FFr Mag'

  • billets
    462
  • commentaires
    1 209
  • vues
    3 253 841

Contributeurs à ce blog

Littérature

Noisettes

116 vues

Coucou chers amis lecteurs du Mag

Le mois dernier, nous avons fait la connaissance de Blèmia Borowicz, qui se fait appeler volontiers Boro (qui est plus facile à prononcer pour ses interlocuteur que son patronyme. Ce mois-ci, nous allons entrer dans l'action avec la première grande aventure de Boro qui va le conduire en Allemagne et à la découverte d'une organisation secrète étendue et dangereuse. Et c'est cette première grande aventure qui va lui ouvrir la voie pour débuter sa carrière de photographe et les portes de la gloire. Nous voilà partis en direction de Berlin avec La dame de Berlin, roman publié en 1987, mais l'article sera publié en sept fois car je n'ai pas réussi à le réduire pour en faire un seul article.

Un soir pluvieux de novembre 1931, un homme d'une vingtaine d'années, à l'allure débonnaire, se présente au Select, un bistrot huppé dans le quartier Montparnasse, pour aller à la rencontre d'un client. Le client que recherche le jeune homme, Blèmia Borowicz, qui se fait appeler volontiers Boro, est le constructeur automobile Ettore Bugatti. Lors de ses recherches, il croise le chemin d'un homme qu'il aura l'occasion de rencontrer plus tard. Il trouve alors la personne qu'il recherchait. Et après les formalités d'usage, Boro annonce la raison de sa venue : il a une photographie de la dernière automobile Bugatti, le coupé Napoléon, aussi connue sous le nom de la Royale, qui est tombée en panne le jour-même au Bois de Boulogne. Si cette photographie est publiée, elle risque de faire du mal au constructeur, et au lieu de vendre au plus offrant, Boro, qui a un faible pour les automobiles Bugatti, préfère la remettre à Ettore et Jean Bugatti, son fils. Ce comportement étonne le père et le fils, en plus d'être étonnés qu'un boiteux puisse pratiquer la profession de photographe. Boro leur montre qu'il est tout à fait apte, malgré sa jambe, à prendre des photos de très bonne qualité. Cependant, Boro ne lâche pas la photo gratuitement, il en demande la somme dérisoire de cent quatre vingt quatre francs soixante, qui est le prix d'un aller simple en troisième classe pour Munich par le train. Et comme Boro a refusé les cinq cents francs qu'Ettore a fait pour l' « achat » de la photographie, celui-ci propose au jeune homme le prêt de la Royale pour se rendre à Munich en compagnie de Scipion, l'un des nombreux chauffeurs que la famille Bugatti a à son service. Après cette transaction, Boro quitte le père et fils Bugatti d'un pas léger pour regagner son domicile. En cours de route, il est stoppé par trois gitanes qui lui disent la bonne aventure et d'une des trois femmes lui fait cette révélation : « Plus tard, tu seras l’œil qui surveillera le monde. Tu iras regarder les hommes jusqu’au fond de leur nuit. Méfie-toi alors de ne pas mourir une balle en plein front ». Il n'a pas le temps de demander aux trois femmes ce que cela veut dire qu'elles ont déjà disparu dans la nuit noire. Et en essayant de partir à leur rencontre, il croise la route d'une femme , la Dame de Pique, qui fait commerce de son corps, qui lui raconte des malheurs. Mais Boro voit en cette femme les trois gitanes. Ils restent un moment ensemble avant que la Dame de Pique ne prenne la fuite avec les premiers rayons de soleil qui commencent à percer l'horizon.

Comme tous les noctambules, la Dame de Pique disparaît au lever du jour et Boro reprend sa route vers son domicile qui est une chambre de bonne avec vue sur les toits du XIIe arrondissement de Paris, à proximité de la Porte de Charenton. Alors qu'il reprend la route, il mesure la précarité de sa situation. Il va se rendre à Munich pour retrouver la femme qu'il aime, sa cousine Maryika, qu'il n'a pas revue depuis son départ de Hongrie. Sa cousine débute une carrière très prometteuse dans le cinéma allemand alors que lui, Blèmia Borowicz, est un gribouillon de laboratoire travaillant pour une agence de photographie et qui doit trois mois de loyer à sa logeuse, madame Germaine Merlu, veuve récente d'un avocat véreux. Cependant, il peut compter sur la complicité de Marinette, le rayon de soleil du quartier, fille de sa logeuse, pour regagner avec sécurité sa mansarde avec l'utilisation de mouchoirs de couleur qu'elle installe à la fenêtre de sa chambre pour indiquer au jeune Hongrois, pour qui elle a un faible, les risques encourus. Madame Merlu guette constamment le moment où elle pourra tomber sur son locataire indélicat pour récupérer son dû. Mais la fatigue la terrassant, elle doit quitter son poste d'observation, laissant ainsi la voie libre à Boro.

Alors que Boro a regagné sa chambre, il décide de prendre quelques heures de repos avant le grand voyage qui va le mener à Munich. Il imagine la réaction qu'aura sa cousine, la jeune étoile montante du cinéma allemand et mondiale, quand elle verra son cousin à bord de la plus luxueuse des automobiles qui existe et la satisfaction qu'elle aura en retrouvant son cousin qui l'a quittée pour aller conquérir le pays de son père. Mais c'est Marinette qui sort Boro de son sommeil. En effet, Scipion, le chauffeur qu'Ettore Bugatti a missionné pour conduire le jeune photographe jusqu'à Munich, attend depuis plus d'une bonne demi heure devant l'immeuble. Boro se dépêche de se préparer et en descendant rapidement les escaliers, il demande à la jeune fille de bien vouloir appeler son employeur afin de lui dire qu'il est très malade et qu'il ne peut se rendre à son travail pendant quelques jours. Mais il insiste auprès de la jeune fille pour qu'elle fasse le nécessaire afin de ne pas perdre sa place. La concierge assiste à une scène inimaginable : alors que l'étranger du septième étage a des dettes dans tout l'immeuble, il se déplace avec une luxueuse auto avec un chauffeur noir. Pendant les premières heures du voyage, les deux hommes n'échangent pas un mot. Scipion est concentré sur sa conduite alors que Boro est plongé dans ses souvenirs. Il se souvient du jour où il a annoncé à sa cousine que plus rien ne le retenait en Hongrie depuis le décès de sa mère et qu'il était temps pour lui d'aller marcher sur les pas de son père, mort sur le front français dans les premiers mois de la Grande Guerre. Il devait aller en France, et plus particulièrement à Paris pour exercer le métier de photographe. Au moment où il songe à son père, la Royale traverse une route dans la Marne, lieu où son père a laissé la vie. Mais un rayon de soleil le tire de sa rêverie et il demande au chauffeur de s'arrêter. Et là, il prend le temps de mieux admirer l'auto, chose qu'il n'a pas pu faire la première fois qu'il l'a vue. Très vite, il sympathise avec Scipion. Avant de devenir chauffeur pour nourrir les huit enfants qu'il a de plusieurs femmes, il a été modèle pour les artistes de Montparnasse. Ensuite, il répond aux questions du jeune homme sur la mécanique de l'automobile et sur son statut de rareté car il existe seulement cinq modèles au monde. Et cela est l'occasion pour Boro de prendre sa première leçon de conduite.

Si au au cours de la première partie du voyage, Boro et Scipion sont restés chacun de leur côté en vacant à leurs occupations respectives, dans la deuxième partie du voyage, ils ont commencé à sympathiser et Scipion donne ses premières leçons de conduite au jeune photographe. Alors que les deux hommes font une halte pour pouvoir manger un morceau, Scipion aperçoit une automobile qui lui paraît familière et il décide de la prendre en chasse sans donner d'explication à Boro et ne lui laissant pas le temps de régler la note. Une course poursuite s'engage entre la Royale et la Duesenberg sans que Boro sache de quoi il en découle. Sa seule préoccupation, c'est d'arriver en Bavière avant la tombée de la nuit mais quand il voit qu'au cours de la poursuite, le moteur de la Royale chauffe de plus plus, au point que celui-ci puisse lâcher d'une seconde à l'autre, il coupe le contact, au grand mécontentement de Scipion qui allait arriver à la hauteur de la Duesenberg. Après cela, Boro demande un minimum d'explications au chauffeur et celui-ci lui explique l'histoire. Son ami, le peintre japonais Foujita s'est fait voler, il y a quatre ans de ça, un bouchon de radiateur sculpté par Rodin. Et il est peut-être sur le chemin du voleur supposé et il a la chance de pouvoir récupérer le bien volé de son ami. Cependant, les deux hommes reprennent la route en direction de l'Allemagne, et quelques kilomètres plus loin, ils croisent de nouveau la route de la Duesenberg et Scipion est bien décidé à l'attraper avant qu'elle n'arrive à Strabourg. Cependant, le conducteur de Duesenberg prend la route de Metz, celle que veut prendre Scipion avant que Boro lui rappelle leur destination. La Duesenberg arrive à la hauteur de la Royale et Scipion se rend compte que le radiateur n'a aucun bouchon et le conducteur, avec un fort accent américain, vient à leur rencontre en les complimentant sur les performance de la Royale. Les deux hommes se mettent d'accord pour dire que le conducteur de la Duesenberg n'est pas le voleur du bouchon sculpté par Rodin, mais ils ne se mettent pas d'accord sur l'identité de l'homme : pour Boro, il s'agit de Douglas Fairbank alors pour Scipion,c'est Gary Cooper.

Pendant le trajet, Boro revoyait sa vie. Il a passé les cinq premières années de sa vie en France, grandi en Hongrie et à dix-huit ans, revient en France. Et là, il s'apprête à aller rejoindre sa cousine en Allemagne. Mais il s'interroge à son sujet. Pourquoi Maryika, qui se destinait à une carrière de danseuse étoile s'est retrouvée à faire une carrière au cinéma, bien qu'elle ne portait pas dans son cœur l'industrie cinématographique hongroise ? Comment ses parents ont-ils accepté que leur fille unique quitte le cocon familial pour aller faire une carrière à l'étranger, et le tout, sur trois jours de discussion ? Il savait, en lisant les articles consacrés à sa cousine, que c'est une cinéaste, Wilhelm Speer, qui l'a découverte au conservatoire de Budapest. Mais il ne comprenait pas ce retournement de carrière. Il songe à sa cousine pendant toute la dernière partie du trajet, et une fois arrivé à Munich, Scipion demande à Boro où aller. Boro lui dit dans un cinéma qui projette le film L'aube des jours. Scipion demande aux passants quel cinéma projette le film et deux passants lui répondent en lui indiquant la direction à prendre pour rendre au cinéma en question. Au cours de route, ils tombent sur une boutique louant des vêtements et Boro s'engouffre dedans afin d'y louer une redingote, car il estime qu'après quatre ans d'absence, il est loin d'être présentable avec ses vêtements de tous les jours. Mais pour pouvoir louer les vêtements, il met en gage la roue de secours de la Royale, ce qui surprend Scipion, mais qui n'a pas d'autre choix que d'obéir à Boro.

Boro admire les affiches du film à l'effigie de sa cousine qui sont affichées sur tous les murs du cinéma qui projette le film en avant-première. Mais en regardant les affiches de plus près, il remarque que sa cousine a beaucoup changé physiquement. Il a quitté une jeune fille de dix-sept ans pour retrouver une jeune femme. Pendant ce temps, Scipion est allé à la recherche de renseignements concernant l’équipe du film et on lui donne l'adresse de l’hôtel où elle est descendue, au Regina Palast. Les deux homme s'y rendent et quand il arrivent, ils aperçoivent une foule importante de personnes, et les grooms de l'hôtel se sont improvisés, pour l'occasion, videurs pour maintenir la foule à bonne distance. L'un des groom, Ruddi Reinecker, vient à leur rencontre afin de prendre les éventuels bagages. Sachant pertinemment qu'il n'a aucun bagage, Boro lui fait en fait chercher quelqu'un dans le coffre de la Royale. Avec Scipion, il se rend à la réception de l'hôtel pour savoir si Maryika Vremler est disponible ou pas. Les clients de l'hôtel sont stupéfaits de voir ce duo improbable : un jeune homme à la peau mate et boiteux avec un grand noir avec une boucle d'oreille. Le réceptionniste, Herr Rumpelmayeur, d'un air hautain, lui répond que mademoiselle Vremler ne désire pas être dérangée et qu'elle ne signe aucun autographe dans l'enceinte de l'hôtel. Près de l'ascenseur conduisant aux étages, Boro voit un piano à queue, s’assoie devant et commence à jouer la Deuxième Gymnopédie d'Éric Satié, le seul morceau qu'il a appris par cœur sous l'insistance de sa cousine afin qu'il puisse l'accompagner au piano quand elle dansait. Alors qu'il joue le morceau, une femme ressemblant étrangement à Maryika se dirige vers l'ascenseur sans que celle-ci ne regarde le musicien. Boro l'appelle mais elle ne répond pas. Une fois dans l'ascenseur, la jeune femme se retourne et Boro est très désappointé parce la femme qu'il a pris pour sa cousine une femme qui lui est très ressemblante physiquement. Mais quand il se retourne, il aperçoit Maryika à la réception aux côté du réceptionniste et elle s'approche de son cousin alors que ce dernier à repris sa place devant le piano et elle lui demande de jouer. Une fois le morceau terminé. Boro serre sa cousine dans ses bras, et nonchalant qu'il est, fait miroiter un autographe à Herr Rumpelmayer avant de lui dire que la vedette de L'aube des jours ne signait pas d'autographe. Ensuite, les deux cousins se dirigent vers l'ascenseur.

Maryika fait monter son cousin dans sa chambre. C'est la suite la plus luxueuse de l'hôtel. Après s'être installée confortablement, Maryika va dans une autre pièce pour chercher du champagne, mais au même moment, le téléphone sonne et elle demande à Boro de répondre. C'est un journaliste au bout du film qui demande une entretien avec la jeune actrice, mais Boro l'envoie promener en lui disant qu'elle est indisponible pour le moment avant de raccrocher. Ensuite, il dit simplement à sa cousine qu'il ne peut pas rester ce qui la rend furieuse car elle pensait qu'après quatre ans d'absence, ils prendraient le temps de passer quelques jours ensemble. Son cousin veut comprendre pourquoi elle s'est retrouvée à faire une carrière au cinéma et Maryika lui raconte son odyssée et comment, elle qui a toujours voulu faire une carrière de ballerine, s'est retrouvée à entamer une carrière dans l'industrie cinématographique. Elle apprend à son cousin qu'il y a deux ans de ça, elle s'était retrouvée dans le cortège d'une manifestation ouvrière et qu'elle avait été arrêtée. Après avoir passé une nuit en cellule, son père était parvenu à la faire libérer grâce à ses relations, mais cet épisode a nui à ses efforts pour devenir ballerine. À chaque fois qu'elle passait une audition, malgré les compliments élogieux, elle n'était pas retenue pour les ballets. C'est sous l’impulsion de ses parents qui l'ont convaincue d'accepter l'offre de Wilhelm Speer pour débuter une carrière d'actrice. Tant que le général Horthy sera au pouvoir en Hongrie, elle ne pourra pas faire une carrière de ballerine. Boro est pour le moins surpris d'apprendre tout cela. Le téléphone se met à sonner et Boro prend l'initiative de répondre et envoie promener l'interlocuteur avant que sa cousine ne prenne la communication. C'est Herr Rumplemayer qui est au bout du fil car deux photographes sont à la réception et veulent s'entretenir avec elle. Maryika n'a pas d'autre fois que d'accepter, ce qui rend son cousin grognon. Les deux photographes se présentent et installent leur matériel pour faire les photos. Boro est en admiration devant l'appareil photo portatif des deux hommes, un Leica. Il commence à prendre des renseignements d'ordre technique sur l'appareil, et Maryika prend l'un des deux hommes à part pour lui parler en privé. Les deux hommes commencent à faire les photos de la jeune femme et soudain, elle demande à ce que son cousin fasse des photos. Il réaménage le matériel que les autres photographes ont installé et il commence à mitrailler sa cousine tout en discutant de choses privées avec elle.. Et malgré son handicap, il se déplace comme un chat. Il est très satisfait de l'appareil et les deux hommes, après avoir pris leur clichés, remballent leur matériel, laissant seuls les deux cousins.

Après la séance photo, les deux jeunes gens décident de quitter les lieux. Ils sont accostés par le groom, Ruddi Reinecker pour dire à Boro qu'il n'a toujours pas trouvé ses bagages et que Herr Rumpelmayer est furieux car Scipion est vautré sur un fauteuil et que cela nuit à l'image de l'hôtel qui reçoit une clientèle internationale. Boro dit au jeune groom de chercher ses bagages et va à la réception pour demander une chambre pour son ami. Maryika s’immisce dans la discussion en disant qu'elle changera d'hôtel dans l'heure si on ne donne pas une chambre à Scipion. Herr Rumpelmayer s’exécute de mauvaise grâce. Une fois cette affaire réglée, la jeune femme que Boro avait prise pour sa cousine quand il est arrivé, vient à leur rencontre et dit à Maryika qu'elle est attendue au restaurant pour la conférence de presse. Il s'avère que cette jeune femme est Barbara Dorn, la doublure lumière de la jeune femme. Elle répond par l'affirmative. Boro et Maryika déambulent dans les rues calme de Munich afin de se rendre à la conférence de presse. Maryika parle à son cousin de l'admiration qu'elle porte à Wilhelm Speer. Il a commencé sa carrière en tant qu'assistant des réalisateurs Fritz Lang, Georg Wilhelm Pabst et Joseph Sternberg et a refusé d'émigrer aux Etats-Unis après l'introduction des deux grands studios américains au sein de la UFA et refusant de tourner des films à caractère nationaliste. Boro écoute sa cousine sans rien dire, mais est jaloux de l'admiration que sa cousine porte à son mentor. Cependant, les jour du réalisateur sont comptés et elle le sait et elle admire cet homme qui vit comme si rien n'était. Maryika et Speer forment un duo complémentaire. Elle apporte sa jeunesse et la vie dans les film de Speer, et lui, transmet à la jeune actrice ses dernières forces pour en faire une actrice mondialement reconnue. Au cours de leur escapade dans les rues, ils rencontrent des assemblés d'hommes affichant des slogans d'ordre nationalistes et exhibant le portait d'un illustre inconnu à côté de celui de Paul von Hindenburg. Arrivent ensuite des hommes portant des drapeaux rouges et la confrontation entre les deux groupe devient alors inévitable. Maryika explique à son cousin que cela est quotidien entre les nationalistes et les communistes avant s'éloigner son cousin.Effectivement, une bagarre éclate entre les deux groupes, Boro et Maryika trouvent refuge à proximité d'un café ouvert alors que des hommes éméchés quittent le café pour voir ce qui se passe, et éventuellement participer à la bagarre. Mais Boro regrette de ne pas avoir d'appareil photo pour immortaliser l'événement. Cependant, Boro se rend au secours d'un jeune homme d'une vingtaine d'années qui est sur le point de se faire tabasser. Maryika intervient pour éviter des ennuis à son cousins et se retrouve ainsi à signer des autographes. Après cette mésaventure, ils retournent à l'hôtel où Maryika commande le dîner qu'elle va prendre dans sa chambre. Elle dit à son cousin qu'elle déteste cette ville mais qu'elle refuse de quitter l'Allemagne pour suivre son cousin à Paris, et il comprend pourquoi. A cours de la nuit, Boro tente de partager la couche de sa cousine, mais cette dernière le repousse sans ménagement.

Le lendemain, c'est l'agitation à l'hôtel où est descendu l'équipe du film. Maryika est très demandée par les journalistes et le personnel de l'hôtel ne sais plus où donner de la tête. Le téléphone sonne et c'est Scipion qui est au bout du fil. Après avoir donné un renseignement à Maryika qui en prend note sur un bristol, il demande à parler à Boro pour lui donner l'heure du départ à destination de Paris. Maryika insiste auprès de son cousin pour qu'il lui donne une adresse où elle pourra le joindre. Il inscrit sur le bristol que sa cousine lui tend son adresse personnelle et son adresse professionnelle, précisant que les choses très personnelles soient envoyées à son adresse personnelle. En apprenant que son cousin vit dans une chambre de bonne, elle lui dit de saisir la chance au bond, comme elle-même l'a fait. Mais Boro prend mal les remarques de sa cousine. Les deux cousins quittent l'hôtel grouillant de journalistes et en cours de route, le groom dit à Boro, que n'ayant toujours pas trouvé ses bagages, ceux-ci ont du être volés. Boro lui annonce avec un grand sourire qu'il n'avait pas de bagages et le jeune groom le regarde d'un regard noir et haineux. Ils parviennent jusqu'à la Royale et Scipion annonce à la jeune femme que tout est prêt.Quelques minutes plus tard, la Royale s'arrête devant la boutique d'un photographe. Alors que Maryika s'entretient avec le maître des lieux, Boro examine les rayonnages sur lesquelles se trouvent de nombreux modèles d'appareils photos, l’œil brillant. Le propriétaire des lieux revient de l'arrière boutique avec un appareil qu'il tend à la jeune femme et celle-ci l'offre à son cousin. C'est un Leica, identique à celui qu'avaient les photographes la veille. Il admire l'appareil photo et décide de l'essayer dans la boutique quand un petit homme moustachu, portant un bouquet de fleurs, entre. Il prend une photo de l'homme en question quand celui-ci donne une tape sur les fesses de l'assistante du photographe et quand ce dernier se rend compte qu'il a été pris en photo, il s'adresse au propriétaire de la boutique pour tenter de récupérer la pellicule, ce que refuse Boro en s'amusant de la chose. Alors que l'homme gesticule, Boro s'aperçoit que celui-ci est victime d'une flatulence et le dit en hongrois à sa cousine qui éclate de rire. L'homme quitte les lieux en claquant la porte et l'assistante du photographe va cacher son chagrin dans l'arrière-boutique. Le photographe tente une dernière fois de récupérer la pellicule, mais reçoit une fin de non recevoir avant que ses client ne quittent les lieux. Avant de prendre la direction de Paris, Boro donne la pellicule à sa cousine comme souvenir de ses premières photos avec le Leica. En cours de route, Boro, Scipion et Maryika croisent la route du moustachu et Boro décide de lui jouer un mauvais tour en demandant à Scipion de rouler à vivre allure sur une flaque d'eau. Boro dépose sa cousine devant l'hôtel avant de retourner à Paris en lui promettant de lui téléphoner régulièrement. Le groom accueille la jeune femme en disant se tenir à son service. Ensuite, deux hommes viennent à sa rencontre qui ne sont, ni journalistes, et encore moins faisant partie du personnel de l'hôtel. Elle se retourne pour tenter de faire signe à son cousin, mais la Royale avait déjà quitté les alentour de l'hôtel.

Les deux hommes demandent à s'entretenir en privé avec la jeune femme avec un ton mielleux alors que l'un d'eux l'empoigne discrètement, mais avec force. Avec une force sans précédent, Maryika se retrouve assise et les deux hommes insistent pour récupérer la pellicule des photos prises quelques heures plus tôt dans la boutique du photographe Hoffmann. Malgré la terreur qu'elle éprouve face aux deux hommes et après le mal qu'ils ont commencé à lui faire, elle trouve le courage de mentir en disant que c'est son cousin qui a gardé la pellicule. Cependant, les deux hommes ne la croient pas et ils décident de la fouiller. Mais le groom intervient mettant prématurément fin à fouille corporelle, au grand soulagement de la jeune femme et demande à Ruddi de ne pas s'éloigner, alors que les deux hommes, faisant partis de la SA, sont mis en déroute par ce jeune garçon. Ensuite, les journalistes et les photographes pénètrent dans le salon, obligeant les deux hommes à se mettre en retrait.

En fin de journée, après avoir "emprunté" des vêtements à un client de l'hôtel, Ruddi Reinecke, un enfant issu des modestes bourgs de la ville, se rend dans la suite de Maryika dans le but de faire payer au prix fort ses services à la jeune actrice qu'il avait tiré d'un mauvais pas. Il rêve d'ascension sociale, mais doit se contenter d'un modeste emploi avec de ridicule pourboires que lui laisse une clientèle argentée. Maryika le fait sortir de ses pensées en s'excusant pour le retard. Elle le remercie pour son intervention. Il dit à la jeune femme qu'il ne supporte pas ces SA, en plus de lutter contre ses pensées misogynes. Il ouvre une bouteille de champagne après avoir demander un cigare. Il détend l'atmosphère en racontant une anecdote pour faire comprendre à la jeune femme qu'elle lui doit quelque chose. Au même moment, le téléphone sonne et c'est Speer qui est au bout du fil et qui dit à la jeune femme qu'il est au courant de sa mésaventure de l'après-midi et qu'un photographe a immortalisé la scène. Ruddi comprend qu'il doit faire payer ses services le plus rapidement possible. Mais rien n'y fait,il demande seulement un baiser et deux places pour l'avant-première du film, ce que Maryika lui accorde. Avant de quitter la suite, Maryika remet au jeune groom une enveloppe pour qu'il aille la poster le plus rapidement possible et elle lui donne cinq marks pour son intervention. Il trouve que cela est très mal payé pour avoir tirer des pattes des SA une une star mais comme il n'a pas oublié l'humiliation que lui a fait subir Boro à la recherche de bagages imaginaires. Il tienit sa vengeance en gardant pour lui l'enveloppe.




5 Commentaires


très bel histoire mais je n'ai pas compris le passage des trois gitanes qui parte en fumé en annonçant qu'il aura mal boro.biggrin.gif

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

(ta première parenthèse est infinie)

Sinon, drôle de nom que Boro. Enfin, c'est un diminutif, tu m'diras.

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

La prophétie des gitanes va plus ou moins hanter Boro. Mais cela ne va pas l'empêcher de vivre normalement et de séduire de nombreuse femmes.

Cependant, il se retrouvera dans le pétrin plus d'une fois au cours de cette aventure...

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Par Tony Parker, tu veux parler du petit moustachu qu'il a un peu humilier chez le photographe, ou celui qui l'a fait trébucher quand il allait à la rencontre de Bugatti, père et fils ? :p

Partager ce commentaire


Lien vers le commentaire

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !


Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.


Connectez-vous maintenant