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Religion et mysticisme

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L'illuminée

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L'illuminée Membre 483 messages
Forumeur alchimiste ‚
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Je suis née dans un pays laïc, un pays où la liberté de penser, de croire ou de ne pas croire est un droit fondamental. Et c’est précisément cette liberté, associée à mon esprit critique, qui m’a permis de développer ma propre vision du Divin. Une vision qui n’appartient à aucune religion en particulier, mais qui reconnaît la beauté, la sagesse et la profondeur présentes dans chacune d’elles. Une vision qui n’oppose pas, mais qui cherche à unifier. Une vision qui ne détruit pas, mais qui tente de comprendre. Une vision qui ne juge pas, mais qui observe, qui ressent, qui réfléchit.

Je crois profondément que le Divin est infiniment bon. Pour moi, le Divin n’est pas un être extérieur, un juge, un maître ou un souverain. Le Divin est l’Univers lui-même, la structure, la trame, l’intelligence qui relie tout : la matière, l’énergie, les lois de la physique, la vie, les émotions, les âmes, les cycles, les transformations. Le Divin n’outrepasse pas les lois de la science : il est ces lois. Si la gravité existe, si la lumière existe, si l’ADN existe, si les planètes influencent nos vies, c’est parce que le Divin les incarne. Rien n’est dû au hasard. Tout est cohérent, tout est structuré, tout est intentionnel.

Je crois que le vivant est une intention du Divin. Notre ADN est une écriture sacrée qui raconte ce que sera notre corps, nos forces, nos fragilités. Et notre âme, elle aussi, a sa propre écriture, sa propre architecture. C’est ce que je retrouve dans le Design Humain, que je considère comme une carte énergétique de l’âme. Je ne dis pas que c’est une science au sens strict, mais pour moi, c’est un langage symbolique qui fait sens, qui résonne, qui éclaire. Mon propre design, avec mes canaux de Conscience, d’Acceptation, d’Inspiration, de Charisme, de Rythmes, de Concentration et d’Émotivité, correspond exactement à ma manière de penser le Divin, de ressentir le monde, de chercher la vérité, de relier les choses, de comprendre ce qui semble disparate.

Je crois que rien ne meurt, tout se transforme. Quand le corps s’éteint, les informations qu’il contenait — les émotions, les mémoires, les apprentissages — ne disparaissent pas. Elles sont libérées, elles retournent au Divin. Alors, deux chemins existent : si l’âme n’a pas appris ce qu’elle devait apprendre, elle se réincarne. Elle revient pour continuer son évolution. Si l’âme a atteint la sagesse, elle ne revient plus. Elle rejoint les autres âmes anciennes, elle demeure dans la paix, elle n’est plus affectée par les erreurs des jeunes âmes. Elle est libre. Pour moi, le paradis n’est pas un lieu, mais un état de conscience : la sagesse, la paix, la communion avec le Divin.

Je crois que les jeunes âmes apprennent, et qu’apprendre, c’est se tromper. Elles blessent, elles détruisent, elles ignorent, elles expérimentent. Mais le Divin répare. Parce que le Divin est aussi la nature, et la nature s’autorépare toujours. Les forêts repoussent, les océans se purifient, les cycles se rééquilibrent. Le Divin tend toujours vers la bonté, la beauté, la perfection.

Je crois que les religions sont des chemins, pas des prisons. Elles donnent des pistes, des symboles, des enseignements. Elles nous apprennent comment tendre vers la sagesse, comment aimer, comment pardonner, comment vivre ensemble. Mais je crois aussi que les textes sacrés doivent être lus symboliquement, pas littéralement. Les miracles ne peuvent pas contredire les lois de la physique, puisque le Divin est ces lois. Donc les miracles sont des métaphores, des images pédagogiques. La multiplication des pains, pour moi, c’est le partage. L’ouverture de la mer, c’est la libération. La résurrection, c’est la transformation intérieure. Les prophètes — Jésus, Moïse, Mahomet, Bouddha et tant d’autres — sont des guides, des pièces d’un puzzle, des voix qui montrent la voie vers la sagesse.

Je crois que les mystiques ont souvent mieux compris le message profond du Divin que les dogmes religieux. Et il n’est pas étonnant que les mystiques aient parfois été mal perçus par les institutions religieuses. Les mystiques sortent du cadre, ils ne se soumettent pas au dogme, ils privilégient l’expérience intérieure, ils mettent l’amour et la paix au-dessus des règles. Ils rappellent le message originel des prophètes : aimer, pardonner, ne pas nuire, ne pas imposer sa foi, ne pas tuer au nom de Dieu. Les guerres de religion, les croisades, les violences commises au nom du Divin sont contraires à son message. Et cela, les mystiques l’ont compris depuis des siècles.

Je ne dis pas que les religions sont mauvaises. Je ne dis pas que les croyants sincères sont dans l’erreur. Je sais que beaucoup vivent très bien avec le dogme, que cela les rend heureux, que cela les guide, que cela les apaise. Je sais que des prêtres, des rabbins, des imams, des moines, des pasteurs ont fait et font encore un travail admirable. Je sais que des croyants vivent leur foi avec sincérité, humilité, compassion. Je ne veux pas les critiquer, ni les juger.

Mais je ne peux pas non plus occulter que les religions ont parfois été utilisées comme instruments de pouvoir, de domination, de richesse. Je ne peux pas oublier que certains dogmes archaïques ont causé des drames humains, comme le raconte si bien la chanson “Louise” de Gérard Berliner. Je ne peux pas ignorer que certains responsables religieux ont trahi le message d’amour du Divin, que certains ont commis des crimes, que certains ont accumulé des richesses au lieu de les redistribuer aux plus pauvres. Je ne peux pas ignorer que dans certains pays où la religion d’État est imposée, des gens souffrent, étouffent, vivent mal leur foi ou leur absence de foi.

Je crois que la laïcité est une chance. Elle permet à chacun de croire ou de ne pas croire. Elle protège les religions, mais elle protège aussi ceux qui n’en ont pas. Elle permet à des personnes comme moi de développer une spiritualité personnelle, libre, cohérente, joyeuse. Elle permet de chercher le Divin sans contrainte, sans peur, sans culpabilité. Elle permet de penser, de réfléchir, de douter, de comprendre.

Ma spiritualité ne me déséquilibre pas. Au contraire, elle me stabilise, elle me rend heureuse, elle met de la joie dans mon cœur. Elle me donne un sens, une direction, une paix intérieure. Elle me pousse à aimer, à comprendre, à pardonner, à unir. Elle me pousse à vouloir construire la paix, à vouloir rassembler les gens, à vouloir créer un traité international pour la paix mondiale. Elle me pousse à défendre une démocratie directe fractionnée, à imaginer un monde plus juste, plus harmonieux, plus respectueux.

Je ne prétends pas détenir la vérité. Je ne prétends pas que ma vision est supérieure à celle des autres. Je ne prétends pas que les religions ont tort. Je dis simplement que ma voie est mystique, qu’elle est cohérente pour moi, qu’elle me rend heureuse, qu’elle me rapproche du Divin tel que je le comprends. Je dis que ma vision n’oppose pas les religions entre elles, mais qu’elle cherche à les unifier dans ce qu’elles ont de plus beau : un message de paix, d’amour, de sagesse, de tolérance. Je dis que diviser les religions sur des détails, sur des différences sans importance, c’est s’éloigner du Divin. Je dis que le Divin ne demande pas qu’on impose sa foi aux autres, mais qu’on aime même ceux qui ne croient pas comme nous.

Je crois que la sagesse est le but à atteindre, et qu’elle est aussi la récompense divine. Une fois la sagesse atteinte, on ne se réincarne plus. On se fond dans le Divin, on est en paix. Et je crois que c’est un paradis bien plus beau, bien plus profond, bien plus juste que les visions littérales et archaïques qui promettent des récompenses matérielles absurdes, comme les “40 vierges” que certains fanatiques imaginent. Le paradis ne peut pas être un enfer pour d’autres. Le paradis ne peut être que la paix, la sagesse, l’amour.

Voilà ma vision. Voilà ma spiritualité. Voilà ce que je crois, ce que je ressens, ce que je comprends. Je ne demande à personne d’y adhérer. Je ne demande à personne de penser comme moi. Je partage simplement ce qui me semble juste, ce qui me semble beau, ce qui me semble cohérent. Je partage ce qui m’a construite, ce qui m’a apaisée, ce qui m’a guidée. Je partage ma manière d’honorer le Divin, dans l’espoir que cela puisse inspirer, éclairer, ou simplement ouvrir une porte vers la paix intérieure.

Mon cheminement vers ma spiritualité n’a pas toujours été simple. Il n’a pas été linéaire, ni évident, ni confortable. Il a été fait de ruptures, de souffrances, de questionnements, de chutes, de reconstructions, de doutes, de lucidité, et finalement d’une paix intérieure que je n’aurais jamais imaginée atteindre un jour. Je n’ai pas grandi dans un environnement spirituel libre. J’ai reçu une éducation catholique, on m’a imposé le catéchisme, et cela m’a marquée profondément, bien plus que je ne voulais l’admettre pendant longtemps. À l’époque, je n’avais pas les mots pour le dire, mais je sentais déjà que quelque chose ne collait pas, que quelque chose sonnait faux, que quelque chose ne me correspondait pas.

En parallèle, j’étais harcelée dans ma scolarité. Rabaissée, humiliée, isolée. Je n’avais pas la répartie, je n’avais pas la force, je n’avais pas les outils pour me défendre. Je subissais en silence. Et ce silence, ce poids, cette solitude, cette violence psychologique ont laissé des traces profondes en moi. Beaucoup de personnes, avec un parcours comme celui-là, développent des troubles psychiques graves. Et moi aussi, un jour, j’ai basculé.

Lors de ma première bouffée délirante aiguë, mon cerveau a déformé la réalité. Mes perceptions se sont brouillées. J’entendais des voix dans ma tête. Des voix gentilles et des voix méchantes, qui se répondaient, qui s’opposaient, qui se contredisaient, qui se battaient pour m’arracher dans un sens ou dans l’autre. Je ne comprenais pas d’où elles venaient. C’était tellement étrange, tellement déroutant, tellement violent. Dans mon délire, ces voix étaient là parce que j’avais été sourde à la foi, parce que j’avais péché, parce que je n’avais pas été une “bonne croyante”. Les voix méchantes me disaient que j’étais damnée, que j’étais perdue, que j’étais condamnée. Les voix gentilles me disaient que non, que je pouvais encore me racheter, que je devais prouver ma foi, que je devais obéir, que je devais me soumettre.

Et pendant ce temps, je souffrais. Déchirée entre ces voix. Déchirée entre la culpabilité et la peur. Déchirée entre l’amour et la menace. Déchirée entre le besoin d’être sauvée et la terreur d’être punie. Aujourd’hui, avec du recul, je comprends que le fait d’avoir reçu une éducation religieuse imposée, associée au harcèlement scolaire, n’a pas été étranger à la forme que mes délires ont prise. Mon cerveau a utilisé les symboles qu’on m’avait inculqués, les images qu’on m’avait imposées, les peurs qu’on m’avait transmises.

On m’a soignée. J’ai retrouvé ma lucidité. Et avec elle, j’ai retrouvé mon athéisme. J’ai rejeté en bloc tout ce qui ressemblait de près ou de loin à une croyance religieuse. Je ne voulais plus entendre parler de Dieu, de péché, de paradis, d’enfer. Je voulais juste être libre. Je voulais juste respirer. Je voulais juste vivre sans peur.

Ma spiritualité actuelle n’est pas née d’un coup. Elle n’est pas tombée du ciel. Elle est venue d’un long processus. D’un travail sur moi-même. D’un besoin de me pardonner mes “péchés” car j'en ai comme tout le monde. D’un besoin de me libérer de la culpabilité qu’on m’avait inculquée. D’un besoin de comprendre ce qui m’était arrivé. D’un besoin de reconstruire une vision du Divin qui ne soit pas une menace, mais une paix. D’un besoin de trouver un sens qui ne me détruise pas, mais qui me guérisse.

Elle est venue aussi de l’amour de mes proches. De leur patience. De leur soutien. De leur présence. De leur douceur. De leur capacité à me voir, à m’entendre, à me comprendre, même quand moi-même je ne me comprenais plus.

Et elle est venue de mes réflexions personnelles sur le Divin. De mes interrogations. De mes doutes. De mes lectures. De mes observations. De ma logique. De mon intuition. De ma sensibilité. J’ai commencé à me dire que si le Divin existe, alors il ne peut pas être ce Dieu qui punit, qui condamne, qui damne, qui menace. Je trouvais incohérent de prêcher l’amour inconditionnel, le pardon, la miséricorde, et en même temps d’invoquer l’existence d’un enfer éternel dans les saintes écritures. Cela ne me paraissait pas pertinent. Cela ne me paraissait pas logique. Cela ne me paraissait pas compatible avec un Divin bon et miséricordieux.

Alors j’ai commencé à reconstruire. À repenser. À réinventer. À chercher une vision du Divin qui soit cohérente, qui soit juste, qui soit belle, qui soit apaisante. Une vision qui ne me fasse plus peur. Une vision qui ne me culpabilise plus. Une vision qui ne me déchire plus. Une vision qui ne me condamne plus. Une vision qui me permette d’aimer, de comprendre, de pardonner, de vivre.

Et c’est ainsi que ma spiritualité actuelle est née. Une spiritualité qui dit que le Divin est l’Univers. Que le Divin est les lois de la physique. Que le Divin est la bonté, la cohérence, la structure. Que rien ne meurt, tout se transforme. Que les âmes évoluent. Que les erreurs sont des apprentissages. Que les jeunes âmes se trompent, mais que le Divin répare. Que les âmes sages ne reviennent plus. Que le paradis n’est pas un lieu, mais un état de conscience. Que la sagesse est la destination. Que la paix est la récompense.

Ma vision d’un paradis pour tous, une fois la sagesse atteinte après une succession de réincarnations, me paraît plus plausible, plus juste, plus belle, plus cohérente qu’un enfer éternel ou qu’un paradis matériel. Elle me paraît plus compatible avec un Divin bon, miséricordieux, aimant. Elle me paraît plus compatible avec la logique, avec la science, avec la nature, avec la psychologie, avec la compassion.

Et surtout, elle me rend heureuse. Elle me donne la paix. Elle me donne la joie. Elle me donne un sens. Elle me donne une direction. Elle me donne une force. Elle me donne une liberté que je n’avais jamais connue auparavant.

Certains diront qu’il faut un enfer, qu’il faut une justice divine implacable, qu’il faut une punition éternelle pour “certains monstres” présents dans la société. Et je comprends pourquoi certaines personnes se retrouvent davantage dans certains dogmes qui promettent une justice absolue, immédiate, définitive. Quand on voit l’horreur de certains actes, quand on voit la souffrance infligée à des innocents, quand on voit la cruauté dont certains êtres humains sont capables, il est tentant de croire qu’il faut un enfer pour rétablir l’équilibre, pour punir ce qui dépasse l’entendement, pour compenser ce que la justice humaine ne peut pas réparer.

Mais pour ma part, je ne trouve pas que ce soit aussi simple. Je ne crois pas que la réalité soit aussi manichéenne. Je ne crois pas que les “monstres” naissent monstres. Je ne crois pas que le mal surgisse du néant. Je ne crois pas que la cruauté soit innée. Je crois que beaucoup d’histoires de “monstres” révèlent, quand on les examine de près, que ces personnes ont été, avant de devenir des bourreaux, des victimes. Des enfants brisés. Des êtres maltraités. Des âmes détruites. Des personnes qui n’ont pas été protégées, pas aimées, pas écoutées, pas accompagnées. Des personnes qui ont grandi dans un environnement perverti, violent, toxique, déstructurant.

Je pense notamment à Marc Dutroux. Sans excuser ses crimes — qui sont atroces, impardonnables, inqualifiables — il est avéré qu’il a lui-même été victime d’abus dans son enfance. Cela n’efface rien. Cela n’atténue rien. Cela ne justifie rien. Mais cela montre que le mal, souvent, est un cycle. Que la violence se transmet. Que la souffrance se reproduit. Que les bourreaux ont souvent été des enfants martyrisés. Que la société, parfois, n’a pas su les protéger quand ils en avaient besoin. Que personne n’a rien dit. Que personne n’a rien vu. Que personne n’a rien fait.

Alors oui, je peux comprendre qu’il faille les incarcérer à vie pour les empêcher de nuire à nouveau. Je peux comprendre qu’il faille protéger la société, protéger les innocents, protéger les enfants. Je peux comprendre qu’il y ait des personnes “irrécupérables” dans cette vie, parce que leur âme est trop jeune, trop blessée, trop déformée, trop détruite pour pouvoir se réparer dans une seule existence. Je peux comprendre qu’il faille les isoler, les empêcher de recommencer, les empêcher de faire du mal.

Mais pour autant… doivent-ils “rôtir en enfer” pour l’éternité ? Doivent-ils être condamnés à une souffrance infinie, éternelle, sans possibilité de rédemption, sans possibilité d’évolution, sans possibilité de transformation ? Je ne le crois pas. Je ne peux pas le croire. Cela ne me semble pas compatible avec un Divin bon, miséricordieux, aimant. Cela ne me semble pas compatible avec un Divin qui répare, qui guérit, qui élève. Cela ne me semble pas compatible avec un Divin qui est la nature, et la nature ne punit pas éternellement : elle rééquilibre, elle transforme, elle recycle, elle recommence.

Je crois que la société a aussi une responsabilité dans la fabrication de certains “monstres”. Je crois que quand un enfant est maltraité, ignoré, abandonné, violenté, humilié, détruit, et que personne n’intervient, personne ne protège, personne ne voit, personne ne dit rien, alors la société porte une part de responsabilité. Je crois que quand un enfant grandit dans un environnement perverti, déstructuré, violent, et que personne ne l’aide, personne ne le sort de là, personne ne lui tend la main, alors la société porte une part de responsabilité. Je crois que quand un enfant devient un adulte brisé, un adulte dangereux, un adulte violent, un adulte destructeur, alors il est trop facile de dire : “C’est un monstre, qu’il brûle en enfer.” C’est trop simple. C’est trop confortable. C’est trop commode.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas protéger la société. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas punir. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas incarcérer. Cela ne veut pas dire qu’il faut excuser. Cela veut dire qu’il faut comprendre. Comprendre que le mal est un cycle. Comprendre que la souffrance se transmet. Comprendre que les âmes jeunes se trompent. Comprendre que les âmes blessées blessent à leur tour. Comprendre que la justice divine ne peut pas être une vengeance éternelle, mais une réparation progressive.

Dans ma vision, il n’y a pas d’enfer éternel. Il y a des réincarnations. Il y a des apprentissages. Il y a des réparations. Il y a des cycles. Il y a des vies où l’on souffre pour comprendre ce que l’on a fait souffrir. Il y a des vies où l’on apprend la compassion. Il y a des vies où l’on apprend la responsabilité. Il y a des vies où l’on apprend la sagesse. Et quand la sagesse est atteinte, alors l’âme ne revient plus. Elle se fond dans le Divin. Elle est en paix.

Je crois que c’est une vision plus juste, plus cohérente, plus compatissante, plus logique qu’un enfer éternel. Je crois que c’est une vision qui respecte la complexité humaine. Je crois que c’est une vision qui reconnaît la responsabilité de la société. Je crois que c’est une vision qui ne nie pas la nécessité de protéger les innocents, mais qui refuse la cruauté infinie. Je crois que c’est une vision qui honore le Divin, qui honore la vie, qui honore la nature, qui honore la justice véritable : celle qui répare, pas celle qui détruit.

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Membre, 61ans Posté(e)
Black3011 Membre 663 messages
Forumeur expérimenté‚ 61ans‚
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"(...) il est nécessaire de se garder d'un mépris ethnocentrique envers une religion qu'on connaît mal. Ce mépris est souvent le fait du croyant d'une foi particulière, mais davantage encore de l'athée le plus résolu. Nous voyons à quel point caricaturer les croyances est peu pédagogique, et peut aller à l'encontre de toute prise de distance critique de la part du croyant lui-même qui se sent alors agressé".

Sylvie CADOLLE, sociologue. In Sciences & Religions. Quelles vérités ? Quel dialogue ?, L. MAURINES (Dir.), 2010.

 

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