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Le son des choses

Billets dans ce blog

 

Les monstres apeurés

La nature a voulu que je naisse rat. Je ne puis ni écrire ni parler mais je vais Depuis si longtemps en  vos villes et vos draps Pour connaître de vos demeures les secrets, De vos vies les errances, de vos nuits les tourments, De vos êtres les faiblesses, et de vos âmes les accents. Je partage votre toit et mange dans vos plats. Parasite je suis, votre misère me nourrit Allant dans vos pas, je vis mieux que ceux là Qui jouent au piano des pavés, des n

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Tout nu

Une fois n’est pas coutume, c’est pour moi cette fois, que j’ai décidé d’écrire. Sans masque, sans fiction, sans paraboles ni interface si ce n’est celle de ce cher Loopy. Ces temps-ci je suis fatigué. Peu de choses me réjouissent et les sujets de conversation d’ici-bas ne m’inspirent guère plus que la feuille blanche devant moi. Les mots ne me viennent pas, ou alors dans le désordre. Quand je range, c’est trop rangé, quand je les laisse, c’est incompréhensible. Tout me semble lointain. Tant pis

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Very Bad Trip

La scène se passe dans une rame de métro. Madame Q est debout, dos à la scène, face à la porte de la rame. Derrière elle se tient Monsieur P, de profil, regardant vers le sol.  A 3 pas de là, Monsieur V jette des coup d'oeil discret. Plus loin, un contrôleur approche en s'arrêtant à chacun des figurants.  Madame Q : (se retournant)                     Eh bien je vous en prie ! prenez vos aises !  Monsieur P :                                                    Pardon ?           

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Le Vélo

Il pleut. Il n'y a rien de plus con comme décors que la pluie… C’est con, c’est cliché et c’est humide. J’ai passé  10 minutes à allumer chacune des clopes que j’ai fumées. Franchement, ça ne devait pas être simple pour Cro-Magnon de s’allumer le barbecue avec deux pauvres silex quand il faisait ce temps-là. C’est encore pire de se dire qu’on est capable d’envoyer des trucs en orbite autour d’autres truc en orbite, mais qu’on n’est pas foutu de trouver un moyen pour allumer sa clope sous la plui

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De l'Eau

(Dédicace à Zera qui voulu un jour m'empoisonner avec un verre d'eau ) ---------------------------------------- De l'eau ? De l'eau ??? !!! :bad: Point d'eau par tous les Dieux ! Hérétique ! Jamais en ce lieu On ne trouvera pretexte à rouiller !! Quoi ? Vous voila me menacer D'étendre au sol toute votre longueur, Si, même à contre coeur Je ne consens à vous donner De ce brevage maléfique ? ... Fanfreluche ! Malheureuse, cachez donc cette cruche Que je ne saurais voir avant

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Préliminaires

Obscur. Silencieux. Vide. Dans ce monde les mouvements sont lents, emprunt d’un dynamisme paradoxalement discret et continu. L’esprit se rempli d’idées sans lien, sans justification. Nul besoin de ce qui n’existe qu’au pluriel. Dans le sombre se cache une présence.Un ressenti. Quelque chose se trame dans la solitude qui aiguise l’inconscient et déguise le réel. On se prend à parler à voix haute, mais peu importe. On se dévoile les plus horribles secrets cachés sous nos sourires quotidiens. L’hyp

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Des Vies

Au matin, bercé de primes illusions Quand les yeux s’ouvrent et que les mots viennent Assimiler le langage de la raison L’ivresse, la passion et la nature Humaine Rester las, timides larves atrophiées Plier l’échine au nuage qui passe Croyant ainsi qu’une voix qui se tait Suffit à ce que l’orage s’efface Faire passer les non-dits pour de l'élégance User chaque route, genoux contre terre Dans l’espoir imbécile qu’une révérence Aux yeux de nos belles finissent par plaire Soumettre l

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Eteinte

Laissez le crépuscule s’accrocher et mourir Aux frontons des portes sordides de la grève, Ici, il n'est ni retour, ni avenir. Sur les pavés trop usés du marché au rêve, Sans un mot, enivrez le passant, Enveloppez d'illusions les délices de vos corps Zébrés par la lumière éclose des battants. Miel et douceur, oubliées au fond des ports, Ôtez aux marins leurs vertus onéreuses, Intimes, feignez donc d’être heureuses Feignez donc, si l’éphémère nourrit sa faim. Un râle apaisant soufflé a

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7 janvier 2015

Il n'y a pas de mot. Ou alors je ne les ai pas trouvés. D'ailleurs, je n'ai jamais été très fort pour "trouver Charlie"... Irronie du sort... Il n'y a ni peur, ni haine. Le rire serait le plus bel hommage, mais impossible de rire... Il ne me reste qu'un silence triste à offrir en hommage à toutes les victimes de l'obscurentisme. Au pays des Lumières, ce jour, quelques ampoules ont grillé.

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Equilibre

Equilibre Incertain Cependant Démontré Théorique En tout cas En physique. Suffisant A lui-même : En trois points Passe un plan Poétique Comme ici Dans ces vers De trois pieds A la valse Arythmique Par le verbe Composée Aux extrèmes Quand les astres Se confondent Quand terre, lune Et soleil Dansent à trois Je puis croire A ces heures Q'une force Suppérieure Nous guidât En ces lieux Nait alors L'harmonie Sensuelle D'un matin Ou d'un soir Mais à trois Dans la v

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Les Gravités

J'ai lancé une pierre dans l'eau. Elle est restée au fond. Je ne sais pourquoi, cependant, j'ai attendu sur le quai Qu'elle remonte. Puis, me sentant idiot, j'ai tourné les talons, Et suis parti... Demain encore, je combattrai la gravité. J'ai lancé une pierre au ciel. Elle m'est tombée sur la tête. Je ne sais pourquoi, cependant, je l'ai à nouveau jetée Elle retomba. Puis j'ai tourné les talons, me sentant bête, Et suis parti... Demain encore, je combattrai la gravité. J’ai lancé un poè

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Orage

Je suis assis sous les nuages Et les écoute se parler Se raconter leurs voyages Contre vents et marées Des histoires de rivages Perdus dans l’océan J'attrape leur message Au faveurs de l’instant J’embrasse leur lumière Naissante. Un éclair, Des cris de leurs amants Et des larmes des absents Tant de rage, de solitude Se laisser partir là bas Vers d'autres altitudes S'envoler, tendre les bras S'accrocher à la Lune - Y poser son oreille - Son sable froid, Ses dunes Et son affron

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Au Bout (du) Quai

- Amour ? – Ah non !! Maudit mot, je te hais ! Gardes-toi bien de ne jamais m'atteindre. L’ivresse, seule, a une place que je cède. Je suis tombé ivre du toit, saoul de ton charme. Toi qui flirtes étrangement avec ce qui n'a pas de nom - ou n’en a pas encore. Crois-tu que l'on puisse, au plaisir de la chaire, s'adonner avec des mots ? Pour le savoir je me graverai la peau jusqu'au sang - qui coule derrière moi, sèche doucement. Mais il sèchera. Laissera une trace, mais finira simple peintur

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Morphée-ine

Ne cueille pas cette fleur, fragile Vivante. Aux désirs des entrailles elle ne servira pas. Laisse la en paix, Belle, fraîche et flamboyante Aux milles couleurs. Tends ton cœur, écoute là. Sent sa petite présence emplir ton être. En ces heures où gouvernent trop les paraîtres Oubli un peu les étranges manèges tournoyants Dans le regard de la fleur éclose - Envoûtant. Étend toi près d'elle, avec délicatesse. Cherche aux cieux les réconforts à ta détresse, Dans l'argent d'une lune éteint

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Les médiocres, Histoire molle

C’est l’histoire d’un escargot. Sauf qu'un escargot, ça n’a pas d’histoire sinon une brève qui se termine sous une chaussure un jour humide… ou en sauce persil et ail. Il faut dire qu’un escargot n’est pas très passionnant. Bien que cultivant une certaine ressemblance avec certains artistes pré-pubères et avec leur virilité naissante, moux, petit et baveux, l’escargot ne déchaine pas les hormones. L’escargot ne défraie pas les chroniques pour ses exploits immémoriaux, comme l’ascension courageu

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Fragile

C’est une princesse à la robe noire, aux paillettes brillantes et aux cheveux d’argent, qui laisse parfois tomber son mouchoir blanc. Quel chevalier aura le courage d’attraper le cœur de cette fragile, et de suivre une Voie Lactée pour le lui rendre ? La nuit n’est pas assez sombre ce soir… Mollement perdu, entre ici et un peu plus loin, je vais de divagations nocturnes en réflexions amorphes. La nuit est un refuge. Elle nous cache, nous conseille, nous calme. Elle apaise. Ne parlons pas de c

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Le Diable pleure quand Il danse

Le Diable a dansé, hier Et j’étais sa cavalière Le Diable danse encore Solitaire aux abords De l'enfer, en trans Le Diable est beau quand il danse Virevoltant et voltant face Virant et occupant la place Il trace, il efface, il inscrit Dans ses gestes son corps cri Et décrit sans le son le décor Et peint sans couleur de l’or Le Diable tente ma chance Qu’il est beau quand il danse La musique d'une pluie fine La compagne assassine L’accompagne à la cime De forêts qu’il dessine Dan

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Illuminé III - Le gardien

Balancier régulier, sur miroir d’argent, Transcendant les espaces habités Par quelques monstres errants, Tu avances, sans craindre les devants. Assis sur une berge tranquille J’admire ce courage délibéré. Dans ma main, une vieille jonquille, (De celle que tu ne connus jamais). J’écoute ton « Invitation Au Voyage »… La décline, et m’en retourne vivre Au gré de quelques nuages… J’attends un jour, petit radeau ivre, Où tu joindras ton éternité à la mienne. Je te vois remplir l'océan p

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Illuminé II - Illuminé

Suis-je fou ? ... Quand je me promène aux bords des ravins Caressé par la brise marine, quand au petit matin J’attrape la timide lueur naissante de la citée Qu’un temps certains appelèrent Phocée. Quand la fumée épaisse de mon amour Qui se consume entre mes doigts jaunis Me rappelle qu’il ne reste plus qu’un tour. Quand nous voguons à l’astre qui pâli Sur les calmes océans de blé… Quand malgré cela, je plonge aux tourments Des esprits Humains… Fourmis aveuglées. Je te demande… Est-c

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Illuminé I - Le dernier mot

Prend ma main et va, maintenant... Comme le soleil poursuit sa route File sa toile de rayons au couchant N’aie ni crainte ni doute Au fond de mon regard, Marie Tu danses Tu souries Ô ma reine des silences J’irai revoir les instants volés A Diane qui s’éveille Au feu de son frère brûler Une dernière fois nos ailes Au bout du monde Ne connaître aucune loi Rêver des colombes Et me prendre pour un Roi Et même si L’Atlantique brûlant Et même si Les chutes Argentines Ont maintenan

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La fille en boite

On ne reste jamais bien longtemps, et finalement, nous serons pour elle des anonymes et elle pour nous qu’une fille en boite, en boite d’allumette. C’est mieux ainsi. Dans sa boite elle dévalise quelques pièces à ceux qui souhaitent emprunter ses voies. Nous qui voguons d’un départ à une arrivée, on pourrait la plaindre ainsi coincée dans sa boite, entre deux destinations, au passage. Mais elle, elle aime voler de brefs instants de vie à ceux qui ne la voient pas. Elle se demande où iront-ils ?

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La Lettre

C’était une journée de septembre, qui sentait l’été. Des âmes éteintes, mues par d’invisibles ficelles Coulaient vers leurs cercueils de rues en ruelles. Dans le tumulte fluvial de ces vies, j’errais… Le soleil, résigné, inondait la ville bouillonnante Des ultimes instants à s’affairer dans la foule bruyante. Seul comme tous, les yeux rivés sur le sol, La musique guidant mes jambes ballantes, La main moite, le regard fuyant, la tête molle J’esquivais les « non-présences » environnantes

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Confession

Bonjour "petite fleur". J’avais envie de t’emmener dans un lieu qui défit la morale. Inventer une histoire de sang, de sexe, de violence et de tous les stupéfiants interdits qui nous sont tabous. Sans conscience ni scrupule, je voulais bousculer les esprits et les rendre perméables à un peu d’immondice pour que tu sentes ma véritable puanteur. J’aurais craché sur ta pitié et ri de ta souffrance, sadique à m’en trancher la gorge devant l’innocente vierge violée, je ne vis que pour détruire. Tel

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Jeux d'enfants

Ce temps est si loin. Où les mondes baignaient de choses étranges. Autant de créatures et d’inconnues imaginaires, produits des rêves tissés par nos yeux d'enfants. Nous foulions les grandes étendues sauvages, nous les partagions de vallées en montagnes. Les plus petits espaces se transformaient en immenses contrées, verdoyantes souvent, enneigées parfois. Puis quand les fabriquer ne suffisaient plus nous sautions à en perdre les altitudes au fond de ces images. Et cette chaise, qui était un dra

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Arménédia

A l’ouest palpitent les néants. Scylla Ri et dans le noir – mon cher ami – Miroitent ses sourires où s’accroche le Nid Ephémère d’une trop ancienne alchimie. Nul doute qu'au plus sombre l’Eden Embrume encore mon coeur atone. Danses ton frénétique mobile perpetuum, Irreversible, danses encore sans céder Aux tristesses enragées, Arménédia

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