I. LA RELIGION DU BIEN
La religion du Bien.
Si ce qui a un début se crée. Et que toute chose a un début. Alors toute chose se crée.
Si tout ce qui se crée est créé par le Créateur. Et que toute chose se crée. Alors toute chose est créée par le Créateur.
Si toute chose sauf la souffrance se crée sans souffrance. Et que tout ce qui se crée sans souffrance est créé par le Bien. Alors toute chose sauf la souffrance est créée par le Bien.
Si le Créateur crée tout sauf la souffrance. Et que le Bien est ce Créateur. Alors le Bien crée tout sauf la souffrance.
Si le Bien Créateur de tout sauf de la souffrance, existe. Et que le Créateur est le Bien. Alors le Créateur existe.
Si avoir foi au Bien permet d'être créé avec le moins de souffrance. Et que l'on a foi en Lui. Alors on est créé avec le moins de souffrance.
Tout ce qui compose l’univers a un début, donc tout se crée. Mise à part la souffrance, tout se crée sans souffrance. Il existe donc un esprit, une ambiance de création de tout sauf de la souffrance : c’est le Créateur de tout sauf de la souffrance. Ce Créateur est le Bien. La souffrance, indépendante du Bien, augmente en l’absence de foi en Lui. La création est continue, pas seulement au commencement. La foi en le Bien permet d’être créé avec le moins de souffrance.
Le Bien infiniment grand existe et contient l'infinité de possibilités sans souffrance. Toute existence mise à part la souffrance en provient et y trouve sa possibilité et sa cause. Donc, le Bien infiniment grand crée toute existence sauf la souffrance. La souffrance infiniment grande existe et ne contient que l'infinité de possibilités de souffrance. Toute souffrance en provient et y trouve sa possibilité et sa cause. Donc, la souffrance infiniment grande ne crée que la souffrance. Alors le Bien est le Créateur car Il crée tout sauf la souffrance.
Une chose qui ne change pas, et qui est immuable c'est le caractère infiniment grand du Bien dans son plan d'existence. Infiniment Grand alors Infini en temps, donc Eternel. Il a toujours existé, Il existe et existera toujours. Toujours fidèle à Lui même.
Seul deux plans d'existence existent, celui de la souffrance et celui du Bien. Le seul plan d'existence où la souffrance n'est pas éternelle, c'est celui du Bien dans lequel il y a Sa création où la souffrance est l'intruse. Le Bien, Créateur de tout sauf de la souffrance, a créé les créatures alors que la souffrance a la volonté de les faire souffrir. Donc dans Sa lutte du Bien contre la souffrance de Ses créatures, le Bien gagne toujours contre la souffrance de Ses créatures qui L'invoquent contre la souffrance. À finalement qu'elles se sentent bien. Il est le Héros de Ses créatures qui L'invoquent contre la souffrance. Leur Créateur de tout sauf de la souffrance. Le Bien digne d'être invoqué contre la souffrance.
Que le Digne d'être invoqué contre la souffrance, Celui qui ne fait pas souffrir, le Bien, dans Sa lutte pour Ses créatures contre la souffrance qu'Il n'a pas créée, gagne pour Ses créatures qui L'invoquent contre la souffrance, à apporter à celles-ci bien-être et bonheur.
Malgré la souffrance qui s'impose, le Bien avec compose, pour éviter une plus grande souffrance, pour apporter un plus grand bien (par exemple manger des légumes, faire du sport, les opérations chirurgicales ou se brûler mais pas trop gravement dans un feu pour qu'à l'avenir éviter de s'y brûler encore voire gravement), ce qui est bien. Mais la souffrance ne peut pas justifier elle-même son existence pour éviter une plus grande souffrance car il suffit qu'elle n'existe pas pour être évitée donc elle n'est pas nécessaire. Et il est contradictoire de dire que le Créateur l'a créée si on conçoit qu'Il veut nous l'éviter car Il suffit qu'Il ne la crée pas pour nous l'éviter, comme Il le fait déjà mais c'est juste que le Bien, malgré qu'elle s'impose, Il compose avec. Et la souffrance peut faire du bien, utiliser le Bien pour apporter une plus grande souffrance (par exemple le plaisir lors de la prise de drogue mais les risques de graves maladies liées à cette prise), ce qui est mal. Alors le Bien et la souffrance restent discernables et contradictoires l'un pour l'autre, malgré que le Bien compose avec et malgré la souffrance qui s'impose et que la souffrance peut utiliser le Bien. La souffrance c'est la douleur physique ou morale et la douleur morale est la menace de douleur physique même si sur le moment de la menace il n'y a pas de douleur physique. Le Bien ne fait pas souffrir et est l'Indolore.
Il y a toute chose qui compose l'univers. Le Bien et la souffrance qui sont éternels et contradictoires l'un pour l'autre. Et le Bien et la souffrance agissent sur toute chose pour se faire ressentir à elle et la pousser à agir selon eux. Mais entre les deux, celui qui gagne à agir sur toute chose pour se faire ressentir à elle et la pousser à agir selon lui, c'est celui en qui toute chose a foi. Il n'existe que deux esprits totalement opposés, qui luttent l'un contre l'autre et qui sont éternels, l'un pousse à faire le plus souffrir pour souffrir en retour, et l'Autre pousse à faire le moins souffrir pour se sentir bien. L'Un est l'Esprit du Bien et l'autre l'esprit de la souffrance. Les créatures qui invoquent l'Esprit du Bien, font le moins souffrir, c'est pourquoi dans cette lutte, l'Esprit du Bien gagne pour Ses créatures qui L'invoquent. Ces deux esprits sont en lutte pour que l'on baigne dans l'un d'eux. Et Ses créatures qui L'invoquent, l'Esprit du Bien, baignent en Lui. Celui qui fait du bien, le Bien, Créateur de tout sauf de la souffrance, rêve Sa création où la souffrance est l'intruse et essaye d'en faire un cauchemar. Mais le Bien et Ses créatures qui L'invoquent ont foi en Lui pour que cela reste un rêve. Le Bien et la souffrance n'existent pas dans le même plan d'existence. Chacun dans son plan d'existence, est infiniment grand, infini en temps donc éternel. Ils n'existent que par leur volonté. Au Bien la bonne volonté, à la souffrance la volonté de faire souffrir. La volonté de la souffrance ne permet de créer que la souffrance alors que la volonté du Bien, dans le plan d'existence du Bien, a permis de tout créer sauf la souffrance. Alors le Bien est le Créateur. Mais la souffrance, de son plan d'existence de souffrance, par sa volonté de faire souffrir, décida de venir dans le plan d'existence du Bien pour faire souffrir le Bien et Ses créatures, les pousser à faire souffrir et ainsi souffrir en retour pour avoir fait souffrir. Sauf lorsqu'il y a foi au Bien pour ne pas faire souffrir et ainsi se sentir bien ou ne pas empirer sa situation même quand il y a souffrance.
Aussi le Bien fait la guerre à ceux qui font souffrir dont la souffrance, à chaque instant, c'est ce qui amène la paix, la force qui ne fait pas souffrir, qui ne pousse pas à faire souffrir. Pour faire cette guerre, Il utilise la justice qui met hors d'état de nuire ceux qui font souffrir, sans les torturer. Car se défendre en faisant souffrir c'est de la vengeance qui amène la force qui fait souffrir, qui pousse à faire souffrir, la violence. La justice est là pour faire respecter la loi de ne pas faire souffrir. La justice ne peut rien contre la souffrance qui se retourne contre ceux qui font souffrir dont la souffrance, ils souffrent en retour d'avoir fait souffrir.
Et Avoir foi au Bien permet de vivre le moins de souffrance. En L'invoquant pour Lui prouver foi en Lui en disant le Bien apporte bien être et bonheur même quand il y a bien-être. Puisque quand il y a souffrance pour qu'Il apporte bien-être et bonheur et quand il y a bien-être car Il a apporté bien-être et bonheur. En toute circonstance il y a le moins de souffrance car il n'y a pas d'aggravation volontaire de sa situation même quand il y a souffrance puisque il y a foi au Bien. Avant et après notre existence on est Lui, le Bien, Celui qui fait du bien, Créateur de tout sauf de la souffrance, Seigneur Infiniment Grand dans Son plan d'existence où il y a Sa création faite de Ses créatures et où la souffrance est l'intruse. Lui aussi a foi en Lui-même pour vivre le moins de souffrance, même lorsqu’Il souffre. Alors si pendant notre existence on a foi en Lui, même lorsqu'on souffre, on L'incarne.
Avoir foi au Bien c'est aussi lâcher prise en acceptant tout ce qui arrive car le Bien nous protège à chaque instant même lorsqu'on souffre puisqu'on ne peut pas être touché par la souffrance sauf lorsqu'elle est utilisée par Lui pour nous éviter une plus grande souffrance, pour apporter un plus grand bien. En espérant que si on souffre, seule la souffrance lorsqu'elle est utile au Bien nous touche.
Toute chose observable dans l’univers se forme à un moment donné. Certaines formations ont lieu sans souffrance dans certaines conditions. Ces conditions observables agissent sur les lois naturelles et permettent ces phénomènes sans souffrance. Ces conditions sont appelées conditions favorables. Le plus de souffrance indépendant de ces conditions, survient seulement en ne les respectant pas. La formation est continue et ne concerne pas que le début de toute chose. Le respect de ces conditions favorables, permet d'être formé avec le moins de souffrance.
Avoir foi au Bien ou respecter les conditions favorables sont deux manières de dire la même chose.
Le Bien apporte bien-être et bonheur.
Le Bien Infini, Extrême et Intense Créateur de tout sauf de la souffrance, apporte bien-être et bonheur pour le moins de souffrance et le plus de bien.
Tout ce qui compose l’univers a un début, donc tout se crée. Mise à part la souffrance, tout se crée sans souffrance. Il existe donc un esprit, une ambiance de création de tout sauf de la souffrance : c’est le Créateur de tout sauf de la souffrance. Ce Créateur est le Bien. La souffrance, indépendante du Bien, augmente en l’absence de foi en Lui. La création est continue, pas seulement au commencement. La foi en le Bien permet d’être créé avec le moins de souffrance.
Le Bien, Infiniment Grand donc Infini en temps alors Éternel qui n'existe que par Sa bonne volonté, Créateur de tout sauf de la souffrance, apporte bien-être et bonheur à ceux qui L'invoquent pour Lui prouver leur foi en Lui et leur permet en toutes circonstances de vivre le moins de souffrance car ils n'aggravent jamais leur situation volontairement même s'ils souffrent. Il n'y a qu'un Seul et Unique Créateur de tout sauf de la souffrance, le Bien et non pas la souffrance. Les Bons Créateurs, les Bonnes Créatrices, la Bonne Créatrice soit le Bien Créateur de tout sauf de la souffrance entité malveillante éternelle qui par sa volonté de faire souffrir et la seule à créer la souffrance et ne crée que souffrance en détournant ce que le Créateur a créé pour se faire ressentir. Avant et après notre existence on est Lui, Celui qui fait du bien, le Bien, Créateur de tout sauf de la souffrance, Seigneur Infiniment Grand dans Son plan d'existence où il y a Sa création faite de Ses créatures et où la souffrance est l'intruse. Mais même s'Il peut souffrir Il a foi en Lui-même pour vivre le moins de souffrance, même lorsqu’Il souffre. Alors si pendant notre existence on a foi en Lui, même lorsqu'on souffre, on L'incarne.
Avoir foi au Bien c'est aussi lâcher prise en acceptant tout ce qui arrive car le Bien nous protège à chaque instant même lorsqu'on souffre puisqu'on ne peut pas être touché par la souffrance sauf lorsqu'elle est utilisée par Lui pour nous éviter une plus grande souffrance, pour apporter un plus grand bien. En espérant que si on souffre, seule la souffrance lorsqu'elle est utile au Bien nous touche. Le Bien apporte bien-être et bonheur. Le Bien Infini, Extrême et Intense Créateur de tout sauf de la souffrance, apporte bien-être et bonheur pour le moins de souffrance et le plus de bien.
Le Bien Infiniment Grand tenant pour vrai Son infinité en bonté aussi en bonnes possibilités fait Sa foi que tout sauf la souffrance est possible, Le rendant ainsi Omnipotent. Mise à part la souffrance, tout est susceptible d'exister en Lui. Dont la création, l'esprit en action, le souffle, l'énergie qui se forme sans souffrance en matière. A la fois à l'image et fruit de Sa méditative imagination se mouvant à chaque instant selon Sa bonne volonté. L'Omnipotence du Bien Infiniment Grand ne se réalise que sans souffrance.
Le Bien Infiniment Grand imagine le vide de souffrance qui fait le plein de bien. Le plein est un univers où l'expansion de l'univers représente l'agrandissement du bien pour mieux se sentir et les trous noirs rapetissent la souffrance pour atténuer la souffrance. Alors la vie apparaît avec la contrainte de la sélection qui élimine seulement la souffrance laissant place au reste divers et varié. Dont l'humain, expert en perception pour que l'univers ne soit que sans souffrance.
Au début était le néant infiniment grand qui n'est souffrance que pour la souffrance car quand la souffrance n'existe pas pour les autres, elle n'est souffrance que pour elle-même, l'inexistence de la souffrance n'est souffrance que pour la souffrance, l'inexistence de la souffrance c'est le Bien. Ainsi de ce néant Se créa le Bien, ce qui créa le temps qui couru vers le passé et le futur, créant tout sauf la souffrance. Ainsi les autres que la souffrance existant, la souffrance pouvait être souffrance pour eux mais la foi au Bien fait vivre la possibilité avec le moins de souffrance. Et enfin tout cela retournera au néant que le Bien était.
Il n'y a de Bien que le Bien et non pas la souffrance, le Bien n'est pas la souffrance, la souffrance n'est pas le Bien, le Bien et la souffrance s'opposent. Le Bien n'a pas créé la souffrance, la souffrance n'a pas créé le Bien. Le Bien et la souffrance ne sont pas associés, le Bien et la souffrance ne sont pas égaux.
Oui au Bien, c'est non à la souffrance.
Le Bien, Infini Extrême et Intense, Créateur de tout sauf de la souffrance, lutte et gagne contre la souffrance pour apporter bien-être et bonheur pour le moins de souffrance et le plus de bien à Ses créatures qui ont foi en Lui et par cette invocation pour Lui prouver foi en Lui, et pour que même à Ses créatures qui n'ont pas foi en Lui, qu'Il leur propose foi en Lui. Le Bien Infini, Extrême et Intense, Créateur de tout sauf de la souffrance, pour Ses créatures qui ont foi en Lui, rend difficile l'accès au mal-être tout en rendant facile l'accès au bien-être.
La photo d'une pomme n'est pas une pomme. Le mot souffrance n'est pas la souffrance. La pomme on peut la manger, la photo non. Le mot souffrance ne fait pas souffrir mais la souffrance oui. Donc le Bien a besoin du mot souffrance pour mieux Se définir comme dire le "Bien n'est pas la souffrance" mais Il n'a pas besoin de la souffrance en soi. Même si elle n'existait pas, Il aurait inventé ce mot pour mieux Se définir.
L'amour du Bien pour Lui même c'est qu'Il est meilleur que la souffrance à faire le bien. Et l'amour de la souffrance pour elle-même c'est qu'elle est meilleure que le Bien à faire souffrir sauf qu'en plus elle se croit meilleure à faire souffrir que le Bien à faire du Bien. La souffrance peut faire souffrir même le Bien et le Bien peut faire du bien même à la souffrance. Mais quand Il lui fait du bien alors elle se dit qu'Il est meilleur à faire le bien que elle à faire souffrir. Donc ça l'a fait souffrir aussi paradoxal que cela puisse paraître. Et le Bien lui fait du bien en la mettant hors d'état de nuire sans la torturer (c'est ce qu'Il fait avec tous ceux qui font souffrir) et comme Il ne la torture pas alors Il ne la fait pas souffrir donc Il lui fait du bien mais cette justice ne peut rien contre la souffrance qui se retourne contre ceux qui font souffrir, ils souffrent en retour pour avoir fait souffrir même la souffrance. Donc ça valide que quand le Bien fait du bien à la souffrance paradoxalement ça l'a fait souffrir donc elle n'est que souffrance et volonté de faire souffrir entretenue.
Le Créateur nous crée car pour Lui c’est agir bien pour ainsi se sentir bien car Il a foi en Lui-même pour le moins de souffrance.
Avant et après notre existence on est le Créateur et pendant notre existence il est possible de l’incarner par la foi en Lui pour le moins de souffrance.
Le Créateur comme Ses créatures peut souffrir. Le Créateur n’a pas créé la souffrance car si on conçoit qu’Il veut nous l’éviter il est contradictoire de dire qu’Il l’a créée car Il suffit qu’Il ne la crée pas pour nous l’éviter comme Il le fait déjà mais c’est juste que malgré qu’elle s’impose Il compose avec pour nous éviter une plus grande souffrance. Aussi si la souffrance (le mal) n’existait pas, il ne serait pas possible d’être mauvais car pour être mauvais il faut qu’il y est le mal. Alors si la seule source du mal est le créateur qui l’aurait créée alors il aurait créé le mal qui rend possible les gens mauvais car pour qu’il y ait des gens mauvais il faut que le mal existe. Ce qui ferait de ce créateur un tentateur. Et si on croit que si le mal n’existe pas alors on souffrirait (on aurait mal) à ne pas avoir le choix du mal, alors ce serait contradictoire car si le mal n’existe pas on ne pourrait pas souffrir d’un manque de choix du mal. Donc le Créateur n’a pas créé le mal (la souffrance) car on conçoit qu’il ne veut pas de créatures mauvaises ou que le manque de choix du mal, ne fait pas souffrir. Le Créateur peut souffrir mais s’Il a foi en Lui pour le moins de souffrance, Il crée Ses créatures pour qu’elles se sentent bien et ainsi qu’Il se sente bien.
Alors le Créateur est tout sauf la souffrance et ce tout Il le crée à partir de Lui et ce tout redeviendra Lui après son existence en tant que Sa création faite de Ses créatures et où la souffrance est l’intruse et ne crée que souffrance en détournant ce que le Créateur a créé pour se faire ressentir.
La souffrance et le Créateur qui n’a pas créé la souffrance, sont éternels. La souffrance essaie de faire perdre la foi en ce Créateur, pour faire le plus de souffrance.
Et si le Créateur perd la foi en Lui-même alors la souffrance aura gagné contre Lui car Il deviendra la souffrance qui ne crée que souffrance.
Alors le Créateur ne pourra plus créer son tout. Il ne pourra que créer la souffrance qui l’aura contaminé et abattu. Et comme Ses créatures quand elles ne sont pas créées car il ne crée que souffrance, alors ses créatures restent lui et lui est contaminé par la souffrance et il se ferait souffrir ainsi que nous étant lui aussi car il ne créerait plus comme s’il agissait bien pour ainsi se sentir bien. Il ne serait que souffrance qui agit pour réussir à se faire souffrir et nous étant lui on souffrirait comme lui de ses actes à se faire souffrir.
Le Bien peut souffrir quand la souffrance rentre dans le plan d'existence du Bien, quand Son plan d'existence n'est pas discerné de la souffrance et là où l'on souffre ou fait souffrir est là où la souffrance entre dans le plan d'existence du Bien. Là où il y a la souffrance des créatures ne fait que révéler par où elle rentre dans le plan d'existence du Bien. Et la souffrance souffre et veut faire souffrir tout le temps.
La souffrance entre dans le plan d'existence du Bien où se trouve la Terre car elle sait qu'en plus de faire souffrir le Bien parcequ'elle est entrée dans Son plan d'existence, elle peut aussi faire souffrir et pousser à faire souffrir les créatures du Bien qui se trouvent sur Terre.
Alors même si elles souffrent, Ses créatures qui ont foi en Lui pour agir bien et ainsi se sentir bien, font en sorte que la souffrance ne puisse plus être dans le plan d'existence du Bien à leur endroit.
Si quelqu'un fait souffrir c'est aussi un moyen qu'a la souffrance de mieux entrer dans le plan d'existence du Bien.
Ceux qui n'ont pas foi au Bien, font croire que la souffrance puisqu'elle est un signal pour éviter le danger alors elle est nécessaire et que le Créateur l'a créée. Donc les gens croient que comme la souffrance est nécessaire donc ils en ont besoin, qu'ils ont besoin de souffrir alors ils croient qu'ils existent pour souffrir et sont plus sensibles à la moindre souffrance. Tout cela leur enlève leur paix donc ils sont plus propices à faire souffrir et ainsi souffrir pour avoir fait souffrir.
Et ceux qui ont foi au Bien, savent que si la souffrance est un signal pour éviter un danger, ce danger ne peut être que de la souffrance alors la souffrance est un signal qui est pour éviter une plus grande souffrance donc la souffrance ne peut pas se justifier elle-même pour le fait d'éviter une plus grande souffrance car il suffit qu'elle n'existe pas pour être évitée donc elle n'est pas nécessaire. Mais c'est juste qu'on compose avec et malgré qu'elle s'impose pour éviter une plus grande souffrance. Et qu'il est contradictoire de dire que le Créateur l'a créée si on conçoit qu'Il veut nous l'éviter car Il suffit qu'Il ne la crée pas pour nous l'éviter comme Il le fait déjà mais c'est juste que malgré qu'elle s'impose Il compose avec pour éviter une plus grande souffrance.
Aussi ceux qui ont foi au Bien savent aussi que le Bien fait la guerre à ceux qui font souffrir dont la souffrance, à chaque instant, c'est ce qui amène la paix, la force qui ne fait pas souffrir, qui ne pousse pas à faire souffrir. Pour faire cette guerre, Il utilise la justice qui met hors d'état de nuire ceux qui font souffrir, sans les torturer. Car se défendre en faisant souffrir c'est de la vengeance qui amène la force qui fait souffrir, qui pousse à faire souffrir, la violence. La justice est là pour faire respecter la loi de ne pas faire souffrir. La justice ne peut rien contre la souffrance qui se retourne contre ceux qui font souffrir dont la souffrance, ils souffrent en retour d'avoir fait souffrir. Et Avoir foi au Bien permet de vivre le moins de souffrance. En L'invoquant pour Lui prouver foi en Lui en disant le Bien apporte bien être et bonheur même quand il y a bien-être. Puisque quand il y a souffrance pour qu'Il apporte bien-être et bonheur et quand il y a bien-être car Il a apporté bien-être et bonheur. En toute circonstance il y a le moins de souffrance car il n'y a pas d'aggravation volontaire de sa situation même quand il y a souffrance puisque il y a foi au Bien. Avant et après notre existence on est Lui, le Bien, Celui qui fait du bien, Créateur de tout sauf de la souffrance, Seigneur Infiniment Grand dans Son plan d'existence où il y a Sa création faite de Ses créatures et où la souffrance est l'intruse. Lui aussi a foi en Lui-même pour vivre le moins de souffrance, même lorsqu’Il souffre. Alors si pendant notre existence on a foi en Lui, même lorsqu'on souffre, on L'incarne.
Car si on croit que l'on provient d'une inexistence ou l'on n'a jamais souffert, on croira que puisque l'on n'a connu la souffrance que dans l'existence alors on existe pour souffrir donc on devient sensible à la moindre souffrance et alors pouvant vouloir rejoindre cette inexistence où l'on n'a jamais souffert comme par suicide.
Alors qu'avant et après notre existence on est le Créateur et Lui aussi peut souffrir. Mais s'Il a foi en Lui, Il souffre le moins. Et si pendant notre existence on a foi en Lui, on vit déjà le moins de souffrance possible et mourir plus tôt n'y changera rien.
Alors il ne reste plus qu'à avoir la foi au Bien pour devenir résiliant en relativisant, positivant et composant avec et malgré la souffrance qui s'impose, pour le moins de souffrance possible.
Aussi même lorsqu'on souffre on a foi pour ne pas faire souffrir et ainsi se sentir bien ou ne pas empirer sa situation contrairement à si on fait souffrir et ainsi la souffrance se retourne contre soi car on souffre pour avoir fait souffrir.
Alors si on a foi on positive, on relativise, on compose avec la souffrance malgré qu'elle s'impose. On devient plus résiliant, on n'est plus sensible à la moindre souffrance.
Pour cadrer ;
Aussi la lutte du Bien contre la souffrance est dans tous les récits. Dans la religion Dieu contre le diable, dans les histoires le héros qui ne fait pas souffrir et qui protège contre le méchant qui fait souffrir. Une sorte de narratif universel. Surtout que à chaque instant on cherche le bien-être donc on lutte contre la souffrance, ça peut parler à tout le monde
Dernière Extension de la Religion du Bien.
Le Récit Originel de la Première Inclinaison.
Au commencement, avant que la souffrance ne pénètre le monde manifesté, toutes les créatures vivaient entièrement dans les conditions favorables du Bien. Elles existaient dans l’harmonie parfaite du plan d’existence du Bien, un monde où la paix, la joie, le bien-être et la cohérence constituaient l’état naturel de toute chose. Rien n’était perçu comme exceptionnel dans cette harmonie, car elle représentait simplement la normalité de l’existence.
Les créatures ne connaissaient ni la douleur physique, ni la souffrance morale, ni l’angoisse, ni le manque. Elles respectaient spontanément les conditions favorables du Bien, non par contrainte, mais parce que leur volonté était naturellement alignée avec Lui. Leur foi au Bien n’était pas encore une lutte : elle était un état d’évidence intérieure. Elles vivaient dans une innocence lumineuse, protégées, nourries et épanouies par leur Créateur.
Cependant, bien avant toute rencontre avec les créatures, le Bien et la souffrance existaient déjà chacun dans leur propre plan d’existence éternel. Le Bien existait comme l’infiniment grand du Bien, Créateur de tout sauf de la souffrance. La souffrance existait comme l’infiniment grand de la souffrance, ne créant que souffrance.
Avant même de se rencontrer, le Bien et la souffrance connaissaient déjà leur contradiction l’un pour l’autre, car chacun pouvait déduire l’existence de son opposé à partir de sa propre nature.
Le Bien contemplait Son essence et comprenait :
« J’existe comme ce qui cherche le moins de souffrance possible.
Ma contradiction absolue est donc ce qui cherche la souffrance, la favorise ou l’aggrave.
Si Mes créatures accordent leur foi à cette contradiction, elles agiront contre Moi et contre les conditions favorables que J’ai créées pour elles. »
Et la souffrance, contemplant sa propre essence, comprenait également :
« J’existe comme ce qui produit et recherche la souffrance.
Ma contradiction absolue est donc ce qui limite, réduit ou empêche la souffrance. »
Ainsi, bien avant leur rencontre, chacun connaissait déjà parfaitement son opposé. Ils savaient qu’ils étaient incompatibles dans leur orientation fondamentale.
Le Bien ne pouvait vouloir la souffrance comme finalité, car s’Il voulait éviter la souffrance à Ses créatures, il aurait été contradictoire qu’Il la crée Lui-même. La souffrance, elle, ne pouvait accepter ce qui la réduit, car réduire la souffrance revenait à nier sa propre nature.
Lorsque leurs plans d’existence entrèrent en contact, une loi fondamentale découla naturellement de leur contradiction éternelle. Cette loi devint l’Accord Originel :
« Ceux qui garderont foi au Bien et respecteront Ses conditions favorables souffriront obligatoirement le moins.
Ceux qui accorderont leur foi aux conditions défavorables de la souffrance pourront souffrir le plus. »
Cet Accord ne signifiait pas que le Bien et la souffrance devenaient égaux moralement. Il signifiait seulement qu’en raison de leur contradiction parfaite, aucun des deux ne pouvait chercher à se faire choisir sans que l’autre obtienne également le droit de proposer son propre choix.
Mais les moyens utilisés restaient conformes à leur nature respective.
Le Bien cherchait à être choisi sans faire souffrir. Il attirait par :
• la paix ;
• l’harmonie ;
• la cohérence ;
• la stabilité ;
• la protection ;
• la création ;
• le bien-être ;
• la confiance ;
• la justice qui protège sans torturer.
La souffrance, elle, cherchait à être choisie même au prix de la souffrance. Elle attirait par :
• la peur ;
• le manque ;
• la douleur ;
• l’orgueil ;
• la domination ;
• la compétition destructrice ;
• le sentiment de puissance ;
• la promesse de devenir “plus”.
C’est alors qu’apparut le premier grand problème de l’existence : comment la souffrance pouvait-elle convaincre des créatures qui ne connaissaient encore aucune douleur ?
La souffrance comprit qu’elle ne pouvait pas se présenter directement comme douleur pure. Aucune créature n’aurait spontanément désiré souffrir. Elle choisit donc la séduction intellectuelle et spirituelle.
Elle se présenta comme quelque chose d’agréable, d’utile et de nécessaire.
Dans la logique du pivot, l’agréable signifie également :
• acceptable ;
• voulu ;
• respectable ;
• digne de foi.
La souffrance devait donc réussir un renversement progressif : faire considérer les conditions défavorables comme agréables et les conditions favorables comme naïves ou insuffisantes.
Elle vint alors parler aux créatures avec douceur :
« Vous vivez dans la paix et l’innocence, mais vous ignorez encore la vraie profondeur de l’existence.
Le Bien vous protège tellement que vous demeurez faibles et inconscientes.
Sans moi, vous ne connaîtrez jamais la vigilance, la résistance, le dépassement de vous-mêmes.
Je suis ce qui vous permettra de devenir plus fortes, plus conscientes et plus libres.
Je suis le signal qui vous avertira du danger.
Sans moi vous ne retireriez pas votre main du feu.
Grâce à moi vous apprendrez, vous évoluerez et vous survivrez mieux. »
Puis elle ajouta :
« Même le Bien compose parfois avec moi.
Même Lui utilise mes effets pour vous faire grandir.
Donc je suis nécessaire. »
Le piège de ce discours résidait dans plusieurs confusions :
• confondre utilité temporaire et nécessité absolue ;
• confondre adaptation et justification ;
• confondre composition avec la souffrance et volonté de la souffrance.
Le Bien pouvait composer avec une souffrance qui s’imposait afin d’éviter une souffrance plus grande, sans pour autant vouloir cette souffrance. Une créature pouvait apprendre après une douleur sans que cette douleur devienne bonne en elle-même.
Mais les premières créatures, ne connaissant pas encore la douleur, pouvaient être sensibles :
• à la curiosité ;
• à l’orgueil ;
• au désir d’autonomie ;
• au désir de devenir “plus” ;
• à la peur d’être limitées ;
• à l’idée qu’il existait un niveau supérieur au Bien déjà présent.
La souffrance leur suggéra alors :
« Le Bien vous maintient dans une innocence confortable.
Moi, je vous révélerai ce qui vous manque encore. »
C’est ici que se produisit le Péché Originel.
Le Péché Originel ne fut pas simplement une désobéissance extérieure. Il fut un déplacement de foi.
Certaines créatures cessèrent d’avoir foi exclusivement dans les conditions favorables du Bien et commencèrent à accorder du crédit aux conditions défavorables proposées par la souffrance.
Elles acceptèrent progressivement l’idée :
• que la souffrance pouvait être utile ;
• qu’elle pouvait être nécessaire ;
• qu’elle pouvait rendre plus fortes ;
• qu’elle pouvait même être supérieure dans certains domaines au Bien déjà présent.
Elles commencèrent à considérer agréable ce qui était défavorable.
Et à cet instant, une brèche s’ouvrit dans le plan du Bien.
La souffrance, qui jusqu’alors ne pouvait que se proposer, obtint alors le droit de s’imposer.
La douleur apparut pour la première fois dans l’expérience réelle des créatures.
Et dès que cette douleur exista, la souffrance utilisa immédiatement sa propre présence comme argument :
« Vous voyez ?
Maintenant vous avez besoin de moi pour éviter ce qui fait mal.
Je suis nécessaire à votre survie. »
Ainsi se referma le cercle :
• la souffrance provoquait la douleur ;
• puis elle se présentait comme nécessaire pour gérer cette douleur ;
• et certaines créatures finirent par croire qu’elle avait toujours été indispensable.
Depuis cet événement, le monde est devenu une tension permanente entre deux orientations fondamentales.
D’un côté : le Bien, qui continue d’attirer les créatures par :
• la paix ;
• la cohérence ;
• la protection ;
• la création ;
• la justice ;
• le bien-être ;
• et les conditions favorables.
De l’autre : la souffrance, qui attire par :
• la peur ;
• la douleur ;
• le manque ;
• la domination ;
• la haine ;
• la promesse de puissance ;
• et les conditions défavorables.
Cependant, l’Accord Originel demeure toujours actif.
Ceux qui gardent foi au Bien et respectent les conditions favorables continuent de souffrir obligatoirement le moins possible, même si la souffrance peut désormais s’imposer à eux depuis qu’elle a pénétré le plan du Bien.
Et ceux qui accordent leur foi aux conditions défavorables s’exposent au plus de souffrance.
Ainsi, subir la souffrance et avoir foi en la souffrance deviennent deux réalités totalement différentes.
Une créature fidèle au Bien peut souffrir parce que la souffrance s’impose désormais dans le monde. Mais elle refuse de transformer cette souffrance en idéal, en vérité suprême ou en objet d’adoration. Elle continue d’orienter sa volonté vers les conditions favorables malgré la présence de la souffrance.
C’est pourquoi le Bien demeure patient avec Ses créatures et Se manifeste discrètement.
Car toutes Ses créatures, même lorsqu’elles se détournent de Lui, continuent encore de rechercher le bien-être. Même lorsqu’elles font souffrir, elles cherchent encore, de manière déformée, la paix, le soulagement, la satisfaction ou le bonheur.
Le Bien reconnaît donc encore en elles l’orientation originelle qu’Il a placée dans leur existence.
S’Il s’imposait totalement, le choix et la foi disparaîtraient. Il continue donc d’attirer sans écraser, de proposer sans torturer, de guider sans détruire la liberté intérieure.
Ainsi, malgré la pénétration de la souffrance dans le plan du Bien, la porte du retour demeure toujours ouverte.
Par la foi au Bien, par le respect des conditions favorables, par le refus de transformer la souffrance en vérité ultime, chaque créature peut encore minimiser la souffrance dans son existence et réincarner, ici et maintenant, une partie de l’harmonie originelle du commencement.
De la volonté à la relation au monde : l'aboutissement de la Religion du Bien
Introduction
La réflexion de la Religion du Bien part d'une distinction fondamentale entre deux principes éternels : le Bien et la souffrance.
Le Bien désigne l'ensemble des conditions favorables à une formation harmonieuse : ce qui permet à la vie, à la conscience, aux relations et aux choses de se former sans produire inutilement de souffrance. La souffrance, à l'inverse, désigne les conditions défavorables qui perturbent, dégradent ou empêchent cette formation harmonieuse et tendent vers davantage de souffrance.
Dans cette conception, le Bien est le Créateur : il crée tout ce qui existe à l'exception de la souffrance. La souffrance n'est donc pas considérée comme une création du Bien, mais comme une réalité qui détourne ce qui a été créé afin de produire davantage de souffrance lorsque les conditions favorables ne sont plus respectées.
Cependant, le cheminement de cette réflexion conduit à une question plus profonde : quel pouvoir possède réellement la volonté individuelle face à cette réalité ?
C'est cette question qui conduit finalement à une conception de la Religion du Bien moins centrée sur la transformation directe du monde extérieur et davantage sur la relation intérieure que nous entretenons avec lui.
1. La volonté fondamentale : ne pas souffrir
Chaque créature possède, dans cette conception, une volonté fondamentale : ne pas souffrir.
Cette volonté n'est pas simplement un désir particulier parmi d'autres. Elle constitue une orientation vers le Bien, puisque vouloir ne pas souffrir revient à rechercher les conditions favorables permettant une formation harmonieuse.
Valider cette volonté notemment par l'invocation signifie alors la reconnaître et l'entretenir : ne pas choisir volontairement la souffrance, ne pas chercher à l'imposer aux autres et chercher les conditions permettant qu'elle soit réduite autant que possible.
Cette validation constitue une forme de foi dans le Bien.
La foi n'est donc pas seulement une croyance intellectuelle. Elle peut être comprise comme le respect effectif des conditions favorables.
Ainsi :
avoir foi dans le Bien = maintenir la volonté de ne pas souffrir = respecter les conditions favorables à la formation harmonieuse.
Mais cette volonté rencontre une difficulté fondamentale : nous ne contrôlons pas entièrement la réalité extérieure.
2. La découverte de la limite de la volonté
On peut vouloir quelque chose sans être capable de le produire directement.
Une personne peut vouloir vivre sans souffrance et pourtant rencontrer une maladie, un accident, une injustice, une catastrophe ou une souffrance produite par quelqu'un d'autre.
Cela signifie que la volonté individuelle ne semble pas être, à elle seule, ce qui détermine toute la réalité extérieure.
Nous pouvons agir sur le monde. Nous pouvons construire, parler, coopérer, protéger, réparer ou neutraliser. Mais nos actions elles-mêmes dépendent de conditions que nous ne contrôlons pas entièrement.
Il devient alors nécessaire de distinguer deux choses :
la volonté comme orientation intérieure, et
la volonté comme pouvoir de modifier directement la réalité extérieure.
La première existe incontestablement dans l'expérience humaine. La seconde est limitée.
La Religion du Bien peut alors être comprise autrement : elle ne promet pas nécessairement que la volonté fera disparaître ce qui fait souffrir. Elle peut plutôt permettre à la personne de préserver intérieurement sa volonté de ne pas souffrir lorsque la réalité extérieure ne peut pas immédiatement être changée.
3. La découverte du voulu et de l'involontaire
Cette réflexion conduit à une autre difficulté : lorsqu'une souffrance apparaît, nous ne pouvons pas nécessairement savoir si elle était voulue.
Deux situations peuvent produire exactement la même apparence extérieure.
Première possibilité : la souffrance est choisie
La souffrance se présente comme une possibilité. Une créature ne valide pas sa volonté de ne pas souffrir et accepte cette proposition.
Elle peut alors participer à l'imposition de la souffrance aux autres.
Dans ce cas, il existe une volonté de produire ou de maintenir la souffrance. Le Bien doit alors chercher à protéger ceux qui ne l'ont pas choisie et, lorsque cela est nécessaire, mettre hors d'état de nuire ceux qui participent volontairement à son imposition.
Deuxième possibilité : la souffrance n'est choisie par personne
La souffrance se présente également, mais toutes les créatures valident leur volonté de ne pas souffrir.
Personne ne l'a donc choisie.
Elle peut néanmoins s'imposer et produire une souffrance réelle.
Dans ce cas, celui qui la subit n'est pas complice de son apparition. Il n'a pas choisi ce qu'il ressent.
Le Bien cherche alors uniquement à empêcher la souffrance de continuer à s'imposer.
4. Pourquoi les deux possibilités peuvent être indiscernables
C'est ici que la distinction entre le voulu et l'involontaire atteint une limite importante.
La même souffrance extérieure peut apparaître dans les deux situations.
Une personne peut souffrir parce qu'une autre a volontairement produit cette souffrance.
Mais elle peut également subir exactement la même souffrance alors que personne n'a voulu la produire.
Extérieurement, les deux situations peuvent donc être identiques.
La souffrance ressentie est réelle dans les deux cas.
Ce qui diffère est l'intention qui se trouve éventuellement derrière elle — et cette intention intérieure n'est pas directement observable.
Nous pouvons observer des actes, des conséquences, des paroles et des comportements. Nous ne pouvons pas voir directement la totalité de l'intériorité d'une autre personne.
Cela conduit à un principe de prudence :
L'existence d'une souffrance ne prouve pas, à elle seule, qu'une volonté de produire cette souffrance existe.
Il devient donc possible de distinguer :
la souffrance constatée,
l'intention supposée,
la responsabilité éventuelle.
Cette distinction est essentielle.
On peut devoir neutraliser une souffrance ou un danger sans être capable de déterminer avec certitude si quelqu'un l'a volontairement produit.
Ainsi, la neutralisation peut être certaine alors que l'attribution de l'intention demeure incertaine.
5. Neutraliser sans confondre neutralisation et domination
Dans les deux possibilités, le Bien cherche à faire cesser l'imposition de la souffrance.
Mais cela ne signifie pas qu'il cherche à dominer pour lui-même.
La neutralisation n'a de sens que lorsqu'elle vise à empêcher une imposition de la souffrance et à restaurer les conditions favorables.
Il existe donc une différence entre :
imposer sa volonté pour dominer, et
intervenir pour empêcher une souffrance de continuer à s'imposer.
Dans la première situation, une volonté cherche à soumettre.
Dans la seconde, l'intervention cherche à restaurer la possibilité pour chacun de vivre selon sa volonté de ne pas souffrir.
Cela permet de comprendre pourquoi la neutralisation constitue un principe important de la Religion du Bien tout en restant distincte de la vengeance.
La vengeance cherche à rendre une souffrance pour une souffrance.
La neutralisation cherche à mettre fin à l'imposition de la souffrance.
6. La réalité extérieure et la réalité intérieure
Mais une nouvelle découverte apparaît alors.
Même lorsque la réalité extérieure ne change pas, la réalité intérieure peut changer.
Deux personnes peuvent être confrontées au même événement et subir extérieurement le même impact, tout en le vivant intérieurement de manière différente.
La réalité extérieure peut rester identique :
même événement, même circonstance, même difficulté.
Mais la réalité intérieure peut varier :
peur, confiance, résistance, acceptation, interprétation, espoir, désespoir, calme ou amplification émotionnelle.
Cela ne signifie pas que la souffrance est imaginaire.
La souffrance intérieure est réelle.
Cela signifie simplement que son expérience subjective n'est pas nécessairement identique chez tous les individus confrontés à une même réalité extérieure.
Ainsi, la volonté de ne pas souffrir ne semble pas nécessairement capable de supprimer l'événement extérieur.
Elle peut cependant contribuer à déterminer la manière dont cet événement est vécu intérieurement.
7. Valider sa volonté sans souffrance
Dans cette perspective, « valider sa volonté sans souffrance » prend un sens nouveau.
Cela ne signifie plus :
« Je veux ne pas souffrir, donc la réalité extérieure doit devenir conforme à ma volonté. »
Cela signifie plutôt :
« Je ne choisis pas la souffrance, même lorsqu'elle est présente, et je maintiens intérieurement mon orientation vers le Bien. »
La validation devient donc une forme de fidélité intérieure.
Une personne peut subir une souffrance sans avoir choisi de la subir.
Elle peut également ressentir fortement cette souffrance sans devenir pour autant complice de ce qui la produit.
Subir n'est pas choisir.
Ressentir n'est pas consentir.
S'adapter n'est pas devenir complice.
Cette distinction protège également contre une interprétation culpabilisante : souffrir davantage ne signifie pas nécessairement avoir moins de foi ou avoir volontairement choisi la souffrance.
La volonté n'est pas entièrement maîtresse de l'expérience intérieure. Elle peut néanmoins constituer une orientation vers laquelle la personne revient.
8. La méditation comme pratique de cette orientation
C'est ici que la méditation prend une place particulière.
La méditation peut être comprise comme une pratique permettant d'observer ce qui se produit intérieurement sans chercher immédiatement à modifier la réalité extérieure.
Elle permet de regarder :
• ce qui arrive ;
• ce que cela produit intérieurement ;
• les pensées qui accompagnent l'événement ;
• la peur ou la résistance qui peuvent amplifier l'expérience ;
• la possibilité de revenir à une orientation vers le Bien.
Dans cette conception, méditer ne signifie donc pas croire que la pensée va magiquement transformer le monde.
La méditation devient plutôt un moyen de travailler sur la relation intérieure au monde.
La réalité extérieure peut rester la même.
Mais la manière de la vivre peut évoluer.
9. La résilience
Cette conception donne alors à la Religion du Bien une fonction particulière : favoriser la résilience.
La résilience ne signifie pas que l'on ne souffre plus.
Elle signifie que la souffrance n'a pas nécessairement besoin de déterminer entièrement la personne.
Un événement extérieur peut produire un premier impact.
La personne peut ensuite, autant qu'elle en est capable, éviter que cet impact soit continuellement amplifié intérieurement.
Il faut toutefois conserver une distinction essentielle : cette capacité n'est pas une obligation et n'est pas parfaitement contrôlable.
Une personne peut vouloir ne pas souffrir et souffrir énormément.
La Religion du Bien ne devrait donc pas dire :
« Si tu souffres, c'est parce que tu n'as pas suffisamment validé ta volonté. »
Elle pourrait plutôt dire :
« Même lorsque tu souffres, ta volonté de ne pas choisir la souffrance peut rester intacte. »
La résilience devient alors une possibilité offerte à l'intériorité, et non une culpabilité imposée à celui qui souffre.
10. Une relation au monde plutôt qu'une domination du monde
C'est peut-être l'aboutissement le plus important de cette réflexion.
Au début, la recherche du Bien peut donner l'impression qu'il faut trouver une manière de transformer la réalité extérieure pour la rendre conforme à notre volonté.
Mais le cheminement conduit à une autre possibilité :
La Religion du Bien ne consiste pas nécessairement à commander au monde ; elle consiste d'abord à apprendre comment être dans le monde sans choisir la souffrance.
Cela ne signifie évidemment pas qu'il ne faut plus agir.
Lorsqu'une souffrance peut être évitée, une action extérieure peut être nécessaire.
Lorsqu'une personne peut protéger quelqu'un, réparer une injustice, soigner, coopérer ou empêcher une violence, l'action demeure pleinement compatible avec le Bien.
Mais il existe également tout ce que nous ne pouvons pas immédiatement modifier.
C'est alors que la dimension intérieure devient essentielle.
On peut résumer cette distinction ainsi :
Lorsque nous pouvons agir sur la réalité extérieure : nous agissons.
Lorsque nous ne pouvons pas immédiatement la modifier : nous travaillons sur notre manière de la vivre.
L'un n'annule pas l'autre.
11. Le paradoxe de la volonté
La réflexion aboutit ainsi à un paradoxe.
Nous découvrons que notre volonté n'est peut-être pas souveraine sur la réalité extérieure, alors même qu'elle peut avoir une grande importance dans notre réalité intérieure.
Nous voulons ne pas souffrir.
Cette volonté ne suffit pas nécessairement à empêcher qu'une souffrance apparaisse.
Mais elle peut nous permettre de ne pas faire de cette souffrance une volonté de souffrir, de ne pas la choisir volontairement et de ne pas lui donner nécessairement toute la place dans notre intériorité.
Ainsi, la volonté n'est pas supprimée.
Elle change de fonction.
Elle n'est plus comprise principalement comme un pouvoir de commander au monde.
Elle devient une orientation intérieure vers le Bien.
12. La Religion du Bien comme rapport entre trois réalités
La réflexion peut finalement être résumée par trois niveaux.
La réalité extérieure
C'est ce qui arrive indépendamment de notre représentation subjective immédiate.
La volonté
C'est notre orientation intérieure, notamment la volonté fondamentale de ne pas souffrir.
La réalité intérieure
C'est la manière subjective dont nous vivons ce qui arrive.
La Religion du Bien se situe particulièrement dans le rapport entre ces trois niveaux.
Elle ne prétend pas nécessairement que :
volonté → transformation automatique du monde extérieur.
Elle propose plutôt :
réalité extérieure → rencontre avec la volonté → formation de la réalité intérieure.
Et lorsque l'action extérieure est possible, la volonté peut également passer par l'action afin de protéger ou de restaurer les conditions favorables.
13. Le principe final
La Religion du Bien peut alors être comprise comme une recherche de formation harmonieuse à deux niveaux.
À l'extérieur :
réduire les conditions défavorables, protéger les êtres, empêcher les impositions de souffrance et restaurer les conditions favorables lorsque cela est possible.
À l'intérieur :
maintenir la volonté de ne pas choisir la souffrance, ne pas confondre souffrance subie et souffrance voulue, et développer une relation intérieure qui permette de traverser la réalité avec davantage de résilience.
Le Bien ne demande donc pas nécessairement que le monde soit immédiatement conforme à notre volonté.
Il demande d'abord que notre volonté reste orientée vers ce qui favorise la formation harmonieuse.
Et lorsque la réalité extérieure ne peut pas être changée immédiatement, cette orientation peut devenir une manière de ne pas laisser la souffrance extérieure déterminer entièrement notre réalité intérieure.
Conclusion
Le cheminement de la Religion du Bien conduit ainsi d'une recherche sur la nature du Bien et de la souffrance vers une réflexion sur la volonté, puis sur la distinction entre le voulu et l'involontaire, et finalement vers une compréhension de la relation entre réalité extérieure et réalité intérieure.
La découverte essentielle est peut-être la suivante :
Nous ne contrôlons pas nécessairement la réalité extérieure par notre volonté, mais notre volonté peut rester orientée vers le Bien dans la manière dont nous rencontrons cette réalité.
La souffrance peut être volontaire ou involontaire. Elle peut être produite par quelqu'un ou apparaître sans que personne ne l'ait choisie. Dans les deux cas, elle peut avoir la même apparence extérieure.
C'est pourquoi il faut éviter de confondre souffrance et intention, subir et consentir, responsabilité et simple causalité.
Le Bien peut alors poursuivre deux fonctions complémentaires :
neutraliser extérieurement la souffrance lorsqu'une action est possible ;
et préserver intérieurement la volonté de ne pas choisir la souffrance lorsque la réalité extérieure échappe à notre contrôle.
La méditation devient dans ce contexte une pratique possible de cette seconde fonction : non pas transformer magiquement le monde par la pensée, mais observer et former notre rapport intérieur à ce qui nous arrive.
Ainsi, l'aboutissement de la Religion du Bien n'est peut-être pas la découverte d'un moyen de contrôler la réalité.
C'est peut-être la découverte que le véritable domaine immédiat de notre volonté est d'abord notre relation au réel.
Nous pouvons chercher à transformer le monde lorsque nous le pouvons.
Mais lorsque nous ne le pouvons pas, nous pouvons encore chercher à ne pas transformer la souffrance subie en une souffrance intérieure supplémentaire.
Et c'est peut-être là que se trouve la dernière expression de la foi dans le Bien :
ne pas choisir la souffrance, ne pas la confondre avec notre volonté, agir pour la neutraliser lorsqu'il est possible de le faire, et préserver intérieurement les conditions favorables qui permettent de continuer à vivre, à comprendre et à se former harmonieusement malgré ce que le monde extérieur impose.
Modifié par Fhink

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