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À propos de ce blog

 

Sûr, ceux qui en parlent le plus en font le moins.

Ceci dit, arrêter d'en parler n'a jamais aidé à en faire plus.

Billets dans ce blog

Ma Souveraine

Je la veux, comme si je n’avais jamais désiré. Encore, puis toujours – je veux être son esclave d'amour. Pour elle qui n’a pas froid aux yeux, je souhaite de nouveaux jeux, que nous en suivions le courant, alternatifs Eve et Adam, en continu nous connaissant, et des lèvres et des dents. Je veux la toucher, suivre ses courbes et ses rondeurs, être digital avec sa peau sans nous perdre dans le numérique, que les électrons de ma chair libre déclenchent des tempêtes bio-électriques dans la

Tequila Moor dans Textes

Le Choix

Tel un soldat sans sa giberne Qui ne sait plus bien, là, plus rien Trompé de mythe, de caverne Enterré métropolitain Voyez comme le vieux con parse Alors que le jeune converse Les mots de plus doués comparses Pour la douce vieille qu'on verse Il s'en soûle, n'est plus très sûr De mériter l'imputrescible S'en vient confite, pute, sure En devient machin irascible Plein de foi, plus, sois ! Si t'as pas le choix, T'auras pas la soie : Restera le foie...

Tequila Moor dans Textes

Anoxie

Donnez-moi le tort d’avoir tort Ôtez-moi la raison d’avoir raison Quand terre ment On s’habille en la mort On petit-déjeune en la pulsion Quand t’y aime On mâtine gorgé du goût d’efforts On soutient son active dévotion Quand mère meurt Servitude de nos remords Déroute du fil de nos oraisons Quant à toi Solitude en poste restante Il en va du vide d’être ton comble En ton marasme, la fesse tente Tromblon ter Minus  

Tequila Moor dans Textes

Va cuiter, vacuité

Je me rappelle De nuages qui s’amoncellent Du soleil qui s'épand, tel un évangile Pluie et lumière avancent sur terre, en silence Des fleurs les suivent, tournent leurs tiges fragiles Espérant échapper à la boue, la violence Quelque chose les pousse Jeunes feuilles, jeunes pousses Tendre obliquité D'une luxuriante volonté   Je me rappelle De canailles qui s’interpellent À minuit, en pleine rue – choeur volubile E

Tequila Moor dans Textes

Des infortunes de la viande qui parle (journal d'un sociopathe, partie 7)

Je vis dans un monde qui s'est formé d'une manière que je ne pourrai jamais comprendre, d'ailleurs moi pas plus que les autres qui m'entourent. Ce ne sera pas faute d'essayer bien entendu, mais nous disparaîtrons avant d'avoir percé le mystère de ce monde, le vrai, le Mondudehors. Pour oublier ce souci existentiel, je fais comme les autres : je vis dans le monde que nous nous sommes créés, que nous créons chaque jour, que nous continuerons à créer bien après ma mort, le Mondudedans. Un mond

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Bidule & Bitonio

Avec Bidule Moi Bitonio On dit des trucs ridicules De jolis mots On est un peu incrédules Que ce soit beau Avec Bidule Moi Bitonio On fait des trucs funambules De bas en haut On y voit un préambule En stéréo Oui, Bidule ? Sans doute J'aime quand tu me dis ça Moi Bitionio, j'ajoute Être trop zinzin de... Quoi ?   Avec Bidule Moi Bitonio On pardonne nos virgules Phrases de trop Dans nos moments acidules Mélancolo Avec Bidule Moi Bitoni

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Ultime Occupation

Il faut s'occuper de nos vieux Qu'ils aient de la joie avant tout Orgasmes, plaisirs insidieux Mains secourables : bouches-trous Il faut s'occuper de nos vieilles Qu'elles s'évadent de l'EHPAD Que leurs muqueuses soient merveilles De nouveau : vermeils hit-parades Il faut s'occuper de nos ruines Profiter de leur expérience De sans dents — antiques coquines Porteurs de couche, éveil des sens Un jour, tu en seras aussi De la cabale, du parti Découvres-toi géron

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Incel

Oxygéner l'existence ? Quand ton hypocondrie autour se réduit à un trait plat, un horizon désolé, la nuit à satiété : société. Se tenir dans un flot d'apesanteur à l'extérieur. La rage y prend corps en mirages. Tes peurs s'y élèvent en volutes ; fumée t'affûtera. Dans ce vît, vriller désir : de toux et de reins, en ta rossée du matin, où tu méfiais. Une nôtre de tes pansées. Se trouve que, des fois — absurde est si beau, futile est charmant, dérisoire tendre, sordide joli. Ces fois,

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Dialogus Platonicus

* Sur la scène, 2 personnages, 2 symboles : A la féminine, Z le masculin. * * Z joue au malin, faisant des jeux de mots que A esquive, fatiguée par ce désir d'être au centre de l'attention. *   « Patate ! » assènera Z à A « Douce… » corrigera-t-elle « Qu’est-ce que t’as ? » demandera-t-il « Un gros tas ! » se moquera-t-elle « C'est moi ? » s’exposera-t-il, penaud « T’as de toi ! » fera-t-elle, mystérieuse « Merci bien... » soufflera-t-il, vexé « 

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Eté 83 (journal d'un sociopathe, partie 6)

Mitterrand, Mauroy, Delors : tournant de la rigueur. Par chez nous : rien à branler. Dans l'immense terrain vague, on cassait tout ce qui tenait encore debout, on y coursait chiens et chats, on s'amusait à grimper sur le seul figuier ayant eu l'idée saugrenue de pousser là. On y cachait nos menus larcins, tel ce vélo volé dans l'enclos de l'école voisine, vélo volé à un surveillant que l'on détestait. On chipait des gâteaux à travers la grille arrière du boulanger, quand

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Truc

N'y avait que mes rêves Trop visibles De toi Trop de ce corps D'où la nuit L'air de rien qui fait Que je m'éveille surin J'informe ces glaives Presque invincibles De l'hécatombe ; vue en ton nom Ils décroissent d'où ? De gémir Parrainés par l'année M'informe des trêves En courbe subtile De tout M'enduisent l'appeau Soie nue Mais point ton or en fresque Je te veux d'Eve Adam inaccessible Des fois La tendresse est un choeur Qui

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Aphorismes Erotomanes

Depuis peu, j'envie celles et ceux qui trouvent des symboles phalliques en toute occasion et en tout lieu : dans la nature, au cinéma, dans la littérature... en pleine rue, pourquoi pas ! Cette manie post-freudienne m'amuse, bien que je comprenne qu'elle puisse agacer : j'y sens la marque d'une imagination débordante, d'une énergie sexuelle qui ne demande qu'à se déployer. Puis je me dis que ces toqué-e-s de la verge érigée ont de la chance d'en voir partout d'invisibles : quand je reg

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Sourdre

Attentionnée Une dame me parle et m'accompagne Elle ne peut se nommer, même s'annoncer Vivant en moi, mais infidèle Se partage entre nous, avec zèle Correspondance entre lui et elle Connivence entre eux et toi On n'en est libre Angoisse qui dure La déchirure Gît dans ces fibres Souffrance endogène, pointe mûre, elle vibre D'allure amère Fuse les nerfs Use à outrance Réveille la transe Révèle l'enfer Je l'imagine : une fin au futur Cela ronge et mine Sans bru

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Cancel Culture

J’aimais bien qu’en 2020 L’humanité soit confinée Il ne fallait être devin Pour voir qu’elle allait en caner J’aime qu’en 2021 Ça continue et de plus belle Mettons-nous sur nos trente-et-un Jouons aux cadavres surréels Le suicide, c’est à chanter Yeux ouverts & bouche fermée Mâcher de la pâte filo En voulant se briser les os J’aime les SJW Tueurs digitaux pour une cause Je les vois en train d’abreuver De mensonges leur hashtag-prose Je veux me f

Tequila Moor

Artificial Suns

Les soleils artificiels. Ceux qui s'allument du crépuscule à l'aube, ces spots factices de toutes teintes qui annihilent les ténèbres, ces néons éveillés dans nos cerveaux par des substances délétères, ces écrans qui baignent d'un halo blême la multitudes des visages... Ces soleils sont l'avenir de l'humanité.

Tequila Moor dans Musique

Aphorismes Alcooliques

Brève de comptoir — ou crève de ton boire ? En tous ces verres au teint de noyé se sont éperdues tes vaines années. J'en peux plus : tous les matins, j'ai la tête dans le Q.I. Trop de poètes sont comme de mauvais acteurs, toujours à surjouer leur douleur — ils ne savent d’ailleurs qu’ingérer et digérer, là où d’autres savent écrire. Désarticulé, rendu presque aveugle par son breuvage sacré, il avançait en pleine rue tel un pantin abîmé, aux fils emmêlés, dont les yeux auraient chuté à l’

Tequila Moor dans Textes

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