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  1. Premier article, premier coup de gueule, forcément. En faisant des recherches pour ma prochaine vidéo, qui portera sur le harcèlement sous toutes les formes, j’en viens à lire des articles de presse pro-harcèlement. Est-ce une volonté, ou bien est-ce seulement inconscient ? Dans tous les cas, nous avons à faire à une banalisation claire et nette du harcèlement, et ce, sous toutes ses formes. Harcèlement verbal, harcèlement physique, harcèlement de rue, aggression sexuelle... Bref, toutes ces choses que beaucoup vivent au quotidien, sont banalisées. En me promenant place Bellecour, à Lyon, je voyais un jeune garçon aguicher les filles qui passaient devant lui. « T’es charmante », « T’es bonne », « Eh toi ! ». Ces jeunes filles, qui devaient avoir entre 15 et 25 ans, n’avaient rien demandés. Les forces de police, qui passaient, et qui repassaient devant cette scène, ne disaient rien. Nous avons ainsi à faire à une banalisation, et pire encore, à une tolérance de ce harcèlement. Par contre, quand c’est un garçon qui se fait tabasser par des délinquants de banlieues pas très fréquentables, la police arrive en fanfare ! C’est une honte. Il faut maintenant qu’il y est des actes pour que ce soit condamnable. Quand il s’agit de mots, parfois blessants, parfois oppressants, il n’y a rien. Puis même, quan dune femme se fait violer salement par un connard, on lui demande des preuves quand elle a le courage de parler. Il s’agit là d’un coup de gueule envers la société, les forces de l’ordre, et les parents qui ne savent plus éduquer leurs enfants. Le sexisme devient de plus en plus « normal », le harcèlement devient de plus en plus « normal », mais la parole est toujours aussi muette, et taboue....
  2. Pré-scriptum: Le dossier étant extrêmement long, je le mets à disposition en téléchargement ou sur mon blog en 6 billets différents; Notez que sur le blog, l'annexe concernant forumfr n'est pas retranscrite, (logique) Je voulais parler culture du viol. Ça me paraissait nécessaire, et je me suis rendu compte que pour en parler, il fallait que je montre combien diverses données prennent cohérences une fois réunie sous ce prisme, et non selon la considération commune de « cas isolés ». Mais cependant, ce prisme était un postulat, et j'ai donc cherché à en faire plus qu'une donnée « acceptée ». J'ai voulu confirmer que la culture du viol procédait d'une société patriarcale si fermement implantée qu'elle conserve un incroyable nombre de préjugés sexistes. Il m'a paru donc nécessaire de faire ce dossier en quatre parties. Dans une première partie, je vais tâcher de mettre en évidence l'omniprésence masculine dans les sphères politiques et artistiques, tant dans le réel, qu'au sein des œuvres créées. La deuxième partie, quant à elle, mettra en lumière le lien entre cette omniprésence et le sexisme, tout en mettant en valeur de nombreux paradoxes au sein de notre société. Enfin, une dernière partie proposera un modèle cohérent à la poursuite de ces mythes, avec une présentation de la culture du viol. Une quatrième partie mettra en lumière ce que sont les mille et une données qui sous-tendent la culture du viol. Une annexe pour forumfr a été faite pour montrer que cela touche tout le monde, en prenant appui sur ce forum. Il y a, cependant, diverses choses à convenir, une sorte de contrat, passé entre vous et moi. La première chose est qu'il est exact que certains points peuvent être analysés d'une façon différente. Je ne nie pas que le prisme que j'emploie en est un, et que l'on pourrait en avoir d'autres. Cependant, j'attire l'attention sur le fait que le prisme que j'emploie est un prisme qui offre une cohérence global à un grand ensemble de données. Par conséquent, je ne répondrais pas aux personnes qui débattront d'une donnée en proposant une autre explication. Si vous souhaitez trouver un schéma cohérent global, cela ne me gêne pas, mais ce genre de propos n'aura que le silence pour réponse. La seconde chose est que j'ai pris du temps à faire ces recherches, aussi, si je peux comprendre que vous n'ayez pas tout retenu, tous propos agressifs/insultants qui aurait une réponse dans ce dossier se verra avoir la même réponse silencieuse. Vous pouvez ne pas tout retenir, je le comprends tout à fait. Je vous renverrais avec plaisir aux points qui traitent de ces données. La troisième chose, et la plus importante, est que je ne vous invite pas à vous sentir mal, je ne vous invite pas à culpabiliser, je vous invite à réfléchir. Si votre seule réaction à ce dossier est l'agressivité, il est inutile de répondre, car je ne répondrais pas à ce genre de réactions. Je souhaite inviter à réfléchir. Si vous ne souhaitez pas réfléchir, si vous n'avez pas, en abordant ce dossier, la pensée « ah tiens, et si c'était vrai ? » et que vous cherchez uniquement à débunker ce que je dis, c'est inutile, passez votre chemin. Je suis ouvert à la discussion, en aucun cas au combat. Je ne fais pas cela par orgueil, mais parce qu'en tant qu'homme, j'ai eu ce choc, ce moment où j'ai remarqué que moi aussi, je perpétuais ces schémas, et que j'aimerais vous les faire partager. (ce point sera détaillé dans la conclusion) I] L'omniprésence masculine Dans cette partie, je vais tâcher de mettre en lumière l'omniprésence masculine, et, de ce fait, je vais devoir rappeler que les femmes, en Europe, se trouvent représenter environ 51 % de la population. Nous sommes, en effet, dans les pays où l'on trouve plus de femmes que d'hommes, même si, mondialement parlant, l'écart est à l'avantage des hommes (51-49). ( http://www.nationmas...otal-population ). Précision avant que les trolls ne débarquent : cette partie donnera des faits, sans en effectuer d'analyse. Elle est le support de la seconde partie. Inutile de vous dire « j'ai lu la première partie, je peux la critiquer » vous lisez jusqu'au bout ou vous oubliez tout espoir d'avoir une réponse de ma part. A] Dans les arts Le test de Bechdel ( http://bechdeltest.com/ ) est un excellent exemple d'étude de l'ultra-présence masculine dans les arts. Celui-ci s'intéresse aux œuvres et pose trois questions : Contient-elle deux personnages féminins nommés ? Parlent-elles entre elles ? Parlent-elles entre elles d'autre chose que d'un homme ? Ces trois questions, on en conviendra, sont relativement simples. Et pourtant, selon le site ( http://bechdeltest.com/ ) et ses 5000 films étudiés, à peine 56,55 % de ceux-ci passent le test. 10 % des films ne contiennent même pas deux femmes nommées. Afin d'ajouter à ces données (http://filmschoolrej...hdel-test.php/4), voici quelques films qui échouent au test de Bechdel : The social Network, Harry potter et les reliques de la mort, Partie II, Avatar, La trilogie originelle de Star Wars, la trilogie du seigneur des anneaux, Cours Lola Cours, Millenium, Memento. Si vous avez fait attention, vous remarquerez qu'il y a deux films avec un personnage principal féminin : Cours Lola Cours et Millenium. Ces deux films échouent en effet au test de Bechdel. Ce test montre donc déjà une claire domination masculine. Précisons, au cas où, que les films échouant au reverse-test de Bechdel, sont rarissimes, bien qu'ils existent. (Précisons que le fait qu’un film passe le test ne garantit en rien qu’il soit féministe ni même intéressant. Il contient juste deux femmes qui parlent entre elles d’autre chose que d’un mec. Le dialogue n’est même pas obligé d’être quelque chose de pertinent dans le cadre du scénario, et ne peut durer que 10 secondes. Cela met juste en valeur l'omniprésence masculine) Notons, enfin, que le test et son inverses échouent parfois ensemble pour de très très rares films tels que All Is lost (1 seul acteur) ou Hard Candy (1 homme, 1 femme). Poursuivons cette petite étude des arts. J'avais cité plus tôt en tant que film le dernier Harry Potter qui échouait au test de Bechdel. En effet, les filles ne parlent tout simplement pas entre elles dans ce film. Concentrons-nous désormais sur les livres. Sur la totalité des personnages cités par Rowling, on trouve 247 hommes et 113 femmes. Sur les 25 personnages secondaires cités, 17 sont des hommes, 8 sont des femmes. Pour les préfets indiqués, on en connaît 17 dont 11 hommes, et 4 préfets-en-chef homme pour deux femmes. Enfin, bien évidemment, sur les personnages majeurs des romans se trouvent 1 femme (Hermione Granger) et 5 hommes (Harry potter, Ron Weasley, Serverus Rogue, Albus Dumbledore, Voldemort). Concernant Tolkien ( http://lucreziaconta...kiens-universe/ ) il sera assez facile de signaler que dans les livres il n'existe, en vérité, qu'une seule femme véritablement développée, à savoir Galadriel. Le Hobbit, quant à lui, ne contient aucune femme, et dans le seigneur des anneaux, la communauté de l'anneau est faite d'homme, leurs ennemis sont des hommes, et hormis Galadriel ainsi qu'Eowyn, alors même que cette dernière est d'abord décrite comme « sœur d'Eomer », les rares personnages féminins sont sans consistance. Poursuivons enfin cette rapide réflexion sur les arts par quelques données issue du monde du cinéma. http://www.annenberg...mithGender.aspx 67 % des personnages qui parlent sont des hommes, et ils représentent 92 % des directeurs ainsi que 84 % des scénaristes pour, également, 81 % des producteurs. Pire, lorsque l'on cherche à regarder combien de films ont entre 45 et 55 % de personnages parlant féminin, on n'atteint la côte de 17 % à peine. Dans le même temps, http://www.slate.fr/culture/76458/femmes-realisatrices-emmy-france-culture-egalite nous informe que, si les femmes forment plus de la moitié des élèves des conservatoires nationaux, à peine 20 % des pièces de théâtre sont écrites par des femmes, et seuls 3 % des concerts et spectacles sont dirigés par des femmes. (ce qui signifie, rappelons-le, que la proportion des dirigeants de concerts & spectacles est de 32 hommes pour 1 femme). Rappelons, que, dans le même temps, les femmes représentent environ 50 % des étudiants des filières du cinéma. Revenons rapidement à la réalité avec un dernier point sur les arts, et étudions rapidement les sorties cinémas de la semaine au début de ce dossier (2 avril 2014), juste pour voir le personnage principal. Nebraska parle d'un vieil homme. La crème de la crème ; deux hommes, une femme. Eastern Boys, deux hommes. Clochette et la fée Pirate, une femme. Salaud on t'aime, deux hommes. Avis de Mistral, une femme, deux hommes. Dancing in Jaffa : un homme. L'étrange petit chat : deux hommes, deux femmes. Pelo Malo : un homme. 26 lettres et un philosophe : un homme. La braconne ; deux hommes. Bilan : 11 films. Un seul film n'a pas d'homme dans les personnages principaux cette semaine, et c'est un film pour enfant (Clochette et la fée pirate). En tout, on compte 16 hommes et 5 femmes dans les personnages principaux. 7 des 11 films n'ont que des hommes dans leurs personnages principaux. Ceci était un premier point sur l'omniprésence masculine dans les arts, mais les arts, s'ils sont un visage de notre monde, ne sont pas le seul visage, et j'aimerais donc continuer en étudiant les rapports hiérarchiques et monétaires. B] Les rapports hiérarchiques et monétaires. Considérant les plus grandes fortunes de France ( http://www.challenge...ements/fortune/ ), il faut signaler que sur le top100, 15 sont des femmes, et donc, 85 sont des hommes. Dans le classement inverse, 56 % des personnes en situation de pauvreté sont des femmes ( http://www.rfi.fr/fr...ours-populaire/ ). De la même manière, à temps plein, un homme gagne en moyenne 16 % de plus qu'une femme, et cela monte à 33 % quand on prend tous les temps de travail ( http://www.inegalite....php?article972 ). http://www.liberation.fr/economie/2004/12/02/les-femmes-restent-loin-de-la-hierarchie_501443 D'autres études permettent de signaler que dans près d'un quart des entreprises, il n'y a aucune femme dans les 10 plus fortes rémunérations. Faisons un tour du côté des ministères, en ces temps de remaniement ministériels. Sous la cinquième république, le ministère des affaires étrangères à été confié à 16 hommes et 1 femme. Le ministère de la justice a été confié à 23 hommes et 5 femmes ; Le ministère de l'intérieur a été accordé à 28 hommes et 1 femmes. Le ministère de la défense a été accordé à 18 hommes et 1 femmes. Une petite précision amusante, la femme ayant été au ministère de l'intérieur est également celle ayant été au ministère de la défense, celle ayant été au ministère des affaires étrangère, et l'une des ministres de la justice, à savoir Michelle Alliot-Marie. Vous vous demanderez sans doute pourquoi j'ai choisi ces ministères en particulier, alors qu'on sait que la parité est désormais courante. En effet, ces ministères sont dits « régaliens », ils sont, selon la définition du terme, les ministères qui fondent le pouvoir. Pouvoir de justice, de sécurité, de défense, de diplomatie et d'économie. L'un des points à noter est donc que si la parité semble respectée en apparence, elle est bien loin de l'être en réalité. Un des credo en ce domaine est de dire que plus on monte dans la hiérarchie, plus on trouve d'hommes. Voilà qui est un fait. Les quatre ministères régaliens sont bien plus masculins que les autres. Les premiers ministres, quand à eux, ont vu la dernière femme être Edith Cresson il y a maintenant 22ans. Quand à la présidence, jamais elle n'a été occupée par un homme et seule une femme (Ségolène Royal) est parvenue au second tour pour 7 élections durant la cinquième République. On le voit bien, l'omniprésence masculine dans les sphères de pouvoirs, aussi bien monétaires que politique, est une évidence, un fait. C] Petite conclusion L'ultra-présence masculine est un fait. Les hommes sont omniprésents dans toutes les sphères, sur-représentés dans les arts, et de plus en plus majoritaires à mesure que l'on monte dans la hiérarchie, qu'elle soit monétaire ou politique. Ce fait, d'ailleurs, peut être étudié en conjuguant les deux, et en analysant rapidement les représentations des personnes de pouvoir dans les œuvres. Si nous reprenons Harry Potter, 8 directeurs se sont succédés à Poudlard, dont 2 femmes et 6 hommes. Sur les quatre maisons, deux ont été fondées par des femmes et deux par des hommes. Cela paraît équitable n'est-ce pas ? Rappelez-vous que les livres sont construits sur l'antagonisme entre Griffondor et Serpentard, les deux maisons fondées par des hommes, tandis que Serdaigle et Poufsouffle sont annexes. Les directeurs de maisons, sont, d'ailleurs, également des hommes, 4 hommes pour deux femmes. L'ennemi est un homme. Le ministre de la magie est un homme. Je pourrais poursuivre avec d'autres livres, mais là n'est pas le but ; ceci était simplement une confirmation de cette omniprésence, c'est un fait, et c'est également la manière dont on se la représente. II] De l'omniprésence masculine au sexisme A] Salaires et métiers Les salaires des hommes est, selon les données officielles de la France, de 2,263€ en équivalent temps plein, contre 1,817 euros pour la femme. Ce qui signifie que la femme gagne 80% de ce que l'homme gagne et que l'homme gagne 125% ce que la femme gagne. Gardons cela à l'esprit, d'ailleurs, j'en reparlerai plus tard. [partie III] ( http://www.inegalite....php?article972 ). La discrimination pure, quant à elle, est de l'ordre de 7 à 8 %. Si cette inégalité est, sans aucun doute, un soucis, il convient de noter que sa cause, quant à elle, révèle un point important. Pourquoi donc les femmes gagnent-elles moins, à travail égal, et ce, à tous les échelons de la société ? Pourquoi donc, plus on monte dans les échelons, plus les écarts sont importants ? (91 % du salaire de l'homme pour les 10 % les moins bien rémunérées, et 77 % pour les 10 % les mieux rémunérées) On ne peut, dans ce cas précis, parler de cas isolé, puisque c'est une statistique globale. Il convient donc de considérer que ceux qui définissent les salaires des individus agissent différemment, selon que la personne est un homme ou une femme. À partir de là, soit nous avons affaire à une masse de connards sexistes bouhvilainspasbô qui se trouvent tous en haut, soit nous avons affaire à un problème culturel qui incite les individus à considérer que les femmes méritent un salaire, lequel se trouve, sans qu'ils en aient forcément conscience, inférieur à celui qu'aurait eu un homme. B] Prostitution La prostitution a toujours été majoritairement celle des femmes. Même si l'on considère qu'il se trouve de plus en plus d'hommes prostitués (http://www.mix-cite....?RefArticle=165 jusqu'à 1/3 selon la police apparemment), elle reste une activité essentiellement féminine, et, de plus, ayant majoritairement des hommes pour clients. Si l'on pourrait avoir envie d'expliquer cela avec l'idée que l'homme aurait davantage de besoins sexuels que la femme, ceci est une conception récente. http://lesfessesdela...emmes-partie-1/ Alissa Goldstein a en effet mis au jour qu'autrefois, on considérait les femmes comme ayant davantage de besoins sexuels que les hommes. Cette conception, d'ailleurs, était largement défendue par des explications qui paraissent également logiques, comme par exemple le fait, selon Francesco Plazzoni (17ème siècle) que le plaisir supérieur de la femme lors du sexe était là pour compenser la douleur de l'accouchement. Ce n'est qu'au XIXème siècle que la tendance s'inversât et qu'on commença à considérer l'homme comme ayant plus de besoins sexuels que la femme. Mais en ce cas, si ce n'est pas le besoin sexuel supérieur d'un sexe qui a créé ce système ultra-genré de la prostitution, d'où vient le fait qu'elle soit aussi marquée, tant au niveau des personnes se prostituant que des personnes allant voir des prostituées ? C] Des insultes spécifiques au sexe ? Les insultes. Chacun en conviendra, les insultes sont spécifiques à un sexe. S'il existe des insultes qui peuvent être mixtes (con(ne), conna(rd)(sse), idiot(e)), beaucoup d'entre elles sont limitées à un groupe d'individus. On notera par exemple, concernant les hommes PD (On ne dit pas « gouine » à une femme, tout au plus ajoutera-t-on un mot-préfixe à cette insulte tel que pauvre ou sale), ou encore « enculé » ou « fils de pute ». Côté féminin, on trouve « Salope », « putain ». On notera donc que d'un côté, il existe des insultes faisant référence à l'homosexualité, et à l'homosexualité passive, de l'autre côté, on trouve des insultes faisant référence à la sexualité en elle-même. Pire encore, l'insulte faite sur la mère d'un homme n'existe pas concernant les filles. On pourrait arguer que « fille de pute » pose un problème sonore, les insultes étant souvent faits de consonnes et pas de « y » (comme dans fille), mais cela aurait pu être résolu par un synonyme tel que gamine de pute, ou autre. Cela n'a pas été le cas. De plus on peut noter d'autres insultes à l'intention des hommes. « Femmelettes », mais aussi, en effet, toute insulte concernant les femmes peut être utilisé envers un homme, et rester dénigrante. Ainsi, si ni PD ni Fils de pute ne sera une insulte envers une femme, « Salope » peut tout à fait être utilisée. On notera, par ailleurs, que femmelette est à l'origine une insulte destinée aux femmes, hommelet étant son équivalent masculin, qui signifiait « homme de peu de force, de peu de valeur ». Aujourd'hui, l'insulte est mixte. De la même manière, fillette est une insulte autrement plus violente lorsqu'elle est dite à un homme que lorsqu'elle est dite à une femme. Pourquoi ces différences ? Comment se fait-il que, d'un côté, on s'intéresse à l'orientation sexuelle, et à la mère, et de l'autre, aux pratiques sexuelles ? Pourquoi une insulte destinée aux femmes reste insultante vis-à-vis des hommes, et non l'inverse ? D] Quelques données diverses qui sont étranges. Si l'on considère la société dans laquelle on vit comme étant une société où il se trouve peu ou pas de différence fondamentale dans la vie que l'on soit un homme ou une femme, comment expliquer, par exemple, que 75 % des décès par suicide soit le fait d'hommes ? ( http://www.lexpress....ce_1061162.html ) Comment expliquer, dans le même temps, que l'homme use de moyens plus violents en moyenne, et y arrive plus, puisque, s'ils représentent 75 % des décès, ils représentent moins de 50 % des tentatives ? Comment se fait-il, qu'en cas de cas de pédophilie, certains journaux grands publics parlent de liaison particulière ou d'une passion interdite (respectivement http://www.causette....articuliere.pdf et http://tempsreel.nou...-interdite.html ) lorsque l'on se trouve dans le cas où c'est une femme qui a commis les faits ? Comment le point du mari peut-il exister dans notre société ? Rappel sur celui-ci, c'est le fait, lorsque l'on a faire la suture à cause d'un périnée déchirée ou lors d'une épisiotomie, suite à l'accouchement, à rajouter un ou plusieurs points faits pour resserrer le vagin de la femme, et, soit-disant, donner plus de plaisir au mari. (http://www.isabelle-...-point-du-mari/) Si l'on peut parler de cas isolés, encore que la masse de témoignage indique qu'on en est assez éloigné quand même, il convient de se demander comment cette idée germe dans l'esprit des médecins et du reste du personnel présent, ce qui indique quand même un petit nombre de personnes qui considèrent cela comme « logique ». Car on n'est pas, ici, dans une volonté de faire mal à la femme, mais dans une volonté de faire du bien à l'homme. Pourquoi, de par le monde, les gens préfèrent-ils avoir un garçon plutôt qu'une fille ( http://gozips.uakron...san8/parinf.htm ), tant et si bien que tant qu'ils ont des filles, ils sont plus enclins à continuer à chercher à procréer, alors que le phénomène est moindre lorsqu'ils n'ont que des garçons ? Pourquoi, dans le même temps, l'avortement sélectif contribue à une masculinisation de la population européenne ( http://www.ined.fr/f...blication/1661/ ) ? Pourquoi, enfin, le temps de ménage reste-t-il drastiquement à l'avantage des hommes ? En effet, ceux-ci ( http://www.gouvernem..._inegalites.pdf ) font en moyenne deux heures et treize minutes d'activités ménagères, tandis que les femmes en font quatre heures et une minute, ce qui signifie que les femmes en font 1,6 fois plus que les hommes. E] Le viol, un crime pas comme les autres. En 2012, sur 910,000 infractions, 0,4 % (3650) étaient des crimes ( http://www.justice.g..._Conda_2012.pdf ). Parmi ces crimes, 46,6 % (1600) se trouvent être des viols. Parmi les autres crimes sanctionnés, on trouve les homicides (665 en 2012) ( http://www.planetosc...-en-france.html ), les vols et recels aggravés, les extorsions, les destructions de nature criminelle, le terrorisme et le trafic de stupéfiant. Dans le même temps, plusieurs études ont indiqué qu'entre 25 et 50 % des viols ont été déqualifiés en agressions sexuelles, et ne figurent, de ce fait, pas dans les statistiques criminelles ( http://rue89.nouvelo...-assises-243827 ) De manière générale, plusieurs études (http://www.unece.org...icat_France.pdf notamment) ont permis d'avancer le chiffre d'environ 75,000 viols par an. Certains tendent à parler plutôt de 50,000, voire de 40,000. Considérant la fourchette la plus basse, 40,000, cela signifie quand-même que les viols forment 95 % des crimes (2000 crimes non viol condamnés). Ce chiffre pourrait être contesté, sans aucun doute. On pourrait avancer le fait qu'il y a des crimes non résolus (environ 10 % des homicides) (http://www.liberatio...cidation_810511) qui ne provoquent donc pas de condamnations. Néanmoins, même en prenant les fourchettes les plus larges, les viols représentent l'immense majorité des crimes en France. Pourquoi donc ? Un petit point également concernant le viol : à savoir, son traitement dans les médias. En effet, la tournure passive est fréquemment utilisé dans les cas de viols, et non dans les autres cas de crimes, ou dans les délits. Pour s'en rendre compte, il suffit d'utiliser google, et de vérifier : « il tue » obtient 213 millions de résultats, « il a été tué » seulement 51 millions. En revanche, « il viole » obtient 9 millions de résultats quand « elle a été violée » en obtient 24 millions. Si vous vérifiez googleactualités, les résultats sont légèrement différents, « il a été tué » : 128,000 résultat, « il tue » : 213,000 résultats, mais « il viole », 18,600 résultats pour 16,400 résultats de « elle a été violée ». Cette fois-ci, en effet, les données sont similaires, mais les proportions très différentes. On pourrait également rajouter « il s'est fait tué » (45,000 résultats) et « elle s'est faite violée » 11,100 résultats. Les proportions sont drastiquement différentes. Pourquoi donc, dans les médias, avons-nous une manière d'aborder ces deux crimes avec des termes différents ? III] Culture du viol et réalité du sexisme. Toutes ces données peuvent être analysées sous la forme d'un problème individuel, pourtant, mises bout à bout, il convient de remarquer que cela fait trop de problèmes individuels, qui touchent trop de personnes. Le site Scottwoodsmakelist a écrit, en parlant du racisme, une réflexion qui se trouve parfaitement aller avec le sexisme : http://scottwoodsmak...or-plantations/. le problème est que le sexisme est vu comme une haine consciente alors que c'est bien plus que cela. Le sexisme est un système social et politique complexe, qui, au même titre que le racisme, se trouve profondément ancré dans nos schémas et nos réactions, à de nombreux niveaux. Cette réflexion n'est pas juste lancée gratuitement. Vous allez voir que c'est le seul et unique schéma permettant de donner une cohérence à l'intégralité des données qui ont été mises à jours dans les deux premières parties de cet exposé. A] L'homme comme individu supérieur à la femme L'immense majorité des individus sera d'accord qu'un homme est l'égal d'une femme. Et pourtant, si l'on considère cela ainsi, il n'y a aucune logique à ce que traiter un homme de femme soit plus humiliant que traiter une femme d'homme. Cela ne fonctionne que dans le cas où, culturellement, nous sommes imprégnés de la notion de l'homme en tant qu'individu supérieur à la femme. Cette notion naît, par exemple, de l'ultrareprésentation masculine dans les médias, les livres, et les œuvres d'arts, comme évoqué en I-B, et du fait que celle-ci aide à se représenter le monde. Si l'on se centre à ce point sur l'homme, il est évident que l'on va considérer l'homme comme étant plus important. Il n'y a pas de véritable domination sans oppression. Cette notion se remarque également dans le langage. Homme peut être utilisé comme synonyme de « humain », tant et si bien qu'il l'a presque fait disparaître. Rappelons que l'on parle des droits de l'homme, et qu'en français, on parle encore de la déclaration universelle des droits de l'homme, alors que l'ONU titre « of human right » (des droits de l'humain) ( http://www.un.org/en/documents/udhr/ ). Les différences de salaires s'expliquent aisément quand on considère l'homme comme supérieur à la femme. Le point IIA] devient donc forcément bien plus logique. Ce ne sont pas quelques individus qui haïssent les femmes ou les dénigrent, mais bien des notions culturelles qui poussent à lui apporter moins d'intérêt (et donc de valeur) qu'à un homme. Dans une société patrilinéaire, comme l'est encore majoritairement la notre, encore qu'on puisse choisir ses noms de famille depuis quelques années, un garçon a, en plus, des avantages. Lorsqu'on le considère, en plus, comme supérieur à une fille, il est évident qu'on souhaite en avoir un plus que d'avoir une fille. Enfin, quoi de plus logique que les ministères majeurs, les ministères régaliens, soient si peu confiés à des femmes ? Une fois de plus, quand on envisage la situation sous l'angle d'un phénomène culturel profond et à grande majorité inconsciente, cela semble évident : les choses sérieuses se font, encore aujourd'hui, entre hommes. B] La femme comme objet sexuel – la culture du viol La femme comme objet sexuel, et son pendant qu'est la culture du viol, est une réflexion similaire à la précédente, à ceci près qu'au lieu d'étudier les différences entre hommes et femmes, on prend appui sur le fait que l'homme soit déjà considéré inconsciemment comme supérieur, et l'on en déduit la place dévolue à la femme. Quelle place peut avoir une frange auxiliaire de la société, par rapport au dominant, si ce n'est celui de le servir ? Les femmes se trouvent, en effet, dans une situation bien plus contraignante en terme de standard de beauté. ( http://politique.eu....article2140#nb3 ) Une enquête réalisée en Angleterre en 2008 montre qu’une majorité de filles pense qu’il est plus important d’être belle qu’intelligente. De plus, les femmes sont dix fois plus susceptibles que les hommes de se soucier exagérément de leur poids. De même, il est indiqué que les standards d'habillement sont bien plus sexualisés chez la femme que chez l'homme. Certains l'analysent, par ailleurs, comme une volonté d'empêcher l'émancipation féminine. Sophie Heine (Chargée de recherche du FNRS et politologue à l’Université libre de Bruxelles, lien précédent) écrit : « Ainsi, alors que les femmes de ma génération pensaient pouvoir choisir leurs vêtements plus librement que leurs grands-mères, obligées de porter de longues jupes et des fichus sur la tête, cette nouvelle liberté a été payée par l’obligation de se découvrir, de rester mince et sexy. Le droit de travailler et d’être indépendante financièrement s’accompagne quant à lui d’une obligation de combiner un boulot à temps plein avec la prise en charge des enfants et de la plus grande part des tâches ménagères, tout en continuant à se faire belle. Dans la même veine, la revendication des femmes de ne plus être réduites à leur fonction procréatrice a été compensée par l’exigence de rester attrayante pendant toute la grossesse et de le redevenir au plus vite après l’accouchement, malgré la fatigue, les bouleversements physiques et hormonaux. En fin de compte, la confiance en nous que nous avons acquise par le droit de participer davantage à la vie politique, sociale, culturelle et économique de la société est constamment minée par la remise en question permanente de notre valeur sur le « marché de la beauté ». » Les femmes trouvent, en tant que dominées, une notion d'objet sexuel, qui découle directement de la supériorité de l'homme sur la femme. Lorsqu'on commence à aborder cette double notion (les hommes en tant qu'êtres supérieur, les femmes en tant qu'objets sexuels) on remarque qu'un grand nombre de données, jusqu'alors étrange, prennent leur sens. Les données concernant le viol, par exemple. Si les hommes sont culturellement conditionnés à considérer qu'ils sont au centre des situations, et les femmes culturellement conditionnées à se considérer comme auxiliaire, le consentement des hommes est étudié, celui des femmes, occulté . Les femmes rechercheront l'assentiment du dominant, les dominants assoiront leur position. Le fait, donc, qu'il y ait une immense majorité d'homme violeurs, et une minorité de femme, prend donc tout son sens ici. C'est également le seul moyen d'expliquer convenablement que l'immense majorité des crimes en France soient des viols. De la même manière, la prostitution, exclusivement de femmes à hommes, rappelle les femmes en tant qu'objets pouvant s'acheter. Rappelons, également, des éléments de langage « se la faire » « la prendre », qui peuvent être analysés de deux façons différentes. D'une part, rappelons que, si se faire quelqu'un est mixte, une femme ne « prend pas » un homme dans le langage courant. La notion de propriété, de l'homme vers la femme, est assortie, en sus, d'une notion d'action. L'homme agit vers la femme. Il est, une fois de plus, au centre de la relation. Le point du mari, subitement, prend également tout son sens. Quoi de plus logique que d'utiliser le corps des femmes, afin qu'il plaise plus aux maris ? D'autres données apparaissent également sous un nouveau jour. Ainsi, la friendzone semble directement héritée de la notion des femmes en tant qu'objets sexuels. La friendzone est définie selon un site de séduction (oui je les aime) comme « cette zone imaginaire dans laquelle vous vous trouvez lorsqu’une copine qui vous plaît vous considère comme un ami. En fait, moins qu’un ami : comme une espèce de mélange de pote, de confident et de télétubbie complètement asexué et anti-sexuel. Le tout, assaisonné de condescendance et de mépris latent. Ouais, la friendzone, ça craint, et vous n’avez pas envie d’être dedans. Comment avez-vous atterri dans la friendzone ? Bonne question… sans doute avez vous échoué à faire évoluer votre relation, ce qui conduit cette fille à vous voir comme son petit cousin gay à qui elle peut tout raconter. » Outre le texte puant qu'on attribuera gentiment au fait qu'il vienne d'un site de séduction, la réalité est là. Qu'est-ce, après tout, que la friendzone. Elle est souvent définie par l'homme qui révèle son amour, et la femme qui dit « désolé, mais je préfère qu'on reste ami ». Cependant, quand on y réfléchit, si une femme n'est pas intéressée, elle a trois solutions dans cette situation. Elle peut accepter, ce qui est dégueulasse vu qu'elle n'est pas intéressée, elle peut refuser et ne plus revoir la personne, ce qui est dégueulasse également, puisque ça implique une forme de punition face à quelqu'un avouant son amour. Elle peut, enfin, signaler qu'elle préfère être amie. De ce fait, la solution pointée du doigt s'avère être la plus respectueuse des trois. C'est pourtant celle que l'on point de du doigt, ce qui est en vérité, totalement logique. Quand on considère la femme comme objet sexuel, on ne s'occupe pas de son intérêt à elle. Du coup, les trois réponses ne sont pas considérées avec le ressenti de la femme a priori, mais uniquement en fonction de l'homme qui demande. Et là, dégage ou je veux juste être ami sont bien pire que d'être d'accord. La friendzone est donc bien le produit pur d'un système sexiste, qui se base sur la réaction que l'homme voudrait avoir, et non sur le ressenti premier de la femme. C] Et tout le reste alors ? Tout le reste. En effet, vous noterez que je n'ai pas abordé, par exemple, le fait que les hommes décèdent plus par suicide que les femmes, et utilisent des méthodes plus radicales. Et cependant, c'est là que je vais aborder le problème des privilèges et de leurs inconvénients. Car, à vrai dire, être dominant et avoir des privilèges ne signifie en aucun cas qu'on a tous les droits et aucun devoir, bien au contraire. Les hommes, bien plus que les femmes, sont soumis à un impératif de réussite. Rappelons que le simple fait qu'une femme rapporte plus d'argent est considéré, ça et là comme un soucis ( http://www.thera-psy...bleme-de-couple ) qui peut même être important ( http://tempsreel.nou...us-que-moi.html ). Or, justement, cet impératif de réussite, cette obligation à assurer, se retrouve dans de nombreux domaines. Si on attend de la femme qu'elle soit belle, on attend de l'homme qu'il assure au lit, plaçant donc la majorité de la « réussite » d'une relation sexuelle sur ses épaules. Si on peut accepter qu'une femme n'ait pas un bon travail, la pression sera bien plus grande chez un homme. L'homme se voit affublé d'un grand nombre de responsabilités. C'est à lui de payer le restaurant, de faire preuve de galanterie (j'y reviendrais en partie IV), et, dans le même temps, il est l'individu fort. « Sois un homme. » utilisé pour dire à un garçon de ne pas pleurer, tandis qu'on va réconforter une fille est révélateur. L'homme ne doit pas parler de sa souffrance. De ce fait, il se trouve, en situation désespéré, plus enclin à tenter de se suicider qu'à demander de l'aide. Et, mû par l'impératif de réussite, il va être plus enclin à utiliser des moyens radicaux, tandis que les femmes seront plus enclines à des méthodes moins « violentes », la violente n'étant pas faite pour elles. Une donnée peu connue concernant la pédophilie, est la différence de traitement entre les médias (qui vont effectivement avoir une approche plus douce, comme on l'a vu plus tôt avec Causette et le Nouvel Obs) et la justice. Sur ce point Xavier Lemeyre ( http://www.atlantico...uit-822124.html ) indique bien que, si les femmes sont moins souvent reconnues coupables (cela découlant directement de cette notion de violence = homme, et non-violence = femme, et, également, du fait qu'on considère à l'heure actuelle qu'un homme a plus de besoins sexuels qu'une femme) elles sont en revanche condamnées plus fermement, avec cette « transgression » de l'état de femme (non violente) qui donne tout son sens à ce paradoxe. Enfin, le fait que la contraception soit majoritairement féminine est également expliqué. Dans un article ( http://tahin-party.o...s/impp50-85.pdf ) on peut lire que la contraception masculine existait déjà il y a près de 35ans. Pour autant, encore aujourd'hui, elle reste invisibilisée. Il est à noter que mettre la responsabilité de l'enfantement sur la femme participe également à une culpabilisation, l'homme se trouvant, de fait, déresponsabilisé. Le traitement médiatique des viols, et le vocabulaire employé différents entre les meurtres et les viols prend, une nouvelle fois, tout son sens comme créateur de ce vocabulaire, qui, à nouveau, place la responsabilité sur la victime et fait disparaître l'agresseur. D] L'homme en tant qu'être de violence et domination, la femme en tant qu'être de souffrance et de soumission. 1] L'homme dominant, la femme soumise Diverses analyses permettent d'indiquer ( http://antisexisme.n...2/09/30/colere/ ) que la colère, chez un homme, est vue comme étant une donnée positive, et, chez une femme, une preuve d'incompétence. Ces mêmes analyses indiquent que plus un individu se trouve haut dans l'échelon social, plus sa colère est jugée comme appropriée. En d'autres termes, le dominant socialement parlant a plus le droit d'être en colère. Un test statistique (test de Goodman) a suggéré que la plus forte dominance attribuée aux hommes expliquait pourquoi ils étaient perçus comme plus colériques, mais aussi plus prédisposés au mépris et au dégoût. A l’inverse, si les femmes étaient perçues comme plus enclines à exprimer de la peur ou de la tristesse, c’était parce qu’elles étaient perçues comme moins dominantes. De plus, rappelle ce même article « bien que les enfants rejettent les garçons qui sont souvent agressifs, les adultes et les enfants vont évaluer moins négativement un acte agressif isolé s’il provient d’un garçon que d’une fille ». Une autre analyse de la domination ( http://antisexisme.n...nre-et-lespace/ ) indique que les dominants disposent de plus d'espace. Plus grande maison, plus grande voiture, plus grand bureau. Or, dans l'espace public, les hommes sont plus aisément tenté d'avoir les jambes écartées, de prendre plus de place, que les femmes. Pire encore, les femmes qui s'asseyent de cette manière sont considérées comme vulgaires. Une position dominante pour la femme serait donc associée à quelque chose qui n'est pas prévue pour elle. 2] La violence masculine, la souffrance féminine. Un point très connu, souvent entendu, à l'égard des petits garçons qui pleurent : « Allons, ne pleure pas, sois un homme. » Une des insultes, face à un homme qui ne saurait retenir sa douleur, est donc de le traiter de « femmelettes ». Dans le même temps, comme signalé plus tôt, les hommes sont condamnés plus fortement par la justice lorsqu'il s'agit d'acte de pédophilie que les femmes, ce qui, quand on l'analyse sous le prisme de la violence, paraît à nouveau logique : la pédophilie masculine étant ressentie comme plus violente que la pédophilie féminine. Cela permet également d'expliquer que les hommes utilisent des armes à feu plus que les femmes lorsqu'ils tentent de se suicider, celles-ci étant relatives à la violence, bien plus, par exemple, que des médicaments. On ajoutera, en sus, que les hommes sont généralement ceux qui possèdent des armes, et en ont donc à portée de main. À l'inverse, pour les femmes, l'idée de la douleur est assimilée. On en vient à croire que L'hymen doit être percé lors de la première relation sexuelle, alors qu'en réalité, comme Lacy Green l'indique dans sa vidéo ( ) l'Hymen est une membrane qui ne recouvre pas l'intégralité du vagin, mais simplement est une membrane qui couvre une portion. Les cas rares d'un hymen bloquant entièrement le vagin nécessite, d'ailleurs, l'intervention d'un médecin. L'hymen n'est donc pas « percé », mais simplement « étiré » pour permettre la pénétration. De ce fait, après une longue période d'abstinence, l'hymen d'une femme se remet dans sa position originel, et le fait de saigner lors de la première relation sexuelle n'indique pas une virginité, mais avant tout un manque de douceur dans l'acte. De la même manière, dans un article ( http://www.crepegeor...ible/#more-7051 ) est indiqué à quel point le traitement du viol par les médias est particulièrement pervers. En effet, il est indiqué comme une douleur irréversible. Comment, alors peut-on avoir le moindre espoir, si tout autour de nous dit que ça n'ira jamais mieux, et pire encore, si le fait d'aller mieux est considérer comme anormal ? Rappelons, dans le même temps, que l'on fait peser sur les femmes l'idée qu'elles risquent d'être violées, et qu'elles ne peuvent rien y faire, même s'il faut qu'elles essayent ( http://www.crepegeor...lee-ma-fille-2/ ). Il paraît, à cet instant, évident que la culture du viol existe,que nous ne sommes pas en face d’événements séparés, mais bien d'un schéma global cohérent qui se base principalement sur des notions inconscientes, profondément ancrées en chacun d'entre nous. Mais quand on parle de culture du viol, il convient de parler de ce que l'on peut voir ou faire à chaque instant, il convient de ne pas simplement montrer qu'elle existe, mais d'en dévoiler les piliers. De même que toute donnée culturelle, l'immense majorité des considérations sont inconscientes, et c'est donc dans la vie de tous les jours que nous allons trouver des données soutenant la culture du viol. IV] Dans les faits, de quoi parle-t-on ? Cette dernière partie avant les annexes va détailler globalement de quoi on parle exactement ici. Qu'est-ce donc que cette « culture » dont on serait imprégné, comment la repère-t-on dans la vie de tous les jours. Où se trouve, en définitive, le sexisme et la culture du viol dont l'existence a été clairement démontrée plus tôt. A] L'omniprésence masculine au quotidien Au quotidien, c'est quoi l'omniprésence masculine ? C'est, lorsqu'on écrit un texte qui analyse les différences entre les deux sexes, ne pas considérer, de base, l'homme comme étant « par défaut ». http://www.inegalite....php?article972 y fait référence dans un encadré que je vais retranscrire : « L’écart de salaires hommes-femmes est, dans l’immense majorité des cas, même par les féministes, présenté du point de vue masculin. On mesure combien les femmes touchent de moins que les hommes. Dans notre calcul, les hommes touchent 100, les femmes 76, ce sont les chiffres de la Dares. Elles perçoivent donc 100-76 = 24. 24 en moins rapporté aux 100 des hommes, cela fait 24 % en moins. Rien n’empêche de voir les choses autrement, du point de vue des femmes. Si l’on rapporte les 24 aux 76 des femmes, cela fait 24/76 = 31 %. Les hommes touchent 31 % de plus que les femmes. C’est simplement que les pourcentages ne sont pas réversibles, car ils ne s’appliquent pas à la même base de départ. Baissez un prix de 50 % pour un bien de 100 euros, vous l’avez à 50 euros. Augmentez-le de 50 %, et le voilà à 75 euros (car 50 % de 50 euros = 25 euros). Entre hommes et femmes, aucune des deux méthodes n’est plus « juste » ou meilleure. Mais il est frappant de constater que celle qui aboutit au chiffre le plus faible s’est imposée dans le débat public. » Or, il n'est en aucun cas frappant de constater que c'est la minimisation des différences qui s'impose dans notre société. Au quotidien, l'omniprésence masculine, c'est l'utilisation courante de « l'Homme » pour parler de l'humanité, et tout les dérivés qui vont avec, c'est le fait de laisser quelqu'un dire qu'on a coupé le pénis d'un trans' mtf pour en faire une femme, impliquant donc qu'une femme est un homme « sans pénis », donc un homme à qui il manque quelque chose. L'omniprésence masculine n'est pas un fait qui semble grave, rappelons-le. Ce sont ces mille et unes données de la vie courante qui placent l'homme au centre, et dont découle, on l'a vu dans cet exposé, un système sexiste et destructeur. B] La culture du viol La culture du viol, c'est quoi exactement ? « La culture du viol décrit un environnement social et médiatique dans lequel les violences sexuelles trouvent des justifications, des excuses, sont simplement banalisées, voire acceptées » titre http://www.madmoizel...-du-viol-123377 dans un article très clair. On y évoque, notamment, le victim-shaming, notion sur laquelle j'aimerais revenir, car celle-ci s'étend jusque dans la vie de tous les jours. Une nouvelle fois, je vais faire référence au langage des jeux vidéos et aux « il s'est fait violer là » utilisé lorsqu'un joueur en bat un autre à plat de couture. Si « il s'est fait massacré » paraît logique, quand on parle d'un jeu de guerre, il s'est fait violer ne marche pas. L'utilisation de ce terme dénote clairement un victim-shaming, le fait qu'on considère que l'humiliation se trouve du côté de la victime. C'est également une façon de faire rentrer des termes dans la vie courante. Une donnée qui nous fait rire. Le victim-shaming, ce sont également l'intégralité de ces réflexions visant à considérer qu'une femme l'a mérité. Parce qu'elle était bourrée. Parce qu'elle est rentrée dormir chez un inconnu. Parce qu'elle était en mini-jupe. Parce qu'elle était à poil. On notera que sur le dernier point, des gens tiqueront. Mais oui, même une personne à poil ne mérite pas d'être violée. La culture du viol, c'est aussi cette notion que l'homme séducteur peut/doit passer outre le consentement d'une femme. Ainsi, sur un site de coach en séduction ( article où je me source http://www.acontrari...l-sur-internet/ et article qu'ils citent, le titre n'étant pas l'original, of course http://dikecourrier....b-marsille1.pdf ) on peut lire « Elle se plaint ? Pas pour longtemps ! C'est un phénomène naturel de rejet de l'autorité mais une fois cette barrière franchie elle s'abandonnera à vous et vous demandera de la défoncer » ou encore « Montrez lui qu'elle n'a pas vraiment le choix ». La culture du viol, c'est également le fait de faire peser sur les femmes la notion du danger du viol et de l'impossibilité de s'en relever. http://www.crepegeor...lee-ma-fille-2/ en parle très bien. En effet, l'image du violeur, socialement admise, est celle d'un inconnu, qui frappe dans le noir, avec des cris, et qui viole une femme. Or, dans les faits, sosfemmes ( http://www.sosfemmes...ol_chiffres.htm ) rappelle que les viols ont lieu au domicile de la victime ou de l'agresseur dans 67,7 % des cas et, dans 74 % des cas, la victime connaît son agresseur. L'image du violeur est donc faussée. La culture du viol, c'est quand on ne demande pas à une femme si on peut la raccompagner chez elle et qu'on le fait direct sans son accord, alors que, statistiquement, elle a plus de risque avec vous qu'elle connaît, qu'avec des inconnus. C'est également le fait de considérer qu'on a peur qu'elle se fasse tuer, alors qu'en réalité, les hommes sont plus nombreux à se faire tuer hors ménage que les femmes. La culture du viol, c'est également cette peur, évoquée dans l'article du paragraphe précédent, à laquelle on amène les femmes. Le nombre de témoignages de femmes ayant expliqué ce qu'elles faisaient pour se sentir « en sécurité » dans la rue était impressionnant. Sur twitter, un HT #safedanslarue avait été créé pour mettre en lumière ces méthodes et ces craintes omniprésentes. http://www.lebugurbain.fr/enquete-les-pratiques-urbaines-nocturnes-des-femmes-a-paris-un-combat-pour-lespace/. une étude indiquait, notamment la difficulté de nombreuses femmes à se sentir légitimes dans la rue passée une certaine heure, légitimité remise également en question par les proches ou même par les forces de l'ordre (page 9). Que ce soit dans l'étude, ou dans les réactions de personnes sur internet, on remarque que bon nombre de femmes font semblant d'être au téléphone pour se sentir plus en sécurité, avec une sorte de présence factice qui montrerait l'indisponibilité. De manière générale, la rue reste un lieu fait pour les hommes. Ainsi, la majorité des lieux d'activité urbain sont créés pour les hommes (skatepark etc...) et, comme le souligne la sociologue Edith Maruéjouis ( http://www.telerama....qzHYvwvEjb1s.01 ), les femmes immobiles dans la ville, ce sont symboliquement les prostituées. La ville est bâtie, au final, comme un lieu de vie pour les hommes et un lieu de passage pour les femmes, avec toute l'insécurité qui découle d'être dans le lieu de vie des autres. La culture du viol, ce sont ces mythes ( http://www.crepegeor...autour-du-viol/ ) dont notamment celui qui consiste à dire que les femmes font de fausses accusations de viols, parce qu'elles regrettent ou pour d'autres raisons. Or, les données indiquent que les fausses accusations sont de moins de 0,01 %. Un autre mythe consiste à considérer qu'il y a plus de risques à être violée si l'on est habillée sexy, ce qui est démenti par cette étude : http://scholarship.l...8;context=djglp. Pour plus d'informations sur les mythes autour du viol, l'article de crepegeorgette est largement sourcé. Autre mythe : les personnes violées sont jeunes et jolies, en réalité, tout âge et tout type. La culture du viol, c'est avant tout que l'intégralité des pensées concernant le viol sont dirigées vers les victimes, comme elles auraient dû agir, comment on peut les aider, les protéger, et que rien n'est fait pour éduquer les agresseurs. La culture du viol, c'est cette pensée que les agresseurs sont des fous, des parias et non des produits de la société. Dans un dossier complet, antisexisme.wordpress.com/2011/12/04/mythes-sur-les-viols-partie-1-quels-sont-ces-mythes-qui-y-adhere/ concernant le viol, on trouve le nombre ahurissant de 35 % d'hommes présentant une propension au viol ( Malamuth NM. Rape Proclivity Among Males. Journal of Social Issues. 1981;37(4):138-157. ) Une deuxième étude ( Osland JA, Fitch M, Willis EE. Likelihood to rape in college males. Sex Roles. 1996;35(3-4):171-183. ) indiquait que 34 % des étudiants interrogés d'une université américaine avaient admis avoir des propensions aux agressions sexuelles. L'intégralité de ces données se trouve dans la partie 5. J'invite, d'ailleurs, à lire ce dossier http://antisexisme.w...s-qui-y-adhere/ La culture du viol c'est aussi le slut-shaming ( ) qui vise à dénigrer une femme en fonction de ses habits ou même de ses envies sexuelles. La culture du viol, enfin, c'est le fait de mettre en avant la femme en tant qu'objet. Cela peut être une vidéo ( Rémi gaillard et sa vidéo sur le sexe, qui, rappelons-le, est également indiqué « free sex », terme qui fait référence à une consommation, exclusivement, de ce fait, centré sur l'homme). La culture du viol, c'est de ne jamais s'être demandé si l'on a violé quelqu'un, ou si l'on a une propension au viol, malgré les statistiques. La culture du viol, en d'autres termes, c'est d'accepter le mythe comme quoi le viol ne nous concerne pas. C] Petit aparté sur l'Humour Il est couramment considéré que dès lors qu'on se trouve dans l'humour, il est autorisé de rire de tout (mais pas avec tout le monde selon l'expression consacrée de notre cher Desproges). Dans un excellent article que je conseille ( http://www.egalitari...r-est-une-arme/ ) Myroie rappelle que cette phrase était en réalité deux questions séparées (peut-on rire de tout ? Peut-on rire avec tout le monde?) qui mettaient en relief non pas qu'il y avait des cas où on ne pouvait pas rire avec quelqu'un parce que la personne était sans humour, mais bien parce qu'il se trouve des individus aux idées politiques trop dérangeantes. En d'autres termes, ainsi que le rappelle Denis Colombi (http://uneheuredepei...p-serieuse.html et http://uneheuredepei...es-rigolos.html ) le second degré ne fonctionne que si l'on a un indice clair de sa présence. Ainsi, lorsque Giedré chante « toutes des putes » on peut rire comme on peut ne pas rire. Mais le simple fait qu'elle chante « les filles qui sont nues sous leur sous-vêtement, c'est trop des putes » ou « les filles qui sont nées nues c'est trop des putes » prouve immédiatement l'absurdité de la situation. Il est bien dit quelque chose qu'elle ne pense pas, mais elle l'indique clairement. À l'inverse, dans nombre de blagues, aucun indice ne permet de mettre en avant le second degré. De la même manière, la blague de Rémi Gaillard, tout comme énormément de blagues sur le viol par exemple, posent problèmes, car elles sont à l'avantage du puissant, du dominant. Je rajouterai un dernier passage avec une analyse rapide de « l'humour » de Charlie Hebdo passé au crible par Crepe_georgette ( http://www.crepegeor...e-n2/#more-7561 et http://www.crepegeor...alyse-critique/ ). Je ne ferai pas de grands discours sur l'humour, Denis Colombi le fait cent fois mieux que moi, je me contenterai de cet aparté pour signaler simplement que non, le fait de dire « c'est de l'humour » n'est pas suffisant, et qu'au contraire, il convient d'étudier en détail notre rire et notre humour pour saisir qui nous sommes, au-delà de ce que nous pensons. Conclusion La culture du viol est un fait, et un fait tragique, dont les dégâts sont visibles. Un point que je n'ai pas abordé étant le fait que, au sein de cette culture, se trouve des mythes sur le viol, lesquels contribuent à créer des viols ( http://antisexisme.n...dans-les-media/ ). Je ne suis pas, comme je l'ai dit, dans une approche légaliste au sein de ce dossier, bien au contraire. Je voulais mettre en lumière le caractère profondément omniprésent de cette culture pour rappeler que tout un chacun peut (et doit) se remettre en question, et s'étudier lui-même, afin de chercher à combattre au maximum cette culture, tant vis-à-vis de lui-même que vis-à-vis des autres. Je ne suis pas, de plus, dans une approche culpabilisante. Je me contrefiche de la culpabilité d'un individu. Je me fous qu'il ou elle se sente mal vis-à-vis de quelque chose. Pour moi, la culpabilisation est un moyen d'éviter de se remettre en question, et une sorte de faux-semblant hypocrite. Je lui préfère la volonté de regarder vers le futur. Non de pleurer sur le passé. Mais d'essayer que ce soit mieux à partir de maintenant. Cela passe, par combattre le phénomène de Girl Hate ( Plus d'informations sur ce point : ), tant en tant qu'homme qu'en tant que femmes. Cela passe par le fait de se demander si l'on fait véritablement attention au consentement de la personne en face, et si on l'a toujours fait. Cela passe par combattre le slut-shaming, le victim-shaming. Cela passe par une analyse de chacun de ses pensées, de ses réactions. C'est un travail personnel. Je ne prétends pas être meilleur que les autres. Je ne prétends pas non plus avoir la science infuse. J'ai fait ce dossier, à la fois parce que certains mettaient en doute la culture du viol, et pour moi-même, car poser sur le papier permet de réfléchir en même temps à sa propre vie. (je ne détaillerai pas ce qu'écrire ceci m'a apporté car ce n'est pas le point) Contrairement à de nombreuses luttes politiques qui sont abstraites, la lutte contre le viol est une lutte concrète (au jour le jour, il n'est pas possible de lutter contre le chômage de façon concrète, par exemple, même si l'on peut faire des actions sans aucun doute), ici, maintenant, et disponible à chaque individu, homme, femme, quelle que soit son statut social ou ses capacités. Chaque personne peut combattre le viol en combattant la culture du viol, au sein de lui-même et au sein de son entourage. Le combat plus abstrait qu'est la politique, quant à lui, existe également, ce qui offre deux échelles différentes, pour un seul et même but. Je terminerai par quelques liens à retenir: Le dossier concernant les mythes sur le viol par antisexisme.net: http://antisexisme.n...s-qui-y-adhere/ L'article de Mademoiselle.com sur la culture du viol: http://www.madmoizel...-du-viol-123377 Annexe forumfr : La culture du viol a été démontrée comme existant partout, mais j'avais envie de la mettre en valeur ici, et maintenant. Que ce dossier soit véritablement un coup de poing dans la réalité, notre réalité, de ce forum, et vis-à-vis d'un très grand nombre d'individus qui s'y sont exprimés. Dans ce sujet http://www.forumfr.c...dpost,p,8770470 Clou Quantique signale que dormir chez son mec va « se terminer par un viol » en ajoutant « Va expliquer à un gosse que tu lui déballes une sucette, que tu lui mets dans la main mais qu'il ne peut pas la manger. » (considération que l'homme a des désirs incontrôlables, victim-shaming) Dans ce sujet http://www.forumfr.c...r-internet.html on note directement la réponse de Gouderien, qui a été de vouloir protéger les personnes, en restreignant leur libertés, une des actions typique de la culture du viol. (victim-shaming) http://www.forumfr.c...,1#entry8851422 dans ce sujet, Thordonar écrit « Et puis, pas besoin d'être ne mini jupe pour être violée, mais c'est une combinaison de facteurs attitude/lieu/heure qui est un facteur important. » Dans le même sujet, Loargan écrit « On le dira jamais assez qu'il faut laisser les curés se marier, mais au Vatican, ils veulent pas ! Au final, on a des curés qu'en peuvent plus, qui surchauffent... Les plus malins ont leur "bonne du curé" attitrée, mais alors quelle hypocrisie ! » qui participe à l'idée que cela se trouve dans les hormones de l'homme, mythe débunké dans ce dossier. Jean Gislain approuvera d'ailleurs « Une petite remarque au passage. Il vous semble pas que les prêtres ont forcément une sexualité déréglée ? Le fait qu'ils s'interdisent tout actes, même tout fantasmes, puisque en religion rien qu'imaginer qu'on baise, c'est péché. Donc je ne suis pas étonné qu'il y ait des viols de la part des prêtres. Pourquoi vouloir jouer à être surpris ? » http://www.forumfr.c...es.html?hl,viol dans ce sujet, Biker 883 fait référence, dès le premier message, à une hausse des viols « Je suis curieux de connaître le taux de tentative de viols en Décembre 2014!!! » si on interdit la prostitution. Dans ce sujet ( http://www.forumfr.c...-questions.html ), Ocytocyne indique trouver écoeurante et indigne (de quoi?) les femmes qui acceptent de se faire embrasser, notion typiquement hérité de la conception selon laquelle une femme doit répondre à des critères pour embrasser quelqu'un. Out of paprika indique « M'enfin bon, y'a pas mort d'homme, non plus ; quand on voit ce qui se passe dans les soirées, c'est franchement mignonnet... » G_pu_rien, quand à lui, indique que cela n'est que de la drague, en utilisant des termes propres à la chasse ( http://www.forumfr.c...dpost,p,8554583 ). Titsta, quand à lui, confirme l'idée qu'un homme doit « passer outre le consentement » : en écrivant « Il faut rester lucide sur la réalité, la plupart des barrières des nanas nécessitent qu'on leur force un peu la main, avant qu'elles finissent par accepter. C'est les non-dit qui sont important. » Ajoutant un peu plus loin « J'ai dis qu'il y a celles qui disent non alors que c'est oui, et celles qui disent non alors que c'est non. Si tu arrêtes l'hypocrisie, tu avouera très bien que les femmes ont toujours pour 99% d'entre elle un comportement qui mélanges signes verbaux et non verbaux complètement contradictoires. ça s'appelle la nuance. » Notion qui, certes est culturellement enseigné aux femmes et aux hommes, mais contre laquelle il ne s'élève pas, et qui fait exactement référence à l'homme en tant qu'individu devant passer outre le consentement de la femme. Cassandre 0101 indique également « je constate seulement que les filles (de la vidéo) sont bien trop faciles! c'est tellement facile de ne pas répondre, de l'ignorer ce mec, non??? » mettant, à nouveau, l'accent sur une culpabilisation des femmes. Sur ce sujet : http://www.forumfr.c...,1#entry8658810 Amoureternelle indique que les personnes ayant porté plainte se trouvaient juste « regretter des jeux sexuels ». http://www.forumfr.c...dpost,p,8557875 Dans ce sujet, lycan77 indique que les prêtres sont frustrés sexuellement ce qui explique les viols. On notera, dans le même temps, qu'il pense que le plus grand désir sexuel des hommes est une réalité de la société depuis « la nuit des temps ». http://www.forumfr.c...a-ceinture.html Dans ce sujet, G_Pu_rien, Kyoshiro02, Kuna man, Roguethisparty, Balder trouvent l'agression drôle, sans même être gêné (contrairement à Timo-I et moi-même). De même, G_Pu_rien nie même qu'il y ait agression ( http://www.forumfr.c...dpost,p,8466145 ), conforté par PoloFD (page 3) et 1107Tang (idem) qui rajoute qu'il y a de « vrais attouchement sexuels » (page5). Même sujet, Homerher contribue à l'idée qu'il y a énormément de fausses accusations de viols ( http://www.forumfr.c...dpost,p,8469031 ) http://www.forumfr.c...dpost,p,6218258 Dans ce sujet, Eklipse nous signale que n'étant pas un homme, elle ne peut pas dire si l'on pourrait vivre dans un monde sans prostitution, ajoutant que l'absence de sexe ne la fait pas souffrir, contribuant à l'idée que l'homme a des « besoins » ce que fait également BlackMesa a la page suivante (page 3 et même page 4). Indy confirme cette pensée à la page 5, comme c'pamoil (même page). Femzi confirme également le « besoin de sex » (page 7). Caloli confirme (page 8) http://www.forumfr.c...ee.html?hl,viol Ici, Oussekine indique que c'est « dangereux » d'appartenir à un mouvement extrémiste (pour expliquer un viol), appuyé par brownies ou Ironique http://www.forumfr.c...dpost,p,6865947 Ici, j'ai moi-même dit que la question « pouvez-vous violer quelqu'un » était peut-être de l'humour, donc qu'il ne fallait pas s'en offusquer. J'arrête là cette annexe, j'aurais pu la poursuivre sans difficulté, mais ça n'a pas d'intérêt. Vous l'aurez compris, le but ici n'était pas de pointer des personnes du doigt, mais au contraire de montrer le nombre incroyable d'individus qui ont eu des propos soutenant la culture du viol. Parmi les personnes citées, il y en a que je ne connais pas, il y en a que je méprise, il y en a que j'apprécie profondément. La question n'est pas de pointer du doigt. Juste de montrer que cela concerne chaque individu, dont toi, qui lis ces lignes. [édition suite aux réactions, réponse à l'inquiétude d'une certaine "mise au pilori" signalée ça et là]: Je comprends tout à fait cette sensation, à vrai dire j'aurais sans doute dû être plus clair. Dans cette liste, je me cite moi-même. Le but n'est pas de basher les membres qui s'y trouvent, mais de montrer que ça se trouve partout, et pas juste "chez les autres". Il n'était pas question que tu te sentes mal, ni qui que ce soit que j'ai cité. Au contraire. C'était juste pour montrer que la culture du viol ça n'est pas "ailleurs". C'est nous. Je cite aussi Loargan, alors que c'est une membre de ce forum que je respecte particulièrement. Je me cite moi-même, je cite de nombreuses personnes diverses et variées. Ça n'a pas vocation à vous pointer du doigt, c'est même l'exact inverse.
  3. Extrait de Témoignage Chrétien : http://temoignagechretien.fr/articles/societe/femmes-et-patriarcat-religieux-la-fin-de-la-servitude-extrait-du-dossier-la-chute "Le patriarcat est à la fois la domination des pères et celle des hommes. Femmes émancipées et patriarcat ne font donc pas bon ménage. Là où le patriarcat a érigé sa dernière forteresse, sur les hautes terres du religieux, il livre contre les femmes un combat d’autant plus âpre et sournois qu’il est peut-être le dernier. Pour rester le maître, à la fois des corps et du pouvoir." lire la suite sur le lien .... Bonne méditation.
  4. Un jeune va aujourd’hui dénoncer les imperfections notables de l’éducation nationale française. Travaillant dans un collège, je suis amené à travailler avec les élèves, les professeurs, et l’administration. Ayant déjà dénoncé les grosses lacunes littéraires de la plupart des élèves ici, je vais aller plus en profondeur dans ce coup de gueule en parlant non seulement de l’imperfection de l’éducation nationale, mais aussi et surtout du laxisme de l’éducation parental. Dans le cadre de mes études en psychologie, je suis venu à me demander pourquoi des élèves de troisième ne savent ni lire, ni écrire, ni compter, ni même parler, ou encore être respectueux envers leurs pairs, ou envers nous. Les professeurs pensent que ces élèves sont cons ; les parents pensent que les professeurs manquent de pédégogie. En travaillant avec et les professeurs, et les parents, je peux affirmer certaines choses : certains élèves sont influençables, et immitent les leaders (négatifs pour beaucoup) ; certains professeurs manquent clairement de pédagogie, cela se voit sur les moyennes, les rapports qu’ils ont avec leurs élèves, le comportement qu’ils adoptent en classe, leur manque de patience et de self-control, etc. Mais je peux également affirmer que certains parents ne font pas leur job comme il faut... Prenons l’exemple de l’élève qui manque de respect quand son professeur lui dit « non », qui est arrogant, et insultant avec ceux qui lui tiennent tête. Pourquoi cet élève est comme ça ? Pourquoi réagit-il comme ça ? Posons-nous ces questions. Les professeurs ne comprennent pas ce comportement déviant, et décide de rectifier la trajectoire en punissant l’élève ; récidivant, l’élève se voit être convoqué à un conseil de discipline. Il est viré une semaine de l’établissement, et en revenant, il ressent de la haine envers l’établissement, les professeurs, l’administration... Et ça recommence. Que faudrait-il faire ? Sans doute se demander pourquoi cela se passe comme ça. En travaillant avec cet élève, en évitant le rapport de force, en me mettant à son niveau, les tensions étaient moindres. Pourquoi ? Parce qu’en faisant preuve d’intelligence, et en ne répondant pas bêtement à ces paroles bêtes et sans aucun sens, cet élève a appris qu’il perdait son temps à essayer de me faire péter un plomb. En prenant rendez-vous avec ses parents, j’ai rapidement compris d’où venait le problème. Des parents largement aisés, un père un peu trop naïf, une mère qui lui pique tout son argent (parce qu’elle ne travaille), hautaine et sans rien dans la tête, il y a de quoi débloquer. L’enfant, habitué à ce que son père lui donne tout, imprégné du comportement insupportable de sa mère, devient rapidement hautaine et insupportable avec ses professeurs. Souffrant d’un net complexe de supériorité, elle ne supporte pas que quelqu’un se hisse au-dessus d’elle. En bref, que faut-il comprendre ? Ce n’est pas la faute des professeurs, ni même celle de l’administration, si l’élève est comme ça. C’est la faute des parents, et aussi de l’éducation nationale. Pourquoi ? L’école est devenu une usine de fabrication à la chaîne. On ne cherche plus à prendre le temps d’enseigner. Il faut que ça aille vite, parce que le programme est long, mais que l’année est courte, entre les vacances, les jours feriés, les ponts, les manifestations, etc. Les conséquences de cette nouvelle éducation sont donc néfastes au bon développement de l’enfant : il ne sait plus rien faire, parce qu’on ne lui laisse pas le temps de comprendre. D’ailleurs, on ne lui demande pas de comprendre, mais d’apprendre par coeur (par exemple, le professeur de français donne la dictée à apprendre par coeur, ce que les élèves font, sans comprendre pourquoi tel mot est écrit comme ça). C’est inutile...
  5. Aujourd’hui, un jeune veut parler de la religion, cette manière de penser et de voir le monde, cette manière d’agir sur celui-ci. Veut-il en parler, ou veut-il simplement la condamner ? Ca, c’est à vous d’en juger. La religion, qu’est-ce que c’est ? Dans le dictionnaire, il est dit que la religion est un « système de représsentation du monde et de croyances fondé sur la foi, et consolidé par l’accomplissement de rites dans le cadre d’un culte rendu à une puissance céleste ». Poétique, n’est-ce pas ? Allons plus loin, dans cette définition. Quelle est donc cette puissance céleste ? De qui, ou de quoi, parle-t-on ? Que ce soit dans les polythéismes (mythologies), ou les monothéismes (christianisme, islam, judaïsme), LE dieu principal est toujours de sexe masculin. Pourquoi prête-t-on un sexe à une entité que personne n’a jamais vu ? Pourquoi dieu est-il idéalisé sur les statues, les tableaux de maître ? Alors que dieu, s’il existe, pourrait être une femme, une guerrière ? Cela fait ici partie des questions que l’on peut se poser. Dans l’Ancien Testament, chapitre 3, on découvre le premier homme, et la première femme, Adam et Eve. Je ne vous conte pas l’histoire, mais c’est bien Eve qui croque dans la pomme, et non Adam. C’est assez incroyable quand même, qu’encore une fois, la personne qui fait l’erreur, ce soit la femme. Depuis ce jour, la Femme est considérée, dans la religion, mais aussi dans la société, comme le sexe inférieur, le péché originel, le mal en personne. Et après, on cherche l’égalité ? Je pense qu’avant d’obtenir l’égalité, il faut faire table rase de Notre Histoire millénaire, et que l’on recommence tout à zéro, depuis l’an 1.
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