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Fraction

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À propos de Fraction

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    Forumeur alchimiste
  • Date de naissance 12/28/1976

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    Paris
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    La vie est le plus pertinent des laboratoires.

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  1. Pour paraphraser Einstein : il existe, dans l'absolu, un repère où le temps est représenté. Or, il existe un déterminisme inhérent et propre à ce repère, chronologiquement non mesurable. Ce que nous croyons savoir du temps n'en est que la chronologie immergée, l'épreuve empirique. Le déterminisme référentiel, quantique, n'est qu'interprétable, et les traces qu'il laisse à titre de preuve sont des abstractions. L'hallucination est crédible au moment de sa perception, ou a posteriori : c'est le champ des crédibles qui s'incarne et s'insère dans la réalité, par biais interprétatif. Le déterminisme analogique, quant à lui, n'est que strictement interprétable : ce déterminisme, c'est par exemple lorsqu'un sujet de conversation change spontanément, cette transition est rendu possible par un déterminisme analogique non empirique.
  2. Bonsoir, Ce que vous dîtes est judicieux, bon gré mal gré vous. Mais le finalisme n'a toujours pas réussi à convaincre son concurrent, le mécanisme, en terme de démocratie scientifique. Espérons que la révolution quantique, par son recul, son extrapolation, saura ramener le réalisme à sa mère idéaliste. La rétroaction, la rétro-causalité, le finalisme, sont autant de concepts à vocation descriptive, pour définir le temps dans son absolu et non seulement dans sa chronologie empirique. Mais ces concepts n'auront jamais de sens sans audience, sans audience libre j'entends. Cordialement, Fraction
  3. Bonjour, Oui, la Suède compte 10 millions d'habitants, et le ratio de mortalité est légèrement à leur avantage. Mais la Suède a par ailleurs une superficie à peu près égale à la France. Ce qui signifie que sa densité de population est 7 fois moindre en moyenne, et qu'elle a donc un avantage géographique préalable, outre les différences de température, de pression, et d'ensoleillement. Si vous désirez dresser un bilan comparatif homologable, le plus honnête serait de comparer Espagne, Italie, France et Allemagne, pour leur ressemblance géographique et démographique. Je n'ai aucune certitude et je ne me risquerais à aucun pronostic à moyen terme. Mais le confinement français n'a pas été vain, il aura permis de décélérer et d'infléchir l'épidémie plus vite que le couvre-feu seul. C'est comme le dentiste : plus on attend la solution, plus elle est brutale et douloureuse. Cordialement, Fraction
  4. Bonjour, Je vous suis largement. Le QI mesure l'athlétisme cognitif, et non sa faculté constructive. On peut être un bon athlète sans être capable de réparer une toiture. Personnellement j'ai, comme vous, une perception globale, à tendance conceptuelle, de l'intelligence réaliste et rationnelle : Les mathématiques et la logique sont aux concepts ce que les outils sont à l'entreprise : un analyse sémantique, organique. L'esprit synthétique, lui, met en scène une intuition probabiliste inaccessible au formalisme rationnel, peu présente en maths et logique. L'intelligence est à la condition humaine ce que l'évolution d'une espèce est à son biotope : Intelligence / condition humaine = évolution / biotope => relativisme du jugement En d'autres termes : l'intelligence est une réponse (maîtresse et géniale) à la condition humaine, et ne saurait être jugée dans l'absolu qu'en tant que telle. Cela signifie qu'il est impossible de déclarer si le lion est plus adapté que la girafe ou moins, sur la seule base d'une physiologie comparative. De même , il devient impossible de comparer deux intelligences sans le dénominateur de leur variable condition humaine. Aux Etats-Unis, les statistiques ethniques sont légales. Elles peuvent aider les élus à corriger certaines inégalités de naissance (au prix de notre anticonstitutionnelle discrimination positive). Des études y ont été pratiquées pour comparer l'intelligence des différentes ethnies. Je ne vous communiquerai pas les résultats, car je trouve cette étude voyeuriste et inutile. Ce qui fait d'un homme un citoyen, ce n'est pas son intelligence mais la responsabilité de ses actes, dont l'intelligence n'est qu'un facteur assez minimaliste. Cordialement, Fraction
  5. Bonsoir, La diplomatie est stratifiée, et la rupture économique est hiérarchiquement inférieure, subordonnée, à la rupture politique. Le contexte géopolitique voudrait que nous entretenions une relation de confiance avec la Turquie. Mais le personnage Erdogan est réputé pour ses comportements et ses communications excessifs, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. Quand un caractériel ou un sociopathe mange à la même table que vous, il faut tâcher de ménager sa susceptibilité, tout en étouffant et en hydratant le feu de son irritabilité. Or une explosion brutale peut étouffer un feu immédiatement. Si la Turquie a une balance commerciale significative avec l'Europe, ça peut calmer la bête. Mais il s'agirait-là d'une défiance qui pourrait être interprétée comme un déshonneur. Or, on sait que les dirigeants musulmans ont un sens de l'honneur hypersensible, et cette sensibilité peut parfois, naturellement, dériver vers un comportement qui confine à l'irrationnalité. Cordialement, Fraction
  6. Bonjour, Vous persistez dans une comparaison factuelle dont je vous ai dit plusieurs fois que mon élément contradictoire n'était qu'une mémoire résiduelle, je vous demande alors de me croire sur parole, sachant la fiabilité de mes sources. On pourrait mesurer prochainement un éventuel lien entre le R0 et la nécessité du confinement : Si les modestes restrictions suédoises suffisent, à terme, à maintenir un R0 en dessous de 1, alors je ne pourrais que reconnaître le caractère facultatif du confinement. Mais, pour l'instant, dès lors qu'il demeure une exponentialité, même faible, locale, et temporaire, de l'évolution des cas, on ne peut pas se prononcer d'une manière aussi péremptoire que vous. Oui, la carte européenne de la contamination pré-confinement ne ressemble pas à une mosaïque qui laisserait entendre que le facteur comportemental prévaut sur le facteur météorologique. Même si ce n'est qu'une intuition géométrique, cette carte est régulière, contiguë, et on en devine même un épicentre statistique, indiquant une éventuelle condition optimale de la propagation virale.
  7. Depuis le début, vous sollicitez une comparaison avec la Suède, alors que mon discours initial ne reposait que sur une audience médiatique que je ne pourrais jamais éditer ni revisionner. Mais je ne peux pas me résigner à laisser sous-entendre que le confinement ne sert à rien. Les indicateurs sont multiples, j'en compte au moins cinq. Oui, le R0 détermine le degré d'exponentialité de la propagation du virus à un instant t. Il peut effectivement subir des aléas, des oscillations, sans affecter significativement l'évolution du volume de contaminés. Mais il demeure un indicateur de tendance. En outre, la comparaison entre la France et la Suède peut être biaisée par de nombreux facteurs géographiques, démographiques ou sociologiques. Ces deux pays sont trop différents pour que comparaison valle raison. Je voulais vous ramener vers les sentiers battus d'un compromis nécessaire. On sait, depuis le premier semestre, que le confinement est efficace contre la pandémie, et on sait aussi que c'est le seul remède connu contre son évolution exponentielle, sachant que les gestes barrières et le "tracing" n'ont pas suffi à préserver l'Europe d'une deuxième vague. Le virus semble choisir son territoire en fonction de paramètres météorologiques, avant de le choisir en fonction du comportement de ses cibles.
  8. A propos du R0, je ne vous suis pas. Parlez-vous de sa mesure ou de l'interprétation de cette mesure ? Je viens de passer en revue les références Yahoo sur le Covid en Suède, et c'est peut-être un effet d'échantillonnage, mais j'ai l'impression que l'optimisme de votre discours n'est pas corroboré par cette ambiance contextuelle.
  9. Oui, je suis désolé de vous apprendre que je ne suis pas journaliste professionnel, et que je suis dépendant des médias, que j'oublie souvent aussitôt que je les entends. Il y a une discrimination à opérer : il est scientifiquement établi que les bars, les salles de sport, et les restaurants sont des foyers de contamination à risque élevé. Les commerces de proximité sont moindrement contagieux. Tout n'est pas noir ou blanc, l'art de la décision est aussi la science de la compromission. Là, en l'occurrence, le compromis doit être hyper-vigilant, non démocratique, et surtout maximiser le ratio "bénéfices / risques".
  10. Désolé, mais je ne dispose pas d'éléments factuels suffisants pour débattre d'une comparaison en profondeur entre la France et la Suède. Je réagissait suite à une comparaison récente, de LCI probablement. Elle était accablante pour la Suède, en toute relativité. Vous tentez de marginaliser mon argument "X années de vie = Y licenciements". Mais vous le marginalisez par son exception, et non par sa règle. Pour que deux disciplines fusionnent, comme la santé et l'économie, elles ont besoin d'un étalon, d'une unité commune. Analogiquement, ce qu'on appelle le "Système d'Unités International" est un pont linguistique interdisciplinaire. Si vous refusez ma formule "X années de vie = Y licenciements", alors vous encouragez le rapport de force et de communication agressive des antagonistes.
  11. La Suède fait ce qu'elle croit devoir faire. Je n'ai aucune leçon à donner. L'opposition "santé publique / économie" ne peut faire que des perdants. Mais la bonne intelligence de ces antagonistes consisterait à contractualiser une mesure commune, un étalon, au moins capable de comparer les deux. Ainsi, je peux faire dans l'obscène aussi, pardonnez-moi mais c'est parfaitement loyal : un an d'espérance de vie, ça vaut combien de licenciements ?
  12. Je suis peut être un peu bigleux, mais j'ai l'impression que ces données statistiques ne sont pas rapportées la quantité de population. Quoiqu'il en soit, l'impact du Covid semble avoir une préférence géographique inexpliquée, qui dépend peu de la discipline civile locale, et qui dépend surtout de ses caprices paramétriques : pression, chaleur, humidité,...
  13. Je m'informe sur Le Figaro, Le Monde, LCI, et CNews. Je ne saurais pas identifier davantage mes sources en ce qui concerne mes arguments. Mais ce que je dis, je saurais le défendre. Il apparaît qu'au niveau des indicateurs hospitaliers, R0 compris, la Suède est sur le point de croiser les courbes françaises, à la hausse, si ça n'est pas déjà fait. Ce qui signifierait que la France a pris de meilleures décisions que la Suède, du moins en termes sanitaires.
  14. Il y a quatre courbes à analyser : _ La courbe des contaminations. _ La courbe des hospitalisations. _ La courbe des réanimations. _ La courbe des décès. Il faut que chacune de ces courbes s'infléchisse durablement. Le focus gouvernemental est obsédé par la courbe des réanimations, car c'est le maillon faible de la chaîne de responsabilités. La saturation en réanimation sera l'épreuve de réalité de l'exécutif. L'idée que des patients graves seraient laissés à l'abandon dans les couloirs de l'hôpital est insupportable, et indigne d'une république opulente.
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