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Jedino

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Tout ce qui a été posté par Jedino

  1. Jedino

    Préface

    Ca tombe bien, j'entame la physique au second semestre normalement !
  2. Jedino

    De l'art du renouveau

    Quelqu'un qui cherche sans jamais trouver, comment est-il vu? Sinon comme un raté, quelqu'un qui fait preuve de velléité plus que de volonté ? Si tu as raison, et que le chemin enrichit plus que l'arrivée, pourquoi valorisons-nous le résultat plutôt que le progrès ?
  3. Jedino

    De l'art du renouveau

    N'est-ce pas pourtant ce que nous cherchons, des réponses ?
  4. Il était un temps où l'homme, à l'état de nature, gambadait gaiment dans la prairie. Il se montrait sautillant, souriant, aimable avec tous. Il n'avait de cesse de se faire pardonner, de demander à la bête si elle accepterait de mourir pour le nourrir, et ceci, avec grande tristesse. Bref, il ressemblait à un sage, capable de pleurer avec les arbres et de partager son logis avec les animaux. Arriva alors en ce paradis le démon. Certains l'appellent femme, d'autres diable. Mais de ces histoires, laquelle croire ? Il existe une histoire qui voudrait qu'à force d'accumuler, que de l'habitude de garder pour plus tard ses quelques noisettes et racines, l'homme en serait venu à vouloir toujours le grossir. Ou plutôt, dans la mesure où il ne cessait de trouver des choses à stocker, il continua, et continua, jusqu'à arriver à un tas plus grand qu'il n'en aurait eu besoin. De là, bon observateur, son ami et voisin eut une semblable idée. Il constitua ainsi son propre trésor. L'histoire ne précise pas quand, elle n'en précise que le pourquoi : alors que notre premier homme constatait, malheureux, que sa réserve diminuait à force de consommer et de ne plus pouvoir rentrer autant qu'il y parvenait auparavant, il comprit. Il comprit, oui, le lien qui se faisait logiquement : si je suppose que la capacité à ramasser est limitée, et que je ne réussis plus à en ramasser comme autrefois, c'est que quelqu'un prend aussi par ailleurs. Difficile de savoir si toutes les autres hypothèses avaient traversé sa réflexion, il n'empêche que la bonne et évidente se présenta à sa conscience : voilà que son semblable lui volait ses biens. De là naquit la jalousie et, finalement, l'état de guerre. Une bien belle romance, vous en conviendrez. Nous en arriverions presque à excuser cet homme et son raisonnement ô combien logique et innocent. Car, ne l'oublions pas, il n'avait nullement l'intention de nuire à l'autre homme, et ceci, même après son constat. Tout ceci manque néanmoins de nuance. Mais je vous laisse ici à vos opinions, et j'en reviens à mon propos. De tout ceci nous en sortons un homme qui a ses vices, défauts et qualités. Une bien grosse dinde capable de voler sans plumes et osant toujours, malgré tout, se jeter dans le vide avec l'espoir d'y retomber droit. Et il est vrai qu'à mieux regarder son Histoire, elle ne manque pas une occasion de s'y réessayer. Preuve d'un courage et d'une naïveté dont nul autre animal ne viendra revendiquer le titre. Et quel bel atout ! Que celui de pouvoir se flatter avec joie en inventant et réinventant des qualificatifs pour imaginer et imaginer à nouveau son propre talent. Comme si, dans le fond, la construction la plus haute n'était pas à bâtir en dehors, par des tours imposantes, des ponts gigantesques ou des bateaux monumentaux, mais en-dedans. Est-ce un besoin de se rassurer ? De combler un manque ? Admirons toutefois la magnificence de ce travail tant le degré d'abstraction augmente à chaque époque. Le plus extraordinaire tient peut-être dans l'intelligence de la démonstration, c'est-à-dire être capable de faire la preuve par une construction intellectuelle quelconque d'une idée par définition abstraite. Je ne sais pas vraiment ce que vous pensez de tout cela, vous. Il est possible que ce discours vous ait horripilé au point d'en avoir cessé toute la lecture bien avant de tomber sur cette phrase-ci. En ce cas, vous parler alors que vous êtes absent est une aberration. Que voulez-vous, des aberrations naissent la science. Un jour, je le prédis, il fera sens de parler à quelqu'un qui n'est pas là. Reste que pour le moment, notre homme se cherche. Il se cherche parfois tant qu'il finit par tenter de trouver quelqu'un d'autre. Et en effet, je n'ose m'imaginer un jour me lever et voir dans mon miroir que celui que je suis n'est pas moi. Je ne suis pas convaincu non plus qu'il soit meilleur de se trouver soi un jour. Imaginez un homme gentil et un peu niais qui, à l'occasion d'un petit événement insignifiant, finit par comprendre qui il est, à savoir un monstre. Folie! Crions-nous en coeur, effaçant du même coup l'épine que nous avons sous le pied. Folie ? Ou bien est-ce là plutôt de l'humanité ? Qu'est-ce que l'humanité, finalement ? Sinon ce que nous en faisons, en dessinant, chaque matin, une nouvelle esquisse ? Je vous le demande une dernière fois : n'est-il pas curieux de parler de liberté et de se défendre par nos contraintes existentielles ? Faisant de l'homme, ce "nous", un bon-homme qui n'attend que le bon moment pour être mauvais. Mais peut-être ne fait-il que tenir à ce qu'il peut avoir, ou rêve d'avoir. Et il est paraît-il humain de défendre ce que nous avons et qui nous a été pris. Ou animal, c'est comme vous le préférez. Je divague cependant. Vous m'en excuserez. Sauf si vous estimez que je vous ai pris excessivement votre temps. De fait, vous vous en défendrez. Que ce soit par la critique, le silence ou la raillerie. Et vous, avez-vous déjà été en quête d'un homme durant votre journée ? L'histoire raconte que lui n'en a jamais trouvé. Est-ce qu'une existentielle inconsistance suffit à rendre absente toute présence ? Ola ! Je jongle avec des concepts compliqués. Voilà ! Je me suis perdu dans mon raisonnement. Vous n'en aurez du coup pas la conclusion.
  5. Si je vois bien ce que tu penses de la compétition, quel serait ton avis sur l'adversité ? Est-ce vraiment quelque chose de négatif ?
  6. L'alternative internationale hors-série et le cahier des sciences sur les sociétés secrètes.
  7. Le PCF avait 40% des votes à la fin de la deuxième guerre mondiale. Si révolution il voulait, il aurait pu la faire. Confondre le PCF et l'URSS, quand bien même ils étaient en contact, est encore une erreur dramatique de nos jours. Et je maintiens, le PCF n'a tué personne. Bien moins que tout ce qui peut se prétendre républicain dans notre pays.

  8. Jedino

    Et de cent

    Mais je te le souhaite, oui !
  9. Autrement dit, nous sommes mû par la quête de reconnaissance par autrui ? Mais allons plus bas, alors. A quoi je te répondrai que oui pour une raison très simple : nous avons horreur de l'ennui, de cet ennui indésiré. C'est là où nos passions ont un grand intérêt : elles occupent nos jours, et ceci de façon à ce que nous en tirions du plaisir. Nous sommes d'accord sur le fait que le partager avec quelqu'un donne probablement une ferveur particulière à cela, dans la mesure où l'autre est capable d'accomplir plusieurs actions par rapport à cela (nous féliciter, nous en faire un jugement, nous guider par des conseils, des impressions, etc). J'ai du mal à saisir ce qui rend l'idée qu'une passion peut se vivre seul si aberrante. N'oublions pas qu'avant d'être une activité, c'est-à-dire quelque chose qui se fait en rapport avec l'autre, la passion est une occupation sur laquelle nous accordons beaucoup de notre attention. Et comme toutes les occupations elle se fait pour soi (car à quoi bon s'occuper pour un autre?), et cette occupation peut être faite avec d'autres (le cas du sportif par exemple) ou en rapport avec d'autres (un artiste et son public). Le problème vient peut-être du fait que nous cherchons un degré d'abstraction trop élevé, voulant absolument mettre dans un même cadre toutes les passions. Peut-être est-ce plus complexe. Mais je vais te proposer une expérience de pensée aussi : imagine-toi dans la peau d'une personne qui est désintéressée pour des raisons biologiques de tout rapport humain, ou qui du moins n'en a pas une vision semblable de nous. Tu peux imaginer le cas d'un autiste, si tu le veux. Imagine cette personne capable de passions, ce qui est d'ailleurs vrai de l'autiste qui peut avoir des qualités supérieures à une normale et peut s'adonner à des activités de manière passionnelle. Peut-on encore vraiment parler d'un véritable but social, même inconscient ? Ou n'est-ce pas plutôt d'abord une primauté d'un intérêt personnel ardent, et ceci sans arrière pensée aucune, sur laquelle peut se greffer l'oeil d'autrui, ce qui ne fait qu'encourager la personne? J'imagine davantage ça comme une forme de cercle vertueux (ou vicieux si la reconnaissance n'est pas là, encore que la personne peut douter de l'avis d'autrui), et moins comme un schéma cause-conséquence, ou plutôt, moyen-fin.
  10. Dans "jeu", il y a aussi une dimension de "compétitivité", "le goût de l'adversité". Dans "sens", je mettrais peut-être aussi "le goût du risque". Par exemple !
  11. Bonsoir ! Je te répondrai quand j'aurai le temps.

  12. Je fais de la poésie, moi, môssieur. Veuillez vous hisser à la hauteur de cette géniale phrase! Mais sinon, ça doit être ça.
  13. Jedino

    Et de cent

    Comme tu dis ! Mais pas trop, je révise ma centaine, maintenant. Hahaha ! Moi? Jamais, voyons. Les intentions que tu me prêtes, ma parole !
  14. Jedino

    Boule à facettes

    Je te sens plus positive que d'habitude !
  15. Que vous êtes mignonnes dans votre insolente vergogne qui me fout en rogne.
  16. Paraît que j'ai le goût du morbide. Paraît aussi que je suis un con. Pour l'un, c'est mon côté artiste génial. Pour l'autre, il faut bien que les gens aient une opinion. Il paraît finalement beaucoup de choses, et probablement pas mal de choses vraies. Mais au fond, est-ce que c'est important ? Je vais vous faire une confidence : autrefois, j'étais fou. Je me suis laissé convaincre que mes agissements et mes pensées tenaient de la déraison. Maintenant, je me sens en phase avec moi-même. Quelqu'un de normal, en somme. C'est vrai qu'à l'époque, il m'arrivait de menacer les passants avec une hache. Cela m'amusait. Voir ces petites bouilles passer de l'indifférence à l'attention la plus extrême pour moi. Comme quoi il n'en faut pas toujours beaucoup, pour exister. Parfois aussi, je déposais quelques lettres affreusement écrites pour rappeler, à terme, à mes voisins à quel point il est essentiel de savoir pourquoi nous vivons et comment il nous faut vivre. Croyez-le ou non, j'ai un côté pédagogue. Après ça, je dois l'admettre, il m'est arrivé de faire deux ou trois bêtises. Par exemple, j'avais oublié un des couteaux que je porte constamment sur moi sur un rayon d'un supermarché. Le problème, c'est que je n'avais pas encore nettoyé le sang qui était dessus. Le hasard a souhaité que le même jour, quelqu'un s'en prenne à une des personnes qui y travaillait. J'ai donc été retrouvé et interrogé et, ma foi, dans la mesure où cela était "mon" couteau, nul ne m'avait cru innocent. Depuis, j'ai compris. Il est mal vu et malvenu de rencontrer du monde en ayant des lames sur soi. Voilà pourquoi je les ai, à contrecœur, abandonnées dans mon sanctuaire. J'invite d'ailleurs des amis dans cet endroit où je me sens parfaitement bien. Je dois dire qu'il me ressemble. Il est un moi extérieur. Nous avons, pour arriver à un tel résultat, énormément travaillé. Je ne suis pas certain que nous ayons réussi à obtenir ce que nous ambitionnions, mais peut-être étions-nous trop soucieux de bien faire. Mon côté brouillon résout mon problème de perfectionnisme. Par l'absurde, la décadence du sérieux, il m'a été possible de déconstruire ma singularité. Soit. Qu'en est-il, alors, de ma banalité ? Il m'a fallu y travailler. De nombreuses heures. Des jours entiers. Perdre son être n'a rien d'aisé. Je ne voyais qu'une méthode, à ce moment-là : transformer l'être en avoir. J'ai donc cherché à obtenir, obtenir, obtenir. Et j'ai amassé, amassé, amassé. Des montagnes de biens, de satisfactions éphémères, de douceurs censées caresser mon âme (quand il ne faisait que caresser mon appétit). Tout ceci jusqu'au jour où je compris, d'une part, que ce n'était qu'une apparence de destruction. Je ne faisais que le dénaturer, sans jamais l'annihiler. D'autre part, qu'il existait un autre moyen d'y parvenir : lorsque l'inonder dans l'inutile ne fonctionne pas (et c'est là la méthode des faibles), il ne reste que la violence. J'ai scrupuleusement, dès lors, déposé un morceau de moi chez chacun de ceux qui m'ont croisé. Je tiens à m'en excuser, ce n'est en rien contre eux. Le plus ironique dans l'histoire, c'est qu'en cherchant à me défaire de mon âme, j'ai fini par la trouver. J'ai pu la toucher, la sentir, palper son élan. C'était magnifique. Magnifique, et très court. Nous revenons sans cesse de ces instants magiques. Pour retourner à notre état d'homme qui se cherche, qui en cherche, et n'en voit aucun.
  17. Jedino

    La marche "unitaire" dimanche

    Crumb, je te sens chaud pour écrire un roman du style : "L'homme qui n'y était pas allé" ou "L'homme qui voulut sauver sa nation" :D Mais il n'y a pas que du faux dans ton propos. Un peu trop de cognac à mon goût, cependant.
  18. Jedino

    La marche "unitaire" dimanche

    Sauf que contrairement au nazisme, qui avait clairement pour but de faire des morts, le communisme n'a jamais existé et mis en application. Stalinisme, maoisme, ce sont au mieux du "socialisme", et encore, il faut se faire du mal pour aller dire ça. Maintenant oui, on est en droit d'être contre. Mais ça n'a rien à voir avec le fascisme ou le nazisme, ou même l'islamisme radical.
  19. J'ai fini : La pauvreté du style a été la critique initiale du livre. Et à qui cherche bien, c'est en fait sa force. Ca, et sa façon curieuse de narrer les choses. D'où en effet la sensation de bizarre. Un livre génial !
  20. Jedino

    7 janvier 2015

    Il faut en parler, c'est déjà un départ.
  21. Jedino

    L'avant dernier

    Quand j'entends empathie, j'entends en avoir pour quelqu'un, donc non pas l'accueillir, mais aller plutôt vers lui.
  22. Jedino

    L'avant dernier

    Ce sont les excès qui sont critiqués, en général. Mais on arrive vite à penser que tout est mauvais, oui.
  23. Jedino

    "Tu n'es pas mon psy !"

    J'ai eu quelques cours sur la façon de faire des entretiens, cette année. C'est resté très général, mais tu as globalement raison. L'objectif n'est pas de répondre à la place de l'autre, mais de l'amener à raconter, poser le questions s'il y en a, et l'amener à trouver de lui-même les réponses. Le rôle de la personne en face est uniquement suggestif, finalement. Elle est là pour guider, pour mettre l'accent sur quelque chose qui semble important, etc. En outre, il vaut mieux éviter de prendre le risque de "casser" la dynamique (en se racontant, par exemple) ou de l'amener dans une direction qui n'est pas celle attendue (la personne ne cherche normalement pas de la compassion mais des solutions à ses problèmes). Tout ça devant être mêlé dans le fait de montrer qu'on comprend ce que nous dit l'autre, nous plaçant ainsi à son niveau, sans pour autant être à ce niveau. Mais effectivement, chercher à savoir ce qui cloche, et ainsi "classer" la personne dans une pathologie, plutôt que de chercher à comprendre la singularité de la personne et d'agir instinctivement en fonction, me semble être une erreur. Je ne sais pas si ça déshumanise la chose, mais ça simplifie en tout cas le problème et, du coup, amplifie le risque de le manquer.
  24. Jedino

    L'avant dernier

    En effet, sur le principe, répondre à quelqu'un qui se raconte, cela consiste à prouver à la fois que tu l'écoutes, mais que tu comprends ce qu'il dit. Cela passe du coup par la démonstration (souvent, la reformulation) de ce qui est exprimé. Pour ce qui est de l'empathie, tu es en droit de le voir ainsi.
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