. Ce qu'elle voyait, à travers toutes ces couleurs, tout ces mouvements, toutes ces lueurs, c'était son mari, sa sœur, ses parents... Elle voyait ceux qu'elle avait eu le malheur de perdre par le passé. Elle était à la croisée des chemins. Elle était au bord du précipice, prête à passer le pas, mais sans cesse retenue par l'incompétence des médecins, qui par leur obsession de vouloir bien faire, la fit remonter à la surface. Elle était condamnée à voir le bonheur de près, sans ne jamais pouvoir le toucher...
  7. Des questions, encore des questions. Des questions sans réponse, toujours sans réponse. Un semblant de réponse qui s'évanouit dans la mer tumultueuse de ce questionnement. Ces questions me font peur. Leur réponse m'angoisse. Ce questionnement m'effraie. Il perturbe mes sens, ma faculté de penser, mon habitude de vie. Depuis que cette première question est remontée à la surface de mon inconscient, l'enfer s'abbatit sur moi. Non, pas l'enfer, une chaotique spirale de culpabilité. Je le vois désormais, quand je cherche au plus profond de moi une réponse. Je vois cette flamme de vie qui bouillonne dans mon coeur disparaître peu à peu. Elle n'est aujourd'hui qu'une multitude d'étincelles qui s'évanouissent chacune dans cet océan déchainé. Désormais, je ne sais plus qui je suis ; je ne sais plus non plusoù je vais. Je suis totalement désorienté, abattu sous le poids de là culpabilité, de la honte, et du dégoût. Le seul moment où je me sens chez moi, c'est le soir, dans mon lit, quand je dors. Je vogue sur les flots obscurs de ma propre déchéance. Ma défaite, elle, me plongera sous eux.
  8. Mais bien sûr que si, c'est un fait. Il suffit de regarder les informations. Ils veulent une cantine halal à l'école ; maintenant, on ne dit plus "vacances de Noël" mais "vacances d'hiver" (d'ailleurs y a eu un scandale comme quoi une musulmane contestait la présence d'un sapin de noël dans un commerce). Y en a plein des exemples, et tous ont une issue provocatrice (ex : le burkini). Ils nous imposent leur culture, je suis désolé. Je le dis dans mon premier commentaire : ils - les jeunes nottament - parlent leur langue en notre présence, dans un groupe de potes par exemple. Quel est l'intérêt si ce n'est celui de faire son intéressant ou alors la volonté de ne pas nous dire certaines choses. C'est purement irrespectueux de leur part. Quoi d'autres ? Leur religion, évidemment. Je veux bien que tu aies sur toi un élément distinctif montrant tes convictions, Mais pas de porter des vêtements cachant l'entièreté de ton corps. Si t'as pas envie de te montrer, tu restes chez toi, point barre. Bien sûr qu'ils nous imposent leurs ancestrales traditions, et ce n'est pas compatible avec notre société. Maintenant, avant de me traiter de raciste, je vais préciser. Je n'aime pas les musulmans, mais je peux apprécier les arabes (bien qu'il y est de tout chez les musulmans). Mais pour aller plus loin, je n'aime pas non plus les chrétiens et les juifs... Bref, j'aime pas les gens qui revendiquent leurs convictions alors que dans le fond, on en a tous rien à faire de leur dieu.
  9. Tu sais, la pédophilie, le proxénitisme, la prostitution... Tous ces trucs font partie du sombre passé de notre société. Illégaux aujourd'hui, ils persistent. Non, la haine de l'inconnu, le rejet de ce qui est différent, c'est pas de notre faute. Si les étrangers faisaient moins de conneries, ils seraient davantage acceptés. je t'explique par un exemple : Tu fais une soirée chez toi, t'invites tes potes, et un de tes pote invite sa copine. Tu la connais pas, tu fais sa connaissance trenk's. Et cette fille, à peine arriver ben elle va faire comme chez elle : elle va se servir dans le frigo, elle va changer de chaîne à la télé, etc. Normal que tu l'apprécies pas. Ben là, c'est pareil. Les étrangers se ramènent et imposent leur religion, leur culture, leur langue... Bref, ils s'approprient la France. Ben moi, je suis pas d'accord, et ouais, je rejette ces gens qui bafouent notre culture et notre pays. Je n'ai pas la haine, mais delà colère. Et je les aime pas. Mais si je dis ça, c'est parce qu'ils ont rien fait pour que je disent du bien d'eux.
  10. Je ne pense que ce soit un constat pertinent. Sans faire de jeu de mot, c'est assez puéril et enfantin. Pourquoi on s'en prend moins à la chrétienté ? D'une part parce que c'est la religion de base, sur laquelle se base toutes nos lois ; d'autres part parce qu'il y a le pape ; enfin le christianisme ne nuit pas à notre système.
  11. Je suis plutôt d'accord avec ce que tu dis. Toutes les religions sont néfastes à l'unité des hommes, et à l'égalité Hommes/Femmes, et sans défendre le FN-PS-LR, je défends de nouveau ma thèse qui consiste à dire que l'Islam est le monothéisme le plus nocif à l'équilibre des sociétés modernes que nous connaissons aujourd'hui, et qui ont été durement acquises. Pourquoi ? Parce que l'Islam est le plus jeune des trois monothéismes, et que, paradoxalement, c'est la religion la plus arriérée. Ça peut nous arriver de voir des femmes chrétiennes ou juives porter un foulard, mais ce n'est pas parce que cela leur est imposé. Je parle en connaissance de cause. Par contre, dans les familles musulmanes, c'est les années 30'. Les femmes font la bouffe, le nettoyage, le repassage, elles nettoient les slips dégueulasses de la famille, etc. Mais c'est parce que cela leur est imposé.Je parle toujours en connaissance de cause, j'ai été amené à vivre avec une famille pendant 1 semaine (je suis partis au bout de 3 jours tellement j'ai été outré par cette maltraitance). Par ailleurs, quand on voit les jeunes faux musulmans qui ne s'intègrent pas dans la société car ils parlent arabe entre eux, vous trouvez ça normal ? Personnellement, quand tu es dans un groupe de français, le minimum du respect serait de parler en français, je sais pas, après peut-être que vous et moi n'avons pas eu la même éducation... Une autre marque d'irrespect, exercée par les femmes musulmanes cette fois : le port du voile, de la djellaba, des gants, etc. Oh, les gars, j'ai l'impression d'avoir à faire à un remake de Belphegore. Enfin, on ne peut pas leur en vouloir, depuis leur enfance, on leur apprend à être soumise à l'homme. Ces femmes là, elles ne se respectent pas, car la femme d'aujourd'hui est forte, elle s'assume, elle dit ce qu'elle pense. Elle ne se soumet plus à une quelconque force masculine. C'est pas un discours féministe que je tiens, c'est réel. De plus, elles ne respectent pas les autres qui l'entourent. Si elle voulait pas enlevait la couverture, elle avait qu'à rester au lit. Les musulmansen général ne se sont pas intégrés dans les sociétés modernes européennes, là est la thèse que je défend, et ce pour plusieurs raisons : - le fait de ne pas communiquer dans la langue du pays d'origine ; - exposer sa religion à tout le monde ; - ne pas respecter les autres en inscrivant des pratiques et une culture incompatible avec les sociétés d'aujourd'hui ; - ne pas respecter la femme d'aujourd'hui (en connaissance de cause, les musulmans traitent les filles, les femmes assumées de salope, de putes) ; - soumettre la femme ; - se victimiser à chaque fois qu'on leur dit un truc allant à l'encontre de l'image qu'ils tentent de se donner ; Alors, moi je disque lorsqu'on parle en connaissance de cause, on se rend rapidement compte que les amalgames sur la religion en général ne sont pas tellement fausse. PS : je parle de l'Islam là, car à ce jour, et ce n'est pas moi qui le dit, c'est le Figaro, les inrocks, Minutes, etc. Qui le disent, c'est la religion qui ne se soumet pas à son époque, aux valeurs défendues, à la modernité des sociétés occidentales... C'est la religion qui s'intègre pas.
  12. Toulouse. Ma ville, ma maison, mon repère. J'ai vécu dans cette ville, j'ai aimé dans cette ville, j'ai mûris dans cette ville. Le métro, principal moyen de transport pour aller d'abord au lycée, puis à la fac, perdait de son charme. La sueur et les pensées perverses de ceux qui regardaient avec insistance les jambes des jeunes filles en jupe m'étouffaient. Le charme des grandes villes françaises n'est aujourd'hui que l'ombre d'un ancien souvenir joué sur un air d'accordéon. Les couleurs vives exprimées par les histoires de nos grands-parents à propos de cette ville se ternissent. Les images de la Toulouse de nos aïeux sont aussi sont aujourd'hui aussi vidées d'émotions, et de sensations... Elles sont vidées de leur âme, comme les premiers acteurs sont sans leur voix. Elles n'expriment plus rien. Toulouse. Les longues et étroites rues de Malepere ne désemplissent pas, mais les activités s'y déroulant, différentes, salissent l'image de la ville rose, devenant pâle, chaque jour un peu plus. Sa cataracte grossit, ses violettes se meurent, son esprit, vif autrefois, se fige, et perd de sa beauté. Les nuages noires s'élevant haut dans le ciel commençaient à se percer. Les gouttes s'agrippaient à mon manteau, mon jean, mes chaussures... Mes habits me pesaient, bon pour un essorage et un repassage. Puis j'y repensais, comme chaque jours depuis que je vis dans cette ville. Je repensais à cette femme qui m'avait effleuré dans le métro quand j'étais gosse. Sa main glacée, son voile dentelé, noir, faisait transparaître sa noblesse. Son geste, lui, était simple, gratuit, chaleureux. Ma mère, qui était là, lui demanda de partir, avec un ton ferme, violent. Elle semblait la connaître, et ne voulait vraisemblablement pas qu'elle fasse ma connaissance. Aujourd'hui encore, et sans que ma mère le sache, je détiens ce bracelet qu'elle m'a offert, discrètement, à l'abri des regards indiscrets. Je le porte tous les jours, avec la peur permanente de le perdre, de l'égaler, de ne plus jamais le retrouver. Ce bracelet, un peu comme Toulouse, est devenu ma prison, un objet sur lequel je dois toujours avoir un œil. Il est l'enfant que je n'aurai jamais. Quelle folie me permet de confondre un enfant et une banalité pareille...
  13. Quentin13

    La chute

    Dans un lointain passé, où les hommes, la Terre et les pensées n'existaient pas, Deux entités s'affrontèrent au nom du destin de l'humanité, Ce dieu, sans nom, sans visage, sans caractère, arracha les noires ailes de son plus beau fils. Cette déchéance, cette honte, ce rabaissement caractéristique de sa faute, l'attira dans une chute sans fin. La chutte. L'attraction dans cette faille étroite, sinueuse, et profonde, devenait insupportable. Dans cet éternel saut de l'ange, il se remémora les pires moments de sa vie, car il ne se souvenait pas de ce qu'il a pu lui arriver de beau. Son coeur immortel noircissait, son âme divine s'effritait, sa conscience supérieure se mourrait. Il affrontait ses pires cauchemars, ses rêves brisés, son espoir envolé, son statut défait, et son amour qu'il n'a pas porté à la bonne personne. Cette dégringolade à travers la roche, Le feu, et l'eau, dessinait sur sa peau les marques indélébiles de la haine, de la colère, et de l'injustice. Dans la plus ténébreuse obscurité, il tentait de survivre à ses blessures insoutenables, et à ses désillusions. L'air toxique comprimait ses poumons devenus mortels. Pour la toute première fois, et avant le tout premier homme de la création, il ressentait des émotions humaines, des sensations humaines, des sentiments humains. Lorsque sa tête claqua contre le sol en fusion de la Terre, il se releva, usant de ses dernières forces célestes, avant de s'évanouir dans un voile de lave, et de remords. Les années passèrent, et cet être déchu, presqu'humain, car éternel, était torturé par les souvenirs de sa vie d'antan. Du royaume qu'il a forgé pendant des siècles, personne ne l'entendait, ni lui, ni les innombrables âmes humaines, et pécheresses. Les années passèrent, les techniques humaines évoluèrent, et l'Enfer grandit, toujours plus vite. A la fin des temps, lorsque l'équilibre n'était plus qu'une futile pensée éphémère, le chaos prit forme. Des failles naissantes de la fragile couche terrestre émergèrent les souffrances du bas-monde, Des déchirures des cieux infiniement au-dessus des hommes, la justice vint rétablir l'ordre. Au milieu de cette guerre sans merci, les hommes s'éteignirent lentement, dans l'agonie et le désespoir.
  14. Quentin13

    Abysses

    Je me réveillais, doucement ,lentement, le temps d'étirer mes membres. Apaisé, je regardais les étoiles qui culminaient dans le ciel. J'étais conscient de mon retard visuel sur ces astres inconnus, et incompréhensibles. Leur lumière me parvenait à ce moment précis, où j'étais affalé sur le sol sablonneux de la dune, mais je savais pertinemment - grâce aux cours de physique - que cette lumière a depuis longtemps disparu, et que ces étoiles sont depuis longtemps mortes. Les jambes croisées, je m'imaginais voyager à travers cette mer de lumière baignant dans un océan de ténèbres. Seul, à l'abri de tout soupçons, de tout doutes, de toutes incertitudes, j'errais dans les abysses de la Voie Lactée, de la galaxie... Plus largement, de l'univers. Je n'acceptais pas les conséquences de ce choix. Mes proches n'étaient pas, n'étaient plus, à mes côtés. Peu à peu, au fil des jours, des mois, des années à me noyer dans cette immensité, je les oubliais. Je m'oubliais. Mon âme, elle, se désagrégeait. Sur le chemin du retour sur Terre, je fais une halte sur la Lune, jumelle glacée, et glaçante, du Soleil. Son teint pâle, le caractère solide de sa surface, la beauté de ses fractures, me rappelait vaguement cette personne, sans visage, sans nom, sans but, qui continuait à se battre, malgré sa solitude. Quand je la quittais, une larme s'envola dans l'éternelle extension de l'espace. C'était une larme de honte, et d'anxiété, car j'avais peur de retrouver mes proches après tant de temps d'absence. En rentrant à la maison, il n'y avait plus personne, et la demeure familiale semblait désespérément agonisante. Une passante, une vieille dame dépassant la centaine, mais débordante de générosité, de tendresse et de bonté, me demanda ce que je venais faire dans cette maison, depuis longtemps abandonnée. Je lui ai répondu que c'était ma maison, que je l'avais quitté un soir d'été, en même temps que je prenais la décision de quitter l'ensemble de ma famille, et de mes proches. Je lui ai dit mon nom. Et j'ai compris. Les larmes qu'elle avait, cette aura chaleureuse et réconfortante qu'elle dégageait, ce regard qu'elle me jetait... C'était ma mère. Le temps s'écoule différemment dans l'infinité de l'immensité. M'éloignant de la Terre, j'accélérais le temps. Arrivé à l'orée de la galaxie, ce temps n'avait plus de limites de vitesse. Un rêve bien étrange...
  15. Quentin13

    Un amour déchirant

    J'ai pas encore vu la saga, c'est inspiré de Roméo et Juliette, mais j'ai fait un mélange avec la terrifiante histoire d'amour de ma soeur ^^
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