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Homme, blanc, hétéro et cisgenre


Invité Quasi-Modo

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Totolasticot Membre 826 messages
Forumeur accro‚
Posté(e)

En quoi l'homme blanc hétéro cisgenre ouvrier qui bosse à la chaîne (et Dieu sait qu'il y en a) serait-il dominant en quoique ce soit ?

Il y a des gens qui cumulent les handicaps et d'autres non. Etre ouvrier, être une femme, être noir, être homosexuel en sont dans notre société. Toutes choses égales par ailleurs un ouvrier blanc hétéro qui bosse à la chaîne est favorisé par rapport à une ouvrière, qu'elle soit noire ou non, homosexuelle ou non.

C'est à pondérer parce que les femmes ont des avantages, s'occuper des enfants, des vieux, des animaux peut être source de richesse (même si ça se perd), savoir prendre soin de soi et travailler à l'école aussi sans aucun doute. Et les homosexuels peuvent être fortement dotés en capital culturel. Etre un homme vous prédispose à subir beaucoup de violences, à mourir prématurément (les hommes se tapent entre eux et se suicident davantage), comme l'a rappelé Elizabeth Badinter dans son livre sur les dérives du féminisme victimaire.

Après il y a ce que Bourdieu appelait la misère sale et la misère propre, "la société",  "les gens" acceptent de lutter contre certaines injustices et s'en foutent des autres parce qu'ils considèrent qu'ils n'ont pas d'intérêt à y remédier ou que c'est pas valorisant vis-à-vis des autres. On ne fait plus trop de social, de charité, ce vieux truc hérité de notre société judéo-chrétienne.

Les blancs peuvent être persécutés par les minorités ethniques quand celles-ci se retrouvent majoritaires, dans les ghettos, en prison, où elles reproduisent à l'intérieur le racisme dont elles sont victimes à l'extérieur. Mais c'est pas très sexy de défendre les perdants des groupes dominants, ils indisposent.

Les hommes pourraient avoir besoin d'aides spécifiques mais encore faut-il qu'ils en fassent la demande. Les MGTOW (men going their own way) par exemple posent de bonnes questions mais ils rendent les femmes responsables de leur situation plutôt que de remettre en cause leur éducation. Ce mouvement est trop construit contre les femmes, comme certains féminismes peuvent l'être à l'égard des hommes d'ailleurs.

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Membre, Talon 1, 80ans Posté(e)
Talon 1 Membre 24 931 messages
80ans‚ Talon 1,
Posté(e)
il y a 49 minutes, Quasi-Modo a dit :

Je vois ce que tu veux dire (m'ayant déjà fait cette réflexion moi-même) mais je pense que c'est également une réflexion partiale. Dans le fond c'est une conséquence du processus psychologique de domination, les dominés ayant tendance à devenir des tyrans (vouloir devenir des dominants) quand ils sont en dehors de leur sphère de soumission.

C'est le cas par exemple du type qui se venge sur sa femme et ses enfants quand il rentre du boulot.

Tout dépend aussi de l'ambiance au boulot on va dire ;)

"Sitôt qu'un homme se compare aux autres, il devient nécessairement leur ennemi, car chacun voulant en son cœur être le plus puissant, le plus heureux, le plus riche, ne peut regarder que comme un ennemi secret quiconque ayant le même projet en soi-même, lui devient un obstacle à l'exécuter. 

Le sentiment de notre faiblesse vient moins de notre nature que de notre cupidité: nos besoins nous rapprochent à mesure que nos passions nous divisent, et plus nous devenons ennemis de nos semblables, moins nous pouvons nous passer d'eux."

Le Grand Jean-Jacques (Rousseau)

 

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)
il y a 23 minutes, Thérèse Ponsable a dit :

écoute, la seule solution, c'est que tu déguises en femme noire d'un certain âge et que tu ailles à la rencontre de ces ouvriers en prétendant que tu es capable de faire leur job. pense à te raser les jambes ;')

+1 pour l'humour mais -1 pour le bottage en touche.

Dommage, c'est toi qui te plaignais de la teneur de la discussion pourtant :/

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Membre, Freak and geek, 47ans Posté(e)
Marla Membre 2 320 messages
47ans‚ Freak and geek,
Posté(e)
il y a 43 minutes, Quasi-Modo a dit :

Merci Marla ;)

L'origine de mon message est toute simple en fait : il y a des tas d'hommes blancs hétéros et cisgenre dont ni moi, ni personne, ne verrai simplement en quoi dans leur quotidien ils seraient dominants en quoique ce soit. Pourtant c'est exactement ce que certains insinuent.

Oui, je sais, mais aussi ce n'est pas le même contexte, les mêmes influences et "pouvoirs", les lobby LGBT, féministes, la "culpabilisation de l'homme blanc", quoique ci, nous on l'a aussi par rapport à la colonisation, eux l'esclavage (le patriarcat)... Et je crois, qu'encore cela vient plus du Canada à la base, qui st encore différent des States.

Les anciens dominants, privilégiés qui doivent se "repentir"et prendre conscience de leurs "privilèges"...

En fait, les SJW, les étudiants progressistes, ceux qui font de plus en plus d'études de genre pour "imposer" la diversité, les quotats et la tolérance...si le principe de base est légitime, souvent c'est la méthode qui ne va pas, et de là, ils deviennent autant "totalitaires", vouloir imposer, communautaristes... que ceux qu'ils dénoncent. Et aussi qu'on classe et détermine les personnes non plus selon leur classe sociale mais selon leur genre, couleur, orientation avec le risque d'englober et de ne plus voir les nuances qui sont pourtant flagrantes (et en quoi se serait plus justifier de les définir par uniquement leurs critères ?)

Une vidéo en anglais (désolée, il n'y a pas les sous-titres)d'un professeur d'université qui va dans ce sens

 

Et ça en arrive à des niveaux ridicules et contre productifs parfois, et des "polémiques"pour le moins farfelues (les hommes sont le problème, le racisme "systémique" des blancs, une prof américaine d'université a même accusé les maths d'être "racistes" et de privilégier les blancs :sleep:, oui, oui...

Et l'écriture inclusive, ça va un peu loin selon moi (par exemple), le politiquement correct..., j'ai vu que dans Word, il y a une nouvelle option de correction automatique, où si tu écris "aveugle", c'est offensant, ou racialement sensible ou discriminatoire...

Révélation

 

 

 

 

Pour ce qui est de leur proportion et influence dans notre société, en France, moi aussi, je ne saurais dire à quelles proportions on en est, si ce sont justes des phénomènes épars de certains groupe (et j'avoue, ce sont surtout les bobos progressistes, jeunes, qui font des études, ceux que je lis sur les réseaux... les pro féministes, lgbt...)

Et un article sur lequel je viens de tomber qui me paraît intéressant, je le lirai plus tard

http://menace-theoriste.fr/social-justice-warrior/

Le Social Justice Warrior

07/03/2016/213 Commentaires/dans Idéologie /par Acermendax

Petit préambule : les déterminismes biologiques et sociaux qui font ce que nous sommes dépassent largement nos échelles individuelles, et même les gens favorisés ont « subi » leur état. Ils n’ont pas choisi qui ils sont dans la société. Ils ne sont responsables que de leurs actes personnels et des choix qui vont contribuer à faire le bien autour d’eux, et éventuellement à combattre toutes les formes d’oppression, ou bien le mal et accroître la misère et la pression qu’exerce la société sur les plus faibles. Merci de relire ces quelques phrases si vous pensez que l’auteur de la suite nie la souffrance de qui que ce soit, nie l’oppression, nie le racisme ou le fait que la société organise des inégalités gravissimes.
Je ne livre pas ici une humeur ou un avis a priori ni une leçon de militantisme ou un « guide du bon féministe » mais le résultat de l’observation de la frange des militantismes pour laquelle la cause importe moins que le combat, la logique moins que la victimisation, la vérité moins que le jugement d’autrui. Tout en m’efforçant de ne pas juger les gens je veux mettre l’accent sur un problème qui n’est spécifique à aucune idéologie, mais qui est d’autant plus triste quand il affecte des idéaux qui pourraient faire l’unanimité. Je présente ici un point de vue critique sur le discours et l’attitude de gens dont je pense qu’ils ont raison sur le fond mais qui pour autant n’ont pas tous les droits.

Je ne suis pas un SJW anti-SJW…

***

Étrange animal.

Vous avez tous croisé au fil de vos échanges sur les réseaux sociaux, ou dans la vie de tous les jours, une personne avec qui vous partagez visiblement des valeurs importantes concernant la justice sociale, c’est-à-dire le respect des droits fondamentaux des individus, mais qui ne vous pardonne pas de ne pas les défendre exactement comme elle le fait. On appelle ce type de personne un « guerrier de la justice sociale », et en bon français : un-e Social Justice Warrior (SJW). Le terme n’a pas toujours eu une connotation péjorative, et comme le terme troll, il faut bien faire attention à ne pas en abuser sous peine de le vider de son sens. Avant d’aller plus loin disons-le, le Social Justice Warrior est un poncif dans la fachosphère et les réactionnaires collent volontiers cette étiquette sur les activistes dans le but de dénigrer leur parole. Certains lecteurs seront tentés de nous accuser d’appartenir à ce courant de pensée et de nous coller une étiquette à leur tour afin de faire l’économie d’une remise en question. Courons le risque malgré tout, mettons de côté le choix de certains activistes d’endosser le nom de SJW en réaction aux réactionnaires, et parlons un peu du fond du sujet en considérant le SJW sous ses aspects problématiques.

(...)

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

La réponse de Thérèse Ponsable me fait penser à ce clip de Kamini :D

 

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Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)

La vraie domination, la vraie puissance dans ce monde, c'est....

Attention les yeux ^^

......

....

...

C'est de pouvoir se taper des putes sublimes.... mais sans racker ^^

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)
il y a 25 minutes, Totolasticot a dit :

En quoi l'homme blanc hétéro cisgenre ouvrier qui bosse à la chaîne (et Dieu sait qu'il y en a) serait-il dominant en quoique ce soit ?

Il y a des gens qui cumulent les handicaps et d'autres non. Etre ouvrier, être une femme, être noir, être homosexuel en sont dans notre société. Toutes choses égales par ailleurs un ouvrier blanc hétéro qui bosse à la chaîne est favorisé par rapport à une ouvrière, qu'elle soit noire ou non, homosexuelle ou non.

C'est à pondérer parce que les femmes ont des avantages, s'occuper des enfants, des vieux, des animaux peut être source de richesse (même si ça se perd), savoir prendre soin de soi et travailler à l'école aussi sans aucun doute. Et les homosexuels peuvent être fortement dotés en capital culturel. Etre un homme vous prédispose à subir beaucoup de violences, à mourir prématurément (les hommes se tapent entre eux et se suicident davantage), comme l'a rappelé Elizabeth Badinter dans son livre sur les dérives du féminisme victimaire.

Après il y a ce que Bourdieu appelait la misère sale et la misère propre, "la société",  "les gens" acceptent de lutter contre certaines injustices et s'en foutent des autres parce qu'ils considèrent qu'ils n'ont pas d'intérêt à y remédier ou que c'est pas valorisant vis-à-vis des autres. On ne fait plus trop de social, de charité, ce vieux truc hérité de notre société judéo-chrétienne.

Les blancs peuvent être persécutés par les minorités ethniques quand celles-ci se retrouvent majoritaires, dans les ghettos, en prison, où elles reproduisent à l'intérieur le racisme dont elles sont victimes à l'extérieur. Mais c'est pas très sexy de défendre les perdants des groupes dominants, ils indisposent.

Les hommes pourraient avoir besoin d'aides spécifiques mais encore faut-il qu'ils en fassent la demande. Les MGTOW (men going their own way) par exemple posent de bonnes questions mais ils rendent les femmes responsables de leur situation plutôt que de remettre en cause leur éducation. Ce mouvement est trop construit contre les femmes, comme certains féminismes peuvent l'être à l'égard des hommes d'ailleurs.

Oui j'entends bien ton discours, c'est même le discours actuel et extrêmement répandu de beaucoup, à un niveau plus ou moins conscient.

Mais tu réponds comme les autres en fait : tu fais comme si cette domination était un à priori et un pré-requis indispensable à toute réflexion sociale, sans penser à la justifier mais en la posant comme un axiome.

La question est bien (encore une fois) : En quoi les hommes blancs hétéros cisgenre sont-ils dominants (notamment quand ils sont ouvriers à la chaîne)?

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

Je ne vois pas comment poser plus clairement mon sujet : En quoi et selon quel(s) processus les hommes blancs hétérosexuels et cisgenre seraient-ils encore actuellement dominants (au sens où ils seraient en mesure d'imposer et/ou interdire un ensemble d'actions à d'autres êtres humains qui ne partageraient pas leurs caractéristiques)? Ne pourrait-on considérer (à juste titre) que la domination, au sens d'un système de domination, n'existe pas sans l'accord tacite du dominé qui pourrait très bien décider qu'il s'en contre-fout?

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Membre, Posté(e)
Totolasticot Membre 826 messages
Forumeur accro‚
Posté(e)
il y a 35 minutes, Quasi-Modo a dit :

Mais tu réponds comme les autres en fait : tu fais comme si cette domination était un à priori et un pré-requis indispensable à toute réflexion sociale, sans penser à la justifier mais en la posant comme un axiome.

La question est bien (encore une fois) : En quoi les hommes blancs hétéros cisgenre sont-ils dominants (notamment quand ils sont ouvriers à la chaîne)?

Ça dépend de la définition qu'on donne de la domination en fait. Il y a la domination symbolique et tous les interdits qui sont intériorisés propres à chaque sexe, le fait d'avoir conquis les esprits. C'est un peu trop facile de dire qu'à partir du moment où on n'exerce plus de coercition physique, il n'y a plus de domination effective.

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Invité
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Invité
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il y a 6 minutes, Quasi-Modo a dit :

Je ne vois pas comment poser plus clairement mon sujet : En quoi et selon quel(s) processus les hommes blancs hétérosexuels et cisgenre seraient-ils encore actuellement dominants (au sens où ils seraient en mesure d'imposer et/ou interdire un ensemble d'actions à d'autres êtres humains qui ne partageraient pas leurs caractéristiques)? Ne pourrait-on considérer (à juste titre) que la domination, au sens d'un système de domination, n'existe pas sans l'accord tacite du dominé qui pourrait très bien décider qu'il s'en contre-fout?

Pourquoi un homme blanc et pas une femme ?

Et pourquoi blanc ?

Ca marche pas avec un noir ? Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi ?

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)
il y a 12 minutes, Totolasticot a dit :

Ça dépend de la définition qu'on donne de la domination en fait. Il y a la domination symbolique et toutes les interdits qui sont intériorisés propres à chaque sexe, le fait d'avoir conquis les esprits. C'est un peu trop facile de dire qu'à partir du moment où on n'exerce plus de coercition physique, il n'y a plus de domination effective.

D'accord avec toi, j'ai comme plutôt l'impression qu'il s'agit surtout dans nos sociétés de rattraper son retard historique (lié aux conquêtes, esclavages et colonisations par exemple) plutôt qu'une domination encore actuelle et effective.

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Membre, 78ans Posté(e)
hybridex Membre 10 730 messages
Maitre des forums‚ 78ans‚
Posté(e)
il y a 58 minutes, Caravage a dit :

                 Et jaloux c'est pour ça que le millionnaire Mélenchon ratisse dans le lumpen prolétariat pour faire son stock d'électeurs et de colleurs d'affiches!!

              

Je ne suis pas jaloux, parce que je ne suis pas avide, je ne serais pas plus heureux si j'avais plus de pognon .Je ne suis pas fan de Mélenchon.

Il y a plein de gens qui ne gagnent pas assez pour vivre décemment alors que d'autres son pourris de fric. Je trouve ça complètement con car les très riches seraient tout aussi heureux avec nettement moins de pognon.

Mais pour eux, ce qui compte ce n'est pas d'être riche, c'est d'être toujours plus riche et surtout plus riche que les autres. C'est juste de l'orgueil et de la volonté de domination.

Ils peuvent même croire sincèrement qu'il y a un lien entre leur mérite et leurs gains, ce qui est aussi complètement con.

Triste société où ce qu'on vaut c'est ce qu'on gagne.

Pourtant un médecin qui sauve des vies, un petit patron qui bosse bien et respecte son personnel, un très bon enseignant qui ouvre des jeunes au savoir, un grand chercheur, un bon ouvrier qui met une ambiance sympa dans un atelier et bien d'autres, sont des gens tout aussi méritants, même s'ils n'ont pas les mêmes revenus.

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Invité fx.
Invités, Posté(e)
Invité fx.
Invité fx. Invités 0 message
Posté(e)

En fait le mâle blanc n'est plus dominant, depuis les années 60, par contre il est en pleine reconquête, s'inscrivant aujourd'hui dans une lutte aussi revendicative que le furent celle des diverses minorités.

 

« La revanche du mâle blanc », par Guy Sorman

De la libération de la femme à la discrimination positive, la domination masculine blanche n’a cessé de s’éroder depuis les années 1960. L’élection de Trump en est une réaction, mais le métissage se poursuivra, aux Etats-Unis et ailleurs.

 

Pendant que les élites d’Amérique et d’ailleurs célébraient le premier président noir des Etats-Unis et conviaient le monde à s’inspirer de leur multiculturalisme, l’autre moitié des Américains remâchait sa rancœur. Ceux que l’on appelait avec dérision les « petits Blancs » étaient perçus, depuis les hauteurs du pouvoir, des médias, des universités et des tours de Wall Street, telle une espèce en voie de disparition. Jusqu’à ce que Donald Trump, avec une remarquable intuition politique, un culot sans retenue et le

Depuis les années 1960, cet homme blanc a vu son univers se déliter : la libération des femmes, la domination des musiques, des artistes, des sportifs afro-américains et latinos, la discrimination positive, l’exaltation de la diversité culturelle, le mariage homosexuel, le langage politiquement correct, tout cela a été perçu par le mâle blanc comme la substitution d’une identité nouvelle, mondialiste, cosmopolite et métisse à l’identité authentique. Dans cette dépossession telle que ressentie par le mâle blanc, la race, comme toujours aux Etats-Unis, était discriminante.

Deux groupes, deux entités

Dès les années 1780, le premier écrivain américain à s’interroger sur l’identité de son nouveau pays, Saint-John de Crèvecœur, un immigré normand, pose la question de la race. Il s’étonne et s’émerveille que des Anglais épousent des Irlandaises, voire des Allemandes et des Suédoises. Les Indiens et les Noirs n’ont pas figure humaine dans son tableau (Lettres d’un cultivateur américain, 1782) et il n’imagine pas les mouvements migratoires à suivre, d’Europe centrale, du Sud, puis d’Asie. Il n’empêche que Crèvecœur définit l’Amérique comme une « race nouvelle », blanche et européenne, un creuset original distinct des pays d’origine.

Depuis cette époque, les Américains se sont répartis en deux groupes, deux identités, deux définitions de ce qu’Américain veut dire : une moitié est de « race américaine » (les électeurs de Trump), tandis que l’autre moitié se définit par les institutions : ils se considèrent américains parce qu’ils respectent la Constitution des Etats-Unis. A ceux-là, peu importent la couleur de la peau, les mœurs et les croyances. Ce conflit entre les deux identités, qui l’une et l’autre font l’Amérique, chacun considérant que la sienne seule est authentique, se retrouve aussi en Europe, en France surtout ; mais aux Etats-Unis tout est dit, plus net, plus brutal.

relais puissant des médias sociaux, comprenne que ces « petits Blancs » restaient assez nombreux pour devenir une majorité.

Il leur a dit ce qu’ils voulaient entendre, que l’Amérique authentique, c’était eux. « Quand l’Amérique était grande », pour reprendre le slogan de Trump, l’homme blanc, maître chez lui, dictateur de sa femme et de ses enfants, généralement protestant, travaillant de ses mains à la ferme ou à l’usine, méprisant envers les gens de couleur, soldat en cas de nécessité, celui-là seul était un Américain.

Cette analyse de la vague Trump minore sans l’ignorer les effets économiques de la mondialisation sur les « petits Blancs » : il est vrai que les régions de vieilles industries, celles qui ont soutenu Trump avec le plus de vigueur, sont devenues l’ombre de leur passé sous le choc des importations, et plus encore – ce que l’on dit peu – bousculées par les innovations techniques qui ont transformé les modes de production en se passant des ouvriers d’autrefois. Contre toute raison, Trump promet de restaurer cette Amérique industrieuse : il n’y parviendra pas.

Un semblant de légitimité retrouvée

Les promesses inconsidérées de Trump vont rapidement se briser contre deux murs, bien réels, l’économie vraie et la Constitution. Rien de ce que les Américains consomment, leur cher téléphone, leur non moins chère carabine et leur casquette de baseball, n’est entièrement made in USA. De même que rien n’est entièrement made in France. L’économie capitaliste américaine est mondialisée par nature ; si elle cessait de l’être, le niveau de vie des Américains s’effondrerait pour céder place à la pénurie et au marché noir. Comment Trump expliquera-t-il cela aux Américains, ou Marine Le Pen aux Français ?

L’immigration se poursuivra, le métissage intérieur continuera et la nouvelle race américaine, arc-en-ciel, se substituera nécessairement à la résistance identitaire des mâles blancs

L’autre mur entre les engagements de Trump et la réalité du pouvoir est la Constitution. Celle-ci accorde peu de pouvoirs au président, un Gulliver ficelé par des nains, ainsi que l’avaient voulu les Pères fondateurs qui, en 1787, craignaient le retour de la monarchie, ou le règne d’un dictateur. Présider aux Etats-Unis, c’est négocier en permanence avec tous les contre-pouvoirs, le Congrès, le Sénat, les Etats, les juges. Pour mémoire, Barack Obama, en huit ans, n’est pas parvenu à fermer la prison de Guantanamo, et le mariage homosexuel, auquel il n’était pas initialement favorable, lui a été imposé par une Cour suprême réputée conservatrice.

Trump ne pourra faire ni plus ni mieux, sauf à courir le risque réel de destitution (impeachment). Il lui restera la politique étrangère, où le président dispose de quelque autonomie, mais à condition que le « complexe militaro-industriel » (une réalité décrite pour la première fois par le président Eisenhower) y consente. Le pouvoir ultime de Trump ? Une magistrature d’influence, la magie du discours : ce qui a suffi à le porter au pouvoir satisfera-t-il ses partisans ? Ceux-ci auront au moins le sentiment de retrouver une certaine légitimité, un droit à la parole, rien de plus.

Car l’immigration, légale ou non, se poursuivra – en raison de la prospérité américaine –, le métissage intérieur continuera et la nouvelle race américaine, arc-en-ciel, se substituera nécessairement à la résistance identitaire des mâles blancs. Cette transition pourra être douloureuse, voire violente, si Trump l’exacerbe au lieu de l’accompagner ; mais le pire n’est pas toujours certain.

http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2016/11/10/la-revanche-du-male-blanc_5028568_3232.html?xtmc=la_revanche_du_male_blanc&xtcr=7

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Membre, Obsédé textuel, 74ans Posté(e)
Gouderien Membre 39 421 messages
74ans‚ Obsédé textuel,
Posté(e)
Il y a 2 heures, Quasi-Modo a dit :

Bonjour,

Face à cette hystérie collective provenue tout droit de l'outre-atlantique, il est bon de savoir que l'homme blanc hétéro cisgenre, c'est à dire tous ceux qui auront le malheur de correspondre à cette description d'une façon ou d'une autre seront considérés comme des dominants ou des privilégiés.

Ma question est la suivante : en quoi l'homme blanc hétéro cisgenre ouvrier qui bosse à la chaîne (et Dieu sait qu'il y en a) serait-il dominant en quoique ce soit? Est-il habilité à édicter des règlementations qui vous concerneraient ou vous imposer des normes quand vous le croisez? Vous terrorise-t-il en vous intimidant physiquement lorsque vous l'apercevez sur le trottoir d'une ville de France? Vous a-t-il donné des ordres ou a-t-il essayé de vous en donner? Que vous oblige-t-il à faire (resp. à ne pas faire) que vous aimeriez ne pas faire (resp. faire)? N'est-il donc pas simplement injuste et stupide de considérer qu'il serait dominant (donc ne méritant aucune attention particulière ni aucune aide d'aucune sorte)?

Ouais! Ça fait toujours plaisir d'apprendre qu'on fait partie des dominants! :D On a quand même l'impression qu'il y a des Américains qui se lèvent le matin en se demandant quelle théorie à la con ils vont bien pouvoir encore inventer!

(Euh... blague à part, ça veut dire quoi cisgenre?)

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Membre, 73ans Posté(e)
Caravage Membre 5 998 messages
Baby Forumeur‚ 73ans‚
Posté(e)

Cisgenre d'après wiki:

Dans les études de genre, cisgenre décrit un type d'identité de genre où le genre ressenti d'une personne correspond à son genre de naissance[1]. Le mot est construit par opposition à celui de transgenre, pour une personne qui remet en question son genre de naissance. De même, dans le domaine corporel, cissexuel est l'opposé de transsexuel

 Un homo comme moi qui se sent parfaitement masculin est il considèré comme cisgenre?

                             That is the question!

        

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Membre, 61ans Posté(e)
italove Membre 9 294 messages
Maitre des forums‚ 61ans‚
Posté(e)

Il n'y a pas plus de dominant chez les hommes blancs, black, beur, de même que de soumis.

Il y a même autant de cons que de personnes sensées dans chaque catégories :smile2:

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Invité Quasi-Modo
Invités, Posté(e)
Invité Quasi-Modo
Invité Quasi-Modo Invités 0 message
Posté(e)

Je trouve extrêmement réjouissant que nous ayons dépassé ce stade de la domination effective (pour reprendre ce que je disais à @Totolasticot). Après d'autres références ont été données (une vidéo de @Marla que j'ai pas eu le temps de visionner et un article de @fx.), mais ça signifie pour moi une chose importante, c'est que dans nos sociétés actuelles, aucune difficulté liée à la couleur de peau, au sexe ou à l'orientation (voir au genre) sexuel ne sont insurmontables.

Tout ce qu'il reste de ces anciennes dominations ce sont des vieux systèmes symboliques dont la conséquence sera (au pire) une certaine forme de honte et de culpabilité (comme la peur de se tenir la main dans la rue quand on est deux homosexuels), mais tout ça peut très bien se dépasser, ce sont surtout des blocages psychologiques (il suffit d'être résilient).

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Membre, scientifique, Posté(e)
Répy Membre 25 104 messages
scientifique,
Posté(e)
Il y a 2 heures, Marla a dit :

Dans les études de genre, cisgenre décrit un type d'identité de genre où le genre ressenti d'une personne correspond à son genre de naissance1. Le mot est construit par opposition à celui de transgenre, pour une personne qui remet en question son genre de naissance. De même, dans le domaine corporel, cissexuel est l'opposé de transsexuel.

Oui j'avais bien deviné puisque cis et trans sont des configurations chimiques de molécules bien connues que j'ai pratiqué pendant des décennies.

 Pour répondre au message initial : "l'homme blanc hétéro et cis genre...."

Une simple observation est que ce type d'homme est majoritaire sur la planète Terre n'en déplaise aux grincheux

Passons sur la couleur de peau et le type "blanc, négroïde ou asiatique" mais le type hétéro est largement dominant. Quant à la qualification cis-genre elle est ultra majoritaire et c'est un distinguo très récent.

À chaque fois que l'on veut classifier, il y a les cases ultra-majoritaires, les cases minoritaires et les cas "spéciaux"

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Membre, 41ans Posté(e)
Thérèse Ponsable Membre 346 messages
Baby Forumeur‚ 41ans‚
Posté(e)
Il y a 1 heure, Quasi-Modo a dit :

+1 pour l'humour mais -1 pour le bottage en touche.

Dommage, c'est toi qui te plaignais de la teneur de la discussion pourtant :/

écoute, le harcèlement, les remarques déplacées, tout cela je l'ai vécu dans mon précédent job. t'es jolie, t'es jeune, t'arrives dans un milieu de mecs, tu te fais emmerder. c'est banal. le côté mâle dominant ce n'est quand même pas un mythe. c'est l'éducation qui change la donne. je suis très bien dans mon entreprise actuelle. maintenant si je sors seule, que je rentre tard dans les transports en commun, c'est écrit que je vais me faire aborder par des lourds. donc je rentre en taxi quasiment tout le temps, parce que les sorties de boîte, j'ai donné. il y a ce côté "autorisé à", des a priori, des idées reçues, la connerie tout court, qui sont supposés dans ce qu'on appelle rapport de domination.

je n'ai pas la force physique pour m'opposer à des types qui viennent en mode "eh mad'mouaselle"

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Membre, Pépé fada , râleur , et clairvoyant ., 80ans Posté(e)
Maurice Clampin Membre 11 091 messages
80ans‚ Pépé fada , râleur , et clairvoyant .,
Posté(e)
Il y a 2 heures, Talon 1 a dit :

"Sitôt qu'un homme se compare aux autres, il devient nécessairement leur ennemi, car chacun voulant en son cœur être le plus puissant, le plus heureux, le plus riche, ne peut regarder que comme un ennemi secret quiconque ayant le même projet en soi-même, lui devient un obstacle à l'exécuter. 

Le sentiment de notre faiblesse vient moins de notre nature que de notre cupidité: nos besoins nous rapprochent à mesure que nos passions nous divisent, et plus nous devenons ennemis de nos semblables, moins nous pouvons nous passer d'eux."

Le Grand Jean-Jacques (Rousseau)

 

:pap:   Bref , ce bon J J nous dit que tous les hommes veulent être calife à la place du calife ... 

En effet , le bon sauvage , lui il n' est pas comme ça .

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