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Fraction

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À propos de Fraction

  • Rang
    Forumeur alchimiste
  • Date de naissance 12/28/1976

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    Homme
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    Paris
  • Intérêts
    Injecter de l'énergie structurante dans mon environnement.

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  1. Bonjour, De toutes les formes de prostitutions organisées, le mariage, contractuel ou unilatéral, a conquis la planète avec une telle systématique qu'il est légitime de s'interroger sur son bien-fondé darwiniste : _ La fidélité répond probablement, initialement, à un impératif hygiénique qui a décimé les tribus primitives indisciplinées. _ En outre, l'infidélité n'est pas symétrique entre les sexes, compte tenu du monopole de l'utérus et de la distributivité des spermatozoïdes, ce pourquoi la polygamie est plus répandue et moindrement traîtresse que la polyandrie. _ La contractualisation ou l'unilatéralité du mariage ont pour effet de permuter le sens de la sélection sexuée. _ La reproduction par séduction est un préalable évident de l'accélération de l'évolution : l'humanité devient ce qu'elle aime par le biais du choix du partenaire, et ce choix doit être le plus personnifiant possible. Ce discours ne s'inscrit pas dans le scénario scientifique, dans la mesure où son évidence est davantage rationnelle qu'objective. Cordialement, Fraction.
  2. Bonjour, Le genre angélique est un mentaliste inné et systématique. Les anges sont incorporés dans un scénario mental finaliste. C’est-à-dire que ce scénario ne se détermine pas en amont, mais en aval, a posteriori de l’interprétation. C’est un peu comme si notre administration se dirigeait non pas par l’instruction autoritaire mais par une obligation de résultats rétroactive. Les anges sont tantôt immanents, c’est-à-dire des esclaves représentatifs, tantôt transcendants, c’est-à-dire des manipulateurs. Ce manipulateur est suggestif et avalisé par notre système de référence, donc largement supporté par nos croyances. Il est donc dans une superposition d’états, comme une particule quantique indéterminée, à l’image de notre doute et de notre foi. Sa qualité d’intervention va de la bienveillance consanguine à l’aliénation schizophrénique. Mais cette adversité est endogène, donc son immoralité est limitée, et son impact est même optimisé par le dimensionnement de la conscience. A quoi bon faire du mal à son hôte lorsque la peur suffit ? Le vice systémique majeur d’une telle ontologie réside dans la projection d’un ego environnemental monstrueux : c’est le complotisme et son procès d’intention pervers. Ce que je dis là déroge à ma qualité d’acteur en immersion, pour me positionner en observateur émergé. Ça peut même devenir transgressif comme un inceste moral. Mais la vie me remettra en immersion candide automatiquement. Cordialement, Fraction
  3. Fraction

    La paille et la poutre

    Bonsoir, Rejeter la faute sur les autres, sur le système, est parfois un moyen de se défausser, de se déresponsabiliser. Le système est majoritairement bienveillant et sa violence est marginale. J'en ai fais amende honorable. Mais il ne faudrait pas tomber dans l'excès inverse : les autres ne sont pas blancs comme neige et le système n'est pas un parti unique infaillible. Les autres, les braves gens, s'inscrivent dans un scénario sociétal : famille, entreprise, nation. Or ce scénario est partial, et inconsciemment, il ne tolère pas la rébellion. Notre nation est démocrate et républicaine, mais la réalité qui la conditionne a souvent des réflexes staliniens. On peut vivre la pire des vies dans le meilleur des mondes, et le meilleur des mondes est incapable d'héberger la meilleure des vies. Pour ce qui est de la faute humaine, faisons semblant d'être indignés. Faisons semblant d'être hystériques lorsque notre fils vole des bonbons, ou lorsqu'il violente son prochain. Les députés savent se racheter une virginité en 24 heures, et les femmes sont toutes vierges. Mais ne perdons pas de vue que l'essentiel du mal est tantôt inhumain tantôt surhumain. Cordialement, Fraction.
  4. Bonsoir, Pardonnez ma technicité, mais je crois qu'elle est nécessaire. D'un côté, il y a l'IA classique, et de l'autre, il y a l'IA quantique. L'IA classique est ontologiquement dissociée, alors que l'IA quantique est unifiée. Cela signifie que les bits, éléments informationnels du calcul, sont tantôt intriqués, donc ontologiquement associés, tantôt indépendants. L'IA classique bute systématiquement contre un mur, c'est le mur de l'explosion combinatoire. Mais l'IA quantique ne connait pas cette limite, ou alors dans une moindre mesure. Mais me direz-vous, l'intrication ne fait pas la conscience. Pour qu'il y ait "conscience", il faut qu'il y ait "notions". Or les notions ne sont pour l'instant pas programmables, même pour l'IA quantique. Et selon moi, elles ne le seront jamais. Ce serait trop long de vous expliquer ici mon point de vue, aussi je me permets de vous proposer un lien vers mon blog : Cordialement, Fraction
  5. Bonsoir, Il ne faut pas aller sur un forum dans l'espoir impérialiste de convaincre les autres. Il faut y aller dans un esprit de fraternité horizontale. En cela, l'argument d'autorité y est implicitement proscrit. Et la bêtise de l'autre n'est plus un ennemi rebelle ni despotique, mais une intelligence sœur à faire mûrir. Ce que vous dites est vrai : poser une question complexe est une invitation pour les gens simples à disqualifier celui qui la pose. Cela fait 20 ans que je fréquente les forums et la meilleure posture que j'ai trouvé pour répondre au mauvais esprit, c'est tantôt l'humour tantôt la dramatisation aggravante de leur critique. On ne changera pas le monde ni les autres, mais il demeure possible de constituer une confrérie de circonstance, sympathique et connivente, susceptible de changer une certaine donne environnementale. Cordialement, Fraction.
  6. Bonsoir, Ce que vous dites là me parle beaucoup. Notre réalité est douée d'une excellence illustrative et représentative. Mais fort de ma modeste expérience, j'ai cru constater que notre réalité était aussi très médiocrement interactive. Le relief de l'autre et la perspective du monde ne sont que des interprétations. La raison de cette platitude impotente est soit trop intelligente soit trop inepte pour en parler ici. J'ai aussi constater que la plupart des portes environnementales étaient définitivement closes, comme des non-sens ornementaux. L'acharnement chronophage à tenter d'ouvrir malgré tout ces portes vaines peut même générer certaines brutalités spontanées. Peut-être que la bonne philosophie consiste à papillonner de porte en porte, en privilégiant l'opportunisme à l'obsession. La bribe d'illusion que représente l'amour a tendance à dégénérer au fur et à mesure qu'on l'exploite. Oui, l'amour est possible, mais il ne faut pas trop lui en demander. La qualité de jugement est rare, et envisager sa femme comme sa meilleure amie est une dénaturation. En outre, quel que soit votre interlocuteur, votre partenaire, votre relation l'inscrit spontanément dans un scénario exogène et apathique. Passer plusieurs heures en compagnie de sa moitié peut, si vous manquez de grain à moudre, tourner aux reproches et à la rétrospective culpabilisante. Comme dit la chanson de Cabrel, "il n'y a pas d'amour sans histoire", or l'histoire est majoritairement faite d'emmerdes dont certaines sont plus éloquentes et prolixes que d'autres. Il faut vraiment aimer ça, si bien que le célibat et la solitude disposent de nombreux avantages malgré leur amertume. J'aurais tendance à définir l'amour comme un bonheur puissant mais insuffisant, alors que le sentiment de bienveillance de notre condition, au sens large et restreint, serait davantage structurant. Cordialement, Fraction
  7. Vous persistez à me faire dire ce que je n'ai pas dit malgré mon explicitation. Vous transformez " le bien génère DE la contrainte" en "le bien génère la contrainte". Du coup, ça n'a plus aucun sens.
  8. Ne me faîtes pas dire ce que je n'ai pas dit. "Le bien génère de la contrainte" ne signifie pas que toute contrainte est bénéfique.
  9. Bonjour, J'ai un peu pêché par perversion sémantique. Et face à votre critique, je suis contraint de reformuler : Le bien absolu est générateur d'une contrainte, et cette contrainte est vécue et interprétée comme un mal. Le darwinisme offre souvent la possibilité de visualiser, par analogie, les appareils de la vertu. Si les animaux ne subissaient aucune contrainte environnementale, si tout leur était dû, alors ils n'évolueraient pas, voire ils régresseraient. Et les batraciens n'auraient pas eu besoin d'évoluer pour fuir leur condition austère. Il existe également une analogie mécanique qui distingue le mal et la contrainte. Soulever une altère de 200 kilos est impossible, et cela risque même de vous coincer un disque vertébral. C'est un mal. Mais soulever une altère de 50 kilos est possible et cela vous rendra plus fort. C'est une contrainte. La différence entre le mal et la contrainte est une question de dosage, tout comme les poisons peuvent devenir des médicaments par une posologie adaptée. Il existe même des maladies vertueuses. La thalassémie B est une maladie génétique qui atrophie les globules rouges. Et pourtant, cette maladie permet à ses créatures de lutter contre le paludisme. L'évolution, le bien, la vertu, est souvent le fruit d'un compromis, d'un ratio bénéfice / coût, que la nature connait depuis toujours. Cordialement, Fraction
  10. Le Bien absolu est générateur d'un mal relatif. Devons-nous nous éveiller et nous discipliner à cette réalité culturellement et moralement compromettante, ou devons-nous rester innocents et laisser faire la nature ? La Nature enchaîne les bêtises, mais elle est géniale lorsqu'elle n'a pas le choix. Le rôle du scientifique et de l'industriel est alors de mettre la nature au pied du mur, et de lui extirper son pouvoir bénéfique. La pharmaceutique jouit d'un effet placebo systématique : les placebos sont crédibles a priori, et les médicaments sont crédibles a posteriori. Mais jusqu'où et jusqu'à quand cette illusion durera ? Devons-nous nous résoudre à la fatalité infantilisante de l'illusion, ou devons-nous nous affranchir de cette illusion pour mieux appréhender notre réalité si spéculative ? Cordialement, Fraction
  11. Bonjour, La fin des temps ne signifie rien pour moi, et l'avènement du royaume de Dieu est tributaire de notre faculté disciplinaire à l'accueillir et à le reconnaître. Scientifique amateur, j'envisage la révolution quantique comme une rupture équivalente à l'apparition de l'écriture. En effet, le quantique nous offre la possibilité de sonder le possible plutôt que le réel, et il ouvre une brèche traumatisante vers l'idéalisme. L'histoire donnera raison ou tort à cette extrapolation. Les humains ont besoin d'objectiver et de personnifier leurs fantasmes, c'est un automatisme cognitif. Aussi, la fascination pour tel ou tel homme charismatique est nécessaire à leur faculté de représentation. Vous citez Monsieur Macron en lui offrant une dimension historique hypothétique. Effectivement, les décisions actuelles seront plus déterminantes que les décisions de la deuxième moitié du 20ème siècle, parce que nous sommes à la croisée des chemins, à l'heure de vérité, et que l'innocence et l'insouciance ne nous sont plus permises. Mais l'homme providentiel n'est pour moi qu'une incarnation représentative qui offre aux yeux, aux cœurs et aux esprits, la synthèse d'une maturation populaire beaucoup plus large et massive. Les catholiques latins ont un affect magique qui a le pouvoir d'invoquer cet homme providentiel comme illusoirement tombé du ciel. Mais les protestants ont un esprit plus fédéral, donc plus fidèle à la réalité tellurique des hommes. Le contrat entre le Ciel et la Terre devra jouir d'une fenêtre opportuniste qui réconciliera les promus et les déchus de circonstance, sans quoi l'humanité restera jugée pour sa nature et le bien demeurera privatif. Cordialement, Fraction.
  12. Bonjour, Il y a même des juifs antisémites. Voyez donc où va le monde. Que Dieu ait un pouvoir exécutif incarné dans telle ou telle communauté est sans doute un moindre mal face à l’injustice de la Nature et l’ineptie de l’Histoire. Le verbe de Dieu transite quasi-systématiquement par le verbe humain. Encore faut-il que l’humain puisse être l’hôte et le véhicule de ce verbe. Cordialement, Fraction
  13. Bonjour, Discuter du peuple juif est toujours délicat compte tenu de la charge historique et d’une actualité sous tension. Est-il possible d’offrir une définition approximative de l’âme juive sans tomber dans l’essentialisme ? Je dirais que, majoritairement, le peuple juif se caractérise par sa qualité d’éveil, et moindrement par sa qualité motrice. En effet, il est aisé de constater que de nombreux juifs occupent une fonction relative à la cognition, à la décision, et à la représentation, plutôt qu’à l’industrie et à l’ouvrage. Cette qualité d’éveil exceptionnelle peut même nous renseigner sur la nature première du Dieu monothéiste. Mais essentialiser cet éveil serait erroné : Il y a des juifs de gauche, de droite, des juifs croyants, non croyants, ils occupent l’ensemble des spectres intellectuels avec des préférences marginales. Culturellement, les juifs sont des symbiotes infiniment adaptables à leur culture hôtesse, et génétiquement le peuple juif n’est plus une race homogène depuis des millénaires de brassage. Cela peut signifier que l’ontogénèse si particulière de l’esprit juif s’opère par la suggestion collective. L’argument du déicide juif envers Jésus Christ n’étant qu’une surinterprétation malhonnête de l’histoire, je suis certain que cette lecture trompeuse n’intéresse ni les théologiens ni les fidèles. L’antisémitisme que vous dénoncez est pour moi du même ordre que l’anti-intellectualisme, l’anti-américanisme, l’homophobie, l’antiélitisme : voilà une liste symptomatique que l’on pourrait interpréter comme la quinte-flush de la loose. L’antisémitisme se manifeste souvent comme une revanche, aveugle, je dis « aveugle » parce que la plupart des antisémites ne connaissent aucun juif. Et le fantasme complotiste peut être un bon moyen d’objectiver son échec personnel en vue d’un exorcisme protocolaire : « je n’ai pas été reconnu parce que l’ordre établi est indigne ». L’histoire de l’antisémitisme européen a instillé à ses peuples un sentiment de honte, et un vœu de contrition collectif. Mais pour combien de temps ? La honte collective a-t-elle une date de péremption, compte tenu de l’irresponsabilité et de l’ignorance des générations nouvelles ? Les vieux réflexes irrationnels peuvent-ils émerger à nouveaux ? Le discours décomplexé semble parfois refaire surface, et la présence musulmane en Europe ne souffre pas du même complexe, car sa communauté n’a pas vécu la guerre de la même façon que nous. Cordialement, Fraction
  14. Bonjour, Sémantiquement, je dirais que le complément d’objet de la responsabilité, c’est la maîtrise. On ne peut être responsable que de ce qu’on maîtrise ou de ce qu’on est censé maîtriser, la négligence étant l’ombre motrice de cette maîtrise. Si un facteur exogène imperceptible et imprévisible compromet votre maîtrise, alors votre responsabilité n’est plus engagée. L’exemple le plus paroxysmique de la responsabilité est celui de l’administration de la mort. L’euthanasie ou la peine de mort posent moins de problèmes moraux que de problèmes de responsabilité. Il peut, dans certain cas extrêmes, devenir moral d’administrer la mort avec préméditation et gratuité, mais cela peut mettre en scène une responsabilité dénaturante et même monstrueuse pour celui qui en a la responsabilité. Et déléguer à un tiers irresponsable le pouvoir de tuer ne résout pas le problème : puisque c’est le délégateur assermenté qui reste responsable. D’un point de vue plus ontologique, la responsabilité est corrélée à la représentativité et à sa dignité. On est responsable de ce qu’on représente, et on représente ce dont on est digne. Cette dignité est faite de compétences, c’est le fameux « être à la hauteur » de l’enjeu. Et cette représentativité est faite de transposition référentielle : pour représenter dignement la santé publique, il faut préalablement être capable de transposer fidèlement la doléance de la santé publique dans son propre système de références : _ Je suis subjectivement représentatif de mon outil, de mon appareil, de mon ministère, parce que j’ai réussi à m’imprégner fidèlement de sa doléance et de sa douleur. _ Je suis objectivement digne de mon outil parce que ma motricité et ma coordination lui sont parfaitement adaptées : mon outil et son potentiel son dans la continuité de ma faculté de décider. Cordialement, Fraction.
  15. Bonjour, Non je ne connais pas cette référence philosophique. Mon intention consistait seulement à définir la condition humaine sous une approche systématiquement subjective et accessoirement objective. Ce que vous qualifiez de "personnel" relève davantage d'un relativisme de l'impact subjectif que de son universalité collective : Peut-être que l'architecture haussmannienne n'a pas le même impact chez vous que chez moi, puisque nos deux systèmes de références sont différents. Mais il n'en demeure pas moins que Haussmann a un impact universel, sur tout le monde, et c'est cela que je voulais mettre en avant. Cordialement, Fraction
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